Washington approuve des «bombes au cyanure» anti-prédateurs


Des pièges au cyanure ont été interdits l’a dernier aux États-Unis quand un enfant a été blessé et son chien fût tué.Des pièges au cyanure ont été interdits l’a dernier aux États-Unis quand un enfant a été blessé et son chien fût tué. Alors comment les autres animaux qui doivent être protégé peuvent éviter ses pièges ? Ils ne peuvent pas et sont donc victime de ces pièges
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Washington approuve des «bombes au cyanure» anti-prédateurs

PHOTO REUTERS

Les pièges M-44 ont tué 6579 animaux en 2018, dont plus de 200 n’étaient pas initialement visés.

(Washington) Les autorités américaines ont donné leur feu vert à l’utilisation de pièges très controversés au cyanure de sodium destinés à tuer renards, coyotes et chiens sauvages, une décision immédiatement condamnée par les défenseurs de l’environnement.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Enfoncés dans le sol, les pièges M-44 projettent un nuage létal de cyanure de sodium lorsqu’un animal en mord l’extrémité, équipée d’un appât. 

L’Agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) avait suspendu leur utilisation l’an dernier après que l’un de ces pièges eut blessé un enfant et tué son chien dans l’Idaho. La famille avait porté plainte.

Au terme d’une valse-hésitation sur la question, la nouvelle autorisation d’utilisation a été annoncée jeudi est assortie de conditions plus draconiennes.

Sont notamment rendus obligatoires des distances tampon autour d’habitations et de voies publiques ainsi que la présence de panneaux d’avertissement.

Ces restrictions n’ont toutefois pas apaisé les associations de défense de l’environnement. 

«Cette décision consternante laisse des pièges au cyanure dissimulés dans la nature qui mettent en danger les personnes, les animaux de compagnie et les espèces menacées», a dénoncé jeudi dans un communiqué Collette Adkins, du Center for Biological Diversity.

«L’Agence de protection de l’environnement (EPA) trahit son devoir fondamental de protection du public, des animaux domestiques et sauvages face à l’impact cruel et mortel des bombes au cyanure», a de son côté déploré Kelly Nokes, avocate au Western Environmental Law Center. 

Le département de l’Agriculture a lui au contraire assuré que les pièges M-44 protégeaient des prédateurs «le bétail et les espèces menacées et en voie de disparition» et empêchaient «la propagation de maladies». 

Le président de l’Association de l’industrie ovine américaine, Benny Cox, a lui rappelé que les prédateurs causaient chaque année plus de 232 millions de dollars de pertes aux éleveurs. 

Selon des données gouvernementales, ces pièges ont tué 6579 animaux en 2018, dont plus de 200 n’étaient pas initialement visés, parmi lesquels des opossums, des ratons-laveurs et un ours.

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L’administration Trump lève l’interdiction des «bombes de cyanure»


L’an dernier, ces pièges de cyanures avaient été interdits suite à des blessures sur un enfant et la mort de son chien, ainsi que des animaux non ciblés Aujourd’hui, le gouvernement l’autorise de nouveau, pour éliminer les renards, coyotes et chiens sauvages. Avec des restrictions comme installées des panneaux d’avertissement pour éviter les autres animaux non ciblés, comme s’ils savaient lire !!! Sans parler des dégâts a l’environnement.
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L’administration Trump lève l’interdiction des «bombes de cyanure»

Selon des données gouvernementales, ces pièges ont tué... (PHOTO ASSOCIATED PRESS)

Selon des données gouvernementales, ces pièges ont tué 6579 animaux en 2018, dont plus de 200 n’étant pas destinés à être abattus, parmi lesquels des opossums, des ratons-laveurs et un ours.

PHOTO ASSOCIATED PRESS

Agence France-Presse
Washington

L’administration du président américain Donald Trump a levé l’interdiction, malgré l’opposition de groupes de défense de l’environnement, de pièges empoisonnés au cyanure de sodium destinés à tuer renards, coyotes et chiens sauvages.

Les pièges M-44, surnommés « bombes de cyanure », sont surtout utilisés par des agences fédérales. D’aspect semblable à des arroseurs automatiques, ils projettent du cyanure de sodium lorsqu’un animal en mord l’extrémité, équipée d’un appât. 

Le gouvernement avait suspendu leur utilisation l’an dernier après que l’un de ces pièges eut blessé un enfant et tué son chien dans l’Idaho. La famille avait alors porté plainte. 

Annoncée cette semaine dans le registre fédéral américain, la levée de l’interdiction des pièges M-44 a provoqué la colère de groupes de défense de l’environnement. 

« Ils sont incroyablement dangereux pour les gens, leurs animaux de compagnie et les espèces menacées. Trop dangereux pour être utilisés », a dénoncé jeudi auprès de l’AFP Collette Adkins, de l’association Center for Biological, basée dans l’Arizona.

Elle accuse « l’industrie de l’élevage intensif » d’avoir fait pression sur l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) pour que les pièges M-44 soient à nouveaux autorisés. 

Selon des données gouvernementales, ces pièges ont tué 6579 animaux en 2018, dont plus de 200 n’étant pas destinés à être abattus, parmi lesquels des opossums, des ratons-laveurs et un ours.

« Ces chiffres minimisent grandement la réalité », estime le Center for Biological Diversity dans un communiqué. 

L’EPA a accompagné la levée de l’interdiction des pièges M-44 de certaines conditions. Ils ne doivent notamment pas être installés à moins de 30 mètres d’une route et doivent être signalés par un panneau d’avertissement

Ce qui ne devrait pas empêcher les morts d’animaux non ciblés.

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Phoques, baleines, coyotes : la faune sauvage insoupçonnée de New-York


Quelque chose de positif des États-Unis, du moins a New-York, dans Central Park. Ils ont réussit à faire cohabiter des animaux sauvages et humain. Bien sûr, ce n’est pas tout le monde qui sont content surtout quand, des visiteurs, comme des ratons-laveurs viennent fouiller les poubelles, ou des cerfs vont se régaler dans des jardins, mais il est possible d’avoir des habitats en pleine ville pour les animaux
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Phoques, baleines, coyotes : la faune sauvage insoupçonnée de New-York

Raton laveur, New-York

Un raton laveur au creux d’un arbre à New York, le 16 mars 2018.

© DON EMMERT / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP

Ces dernières années, la faune sauvage a augmenté à New-York. Dans une ville qui compte presque 10 millions d’habitants, la cohabitation est parfois compliquée.

Coyotes et phoques dans le Bronx, renards roux dans le Queens, hiboux à Brooklyn, ratons laveurs, faucons et écureuils à Manhattan : une faune abondante et souvent insoupçonnée vit à New York (États-Unis) à l’ombre des gratte-ciel. D’ailleurs, ces 30 dernières années, la population d’animaux sauvages dans la grosse pomme n’a cessé d’augmenter, à la faveur de nouveaux espaces verts – dans une ville où l’on en compte au total plus de 11.000 hectares -, où la chasse est interdite et les prédateurs naturels absents.

Des coyotes dans le Bronx, des baleines dans le Queens

Selon Jason Munshi-South, professeur de biologie de l’université de Fordham et expert de la vie animale new-yorkaise, on trouve à New York aujourd’hui des milliers de ratons laveurs – dont une centaine à Central Park – quelques milliers de cerfs et une cinquantaine de coyotes, pour la plupart dans le Bronx. Sans parler des animaux marins : les phoques sont réapparus sur les rochers de Pelham Bay, dans le nord-est du Bronx, et on aperçoit même parfois des baleines dans les eaux de Queens ! La ville travaille aussi à la protection du pluvier siffleur (Charadrius melodus) sur la plage de Rockaway, toute proche de l’aéroport JFK, où cet oiseau vient nicher au printemps. Il est toujours considéré comme une espèce en voie de disparition par les autorités américaines, même si l’Union pour la conservation de la nature (UICN) est plus optimiste depuis que sa population augmente de nouveau. Elle l’a placé dans la catégorie « quasi-menacé« .

Une cohabitation parfois difficile avec les New-yorkais

Mais la cohabitation entre 8,5 millions d’êtres humains et des millions d’animaux sauvages issus de plus de 600 espèces n’est pas toujours simple dans la première métropole américaine : les New-yorkais, lassés du béton et des embouteillages, se réjouissent volontiers de cette faune… jusqu’à ce qu’ils voient un coyote dévorer un chat ou un lapin domestique, un cerf se nourrir de plants de tomates biologiques ou un raton laveur fouiller dans les ordures.

« Il faut donner aux gens les moyens de mieux cohabiter avec la faune sauvage. Si on ne sait pas qu’il y a 2.000 cerfs à Staten Island et qu’on conduit trop vite, on peut en renverser un« , dit à l’AFP Richard Simon, directeur de la faune pour la mairie de New York.

La ville a créé une unité dédiée à la faune fin 2016 et a déjà stérilisé environ 95% de la population de cerfs mâles de Staten Island, soit quelque 1.100 animaux, selon les estimations de M. Simon.

« Quand il y a des problèmes, en général c’est la faute des gens, pas celle des animaux« , dit Jason Munshi-South, le professeur de biologie. « Le mieux est de les laisser tranquilles« .

« La ville est assez grande pour tout le monde », estime Richard Simon. Parfois, des gens appellent pour demander que les animaux soient reconduits (ailleurs) dans la nature, dit-il.

« Mais il n’y a nulle part où les emmener. Ils vivent ici maintenant ».

 Alors, la cohabitation avec la faune sauvage fait régulièrement l’objet de campagnes dans le métro et sur les abribus : l’une montrait récemment des photos d’animaux – cerfs, coyotes, pluviers – barrées du slogan

« Les habitants de la ville prennent diverses formes ».

Une autre rappelait simplement de ne pas nourrir ces animaux.

« Il n’y aucune raison de donner un hot-dog ou un bretzel aux écureuils », premiers responsables de morsures à New York, dit M. Simon.

 Lorsqu’on les nourrit, les animaux perdent leur peur instinctive de l’être humain ; ils peuvent aussi se mettre à mordre ; et les ratons laveurs de Central Park s’en prennent parfois aux promeneurs pour essayer d’ouvrir leur sac, souligne M. Munshi-South.

Malgré ces problèmes de cohabitation, autorités et experts font valoir les bénéfices d’habiter une ville où des animaux sauvages vivent en liberté.

« Certains sont surpris et disent qu’ils pensaient qu’il n’y avait que des rats à New York », dit Jason Munshi-South. « Mais parfois, quand on travaille dans les parcs l’été, qu’il fait chaud et qu’il y a des moustiques », on se croirait presque dans un pays exotique, dit-il.

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Sauver un loup sans se faire mordre


Aux États-Unis, certaines personnes mettent des pièges pour les coyotes pour protéger leurs bétails leurs animaux de compagnie et c’est quand même une situation tragique pour ses bêtes. Ces pièges n’attrapent pas juste des coyotes, mais d’autres animaux dont ici un loup. Dégager le piège d’un loup blessé n’est pas sans risque et pourtant, avec un peu de précaution, c’est possible
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Sauver un loup sans se faire mordre

Le Saviez-Vous ► Des animaux hybrides


Les animaux hybrides ne sont pas toujours créés par l’homme, s’il le fait, c’est souvent dans un but lucratif. Généralement, chez les animaux hybrides, les femelles sont fécondes, alors que les mâles sont souvent stériles
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Des animaux hybrides

 

1. Le zébrâne (hybride du zèbre et de l’âne).

C’est le résultat du croisement entre un zèbre et un âne, alors que certains y voient une relation digne de la belle et la bête, le résultat est à vous couper le souffle ! Cet être rare court majestueusement dans les déserts de l’Afrique subsaharienne dans lesquels il vit.

2. Le chien-loup (hybride du loup gris et du chien).

Voici le résultat de l’accouplement entre un chien et un loup gris, et il est grandiose ! Voici quelques super-créatures que l’on dirait tout droit sorties d’une bande dessinée Marvel ! Les chiens-loups sortent généralement la nuit pour se nourrir…

3. Le requin à pointes noires (hybride du requin à pointes noires australien et du requin à pointes noires commun).

Il est très courant près des côtes de la Floride. En fait, la plupart des attaques de requins qui s’y déroulent proviennent de ce requin qui est particulièrement agressif. Il s’agit du seul hybride de requin connu et son apparence est vraiment cool, si vous voulez notre avis !

4. Le coyloup (hybride du coyote et du loup).

Le coyloup a une incroyable fourrure grise qu’il tire de ses parents prédateurs ! Il est très rare et on estime sa population à quelques centaines au monde ! Il s’agit d’un grand prédateur et se nourrissent de petits mammifères.

5. Le bengal (hybride du chat-léopard et du chat domestique).

Accouplez un chat domestique avec un chat-léopard du Bengale et vous obtiendrez une boule de poils câline à l’allure très exotique ! Il devient de plus en plus populaire comme animal domestique du fait de son étonnante fourrure et de sa nature enjouée !

6. Le grolar (hybride de l’ours polaire et du grizzli).

L’habitat de l’ours polaire est de plus en plus compromis du fait des effets du réchauffement climatique. La part élevée d’ours polaires mourants les a poussés à s’accoupler avec des grizzlis, et voici l’étonnant résultat ! Regardez juste cette incroyable fourrure !

7. Le cama (hybride du chameau et du lama).

Ce n’est probablement pas l’animal le plus beau, mais regardez ces dents ! Cette créature semble tout droit sortie d’un film de Walt Disney, mais nous vous assurons qu’elle est totalement réelle ! Voici le terrible résultat de l’accouplement d’un chameau et d’un lama.

8. Le wholphin (hybride du grand dauphin et de la fausse orque).

Cette extraordinaire créature marine est si rare que de nombreuses personnes ne l’ont, et ne la verront, jamais en personne. Le wholphin est le résultat unique d’un accouplement de différents cétacés et c’est un être extrêmement intelligent, parmi les plus intelligentes créatures marines.

9. Motty (hybride de l’éléphant d’Afrique et l’éléphant d’Asie).

Cet éléphant s’appelle Motty et c’est actuellement le seul hybride connu entre les éléphants d’Afrique et d’Asie ! Il est aujourd’hui très âgé et reste unique, car il est bien plus adaptable en matière d’habitat que les éléphants non métissés !

10. Le tigron (hybride du tigre et du lion).

Les tigrons sont le résultat de l’accouplement entre des lionnes et des tigres. Ils sont extrêmement forts, rapides et disposent d’excellentes capacités athlétiques ! Cerise sur le gâteau, ils sont particulièrement rusés.

11. Le beefalo (hybride de bison et de vache domestique).

Faisant suite à une rencontre que personne n’attendait, cette créature est le petit d’un bison et d’une vache domestique, et le résultat est plutôt décevant ! Le beefalo a constamment l’air confus et/ou triste !

12. Le chabin (hybride de la chèvre et du mouton).

Les éleveurs adorent leur bétail. Parmi ce dernier, les chèvres et les moutons génèrent la majorité des profits, donc une créature hybride entre ces deux espèces doit constituer un rêve pour un éleveur ! On estime que cet hybride est bien plus intelligent que ses deux parents.

13. Le zébrule (hybride du zèbre et du cheval).

Les zèbres adorent s’accoupler avec d’autres espèces ! Voici un autre hybride impliquant le zèbre, cette fois-ci avec un cheval ! C’est une créature très paisible que l’on peut trouvé en Afrique du Sud, et il est particulièrement friand du climat chaud !

14. Le jaglion (hybride du jaguar et du lion).

Le jaglion est le résultat de l’accouplement d’un jaguar et d’un lion. Il est incroyablement fort et on pense qu’il a l’un des corps les plus puissants du règne animal ! Il s’agit d’un prédateur dangereux et il utilise sa force pour harceler sa proie !

15. Le ligre (hybride du lion et du tigre).

Le ligre est le résultat de l’accouplement d’un lion et d’une tigresse. Cela crée un super félin qui est plus imposant que les deux espèces dont il est issu et qui dispose d’une attitude plus furtive. Le ligre est connu pour briser la nuque de sa proie en un seul coup de mâchoire !

16. Le cochonglier (hybride du sanglier et du cochon domestique).

Ce super cochon est le résultat de l’accouplement d’un sanglier et d’un cochon domestique et il s’agit d’une version moins grossière que les deux espèces dont il est issu ! Il dispose d’une intelligence et de capacités physiques accrues, et est un excellent prédateur.

17. Le dzo (hybride de la vache et du yak).

Une bien étrange combinaison si vous voulez notre avis ! C’est le résultat de l’accouplement d’une vache et d’un yak, et on la croise souvent en Mongolie et au Tibet. Cette créature est prisée dans ces deux pays, car elle produit plus de lait et de viande qu’une vache ordinaire. Ce qui peut s’avérer utile…

18. Le léopon (hybride du léopard et du lion).

Cette magnifique créature est le résultat de l’accouplement d’un léopard et d’un lion ! Il est extrêmement rare et est une merveille de la jungle ! Cette créature hybride est une sorte de super félin, il est extrêmement fort, rapide et est un excellent prédateur ! Faites attention…

19. L’australian kelpie (hybride du dingo et du chien de berger).

Ces chiens sont comme résultant de l’hybridation des dingos avec des chiens de berger anglais. Ils sont excellents pour rassembler le bétail à l’aide de très peu d’indications, et sont donc souvent utilisés comme chiens de ferme.

20. L’hybride du pinson des arbres et du pinson du Nord.

Cet hybride est souvent utilisé comme oiseaux domestiques, en particulier au Royaume-Uni. Il est sage et bien élevé, et présente une longue durée de vie.

21. Le cichlidé Blood Parrot (hybride de l’amphilophus citrinellus et du cichlidé à tête rouge).

Le premier blood parrot a été découvert en 1986 et il est connu pour ses nombreuses malformations physiques ! Cette créature connaît des difficultés à manger et respirer du fait de ses muscles de la gorge étroits, et sa bouche ne peut pas se fermer complètement !

22. Le lépjag (hybride du léopard et du jaguar).

Cette étonnante créature est le résultat de l’accouplement d’un léopard et d’un jaguar ! Ce super-félin est extrêmement puissant, plus que ses parents, et est particulièrement doué pour attraper des prédateurs !

23. Le mulard (hybride du canard domestique et du canard colvert).

Le mulard est un canard qui a connu une rapide évolution au cours des années ! Cette espèce hybride est le meilleur canard de chasse, et on a remarqué que ses dents devenaient de plus en plus effilées avec le temps, alors prenez garde…

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Des loups sont-ils en train de devenir des chiens ?


 

 

Le territoire des animaux sauvages est de plus en plus restreint. Comme il faut bien se nourrir, certains animaux sauvages s’approchent des habitations, chassant les animaux domestiques tels que poulet, bœuf, etc. et des déchets alimentaires, peuvent s’accoupler avec des chiens. Aurons-nous une nouvelle espèce dans les années à venir ? Que deviendra le loup sauvage ? Mieux pour eux, d’être loin des humains pour ne pas disparaitre et devenir des chiens domestiques
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Des loups sont-ils en train de devenir des chiens ?

 

De plus en plus de loups se rapprochent des habitations humaines et se nourrissent de bétail ou de déchets plutôt que d’animaux sauvages. Le loup peut-il être à nouveau domestiqué, comme cela s’est produit il y a des milliers d’années ?

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les loups consomment 32 % d’aliments provenant de l’activité humaine.
  • D’autres animaux sauvages comme le dingo changent à cause de leur alimentation issue de poubelles.
  • La proximité entre l’Homme et le loup peuvent lui être nuisible.

Parce que les environnements changent, que l’Homme occupe de plus en plus d’espaces naturels, il ente en contact avec d’autres espèces. Des animaux sauvages tirent profit de ce rapprochement en se nourrissant d’aliments issus de l’activité humaine, comme du bétail ou des déchets alimentaires.

Le loup n’échappe pas à cette tendance. Dans différents endroits du monde, il semble prendre une voie qui pourrait l’amener à ressembler à un chien C’est en tout cas la conclusion d’une étude parue dans BioScience, réalisée par l’équipe de Thomas Newsome, un biologiste de l’évolution de l’université Deakin à Melbourne.

En 2014, il a étudié les populations de dingos dans le désert Tanami en Australie. Comme le rapporte Sciencemag, il a montré que les dingos sauvages qui mangent de la nourriture humaine dans des sites de gestion des déchets deviennent plus gras et moins agressifs. Ils avaient tendance à s’accoupler avec des chiens locaux. Ces dingos qui s’alimentent dans les poubelles forment une population génétique distincte de ceux restés plus sauvages : ils commencent à s’isoler génétiquement. C’est une première étape vers la création d’une nouvelle espèce.

Cette fois-ci, le biologiste et ses collègues ont analysé des études sur les grands carnivores qui vivent près des humains. Par exemple, les lions d’Asie qui vivent dans le parc national de Gir, en Inde, ont commencé à tuer et à manger du bétail et sont devenus moins agressifs vis-à-vis des humains et des touristes.

En Australie, certains dingos sont de moins en moins sauvages. © Marco Saracco, Fotolia

En Australie, certains dingos sont de moins en moins sauvages. © Marco Saracco, Fotolia

Une proximité avec l’Homme qui menace l’espèce

D’après le chercheur, l’alimentation humaine représente environ 32 % du régime des loups gris dans le monde. Les loups vivent surtout dans des régions reculées d’Eurasie ou d’Amérique du Nord. Mais certains s’approchent des zones habitées. En Grèce, ils mangent des cochons, des chèvres et des moutons. En Iran, ils se nourrissent de poulets, de chèvres et de déchets. Ce qui peut laisser penser qu’ils vont changer.

On peut imaginer qu’à l’avenir, comme les dingos australiens, les loups se croisent avec des chiens et, en Amérique du Nord, avec des coyotes. Certains pourraient se mettre à dériver génétiquement par rapport aux loups qui chassent encore des proies sauvages. C’est ce qui s’est déjà passé dans l’histoire du meilleur ami de l’Homme : des loups ont progressivement évolué en chiens en commençant à manger de la nourriture et des déchets sur des campements humains. Pour Thomas Newsome, on pourrait assister à la création d’un nouveau chien.

Mais cette idée ne fait pas l’unanimité. Robert Wayne, un spécialiste de la génétique des chiens à l’université de Californie, émet des doutes. D’après lui, des animaux comme le lynx ou le coyote, vivant déjà près des environnements humains, ont plus de chances d’être domestiqués un jour.

Ce nouveau régime alimentaire du loup risque même de lui attirer des ennuis avec les humains. Leur proximité avec les Hommes génère des conflits, comme on peut le voir en France. Pour que l’animal soit préservé, il faut qu’il puisse vivre sans nous, sans le bétail, sans les poubelles, c’est-à-dire dans son habitat naturel, avec ses proies habituelles. Thomas Newsome en convient : si l’Homme peut arranger cela, alors nous n’aurons pas un nouveau chien mais toujours des loups.

http://www.futura-sciences.com

Le coyote, ce nouvel habitant des villes


Aux États-Unis, les coyotes semblent apprécier de vagabonder dans les parcs, mais ils ne craignent pas l’être humain, à la condition de ne pas les nourrir. Au Canada, une nouvelle espèce est en pleine évolution des coyloup issu de loup et de coyote
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Le coyote, ce nouvel habitant des villes

 

Discrets, rusés et intelligents, les coyotes sont à l’assaut des villes d’Amérique du Nord. Originaires de l’Ouest américain, ils se dirigent désormais partout où l’homme s’est établi. 

Un texte de Camille MartelTwitter

À Chicago, quelque 4000 coyotes sont partout dans la ville. Le chercheur et biologiste Stanley Gehrt, de l’Université Ohio State, est le spécialiste mondial de ces canidés qui, depuis une quinzaine d’années, s’installent en milieu urbain. Une adaptabilité qui n’avait encore jamais été observée par le chercheur.

Stanley Gehrt et son équipe ont commencé à les étudier après que des habitants de Chicago eurent commencé à apercevoir de plus en plus de coyotes.

« Les gens étaient effrayés et ne savaient pas quoi faire », explique M. Gehrt.

Selon lui, l’une des raisons pour lesquelles la présence des coyotes a augmenté en si peu de temps est le fait que le marché de la fourrure nord-américain a subitement chuté au début des années 1990. Ainsi, la chasse a diminué et la population de coyotes a explosé.

Il s’est mis à y avoir des coyotes dans des endroits où on n’en avait jamais vu auparavant.Stanley Gerht, biologiste, Université Ohio State

Grâce à un camion équipé d’une antenne et de colliers émetteurs posés sur plusieurs centaines de coyotes, le chercheur est en mesure de suivre leurs moindres mouvements depuis maintenant 16 ans.

Ses recherches lui ont permis de démontrer que les coyotes s’étaient parfaitement adaptés à la vie urbaine et s’étaient même intégrés à son écosystème particulier. Par exemple, les coyotes s’installent prioritairement dans les parcs urbains, où ils se nourrissent de petits rongeurs.

De cette manière, leur présence est considérée comme positive parce qu’ils diminuent plusieurs populations de rongeurs qui causent des maladies graves, telles que l’hantavirus.

Un autre élément particulier est le fait que les coyotes évitent l’homme à tout prix.

Beaucoup de gens pensent qu’il devrait être facile de voir des coyotes, vu leur nombre, mais leur discrétion est justement la clé de leur succès.  Stanley Gerht, biologiste, Université Ohio State

Effectivement, bien qu’ils se comptent par milliers à Chicago, les canidés passent inaperçus. Ils ont même modifié leur rythme circadien, au départ diurne, afin de s’aventurer dans les rues seulement lorsque l’homme dort à poings fermés.

Le problème : nourrir les coyotes

Une partie importante de la recherche de Stanley Gehrt consiste à comprendre si ces animaux font courir des risques à la population. En Ontario notamment, plusieurs cas de coyotes attaquant des animaux de compagnie ou des promeneurs ont été recensés au cours des dernières années.

Toutefois, les recherches ont démontré que le seul élément qui pose un problème en ce qui a trait à la cohabitation entre les humains et les coyotes est la nourriture. Si l’homme commence à offrir de la nourriture au coyote, le canidé perd sa crainte naturelle de l’homme et peut devenir agressif.

En 2009, Taylor Mitchell, une jeune chanteuse torontoise de 19 ans a été mortellement attaquée par plusieurs coyotes au parc national du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Il s’agirait de la seule mort humaine causée par un coyote.

Stanley Gehrt, qui a été dépêché sur les lieux après le drame, a élucidé cet événement isolé. Selon lui, les coyotes du parc national Cap-Breton se nourrissaient uniquement de jeunes orignaux, et cette année-là avait été difficile pour les orignaux. Résulat, les coyotes étaient affamés.

En définitive, tout tourne autour de la nourriture. Stanley Gerht, biologiste, Université Ohio State

Une situation différente dans l’est du Canada

Pendant fort longtemps, le coyote était seulement présent dans l’ouest. Cependant, la chasse intensive du loup au 20e siècle, accompagnée de l’urbanisation massive du littoral est de l’Amérique du Nord l’ont presque éradiqué du territoire, laissant le champ libre au coyote.

Lorsque le coyote s’est dirigé vers l’est, il a fait la rencontre du loup de l’est, une petite population de loups qui avait trouvé refuge au parc Algonquin, en Ontario. Ils se sont accouplés et ont créé un hybride : le coyloup.

Ce nouvel hybride est désormais présent dans tout le nord-est du Canada, notamment en Ontario, au Québec, dans les Maritimes et le long de la côte est américaine, jusqu’en Caroline du Sud.

Sur l’île de Montréal, la présence des coyotes et de coyloups augmente en flèche depuis 10 ans. Toutefois, aucun relevé précis n’a encore été effectué.

Le chercheur Bradley White, généticien à l’Université Trent, en Ontario, étudie ces canidés depuis plus d’une vingtaine d’années. Pour lui, c’est un moment fort pour la science.

« C’est l’évolution en action », dit-il.

Lorsque les coyloups en viendront à ne s’accoupler qu’entre eux et à se différencier suffisamment au point de vue génétique, du loup et du coyote, ils seront considérés comme une nouvelle espèce, et cela est déjà en train de prendre forme. Bradley White, généticien, Université Trent

Coyloup ou coyote?

Pour les distinguer, c’est simple. Le coyloup a :

  • une mâchoire plus large;
  • des oreilles moins pointues;
  • une queue plus fournie;
  • un corps plus massif.

En raison de l’adaptabilité exceptionnelle du coyote et de la capacité du loup à se nourrir de plus grandes proies, M. White croit que le coyloup devrait encore plus se plaire en ville que le coyote.

http://ici.radio-canada.ca/