De mystérieuses décorations osseuses découvertes sur une femme enterrée il y a 4 500 ans


Des ossements d’une femme trouvé en Ukraine qui daterait d’environ 4 500 ans. Ce qui est particulier, ce sont ses motifs sur ces os. Ces motifs auraient été faits après sa mort et après sa décomposition pour être enterré de nouveau en remplaçants les os au bon endroit. Les archéologues croient que cette femme devait être une personne importante dans la communauté.
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De mystérieuses décorations osseuses découvertes sur une femme enterrée il y a 4 500 ans

 

os ukraine squelette

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Les ossements marqués, réarrangés dans l’ordre anatomique. Crédits : Danuta Żurkiewicz / Université Adam Mickiewicz

Par Brice Louvet

Une équipe d’archéologues annonce la découverte de marques inhabituelles sur les os d’une femme enterrée dans la région centrale du Dniestr, en Ukraine. Elle aurait été inhumée il y a environ 4 500 ans par des membres d’une culture pastorale nomade.

Les ossements de cette femme (âgée de 25 à 30 ans au moment de sa mort) déterrés par une équipe polono-ukrainienne, ont été découverts il y a quelques années dans une butte au centre de Dniestr, aujourd’hui en Ukraine.

« Notre attention a tout de suite été attirée sur des motifs réguliers, tels que des lignes parallèles visibles sur les deux os du coude », explique l’archéologue Danuta Żurkiewicz, de l’Université Adam Mickiewicz à Poznań (Pologne). « Au début, nous avons abordé la découverte avec prudence – peut-être ces traces avaient-elles été laissées par des animaux ? »

Une analyse chimique récente des os et des marques réfute cette hypothèse, suggérant que celles-ci ont été appliquées à dessein avec une substance noire ressemblant à du goudron. Plus intéressant encore : il semblerait que ces marques aient été faites après la mort de cette jeune femme, et même après que son corps se soit décomposé.

« Quelque temps après la mort de cette femme, la tombe a été rouverte, la décoration osseuse a été effectuée et les os ont été réarrangés dans l’ordre anatomique », poursuit la chercheuse.

Aucun autre os de cette période n’a été traité de cette manière dans toute l’Europe. Il y a eu des découvertes similaires – mais celles-ci ont été interprétées comme les restes de tatouages. Cette découverte est ainsi considérée comme unique.

 

Les marques noires laissées à dessein sur les ossements. Crédits : Danuta Żurkiewicz/Université Adam Mickiewicz

Alors, pourquoi cette femme ? Qui était-elle ? Difficile à dire, notent les chercheurs, mais elle devait être très importante. Son peuple était nomade, sans établissement permanent, et utilisait des charrettes pour parcourir de longues distances. Nous savons néanmoins que ces nomades ont laissé derrière eux des milliers de tumulus – connus sous le nom de kourganes – à travers les steppes, indiquant que les pratiques funéraires étaient profondément importantes pour leur culture.

Mais seulement quelques-uns de ces monticules funéraires contiennent les restes de femmes.

Par conséquent, qui que ce soit, « la défunte, dont les os étaient couverts de motifs, devait être un membre important de la communauté », conclu la chercheuse.

Source

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Des ossements de détenus noirs au Texas rappellent la persistance d’une forme d’esclavage


Suite à une découverte d’ossements sur le terrain d’une ancienne prison au Texas aux États-Unis. Ces ossements tous des prisonniers noirs. Cela vient rappeler le triste sort de ces hommes qui furent arrêter souvent pour des pacotilles. Ils étaient condamnés aux travaux forcés en était louer a des blancs pour travailler gratuitement.
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Des ossements de détenus noirs au Texas rappellent la persistance d’une forme d’esclavage

 

Le drapeau confédéré, symbole des Etats sudistes pro-esclavage. | Joe Raedle / AFP

Le drapeau confédéré, symbole des Etats sudistes pro-esclavage. | Joe Raedle / AFP

Repéré par Claire Levenson

Repéré sur Washington Post

Dans le Sud des Etats-Unis jusqu’au début du XXe siècle, les hommes noirs pouvaient être arrêtés pour presque rien et condamnés au travail forcé.

Au Texas, des archéologues ont récemment découvert des ossements enterrés sur le site d’une ancienne prison et viennent de confirmer qu’il s’agissait d’os appartenant à environ quatre-vingt-quinze hommes noirs morts entre 1878 et 1911. Ce cimetière et ces cadavres n’étaient signalés par aucune inscription, et la découverte a été faite par hasard sur le chantier de construction d’une nouvelle école.

Elle rappelle un chapitre choquant de l’histoire du sud des États-Unis: après la fin officielle de l’esclavage, plusieurs États avaient trouvé une façon de perpétuer le travail forcé des Noirs en utilisant un système juridique inique.

Des hommes loués à des propriétaires

De la fin du XIXe siècle au début du XXe, les États du sud «louaient» ainsi leurs détenus à des entreprises privées pour lesquelles ces hommes travaillaient gratuitement dans des conditions épouvantables. Si des historiens parlent à ce sujet «d’esclavage sous un autre nom», c’est aussi parce que ces hommes étaient arrêtés et condamnés aux travaux forcés pour presque rien.

Par exemple, des lois contre le «vagabondage» faisaient que la police pouvait arrêter des hommes noirs juste parce qu’ils étaient dans la rue et ne travaillaient pas. Et comme les personnes arrêtées ne pouvaient pas payer les amendes, elles pouvaient se retrouver condamnées à un an de travaux forcés. Parler avec une femme blanche pouvait aussi mener à des inculpations.

Les détenus étaient ensuite loués à des propriétaires de plantations de canne à sucre, de mines ou de compagnies ferroviaires. Le Capitole du Texas a été ainsi construitavec le travail forcé de ces prisonniers. Dans le cas des ossements découverts cette année, il s’agissait de travailleurs des plantations de cannes à sucre, aux mains d’anciens propriétaires d’esclaves.

Rien qu’au Texas, plus de 3.500 prisonniers sont ainsi morts dans ces camps de travail forcé entre 1866 et 1912, jusqu’à ce que des législateurs interdisent finalement cette pratique.

Reginald Moore, un historien et militant qui cherchait ce type de cimetière depuis des années au Texas, travaille désormais en partenariat avec la municipalité pour créer un mémorial et peut être transférer les ossements dans un cimetière.

http://www.slate.fr/

Voici l’Halszkaraptor escuilliei !


Un dinosaure d’un nouveau genre a pu être décrit microtomographie multirésolution par rayons X. C’est quoi ça ? J’en ai aucune idée, mais le résultat démontre que cet animal qui a vécu il y a 72 millions d’années en Mongolie était un bien drôle de mélange pour avoir un tel physique. Pour le décrire, c’est un peu de tout cela : un vélociraptor, une autruche et un cygne avec un museau de crocodile et des ailes de pingouin
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Voici l’Halszkaraptor escuilliei !

 

Représentation artistique du Halszkaraptor escuilliei.

Représentation artistique du Halszkaraptor escuilliei.   Photo : Lukas Panzarin/Andrea Cau

Une analyse 3D sophistiquée d’ossements fossilisés a permis à des paléontologues européens de décrire un étrange dinosaure qui vivait sur le territoire de la Mongolie au crétacé, il y a 72 millions d’années.

Un texte d’Alain Labelle


Son nom officiel : Halszkaraptor escuilliei. « Halszka » pour les intimes. Il s’agit d’une nouvelle espèce issue d’un nouveau genre de dinosaures qui appartient à la famille des droméosaures, dont il partage la lignée avec le vélociraptor.

L’animal, d’un mètre vingt environ, ne ressemblait à aucun dinosaure, mais possédait des pattes rappelant celles du vélociraptor, un cou similaire à celui du cygne, et des ailes comparables à celles du pingouin.

Selon le paléontologue Paul Tafforeau, du Synchrotron européen de Grenoble, la combinaison inattendue des caractéristiques physiques de ce prédateur laisse à penser qu’il devait avoir un mode de vie semi-aquatique.

Il faut imaginer un mélange entre un vélociraptor, une autruche et un cygne avec un museau de crocodile et des ailes de pingouin. Paul Tafforeau, Synchrotron européen de Grenoble

Le scientifique estime qu’Halszka avait hérité des griffes tueuses des pattes arrière très développées des droméosaures qui permettaient d’égorger leurs proies.

Il était un prédateur redoutable également dans l’eau, puisqu’il possédait aussi des dents et un museau de crocodile.

Une première chez les dinosaures

Pour chasser sous l’eau, l’animal devait se replier en S puis se projeter très rapidement, bouche ouverte, au passage des poissons.

Les paléontologues avaient bien décrit des dinosaures qui mangeaient du poisson par le passé, comme le spinosaure, mais aucun qui ne puisse nager.

C’est grâce au recours à la microtomographie multirésolution par rayons X que les scientifiques ont pu avoir accès aux parties du squelette toujours enfouies au coeur de la roche.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature.

http://ici.radio-canada.ca

L’origine de l’homme moderne nous réserve-t-elle d’autres surprises?


Pour ceux qui s’intéressent comme moi à l’archéologie, dans le domaine de l’évolution humaine, ces quelques mois ont été vraiment fructueuse. Avec des nouvelles technologies, la collaboration internationale fait reculer l’apparition de l’homme de plusieurs milliers d’années
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L’origine de l’homme moderne nous réserve-t-elle d’autres surprises?

 

L'évolution humaine représentée par une illustration

Illustration de l’évolution humaine Photo : iStock

En quelques mois seulement, 2017 a étonné les anthropologues de la planète : l’analyse d’outils et d’ossements fossilisés a fait reculer à au moins trois reprises l’apparition de notre espèce sur Terre et en Amérique. Une année exceptionnelle pour la science puisqu’elle bouleverse les théories acquises à ce jour.

Un texte de Daniel Blanchette Pelletier

Des restes humains, des outils en pierre et des ossements d’animaux fossilisés, retrouvés sur le site archéologique de Djebel Irhoud, au Maroc, ont permis de situer l’être humain sur le continent africain il y a environ 315 000 ans, soit 100 000 ans plus tôt qu’on le croyait.

La conclusion de l’équipe de chercheurs à l’origine de cette découverte sans précédent se retrouve dans de nouvelles études publiées récemment dans la revue Nature.

La datation des sédiments a été obtenue par thermoluminescence, une méthode qui consiste à dater d’autres objets retrouvés sur le site, plutôt que les ossements, comme des morceaux de galets brûlés par le feu à l’époque.

« En les chauffant à nouveau, l’énergie emmagasinée dans le silex est libérée. Et on peut la comparer, en calculer l’irradiation, et déterminer l’âge de l’occupation du site archéologique », explique Daniel Richter, de l’Institut allemand Max-Planck d’anthropologie évolutionniste, qui a daté les fossiles retrouvés au Maroc.

« C’était la seule façon de procéder pour dater d’aussi vieux ossements », ajoute le chercheur, qui se dit surpris d’en être arrivé à un chiffre aussi reculé dans le temps.

Les dents ont pour leur part été datées grâce à la résonance de spin électronique (une autre méthode de datation) pour contre-vérifier les résultats obtenus.

Un bond de 100 000 ans

Reconstruction faciale réalisée à partir des fragments d'un crâne d’Homo sapiens trouvé à Jebel Irhoud, au Maroc.

Reconstruction faciale réalisée à partir des fragments d’un crâne d’Homo sapiens trouvé au Maroc   Photo : Hublin/Ben-Ncer/Bailey

Le plus vieil être humain moderne connu à ce jour remontait à environ 200 000 ans. Ses restes avaient été retrouvés en Éthiopie. L’Afrique de l’Est était depuis considérée comme le berceau de l’humanité.

Les travaux effectués au Maroc bouleversent donc deux fois plutôt qu’une : l’être humain est non seulement beaucoup plus âgé qu’on le croyait, mais il était aussi présent dans toute l’Afrique.

D’autres surprises en Amérique

Au début de l’année, des travaux menés à l’Université de Montréal ont permis de chiffrer la présence de l’humain en Amérique à plus de 20 000 ans, grâce à l’analyse au radiocarbone d’artéfacts provenant de grottes dans le nord du Yukon.

L’être humain aurait donc peuplé le continent 10 000 ans plus tôt qu’on le croyait au départ. Sauf que, peu après, des travaux, cette fois menés aux États-Unis, ont donné lieu à une autre théorie, selon laquelle les premiers hommes avaient plutôt foulé le sol de l’Amérique il y a 130 000 ans.

Les os du mastodonte découverts en 1993 près de San Diego

Les os du mastodonte découverts en 1993 près de San Diego Photo : La Presse canadienne

La professeure au département d’anthropologie de l’Université de Montréal Ariane Burke qualifie de formidables les avancées de la science depuis le début de l’année, bien qu’il ne soit pas si étonnant, selon elle, que des artéfacts et des sites archéologiques soient redatés.

Ce qui fait l’éclat et attire l’attention en 2017, c’est qu’on repousse encore plus loin les origines de l’homme. Ariane Burke, archéologue et anthropologue

« Au fil des années, on ajoute des précisions sur des dates imprécises avec l’objectif d’affiner notre chronologie », ajoute-t-elle.

Les fragments de Djebel Irhoud, au Maroc, ont été retrouvés en 2004. Il a ensuite fallu plus de 10 ans pour les dater et contrevérifier les résultats obtenus avant d’être présentés la semaine dernière.

Le site archéologique avait révélé ses premiers secrets dans les années 60, mais c’est justement parce que les chercheurs de l’Institut Max-Planck doutaient des chiffres obtenus à l’époque qu’ils ont repris les fouilles. Les sédiments qui y étaient restés ont donc fait l’objet de nouvelles analyses.

« Depuis une vingtaine d’années, on a vu beaucoup de progrès dans les méthodes de datation, explique Ariane Burke. Les sites fouillés plus récemment peuvent être repris, parce que des sédiments ont été laissés en place en prévoyant qu’il y aurait peut-être des avancés dans les techniques archéologiques qui nous permettraient de revenir sur les lieux et de poser de nouvelles questions ».

Faire le point

L’archéologie n’a pas fini de révéler tous ses secrets sur l’être humain. Daniel Richter concède lui-même qu’avec le perfectionnement des technologies, d’autres découvertes pourraient le surprendre à nouveau.

De très vieux fossiles se cacheraient d’ailleurs toujours en Afrique, ce qui s’explique, selon plusieurs archéologues, par le manque de fouilles sur le continent.

La professeure Burke cite d’ailleurs un quatrième cas, en 2017, qui a cependant moins retenu l’attention : celui de la découverte, en Afrique du Sud, de nouveaux restes de l’Homo naledi, un cousin de l’Homo sapiens. Si on estimait à l’origine qu’il avait vécu il y a environ un ou deux millions d’années, il a plutôt été daté récemment entre 236 000 et 335 000 ans et aurait donc cohabité avec l’homme moderne, bouleversant l’ordre établi dans la chaîne de l’évolution.

« Je pense qu’on peut s’attendre à d’autres nouveautés et découvertes. On a une espèce qui a une portée géographique très vaste », poursuit Ariane Burke, en rappelant que des collaborations internationales et le perfectionnement des technologies permettent justement d’écrire l’histoire de l’être humain avec plus de précision.

« C’est ça la science, résume-t-elle. On émet des hypothèses, on les teste, puis on les ajuste. C’est un domaine très enrichissant et en plein mouvement ».

Les découvertes de cette année en archéologie et en anthropologie montrent qu’une chose est certaine : l’histoire de l’humain réserve encore des surprises.

http://ici.radio-canada.ca

Une nouvelle forme humaine ancienne découverte en Chine


Ont-ils découvert une espèce humaine qui aurait existé il y a plus de 100 000 ans en Chine ? Les morceaux de crânes ont certaines ressemblances avec d’autres humains du passé, mais il semble difficile pour le moment en tout cas, de le prouver
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Une nouvelle forme humaine ancienne découverte en Chine

 

Reconstructionq des deux crânes découverts sur le site de Lingjing (image de fond).

Deux fragments de crânes de plus de 100 000 ans pourraient avoir appartenu à la même énigmatique espèce humaine qui nous a laissé seulement une phalange contenant de l’ADN dans la grotte de Denisova en Sibérie.

François Savatier

En 2010, l’ADN d’une phalange de pied découverte dans une grotte du massif de l’Altaï, en Sibérie – la grotte de Denisova – créait une énorme surprise: il appartenait à une espèce humaine inconnue ! Cette espèce sera nommée temporairement Homo sapiens Altai, c’est-à-dire «Homo sapiens de l’Altaï», mais comme les paléoanthropologues ne savent pas où la placer dans le rameau humain, on parle à propos de ses membres «denisoviens». À ce jour, elle n’est connue que par son seul ADN, la forme d’une phalange et celle d’une dent. D’où l’énorme intérêt des deux crânes partiels découverts dans l’est de la Chine par une équipe sino-américaine dirigée par Zhan-Yang Li, de l’Institut pour la paléontologie des vertébrés de l’université de Pékin. Ces fossiles sont à ce jour notre seul espoir de reconstituer à quoi pouvait ressembler un Denisovien!

Toutefois, sont-ils denisoviens ? Selon l’équipe qui a étudié ces crânes, dont le très respecté paléoanthropologue Erik Trinkaus de l’université Washington à Saint-Louis dans le Missouri, ceux-ci appartiennent à une nouvelle forme humaine eurasienne ou à une variante orientale des néandertaliens. Les chercheurs évitent donc soigneusement d’employer le terme «denisovien», tandis que presque tout les autres spécialistes y pensent…

«Ces deux crânes correspondent à ce que l’on imagine d’un denisovien», commente par exemple la paléoanthropologue María Martinón-Torres, de l’université de Londres.

D’où viennent ces crânes et de quand datent-ils? En 2007, Zhan-Yang Li achevait une campagne de fouilles près de la ville de Lingjing dans la province du Henan en Chine, donc à quelque 4 000 kilomètres de la grotte de Denisova. Il étudiait un site consistant de couches sédimentaires horizontales autour d’une source, quand, dans la strate  n° 11, il tomba sur du quartz taillé. Deux jours plus tard, son équipe y mettait au jour un premier fragment de crâne. En six mois, elle parvint à mettre au jour pas moins de 45 autres fragments crâniens, pouvant être rassemblés pour constituer des parties de crâne. Ces restes humains étaient associés à de «très beaux» outils de quartz taillé ou d’os (notamment des lames d’os) et à tout un assemblage de restes de gros mammifères riche en chevaux, bovidés, en cervidés géants (Megaloceros) ou pas (Cervus), en gazelles et autres antilopes asiatiques (Procapra) et en rhinocéros laineux. Une série de mesures utilisant la luminescence stimulée optiquement (OSL) de la strate fossilifère a permis de dater les crânes de façon fiable entre 105 000 et 125 000 ans, donc vers la fin du stade isotopique marin 5, une période plus chaude qu’aujourd’hui.

Que traduisent ces crânes ? Leurs mâchoires et leurs faces manquent malheureusement, mais les parties présentes suffisent à indiquer une ressemblance frappante avec Homo neanderthalensis. Le volume endocrânien de l’un des spécimens atteint la valeur considérable de 1 800 centimètres cubes, ce qui est dans le haut de la fourchette des mêmes volumes chez les néandertaliens et les hommes modernes. Il s’avère que l’un des crânes est doté d’une fosse sus-iniaque, c’est-à-dire d’une petite dépression horizontale de forme ovale sur la partie inférieure de la nuque. Or ce trait anatomique est considéré comme un caractère dérivé (un caractère ancestral qui a évolué) propre aux néandertaliens. Les deux crânes chinois étaient en outre dotés de torus sus-orbitaires, en d’autres termes d’arcades sourcilières en visière similaires à celles des néandertaliens ; leurs oreilles internes avait aussi une morphologie proche de celles des néandertaliens.

Pour autant, pour les paléoanthropologues, les fossiles diffèrent par leur gracilité des crânes des néandertaliens européens et levantins : leurs arcades sourcilières sont plus fines que celles des néandertaliens tout en se distinguant nettement de celles de H. sapiens. Pour Erik Trinkaus, les crânes de Lingjing ne peuvent être néandertaliens au sens strict du terme ; ils sont aussi trop graciles et ont contenu un trop gros cerveau pour pouvoir être ceux de représentants tardifs de l’ancêtre commun des néandertaliens et des hommes modernes – H. heildelbergensis– ou encore de leur ancêtre à tous H. erectus.

Il en ressort que le type humain de Lingjing partage nombre de traits anatomiques communs avec les formes humaines anciennes, mais aussi dans une certainbe mesure la gracilité des H. sapiens ; il est aussi doté d’un atypique aplatissement au sommet du crâne. De cela résulte qu’il résiste à la tentative de le classer parmi les formes anciennes ; en revanche, il ressemble à une autre forme humaine vieille de quelque 100 000 ans découverte à Xujiayao dans le bassin de Nihevan en Chine, souligne Xiu-Jie Wu l’un des auteurs. Pour lui, les individus de Lingjing appartiennent une forme humaine inconnue, qui, il y a quelque 100 000 ans constituait le type régional en Asie orientale. Ses points communs à la fois avec les néandertaliens et les humains modernes impliqueraient un certain degré de métissage avec les formes humaines qui lui étaient contemporaines. Tsatsyn Ereg 2, un site découvert en Mongolie va dans le sens de l’intuition de Xiu-Jie Wu, car il contenait une industrie lithique qui semble avoir été commune à toute l’Eurasie.

Pour Jean-Jacques Hublin, de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste à Leipzig, ce portrait est exactement celui que l’on dresse lorsqu’on cherche à donner un sens aux découvertes relatives aux denisoviens. D’après l’ADN étudié en 2010, cette forme humaine est restée isolée pendant des centaines de milliers d’années ; on sait en outre qu’elle s’est mélangée tant avec les néandertaliens qu’avec les H. sapiens archaïques.

Pour Jean-Jacques Hublin, «ces fossiles chinois sont au bon endroit et au bon moment avec les bonnes caractéristiques» pour pouvoir être attribués aux denisoviens.

Oui, mais ces derniers n’étant connus que par leur ADN, il reste difficile d’en faire un portrait physique et donc de leur attribuer les crânes de Lingjing. Restait à comparer les ADN, ce qu’a tenté la paléogénéticienne Qiaomei Fu, connue pour avoir montré qu’un fossile vieux de 43 000 ans apparemment sapiens trouvé dans la grotte Pestera cu Oase en Roumanie avait entre 6 et 9% d’ADN néandertalien. Elle a essayé d’extraire de l’ADN des crânes de Lingjing. En vain.

http://www.pourlascience.fr/

Westmount: des ossements humains trouvés lors de travaux de rénovation d’une maison


Des ossements d’enfants étaient cachés dans le plafond du sous-sol. Il semble que sa mort ne soit pas récente, mais espère quand même qu’ils trouveront son identité et ce qui s’est passé au temps de Maurice Duplessis
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Westmount: des ossements humains trouvés lors de travaux de rénovation d’une maison

 

Un entrepreneur en construction a découvert des ossements humains en effectuant des travaux de rénovation la semaine dernière dans une maison de Westmount, sur l’île de Montréal.

En entrevue à Cogeco Nouvelles, l’entrepreneur a dit croire que les ossements tombés du plafond du sous-sol de la vieille maison de l’avenue Victoria, le 18 janvier, étaient ceux d’un très jeune enfant.

Les restes humains étaient entourés de vieux papier journal. Aucune date précise de parution n’y apparaît mais on peut y lire un texte traitant d’événements de l’époque où Maurice Duplessis était premier ministre.

Maurice Duplessis a dirigé le gouvernement du Québec de 1936 à 1939 et de 1944 jusqu’à sa mort, en 1959.

Les enquêteurs de la section des homicides du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont pris charge du dossier. Des analyses des restes humains pourraient déterminer la cause et l’année du décès.

Le couple qui habite la maison en est propriétaire depuis 1978.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les fantômes de l’épave du Mary Rose réincarnés grâce à la technologie


Si nous aimons vraiment l’archéologie, cette épave est vraiment intéressante, car en allant sur un lien, il est possible de voir en 3D des ossements, des objets qui ont été trouvés dans cette épave …
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Les fantômes de l’épave du Mary Rose réincarnés grâce à la technologie

 

Crâne d'un membre de l'équipage du Mary Rose, un navire de guerre du XVIe siècle, exposé au Mary Rose Museum à Portsmouth, le 7 mai 2013 (c) Afp

Crâne d’un membre de l’équipage du Mary Rose, un navire de guerre du XVIe siècle, exposé au Mary Rose Museum à Portsmouth, le 7 mai 2013 (c) Afp

Par Sciences et Avenir avec AFP

Des chercheurs britanniques souhaitent solliciter des scientifiques du monde entier pour reconstituer des squelettes de l’épave du Mary Rose, enseveli pendant plusieurs siècles dans les fonds sous-marins.

EXCAVATION. Le Mary Rose Trust et les Universités de Swansea et Oxford, qui pilotent le projet, ont déjà photographié une dizaine de crânes sous tous leurs angles, selon une technologie innovante de traitement d’images appelée photogrammétrie, qui permet de reconstituer ces ossements en 3D. Les modèles 3D de ces restes, retrouvés dans l’épave coulée en 1545 au large de Portsmouth (sud de l’Angleterre), sont mis à disposition des chercheurs sous la forme d’un catalogue en ligne accessible à l’adresse virtualtudors.org.

Le grand public n’a lui accès qu’à un échantillon de ces reconstructions.

« La mise en ligne de ces ressources va permettre à des scientifiques dumonde entier de prendre part au projet en étudiant les reconstructions 3D », explique, sur le site internet du projet, Catherine Fletcher, professeure à l’université de Swansea.

 Plus de 10.000 ossements ont été retrouvés, mais seuls 92 squelettes ont été reconstitués jusqu’ici. Un cuisinier, un charpentier, ainsi que des officiers et des archers ont été identifiés. Les chercheurs travaillent encore à reconstituer les squelettes de membres importants de l’équipage, dont le capitaine. Vaisseau amiral du roi d’Angleterre Henry VIII aux débuts de la Royal Navy, le Mary Rose, après 34 années de service passé à combattre la flotte française, a sombré lors de la bataille du Solent dans des circonstances mystérieuses. Près de 500 hommes ont perdu la vie dans ce naufrage, qui s’est déroulé sous les yeux du roi lui-même. Une trentaine d’hommes seulement ont survécu. Une partie du bateau s’était alors ensevelie dans la vase, le reste disparaissant, sous l’effet de l’érosion. L’épave avait été retrouvée quatre siècles plus tard, en 1971, et avait finalement été remontée à la surface en 1982, lors d’une opération spectaculaire filmée par les télévisions.

http://www.sciencesetavenir.fr/