L’isolement social, un phénomène préoccupant dans les pays développés


De tout les tranches d’âge, des personnes souffrent d’isolement social. Au Royaume-Uni, ils ont créer un ministère de la solitude pour trouver des solution pour ces personnes. Au Canada, ce sont surtout les personnes âgées qui souffrent d’isolement social, c’est un mal imprévu de la vie moderne. Avant, il y avait tellement d’occasion pour dire un simple bonjour, le facteur, aller à la banque, et autres .. Maintenant, on peut tout avoir en restant à la maison .. Sauf de la chaleur humaine.
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L’isolement social, un phénomène préoccupant dans les pays développés

 

«Nous devons réexaminer nos choix de société et nos choix de vie»

  •  

  • Linda Givetash

  • La Presse canadienne

La création au Royaume-Uni d’un ministère de la Solitude pour lutter contre l’isolement social frappe l’imagination, mais cette annonce a le mérite en tout cas de braquer les projecteurs sur un problème réel, qui touche aussi le Canada, estiment des experts de ce côté-ci de l’Atlantique.

Isobel Mackenzie, qui défend les droits des personnes âgées en Colombie-Britannique, n’est pas certaine que ce soit la voie à suivre, mais cette annonce permet de parler de ces gens qui ont justement peu de personnes à qui parler.

Selon Andrew Wister, directeur du centre de recherche en gérontologie de l’Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique, près d’un Canadien sur cinq éprouve une forme ou une autre d’isolement social. Cette solitude non désirée peut avoir de graves effets sur la santé mentale et physique, voire sur la mortalité, et le professeur Wister croit que le Canada devrait profiter de l’expérience britannique pour amorcer un débat public sur cet enjeu.

La première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, a annoncé mercredi la création d’un ministère de la Solitude, première initiative pour donner suite aux travaux d’une commission qui a mis en lumière des taux d’isolement «inquiétants» dans toutes les tranches d’âge. Le titulaire du nouveau portefeuille devra notamment oeuvrer avec tous les ministères pour identifier et soutenir les mesures qui fonctionnent déjà.

M. Wister estime que cette approche interministérielle est essentielle, car les facteurs qui expliquent l’isolement sont extrêmement variés. Au Canada, le Conseil national des aînés concluait en 2017 que les personnes âgées les plus à risque sont celles qui vivent seules ou dans des localités éloignées, celles qui s’identifient comme faisant partie des minorités sexuelles, et celles qui souffrent d’un handicap ou de pauvreté. Les aînés déplorent surtout le manque d’accès aux transports, aux soins de santé et aux services sociaux.

Isobel Mackenzie soutient aussi que l’isolement social est une «conséquence imprévue» de la vie moderne, notamment des nouvelles technologies de consommation. Puisqu’on est de plus en plus poussé à faire ses opérations bancaires et ses emplettes en ligne, certaines personnes risquent de parler à de moins en moins de personnes chaque jour.

«Nous devons réexaminer nos choix de société et nos choix de vie, qui contribuent peut-être, à long terme, à créer les conditions favorables à la solitude et à l’isolement, croit Mme Mackenzie. Des choix comme habiter dans une maison individuelle en banlieue, rouler seul dans sa voiture, communiquer par l’entremise des médias sociaux plutôt que de vive voix.»

Et l’isolement est un phénomène particulièrement grave chez les personnes âgées de 80 ans et plus, même en résidences, parce qu’elles ont souvent vécu le décès du conjoint, rappelle-t-elle.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

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Le Saviez-Vous ► Comment élucider un meurtre commis il y a 1 400 ans ?


La professeure Sue Black est une anthropologue judiciaire très reconnue. Elle exerce au Royaume-Uni. J’ai vu quelques reportages à la télévision sur des énigmes du passé qu’elle et son équipe ont résolue à la manière de la série. J’avoue que l’anthropologie et la science médico-légale me passionne. Comprendre ce qui s’est passé, dans un passé proche ou lointain. Des indices sur un corps humain, l’entourage, l’environnement et l’histoire qui entourent un squelette est palpitant
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Comment élucider un meurtre commis il y a 1 400 ans ?

 

Le professeur Sue Black est une légende vivante de l’anthropologie judiciaire. En examinant de vieux os, elle reconstitue des crimes commis il y a des siècles

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par  Nolwenn Jaumouillé

« Oh ! Mon Picte ! Qu’il est beau… il est merveilleux ! » s’exclame Sue Black, hilare.

Le fameux Picte devant lequel l’anthropologue judiciaire écossaise s’extasie, qu’elle et son équipe ont baptisé « Rosemarkie Man », est en réalité un squelette récemment découvert dans les Highlands. Il a été retrouvé dans une des grottes marines dont sont truffées les côtes de cette partie de l’Écosse, lors d’une fouille archéologique menée par le professeur Steven Birch. Utilisées pendant des milliers d’années par des êtres humains, l’équipe était venue explorer l’une des cavités, connue pour être la salle des forgerons d’une ancienne tribu picte. Sans surprise, les archéologues y ont trouvé toutes sortes de morceaux de métal. Mais le dernier jour des recherches s’est soldé par une trouvaille inattendue : les chercheurs ont déterré des ossements, qu’ils ont d’abord associé à un chevreuil avant de s’apercevoir qu’ils avaient sans aucun doute mis au jour un squelette humain.

Procédure habituelle, la police une fois contactée s’est adressée au Center for Anatomy and Human Identification de l’université de Dundee (CAHID), que dirige la captivante Sue Black.

« J’ai pu leur dire tout de suite que ces os étaient anciens, très anciens. »

Les autorités se sont alors retirées de l’affaire, mais les archéologues, eux, brûlaient d’en savoir plus.

« L’homme avait été brutalement mis à mort, avant d’être entreposé ici avec considération, selon la tradition picte – les bras croisés », décrit Steven Birch.

En travaillant comme s’il s’agissait d’une affaire médico-légale, l’équipe de Sue Black a ainsi pu déterminer que le visage et le crâne de cet homme ayant vécu entre 430 et 630 ap. J.-C. avaient été fracturés avec une extrême violence. Son collègue Chris Rynn, responsable des identifications et reconstitutions faciales, a pris tous les fragments du squelette et les a replacés ensemble en 3D sur l’ordinateur afin de lui reconstruire ce magnifique visage qui a conquis le grand public.

L’université du Dundee, en Écosse, est particulièrement réputée pour son centre de recherche dédié à l’anthropologie judiciaire. Un champ d’études qui consiste à tirer le plus d’informations possibles en analysant un corps ou un squelette non identifié ou mort dans des circonstances floues. Peu développée jusque dans les années 1990, elle a connu depuis un essor considérable et son apport à la justice comme à l’Histoire lui vaut d’être désormais reconnue à part entière. Pour autant, si élucider des crimes historiques peut sembler fascinant, difficile d’imaginer un enfant rêver de devenir anthropologue judiciaire.

CAHID

Et en effet, drôlement vivante pour quelqu’un qui passe ses journées à s’occuper des morts, le Pr Black part d’un grand éclat de rire lorsqu’on lui pose la question. « Pas vraiment », confie-t-elle. Mais tout a commencé lorsqu’elle avait 12 ans, et qu’elle travaillait chaque samedi dans une boucherie. Une expérience qui l’a très tôt habituée « à travailler avec des muscles, des os, du sang… ce genre de choses ». À l’université, Sue Black a choisi d’étudier la biologie, jusqu’à ce qu’en troisième année, elle ait l’opportunité de se spécialiser en anatomie.

« Or, l’anatomie est tout simplement la boucherie appliquée aux humains : des muscles, des os, du sang, tout pareil. Je me suis tout de suite sentie très à l’aise ! » souligne avec humour cette femme avenante de 56 ans à la chevelure rousse et frisée.

En travaillant à son projet de fin d’études, elle s’est aperçue qu’elle n’avait aucune envie de travailler sur des rats et des souris, mais bien de se confronter à de véritables êtres humains, et d’apprendre à les identifier à partir de leur squelette.

« Je n’ai plus lâché le sujet depuis. »

Ce que Sue Black ne précise pas par modestie, c’est qu’elle a aujourd’hui acquis le statut de légende mondialement connue de ce champ de recherche encore peu développé il y a trois décennies, et mieux connu du grand public depuis les années 2000 grâce à la série Bones. Dans les années 1990 et 2000, la jeune femme a été envoyée avec une équipe pour le compte des Nations Unies au Kosovo puis en Sierra Leone, avec pour mission d’identifier les corps d’un certain nombre de victimes et de bourreaux. Des expériences « extrêmement douloureuses » qu’elle n’échangerait néanmoins pour rien au monde. En 2004, lors du terrible tsunami qui a ravagé Sumatra, elle a de nouveau été envoyée sur les lieux, et elle a plus récemment travaillé sur des cas de torture en Syrie.

Pr Sue Black
Crédits : Dundee University

Mais le quotidien de Sue Black prend racine à l’université de Dundee. Elle y dirige le CAHID, un des plus grands centres au monde consacré à ce domaine si spécifique, et y enseigne parallèlement la matière aux nouvelles générations d’anthropologues judiciaires. Quant à décortiquer des squelettes au nom de la justice – sa passion – :

« On ne sait jamais vraiment quand est-ce que le travail tombera, car on ne peut pas prédire quand il y aura des meurtres. »

 Deux fois par jour environ, la police contacte le centre pour lui demander si des os, que quelqu’un a retrouvé dans son jardin, ont une chance d’appartenir à un être humain. Chaque année, environ 600 cas de ce type leur parviennent du Royaume-Uni et de l’étranger.

Et « 99,8 % du temps, ce sont des restes d’animaux, probablement de leur barbecue ».

Plus rarement, ils s’agit d’un cadavre récent, en cours de décomposition, ou plus ancien, qui prend alors la forme d’un squelette.

« La majeure partie du temps, notre travail consiste à identifier des personnes décédées et d’en dire le plus possible sur leur mort à partir de leurs restes. La police n’a parfois pas encore retrouvé le corps, et nous intervenons aussi dans les phases de recherche : un crash d’avion ou des crimes de guerre, par exemple. »

À partir de là, les scientifiques de l’université de Dundee endossent le rôle d’experts qui leur donne une crédibilité certaine devant les tribunaux. C’est ainsi que Sue Black, spécialisée dans l’identification à partir des mains, a pu notamment aider au démantèlement de réseaux de pédophilie.

http://www.ulyces.co

S’envoyer des milliers de textos… à la maison!


C’est pire que pire ! Les Britanniques sont forts pour communiquer par textos entre les membres d’une famille qui sont à la maison voir même dans la même pièce pour éviter des disputes ou simplement par paresse. C’est quand même ridicule si c’est un mode de communication alors que le dialogue est primordial dans un couple et avec les enfants
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S’envoyer des milliers de textos… à la maison!

 

SHUTTERSTOCK / FABIANA PONZI

Par paresse, pour éviter une dispute ou simplement pour se faire entendre.

Par « paresse » ou pour éviter une dispute, le Britannique moyen envoie quelque 10 000 messages par an à des membres de sa famille… situés à seulement quelques mètres, au sein du foyer, révèle une étude publiée jeudi.

« Est-ce que tu peux éteindre la télé? », « Qu’est-ce qu’il y a pour le dîner? » ou encore « tu viens au lit? » sont quelques-uns des textos et messages les plus envoyés dans ce cadre, selon une enquête menée en ligne en décembre auprès de 2 000 familles britanniques par Broadbandchoices, service de comparaison de fournisseurs d’internet haut débit au Royaume-Uni.

« Selon l’enquête, les mères sont les plus grandes responsables de ces communications par messages au sein de la maison, envoyant des demandes régulières telles que: ‘éteins la lumière’, ‘arrête la TV » ou simplement ‘au LIT!' », est-il expliqué dans un communiqué.

Pour 16% des 2 000 familles interrogées, envoyer un message est la seule façon de se faire entendre par leurs enfants, et s’ils se lancent dans une conversation face à face, cela se terminera en dispute.

Une famille interrogée sur quatre affirme que communiquer par texto ou messagerie instantanée est « simplement amusant et ludique ».

Parmi ces nombreux messages, le Britannique échange notamment en moyenne 96 messages incluant une photo et 100 emojis chaque mois avec des gens se trouvant dans le même foyer.

« Les téléphones portables étant désormais une extension semi-permanente de nous-mêmes, il n’est pas surprenant de voir que les gens s’envoient des textos dans la même pièce », estime Vix Leyton, expert en matière de consommateurs pour Broadbanchoices. Ce comportement s’explique par la « paresse » ou « pour aborder un sujet sensible », selon lui.

Dans le top 3 des messages les plus envoyés au sein des foyers britanniques, le romantique « Je t’aime », le pragmatique « Le dîner est prêt » et le très britannique « Peux tu m’apporter une tasse de thé? ».

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Les 10 plus gros fruits et légumes du monde


Ces records Guinness sont de 2016 en descendant. Des records des plus gros fruits et de légumes qui ont été cultivés autant par des jardiniers amateurs que professionnels. Ce que je me demande ces fruits et légumes ont un goût plus faible ou plus prononcés, si la texture est la même
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Les 10 plus gros fruits et légumes du monde

 

Xavier Demeersman
Journaliste

 

Un peu partout dans le monde, il est des jardiniers très prolifiques et bienheureux qui, chaque année, se retrouvent pour disputer les concours des plus gros fruits et légumes. Voici les derniers records homologués. Ils sont tous aussi impressionnants les uns que les autres.

Chaque année en septembre, depuis le début du XXe siècle, des jardiniers de l’extrême se retrouvent à Harrogate, au Royaume-Uni, pour présenter les légumes qu’ils ont cultivés tout un été avec tellement d’amour (et de recettes dont ils ont le secret)... qu’ils sont énormes ! Le Giant vegetable competition est un rendez-vous incontournable pour de nombreux Britanniques qui, comme on le sait, sont férus de jardinage. On peut y voir les plus gros ou les plus longs légumes du royaume, voire du monde ! Depuis les débuts de la compétition, plusieurs records mondiaux y ont été établis tel celui du plus gros oignon (voir plus bas) : 8,47 kg !

Un peu partout dans le monde, d’autres jardiniers amateurs ou professionnels ont relevé le défi. Non seulement du plus gros légume mais aussi du plus gros fruit. Voici 10 d’entre eux, vus en 2016, des records homologués tous aussi impressionnants les uns que les autres.

Le chou-fleur le plus lourd du monde

Son nom est associé à cinq records du monde de gros, très gros légumes. De la ferme de Peter Glazebrook, située à Hallam dans le Nottinghamshire, sont sorties les plus longues betteraves au monde, mais aussi les pommes de terre, oignons et choux-fleurs les plus gros et les plus lourds… Pour ce dernier, c’est un spécimen de la variété Darwin qui détient le record du plus massif que la Terre ait jamais porté, homologué au Guinness des records : 27,48 kg ! C’est 20 fois le poids ordinaire. Les amateurs de gratin de chou-fleur pourraient en manger tous les jours des semaines durant !

 

Peter Glazebrook détient depuis le 21 avril 2014 le record du monde du plus gros et lourd chou-fleur. © Tig Media, Peter Glazebrock, Caters News

Peter Glazebrook détient depuis le 21 avril 2014 le record du monde du plus gros et lourd chou-fleur. © Tig Media, Peter Glazebrock, Caters News

La plus longue carotte du monde

Décidément, le Nottinghamshire est une terre fertile où poussent les plus gros légumes du monde. C’est de ce comté que vient l’interminable carotte de Joe Atherton : 6,245 mètres de longueur ! Lors de sa présentation au National Giant Vegetables Championship de Malvern au Royaume-Uni, le 23 septembre 2016, elle a pulvérisé le précédent record du monde détenu depuis 2007 avec 5,841 mètres.

 

Joe Atherton a cultivé la plus longue carotte du monde. Il détient aussi les records de la plus longue betterave et du plus long radis. © Joe Atherton, Malvern’s Giant Vegetables Show

Joe Atherton a cultivé la plus longue carotte du monde. Il détient aussi les records de la plus longue betterave et du plus long radis. © Joe Atherton, Malvern’s Giant Vegetables Show

La plus grosse carotte du monde

Le record est détenu depuis 2014 par le très prolifique Pete Glazebrook, jardinier exclusif de légumes géants. Elle pèse 9,1 kg !

 

Pete Glazebrook cumule les records des plus gros légumes du monde. Pesant 9,1 kg, cette carotte détient depuis 2014 le record absolu de la plus grosse. © Guinness World Records

Pete Glazebrook cumule les records des plus gros légumes du monde. Pesant 9,1 kg, cette carotte détient depuis 2014 le record absolu de la plus grosse. © Guinness World Records

Le plus gros poireau du monde

Nous sommes bien sur Terre et non dans un jardin extraterrestre. Avec ses 10,5 kg, ce poireau cultivé par Paul Rochester bat tous les records. Son secret ? Les recettes transmises par son père et aussi, affirme-t-il, le best of de Glenn Miller qu’il leur fait écouter toute la journée.

 

Avec ce poireau de 10,5 kg, Paul Rochester a battu le précédent record mondial, 9,75 kg, qu’il détenait. © SWNS, Realfix

Avec ce poireau de 10,5 kg, Paul Rochester a battu le précédent record mondial, 9,75 kg, qu’il détenait. © SWNS, Realfix

Le plus gros oignon du monde

Incroyable mais vrai ! Jusqu’en 2014, c’était Pete Glazebrook qui détenait le record du plus gros et lourd oignon du monde mais Tony Glover a fait encore mieux, le battant de peu avec ce spécimen de 82 cm dans sa plus grande largeur et pesant 8,47 kg. Il y en a assez pour préparer une soupe à l’oignon pour 36 personnes.

 

Tony Glover pose à côté de l’oignon qu’il a cultivé durant 11 mois et qui lui a valu de figurer dans le Guinness. © Cascade

Tony Glover pose à côté de l’oignon qu’il a cultivé durant 11 mois et qui lui a valu de figurer dans le Guinness. © Cascade

La plus grosse citrouille du monde

En 1900, à la Foire internationale de Paris, la plus grosse citrouille du monde affichait sur la balance 181 kg. Aujourd’hui, le record du monde détenu par Beni Meier est pour une citrouille de… 1.054 kg !

 

Surprise : la citrouille la plus lourde jamais cultivée, qui dépasse la tonne, ne vient ni des États-Unis ni du Canada mais d’Allemagne. © Meier, BigPumpkins.com

Surprise : la citrouille la plus lourde jamais cultivée, qui dépasse la tonne, ne vient ni des États-Unis ni du Canada mais d’Allemagne. © Meier, BigPumpkins.com

Le plus gros radis du monde

Il en suffit d’un pour faire une salade pour toute la famille. Les plus gros radis jamais cultivés proviennent du jardin du Japonais Manabu Oono. Le radis qu’il a présenté lors de la Sakurajima Radish Contest de 2003, à Kagoshima, conserve le record absolu : une circonférence de 119 cm pour un poids de 31,1 kg !

Très appréciés au Japon, les radis font l’objet d’une compétition chaque année qui récompense, selon les catégories, les plus beaux, étonnants, goûteux et aussi les plus gros ! © Guinness World Record

Très appréciés au Japon, les radis font l’objet d’une compétition chaque année qui récompense, selon les catégories, les plus beaux, étonnants, goûteux et aussi les plus gros ! © Guinness World Record

La plus grosse tomate du monde

La plus lourde tomate jamais produite est américaine. De la variété Big Zac, elle pèse 3,81 kg. Dan MacCoy, le jardinier qui l’a cultivée ne s’attendait pas vraiment à battre le précédent record. Les graines, nommées « 8.41 MacCoy Big Zac » (8,41 est son poids en livres), ont été vendues à des jardiniers français et britanniques qui espèrent obtenir des tomates encore plus grosses pour de futurs concours. Quant au plant de tomate le plus long jamais mesuré, il mesurait 19,8 mètres.

 

Une tomate titan. Dan MacCoy se prépare à la cueillir. © Dan MacCoy

Une tomate titan. Dan MacCoy se prépare à la cueillir. © Dan MacCoy

La plus grosse pastèque du monde

Depuis octobre 2013, on n’a pas vu de pastèques plus lourdes que celles de Chris Kent : 159 kg sur la balance. Elle fut honorée dans cette catégorie lors du festival Operation Pumpkin, à Hamilton dans l’Ohio

 

159 kg à la pesée. Record inégalé de la pastèque la plus lourde du monde. © Guinness World Records

159 kg à la pesée. Record inégalé de la pastèque la plus lourde du monde. © Guinness World Records

Le plus gros navet du monde

Depuis 2004, personne n’a réussi à battre Scott Robb, inscrit au Guinness. Le navet qu’il a cultivé pesait 17,78 kg. Il ne reste plus qu’à trouver de bonnes recettes pour l’agrémenter.

 

Ce navet de près de 18 kg, record absolu, a été cultivé en Alaska. © Scott Robb

Ce navet de près de 18 kg, record absolu, a été cultivé en Alaska. © Scott Robb

La plus grosse pomme de terre du monde

C’est aussi du jardin de Peter Glazebrook que proviennent les plus grosses pommes de terre cultivées du monde. Celle qui fut pesée lors du National Gardening Show, le 4 septembre 2011, au Royal Bath & West Showground à Shepton Mallet, dans le Somerset, atteignait 4,98 kg. Elle surpasse de plus d’un kg celle qu’il avait présentée l’année précédente et qui avait décroché le record du monde

 

Peter Glazebrook, jardinier de tous les records, pose avec sa pomme de terre de 5 kg. Elle demeure à ce jour la plus lourde jamais cultivée. © Guinness World Records

Peter Glazebrook, jardinier de tous les records, pose avec sa pomme de terre de 5 kg. Elle demeure à ce jour la plus lourde jamais cultivée. © Guinness World Records

http://www.futura-sciences.com

Le Saviez-Vous ► Ethel Granger : la femme avec la taille la plus fine du monde qui a changé son corps par amour


Au nom de l’amour, cette femme a fait plaisir à son mari pour avoir une taille de guêpe. Alors qu’au nom de ce même amour, le mari n’aurait dû jamais demander ce genre de plaisir pour tous les sacrifices qu’elle a du faire. C’est vraiment insensé, surtout que porter des corsets aussi serré à de graves conséquences sur le corps
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Ethel Granger : la femme avec la taille la plus fine du monde qui a changé son corps par amour

Les gens peuvent faire des choses insensées lorsqu’ils sont amoureux. Dans certains cas, leurs actions semblent tendres et romantiques, mais il arrive aussi qu’elles aient l’air complètement dingues. Et si ce qu’Ethel Granger a fait pour faire plaisir à son compagnon n’est pas dingue, c’est du moins très étrange.

La femme avec la taille la plus fine du monde

Ethel Granger est née au début des années 1900 dans le Cambridgeshire. Lorsqu’elle a épousé un jeune astronome, William Arnold Granger, en 1928, elle n’imaginait probablement pas que ce mariage la conduirait à figurer un jour dans le Livre Guinness des records.

L’histoire raconte que M. Granger adorait les corsets et les tailles fines. Ethel possédait déjà une taille assez fine, exactement 56 cm. Mais pour faire encore plus plaisir à son mari, cette femme s’est mise à porter régulièrement des corsets, ce qui lui serrait la taille encore davantage.

En 1939, le nom d’Ethel Granger a été inclus dans le Livre Guinness des records. En un peu plus de 10 ans de mariage, Ethel a réussi à réduire son tour de taille naturel de presque 25 cm, jusqu’à ce qu’elle ne fasse plus que 33 cm.

En plus de porter des corsets extrêmement serrés, Ethel portait également des talons très hauts et s’était faite percer en de nombreux endroits, non seulement au visage, mais également sur le corps. Toutes ces décisions n’avaient qu’un seul but : plaire à son mari, William.

Des sacrifices faits au nom de l’amour

Ethel Granger a fait de nombreux sacrifices au nom de l’amour. Elle est morte en 1982 à l’âge de 77 ans. En 2011, la version italienne de Vogue a même consacré son numéro de septembre à cette femme. Et si tout ce qu’elle a fait reste impressionnant, il s’en dégage également une sorte de tristesse.

Espérons qu’Ethel et William ont aimé la transformation qu’elle a imposée à son corps au cours de ces années de saucissonnage. Cependant, il est consternant de voir que cette femme était prête à ces extrêmes, voire à risquer sa santé, simplement pour que son mari l’aime un peu plus.

La vraie beauté d’une personne ne réside pas dans son apparence, la forme de son corps, ou dans sa façon de s’habiller. La beauté intérieure est ce qui compte vraiment. Il n’y a pas de raison d’essayer de correspondre aux normes de quelqu’un d’autre et d’avoir l’air parfaite à ses yeux. Toutes les femmes sont belles telles qu’elles sont !

https://parfait.cc/

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Des dents de mammifères de 145 millions d’années


Deux nouvelles espèces préhistoriques qui ressemblaient à des rats. Un nocturne mangeait des insectes et l’autre un peu plus gros était herbivore dans un monde ou vivaient les géants, les dinosaures. J’aurais bien aimé être à la place de l’étudiant qui s’est aperçu d’avoir quelque chose d’important sous ces yeux
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Des dents de mammifères de 145 millions d’années

 

Représentation artistique des deux espèces de mammifères dans leur environnement.

Représentation artistique des deux espèces de mammifères dans leur environnement.    Photo : Mark Witton

Les restes fossilisés de dents appartenant à des créatures ancêtres des mammifères actuels ont été mis au jour dans le sud-ouest du Royaume-Uni.

Un texte d’Alain Labelle


Elles appartiennent à au moins deux espèces d’animaux à fourrure qui ressemblaient à des rats et qui partageaient la planète avec les dinosaures il y a 145 millions d’années.

L’une d’elles était nocturne et se nourrissait d’insectes. L’autre, un peu plus grosse, était également herbivore.

Ces dents pouvaient percer, trancher et écraser la nourriture. Elles sont aussi très usées, ce qui laisse à penser que les animaux auxquels elles appartenaient ont vécu jusqu’à un âge avancé pour leur espèce. Ce n’était pas une mince affaire de vivre avec des dinosaures prédateurs. Steve Sweetman

Les dents des espèces Durlstodon ensomi et Durlstotherium newmani.

Les dents des espèces Durlstodon ensomi et Durlstotherium newmani.   Photo : Université de Portsmouth

La découverte a été réalisée par Grant Smith de l’Université de Portsmouth. Cet étudiant chercheur savait qu’il était en présence de restes d’un mammifère, mais n’avait pas cerné toute l’importance de sa trouvaille avant de contacter son superviseur, le Pr Dave Martill.

Nous les avons regardés à l’aide d’un microscope, mais malgré mes 30 ans d’expérience, nous avons eu besoin d’une troisième opinion. Pr Dave Martill

Ils ont contacté le chercheur Steve Sweetman, un expert des petits vertébrés préhistoriques.

« C’était un moment mémorable! », se souvient Steve Sweetman.

Le scientifique a immédiatement compris que ces dents représentaient une découverte spectaculaire, puisqu’elles appartiennent à des animaux euthériens, la sous-classe la plus importante des mammifères dont l’embryon se développe entièrement dans le corps de la mère et qui est alimenté pendant la gestation grâce au placenta.

Ce sont les premiers fossiles incontestés de mammifères appartenant à la lignée qui mène à l’espèce humaine. Ils sont aussi les ancêtres de la plupart des mammifères aujourd’hui vivants, de la musaraigne pygmée à la baleine bleue.

Steve Sweetman

Les deux nouvelles espèces ont été nommées Durlstotherium newmani et Dulstodon ensomi. La première est un clin d’oeil à Charlie Newman, le propriétaire d’un pub du village de Worth Matravers, situé à proximité du lieu de la découverte. L’autre pour rendre hommage à Paul Ensom et à sa contribution à la paléontologie de la région.

Le détail de cette découverte est l’objet d’un article publié dans la revue Acta Palaeontologica Polonica.

Jusqu’à ce jour, c’est une espèce découverte en Chine en 2013 qui était considérée comme le plus vieux fossile d’un euthérien.

http://ici.radio-canada.ca

Alzheimer : la prévention fait ses preuves


On prévoit une augmentation dans les années avenir de la maladie d’Alzheimer, mais d’un côté dans certains pays, on voit un léger déclin. Il semble qu’on puisse agir en prévention pour l’avenir du moins retardé la maladie
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Alzheimer : la prévention fait ses preuves

 

Un mode de vie adapté  améliore la cognition après 60 ans.

Un mode de vie adapté améliore la cognition après 60 ans.

MAY / BSIP

Par Elena Sender

Une vaste enquête incluant 23 laboratoires internationaux a mis en évidence l’efficacité de certaines actions pour faire baisser le risque d’Alzheimer.

Toutes les trois secondes, un nouveau cas de démence, ce déclin graduel des capacités mentales, est diagnostiqué. Soit 47 millions de malades dans le monde, selon les chiffres du World Alzheimer Report de l’University College de Londres (Royaume- Uni) (2015).

La démence inclut ici 60 à 70% de maladies d’Alzheimer mais aussi des démences vasculaires, celles dites à corps de Lewy ou fronto-temporales. En raison du vieillissement de la population, ce nombre pourrait tripler en 2050 ! Cependant, surprise : depuis quelques années, un léger déclin de l’incidence – le nombre de nouveaux cas sur une période donnée a été observé aux États- Unis, au Royaume-Uni, en Suède, aux Pays-Bas et au Canada ! En France, cette baisse est retrouvée, en particulier chez les femmes.

Explication avancée :  » Les personnes âgées aujourd’hui de 65 ans auraient été moins exposées à certains facteurs de risque au cours de leur vie, explique le Pr Philippe Amouyel, président de la Fondation Plan Alzheimer. L’âge de début des premiers signes de la maladie serait plus tardif dans les générations du baby boom, après la Seconde Guerre mondiale. « 

 Un petit calcul suffit pour réaliser à quel point cette information est cruciale : la maladie survenant dans trois quarts des cas après 80 ans et mettant dix années à s’installer, beaucoup de personnes atteintes mourraient avant d’en présenter les premiers signes.

 » Si nous parvenions à repousser l’apparition des symptômes de cinq ans, nous diminuerions de moitié le nombre de cas dans la population « , estime le chercheur.

Une première victoire ! Pour enquêter sur une possible prévention, la revue The Lancet a formé avec 23 laboratoires internationaux une commission coordonnée par Gill Livingston, professeure au département de Psychiatrie de l’University College de Londres.

 » Nous avons réalisé une vaste méta-analyse des études existantes, explique-t-elle. Ce qui nous permet de proposer un nouveau modèle chiffré de facteurs de risque à l’échelle d’une vie. »

35 % des cas de démence seraient évitables

Selon ces calculs, « 35% des cas de démence pourraient être théoriquement évités ».

Car si personne ne peut modifier son patrimoine génétique, chacun peut en revanche mettre d’autres atouts dans sa manche, et ce dès l’école. Selon la méta-analyse lancée par The Lancet, une scolarité prolongée au-delà de l’âge de 12 ans diminuerait de 8% le risque de démence à l’âge adulte. Des études longues conféreraient une protection en favorisant la constitution et le maintien d’une réserve cognitive (somme des neurones et de leurs connexions) qui permet de résister aux pathologies neurodégénératives.

D’autres éléments sont à prendre en compte avec l’âge. À partir de 45 ans, il faut ainsi veiller à… la perte auditive.

« Ne plus bien entendre, c’est se désengager socialement, ce qui peut mener à la dépression, facteur de risque de la démence », affirme Gill Livingston.

Onze études ont révélé ainsi un lien entre perte auditive et risque de déclin mental à long terme ! Autre nécessité : une bonne santé cardio-vasculaire. Protéger ses vaisseaux en réduisant notamment l’excès de cholestérol et l’hypertension – par l’hygiène de vie ou des traitements -, c’est aussi préserver son cerveau. Cesser de fumer est salutaire, la cigarette ayant un impact cardio-vasculaire négatif connu. Le diabète (résistance à l’insuline) est à surveiller tout autant : les dérèglements de l’insuline dans le cerveau affecteraient en effet le « nettoyage » de la protéine amyloïde qui aurait tendance à s’accumuler, formant les plaques délétères. Sans oublier bien sûr la nécessité de faire de l’exercice. Une méta-analyse de 15 études a montré que l’activité physique faible à modérée réduisait d’un tiers le risque de troubles cognitifs. Les recommandations sont ainsi de 30 à 60 minutes d’activités quotidiennes (jardinage…) plus deux séances de 20 à 60 minutes d’exercices physiques hebdomadaires. L’effet de la prévention est en revanche moins clair concernant les bénéfices attendus de l’alimentation :

« Les personnes adoptant un régime méditerranéen (pauvre en viande et laitages, riche en fruits, légumes et poissons) ont moins de risque cardio-vasculaire, souligne la psychiatre. Mais les données d’observation sont insuffisantes pour calculer l’effet sur le risque global de démence. »

Prévenir la dépression : un enjeu majeur

Prévenir la dépression constitue en revanche un enjeu majeur. Selon une étude récente, des symptômes dépressifs dans les dix ans précédant le diagnostic de démence sont en effet significatifs (Singh-Manoux A, Jama, 2017).

« Cause de la pathologie ou simple symptôme précoce de son arrivée ? Difficile à dire », souligne Philippe Amouyel.

 Reste que la dépression altère l’axe cérébral du stress, les facteurs de croissance neuronaux et le volume de l’hippocampe (mémoire), une situation favorable au déclin cognitif. Le remède ? Les antidépresseurs feraient baisser l’incidence du déclin cognitif et réduiraient – du moins chez l’animal – la production de protéine amyloïde (Yi Sheline, Sci Transl Med 2014). En revanche, la prise de somnifères ou anxiolytiques de la classe des benzodiazépines est associée à un risque accru d’Alzheimer.

In fine, chacun peut-il adopter un mode de vie « antidémence » ? Les chercheurs fondaient beaucoup d’espoir sur trois études dites d’intervention – constituant à modifier activement les facteurs de risque dans un groupe d’individus – lancées dans le cadre de l’European Demantia Prevention Initiative (EDPI), créée en 2011. Las ! l’étude néerlandaise Prediva, dont le but était de réduire le risque vasculaire pendant six ans chez 3526 volontaires, n’a pas donné de résultat positif. Pas plus que l’essai français MAPT (Multidomain Alzheimer Preventive Trial), pour lequel plus de 1500 participants de 70 ans avaient entrepris un programme ciblé sur trois ans. Seule l’étude finlandaise Finger (Finnish Geriatric Intervention Study to Prevent Cognitive Impairment and Disability) s’est révélée positive. 631 sujets à haut risque de démence âgés de 60 à 77 ans ont adopté un mode vie supposé protecteur (nutrition, entraînement cognitif et sportif…).

BRUNO BOURGEOIS - SOURCE : ÉTUDE FINGER

Les performances d’un groupe bénéficiant d’un entraînement cognitif et physique ont dépassé celles d’un groupe témoin, qui a toutefois lui aussi progressé. © Bruno Bourgeois – Source : étude Finger

Après deux ans, le groupe traité a montré une meilleure cognition que le groupe témoin (voir schéma ci-dessus).

« Nous avons maintenant une bonne preuve que la combinaison de ces facteurs peut améliorer la cognition après 60 ans », note Miia Kivipelto, professeure à l’Institut Karolinska (Suède), coauteure de l’étude.

Convaincant ?

 « Pour avoir une preuve solide, il faudrait lancer une vaste recherche internationale sur des dizaines de milliers de personnes durant plusieurs années, tempère Philippe Amouyel. Mais financer un tel travail est une gageure, et les résultats définitifs ne seraient pas connus avant sept à dix ans. »

L’heure du pragmatisme a donc sonné :

« Nous devrions lancer sans attendre une campagne de prévention. Cela réduirait le nombre d’accidents vasculaires cérébraux et pourrait baisser l’incidence de la démence. »

Déjà, les National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine des États-Unis ont publié des recommandations fin juin 2017 comprenant exercices cognitifs et physiques et surveillance de l’hypertension. L’OMS prépare les siennes. En France, le Haut Conseil de la santé publique est en cours de consultation.

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