Peindre des rayures de zèbre sur les vaches les protège des mouches


Des scientifiques ont énoncé certaines hypothèses sur l’utilité des rayures de zèbres, un sort du lot, celle qui les protégerait des piqûres de taon et de mouches tsé-tsé. Des expériences ont été faites sur des cheveux en les peignant de rayures noires et blanches, la même chose a été faites sur des vaches et en effet, les attaques des insectes ont beaucoup diminué.
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Peindre des rayures de zèbre sur les vaches les protège des mouches

Céline Deluzarche

Journaliste


Oubliez les insecticides : peindre les vaches en noir et blanc suffit à les protéger efficacement des mouches et réduit la gêne occasionnée. Une méthode inspirée des nombreuses études sur l’utilité des rayures de zèbres.

La fonction des rayures du zèbre a fait l’objet de multiples spéculations scientifiques. Certains ont mis en avant une technique de camouflage pour se dissimuler dans les hautes herbes ou perturber la vision des prédateurs, un rôle de reconnaissance sociale, ou encore un moyen de dissiper la chaleur et de réguler leur température. Mais l’hypothèse « tenant la corde » est celle de la protection contre les attaques d’insectes et de parasites. Au moins trois études sont venues appuyer cette théorie. En février 2019, une équipe menée par Tim Caro a, par exemple, montré que les rayures noires et blanches agissent comme une illusion d’optique chez les taons et les mouches tsé-tsé en modifiant la polarisation de la lumière. Le chercheur a confirmé son postulat en peignant des chevaux en noir et blanc et constaté que ces derniers étaient moins piqués par les insectes.

La mouche, véritable fléau des troupeaux

Partant de ce principe, des chercheurs japonais ont voulu savoir si l’astuce pouvait être appliquée aux vaches, particulièrement touchées par les piqûres de mouches. Non seulement ces dernières peuvent transmettre des maladies, mais elles affectent le comportement des troupeaux, réduisant le temps de pâturage, d’alimentation et de couchage du bétail.

« Les mouches augmentent aussi la tendance du bétail à se regrouper, ce qui génère un stress dû à la chaleur et accroît le risque de blessure, car les animaux se bousculent pour trouver une meilleure position afin d’éviter les piqûres », rappellent les auteurs dans leur étude publiée dans la revue Plos One.

Finalement, des bovins moins gros pour la boucherie et une baisse de production chez les vaches laitières.

Les vaches peintes en noir et blanc (a) sont deux fois moins piquées que celles avec des rayures noires (b) ou celles restées en brun (c). © Tomoki Kojima et al, Plos One, 2019

Les vaches peintes en noir et blanc (a) sont deux fois moins piquées que celles avec des rayures noires (b) ou celles restées en brun (c). © Tomoki Kojima et al, Plos One, 2019

https://www.futura-sciences.com/

Ce petit zèbre tacheté sans rayure fait sensation au Kenya


Voilà un zébreau assez exceptionnel, il a une robe brune tacheté de blanc, il n’est donc pas zébré comme ses congénères. C’est un défaut génétique qui est très rare et malheureusement, il est plus vulnérable que les autres.
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Ce petit zèbre tacheté sans rayure fait sensation au Kenya

Par Pierre-Alexis Bertrand, HuffPost France

Le zébreau, appelé Tira, n’a pas de rayures contrairement à ses congénères, à cause d’une anomalie génétique. Cet état le rend très vulnérable.


ANIMAUX – Au Kenya, dans la réserve nationale du Masai Mara, est né il y a quelques jours un petit zèbre tacheté, et non pas rayé. Pour être précis, Tira -c’est sont nom- a un pelage brun avec des pois blanc.

Mais comment est-ce possible? Pour y répondre, il faut déjà savoir comment se forment les rayures. A l’état d’embryon, le zèbre est complètement noir. Ensuite, des bandes blanches apparaissent, et inhibent la production de mélanine. Autrement dit, les zèbres ne sont pas blancs avec des rayures noires, mais noirs avec des rayures blanches.

Selon une hypothèse populaire depuis 1930 et qui a la faveur des scientifiques, une des fonctions principales des rayures serait de perturber les mouches tsé-tsé et les taons, qui attaquent moins les cibles rayées.

Pour Tira, notre zébreau tacheté, sa robe serait donc due à une anomalie génétique qui affecte la mélanine et la pigmentation des poils du zèbre. La majeure partie de son corps est donc recouverte de sa couleur “d’origine”, à savoir le brun.

Tout n’est cependant pas parfait. Le personnel du parc de Masai Mara est en effet très inquiet, car non seulement il devient une attraction pour les touristes, mais en plus parce que les zèbres tachetés sont très rares et très vulnérables. Et malheureusement, aucun cas recensé n’a vécu plus de 6 mois.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Testez le body painting à rayures contre les piqûres !


Nous avons déjà vu sur des photos, des films, des reportages, des indigènes qui se peignait la peau avec des rayures blanches. Il semble qu’en plus d’aider à se protéger de la chaleur, cela aurait une certaine protection envers les piqûres de taon.
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Testez le body painting à rayures contre les piqûres !

 

Une étude montre que les peintures corporelles inspirées du pelage du zèbre protègent les populations des piqûres de taons. © Kalahari, Pixabay, CC0 Creative Commons

Une étude montre que les peintures corporelles inspirées du pelage du zèbre protègent les populations des piqûres de taons. © Kalahari, Pixabay, CC0 Creative Commons

Nathalie Mayer
Journaliste

Le mystère des rayures de zèbres n’en finit pas de faire couler de l’encre. Sont-elles là pour réguler la température de l’animal ? Ou pour lutter contre les parasites ? Les chercheurs peinent à répondre. Mais une étude portant sur des peuples indigènes pourrait éclairer la question.

Dans de nombreux endroits du monde, des tribus pratiquent en effet, depuis la nuit des temps, un body painting particulier. Les individus s’enduisent d’une sorte de peinture blanche. Une peinture qui les aide à se protéger des fortes températures. Et, effet collatéral intéressant, lorsqu’elle prend la forme de rayures – faisant ressembler la peau des hommes au pelage des zèbres – elle semble aussi les protéger des piqûres de taons.

Une observation confirmée par des expériences menées sur des mannequins : ceux à la peau sombre attirent 10 fois plus de taons que ceux à rayure et 2 fois plus que ceux à la peau claire. Selon les chercheurs de la revue Royal Society Open Science, les rayures perturberaient la polarisation de la lumière réfléchie par les corps, les rendant moins appétissants pour les insectes.

https://www.futura-sciences.com

Le Saviez-Vous ► Des animaux hybrides


Les animaux hybrides ne sont pas toujours créés par l’homme, s’il le fait, c’est souvent dans un but lucratif. Généralement, chez les animaux hybrides, les femelles sont fécondes, alors que les mâles sont souvent stériles
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Des animaux hybrides

 

1. Le zébrâne (hybride du zèbre et de l’âne).

C’est le résultat du croisement entre un zèbre et un âne, alors que certains y voient une relation digne de la belle et la bête, le résultat est à vous couper le souffle ! Cet être rare court majestueusement dans les déserts de l’Afrique subsaharienne dans lesquels il vit.

2. Le chien-loup (hybride du loup gris et du chien).

Voici le résultat de l’accouplement entre un chien et un loup gris, et il est grandiose ! Voici quelques super-créatures que l’on dirait tout droit sorties d’une bande dessinée Marvel ! Les chiens-loups sortent généralement la nuit pour se nourrir…

3. Le requin à pointes noires (hybride du requin à pointes noires australien et du requin à pointes noires commun).

Il est très courant près des côtes de la Floride. En fait, la plupart des attaques de requins qui s’y déroulent proviennent de ce requin qui est particulièrement agressif. Il s’agit du seul hybride de requin connu et son apparence est vraiment cool, si vous voulez notre avis !

4. Le coyloup (hybride du coyote et du loup).

Le coyloup a une incroyable fourrure grise qu’il tire de ses parents prédateurs ! Il est très rare et on estime sa population à quelques centaines au monde ! Il s’agit d’un grand prédateur et se nourrissent de petits mammifères.

5. Le bengal (hybride du chat-léopard et du chat domestique).

Accouplez un chat domestique avec un chat-léopard du Bengale et vous obtiendrez une boule de poils câline à l’allure très exotique ! Il devient de plus en plus populaire comme animal domestique du fait de son étonnante fourrure et de sa nature enjouée !

6. Le grolar (hybride de l’ours polaire et du grizzli).

L’habitat de l’ours polaire est de plus en plus compromis du fait des effets du réchauffement climatique. La part élevée d’ours polaires mourants les a poussés à s’accoupler avec des grizzlis, et voici l’étonnant résultat ! Regardez juste cette incroyable fourrure !

7. Le cama (hybride du chameau et du lama).

Ce n’est probablement pas l’animal le plus beau, mais regardez ces dents ! Cette créature semble tout droit sortie d’un film de Walt Disney, mais nous vous assurons qu’elle est totalement réelle ! Voici le terrible résultat de l’accouplement d’un chameau et d’un lama.

8. Le wholphin (hybride du grand dauphin et de la fausse orque).

Cette extraordinaire créature marine est si rare que de nombreuses personnes ne l’ont, et ne la verront, jamais en personne. Le wholphin est le résultat unique d’un accouplement de différents cétacés et c’est un être extrêmement intelligent, parmi les plus intelligentes créatures marines.

9. Motty (hybride de l’éléphant d’Afrique et l’éléphant d’Asie).

Cet éléphant s’appelle Motty et c’est actuellement le seul hybride connu entre les éléphants d’Afrique et d’Asie ! Il est aujourd’hui très âgé et reste unique, car il est bien plus adaptable en matière d’habitat que les éléphants non métissés !

10. Le tigron (hybride du tigre et du lion).

Les tigrons sont le résultat de l’accouplement entre des lionnes et des tigres. Ils sont extrêmement forts, rapides et disposent d’excellentes capacités athlétiques ! Cerise sur le gâteau, ils sont particulièrement rusés.

11. Le beefalo (hybride de bison et de vache domestique).

Faisant suite à une rencontre que personne n’attendait, cette créature est le petit d’un bison et d’une vache domestique, et le résultat est plutôt décevant ! Le beefalo a constamment l’air confus et/ou triste !

12. Le chabin (hybride de la chèvre et du mouton).

Les éleveurs adorent leur bétail. Parmi ce dernier, les chèvres et les moutons génèrent la majorité des profits, donc une créature hybride entre ces deux espèces doit constituer un rêve pour un éleveur ! On estime que cet hybride est bien plus intelligent que ses deux parents.

13. Le zébrule (hybride du zèbre et du cheval).

Les zèbres adorent s’accoupler avec d’autres espèces ! Voici un autre hybride impliquant le zèbre, cette fois-ci avec un cheval ! C’est une créature très paisible que l’on peut trouvé en Afrique du Sud, et il est particulièrement friand du climat chaud !

14. Le jaglion (hybride du jaguar et du lion).

Le jaglion est le résultat de l’accouplement d’un jaguar et d’un lion. Il est incroyablement fort et on pense qu’il a l’un des corps les plus puissants du règne animal ! Il s’agit d’un prédateur dangereux et il utilise sa force pour harceler sa proie !

15. Le ligre (hybride du lion et du tigre).

Le ligre est le résultat de l’accouplement d’un lion et d’une tigresse. Cela crée un super félin qui est plus imposant que les deux espèces dont il est issu et qui dispose d’une attitude plus furtive. Le ligre est connu pour briser la nuque de sa proie en un seul coup de mâchoire !

16. Le cochonglier (hybride du sanglier et du cochon domestique).

Ce super cochon est le résultat de l’accouplement d’un sanglier et d’un cochon domestique et il s’agit d’une version moins grossière que les deux espèces dont il est issu ! Il dispose d’une intelligence et de capacités physiques accrues, et est un excellent prédateur.

17. Le dzo (hybride de la vache et du yak).

Une bien étrange combinaison si vous voulez notre avis ! C’est le résultat de l’accouplement d’une vache et d’un yak, et on la croise souvent en Mongolie et au Tibet. Cette créature est prisée dans ces deux pays, car elle produit plus de lait et de viande qu’une vache ordinaire. Ce qui peut s’avérer utile…

18. Le léopon (hybride du léopard et du lion).

Cette magnifique créature est le résultat de l’accouplement d’un léopard et d’un lion ! Il est extrêmement rare et est une merveille de la jungle ! Cette créature hybride est une sorte de super félin, il est extrêmement fort, rapide et est un excellent prédateur ! Faites attention…

19. L’australian kelpie (hybride du dingo et du chien de berger).

Ces chiens sont comme résultant de l’hybridation des dingos avec des chiens de berger anglais. Ils sont excellents pour rassembler le bétail à l’aide de très peu d’indications, et sont donc souvent utilisés comme chiens de ferme.

20. L’hybride du pinson des arbres et du pinson du Nord.

Cet hybride est souvent utilisé comme oiseaux domestiques, en particulier au Royaume-Uni. Il est sage et bien élevé, et présente une longue durée de vie.

21. Le cichlidé Blood Parrot (hybride de l’amphilophus citrinellus et du cichlidé à tête rouge).

Le premier blood parrot a été découvert en 1986 et il est connu pour ses nombreuses malformations physiques ! Cette créature connaît des difficultés à manger et respirer du fait de ses muscles de la gorge étroits, et sa bouche ne peut pas se fermer complètement !

22. Le lépjag (hybride du léopard et du jaguar).

Cette étonnante créature est le résultat de l’accouplement d’un léopard et d’un jaguar ! Ce super-félin est extrêmement puissant, plus que ses parents, et est particulièrement doué pour attraper des prédateurs !

23. Le mulard (hybride du canard domestique et du canard colvert).

Le mulard est un canard qui a connu une rapide évolution au cours des années ! Cette espèce hybride est le meilleur canard de chasse, et on a remarqué que ses dents devenaient de plus en plus effilées avec le temps, alors prenez garde…

http://bridoz.com

Les scientifiques cherchent à savoir quels animaux pètent (c’est très sérieux)


Cela peut vous faire sourire, mais la question est souvent posée par les enfants qui rencontrent des scientifiques, alors mieux vaut avoir une réponse qui satisfait leur curiosité.
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Les scientifiques cherchent à savoir quels animaux pètent (c’est très sérieux)

 

Hippopotame | ligiera via Pixabay CC License by

Hippopotame | ligiera via Pixabay CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Ils mettent une base de données pour réunir le plus d’informations possibles.

Ce n’est peut-être pas la question que vous vous posez en premier en vous baladant dans un zoo ou en regardant un documentaire animalier, mais elle est pourtant passionnante: est-ce que cet animal pète? Depuis quelques jours, des scientifiques ont décidé de répondre à cette question pour le plus grand nombre d’espèces possible. Le Washington Post raconte que, grâce au hashtag #DoesItFart («Est-ce que ça pète?») et un document Google partagé, ils ont commencé à lister l’existence (ou l’absence) de flatulences ou non chez plus de soixante espèces.

Il apparaît très logiquement que la plupart d’entre eux ont effectivement des gaz. Les rats, les zèbres, ou les reptiles comme le Pogona flatulent. Plus une chauve-souris est grosse et plus ses pets seront sonores. Les girafes, étant donné leur taille, se délestent de leurs gaz «à hauteur du visage d’un homme», précise un chercheur sur le document Google.

Un autre explique que les lynx sont de gros péteurs, et que «les pets consécutifs à l’ingestion d’écureuils sont les pires».

Les oiseaux, à l’inverse n’ont pas le besoin biologique d’en faire, même si comme le soulignait Popular Science en 2009, cela peut arriver. Les espèces marines comme les moules ne sont pas concernées par la question. Logique. En revanche, vous serez ravis d’apprendre que certaines espèces de serpents appartiennent aux plus sournois des émetteurs de gaz: après un bruit presque imperceptible accompagnant souvent des excréments, une odeur «très sèche et sauvage» vous prend à la gorge.

«Les orangs-outans pètent! Assez souvent en fait. J’ai déjà eu des bébés orphelins qui pétaient lorsqu’ils me grimpaient dessus.»

Toutes ces anecdotes peuvent sembler juste amusantes, mais elles ont en réalité un intérêt particulier. Les enfants posent souvent la question aux scientifiques qu’ils rencontrent, il s’agit donc d’une passerelle très intéressante pour les intéresser à la nature.

«C’est au moins une opportunité de créer un lien avec un public large et d’amener de nouvelles personnes dans la conversation», explique David Steen, de l’université d’Auburn. Adriana Lowe, autre chercheuse de l’université de Kent, explique de son côté que «Le régime et le système digestif des animaux représentent un champ d’étude important et fascinant, et le pet fait partie de tout cela».

Et puis, on le sait, les pets de vaches sont responsables de fortes émissions de méthane, gaz qui contribue largement au réchauffement de la planète. Etudier les gaz d’animaux est donc loin d’être du vent. 

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Pourquoi les zèbres ne sont-ils pas domestiqués comme les chevaux?


Les chevaux avaient les qualités requises pour être domestiqués alors que les zèbres malgré leur grande ressemblance sont indociles pour plusieurs raisons
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Pourquoi les zèbres ne sont-ils pas domestiqués comme les chevaux?

 

Zebra, Lake Mburo National Park, 2014 | snarglebarf via Flickr CC License by

Zebra, Lake Mburo National Park, 2014 | snarglebarf via Flickr CC License by

Carol Hall

Le zèbre et l’âne sont plus proches entre eux que l’âne ou le zèbre ne le sont du cheval.

Les zèbres ressemblent à des chevaux à bien des égards (ou plutôt à des poneys, vu leur taille). Pourtant, les chevaux ont été domestiqués, tandis que les zèbres sont restés sauvages, car il existe des différences fondamentales entre ces deux animaux. Alors, comment les zèbres sont-ils parvenus à éviter le destin de bêtes de somme ou de bêtes de course? Et qui s’en sort le mieux aujourd’hui, du cheval ou du zèbre?

Évidemment, les humains ont tenté de monter et de faire galoper les zèbres, à la fois par attrait de la nouveauté et en raison de leurs apparentes similitudes avec les chevaux. Le film de 2005, Racing Stripes («Courses de rayures») raconte ainsi l’histoire d’un jeune zèbre qui veut participer à des courses de chevaux –sauf que les réalisateurs ont dû tourner certaines scènes avec un cheval pour doubler le zèbre (à l’image, c’est la queue qui trahit le cheval).

Un ancêtre commun

La crinière et la queue du zèbre ressemblent davantage à celles des ânes, ce qui reflète l’évolution du gène Equus. Même si les chevaux, les ânes et les zèbres ont un ancêtre commun, l’Hyracotherium, qui vivait en Europe et en Amérique du Nord il y a 55 millions d’années, les divergences dans leurs gènes montrent que le zèbre et l’âne sont plus proches entre eux que l’âne ou le zèbre ne le sont du cheval.

Les équidés nord-américains (les équidés désignant la famille des chevaux) ont disparu il y a 8 à 10.000 ans de cela. En Europe comme en Asie, l’homme du paléolithique a parcouru les plaines pour chasser sans relâche les troupeaux de chevaux sauvages. Le changement climatique, le boisement et la chasse ont progressivement repoussé les animaux vers les zones semi-désertiques d’Asie centrale.

L’ancêtre sauvage du cheval domestique (Equus ferus) a été apprivoisé pour la première fois à l’ouest de la steppe eurasienne, zone où l’on a retrouvé les premières traces archéologiques de sa domestication. Des études récentes montrent également que les chevaux sauvages venaient grossir les rangs des troupeaux de chevaux domestiqués, tandis qu’ils s’éparpillaient dans toute l’Eurasie.

Chevaux à tout faire

Les chevaux ont d’abord été domestiqués pour leur viande, mais leur immense potentiel pour le transport, la communication et la guerre en ont rapidement fait des alliés importants du développement de la civilisation. En Mongolie, le pays du cheval, c’est sur son fier destrier que le légendaire guerrier Gengis Khan a conquis des terres qui s’étendaient de la Hongrie à la Corée et de la Sibérie au Tibet, au XIIIe siècle.

Alors, si le cheval a joué un rôle si important dans notre civilisation, pourquoi n’est-ce pas le cas du zèbre ? Les premiers humains sont apparus sur le continent africain, il paraît donc étonnant qu’ils n’aient pas cherché à exploiter le potentiel du zèbre, qui vivait dans les parages.

Contrairement aux équidés eurasiens, cependant, la population de zèbres africains était relativement protégée et particulièrement adaptée à son environnement. Tous les équidés sont des herbivores, et en tant que proies, ils ont tous développé une réaction puissante en cas de danger: ils fuient, ou ils se battent. Afin de survivre dans un environnement peuplé de grands prédateurs tels que le lion, le guépard et la hyène, le zèbre est devenu un animal très vif et très réactif capable de s’enfuir quand il est confronté au danger et qui sait aussi se défendre vigoureusement s’il est capturé.

Des ruades et des morsures

La ruade d’un zèbre peut casser la mâchoire d’un lion. Le zèbre peut aussi infliger desmorsures terribles et possède un réflexe d’esquive qui empêche quiconque de l’attraper au lasso: autant de puissantes réactions d’évitement qui ont peut-être été favorisées par la familiarité des zèbres avec les chasseurs-cueilleurs.

En somme, le zèbre n’est pas très porté sur l’espèce humaine, et il ne répond pas aux critères requis pour la domestication d’une espèce animale. Selon l’explorateur et savant Francis Galton (un parent de Charles Darwin), ces critères incluent que l’animal ait un certain goût du confort, qu’il soit facile de s’en occuper, qu’il soit utile à l’homme et qu’il en apprécie la compagnie.

Pour Galton, le zèbre est l’exemple type de l’espèce impossible à domestiquer. Il indique que les Boers, en Afrique du Sud, ont essayé plusieurs fois de harnacher des zèbres. Même s’ils y sont parvenus quelquefois, la nature sauvage et têtue de l’animal déjouait la plupart de leurs tentatives.

Libres mais menacés

Bien qu’il semble possible de domestiquer un zèbre isolé, cette espèce n’est pas une bonne candidate à la domestication. Outre la nature intraitable du zèbre et son puissant instinct de survie, le fait qu’il soit un «aliment pour lion» l’a peut-être rendu moins attrayant aux yeux des premiers humains.

La domestication et l’élevage sélectif ont certainement transformé les caractéristiques physiques et comportementales du cheval qui, à l’origine, était sans doute plus petit, plus sauvage et plus proche du zèbre que le cheval d’aujourd’hui.

Et même si les chevaux travaillent dur, vivent dans des environnements plus urbanisés que les zèbres et font ce que leur propriétaire leur demande, ils vivent en sécurité et jouissent d’un certain confort. En réalité, la domestication les a sauvés de l’extinction. En tant que stratégie de survie, la domestication a même très bien marché pour la population de chevaux, qui atteint désormais 60 millions d’individus.

De leur côté, les zèbres sont aujourd’hui moins de 800.000, les humains étant la plus grande menace pour leur survie. La liberté leur a coûté cher.

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Le quagga, sous-espèce du zèbre disparue il y a 130 ans, ressuscite grâce à la science


Le titre me laissait septique, mais ce n’est pas par manipulation génétique ou croisement entre deux espèces différentes, mais plutôt une sélection sélective qui fait revivre une sous-espèce de zèbres. Ils n’ont donc pas été contre nature
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Le quagga, sous-espèce du zèbre disparue il y a 130 ans, ressuscite grâce à la science

 

Ils ressemblent à des zèbres qui auraient perdu une partie de leurs rayures : les quaggas ont disparu il y a plus d’un siècle, victimes des chasseurs, mais des scientifiques font désormais revivre l’espèce en Afrique du Sud.

Dans une vallée spectaculaire à deux heures du Cap, les visiteurs peuvent croiser ces animaux tout droit sortis des livres de contes : des zèbres, rayés noir et blanc du museau au ventre, mais brun clair uni sur le postérieur.

En apparence, ce sont des quaggas, une sous-espèce du zèbre, qui broutent au pied des montagnes escarpées du Cap occidental. Pourtant les quaggas ont disparu au XIXe siècle, massacrés par les chasseurs de l’ère coloniale – le dernier est mort dans un zoo à Amsterdam en 1883.

Ce petit troupeau semi-rayé est le fruit du travail d’une poignée de scientifiques qui, depuis 30 ans, font se reproduire des zèbres des plaines moins rayés que les autres, pour concentrer les gènes « sans rayures ». La cinquième génération est en tout point semblable au quagga.

Mais pourquoi tenter de le ressusciter ?

« Il s’agit d’essayer de réparer, à petite échelle, un dégât écologique », explique Eric Harley, un professeur de biochimie clinique à la retraite. « Et aussi de pouvoir de nouveau voir ce bel animal qui vivait autrefois en Afrique du Sud ».

Le projet a été lancé par feu Reinhold Rau, un spécialiste d’histoire naturelle sud-africain né en Allemagne, qui avait fait analyser des échantillons de peau de quagga au South African Museum du Cap.

Il avait alors découvert que l’ADN de cet animal était le même que celui du zèbre des plaines, à quelques rayures près – comme une différence de couleur des yeux chez les êtres humains. Sa décision était prise : il allait faire revenir le quagga.

quagga
Des quaggas au Karoo National Park, Afrique du Sud, juillet 1998

Pas de zébroïdes

Les critiques n’ont pas tardé. Certains experts de la biologie y voient une opération de marketing et une interférence inutile avec la nature.

« Nous ne faisons pas de génie génétique », se défend le professeur Harley. « Nous ne faisons pas du clonage, pas de transferts sophistiqués d’embryons… Il s’agit d’un simple projet de reproduction sélective. S’il s’était agi d’une espèce différente, l’idée n’aurait eu aucun sens et n’aurait pas pu se justifier », dit-il.

Pour apaiser le débat, ces nouveaux animaux ont été formellement nommés des « quaggas de Rau », afin de les distinguer de leurs ancêtres disparus.

Mais quand le soleil se lève dans la réserve privée de l’Elandsberg, et quand les troupeaux traversent la vallée de Riebeek, le guide les montre du doigt pour le visiteur en énumérant simplement :

« Voici les gnous… là-bas, des springboks et des élands (grandes antilopes, ndlr)… et là, des quaggas ».

En kaki des pieds à la tête, le guide Mike Gregor, directeur du programme et manager de la ferme, dénombre 100 zèbres en tout dans le projet, dont 6 individus de la quatrième et cinquième génération considérés comme de vraies représentations de l’animal éteint.

« Il y a toujours des polémiques avec ce genre de projet. Vous n’aurez jamais tous les scientifiques qui se mettent d’accord sur la bonne marche à suivre », relativise-t-il.

La différence entre le quagga et le zèbre des plaines ? Le premier n’a pas de rayures sur l’arrière-train et sa robe est plus brune, affirme Eric Harley. Une différence d’apparence, pas de code-barre génétique.

« En tout état de cause, les quaggas sont de retour. Le projet est un succès complet », se réjouit-il.

Et qu’on ne lui parle pas des éleveurs qui font de la reproduction pour obtenir des impalas à flancs blancs ou des gnous dorés – animaux qui se vendent plus cher sur le marché du gibier rare.

« Nous ne sélectionnons pas des zèbres qui auraient des couleurs amusantes ou originales. D’autres le font ailleurs, où on observe des mutations attrayantes, mais la plupart des défenseurs de l’environnement n’ont que du mépris pour ces pratiques », dit-il.

Les quaggas qui broutent de nouveau dans la vallée de Riebeek n’ont pas été soumis aux traitements qui permettent de donner naissance à des zébroïdes (croisement d’un zèbre avec un autre équidé, jument ou âne par exemple), qui sont des créatures hybrides en général infertiles. Les quaggas du XXIe siècle, eux, vont se reproduire.

http://quebec.huffingtonpost.ca/