Le squelette d’un homme brisé par la roue de la torture mis au jour en Italie


Quelle barbarie au temps du Moyen-Âge ! Les archéologues on trouver parmi les ossements à Milan un squelette qui aurait subit les pires tortures. Il avait entre 17 et 20 ans, il aurait eu ses os brisés, puis subit une décapitation raté pour finir sur le supplice de la roue. Ceux qui était torturés avaient généralement commis des actes graves … comme la peste noire, oui la peste, l’ignorance de la propagation de la peste a fait des victimes innocentes. Quoique ce jeune homme ait peut-être été torturé pour son aspect physique, il était différent …
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Le squelette d’un homme brisé par la roue de la torture mis au jour en Italie

Le squelette d'un homme brisé par la roue de la torture mis au jour en Italie© Bettmann / Contributeur / Getty

Par Chloé Gurdjian

Le jeune homme, qui avait entre 17 et 20 ans au moment de sa mort, a été découvert en Italie. Il s’agit, selon les scientifiques, du pire cas de victime de la roue de la torture jamais étudié.

Des archéologues viennent de mettre au jour 57 squelettes, datant de l’empire romain au XVIe siècle. Parmi ces ossements, trouvés sous San Ambrogio Square, à Milan, un squelette se distingue particulièrement. Il s’agit d’un jeune homme, qui aurait souffert d’une mort particulièrement atroce. Des analyses radiochimiques dévoilent qu’il a vécu entre 1290 et 1430, et avait entre 17 et 20 ans au moment de son décès. Les traces de blessures et les deux boucles d’attache trouvées à côté de lui suggèrent qu’il est mort, les os brisés par la roue de la torture. Au Moyen-Age, de nombreux condamnés ont été suppliciés par ce biais. Le condamné était d’abord écartelé, avant de rester exposé sur la roue jusqu’à sa mort. Il pouvait également être torturé, attaché à la roue, qui pouvait en plus tourner.

Selon les chercheurs qui ont découvert le squelette, il s’agit du pire cas de torture jamais trouvé, comme ils le racontent au Journal of Archaeological Science. Les os des jambes et des bras du jeune homme étaient brisés de manière nette, il a également été poignardé dans le dos, avant de subir une décapitation ratée, la roue arrivant comme moyen de supplice final.

Il n’existe que peu d’exemples archéologiques de victime torturées sur une roue. Cette méthode était réservée aux gens qui avaient commis les pires crimes, comme répandre la peste noire. Mais les scientifiques pensent que le jeune homme a été tué pour une toute autre raison : son apparence physique. Il mesurait 10 cm de moins que la moyenne et ses dents étaient très proéminentes. L’hypothèse est qu’il aurait servi de bouc-émissaire à la population, accusé d’être la cause de problèmes.

« Cette affaire décrit pour la première fois les restes d’une victime de la roue et souligne l’importance de l’archéologie et de l’anthropologie pour reconstituer les cas de violation des droits de l’homme dans le passé », concluent les chercheurs.

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Des squelettes découverts dans le Connecticut éclairent sur la vie des immigrés au XIXe siècle


Des ossements de 4 personnes ont été trouvés dans un cimetière de plus de 600 tombes longtemps oubliés au Connecticut. Ce cimetière était enterré des immigrants irlandais. Surprise, 3 des corps n’étaient pas irlandais mais de l’Europe centrale ou de l’Europe du Sud, alors que le 4e est sans doute un homme qui aurait subit la pendaison. Surprise, 3 des corps n’étaient pas réuni de l’Europe centrale ou de l’Europe du Sud, alors que le 4e est sans doute un homme qui aurait subit la pendaison.
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Des squelettes découverts dans le Connecticut éclairent sur la vie des immigrés au XIXe siècle

Des squelettes découverts dans le Connecticut éclairent sur la vie des immigrés au XIXe siècleL’un des crânes découverts en 2011 sur le site de construction du Yale New Haven Hospital dans le Connecticut.© H. Eckels and G. P. Aronsen

Par Emeline Férard –

Une équipe de spécialistes a analysé quatre squelettes découverts en 2011 sur le site de construction d’un hôpital dans le Connecticut. Trois des défunts, un homme et deux femmes, ont montré une origine inattendue qui livre un nouvel éclairage sur l’immigration au XIXe siècle dans la région.

Huit ans après leur découverte, des squelettes ont commencé à livrer leurs secrets aux Etats-Unis. C’est sur le site de construction d’un hôpital, le Yale New Haven Hospital à New Haven dans le Connecticut, qu’un premier os humain est apparu en juillet 2011. Après avoir lancé des fouilles, les archéologues ont fini par mettre au jour quatre squelettes quasiment complets et intacts.

Il a toutefois fallu attendre qu’une équipe multidisciplinaire mène des analyses poussées pour révéler leur histoire. Selon leur étude récemment publiée dans la revue PLoS ONE, les ossements trouvés empilés appartiennent à deux hommes et deux femmes âgés de 35 à 60 ans et leur présence à cet endroit n’est pas le fruit du hasard.

Un cimetière sous l’hôpital

Des recherches ont en effet confirmé que l’hôpital avait été construit sur un cimetière catholique, plus précisément celui de l’église de Christ Church, la première église catholique romaine de New Haven et la deuxième du Connecticut. Selon les historiens, ce cimetière serait resté actif entre 1834 et 1854 avant d’être abandonné suite à l’ouverture d’un cimetière plus grand.

Après que l’église a changé de nom en 1858, devenant la St. John’s Catholic Church, les pierres tombales ont été retirées, faisant définitivement tomber le cimetière dans l’oubli. Quelque cent ans plus tard, en 1969, l’Université de Yale a racheté la propriété, probablement sans connaitre l’existence des sépultures, aucun document lié à la transaction n’en faisant état.

D’après les archives, le cimetière compterait plus de 600 tombes abritant principalement des membres de la communauté locale de l’époque composée d’immigrés irlandais. Une analyse démographique des données historiques a montré que la mortalité y était élevée et que de nombreux défunts avaient été victimes d’épidémies de dysenterie et de typhoïde notamment.

« Les fidèles de Christ Church menaient des vies stressantes », a expliqué Gary Aronsen, anthropologue de l’Université de Yale qui a participé aux recherches. « The Hill (le quartier où l’église était installée, ndlr) était un quartier surpeuplé où les maladies se répandaient facilement ».

Et ses résidents qui fournissaient la main d’oeuvre pour l’industrie grandissante, devaient remplir des tâches physiques et intenses.

Des ouvriers d’une origine inattendue

Trois des défunts récemment découverts n’ont visiblement pas échappé à cette dure vie de labeur. Tous les ossements ont montré des signes indiquant un travail très physique, notamment des traces d’arthrose, des excroissances osseuses au niveau des vertèbres ou encore une solide musculature. Les chercheurs ont également mis en évidence divers problèmes de santé.

L’homme a présenté plusieurs côtes cassées guéries, résultant probablement d’une mauvaise chute durant l’enfance, ainsi qu’un traumatisme au niveau du crâne. L’étude a en outre révélé que les dents de chaque individu affichaient de petites encoches causées par l’utilisation de flûtes en céramique, très populaires à l’époque.

Toutes ces observations ont renforcé l’idée selon laquelle les défunts devaient être des Irlandais catholiques qui travaillaient en tant qu’ouvriers. Les analyses génétiques ont cependant contredit cette théorie. Elles ont conclu que trois des quatre individus adultes provenaient de l’Europe centrale ou de l’Europe du Sud. Une origine inattendue dans la zone géographique de New Haven et à cette époque.

Les quatre squelettes quasiment complets ont montré les signes d’une vie de dure labeur. – H. Eckels and G. P. Aronsen

« Quand les [résultats] ADN sont revenus, cela nous a vraiment choqués », a confirmé Nicholas Bellantoni, archéologue membre de l’équipe pour The Middletown Press. Si les données historiques mentionnent bien des immigrés prussiens, polonais, allemands ou italiens à New Haven, ils semblaient jusqu’ici représenter une « petite partie de la population », explique l’étude.

Les chercheurs n’ont réussi à trouver aucune correspondance potentielle entre les rapports historiques et les défunts. Mais la présence de ces trois immigrés au sein de cette communauté essentiellement irlandaise et anglo-saxonne témoigne selon eux, de l’importance de leur foi catholique.

 Cela indique que « leur foi les unifiait bien plus que leur langue ou leur nationalité à cette époque », a précisé Gary Aronsen.

« Nous avons tendance à associer le catholicisme américain à l’immigration irlandaise, mais notre travail montre une histoire bien plus complexe et met en lumière la façon dont la religion servait à lier les communautés entre elles », a-t-il poursuivi dans un communiqué. En particulier à une époque où les immigrés catholiques constituaient une minorité souvent persécutée.

Un quatrième défunt identifié ?

Le quatrième squelette qui a bel et bien montré une origine irlandaise a lui livré une toute autre histoire. L’analyse de ses ossements a montré une fracture au niveau des vertèbres du cou. Après revue des données historiques, les chercheurs pensent qu’il pourrait s’agir de James McCaffrey, un ouvrier irlandais itinérant condamné en 1850 à la pendaison après avoir été accusé de meurtre.

« A New Haven en octobre 1849, il a vraisemblablement rendu visite à un couple (Ann et Charles Smith) qui possédait une auberge et une piste de jeu à East Rock. Peu après sa visite, les Smiths ont été retrouvés morts, tuée d’une balle et battu à mort respectivement », relatent les spécialistes dans leur étude. Accusé, McCaffrey aurait fui au Canada avant d’être rattrapé, condamné et exécuté à New Haven.

Pour le moment, il est difficile de confirmer l’identité du quatrième squelette mais les blessures observées au niveau de son cou correspondraient à celles d’une pendaison.

« Il est excessivement rare d’identifier un individu en réalisant ce genre de recherches », a souligné Nicholas Bellantoni. « Le fait que nous ayons la possibilité d’identifier cette personne est passionnante mais il reste du travail à faire ».

Si de nouvelles analyses seront menées au cours des prochains mois, les quatre défunts rejoindront bientôt un nouveau lieu de repos. Au printemps 2020, ils seront inhumés dans le cimetière de St. Mary’s Church à New Haven au cours d’une cérémonie funéraire officielle.

« C’est une question de respect pour les défunts eux-mêmes », a expliqué l’archéologue. « Il est temps maintenant… qu’il soit correctement inhumé, avec une cérémonie catholique ».

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Le Saviez-Vous ► Science décalée : des physiciens établissent la recette de la parfaite pizza


L’Italie est reconnu pour ses pizzas. Il y a même des compétitions à chaque année, mais ce n’est pas toujours des Italiens qui remporte la victoire. Chacun a sa méthode pour la meilleure pizza. Ceci dit, même la science s’est intéressée à la pizza parfaite. Que ce soit la pâte, le fromage, le temps de cuisson. Pour y répondre, il y a eu la mathématique, la physique, et même l’anthropologie
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Science décalée : des physiciens établissent la recette de la parfaite pizza

Nathalie Mayer
Journaliste

Pour déguster une pizza parfaite, vous avez le choix. Prenez l’avion pour l’Italie et dénichez un pizzaiolo qui travaille sa pâte et sa garniture avec simplicité et amour, puis qui passe le tout au four à brique réfractaire. L’autre solution est de suivre les conseils de deux physiciens. Ils ont établi une équation qui garantit la cuisson parfaite de votre pizza, même dans un four électrique.

Saviez-vous qu’il existe un championnat du monde de pizza ? Il se tient chaque année… en Italie, bien sûr ! Des centaines pizzaiolos d’une quarantaine de pays s’y affrontent pour décrocher le titre suprême et ce, dans différentes catégories. Et ce ne sont pas toujours des Italiens qui sont récompensés.

Ainsi, en 2016, c’est un français qui a été sacré dans la catégorie « classique » avec une pizza façon bouillabaisse. Audacieux ! En 2018, un autre français se distingue au palmarès, en catégorie « in teglia », comprenez « pizza rectangulaire », préparée dans un moule. Pour lui, le secret de la pizza parfaite, c’est la simplicité. Et beaucoup d’amour Rien que ça…

Pour d’autres, le secret de la pizza parfaite repose dans la pâte. Il semblerait, par exemple, que la qualité de l’eau utilisée pour la confectionner ait toute son importance. Une eau dure entraverait le processus de fermentation qui permet à la pâte de lever. Une eau douce donnerait une pâte molle et collante. En cas de doute, des chefs conseillent même d’employer plutôt du lait.

Selon des physiciens italiens, cette équation complexe donne le temps de cuisson parfait pour une pizza préparée au four classique. Ils préviennent qu’il est indispensable d’avoir une idée précise de la teneur en eau de la garniture. En effet, une pizza couverte de légumes aura besoin d’un temps de cuisson plus important, car elle retournera plus de chaleur par évaporation. © Andrey Varlamov et Andreas Glatz

    Selon des physiciens italiens, cette équation complexe donne le temps de cuisson parfait pour une pizza préparée au four classique. Ils préviennent qu’il est indispensable d’avoir une idée précise de la teneur en eau de la garniture. En effet, une pizza couverte de légumes aura besoin d’un temps de cuisson plus important, car elle retournera plus de chaleur par évaporation. © Andrey Varlamov et Andreas Glatz

    Les chercheurs s’intéressent de près à la pizza

    En 2014, des chercheurs s’étaient de leur côté posé une question qui semble tout aussi capitale : celle du fromage. Mozzarella, cheddar, colby, édam, emmental et provolone ont été passés au crible. Parmi les critères retenus par les chercheurs : l’élasticité, le goût, mais aussi la couleur après cuisson. Vous ne serez peut-être pas surpris d’apprendre que la mozzarella apparaît comme étant idéale. Mélangée avec du cheddar, le résultat est encore meilleur, le petit plus du second critère étant une affaire de goût.

    L’année précédente, une chaîne de pizzerias avait demandé à une mathématicienne d’étudier le rapport entre l’épaisseur de la pâte et la garniture. Elle avait pu établir une formule permettant de trouver la quantité idéale de garniture en fonction du diamètre de la pizza. Une formule qui attirait l’attention sur les risques d’une surcharge de garniture, susceptible de détremper la pâte.

    Aujourd’hui, ce sont deux physiciens et un anthropologue qui prennent la question de la pizza parfaite par le bout de la cuisson. Leur étalon : la pizza Margherita, telle qu’elle est préparée par les pizzaiolos italiens, dans un four en briques réfractaires. Car ce mode de cuisson, semble-t-il, permet une cuisson uniforme de la pizza. Dans l’idéal, pendant 2 minutes à 330 °C. Mais dans un four électrique, la donne change bien sûr. La conductivité thermique de nos plats en métal est en effet bien supérieure à celle des briques. Lois de la thermodynamique à l’appui, les chercheurs montrent toutefois qu’une pizza de qualité tout à fait satisfaisante peut être obtenue après une cuisson de 170 secondes à 230 °C.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les champions du monde de pizza ne sont pas tous italiens.

  • La mozzarella est le meilleur des fromages à pizza. Le cheddar aussi ! 

  • En fonction du diamètre de la pizza, il existe une quantité idéale de garniture à prévoir.

  • Dans un four électrique, les pizzas doivent cuire un peu plus longtemps et à une température inférieure à celle d’un four à briques réfractaires.


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Le changement climatique a transformé certains Néandertaliens en cannibales


Certains Néandertalien ont eu un passage de cannibalisme. L’étude d’une grotte située en France démontre que des hommes de Néandertal ont effectivement été cannibale. Les paléontologues ont aussi étudié le climat. Il semble donc que les changements climatiques ont fait d’eux des cannibales pour une question de survie.
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Le changement climatique a transformé certains Néandertaliens en cannibales

 

Des preuves de cannibalisme chez les Néandertaliens ont déjà été découvertes, à l'instar de ces os déchirés découverts dans une grotte à Goyet, en Belgique.

Des preuves de cannibalisme chez les Néandertaliens ont déjà été découvertes, à l’instar de ces os déchirés découverts dans une grotte à Goyet, en Belgique.Image: Asier Gómez-Olivencia et al.

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une récente étude suggère que certains néandertaliens ont dû se tourner vers le cannibalisme pour survivre à une période de réchauffement, il y a entre 128 000 et 114 000 ans.

L’Homme de Néandertal est connu pour sa résistance au froid. Notre ancien cousin se plaisait en effet dans les steppes, chassant mammouths, rhinocéros et autres mégalocéros pour survivre. Parfaitement adaptés à ces conditions, certains néandertaliens ne devaient pas voir d’un très bon œil les évolutions climatiques. Comme ce réchauffement – une période interglaciaire – opéré il y a entre 128 000 et 114 000 ans.

Une mauvaise passe

Car qui dit réchauffement climatique dit également évolution de l’environnement, et donc de la faune qui va avec. Si durant les périodes glaciaires les grosses proies abondaient dans la région, un réchauffement survenu durant la période éemienne a en revanche mené certaines espèces à migrer, laissant place à d’autres espèces plus petites, moins en chair. Il y avait du coup moins à manger. Une période de “disette” qui mena certains Néandertaliens à se livrer au cannibalisme. C’est du moins ce que suggère récente étude publiée dans le Journal of Archaeological Science.

Alban Defleur et Emmanuel Desclaux, du CNRS, ont en effet examiné les restes de Néandertal rassemblés sur le site de Baume Moula-Guercy. La grotte est située près de Soyons, dans le sud-est de la France. Au moins six Néandertaliens ont été trouvés ici – deux adultes, deux adolescents et deux enfants. Et tous les ossements semblent présenter des marques de cannibalisme. Certains os ont été démembrés intentionnellement, d’autres présentaient des marques de coupes faites à l’aide d’outils de pierre, et des marques de mâchonnement faites par des dents de Néandertal.

Stress nutritionnel

Ces preuves de cannibalisme ne sont pas nouvelles. Mais jusqu’à présent, beaucoup les associaient à d’anciennes pratiques rituelles. Pour tenter de replacer cet épisode anthropophage, les chercheurs ont également examiné les données climatiques de la région correspondantes à la période éemienne. On estime qu’à cette époque, la température mondiale était environ d’environ 2 degrés Celsius plus élevée que la température mondiale moyenne du 20e siècle. Il semblerait alors que ce réchauffement ait effectivement été la cause d’un important stress nutritionnel pour nos anciens cousins.

Cette période de réchauffement climatique fut en effet extrêmement rapide : en seulement 500 ans, soit 25 à 30 générations, les Néandertaliens sont passés d’un environnement boréal à un climat méditerranéen, avec la faune qui va avec. De nombreux reptiles ont été retrouvés dans les sédiments. Des restes de poissons également, preuve que Néandertal a tenté de s’adapter. Mais les proies étaient plus petites, plus furtives, bref, plus difficiles à attraper. Un besoin nutritionnel s’est alors manifesté, poussant certains individus à se tourner vers leurs défunts pour survivre.

Survivre à tout prix

« Les schémas de traumatismes décrits dans la nouvelle étude sont plus compatibles avec le cannibalisme nutritionnel, explique Danielle Kurin, anthropologue américaine à l’Université de Californie à Santa Barbara. Les os comme le fémur et le crâne montrent des signes de rupture intentionnelle [peu de temps après la mort], ce qui suggère un effort pour atteindre les tissus à haute teneur calorique tels que la moelle osseuse et même le cerveau dans certains cas ».

Les chercheurs savaient déjà que les Néandertaliens du Baume Moula-Guercy pratiquaient le cannibalisme, mais ce lien avec le changement climatique est tout nouveau.

« Le cannibalisme mis en évidence à Baume Moula-Guercy n’est pas une marque de bestialité ou de sous-humanité, notent les auteurs. Les données indiquent plutôt un épisode de survie court et unique [cannibalisme] en réponse au stress nutritionnel induit par des changements environnementaux rapides et radicaux ».

Source

Notes : Période Éemienne : L’Éémien, parfois Éemien ou Eémien, est une subdivision de l’époque géologique du Pléistocène utilisée en Europe du Nord et définie aux Pays-Bas. Il correspond à l’avant-dernière période interglaciaire du Quaternaire.

https://fr.wikipedia.org/wiki/E%C3%A9mien

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Néandertal était un homme droit


Plus on étudie les hommes du Neandertal, plus on comprend qu’ils n’étaient pas si bêtes, ni si violents que les gens les présumaient. Dernièrement, avec l’étude d’un squelette bien conservé d’un homme Neandertal, viens démontrer qu’il n’a pas vraiment de différence avec un squelette d’un homme moderne. Ils conclurent qu’ils se tenaient droit.
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Néandertal était un homme droit

 

Deux hommes de Néandertal regardent une lance.

Des hommes de Néandertal Photo: Université de l’Utah

Alain Labelle

    Contrairement aux idées reçues qui les dépeignent souvent dans une posture penchée, les Néandertaliens marchaient en position debout comme les humains actuels, montrent les récentes analyses d’anthropologues suisses.

    Des travaux qui mettent encore une fois à mal le fameux portrait peu flatteur apparu dans les années 1950 de cet humain préhistorique souvent présenté comme une créature mi-homme mi-bête qui ne sortait que rarement des cavernes.

    Le saviez-vous?

  • Les Homo neanderthalensis ont disparu de la surface terrestre il y a 30 000 à 40 000 ans. Ils ont toutefois vécu en même temps que nos ancêtres Homo sapiens pendant plusieurs milliers d’années en Eurasie.

  • Les premiers ossements retrouvés associés à l’espèce ont été découverts en 1856 dans une carrière du vallon de Neander en Allemagne (Neandertal en allemand). Ce n’est que plus tard que d’autres restes fossilisés mis au jour plus tôt lui ont été associés.

Si, dans les dernières décennies, des similitudes sociales et intellectuelles avec l’Homo sapiens sont apparues au gré de l’avancement de nos connaissances, l’analyse de quelques vertèbres isolées tendait il y a quelques années à montrer une grande différence sur le plan de l’anatomie.

Squelettes d’un néandertalien et d’un humain.

Squelettes d’un néandertalien (à gauche) et d’un humain (à droite). Photo : Musée américain d’histoire naturelle/Ian Tattersall

Selon ces investigations, les Néandertaliens ne possédaient pas encore une colonne vertébrale en forme de double S bien développée comme leurs cousins Homo sapiens.

Les présents travaux contredisent cette théorie.

L’expert en médecine évolutionniste Martin Haeusler et ses collègues de l’Université de Zurich ont reconstruit virtuellement le bassin et la colonne vertébrale d’un homme de Néandertal à partir d’un squelette très bien préservé mis au jour en 1908 à La Chapelle-aux-Saints, en France.

Ce modèle anatomique généré par ordinateur montre que l’individu en question présentait une région lombaire et un cou courbés, tout comme les humains d’aujourd’hui.

Illustration de l'ancienne reconstitution (à gauche) et la nouvelle.

lL’ancienne reconstitution (à gauche) du bassin et de la colonne vertébrale et la nouvelle. Photo : Université de Zurich

C’est en reconstruisant son bassin que les chercheurs ont découvert que son sacrum était positionné de la même manière que chez l’humain moderne, une réalité qui montre qu’il possédait une courbure bien développée de la région lombaire.

En outre, des marques d’usure proéminentes montrent qu’elles étaient en partie causées par la courbure de la colonne.

Dans l’ensemble, il n’y a pratiquement aucune preuve que les Néandertaliens avaient une anatomie fondamentalement différente. Martin Haeusler, expert en médecine évolutionniste

« Le moment est venu de reconnaître les similitudes fondamentales entre les Néandertaliens et les humains modernes et de mettre l’accent sur les changements biologiques et comportementaux subtils qui se sont produits chez les humains à la fin du Pléistocène », conclut Martin Haeusler.

Reconstruction virtuelle du squelette de La Chapelle-aux-Saints, basée sur des imageries 3D haute résolution de la colonne vertébrale et du bassin.

Agrandir l’imageReconstruction virtuelle du squelette de La Chapelle-aux-Saints, basée sur des imageries 3D haute résolution de la colonne vertébrale et du bassin. Photo : Université de Zurich

En novembre dernier, une étude des crânes de plus de 200 néandertaliens et humains qui vivaient au paléolithique supérieur avait permis d’établir que les deux espèces présentaient des taux similaires de lésions, ce qui laisse à penser que leurs vies n’étaient pas plus violentes que celles de nos ancêtres.

Le détail de ces travaux est publié dans les Annales de l’académie américaine des sciences

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Le détroit de Béring tel qu’il était il y a 18 000 ans


Une carte qui représente la région du détroit de Béring, il y a 18 000 ans. Ceci grâce à l’étude géologique des lieux et dans le but de mieux comprendre l’immigration humaine et animal pendant que l’accès était possible
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Le détroit de Béring tel qu’il était il y a 18 000 ans

 

  • Carte de la Béringie.
  • C’est la première carte de la Béringie qui comprend les lacs, les rivières et les bassins versants. Photo : Yukon Geological Survey

La topographie du pont terrestre de Béring, qui reliait autrefois l’Asie et l’Amérique du Nord, a été recréée par des géologues du Yukon à l’aide des plus récentes informations recueillies sur les fonds marins de la région.

Cette bande de terre est aujourd’hui submergée sous l’eau, mais le géologue Jeff Bond et ses collègues de la Commission géologique du Yukon ont réussi à réaliser une carte précise de la grande région de la Béringie il y a 18 000 ans, qui inclut le pont terrestre.

Une meilleure connaissance de ce pont est essentielle pour les anthropologues, puisque cette bande de terre aurait permis aux humains d’Asie de rejoindre l’Amérique du Nord durant la dernière ère glaciaire.

Les présents travaux permettent ainsi d’établir ce à quoi ressemblait cette région au moment du passage des humains en Amérique.

Migrations humaines et animales

À cette époque, même si une partie de la terre était recouverte de glace, une grande région de la Béringie était restée largement exempte de glace en raison de son climat aride.

Il faut savoir que des ponts de glace ont émergé à quelques reprises au milieu de la Béringie au cours de la dernière période de 3 millions d’années à la faveur des périodes de glaciation qui faisaient baisser le niveau de la mer jusqu’à 150 mètres.

Ainsi, lors de la dernière glaciation, un pont reliait la Sibérie à l’Alaska et au Yukon et a permis à des humains de passer d’un continent à l’autre. De nombreux animaux préhistoriques, comme les mammouths laineux, les rhinocéros laineux et les bisons des steppes, empruntaient aussi le pont lors de leurs grandes migrations.

Un paysage disparu

Pour créer la carte, l’équipe yukonaise a eu recours à des données sur les fonds marins fournies par des collègues américains de l’Université d’Alaska Fairbanks et à des images satellites.

La carte montre l’existence de lacs, de rivières et de bassins et donne une meilleure idée des paysages de l’époque. Certaines des étendues d’eau qui y apparaissent auraient pu être peu profondes, ce qui signifie qu’il s’agissait peut-être de terres humides.

La région n’aurait pas été couverte de grandes forêts, mais de prairies avec quelques arbustes. De plus, une grande partie de la Béringie aurait connu des conditions semblables à celles de la toundra.

Des environnements qui auraient été parfaits pour que de nombreuses espèces animales de la mégafaune y prospèrent. Outre ceux nommés ci-dessus, le lion de la Béringie, le bœuf musqué, le caribou et le cheval du Yukon devaient y vivre.

À la fin de la dernière glaciation, la calotte glaciaire a reculé et le niveau de la mer a commencé à monter. Le passage a ensuite disparu sous l’eau.

Les données bathymétriques utilisées sont les plus récentes et ont permis de réaliser la reconstruction la plus détaillée à ce jour du pont terrestre.

Jeff Bond, géologue

M. Bond affirme que c’est la première fois que les étendues d’eau de la Béringie sont cartographiées. Le géologue explique que ces nouvelles connaissances de la topographie de la région pourraient permettre de préciser le mouvement des migrations humaines.

La capacité d’établir les endroits où se trouvaient des voies navigables est très importante parce qu’elle permet aussi d’estimer où les humains campaient, et les endroits trop accidentés où il y avait peu de chance qu’ils risquent un passage.

Peut-être que cette carte donnera à certains archéologues marins des idées quant aux endroits dont il faut étudier le paysage pour les sites archéologiques.

Jeff Bond, géologue

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Le Saviez-Vous ► Science décalée : l’étonnante histoire des contes, multimillénaire, retracée par la phylogénie


Si vous croyez que les histoires qu’on raconte à nos enfants et petits-enfants sont imaginés il y a 2 ou 3 siècles, sachez que plusieurs contes sont beaucoup plus vieux. Il semble en effet, que parmi ces histoires, date bien avant la langue écrite, pouvant aller jusqu’à l’âge de bronze. Elles seraient transmissent de générations.
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Science décalée : l’étonnante histoire des contes, multimillénaire, retracée par la phylogénie

 

Marie-Céline Ray

Journaliste

 

La Belle et la Bête aurait environ 4.000 ans, Jacques et le Haricot magique, 5.000 et la légende de Faust 6.000 ans : les contes célèbres, toujours populaires et stars des dessins animés, auraient traversé les millénaires et les cultures, d’après une étude phylogénétique, parue en 2016.

Il était une fois, il y a très très très longtemps… C’est peut-être ainsi que devraient commencer certains contes populaires. Au 19e siècle, Wilhelm Grimm pensait déjà que beaucoup d’histoires qu’il avait popularisées étaient plus anciennes que les langues indo-européennes. D’autres les voyaient plus récentes, car il leur semblait improbable que ces histoires se soient transmises sur autant de générations sans support écrit. Mais une recherche suggère qu’un certain nombre de contes existaient dans les traditions orales indo-européennes bien avant qu’ils soient écrits, donnant ainsi raison à Grimm.

En utilisant des méthodes de phylogénétique habituellement employées par les biologistes de l’évolution, pour décrire les liens entre les espèces, Jamshid Tehrani, un anthropologue de l’université de Durham, et Sara Graca Da Silva de la nouvelle université de Lisbonne, ont étudié les liens entre des histoires du monde entier. Leur étude est paru dans Royal Society Open Science. L’objectif était de trouver les origines des contes.

Les contes se sont transmis à la fois verticalement dans les populations ancestrales, des parents aux enfants, mais aussi horizontalement, entre sociétés contemporaines. Dans leur article, les chercheurs montrent que les traditions orales des contes trouvent probablement leur origine bien avant l’émergence de la littérature, comme l’explique Sara Graca Da Silva.

« Certaines de ces histoires remontent beaucoup plus loin que les premiers enregistrements littéraires, et bien plus loin que la mythologie classique – certaines versions de ces histoires apparaissent dans des textes latins et grecs -, mais nos résultats suggèrent qu’ils sont beaucoup plus vieux que cela. »

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Des histoires racontées dans une langue indo-européenne disparue

Par exemple, des contes comme La Belle et la Bête ou Le nain Tracassin, populaire en Allemagne, remonteraient à plusieurs milliers d’années, même avant l’apparition des langues comme l’anglais ou le français. Ces deux contes ont été écrits aux 17e et 18e siècles et ont des équivalents dans la mythologie grecque et romaine. Mais la reconstruction de l’arbre des contes montre qu’ils sont encore plus anciens.

Le nain Tracassin est un des contes de Grimm et possède de nombreuses variantes. Au Royaume-Uni, il s’appelle Tom Tit Tot et, en France, il est aussi connu sous le nom d’Outroupistache. Tracassin apparaît dans Shrek 4 où il est l’un des principaux personnages. La Belle et la Bête a été écrit pour la première fois par l’auteure française Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve et sa version a ensuite été reprise par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Ces contes auraient en réalité environ 4.000 ans.

Jacques et le Haricot magique, quant à lui, trouve ses racines dans un groupe d’histoires regroupées autour du thème d’un garçon qui vole le trésor d’un ogre. Cette histoire aurait environ 5.000 ans. Plus vieux encore : Le Forgeron et le diable, qui raconte l’histoire d’un forgeron qui vend son âme en faisant un pacte avec le diable pour acquérir des pouvoirs surnaturels. Ce thème faustien remonterait à 6.000 ans, c’est-à-dire l’âge de bronze.

Pour Jamshid Tehrani, « nous estimons qu’il est assez remarquable que ces histoires aient survécu sans être écrites. Elles étaient racontées même avant que l’anglais, le français et l’italien existent. Elles ont probablement été dites dans une langue indo-européenne éteinte ».

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