Un reptile préhistorique vieux de 180 millions d’années enceinte d’octuplés


Les ichtyosaures ont été très productifs que plusieurs d’entre eux étant vivipares avaient des oeufs dans leur ventre. Le plus jeune ichtyosaure qui a été trouvé date d’environ 180 millions d’années et portait 8 oeufs. Je serais curieuse de voir en dedans de l’oeuf
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Un reptile préhistorique vieux de 180 millions d’années enceinte d’octuplés

 

Ichtyosaure enceinte avec octuplets. Crédit: (c) Nobumichi Tamura

par Brice Louvet

Une équipe de paléontologues annonce la découverte d’une partie du squelette d’un ichtyosaure vieux de 180 millions d’années avec les restes de six à huit petits embryons retrouvés entre ses côtes.

Les ichtyosaures étaient des reptiles aquatiques qui dominaient les mers jurassiques. Ils mesuraient entre un et dix mètres de longueur en moyenne, étaient piscivores et vivipares. Ils se nourrissant d’autres reptiles, de poissons et d’invertébrés marins tels que les bélemnites semblables à des calmars. Les fossiles d’ichthyosaures sont assez communs au Royaume-Uni. Cependant, seulement cinq spécimens d’ichtyosaures ont ici été retrouvés avec des embryons « à l’intérieur » (et aucun avec autant).

Le nouveau spécimen, en plus d’être le premier ichthyosaure embryonnaire enregistré dans le Yorkshire, est également géologiquement le plus jeune des spécimens porteurs d’embryons britanniques, provenant du stade toarcien du Jurassique, âgé d’environ 180 millions d’années (les autres étaient datés à entre 190 et 200 millions d’années). Le fossile reposait depuis 2010 chez un collectionneur de fossiles, Martin Rigby qui, soupçonnant la présence d’embryons, fit appel aux paléontologues Mike Boyd et Dean Lomax, de l’Université de Manchester.

Le spécimen est coupé en deux, ce qui expose plusieurs grandes côtes (de la femelle) et plusieurs chaînes de vertèbres et divers petits os indéterminés. Les chercheurs pensent qu’il y a entre ces petits os au moins six embryons présents, mais probablement huit.

« Nous avons également envisagé la possibilité que les minuscules restes puissent être contenus dans l’estomac, bien qu’il semblait hautement improbable qu’un ichtyosaure avale six à huit embryons avortés ou des ichtyosaures nouveau-nés en même temps, note Mike Boyd. Ce ne semble pas avoir été le cas, parce que les embryons ne présentent aucune érosion par les acides gastriques et que les embryons ne sont associés à aucun contenu stomacal commun chez les ichtyosaures du Jurassique précoce, comme les restes de bélemnites semblables à des calmars ».

Huit espèces différentes d’ichtyosaures ont été documentées avec des embryons. L’ichtyosaure le plus fréquemment trouvé avec des embryons est Stenopterygius. Plus d’une centaine de ces spécimens ont été retrouvés avec des embryons (de 1 à 11) dans la région de Holzmaden et ses environs, en Allemagne.

http://sciencepost.fr/

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Un harpon géant pour nettoyer l’espace


La pollution spatiale est un problème qui ne cesse de grandir autour de la Terre. Des débris peuvent causer des collisions et des explosions aux satellites et aux fusées. Les Britanniques espère que leur harpon géant pourrait devenir une solution de l’avenir
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Un harpon géant pour nettoyer l’espace

 

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Trashed Earth | Gideon Wright via Flickr CC License by

C’est l’idée développée par Airbus afin de récupérer une partie des centaines de milliers de déchets actuellement en orbite autour de la Terre.

Selon les sources, il y aurait entre 500 000 et 700 000 débris spatiaux actuellement en orbite autour de la Terre. Situés à moins de 2000 kilomètres de notre planète, ils résultent pour beaucoup d’explosions ou de collisions de satellites ou de fusées. Le nettoyage de l’espace est devenu un véritable problème, qui préoccupe la NASA depuis de nombreuses années.

Au Royaume-Uni, une équipe d’ingénieurs et d’ingénieures de l’entreprise Airbus s’est donc penchée sur cet épineux problème: comment récupérer ces objets qui tournent autour de notre planète et polluent l’espace? La solution pourrait bien être un imposant harpon qui, propulsé grâce à un système d’air comprimé, pourrait notamment permettre de récupérer les objets les plus volumineux.

Le Huffington Post britannique, qui relaie l’information, évoque notamment le cas de Envisat, un satellite pesant 8 tonnes, désactivé en 2013 après avoir permis à l’agence spatiale européenne d’observer notre planète pendant des années. La probabilité qu’Envisat finisse par se télescoper avec un autre débris spatial est d’environ 30%, ce qui aurait pour effet de créer un nombre important de nouveaux débris susceptibles d’endommager des stations spatiales.

Éviter l’effet boule de neige

Si aucune procédure n’est engagée en matière de nettoyage spatial, l’autre risque est de rendre l’espace inutilisable, explique un chercheur au Telegraph, et donc de créer des problèmes sur Terre en matière de réseaux et communications. Chaque collision d’envergure provoque un effet boule de neige qui tend à augmenter les probabilités que de nouvelles collisions surviennent.

Le harpon développé par Airbus UK pourrait permettre de hameçonner solidement un satellite comme Envisat grâce à un système empêchant tout décrochage intempestif. La force de propulsion est assez importante pour lui permettre de s’enfoncer de 3 centimètres dans l’enveloppe métallique d’un tel satellite, ce qui serait suffisant pour assurer ensuite un remorquage sécurisé et précis.

Une mission nommée RemoveDEBRIS va être lancée le mois prochain et permettra de tester le harpon développé par Airbus en conditions réelles. Très observée, elle pourra permettre de déterminer si cette création britannique est l’avenir du nettoyage spatial.

http://www.slate.fr/

La désastreuse empreinte carbone des bouilloires


Qui aurait cru que des bouilloires pouvaient être une cause importante d’émission de dioxyde de carbone. Cela ne veut pas dire de ne pas utiliser la bouilloire, mais simplement l’utiliser la quantité d’eau nécessaire
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La désastreuse empreinte carbone des bouilloires

 

Une bouilloire électrique en acier, le type le plus fréquent en Europe.

Une analyse du cycle de vie des bouilloires électriques met en lumière le peu d’intérêt des bouilloires éco-conçues pour diminuer l’impact environnemental. Le principal levier est surtout d’éviter de chauffer de l’eau inutilement.

François Savatier

Les chercheurs se posent toutes sortes de questions. Avec des collègues, Alejandro Gallego-Schmid de l’université de Manchester s’est par exemple demandé quel était l’impact environnemental… des bouilloires. Au Royaume-Uni, où il travaille, la question est d’importance, puisque 95 % des 28 millions de foyers en possèdent au moins une.

Les chercheurs ont d’abord analysé le marché européen des bouilloires et constaté deux choses : d’une part qu’il est homogène – les mêmes types principaux de bouilloires généralement fabriquées en Chine sont employés partout – et d’autre part qu’il se répartit à 40 % entre les bouilloires en plastique et 60 % celles à en acier inoxydable. Ils ont donc choisi de se concentrer précisément sur le cycle de vie de deux bouilloires électriques caractéristiques : l’une en acier d’une capacité de 1,7 litre, l’autre en plastique d’une capacité de 1,5 litres, toutes deux exigeant une puissance électrique de 3000 watts. Ils ont néanmoins complété cet échantillon d’une bouilloire en plastique « éco-conçue », d’une puissance de 2200 watts.

Les chercheurs ont ensuite analysé tous les aspects du cycle de vie de ces trois appareils, de la production de matière première au recyclage, en passant par l’assemblage et l’usage. Pour cela, ils les ont démontés et ont pesé chacun de leurs composants. Les masses obtenues leur ont permis d’estimer la consommation de matières dues à la production de bouilloires. Ils ont mesuré  l’énergie nécessaire pour faire bouillir une à quatre tasses. Finalement, ils ont prudemment généralisé l’impact environnemental estimé au Royaume-Uni aux quelque 145 millions de bouilloires sensées être en circulation dans l’Union européenne.

Qu’en ressort-il ? D’abord que l’écoconception des bouilloires n’a que peu d’effets sur les quantités de matières premières employées et l’impact environnemental. L’allongement de 4,4 à 7 ans de la durée de vie moyenne d’une bouilloire pour ces appareils écoconçus n’aurait également qu’un impact de moins de 5% sur la consommation de matières premières.

Dès lors, c’est sur l’usage des bouilloires qu’il convient de se concentrer. Il s’avère que le contrôle de la température de chauffage de l’eau équipant certaines bouilloires écoconçues n’est pas décisif, puisque les chercheurs ont établi qu’elle n’apporte qu’une réduction de 2 à 5 % de l’énergie consommée sur l’ensemble du cycle de vie. Le principal problème est en fait la quantité d’eau quotidiennement chauffée en excès : le volume d’eau portée inutilement à ébullition représente jusqu’à 33 % de l’énergie consommée !

Selon les chercheurs, cela pourrait représenter à l’échelle de l’Europe jusqu’à 112,4 pétajoules par an d’économie d’énergie. Cela signifie que si chaque citoyen de l’Union européenne ne faisait bouillir que la stricte quantitié d’eau dont il a besoin, l’émission de 4226 kilotonnes de dioxyde de carbone par an pourrait être évitée, soit plus du double des émissions de Malte. Cette eau inutilement portée à ébullition équivaut à la consommation annuelle d’eau des tous les foyers slovènes. Brexit or not Brexit, il nous faut commencer à mieux contrôler l’eau que faisons inutilement bouillir dans nos bouilloires !

http://www.pourlascience.fr/

Le plus vieux Britannique de l’Histoire était noir


 

Une bonne leçon, je trouve, pour ceux qui croient que les blancs ont été maitre des lieux pendant toujours. Au Royaume-Uni, on aurait découvert un homme noir qui aurait vécu 10 000 ans. Comment s’imaginer cet homme à cette époque ? L’homme des cavernes ? Cet homme était très différent, cheveux noirs naturellement, bouclés, mais le plus surprenant, il avait les yeux bleus et ses traits étaient un peu comme les gens d’aujourd’hui
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Le plus vieux Britannique de l’Histoire était noir

 

La reconstitution du visage de "Cheddar Man" | Justin TALLIS / AFP

La reconstitution du visage de « Cheddar Man » | Justin TALLIS / AFP

Repéré par Léa Marie

Repéré sur The Independent

Surnommé «Cheddar Man», il vivait il y a environ 10.000 ans.

Le tout premier Britannique avait la peau noire. Déterré il y a plus d’un siècle dans le comté de Somerset, au Royaume-Uni, le plus vieux squelette (entier) retrouvé sur le sol anglais avait été baptisé «Cheddar Man». Ses ossements dateraient d’il y a près de 10.000 ans.

Aujourd’hui, après de minitieuses analyses de son ADN puis une reconstruction faciale, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que l’homme avait un «teint plus foncé que ce qu’ils avaient imaginé», rapporte The Independent. Mais également des cheveux noirs bouclés et des yeux bleus.

Les précédentes tentatives de reconstitution du Cheddar Man, qui ne prenaient pas encore en compte son ADN, l’avaient représenté avec une carnation plus claire. Pour les anthropologues du University College London et du Musée d’Histoire Naturelle de Londres, la pigmentation associée aux nord-Européens ne se serait en réalité développée que bien plus tard. Ian Barnes, directeur de recherche du musée, explique:

«Pour moi, il n’y a pas que la question de la peau qui est intéressante. C’est surtout cette étrange combinaison de caractéristiques physiques qui lui confère une apparence que nous ne verrions sur personne aujourd’hui. Pas juste le mix entre la peau noire et les yeux bleus, mais aussi la forme du visage. Actuellement, vous ne croiserez aucun être humain qui ressemble à cela.»

Révolutionnaire

Les résultats du travail d’orfèvre mené par les paléontologues tordent également le coup au stéréotype de l’homme des cavernes –à savoir visage disgracieux et mono-sourcil très fourni. La reconstitution 3D du squelette laisse en effet à penser que Cheddar Man était, lui, «doté de traits plus doux». 

Autant de découvertes rendues possibles uniquement grâce à l’exploitation des informations ADN, insistent Alfons et Adrie Kennis, spécialistes des espèces mammifères éteintes et de l’homme de Néandertal.

«Un progrès révolutionnaire qui nous permet désormais de nous pencher sur la question de la race», déclare Alfons.

Et de remettre en perspective bien des croyances:

«Les gens se définissent en fonction de leur pays d’origine et partent du principe que leurs ancêtres étaient comme eux. Cette nouvelle étude montre au contraire qu’ils étaient complètement différents et disposaient d’une configuration génétique distincte.» 

http://www.slate.fr

Les sandwichs aussi mauvais pour l’environnement que les voitures


C’est une chose qu’on ne pense pas de l’impact sur l’environnement quand on s’arrête dans un resto pour manger un sandwich. La production, le choix d’aliment, le transport, les déchets etc …
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Les sandwichs aussi mauvais pour l’environnement que les voitures

 

Des chercheurs au Royaume-Uni ont étudié 40 types... (A&W Food Services of Canada Inc. via PC)

 

Des chercheurs au Royaume-Uni ont étudié 40 types de sandwichs pour connaître leur empreinte carbone. La variété la plus gourmande en carbone est le sandwich spécial petit-déjeuner aux oeufs, bacon et saucisses, acheté dans le commerce. Sur cette photo, un chef-d’oeuf avec bacon d’A&W qu’on trouve au Canada et qui a probablement quelques points communs avec le sandwich étudié au Royaume-Uni.

A&W FOOD SERVICES OF CANADA INC. VIA PC

 

La consommation annuelle de sandwichs au Royaume-Uni a le même impact sur l’environnement que l’utilisation de plus de huit millions de voitures par an, affirment des chercheurs de l’université de Manchester dans une étude publiée jeudi.

Selon l’association britannique du sandwich (BSA), 11,5 milliards de sandwichs sont consommés chaque année au Royaume-Uni, la moitié étant préparée à la maison et l’autre achetée dans le commerce.

Cette consommation annuelle « génère en moyenne 9,5 millions de tonnes d’équivalent CO2, soit l’utilisation annuelle de 8,6 millions de voitures », compare la professeure Adisa Azapagic citée par l’université.

Les chercheurs ont étudié l’empreinte carbone de 40 types de sandwichs différents. Les pires pour l’environnement ? Ceux contenant de la viande de porc (bacon, jambon ou saucisse) et ceux contenant du fromage ou des crevettes.

La variété la plus gourmande en carbone est le sandwich spécial petit-déjeuner aux oeufs, bacon et saucisses, acheté dans le commerce. Les chercheurs ont calculé que la production d’un sandwich de ce type génère 1441 grammes de dioxyde de carbone soit l’équivalent des émissions de CO2 produites par une voiture roulant 12 miles (19 kilomètres).

Le plus « propre » pour la planète est un jambon-fromage préparé à la maison.

La production, la transformation, la conservation au frais des sandwichs, leur emballage et le transport contribuent à leur impact sur l’environnement.

Les chercheurs estiment que leur empreinte carbone pourrait être réduite de 50 % en modifiant les recettes, l’emballage et le recyclage des déchets, et en repoussant leur date de péremption.

La BSA estime également que prolonger la durée de conservation des sandwichs en assouplissant les dates de péremption permettrait d’économiser au moins 2000 tonnes de déchets par an.

http://www.lapresse.ca/

L’isolement social, un phénomène préoccupant dans les pays développés


De tout les tranches d’âge, des personnes souffrent d’isolement social. Au Royaume-Uni, ils ont créer un ministère de la solitude pour trouver des solution pour ces personnes. Au Canada, ce sont surtout les personnes âgées qui souffrent d’isolement social, c’est un mal imprévu de la vie moderne. Avant, il y avait tellement d’occasion pour dire un simple bonjour, le facteur, aller à la banque, et autres .. Maintenant, on peut tout avoir en restant à la maison .. Sauf de la chaleur humaine.
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L’isolement social, un phénomène préoccupant dans les pays développés

 

«Nous devons réexaminer nos choix de société et nos choix de vie»

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  • Linda Givetash

  • La Presse canadienne

La création au Royaume-Uni d’un ministère de la Solitude pour lutter contre l’isolement social frappe l’imagination, mais cette annonce a le mérite en tout cas de braquer les projecteurs sur un problème réel, qui touche aussi le Canada, estiment des experts de ce côté-ci de l’Atlantique.

Isobel Mackenzie, qui défend les droits des personnes âgées en Colombie-Britannique, n’est pas certaine que ce soit la voie à suivre, mais cette annonce permet de parler de ces gens qui ont justement peu de personnes à qui parler.

Selon Andrew Wister, directeur du centre de recherche en gérontologie de l’Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique, près d’un Canadien sur cinq éprouve une forme ou une autre d’isolement social. Cette solitude non désirée peut avoir de graves effets sur la santé mentale et physique, voire sur la mortalité, et le professeur Wister croit que le Canada devrait profiter de l’expérience britannique pour amorcer un débat public sur cet enjeu.

La première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, a annoncé mercredi la création d’un ministère de la Solitude, première initiative pour donner suite aux travaux d’une commission qui a mis en lumière des taux d’isolement «inquiétants» dans toutes les tranches d’âge. Le titulaire du nouveau portefeuille devra notamment oeuvrer avec tous les ministères pour identifier et soutenir les mesures qui fonctionnent déjà.

M. Wister estime que cette approche interministérielle est essentielle, car les facteurs qui expliquent l’isolement sont extrêmement variés. Au Canada, le Conseil national des aînés concluait en 2017 que les personnes âgées les plus à risque sont celles qui vivent seules ou dans des localités éloignées, celles qui s’identifient comme faisant partie des minorités sexuelles, et celles qui souffrent d’un handicap ou de pauvreté. Les aînés déplorent surtout le manque d’accès aux transports, aux soins de santé et aux services sociaux.

Isobel Mackenzie soutient aussi que l’isolement social est une «conséquence imprévue» de la vie moderne, notamment des nouvelles technologies de consommation. Puisqu’on est de plus en plus poussé à faire ses opérations bancaires et ses emplettes en ligne, certaines personnes risquent de parler à de moins en moins de personnes chaque jour.

«Nous devons réexaminer nos choix de société et nos choix de vie, qui contribuent peut-être, à long terme, à créer les conditions favorables à la solitude et à l’isolement, croit Mme Mackenzie. Des choix comme habiter dans une maison individuelle en banlieue, rouler seul dans sa voiture, communiquer par l’entremise des médias sociaux plutôt que de vive voix.»

Et l’isolement est un phénomène particulièrement grave chez les personnes âgées de 80 ans et plus, même en résidences, parce qu’elles ont souvent vécu le décès du conjoint, rappelle-t-elle.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Comment élucider un meurtre commis il y a 1 400 ans ?


La professeure Sue Black est une anthropologue judiciaire très reconnue. Elle exerce au Royaume-Uni. J’ai vu quelques reportages à la télévision sur des énigmes du passé qu’elle et son équipe ont résolue à la manière de la série. J’avoue que l’anthropologie et la science médico-légale me passionne. Comprendre ce qui s’est passé, dans un passé proche ou lointain. Des indices sur un corps humain, l’entourage, l’environnement et l’histoire qui entourent un squelette est palpitant
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Comment élucider un meurtre commis il y a 1 400 ans ?

 

Le professeur Sue Black est une légende vivante de l’anthropologie judiciaire. En examinant de vieux os, elle reconstitue des crimes commis il y a des siècles

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par  Nolwenn Jaumouillé

« Oh ! Mon Picte ! Qu’il est beau… il est merveilleux ! » s’exclame Sue Black, hilare.

Le fameux Picte devant lequel l’anthropologue judiciaire écossaise s’extasie, qu’elle et son équipe ont baptisé « Rosemarkie Man », est en réalité un squelette récemment découvert dans les Highlands. Il a été retrouvé dans une des grottes marines dont sont truffées les côtes de cette partie de l’Écosse, lors d’une fouille archéologique menée par le professeur Steven Birch. Utilisées pendant des milliers d’années par des êtres humains, l’équipe était venue explorer l’une des cavités, connue pour être la salle des forgerons d’une ancienne tribu picte. Sans surprise, les archéologues y ont trouvé toutes sortes de morceaux de métal. Mais le dernier jour des recherches s’est soldé par une trouvaille inattendue : les chercheurs ont déterré des ossements, qu’ils ont d’abord associé à un chevreuil avant de s’apercevoir qu’ils avaient sans aucun doute mis au jour un squelette humain.

Procédure habituelle, la police une fois contactée s’est adressée au Center for Anatomy and Human Identification de l’université de Dundee (CAHID), que dirige la captivante Sue Black.

« J’ai pu leur dire tout de suite que ces os étaient anciens, très anciens. »

Les autorités se sont alors retirées de l’affaire, mais les archéologues, eux, brûlaient d’en savoir plus.

« L’homme avait été brutalement mis à mort, avant d’être entreposé ici avec considération, selon la tradition picte – les bras croisés », décrit Steven Birch.

En travaillant comme s’il s’agissait d’une affaire médico-légale, l’équipe de Sue Black a ainsi pu déterminer que le visage et le crâne de cet homme ayant vécu entre 430 et 630 ap. J.-C. avaient été fracturés avec une extrême violence. Son collègue Chris Rynn, responsable des identifications et reconstitutions faciales, a pris tous les fragments du squelette et les a replacés ensemble en 3D sur l’ordinateur afin de lui reconstruire ce magnifique visage qui a conquis le grand public.

L’université du Dundee, en Écosse, est particulièrement réputée pour son centre de recherche dédié à l’anthropologie judiciaire. Un champ d’études qui consiste à tirer le plus d’informations possibles en analysant un corps ou un squelette non identifié ou mort dans des circonstances floues. Peu développée jusque dans les années 1990, elle a connu depuis un essor considérable et son apport à la justice comme à l’Histoire lui vaut d’être désormais reconnue à part entière. Pour autant, si élucider des crimes historiques peut sembler fascinant, difficile d’imaginer un enfant rêver de devenir anthropologue judiciaire.

CAHID

Et en effet, drôlement vivante pour quelqu’un qui passe ses journées à s’occuper des morts, le Pr Black part d’un grand éclat de rire lorsqu’on lui pose la question. « Pas vraiment », confie-t-elle. Mais tout a commencé lorsqu’elle avait 12 ans, et qu’elle travaillait chaque samedi dans une boucherie. Une expérience qui l’a très tôt habituée « à travailler avec des muscles, des os, du sang… ce genre de choses ». À l’université, Sue Black a choisi d’étudier la biologie, jusqu’à ce qu’en troisième année, elle ait l’opportunité de se spécialiser en anatomie.

« Or, l’anatomie est tout simplement la boucherie appliquée aux humains : des muscles, des os, du sang, tout pareil. Je me suis tout de suite sentie très à l’aise ! » souligne avec humour cette femme avenante de 56 ans à la chevelure rousse et frisée.

En travaillant à son projet de fin d’études, elle s’est aperçue qu’elle n’avait aucune envie de travailler sur des rats et des souris, mais bien de se confronter à de véritables êtres humains, et d’apprendre à les identifier à partir de leur squelette.

« Je n’ai plus lâché le sujet depuis. »

Ce que Sue Black ne précise pas par modestie, c’est qu’elle a aujourd’hui acquis le statut de légende mondialement connue de ce champ de recherche encore peu développé il y a trois décennies, et mieux connu du grand public depuis les années 2000 grâce à la série Bones. Dans les années 1990 et 2000, la jeune femme a été envoyée avec une équipe pour le compte des Nations Unies au Kosovo puis en Sierra Leone, avec pour mission d’identifier les corps d’un certain nombre de victimes et de bourreaux. Des expériences « extrêmement douloureuses » qu’elle n’échangerait néanmoins pour rien au monde. En 2004, lors du terrible tsunami qui a ravagé Sumatra, elle a de nouveau été envoyée sur les lieux, et elle a plus récemment travaillé sur des cas de torture en Syrie.

Pr Sue Black
Crédits : Dundee University

Mais le quotidien de Sue Black prend racine à l’université de Dundee. Elle y dirige le CAHID, un des plus grands centres au monde consacré à ce domaine si spécifique, et y enseigne parallèlement la matière aux nouvelles générations d’anthropologues judiciaires. Quant à décortiquer des squelettes au nom de la justice – sa passion – :

« On ne sait jamais vraiment quand est-ce que le travail tombera, car on ne peut pas prédire quand il y aura des meurtres. »

 Deux fois par jour environ, la police contacte le centre pour lui demander si des os, que quelqu’un a retrouvé dans son jardin, ont une chance d’appartenir à un être humain. Chaque année, environ 600 cas de ce type leur parviennent du Royaume-Uni et de l’étranger.

Et « 99,8 % du temps, ce sont des restes d’animaux, probablement de leur barbecue ».

Plus rarement, ils s’agit d’un cadavre récent, en cours de décomposition, ou plus ancien, qui prend alors la forme d’un squelette.

« La majeure partie du temps, notre travail consiste à identifier des personnes décédées et d’en dire le plus possible sur leur mort à partir de leurs restes. La police n’a parfois pas encore retrouvé le corps, et nous intervenons aussi dans les phases de recherche : un crash d’avion ou des crimes de guerre, par exemple. »

À partir de là, les scientifiques de l’université de Dundee endossent le rôle d’experts qui leur donne une crédibilité certaine devant les tribunaux. C’est ainsi que Sue Black, spécialisée dans l’identification à partir des mains, a pu notamment aider au démantèlement de réseaux de pédophilie.

http://www.ulyces.co