Les plus grands animaux terrestres sont-ils déjà condamnés ?


Il y a eu 5 extinctions de masse sur la Terre, la dernière date est d’environs 66 millions d’années à l’époque des dinosaures. L’humain n’était pas en cause, sauf que maintenant, nous sommes responsables d’une extinction de masse chez les animaux que les scientifiques appelle la mégafaune
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Les plus grands animaux terrestres sont-ils déjà condamnés ?

Aujourd'hui, la mégafaune est victime de risques multiples... (PHOTO ARCHIVES AP)

Aujourd’hui, la mégafaune est victime de risques multiples liés à l’expansion humaine, de la perte de son habitat au braconnage, en passant par les conflits avec l’élevage, et par exemple, pour l’ours polaire, le changement climatique.

PHOTO ARCHIVES AP

MARLOWE HOOD

Agence France-Presse

PARIS

Fauves, ours, loups, mais aussi bisons, zèbres, rhinocéros, éléphants, girafes, hippopotames, grands singes… La majorité des 101 espèces de grands herbivores et carnivores terrestres sont en danger et certaines sont déjà condamnées à l’extinction.

Selon la définition communément acceptée, la «mégafaune» terrestre inclut carnivores d’au moins 15 kilos et grands herbivores de plus de 100 kilos, soit un total relativement modeste de 101 espèces.

Mais trois-cinquièmes de ces créatures emblématiques sont classées comme menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), dont plus d’une dizaine dans la catégorie «en danger critique» ou «éteinte à l’état sauvage».

«Les scientifiques responsables de la conservation vont bientôt être occupés à écrire des nécrologies pour des espèces ou des sous-espèces de mégafaune au fur et à mesure qu’elles disparaissent de la planète», se lamente Bill Ripple, de l’université de l’Oregon, principal auteur d’un appel signé en décembre par plus de 15 000 de ses collègues mettant en garde l’humanité.

Nouvelle mauvaise nouvelle cette semaine: Sudan, le dernier mâle rhinocéros blanc du Nord est mort à l’âge de 45 ans dans un zoo au Kenya alors qu’il restait encore au moins 700 de ses congénères dans la nature au moment de sa naissance.

Alors les spécialistes, autrefois mesurés, ne mâchent plus leurs mots.

«Sous nos yeux»

Pour les uns, l’antilope Addax du Sahara est «vouée à l’extinction». Pour d’autres, le gorille de l’Est, aussi chassé pour sa viande, «n’est qu’à un pas» de la disparition, comme les orangs-outans de Bornéo et Sumatra.

Des animaux fascinants encore suffisamment nombreux pour attirer des millions de touristes en Afrique chaque année sont aussi en déclin.

Les populations de lions, rhinocéros et guépards ont ainsi chuté de plus de 90% au cours du siècle dernier; le nombre de girafes, désormais classées «vulnérables», a baissé de 40% en 30 ans ; et 30% des ours polaires risquent de disparaître d’ici le milieu du XXIe siècle.

«Il est très possible que nous voyions ces géants s’éteindre dans la nature pendant notre vie, sous nos yeux», explique la directrice de l’IUCN Inger Andersen.

Et le contexte plus large n’est pas encourageant.

Les scientifiques sont d’accord pour dire qu’une nouvelle «extinction de masse» a commencé, qui voit des espèces de toutes sortes et de toutes tailles disparaître 100 fois plus vite que la normale.

La Terre a connu jusqu’à présent cinq extinctions de masse, la dernière en date, celle des dinosaures, remontant à 66 millions d’années.

Aujourd’hui, la mégafaune est victime de risques multiples liés à l’expansion humaine, de la perte de son habitat au braconnage, en passant par les conflits avec l’élevage, et par exemple, pour l’ours polaire, le changement climatique.

«Savane silencieuse»

«La première menace à laquelle fait face la faune d’Afrique est que nous la mangeons», note Paul Funston, directeur du programme lions de l’ONG Panthera. Une situation décrite dans certaines zones comme «le syndrome de la savane silencieuse».

«Certaines zones protégées ont l’air totalement intactes, les bois, les oiseaux, les abeilles, tout est là. Mais les grands mammifères ont disparu, parce qu’ils ont été mangés», poursuit Funston, notant l’augmentation de la population sur le continent.

Malgré le constat lugubre, les défenseurs de l’environnement ne perdent pas espoir et ont permis à certaines espèces de se reprendre du poil de la bête.

Mais ils doivent aussi être réalistes, souligne Michael Knight, qui dirige le groupe de l’IUCN chargé des rhinocéros africains.

«L’Afrique ne correspond plus au rêve de paysages ouverts où courent des animaux sauvages», insistent-ils. Et dans 50 ans, «les défis vont être dix, ou peut-être cinquante fois, plus difficiles».

Pour Paul Funston, la solution viendra d’investissements stratégiques dans des parcs nationaux, alors que des études montrent un lien entre les sommes investies au km2 et les taux de survie des espèces protégées.

«Nous sommes presque prêts pour le triage», explique-t-il. «Pour les lions, c’est fait, nous avons identifié 14 zones clé où l’argent doit être concentré».

Mais «nous avons un besoin urgent de nous éloigner d’une approche par espèce», insiste l’expert.

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Vaut-il mieux avoir un gros ou un petit cerveau ?


Avoir un plus gros cerveau pour les animaux en rapport avec la taille, n’est pas nécessairement une bonne chose, surtout si l’animal est petit. Il aura plus de chance de disparaître que les autres
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Vaut-il mieux avoir un gros ou un petit cerveau ?

 

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

S’il y a des millions d’années, le fait d’avoir un gros cerveau pouvait conférer un avantage évolutif, aujourd’hui c’est la tendance inverse qui est observée : les mammifères à gros cerveau sont plus souvent menacés d’extinction. Une tendance qui concernerait surtout les petits mammifères.

Longtemps la taille du cerveau apparaissait comme un avantage évolutif car elle était associée à de meilleures capacités cognitives et donc une faculté à s’adapter à des conditions difficiles en faisant travailler ses neurones. Mais une nouvelle recherche d’un chercheur de Stanford suggère que les mammifères ayant de gros cerveaux ont plus de risque de disparaître.

Dans cette étude parue dans Proceedings of the Royal Society B, Eric Abelson a calculé la taille relative du cerveau chez des centaines de mammifères actuels, en comparant la taille du cerveau à celle de l’animal. Il a ensuite regardé dans la liste de l’UICN si ces mammifères étaient en danger. Il a alors trouvé que ceux qui avaient une taille relative de leur cerveau plus élevée avaient plus de risques d’être menacés d’extinction. La pire situation était rencontrée par les mammifères de petite taille : le rapport bénéfice/coût n’était pas le même chez les petits et grands mammifères.

Cette découverte est tout de même surprenante. La recherche a souvent montré qu’un cerveau plus grand permet un avantage cognitif et donc une capacité à trouver des solutions dans un nouvel environnement, comme l’explique le chercheur dans un communiqué de Stanford :

« Si le paysage devient plus froid, un animal pourrait ne pas être en mesure de faire pousser une fourrure dense, mais ces animaux peuvent résoudre des problèmes. Ils peuvent utiliser leurs connaissances pour surmonter un environnement plus froid en construisant un nid chaud, ou en choisissant de passer plus de temps au soleil. »

Mais il y a un prix à payer pour cet avantage : le tissu nerveux est très coûteux en énergie ; les animaux doivent donc manger plus pour l’alimenter ou passer moins de calories dans d’autres tâches (qui peut-être seraient plus utiles à la survie…).

 

Ce renard gris insulaire a un cerveau plutôt gros pour sa taille. C’est une espèce menacée. © National Park Service

Ce renard gris insulaire a un cerveau plutôt gros pour sa taille. C’est une espèce menacée. © National Park Service

Les petits mammifères à gros cerveau sont particulièrement menacés

 

Cette découverte arrive à un moment où la faune semble connaître une sixième crise d’extinctionde masse, à cause des activités humaines. D’après le chercheur, son résultat pourrait aider à mieux définir quelles espèces sont en danger d’extinction et quelles sont celles qui tireraient le plus de bénéfices de mesures de conservation. Les stratégies de conservation devraient donc cibler en particulier les espèces de petite taille à risque.

En 2012, Nature se faisait l’écho d’une autre étude du même chercheur dans laquelle il avait comparé des mammifères préhistoriques et des mammifères modernes : 229 espèces de carnivores anciens vivant au cours des 40 derniers millions d’années, dont la moitié déjà éteintes, et un groupe de mammifères modernes comprenant 147 espèces d’Amérique du Nord, de six ordres.

Il avait alors trouvé que les espèces de moins de 10 kg qui avaient un gros cerveau étaient moins souvent éteintes ou en danger. Revenant sur ces résultats, le chercheur a déclaré à Discovery News :

« Au cours des 40 derniers millions d’années, les espèces carnivores avec une plus grande taille relative du cerveau étaient moins susceptibles de disparaître, mais chez des espèces de mammifères vivant aujourd’hui, nous constatons une tendance inverse ».

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Les serpents plantent des fleurs en avalant des souris


Il existe 3 500 serpents connu dans le monde, et les serpents sont carnivores et à leur manière des jardiniers. Ceux qui doutent que le serpent ne soit pas important dans l’écosystème, voilà une des grandes utilités de cette bête si détestée. Quand ils mangent des rongeurs, souvent des graines se retrouvent sur ou dans leurs proies. Avec les excréments, les graines ont tout pour germer et dans des endroits plus loin que leur point d’origine
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Les serpents plantent des fleurs en avalant des souris

 

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

Les serpents sont un peu jardinier… Ils participeraient à la dissémination des graines dans la nature. En effet, ces carnivores se nourrissent de rongeurs qui parfois transportent des graines dans des poches, les abajoues. Les graines peuvent être libérées dans les excréments et germer.

Les animaux transportent souvent des graines qui s’accrochent à leurs poils ou leurs plumes. Certains les avalent et les relâchent dans leurs excréments. Ce processus permet aux plantes de coloniser de nouveaux milieux. Les rongeurs, granivores, participent à ce phénomène car certains transportent des graines dans leurs abajoues, des poches situées autour de la cavité buccale. C’est le cas par exemple des géomys ou « gaufres » (gopher en anglais) ou de la souris à abajoues. Mais parfois les rongeurs se font dévorer par des prédateurs, comme des serpents.

Dans un article paru dans Proceedings of the royal society B, des chercheurs américains ont étudié 50 serpents à sonnette d’un muséum. Ils appartenaient à trois espèces différentes vivant dans des déserts et qui consommaient des rongeurs de la famille des Hétéromidés, des animaux qui transportent des graines. 45 serpents avaient des restes de rongeurs et 971 graines ont été récupérées dans leurs tubes digestifs.

Les graines survivent dans le tube digestif des serpents à sonnette

Comme les serpents sont des carnivores stricts, ils ne digèrent pas la cellulose et d’autres molécules végétales. Les graines sont donc moins abîmées que si elles étaient passées dans le tube digestif d’un omnivore. Et comme les serpents avalent leur nourriture sans la mâcher, les graines ne sont pas broyées. Certaines pouvaient même germer dans le côlon ! Le milieu nutritif riche présent dans les excréments favorise aussi la germination de la graine, dans ou en dehors de l’animal.

D’après les auteurs, un serpent à sonnette peut manger une vingtaine de rongeurs pendant la saison active qui dure 25 à 30 semaines ; les serpents peuvent parcourir deux kilomètres en quelques jours, une distance bien plus importante que celle que parcourent des rongeurs. Comme la digestion du serpent est longue, les graines ont plus de chances d’être relâchées loin dans la nature. Chez les 3.500 espèces de serpents connues, de nombreuses pourraient consommer des proies qui transportent des graines, signale un communiqué de l’université Cornell.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi n’existe-t-il plus d’espèces animales aussi grandes que les dinosaures ?


C’est une bonne chose qu’il n’y a plus de dinosaures de nos jours, car s’ils auraient survécu, ils auraient sûrement fini par être éliminé par l’humain. Ce sont les herbivores qui ont eu plus de chance de survie après la météorite soit tombé il y a 65 millions d’années au Mexique, sauf que plus les herbivores étaient gros, plus ils avaient besoin de se nourrir et lors de la catastrophe, nombre d’eux ne pouvaient plus satisfaire leur besoin alimentaire. Ce furent les plus petits qui ont réussit à gravir le temps jusqu’à nous
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Pourquoi n’existe-t-il plus d’espèces animales aussi grandes que les dinosaures ?

 

Dinosaures

Brontosaures dans l’eau, Diplodocus sur la terre.

© CREATIVE COMMONS

Par Hervé Ratel

 

ÉVOLUTION. Il faut surtout ici parler des brontosaures, qui demeurent les dinosaures les plus impressionnants avec leur poids de 50 tonnes et leurs longueurs approchant les 30 mètres. Ils ont frappé l’imagination par leur taille gigantesque et leur cou démesuré. Ce caractère morphologique est d’ailleurs le premier élément important. Il permet de rendre accessible une nourriture que les autres herbivores ne peuvent atteindre. D’où une plus grande disponibilité en énergie et une meilleure croissance. Et n’oublions pas que si le cou des brontosaures a pu s’allonger à ce point c’est qu’il n’avait pas grand chose à soutenir étant donné le crâne de piaf équipant ces animaux…

Par ailleurs, il est plus facile de grandir en ayant un régime à base de feuilles que de viande. En effet, courir, être leste et rapide pour attraper sa proie nécessite de ne pas dépasser une certaine taille. En général, et y compris de nos jours, un herbivore peut être jusqu’à dix fois plus gros qu’un carnivore. L’éléphant en est un exemple. Sans oublier qu’un carnivore aura besoin de brûler plus d’énergie pour se nourrir qu’un herbivore qui n’a qu’à paisiblement attraper les végétaux à sa portée. Conséquence : tous les animaux géants sont herbivores, hier comme maintenant, même si ceux d’hier étaient plus gigantesques.

D’ailleurs, aujourd’hui, l’une des caractéristiques d’un reptile est de ne pas avoir de taille limite. Contrairement à un mammifère, il continue de grandir durant toute son existence. Plus il vit vieux, plus il est grand, qu’il soit lézard ou crocodile. Et plus il va manger, plus il va grandir. Et plus il va grandir, moins on tentera de lui chercher des noises. Et moins il aura de prédateurs, plus il vivra vieux… C’est une boucle qui se met en place, favorisant les grandes tailles.

Ajoutez à cela, comme l’a démontré Martin Sander et son équipe de paléontologues de l’université de Bonn (Allemagne) que les gros animaux ont un métabolisme de base élevé puisque ce facteur dépend étroitement de la taille et du poids. Plus l’animal est gros et plus ces valeurs sont grandes. Plus le métabolisme de base est important et plus l’animal surchauffe. Car, n’oublions pas cette loi physique: quand un animal double en taille, sa masse grimpe au cube. C’est la raison pour laquelle il ne pourra jamais exister de Spiderman car une araignée de taille humaine serait trop lourde par rapport à sa surface d’adhésion pour grimper aux murs. Et c’est aussi pour ça que l’éléphant a de grandes oreilles: pour lui permettre de dissiper la surchauffe que son volume entraîne… Mais, revenons à nos dinos.

Les avantages d’une température corporelle élevée

L’avantage d’avoir un métabolisme de base élevé tient en deux points. Premièrement : une croissance rapide — la chaleur favorise plus la croissance que le froid —, ce qui permet d’atteindre une grande taille en peu de temps, augmentant d’autant les chances de survivre à l’âge de la reproduction. À côté des sauropodes, les reptiles actuels et les mammifères sont plus petits, donc ils ont un métabolisme réduit, donc ils grandissent moins vite, donc ils ont moins de chances de survivre jusqu’à l’âge adulte. L’autre avantage d’une température corporelle élevée tient à la petite tête des sauropodes. S’ils ont pu avoir de longs cous, c’est qu’ils avaient de petites têtes. Et s’ils ont pu avoir de petites têtes, c’est qu’ils ne disposaient pas de système masticateur qui est volumineux et lourd. Et s’ils n’avaient pas besoin de mâcher, c’est qu’ils pouvaient avaler leur nourriture végétale d’un coup parce que leur température corporelle élevée se chargerait de la dissoudre plus facilement une fois dans l’estomac. CQFD.

Il existe un autre facteur morphologique pour expliquer le gigantisme des sauropodes : leurs poumons. On le sait, les dinosaures ont survécu de nos jours sous la forme des oiseaux qui en sont les descendants directs. Étudier leurs poumons a donc permis d’en tirer des enseignements sur ceux de leurs ancêtres. Les oiseaux sont à l’heure actuelle les seuls animaux munis d’os pneumatiques remplis d’air, ce qui allège leur squelette et leur permet de voler. Triple avantage pour les dinosaures : pouvoir être plus légers ; permettre au cou d’être plus facilement alimenté en oxygène et donc de s’allonger puisque l’air est distribué sur toute la surface du squelette ; enfin, réduire un tantinet la surchauffe corporelle que leur gigantisme induit.

Petits animaux, petits besoins et grands gagnants 

Mais, ne nous y trompons-pas : il n’y a pas que des avantages à être grand et massif. C’est parfait dans un environnement riche en nourriture, mais ça devient un problème en temps de famine parce qu’un animal énorme a besoin de manger énormément. D’ailleurs, on estime que les brontosaures passaient leurs journées à ça. Et c’est ce qui a causé leur perte il y a 65 millions d’années quand une météorite s’est abattue dans la péninsule du Yucatan (Mexique), recouvrant notre planète d’un voile noir qui a réduit le stock de nourriture disponible. Avantage a alors été donné aux espèces qui avaient besoin de peu pour survivre, donc les petits modèles. Et notamment les petits mammifères dont nous allons être issus des millions d’années plus tard. Mais ceci est une autre histoire…

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Qui veut la peau du renard ?


Je ne connais pas grand chose à la politique française, mais pour avoir vue Nicolas Hulot dans son émission Ushuaïa, j’ai été surprise sur sa décision de considérer le renard comme un animal nuisible. Il s’avère que malgré les inconvénients, le renard à une grande utilité dans la chaine alimentaire. Avec son grand appétit, il mange des mulots et des campagnols vecteur de la maladie de Lyme. Il n’est donc pass aussi nuisible que cela.
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Qui veut la peau du renard ?

 

Renard bondissant

Le renard est encore considéré (à tort) comme un nuisible

PATRICK GLAUME / BIOSPHOTO

Par Loïc Chauveau

Toujours considéré comme un animal nuisible, le petit carnivore roux est exterminé dans nos campagnes. Pourtant des études récentes montrent que ce prédateur du mulot participe activement à la lutte contre la maladie de Lyme.

Explications.

RÉPUTATION. Mais qu’est-ce qu’il nous a fait ? Personnage rusé et sympathique des contes et dessins animés, le renard est pourtant toujours exterminé dans les campagnes françaises. La chasse déterre, gaze, tire, piège au minimum 500.000 de ces canidés tous les ans ! Accusé de transmettre des maladies, de voler les poules et de détruire le gibier, le goupil a depuis des siècles mauvaise presse si bien que ses défenseurs peinent à se faire entendre. Pourtant, des voix s’élèvent pour mettre en avant la précieuse contribution qu’il apporte en particulier à la lutte… contre la maladie de Lyme ! Un fléau disséminé par les tiques et qui affecte chaque année entre 300.000 et 600.000 Français, atteints de douleurs et de fatigue intense après une morsure de cet acarien. De quoi remettre en question le statut de « nuisible » accolé à l’animal comme l’a signifié l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) à Nicolas Hulot dans une lettre à laquelle le ministre de la Transition écologique n’a pas encore apporté de réponse.

Si le renard roux (Vulpes vulpes) joue un rôle dans la lutte contre la maladie de lyme, c’est en raison de son appétit. Il raffole en effet des mulots et campagnols. Efficace, chaque renard en dévore 6000 par an ! Or ceux-ci sont les grands vecteurs des tiques infectées par la bactérie Borrelia, responsable de l’infection. Une étude publiée en juillet sur le site de la Royal Society britannique a en effet montré que les acariens se cachent dans la fourrure des rongeurs pour se disperser sur de très vastes territoires. Une fois écloses, les larves des tiques, dont beaucoup sont infectées, se fixent aux organismes de ces petits mammifères évoluant au plus près du sol. Infestés à leur tour, ces derniers transmettent la bactérie à d’autres animaux lorsqu’ils sont ingérés. Or, le renard pourrait participer à la diminution du risque de transmission à l’homme en réduisant le nombre de rongeurs hôtes selon les chercheurs. Ils ont observé, à l’aide de centaines de caméras, 20 parcelles forestières de un hectare aux Pays-Bas présentant des densités de prédateurs différentes. Résultat : plus l’effectif des renards et de fouines était important, plus le nombre de tiques infectées était faible ! En outre, les chercheurs ont établi que, plus les prédateurs étaient nombreux, moins les rongeurs étaient porteurs de tiques… car, s’abritant dans leur terrier, ils sortent moins.

Ce n’est pas la seule qualité à mettre au crédit du petit carnivore roux. Car les écologues savent depuis longtemps que son appétit vorace en fait aussi le protecteur des récoltes, cibles des mêmes mulots et campagnols !

« Or plutôt que de protéger leurs prédateurs, on préfère éradiquer ces rongeurs avec un poison violent, la bromadiolone, qui intoxique toute la chaîne alimentaire ! », s’indigne Marc Giraud, porte-parole de l’Aspas.

Tous les ans, dans chaque département, le renard se retrouve en effet invariablement sur la liste des « nuisibles » établie par le préfet. Des animaux dont il faut se débarrasser parce que jugés préjudiciables aux humains. Concernant Vulpes vulpes, les services publics invoquent trois raisons : atteinte à la santé et à la sécurité publiques, dommages importants causés aux activités agricoles et forestières et dégâts sur la faune et la flore. Les animaux incriminés peuvent être abattus tout au long de l’année, sans aucune limite. Côté santé, la rage vulpine ayant disparu de l’Hexagone à la fin des années 1990, c’est désormais au nom de l’échinococcose que cette chasse est justifiée. Ce parasite, qui vit à l’état de larve chez les rongeurs, passe chez le canidé où il se développe et pond des oeufs expulsés avec les fèces. Les kystes au foie que cette maladie provoque peuvent être dangereux pour l’humain si celui-ci ingère des plantes ayant été en contact avec des crottes infestées ou s’il est léché par un chien ayant contracté le parasite. Soit… une quinzaine de cas par an en France.

Une réputation de voleur de poules et tueur de lapins

Quant aux chasseurs, ils se disent inquiets des atteintes à la faune sauvage, le renard étant considéré comme un concurrent envers les espèces de gibier comme le lapin, la perdrix ou le faisan.

« Faux ! dénonce Denis-Richard Blackbourn, écoéthologue attaché au Muséum national d’histoire naturelle. Le renard ne fait que profiter d’un gibier d’élevage qui ne sait pas se défendre dans la nature et constitue une proie facile. » 

Vulpes vulpes est par ailleurs soupçonné de participer aux prédations dans les élevages de volailles en plein air. Aussi l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a-t-elle cherché à quantifier cette pression en prenant l’exemple du poulet de Bresse qui, pour satisfaire aux règles de l’appellation d’origine contrôlée, vit en extérieur.

« Notre programme de recherche PoulHaieCREM a comptabilisé les pertes de jeunes poulets dans 36 exploitations, détaille Sandrine Ruette, de l’Unité prédateurs- animaux de l’ONCFS. Soit un taux de 13 %… ce qui n’est pas rien ! Mais nous n’avons pas pu déterminer la responsabilité réelle du renard par rapport aux autres prédateurs comme les rapaces. »

 Or, dans cette région, les « piégeurs » touchent 4 £ par animal tué. Raisons pour laquelle le canidé est traqué jusque dans son terrier par des chiens spécialement entraînés, tiré au fusil, étranglé par des collets ou emprisonné dans des cages. Ses défenseurs désespèrent.

« Il y a un immense fossé entre son image d’animal rusé et sympathique et le sort qu’on lui réserve », déplore Marc Giraud.

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Qui est le plus intelligent, le chat ou le chien? Les neurosciences ont (enfin) tranché


Le raton laveur serait plus intelligent que le chien. Il semble aussi d’après le nombre des neurones cérébrales et des cellules gliales, le chien serait plus intelligent que le chat.
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Qui est le plus intelligent, le chat ou le chien? Les neurosciences ont (enfin) tranché

Rencontre entre un chien et un chat | Peretz Partensky via Flickr CC License by

Rencontre entre un chien et un chat | Peretz Partensky via Flickr CC License by

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur Science Alert

Le débat peut reprendre, il y a maintenant un argument biologique en plus.

​Parmi les grandes controverses qui déchaînent les passions ​partisanes du siècle, il y a certes la politique, pour sûr l’éternel débat entre la chocolatine et le bien mal nommé pain au chocolat, mais surtout, celui de la supériorité des chiens sur les chats, ou vice-versa.

Il semblerait qu’une étude fraîchement pondue tranche –au moins scientifiquement– la question. Un groupe international de chercheurs a étudié le nombre de neurones dans le cortex cérébral et la taille du cerveau de plusieurs animaux carnivores, afin de déterminer notamment si les animaux sauvages ou domestiques voyaient leur composition neuronale affectée selon qu’ils ont besoin ou non de chasser. Parmi eux donc, les chiens et les chats.

Et il s’avère que si les chiens n’ont pas le plus gros cerveau chez les carnivores, ils possèdent un nombre de neurones assez élevé, qui proportionnellement les classe au-dessus de la hyène rayée, du lion d’Afrique, de l’ours brun… et du chat.

«Je crois que la valeur absolue de neurones qu’un animal possède, particulièrement dans le cortex cérébral, détermine la richesse de son état mental interne et de sa capacité à prévoir ce qui va se produire dans son environnement, basé sur son expérience passée», rapporteSuzana Herculano-Houzel, neuroscientifique et professeur associée au Vanderbilt Brain Institute ayant pris part à l’étude.

L’intelligence n’est pas qu’une affaire de neurones

Les nouveaux résultats infirment ceux de travaux scientifiques précédents qui estimaient que les des chiens avaient 160 millions de neurones contre 300 millions pour les chats, et prêtant aux premiers 74 grammes de cerveau et 25 grammes pour les seconds. La nouvelle étude avance 250 millions de neurones pour les chats et 530 pour les chiens.

«Nos recherches signifient que les chiens ont les capacités biologiques d’accomplir des choses bien plus complexes et flexibles que les chats. Au moins, nous avons désormais un peu de biologie que les gens peuvent convoquer dans leurs discussions pour savoir qui des chiens ou chats est le plus intelligent», ajoute Herculano-Houzel.

Le nombre de neurones n’est cependant pas le critère décisif concernant l’intelligence. Comme le rappelait Sciences Avenir après une sortie de Nicolas Sarkozy qui soupçonnait qu’on ne lui prête que «deux neurones d’intelligence», le nombre de connexions neuronales ainsi que les cellules gliales, qui entourent les neurones, sont déterminantes.

Et les herbivores ne sont pas nécessairement des victimes

Quoiqu’il en soit, il ne semble pas que les prédateurs aient davantage de neurones que leurs proies, ni les mangeurs de viande plus que les herbivores. Les ours bruns, par exemple, ont un cortex cérébral dix fois plus gros que celui des chats, mais possèdent le même nombre de neurones corticaux.

Herculano-Houzel affirme ainsi que malgré le fait que manger de la viande soit largement considéré comme une réponse en termes d’énergie supérieure, il faut rétablir une balance plus subtile, qui prend en compte les proportions du cerveau et du corps des différentes espèces.

Mais en termes de densité neuronale, le plus badass est sans doute le raton laveur, qui présente le nombre de neurones d’un chien pour un cerveau de la taille d’un chat, ce qui le rend comparable au primate. L’homme compte, lui, près de 21 milliards de neurones.

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La fin de la viande… et le début du hamburger


Il y a plusieurs raisons louables pour essayer d’amadouer les amateurs de boeuf, mais en faire un procédé compliqué me parait toutefois bizarre. Être végétarien ou végétalien demande une connaissance de la nourriture pour éviter de manquer des besoins essentiels que la viande peut donner. Je crois plus à l’éducation et au changement de mentalité sans nécessairement abolir la viande, mais diminuer de beaucoup la quantité
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La fin de la viande… et le début du hamburger

 

TARA MOORE

Ce qu’on ne ferait pas pour plaire aux carnivores.

Dans un laboratoire californien, des biochimistes préparent le futur avec du ketchup et de la laitue. Ils se sont donné un défi : élaborer un hamburger juteux, croustillant, saignant… mais sans viande. Réussiront-ils à séduire les carnivores ?

Patrick Brown, l’un d’entre eux, en est persuadé. Ce professeur de biochimie quitte l’Université Stanford en 2009 pour trouver une alternative à la production industrielle de viande. Cette activité est, rappelons-le, extrêmement polluante : selon une estimation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), elle serait responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre planétaires. En particulier, c’est le bœuf que l’on pointe du doigt : par rapport au poulet et au porc, son élevage requiert 28 fois plus de terres et 11 fois plus d’eau.

Sachant que la population mondiale ne cesse de croître, trois options s’offrent à nous, selon le co-fondateur de Google, Sergey Brin : devenir végétariens, ignorer les défis environnementaux engendrés par la production de viande, ou encore innover. Optant pour l’innovation, il finance plusieurs recherches dans le domaine.

« Si les gens mangent encore des burgers dans 50 ans, ils ne viendront pas des vaches. Nous sauvons le burger », prophétise le professeur Brown.

Ce « nous » désigne sa compagnie Impossible Foods et son produit phare, l’Impossible Burger. Ceux qui ont pu y goûter dans la poignée de restaurants américains qui le proposent, s’entendent sur un point : son goût est très proche de celui du bœuf.

Mission impossible ?

Quand on sait que la première mouture de l’Impossible Burger goûtait la polenta moisie, selon les paroles d’un de ses goûteurs relayées par Brown, on comprend vite que le chemin parcouru depuis la création de l’entreprise en 2011 est impressionnant. Car la reproduction chimique de la viande est extrêmement tortueuse, selon Don Mottram, professeur en chimie alimentaire à l’université de Reading.

 

« À cause de sa structure complexe, la viande déploie de la saveur selon différentes étapes, à mesure que le gras, les muscles et les os cuisent à tour de rôle », expliquait-il au MIT Technology Review en 2015.

Comment l’équipe d’Impossible Foods s’y est-elle prise ? Pour l’ex-professeur de Stanford, l’idée de départ est très simple :

 « en gros, les animaux sont faits de plantes. Ils transforment des plantes en viande. L’idée était de faire la même chose ».

Plus concrètement, l’équipe a commencé par analyser la viande de bœuf au niveau moléculaire, afin de comprendre d’où vient son goût. Quand on croque dans une boulette de viande, ses milliers de composés chimiques différents se croisent simultanément. Pris individuellement, certains rappellent le beurre, le caramel, le lilas ou encore le soufre. C’est leur combinaison qui évoque le goût si particulier du bœuf au niveau du cerveau.

Un spectromètre de masse permet d’isoler les molécules et de les sentir individuellement, au moyen d’un tube. Après avoir identifié plus de 150 saveurs principales, les biochimistes ont sélectionné un assemblage d’aliments végétaux dont le cocktail rappelle la viande de bœuf. Le « tissu musculaire » est donc composé de protéines de pommes de terre et de blé, alors que le « tissu conjonctif » est fait de soja. L’huile de noix de coco fait quant à elle office de corps gras.

Mais il manquait quelque chose : le sang, primordial selon Brown. Pour le remplacer, l’hème, un composé chimique riche en fer qui rend le sang rouge et qui livre de l’oxygène aux muscles, est reproduit dans leur laboratoire. On le retrouve à l’origine dans diverses sources végétales, dont la levure, qui a le mérite d’être peu énergivore et peu coûteuse. Grâce à cette découverte de l’équipe d’Impossible Foods, le burger est complet !

Pas si vite, répond l’agence américaine des aliments et des drogues (FDA). Le New York Times rapportait en août que l’hème, ingrédient clé de l’Impossible Burger, pourrait être un allergène, selon la FDA. L’agence gouvernementale estime de surcroît que les tests menés par Impossible Foods ne sont pas suffisants pour décréter que l’hème est propice à la consommation humaine. Bien que d’origine végétale, c’est sous forme synthétique qu’il est présent dans le burger, ce qui explique les réserves.

En plus de cet obstacle majeur, l’Impossible Burger doit être identique en tous points à une boulette de viande animale s’il veut devenir une alternative viable aux végétariens, mais surtout aux carnivores. Ceux qui ont eu l’occasion d’y goûter disent que ce n’est pas encore le cas. Impressionnés par la texture et l’apparence, ils ne retrouvent pas exactement la saveur d’une boulette grasse et juteuse. Pourtant, une alternative existe.

60 milliards de cellules pour une boulette

Mark Post propose d’atteindre le même but par une méthode différente, soit en développant des cellules animales en laboratoire pour qu’elles forment de minuscules lamelles de viande. Ce professeur en physiologie vasculaire à l’Université de Maastricht a réussi en 2013 à assembler une boulette de viande de bœuf à partir de 20 000 de ces lamelles.

C’est ce que l’on appelle de la viande cultivée, ou in vitro. Post et son équipe commencent par extraire d’une vache des cellules souches de muscles squelettiques. Ces cellules sont ensuite cultivées dans des boîtes de Petri, où elles se multiplient de manière exponentielle. Il en faut 60 milliards pour produire les 20 000 lamelles, qu’on colle pour produire la boulette finale.

Alors que l’Impossible Burger tente d’imiter autant que possible les particularités d’une boulette de viande à partir de diverses sources végétales, Mark Post cherche à reproduire à l’identique cette boulette, grâce à la magie de l’ingénierie tissulaire. Le premier prototype a été dévoilé il y a quatre ans, notamment grâce au soutien financier de Sergey Brin, nécessaire au vu de son coût affiché de 375 000 $.

Pour Nicholas Genovese, co-fondateur de la société Memphis Meats, cité en 2013 par la revue Science, ce moment représente « un changement paradigmatique dans la manière de produire des protéines animales ». Également domiciliée dans la Silicon Valley, cette entreprise s’inspire des travaux de Mark Post pour élaborer des boulettes de viande de bœuf qu’elle espère déployer sur le marché américain d’ici 2021.

Les premiers testeurs ont soulevé les défauts gustatifs de la viande cultivée de Post : sèche, coriace, dépourvue de gras. Bien qu’il ait réussi à reproduire les fibres musculaires in vitro, certains détails la distinguent d’une véritable viande de bœuf : il manque le corps gras, les nerfs et les vaisseaux sanguins. Ceux-ci sont bien plus complexes à reproduire, selon Post.

Parmi les autres défis techniques non résolus, Genovese note qu’il faut découvrir une source de cellules souches renouvelable dans laquelle puiser à profusion. Pour l’instant, l’équipe néerlandaise doit constamment trouver de nouvelles vaches pour en extraire des cellules souches.

Par ailleurs, selon Linda Saucier, professeure titulaire de l’Université Laval et spécialiste en microbiologie des viandes, il n’existe pas encore de chercheurs québécois travaillant sur la question.

Des besoins pressants

Pour les pionniers de ce domaine, les raisons de trouver une alternative synthétique à la viande animale rejoignent celles avancées par Patrick Brown d’Impossible Foods. La demande mondiale pour cet aliment riche en protéines devrait croître de 70 % dans les 30 prochaines années. Produire 15 grammes de viande requiert 100 grammes de protéines végétales. Le bétail monopolise 70 % des terres arables du globe, selon la FAO.

Des considérations médicales se rajoutent à cette liste : la viande rouge contient un taux élevé de cholestérol et de gras saturés. Sa consommation excessive peut provoquer des maladies cardiaques, l’obésité, le diabète et certains cancers.

Enfin, le bien-être animal est aussi à considérer, quand on pense par exemple au traitement des animaux dans les abattoirs. D’un point de vue strictement moral, beaucoup estiment que les animaux méritent les mêmes droits que les êtres humains. Léonard de Vinci avait par exemple pour habitude d’acheter des oiseaux en cage afin de leur redonner leur liberté.

Mark Post est conscient que la bataille n’est pas gagnée d’avance :

« la viande a une multitude de significations différentes pour nous. On en mange depuis un million et demi d’années », souligne-t-il.

Saurons-nous substituer notre rapport de domination sur l’animal au profit d’un procédé entièrement technologique ?

Les yeux plus gros que le ventre ?

Anthony Bourdain, chef américain reconnu, est loin d’en être persuadé :

« quand on voit la nourriture seulement comme un moyen de subsistance, sans considérer le bonheur, la joie et même la magie qu’elle peut procurer, il y a un problème », exprimait-il en entrevue avec Tech Insider.

Le film de Claude Zidi L’Aile ou la Cuisse, sorti en 1976, souligne les appréhensions de bien des gens par rapport à ce sujet sensible. On y voit comment une chaîne de restauration rapide produit du poulet artificiel : en remplissant la carcasse d’une pâte blanche ensuite plongée dans une peinture rosâtre.

Malgré tout convaincus du bien-fondé de leurs démarches, les protagonistes du domaine foncent, peaufinent leurs techniques et attirent de plus en plus de financement. Le hamburger de Mark Post, qui coûtait 375 000 $ en 2013, ne coûterait plus que 11 $ aujourd’hui selon ses calculs.

L’Impossible Burger est quant à lui disponible dans plus de 30 restaurants américains pour environ 15 $. Les récentes réserves exprimées par la FDA pourraient toutefois freiner leurs ardeurs…

Cet article est le résultat d’un partenariat entre l’Agence Science-Presse et l’Association des communicateurs scientifiques du Québec dans le cadre de son programme de Bourse Fernand-Seguin.

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