Qui veut la peau du renard ?


Je ne connais pas grand chose à la politique française, mais pour avoir vue Nicolas Hulot dans son émission Ushuaïa, j’ai été surprise sur sa décision de considérer le renard comme un animal nuisible. Il s’avère que malgré les inconvénients, le renard à une grande utilité dans la chaine alimentaire. Avec son grand appétit, il mange des mulots et des campagnols vecteur de la maladie de Lyme. Il n’est donc pass aussi nuisible que cela.
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Qui veut la peau du renard ?

 

Renard bondissant

Le renard est encore considéré (à tort) comme un nuisible

PATRICK GLAUME / BIOSPHOTO

Par Loïc Chauveau

Toujours considéré comme un animal nuisible, le petit carnivore roux est exterminé dans nos campagnes. Pourtant des études récentes montrent que ce prédateur du mulot participe activement à la lutte contre la maladie de Lyme.

Explications.

RÉPUTATION. Mais qu’est-ce qu’il nous a fait ? Personnage rusé et sympathique des contes et dessins animés, le renard est pourtant toujours exterminé dans les campagnes françaises. La chasse déterre, gaze, tire, piège au minimum 500.000 de ces canidés tous les ans ! Accusé de transmettre des maladies, de voler les poules et de détruire le gibier, le goupil a depuis des siècles mauvaise presse si bien que ses défenseurs peinent à se faire entendre. Pourtant, des voix s’élèvent pour mettre en avant la précieuse contribution qu’il apporte en particulier à la lutte… contre la maladie de Lyme ! Un fléau disséminé par les tiques et qui affecte chaque année entre 300.000 et 600.000 Français, atteints de douleurs et de fatigue intense après une morsure de cet acarien. De quoi remettre en question le statut de « nuisible » accolé à l’animal comme l’a signifié l’Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) à Nicolas Hulot dans une lettre à laquelle le ministre de la Transition écologique n’a pas encore apporté de réponse.

Si le renard roux (Vulpes vulpes) joue un rôle dans la lutte contre la maladie de lyme, c’est en raison de son appétit. Il raffole en effet des mulots et campagnols. Efficace, chaque renard en dévore 6000 par an ! Or ceux-ci sont les grands vecteurs des tiques infectées par la bactérie Borrelia, responsable de l’infection. Une étude publiée en juillet sur le site de la Royal Society britannique a en effet montré que les acariens se cachent dans la fourrure des rongeurs pour se disperser sur de très vastes territoires. Une fois écloses, les larves des tiques, dont beaucoup sont infectées, se fixent aux organismes de ces petits mammifères évoluant au plus près du sol. Infestés à leur tour, ces derniers transmettent la bactérie à d’autres animaux lorsqu’ils sont ingérés. Or, le renard pourrait participer à la diminution du risque de transmission à l’homme en réduisant le nombre de rongeurs hôtes selon les chercheurs. Ils ont observé, à l’aide de centaines de caméras, 20 parcelles forestières de un hectare aux Pays-Bas présentant des densités de prédateurs différentes. Résultat : plus l’effectif des renards et de fouines était important, plus le nombre de tiques infectées était faible ! En outre, les chercheurs ont établi que, plus les prédateurs étaient nombreux, moins les rongeurs étaient porteurs de tiques… car, s’abritant dans leur terrier, ils sortent moins.

Ce n’est pas la seule qualité à mettre au crédit du petit carnivore roux. Car les écologues savent depuis longtemps que son appétit vorace en fait aussi le protecteur des récoltes, cibles des mêmes mulots et campagnols !

« Or plutôt que de protéger leurs prédateurs, on préfère éradiquer ces rongeurs avec un poison violent, la bromadiolone, qui intoxique toute la chaîne alimentaire ! », s’indigne Marc Giraud, porte-parole de l’Aspas.

Tous les ans, dans chaque département, le renard se retrouve en effet invariablement sur la liste des « nuisibles » établie par le préfet. Des animaux dont il faut se débarrasser parce que jugés préjudiciables aux humains. Concernant Vulpes vulpes, les services publics invoquent trois raisons : atteinte à la santé et à la sécurité publiques, dommages importants causés aux activités agricoles et forestières et dégâts sur la faune et la flore. Les animaux incriminés peuvent être abattus tout au long de l’année, sans aucune limite. Côté santé, la rage vulpine ayant disparu de l’Hexagone à la fin des années 1990, c’est désormais au nom de l’échinococcose que cette chasse est justifiée. Ce parasite, qui vit à l’état de larve chez les rongeurs, passe chez le canidé où il se développe et pond des oeufs expulsés avec les fèces. Les kystes au foie que cette maladie provoque peuvent être dangereux pour l’humain si celui-ci ingère des plantes ayant été en contact avec des crottes infestées ou s’il est léché par un chien ayant contracté le parasite. Soit… une quinzaine de cas par an en France.

Une réputation de voleur de poules et tueur de lapins

Quant aux chasseurs, ils se disent inquiets des atteintes à la faune sauvage, le renard étant considéré comme un concurrent envers les espèces de gibier comme le lapin, la perdrix ou le faisan.

« Faux ! dénonce Denis-Richard Blackbourn, écoéthologue attaché au Muséum national d’histoire naturelle. Le renard ne fait que profiter d’un gibier d’élevage qui ne sait pas se défendre dans la nature et constitue une proie facile. » 

Vulpes vulpes est par ailleurs soupçonné de participer aux prédations dans les élevages de volailles en plein air. Aussi l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a-t-elle cherché à quantifier cette pression en prenant l’exemple du poulet de Bresse qui, pour satisfaire aux règles de l’appellation d’origine contrôlée, vit en extérieur.

« Notre programme de recherche PoulHaieCREM a comptabilisé les pertes de jeunes poulets dans 36 exploitations, détaille Sandrine Ruette, de l’Unité prédateurs- animaux de l’ONCFS. Soit un taux de 13 %… ce qui n’est pas rien ! Mais nous n’avons pas pu déterminer la responsabilité réelle du renard par rapport aux autres prédateurs comme les rapaces. »

 Or, dans cette région, les « piégeurs » touchent 4 £ par animal tué. Raisons pour laquelle le canidé est traqué jusque dans son terrier par des chiens spécialement entraînés, tiré au fusil, étranglé par des collets ou emprisonné dans des cages. Ses défenseurs désespèrent.

« Il y a un immense fossé entre son image d’animal rusé et sympathique et le sort qu’on lui réserve », déplore Marc Giraud.

https://www.sciencesetavenir.fr

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Qui est le plus intelligent, le chat ou le chien? Les neurosciences ont (enfin) tranché


Le raton laveur serait plus intelligent que le chien. Il semble aussi d’après le nombre des neurones cérébrales et des cellules gliales, le chien serait plus intelligent que le chat.
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Qui est le plus intelligent, le chat ou le chien? Les neurosciences ont (enfin) tranché

Rencontre entre un chien et un chat | Peretz Partensky via Flickr CC License by

Rencontre entre un chien et un chat | Peretz Partensky via Flickr CC License by

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur Science Alert

Le débat peut reprendre, il y a maintenant un argument biologique en plus.

​Parmi les grandes controverses qui déchaînent les passions ​partisanes du siècle, il y a certes la politique, pour sûr l’éternel débat entre la chocolatine et le bien mal nommé pain au chocolat, mais surtout, celui de la supériorité des chiens sur les chats, ou vice-versa.

Il semblerait qu’une étude fraîchement pondue tranche –au moins scientifiquement– la question. Un groupe international de chercheurs a étudié le nombre de neurones dans le cortex cérébral et la taille du cerveau de plusieurs animaux carnivores, afin de déterminer notamment si les animaux sauvages ou domestiques voyaient leur composition neuronale affectée selon qu’ils ont besoin ou non de chasser. Parmi eux donc, les chiens et les chats.

Et il s’avère que si les chiens n’ont pas le plus gros cerveau chez les carnivores, ils possèdent un nombre de neurones assez élevé, qui proportionnellement les classe au-dessus de la hyène rayée, du lion d’Afrique, de l’ours brun… et du chat.

«Je crois que la valeur absolue de neurones qu’un animal possède, particulièrement dans le cortex cérébral, détermine la richesse de son état mental interne et de sa capacité à prévoir ce qui va se produire dans son environnement, basé sur son expérience passée», rapporteSuzana Herculano-Houzel, neuroscientifique et professeur associée au Vanderbilt Brain Institute ayant pris part à l’étude.

L’intelligence n’est pas qu’une affaire de neurones

Les nouveaux résultats infirment ceux de travaux scientifiques précédents qui estimaient que les des chiens avaient 160 millions de neurones contre 300 millions pour les chats, et prêtant aux premiers 74 grammes de cerveau et 25 grammes pour les seconds. La nouvelle étude avance 250 millions de neurones pour les chats et 530 pour les chiens.

«Nos recherches signifient que les chiens ont les capacités biologiques d’accomplir des choses bien plus complexes et flexibles que les chats. Au moins, nous avons désormais un peu de biologie que les gens peuvent convoquer dans leurs discussions pour savoir qui des chiens ou chats est le plus intelligent», ajoute Herculano-Houzel.

Le nombre de neurones n’est cependant pas le critère décisif concernant l’intelligence. Comme le rappelait Sciences Avenir après une sortie de Nicolas Sarkozy qui soupçonnait qu’on ne lui prête que «deux neurones d’intelligence», le nombre de connexions neuronales ainsi que les cellules gliales, qui entourent les neurones, sont déterminantes.

Et les herbivores ne sont pas nécessairement des victimes

Quoiqu’il en soit, il ne semble pas que les prédateurs aient davantage de neurones que leurs proies, ni les mangeurs de viande plus que les herbivores. Les ours bruns, par exemple, ont un cortex cérébral dix fois plus gros que celui des chats, mais possèdent le même nombre de neurones corticaux.

Herculano-Houzel affirme ainsi que malgré le fait que manger de la viande soit largement considéré comme une réponse en termes d’énergie supérieure, il faut rétablir une balance plus subtile, qui prend en compte les proportions du cerveau et du corps des différentes espèces.

Mais en termes de densité neuronale, le plus badass est sans doute le raton laveur, qui présente le nombre de neurones d’un chien pour un cerveau de la taille d’un chat, ce qui le rend comparable au primate. L’homme compte, lui, près de 21 milliards de neurones.

http://www.slate.fr/

La fin de la viande… et le début du hamburger


Il y a plusieurs raisons louables pour essayer d’amadouer les amateurs de boeuf, mais en faire un procédé compliqué me parait toutefois bizarre. Être végétarien ou végétalien demande une connaissance de la nourriture pour éviter de manquer des besoins essentiels que la viande peut donner. Je crois plus à l’éducation et au changement de mentalité sans nécessairement abolir la viande, mais diminuer de beaucoup la quantité
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La fin de la viande… et le début du hamburger

 

TARA MOORE

Ce qu’on ne ferait pas pour plaire aux carnivores.

Dans un laboratoire californien, des biochimistes préparent le futur avec du ketchup et de la laitue. Ils se sont donné un défi : élaborer un hamburger juteux, croustillant, saignant… mais sans viande. Réussiront-ils à séduire les carnivores ?

Patrick Brown, l’un d’entre eux, en est persuadé. Ce professeur de biochimie quitte l’Université Stanford en 2009 pour trouver une alternative à la production industrielle de viande. Cette activité est, rappelons-le, extrêmement polluante : selon une estimation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), elle serait responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre planétaires. En particulier, c’est le bœuf que l’on pointe du doigt : par rapport au poulet et au porc, son élevage requiert 28 fois plus de terres et 11 fois plus d’eau.

Sachant que la population mondiale ne cesse de croître, trois options s’offrent à nous, selon le co-fondateur de Google, Sergey Brin : devenir végétariens, ignorer les défis environnementaux engendrés par la production de viande, ou encore innover. Optant pour l’innovation, il finance plusieurs recherches dans le domaine.

« Si les gens mangent encore des burgers dans 50 ans, ils ne viendront pas des vaches. Nous sauvons le burger », prophétise le professeur Brown.

Ce « nous » désigne sa compagnie Impossible Foods et son produit phare, l’Impossible Burger. Ceux qui ont pu y goûter dans la poignée de restaurants américains qui le proposent, s’entendent sur un point : son goût est très proche de celui du bœuf.

Mission impossible ?

Quand on sait que la première mouture de l’Impossible Burger goûtait la polenta moisie, selon les paroles d’un de ses goûteurs relayées par Brown, on comprend vite que le chemin parcouru depuis la création de l’entreprise en 2011 est impressionnant. Car la reproduction chimique de la viande est extrêmement tortueuse, selon Don Mottram, professeur en chimie alimentaire à l’université de Reading.

 

« À cause de sa structure complexe, la viande déploie de la saveur selon différentes étapes, à mesure que le gras, les muscles et les os cuisent à tour de rôle », expliquait-il au MIT Technology Review en 2015.

Comment l’équipe d’Impossible Foods s’y est-elle prise ? Pour l’ex-professeur de Stanford, l’idée de départ est très simple :

 « en gros, les animaux sont faits de plantes. Ils transforment des plantes en viande. L’idée était de faire la même chose ».

Plus concrètement, l’équipe a commencé par analyser la viande de bœuf au niveau moléculaire, afin de comprendre d’où vient son goût. Quand on croque dans une boulette de viande, ses milliers de composés chimiques différents se croisent simultanément. Pris individuellement, certains rappellent le beurre, le caramel, le lilas ou encore le soufre. C’est leur combinaison qui évoque le goût si particulier du bœuf au niveau du cerveau.

Un spectromètre de masse permet d’isoler les molécules et de les sentir individuellement, au moyen d’un tube. Après avoir identifié plus de 150 saveurs principales, les biochimistes ont sélectionné un assemblage d’aliments végétaux dont le cocktail rappelle la viande de bœuf. Le « tissu musculaire » est donc composé de protéines de pommes de terre et de blé, alors que le « tissu conjonctif » est fait de soja. L’huile de noix de coco fait quant à elle office de corps gras.

Mais il manquait quelque chose : le sang, primordial selon Brown. Pour le remplacer, l’hème, un composé chimique riche en fer qui rend le sang rouge et qui livre de l’oxygène aux muscles, est reproduit dans leur laboratoire. On le retrouve à l’origine dans diverses sources végétales, dont la levure, qui a le mérite d’être peu énergivore et peu coûteuse. Grâce à cette découverte de l’équipe d’Impossible Foods, le burger est complet !

Pas si vite, répond l’agence américaine des aliments et des drogues (FDA). Le New York Times rapportait en août que l’hème, ingrédient clé de l’Impossible Burger, pourrait être un allergène, selon la FDA. L’agence gouvernementale estime de surcroît que les tests menés par Impossible Foods ne sont pas suffisants pour décréter que l’hème est propice à la consommation humaine. Bien que d’origine végétale, c’est sous forme synthétique qu’il est présent dans le burger, ce qui explique les réserves.

En plus de cet obstacle majeur, l’Impossible Burger doit être identique en tous points à une boulette de viande animale s’il veut devenir une alternative viable aux végétariens, mais surtout aux carnivores. Ceux qui ont eu l’occasion d’y goûter disent que ce n’est pas encore le cas. Impressionnés par la texture et l’apparence, ils ne retrouvent pas exactement la saveur d’une boulette grasse et juteuse. Pourtant, une alternative existe.

60 milliards de cellules pour une boulette

Mark Post propose d’atteindre le même but par une méthode différente, soit en développant des cellules animales en laboratoire pour qu’elles forment de minuscules lamelles de viande. Ce professeur en physiologie vasculaire à l’Université de Maastricht a réussi en 2013 à assembler une boulette de viande de bœuf à partir de 20 000 de ces lamelles.

C’est ce que l’on appelle de la viande cultivée, ou in vitro. Post et son équipe commencent par extraire d’une vache des cellules souches de muscles squelettiques. Ces cellules sont ensuite cultivées dans des boîtes de Petri, où elles se multiplient de manière exponentielle. Il en faut 60 milliards pour produire les 20 000 lamelles, qu’on colle pour produire la boulette finale.

Alors que l’Impossible Burger tente d’imiter autant que possible les particularités d’une boulette de viande à partir de diverses sources végétales, Mark Post cherche à reproduire à l’identique cette boulette, grâce à la magie de l’ingénierie tissulaire. Le premier prototype a été dévoilé il y a quatre ans, notamment grâce au soutien financier de Sergey Brin, nécessaire au vu de son coût affiché de 375 000 $.

Pour Nicholas Genovese, co-fondateur de la société Memphis Meats, cité en 2013 par la revue Science, ce moment représente « un changement paradigmatique dans la manière de produire des protéines animales ». Également domiciliée dans la Silicon Valley, cette entreprise s’inspire des travaux de Mark Post pour élaborer des boulettes de viande de bœuf qu’elle espère déployer sur le marché américain d’ici 2021.

Les premiers testeurs ont soulevé les défauts gustatifs de la viande cultivée de Post : sèche, coriace, dépourvue de gras. Bien qu’il ait réussi à reproduire les fibres musculaires in vitro, certains détails la distinguent d’une véritable viande de bœuf : il manque le corps gras, les nerfs et les vaisseaux sanguins. Ceux-ci sont bien plus complexes à reproduire, selon Post.

Parmi les autres défis techniques non résolus, Genovese note qu’il faut découvrir une source de cellules souches renouvelable dans laquelle puiser à profusion. Pour l’instant, l’équipe néerlandaise doit constamment trouver de nouvelles vaches pour en extraire des cellules souches.

Par ailleurs, selon Linda Saucier, professeure titulaire de l’Université Laval et spécialiste en microbiologie des viandes, il n’existe pas encore de chercheurs québécois travaillant sur la question.

Des besoins pressants

Pour les pionniers de ce domaine, les raisons de trouver une alternative synthétique à la viande animale rejoignent celles avancées par Patrick Brown d’Impossible Foods. La demande mondiale pour cet aliment riche en protéines devrait croître de 70 % dans les 30 prochaines années. Produire 15 grammes de viande requiert 100 grammes de protéines végétales. Le bétail monopolise 70 % des terres arables du globe, selon la FAO.

Des considérations médicales se rajoutent à cette liste : la viande rouge contient un taux élevé de cholestérol et de gras saturés. Sa consommation excessive peut provoquer des maladies cardiaques, l’obésité, le diabète et certains cancers.

Enfin, le bien-être animal est aussi à considérer, quand on pense par exemple au traitement des animaux dans les abattoirs. D’un point de vue strictement moral, beaucoup estiment que les animaux méritent les mêmes droits que les êtres humains. Léonard de Vinci avait par exemple pour habitude d’acheter des oiseaux en cage afin de leur redonner leur liberté.

Mark Post est conscient que la bataille n’est pas gagnée d’avance :

« la viande a une multitude de significations différentes pour nous. On en mange depuis un million et demi d’années », souligne-t-il.

Saurons-nous substituer notre rapport de domination sur l’animal au profit d’un procédé entièrement technologique ?

Les yeux plus gros que le ventre ?

Anthony Bourdain, chef américain reconnu, est loin d’en être persuadé :

« quand on voit la nourriture seulement comme un moyen de subsistance, sans considérer le bonheur, la joie et même la magie qu’elle peut procurer, il y a un problème », exprimait-il en entrevue avec Tech Insider.

Le film de Claude Zidi L’Aile ou la Cuisse, sorti en 1976, souligne les appréhensions de bien des gens par rapport à ce sujet sensible. On y voit comment une chaîne de restauration rapide produit du poulet artificiel : en remplissant la carcasse d’une pâte blanche ensuite plongée dans une peinture rosâtre.

Malgré tout convaincus du bien-fondé de leurs démarches, les protagonistes du domaine foncent, peaufinent leurs techniques et attirent de plus en plus de financement. Le hamburger de Mark Post, qui coûtait 375 000 $ en 2013, ne coûterait plus que 11 $ aujourd’hui selon ses calculs.

L’Impossible Burger est quant à lui disponible dans plus de 30 restaurants américains pour environ 15 $. Les récentes réserves exprimées par la FDA pourraient toutefois freiner leurs ardeurs…

Cet article est le résultat d’un partenariat entre l’Agence Science-Presse et l’Association des communicateurs scientifiques du Québec dans le cadre de son programme de Bourse Fernand-Seguin.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Chilesaurus, «l’un des dinosaures les plus intrigants», révèle ses secrets


Un dinosaure avait le physique d’un prédateur carnivore, mais il serait en réalité un herbivore, ce qui serait selon les chercheurs, un animal avant vécu dans la période de Jurassique serait peut-être un ancêtre qui aurait donné deux groupes un carnivore et l’autre végétarien
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Le Chilesaurus, «l’un des dinosaures les plus intrigants», révèle ses secrets

 

Le Chilesaurus a la tête d'un carnivore, mais... (Photo tirée de Twitter)

Le Chilesaurus a la tête d’un carnivore, mais les dents plates d’un herbivore, ce qui intrigue les chercheurs.

PHOTO TIRÉE DE TWITTER

 

Agence France-Presse
Paris

Le Chilesaurus, un herbivore à l’allure de terrible carnivore, pourrait être le «chaînon manquant» entre deux grandes familles de dinosaures, selon une étude parue mercredi qui prône une révision complète de leur généalogie.

«Le Chilesaurus contribue réellement à combler un écart évolutif entre deux grands groupes de dinosaures (les théropodes et les ornithischiens, ndlr)», explique à l’AFP Paul Barrett du musée d’histoire naturelle de Londres, coauteur de l’étude.

«Cette découverte nous aide à comprendre comment un type de dinosaure s’est transformé en un autre type, complètement différent», ajoute-t-il

L’animal qualifié de «l’un des dinosaures les plus déroutants et les plus fascinants jamais découverts» par le chercheur a été mis au jour dans le sud du Chili en février 2004 par un garçon de 7 ans.

L’enfant accompagnait ses parents géologues dans les Andes quand il est tombé par hasard sur des fossiles présents dans des roches de la fin de la période du Jurassique, il y a environ 150 millions d’années.

Le Chilesaurus a tout de suite intrigué les chercheurs par ses caractéristiques inhabituelles:

il a «presque l’air d’avoir été conçu à partir de plusieurs animaux différents», s’amuse Paul Barrett.

Par exemple, il a la tête d’un carnivore, mais les dents plates d’un herbivore (indispensables pour broyer la matière végétale).

À l’occasion d’une étude précédente publiée en 2015, des chercheurs avaient placé le nouveau venu dans la famille des théropodes, dont il a l’allure, parmi lesquels figurent les fameux carnivores Tyrannosaurus et Vélociraptor.

Mais après avoir étudié plus de 450 caractéristiques anatomiques de dinosaures primitifs, Paul Barrett et son collègue Matthew Baron de l’Université de Cambridge sont affirmatifs: c’est un ornithischien, un dinosaure au «bassin d’oiseau» (mais sans pour autant avoir de lien de parenté avec eux).

Il rejoint dans ce groupe le Tricératops, l’Iguanodon et le Stégosaures, selon leur travaux publiés dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society B.

Les chercheurs pensent pouvoir également lui attribuer le titre de «chaînon manquant» entre les dinosaures herbivores et les théropodes.

«Ces deux groupes ont partagé une ascendance commune datant de 220 à 225 millions d’années», explique Paul Barrett. «Cet ancêtre commun a donné deux groupes: l’un est devenu les théropodes mangeurs de viande, l’autre les Ornithischiens végétariens».

Selon l’étude, le Chilesaurus serait «un membre très précoce» des ornithischiens. Il en possède le bassin et les dents plates, mais pas le bec, ce qui pourrait en faire un spécimen de transition entre les deux familles.

«Le Chilesaurus montre comment un animal qui ressemble à un mangeur de viande à deux pattes peut se transformer en quelque chose qui commence à devenir un mangeur de plantes», explique Paul Barrett.

Cette découverte vient conforter une précédente étude des deux chercheurs publiée en mars qui remettait en cause la classification des dinosaures.

Depuis plus de 100 ans, on répartit les dinosaures en deux grands groupes: les Saurischiens (qui comportent les Théropodes) et les Ornithischiens.

Les deux chercheurs avaient remis en cause cette classification en affirmant que les théropodes et ornithischiens appartenaient au même groupe.

«Chilesaurus nous conforte dans l’idée que ce réarrangement est correct car il possède des caractéristiques des deux groupes», note le chercheur.

http://www.lapresse.ca/a

Le T. rex était un véritable broyeur d’os


Le T.Rex avait une mâchoire puissante, la plus puissante que la terre a porté dans son sein. Il mangeait des os, comme on mange des biscuits. Il était donc préférable pour les autres animaux, de ne pas traîner quand le T.Rex était dans les environs
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Le T. rex était un véritable broyeur d’os

 

Le Tyrannosaurus rex mordait dans ses proies  avec une force de 3600 kg et la pression exercée par sa mâchoire atteignait les 30 tonnes/cm2.

Le Tyrannosaurus rex mordait dans ses proies avec une force de 3600 kg et la pression exercée par sa mâchoire atteignait les 30 tonnes/cm2.   Photo : Gregory Erickson et Paul Gignac

Lorsque le Tyrannosaurus rex mordait dans ses proies, sa mâchoire exerçait une pression de 30 tonnes par centimètre carré, un record dans le monde animal.

Celui qui est considéré comme l’un des plus grands carnivores terrestres de tous les temps pouvait littéralement broyer les os de ses victimes, expliquent les paléontologues américains Gregory Erickson et Paul Gignac, associés aux universités d’État de la Floride et de l’Oklahoma.

Pour en venir à cette conclusion, les chercheurs ont modélisé sa mâchoire à partir des caractéristiques musculaires de celles d’animaux étroitement liés au dinosaure : les crocodiles, les alligators et les oiseaux.

Les simulations ont montré que le T. rex était capable d’entamer, de perforer et de casser des os. Il pouvait aussi les manger; une réalité observée de nos jours chez certains mammifères carnivores comme les loups gris et les hyènes, mais pas chez les actuels reptiles dont les dents ne le permettent pas.

Les auteurs affirment que les tyrannosaures avaient une morsure deux fois plus puissante que celle des plus gros crocodiles vivants, les champions d’aujourd’hui.

La force de la mâchoire n’était toutefois pas le seul atout du T. rex. Pour broyer des os, l’animal devait également posséder de bonnes dents capables, par leur forme et leur disposition, d’amplifier la pression de la mâchoire.

Le T. rex était capable de broyer des os, car il est très gros, mais surtout parce qu’il est doté de dents aux caractéristiques adéquates : des dents incroyablement grandes, coniques et fortement enracinées. Paul Gignac

« Les prédateurs capables de croquer les os peuvent avoir accès à une nourriture très riche sans prendre de risques supplémentaires », ajoute M. Gignac.

En outre, les broyeurs d’os peuvent survivre en période creuse en exploitant pleinement les nutriments des carcasses.

Le détail de ces travaux est publié dans les Nature Scientific Reports

http://ici.radio-canada.ca

Parole d’enfant ► Les crocodiles sont carnivores


Mlle est perspicace, elle est logique dans son raisonnement
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Les crocodiles

sont carnivores

 

Maman raconte


– Est-ce que les crocodiles pourraient me manger ?
– Non Ana
– Mais les crocodiles sont carnivores non ?
Oui Ana
– Et nous, on est de la viande
– Oui Ana
– Les carnivores mangent de la viande donc tu vois maman !
Les crocodiles pourraient me manger

Ana-Jézabelle, 5 ans /27 mars 2017

Préhistoire : les hommes mangeaient-ils plus de viande ou de légumes ?


Les hommes de la préhistoire, ne consommaient pas autant de viande que l’on croyait. Ils en consommaient, mais la viande était souvent accompagnée beaucoup de végétaux (légumes, fruits, tubercules) et de noix selon les saisons.
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Préhistoire : les hommes mangeaient-ils plus de viande ou de légumes ?

 

 

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université hébraïque de Jérusalem, les hommes de l’Âge de Pierre mangeaient plus de végétaux que ce qu’on pouvait jusqu’alors imaginer.

9 000 fossiles de plantes comestibles datant de l’Âge de Pierre.

Une équipe d’archéologues israéliens a réussi à mettre la main sur plus de 9 000 fossiles de plantes comestibles datant de l’Âge de Pierre. Une découverte qui permet de mieux comprendre comment vivaient les hommes à cette période. Ces différents travaux, publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), révèlent en effet que nos ancêtres se nourrissaient de fruits, mais aussi de tubercules.

« Nous avons eu l’occasion de découvrir un grand nombre de restes de fruits, de noix et de graines dans les arbres, les arbustes et le lac, aux côtés de restes d’animaux et d’outils façonnés par l’homme », détaille le Pr Naama Goren-Inbar qui a participé aux travaux.

Une révélation qui vient contredire l’idée selon laquelle les hommes préhistoriques étaient des carnivores inconditionnels.

Des fossiles végétaux datant d’il y a 750 000 ans

En examinant ces fossiles végétaux datant d’il y a 750 000 ans et prélevés sur le site de Gesher Benot Ya’aqov, situé au nord de la vallée du Jourdain, les chercheurs sont parvenus à identifier 55 espèces différentes de plantes comestibles. Parmi ces espèces, 10 ont aujourd’hui disparu, à l’instar de la noix d’eau. Ces végétaux étaient cuits avant d’être mangé, en témoignent des traces de combustions sur le site archéologique.

Selon les chercheurs, les hommes de l’Âge de Pierre ne mangeaient pas uniquement des végétaux, mais la proportion de protéines et de graisses animales nécessaire à leur alimentation semble être beaucoup moins importante que ce qui avait été envisagé jusqu’alors. Dans le détail, il semblerait que les noix et fruits étaient consommés plus particulièrement pendant les saisons chaudes. Quant aux légumes verts, ils accompagnaient davantage les repas d’hiver.

http://www.passeportsante.net/