Plus de 500 tribus sont mena­cées par les incen­dies en Amazo­nie


La déforestation de la forêt Amazonienne serait un facteur important des feux de forêt qui sévit au Brésil. La tribu Mura a toujours voulu garder leur territoire intact, ils luttent contre la disparition de leur habitat. Ils ne sont pas les seuls, car la forêt la plus grande au monde, abrite environ 500 tribu, sans compter de 3 millions d’espèces animales et végétales. Oui, c’est un crime, un crime contre la planète et l’humanité.
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Plus de 500 tribus sont mena­cées par les incen­dies en Amazo­nie


par  Mathilda Caron


Plus d’un million de personnes, appar­te­nant à quelque 500 tribus de la forêt amazo­nienne, sont mena­cées par les incen­dies dévas­ta­teurs qui touchent la région depuis plusieurs semaines, rappor­tait News.com.au le 22 août.

Face aux flammes, les habi­tants de la zone se mobi­lisent. La semaine dernière, les membres de la tribu Mura ont peint leurs corps en orange et ont saisi des arcs et des massues pour s’en­fon­cer dans la forêt. Leur objec­tif était de lutter contre la défo­res­ta­tion qui entraîne la dispa­ri­tion de leur habi­tat, d’après l’agence Reuters.

Selon l’ONG Insti­tuto Socioam­bien­tal, plus de 18 000 membres de la tribu Mura sont mena­cés. Ils vivent dans l’État d’Ama­zo­nas, le plus vaste et le mieux préservé de la forêt amazo­nienne du Brésil, et sont témoins de la destruc­tion constante des forêts.

Et le 24 août, une autre tribu de l’État du Mato Grosso, au sud de l’Ama­zo­nie, a montré sa déter­mi­na­tion :

« Nous allons nous battre pour défendre la forêt, pour préser­ver notre mode de vie, pour produire sans détruire », expliquent ses membres.

Au total, la plus grande forêt du monde abrite envi­ron 500 tribus, quelque trois millions d’es­pèces animales et végé­tales, et produit envi­ron 20 % de l’oxy­gène dans le monde.

Ces incen­dies sont « une tragé­die, un crime contre la planète et l’hu­ma­nité », a confié l’éco­lo­giste Adriane Muel­bert au maga­zine Natio­nal Geogra­phic.


Sources : News.com.au / Reuters / Natio­nal Geogra­phic

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Américain tué par une tribu: la police repère où repose son corps


La police essaie de localiser le corps de l’aventurier et missionnaire qui a été tué dans une petite ile indienne par une tribu coupé volontairement du monde. Sûrement que la famille aimerait retrouvé son corps, sauf qu’il serait à mon avis, insensé que des gens puissent risquer leur vie en allant sur une île, dont les habitants ne demandent qu’à être isolé
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Américain tué par une tribu: la police repère où repose son corps

 

John Chau aurait été tué par flèches puis... (Photo tirée du compte Instagram @JOHNACHAU via REUTERS)

John Chau aurait été tué par flèches puis enterré sur la plage par les habitants de North Sentinel.

PHOTO TIRÉE DU COMPTE INSTAGRAM @JOHNACHAU VIA REUTERS

 

ASHOK SHARMA
Associated Press
New Delhi

Les autorités ont révélé, samedi, qu’elles avaient repéré l’endroit où les membres d’une tribu vivant coupée du monde sur une petite île indienne auraient enterré le corps d’un aventurier et missionnaire américain après l’avoir tué il y a une semaine.

Durant leur visite près de l’île de North Sentinel vendredi, les enquêteurs ont vu quatre ou cinq insulaires se déplacer dans la zone et ont étudié leur comportement pendant plusieurs heures depuis leur bateau ancré à environ 500 mètres du rivage, a indiqué Dependra Pathak, le directeur général de la police de l’archipel d’Andaman et de Nicobar.

En entrevue téléphonique, M. Pathak a affirmé que les policiers avaient « plus ou moins » trouvé le site où la dépouille de John Allen Chau aurait été ensevelie par des membres de la tribu des Sentinelles.

Récupérer le corps du jeune homme de 26 ans, qui aurait été tué par flèches puis enterré sur la plage par les habitants de North Sentinel, est un véritable casse-tête pour les autorités indiennes.

Selon Dependra Pathak, l’expédition en bateau de vendredi était la seconde à être effectuée par une équipe de policiers, de gardes côtiers et de représentants des ministères des Forêts et des Affaires tribales.

L’équipe a emmené deux des sept personnes arrêtées pour avoir aidé M. Chau à se rendre sur North Sentinel dans un effort pour établir l’itinéraire de l’Américain et les circonstances de sa mort. Les pêcheurs qui ont transporté le jeune homme jusqu’à l’île ont vu des membres de la peuplade le traîner sur le sol et ensevelir son corps le matin du 17 novembre.

M. Pathak a expliqué que les enquêteurs avaient demandé à des spécialistes de les éclairer sur la conduite et le comportement des Sentinelles avant de tenter de récupérer la dépouille de John Allen Chau.

Les autorités ne s’aventurent généralement pas dans la région de North Sentinel, dont les habitants mènent le même genre d’existence que leurs ancêtres il y a des milliers d’années. Les seuls contacts, quelques visites occasionnelles durant lesquelles des représentants du gouvernement et des chercheurs ont donné des bananes et des noix de coco aux insulaires sans toutefois mettre les pieds sur la plage, remontent à plusieurs années.

Les navires indiens surveillent les eaux entourant l’île afin de s’assurer qu’aucun étranger ne s’approche des Sentinelles, qui ont souvent fait savoir qu’ils ne désiraient pas être dérangés.

D’après la police, M. Chau savait que la tribu était réfractaire à tout contact avec le monde extérieur, décochant des flèches et jetant des lances à des hélicoptères, et tuant des pêcheurs dont le bateau avait dérivé près de son île.

Les notes de l’Américain, dont des extraits ont été publiés dans les journaux indiens jeudi, montrent qu’il savait que sa vie était en danger.

« Je ne veux pas mourir, écrit le jeune homme, dont l’objectif était apparemment d’évangéliser les Sentinelles. Est-ce que ce serait préférable de partir et de laisser quelqu’un d’autre continuer le travail ? Je ne crois pas. »

John Allen Chau a payé des pêcheurs pour l’emmener près de North Sentinel puis a utilisé un kayak pour se rendre sur l’île, apportant des cadeaux comme un ballon de football et du poisson.

Cinq pêcheurs, un ami de M. Chau et un guide touristique local ont été appréhendés par les policiers pour avoir aidé la victime à réaliser son projet.

Les chercheurs savent très peu de choses sur les Sentinelles, sur leur nombre et sur la langue qu’ils parlent. Les îles d’Andaman ont déjà abrité des peuplades semblables, descendantes de migrants venus de l’Afrique et de l’Asie du Sud-Est qui sont installés dans l’archipel il y a très, très longtemps. Mais ces tribus ont pratiquement disparu en raison des maladies, des mariages consanguins et des migrations.

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Un Américain tué par les flèches d’une tribu coupée du monde


Une ile dans l’état indien s’abrite des autochtones qui vivent depuis des siècles comme leurs ancêtres. Ces chasseurs-cueilleurs ne veulent aucunement entrer en contact avec le monde extérieur et tout ceux qui s’y aventure, risque leur vie.
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Un Américain tué par les flèches d’une tribu coupée du monde

 

Un Américain a péri sous les flèches d’une tribu autochtone d’une île indienne d’Andaman-et-Nicobar, en tentant d’approcher illégalement cette communauté coupée de la civilisation et hostile au monde moderne, selon la police locale.

Le  peuple de chasseurs-cueilleurs des Sentinelles, qui compterait 150 âmes, s’attaque en effet à quiconque pose le pied sur sa petite île de la mer d’Andaman. 

Le 16 novembre, John Chau, un Américain de 27 ans, a été encerclé et tué à peine arrivé sur l’île de North Sentinel. Il avait payé des pêcheurs pour le transporter jusqu’à ce lieu, situé au large à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Port Blair, mais il avait fini le trajet seul.

Souvent décrites comme la tribu la plus isolée de la planète, les Sentinelles vivent en autarcie depuis des siècles sur cette île que l’État indien interdit d’approcher à moins de cinq kilomètres.

L’intrus a reçu une volée de flèches à peine débarqué, a déclaré à l’AFP une source policière ayant requis l’anonymat.

« Il a été attaqué avec des flèches, mais il a continué à marcher. Les pêcheurs ont vu les habitants de l’île lui nouer une corde autour du cou et traîner son corps », a poursuivi cette source.

Les pêcheurs « ont pris peur et se sont enfuis, mais ils sont revenus le matin suivant et ont trouvé son corps sur la plage », a-t-elle ajouté.

Aventurier ou missionnaire ?

La police indienne a ouvert une enquête pour meurtre. Sept pêcheurs ont été arrêtés en lien avec cette affaire.

Le voyageur « avait essayé d’atteindre l’île Sentinel le 14 novembre, mais n’y était pas parvenu. Deux jours après, il y est allé très préparé. Il a laissé l’embarcation à mi-chemin et a pris un canoë jusqu’à l’île », a raconté à l’AFP l’une des sources policières.

Les photos des comptes Facebook et Instagram de cet Américain dressent le portrait d’un jeune globe-trotter, féru de voyages.

Croyant, il les accompagnait à l’occasion de références religieuses chrétiennes. Certains médias indiens avancent même que c’était un missionnaire.

« Les gens ont cru que c’était un missionnaire, car il a parlé de sa foi […] Mais ce n’en était pas un au sens strict. C’était un aventurier », a déclaré Dependra Pathak, le chef de la police des Andaman, au site internet indien The News Minute.

Craintes de contamination

Dans un communiqué transmis à l’AFP, l’ONG de protection des tribus autochtones Survival International a dénoncé « une tragédie qui n’aurait jamais dû se produire ».

En raison de leur isolement ancestral du reste de l’humanité, « il n’est pas impossible que les Sentinelles viennent d’être contaminées par des agents infectieux mortels (apportés par le voyageur américain, NDLR) contre lesquels ils n’ont pas d’immunité, avec le potentiel d’éradiquer toute la tribu », s’est alarmée l’organisation dont le siège est en Grande-Bretagne.

L’histoire des Sentinelles avait fait le tour du monde à l’occasion d’une photographie emblématique réalisée peu après le tsunami de 2004.

Les gardes-côtes indiens avaient alors survolé l’île pour savoir si les autochtones avaient survécu à la catastrophe. Pris du ciel, le cliché montrait un homme essayant d’abattre leur hélicoptère à l’aide d’un arc et de flèches.

Survival International pense que cette tribu descend des premières populations humaines à être parties d’Afrique et vit aux Andaman depuis 60 000 ans.

Le gouvernement indien a tenté plusieurs expéditions pendant les années 1970 et 1980 pour entrer contact avec les Sentinelles. Après une succession d’échecs, l’Inde y a officiellement renoncé dans les années 1990.

En 2006, deux pêcheurs indiens dont le bateau avait dérivé pendant leur sommeil jusqu’au rivage de North Sentinel avaient été tués.

Les autorités indiennes s’assurent occasionnellement de la bonne santé des Sentinelles en observant la rive à partir d’un bateau, ancré à une distance respectable de l’île.

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Ce photographe parti à la rencontre d’une tribu perdue de Mongolie


Un peuple qui a réussi un coup de maître en gardant leur manière de vivre malgré le tourisme intéressé par cette tribu qui vit en harmonie avec la nature
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Ce photographe parti à la rencontre d’une tribu perdue de Mongolie

 

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La civilisation humaine a parcouru beaucoup de chemin depuis les premiers jours de notre espèce. Quittant les grottes et les terres non aménagées, les humains ont bâti des cités auxquelles les premières générations n’auraient pu rêver.

La croissance généralisée de la mondialisation a rendu difficile la préservation de cultures historiques. C’est ce qui rend le peuple Doukha de Mongolie si fascinant et étonnant. La tribu nomade vit dans la même région depuis des siècles. Durant cette période, ils ont développé une relation spéciale avec les animaux sauvages. En fait, cette relation est si extraordinaire qu’elle va vous laisser bouche bée.

Heureusement pour nous, le photographe Hamid Sardar-Afkhami a récemment rendu visite à cette tribu perdue et a documenté ce qu’il a vu à travers une série de superbes clichés.

À travers sa culture unique, le peuple Doukha a développé une relation exceptionnelle avec les cerfs voisins. Ils les utilisent comme moyens de transport dans la région périlleuse dans laquelle ils ont élu domicile.

 

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Ils apprennent aux enfants à dresser un cerf dès le plus jeune âge.

 

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Les cerfs sont des compagnons dociles et doux, même pour les plus petits des enfants Doukhas.

 

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cette jeune fille se prépare pour laver un bébé cerf.

 

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Les Dhoukas sont aussi connus sous le nom de « Tsaatan », un mot qui signifie « éleveur de cerf ».

 

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Aujourd’hui, il ne reste qu’environ 44 familles Doukha, ce qui correspond à 200-400 individus. La population de cerf diminue elle aussi.

 

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Les Doukhas survivent principalement grâce à l’industrie du tourisme. Les gens visitent et payent pour assister à des représentations, pour de l’artisanat, et bien sûr, pour des promenades sur les cerfs.

 

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Ils ne font pas que dresser des cerfs. Ils dressent également des loups !

 

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Les Doukhas chassent des petits animaux des bois comme les lapins. Cela leur rapporte environ deux euros.

 

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Les Dhoukas dressent également des aigles royaux pour les aider à chasser

 

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La chasse à l’aigle est considérée comme un privilège. Ceux qui peuvent la pratiquer sont très respectés au sein de la tribu.

 

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Ils croient avoir une connexion spirituelle avec tous les animaux.

 

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Cette connexion leur permet de se sentir comme chez eux dans la nature et de préserver leur culture malgré l’influence grandissante du monde extérieur.

 

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C’est impressionnant de découvrir la tribu Doukha et sa relation avec le monde naturel. La façon dont ils ont préservé leur mode de vie est tout simplement incroyable.

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11 photos de maquillage à travers le monde


L’être humain a toujours aimé changer d’apparence lors de cérémonies, de festivals, ou tout autres évènements spéciaux
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11 photos de maquillage à travers le monde

Un adolescent de la tribu Arboré dans la vallée de l’Omo en Éthiopie.

Un homme habillé pour le rituel du Theyyam à Thalassery, en Inde.

Une femme maquillée en squelette durant la cérémonie de Sing-Sing à Mont Hagen en Papouasie Nouvelle-Guinée.

Une fillette en maquillage Shiva au Kumbha Mela à Allahabad en Inde.

Deux jeunes hommes en maquillage et accessoires traditionnels durant le festival de Borobudur à l’île de Java, en Indonésie.

Un enfant portant une couronne de fleurs à Korcho en Éthiopie.

Une danseuse tribale des Îles Trobriand en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Un fan de football durant un match au stade de Kigali au Rwanda.

Un homme de la tribu Suri dans la vallée de l’Omo en Éthiopie

Une femme de la tribu des Kikuyus au Kenya.

Une homme avec une coiffe traditionnelle durant le festival Tapati à l’île de Pâques.

Crédits photos  :Eric Lafforgue/BarcroftMedia

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Photos datant de 1906


Un mode de vie disparus avec le temps. Remplacé par ceux qui sont venus coloniser l’Amérique. Des photos qui illustrent bien la fierté amérindienne avec leurs ornements, la droiture ..
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Photos datant du début des années 1900

Un homme de la tribu des Corbeaux sur son cheval, en 1908.

Edward S. Curtis/Library of Congress

Edward S. Curtis/Library of Congress

Edward S. Curtis était un ethnologue américain de renom et un photographe de l’Ouest américain et des peuples amérindiens.

Durant sa vie, il a pris une quantité stupéfiante de clichés des paysages de l’Amérique sauvage, conservant des archives pouvant offrir aux générations futures un aperçu d’une période remarquable de l’histoire de ce pays.

Débutant en 1906, Edward S. Curtis a passé deux décennies a voyagé à travers l’Amérique du Nord, sur les traces de plus de 80 tribus amérindiennes, pour tenter de réunir une documentation sur les peuples indigènes.

Ses séries de photographies étonnantes, définitivement intitulées The North American Indian (« Les Indiens d’Amérique du Nord »), sont désormais une œuvre d’art inestimable, et l’une des collections les plus poignantes du pays.

Un pêcheur à la lance Hupa qui guette le saumon, en 1923.

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Un chaman Absaroka, en 1908.

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Une mère et son enfant de la tribu des Corbeaux, en 1908.

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Un chasseur de canard Kutenai, en 1910.

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Un groupe d’hommes de la tribu Navajo dans le Canyon de Chelly, en Arizona, en 1904.

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Medicine Crow, chef de la tribu Absaroka, en 1908.

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Deux filles Piégans rassemblent les verges d’or, en 1910.

Edward S. Curtis/Library of Congress

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Chefs Piégans, en 1900

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Chefs sioux, en 1905

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Un homme Hidatsa avec un aigle, en 1908.

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Hollow Horn Bear (« Ours Corne Creuse »), un Sioux Brulé, en 1907.

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Une fille d’une tribu Jicarilla (Apache), en 1910.

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Une fille de la tribu WishranMedicine Crow, chef de la tribu Absaroka, en 1910.

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Danseurs de la tribu Qagyuhl, en 1914.

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Une délégation de Kwakiutl arrive sur la rive en canoë pour un mariage, en 1914.

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Les hackers, une tribu virtuelle à l’échelle de la planète


Nous avons probablement un très mauvais jugement envers les pirates informatique, pourtant plusieurs d’entre eux le font pour la bonne cause comme le plus connu Anonymous. D’autres pirates des entreprises pour trouver leurs failles et laissent le temps pour ces derniers de réagir avant de mettre à jour le problème. Mais comme on le sait, certains ne font que pour faire du tort
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Les hackers, une tribu virtuelle à l’échelle de la planète

 

Les hackers , une tribu virtuelle à l'échelle de la planète

Photo Fotolia

Glenn Chapman

 

SAN FRANCISCO – Geeks isolés cachés derrière des surnoms bizarres, les pirates informatiques constituent de nouvelles tribus à l’ère de l’internet, avec leur hiérarchie, leurs règles et leur éthique.

«Les gens pensent que les hackers sont des asociaux qui vivent dans un grenier. Ce n’est pas vrai du tout», dit Nico Sell, organisatrice de DEF CON, la plus grosse convention de hackers, dont la 23e édition aura lieu l’an prochain à Las Vegas.

«Pour être bon, il faut comprendre comment la société et les gens fonctionnent. Ce sont des geeks, mais pas des geeks comme les autres», ajoute la cofondatrice du service de messagerie cryptée Wickr.

Les tribus, dont les plus connues s’appellent Anonymous, LulzSec ou Lizard Squad, se divisent en deux groupes: les «chapeaux blancs», qui utilisent leurs talents avec de bonnes intentions, et les «chapeaux noirs», les pirates informatiques qui les détournent pour espionner ou voler.

Ils se racontent leurs exploits et échangent leurs tuyaux dans des forums comme DEF CON ou sur des chats internet comme 4Chan, indique Gabriella Coleman, spécialiste de cette communauté à l’Université McGill de Montréal.

«On peut parler de communauté», dit l’auteure de «Hacker, Hoaxer, Whistleblower, Spy: The Many Faces of Anonymous» (Hacker, faussaire, lanceur d’alerte, espion: les nombreux visages d’Anonymous) qui sort en novembre.

«D’abord, ils ont un savoir-faire: ils construisent ou piratent. Et la technologie est tellement complexe que vous devez compter sur l’aide des autres pour que les choses soient faites sérieusement», dit-elle.

Dans des groupes comme celui d’Anonymous, les exploits informatiques sont révérés, mais s’en vanter pour la gloire personnelle est détesté, explique Mme Coleman.

L’étiquette de cette tribu virtuelle veut qu’on ne se proclame pas «pirate», on est reconnu pirate par les autres, dit-elle.

«Spot the Fed»

Utiliser l’humour, faire des farces et même en intégrer dans des codes source, sont aussi monnaie courante.

«Ils adorent l’intelligence, le savoir-faire, c’est un marqueur qui les définit et qui les réunit», ajoute-t-elle.

En revanche, être un informateur est méprisé. DEF CON a ainsi depuis longtemps lancé un jeu, «Spot The Fed» (Trouve le flic fédéral), qui récompense ceux qui arrivent à débusquer les policiers infiltrés dans les rassemblements.

Travailler dans une entreprise de sécurité informatique n’est pas dénigré, mais faire du mauvais boulot l’est. Les hackers ont le savoir-faire élitiste.

Anonymous rassemble des gens de tous horizons, dont certains n’ont rien à voir avec le hacking mais qui twittent, font des vidéos ou organisent des manifestations.

«Ce sont des gens dont les parcours, les origines sociales ou ethniques sont divers, avec la règle scrupuleusement appliquée de ne pas chercher la gloire ou la reconnaissance personnelle», dit Mme Coleman.

La chercheuse fait remonter le groupe à 4Chan, où les liens se sont tissés entre hackers en entrant dans les systèmes, en lançant des trolls (polémiques) ou en militant.

«C’est un peu comme s’ils avaient fait la guerre ensemble», dit-elle.

La nébuleuse Anonymous est devenue une plateforme politique avec des objectifs d’envergure tels que la lutte contre la censure et la corruption ou pour le respect de la vie privée.

«Anonymous était connu pour mettre la pagaille, maintenant il est plus célèbre pour son militantisme», dit Mme Coleman.

Le groupe s’est fait une réputation en combinant son expertise informatique à un talent très hollywoodien de se présenter, les visages dissimulés sous les masques de Guy Fawkes, un personnage tiré d’une BD devenue film, V pour Vendetta.

Les hackeurs agissent souvent en groupes, avec des surnoms tels que «ninjas». Mais ils sont plutôt généreux de leur talent en aidant aussi bien à créer des jeux qu’à pirater une grande entreprise pour montrer les failles de son système informatique.

Les hackers de DEF CON ont pour éthique de ne pas faire du tort sans raison. Ils laissent d’ailleurs du temps aux fabricants de logiciels de réparer les failles de leurs systèmes avant de les rendre publiques.

«Les hackers ne suivent pas toujours les règles, mais cela ne signifie pas qu’ils n’ont pas d’éthique», dit Nico Sell.

Signe de l’intérêt pour cette tribu virtuelle, l’adresse du siège de Facebook à Menlo Park en Californie y fait même référence: «One, Hacker Way» (1, Chemin du Hacker).

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