Le Saviez-Vous ► Erwin, la ville qui a pendu un éléphant le 13 septembre 1916


J’avais déjà vu cette photo, mais je ne savais pas la triste histoire de cet éléphant. Elle a été malmenée par un dresseur d’un cirque aux États-Unis qui n’avait aucune patience avec les animaux. La mort de son dresseur en plein spectacle a fait à d’elle une meurtrière qu’il fallait tuer à tout prix. Le seul moyen était de prendre une grue d’un chemin de fer. En plus, il fallait payer pour assister au spectacle de sa pendaison.
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Erwin, la ville qui a pendu un éléphant le 13 septembre 1916


Par Cyril Guinet

C’est une petite bourgade du Tennessee, nichée dans la forêt nationale de Cherokee aux pieds de la montagne de Buffalo. Elle est tristement célèbre pour avoir, le 13 septembre 1916, exécuté Mary, l’éléphant vedette d’un cirque, dans des circonstances effroyables.

En cette fin d’été 1916, des affiches annonçant l’arrivée du Sparks Brother’s Circus ont fleuri un peu partout sur les murs de Saint-Paul, en Virginie (Etats-Unis). Ces publicités promettent un spectacle « divertissant, instructif et moral » : des hommes statues, des lions de mer dressés, mais surtout ce qui doit être l’attraction principale : une troupe d’éléphants.

Un homme, en arrêt devant l’image des pachydermes, semble fasciné. Walter Eldridge, un vagabond surnommé « Red » (Rouge) en raison de ses cheveux roux, cherche du travail et il vient d’avoir une idée. Quelques instants plus tard, il tente sa chance auprès de Charlie Sparks, le directeur du cirque. Coup de chance – ou de malchance comme nous le verrons plus tard – Sparks a justement besoin de quelqu’un pour s’occuper des éléphants.

Walter Eldridge apprend vite les ficelles du métier auprès des autres soigneurs. Ses collègues, cependant, remarquent que le nouveau venu manque de patience avec les animaux. S’il s’entête à terroriser les bêtes avec la baguette cinglante qu’il a toujours à la main, il finira par avoir des problèmes. Cela ne fait un pli.

Deux jours après son embauche seulement, le 12 septembre, un premier incident éclate alors que les éléphants, qui ont besoin de se rafraîchir, sont conduits jusqu’à une réserve d’eau où ils pourront s’asperger. Les événements tragiques de cette journée peuvent être reconstitués grâce à des témoignages enregistrés sur bandes audio et conservées aux Archives de l’East Tennessee State University. Eldridge conduit le leader du troupeau, une femelle d’une trentaine d’années baptisée Mary, le plus grand animal vivant sur Terre, selon la publicité du cirque Sparks. Soudain, celle-ci aperçoit un melon sur le bord du chemin. Elle s’arrête et allonge la trompe pour attraper le fruit, sans doute tombé d’un camion. Aussitôt, Eldridge tente de la faire repartir en lui tapant sur la tête avec sa trique. Mary lance un barrissement de douleur, saisit Eldridge avec sa trompe, le soulève dans les airs et le balance au loin.

Le dresseur se relève furieux et les autres soigneurs doivent s’interposer.

L’après-midi, un spectacle est donné. L’arrivée de la troupe des éléphants est saluée par un tonnerre d’applaudissements. Eldridge, qui rumine toujours sa rancœur, mène Mary durement. Les animaux font le tour de la piste, dansent d’un pied sur l’autre, s’alignent comme à la parade, avec toujours Mary en tête de file. Au moindre écart de cette dernière, Eldridge en profite pour lui donner un coup de trique rageur.

Tant et si bien que l’éléphante s’énerve et montre des signes d’agitation. Eldridge frappe de plus belle. Jusqu’au moment où Mary, une nouvelle fois, saisit son dresseur et pour le projeter dans la sciure de la piste. Cette fois, avant que les autres cornacs n’aient le temps d’esquisser le moindre geste, et avant même qu’Eldridge ne puisse se relever, l’éléphant fonce droit sur lui. Sous les yeux du public, Mary pose son énorme patte sur la tête de son dresseur et appuie de tout son poids. Eldridge meurt écrasé sous la pression de cinq tonnes de muscles.

Tandis que le personnel du cirque évacue les éléphants dans la panique, la foule hurle : « A mort l’éléphant tueur ! »

Dans le public, un forgeron dégaine son revolver et fait feu à cinq reprises sans blesser l’animal. Charlie Sparks, le directeur, alors que d’autres spectateurs braquent également leurs armes en direction de Mary.

« Sa peau est si épaisse que vous n’arriverez qu’à la blesser », prévient-il.

Les vengeurs, cependant, ne renoncent pas et réclament, à corps et à cris, la mort de l’animal. Le directeur du cirque, comme il l’expliquera plus tard, commence à craindre qu’on lui retire l’autorisation de produire des éléphants, ce qui compromettrait l’avenir de son cirque. Il comprend qu’il n’a pas d’autre solution que de livrer Mary et suggère qu’on la pende, comme un bandit de grand chemin. Cette dernière idée fait finalement l’unanimité.

Pendre un animal aussi imposant semble impossible, mais quelqu’un a une idée : Erwin, une ville voisine du Tennessee possède une grue qui sert à décharger les trains de charbon. L’engin, d’une centaine de tonnes, est capable de soulever Mary…

Une pendaison hors du commun

Le lendemain du drame, 13 septembre 1916, le cirque Sparks se met donc en route pour Erwin. Pour rentabiliser le voyage, une représentation – dont Mary est dispensée – a lieu en début d’après-midi.

A 16 heures, sous une pluie fine, Mary et quatre autres éléphants sont conduits du côté de la gare. Mary ne se laisserait mener nulle part seule. Arrivée sur les lieux de son supplice, les dresseurs attirent leurs pachydermes en leur donnant de la nourriture tandis qu’on entraîne Mary jusqu’au au pied de la grue. Tous les spectateurs ayant payé leur entrée au spectacle, ont été invités gracieusement à la pendaison de l’éléphant. 3000 personnes, dont une majorité d’enfants, sont venues assister à la mise à mort de « Mary la meurtrière », comme on la surnomme.

On entrave les pattes arrière de l’animal pour l’empêcher de s’enfuir. C’est un pompier de la ville, Sam Harvey, surnommé Harvey-N’a-qu’un-œil, qui a été désigné pour faire office de bourreau. Avec l’aide d’un dresseur, il passe une autre chaîne autour du cou de Mary dont l’autre extrémité est reliée à l’énorme crochet de la grue.

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Dans un silence de cathédrale, Harvey-N’a-qu’un-œil met le treuil en marche. La chaîne se tend puis l’éléphante est soulevée du sol… Quelques secondes plus tard, dans un sinistre bruit de craquement, la chaîne cède et Mary s’effondre sur le sol. Voyant l’éléphant tueur libre de ses chaînes, les spectateurs s’affolent et courent se mettre à l’abri. Mary, cependant, la hanche brisée, est incapable de faire le moindre mouvement. Sonnée, elle reste assise sur son postérieur. Un employé du cirque se précipite et grimpe sur son pour lui passer une chaîne plus solide autour du cou. Le treuil est remis en action et Mary est soulevée une nouvelle fois. L’animal se débat désespérément, étranglé, suffoquant, au bout de la chaîne sous les vivats de la foule.

Trente minutes plus tard, la grue redescend le corps qui s’affaisse sur le sol. Mary ne bouge plus. Elle est morte.

On a raconté que le corps de Mary avait été enterré à l’endroit où se trouve aujourd’hui le tribunal d’Erwin. C’est faux. Il aurait fallu pour cela la transporter de plus d’un kilomètre et demi du lieu de son exécution. Ce qui n’était pas envisageable. On s’est donc contenté de creuser, à l’aide d’une pelle mécanique, une fosse « grande comme une grange » selon un témoin de l’époque, tout à côté de la voie de chemin de fer, d’y faire rouler la dépouille de Mary avant de la recouvrir de terre. Aucune marque, aucune stèle, rien n’indique cependant l’endroit exact de la tombe de la condamnée à mort qui pesait cinq tonnes.

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L’éléphant, gardien des stocks de carbone en Afrique Centrale


La disparition d’un animal, d’une plante a un effet domino sur la biodiversité. Si les éléphants disparaissaient, cela serait une catastrophe pour l’environnement. Grâce aux éléphants, les arbres les plus résistants grandissent, car ils piétinent les plus faibles, ils permettent aussi la germination de nombreuses graines leurs de leurs déplacements, ce qui renouvelle la biomasse en Afrique Centrale. Ces arbres absorbes donc plus de carbone, c’est un plus en ces temps de changements climatiques
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L’éléphant, gardien des stocks de carbone en Afrique Centrale

L'éléphant, gardien des stocks de carbone en Afrique Centrale© Pixabay

Par Juliette de Guyenro

Des chercheurs ont étudié l’impact des éléphants sur la réduction des stocks de carbone en Afrique Centrale : en façonnant leur habitat, ils piétinent les plus petits arbres et dégagent de la place pour les spécimens plus importants qui absorbent le carbone en plus grande quantité. Leur extinction pourrait donc menacer l’équilibre naturel de la biomasse de la région.

Les éléphants entretiennent précieusement les stocks de carbone en Afrique centrale. C’est le constat de l’étude réalisée par le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, menée par Fabio Berzaghi et se basant sur des mesures collectées dans le bassin du Congo. Pour structurer leur habitat, les éléphants de la région piétinent les plus petites espèces d’arbres avec une faible capacité à absorber le carbone, ce qui permet de libérer l’espace pour que de plus grands spécimens se développent. Conséquence : un niveau plus élevé de carbone serait stocké par les forêts et participerait au bon équilibre de la biomasse dans la région. A l’inverse, la diminution ou disparition de ces mêmes pachydermes pourrait engendrer l’expansion de forêts constituées de ce qu’on appelle le « soft-wood« , des arbres à faible absorption en carbone, entrainant notamment une perte de stockage de cet élément.

Des données difficiles à collecter

Pour vérifier leur hypothèse et arriver à cette conclusion, les scientifiques ont collecté des mesures leur permettant de comparer les différentes forêts se trouvant autour du bassin du Congo. Ils ont pu notamment remarquer une corrélation entre la présence des éléphants dans certaines d’entre elles et le nombre et la taille des arbres situés dans la même zone.

Mais le processus a été difficile à analyser. L’impact des éléphants sur leur environnement et la biomasse forestières d’Afrique centrale est un processus qui s’allonge sur une centaine d’années. Pour compléter leur étude, les chercheurs ont donc usé des technologies informatiques pour créer une simulation et visualiser l’impact des éléphants sur les forêts sur plusieurs années.

Une compétitivité réduite

Selon l’abondance des éléphants dans les forêts, la concurrence entre les différents types d’arbre varie. En supprimant les petits arbres, mesurant environ 30cm de diamètre, les éléphants réduisent leur nombre et donc la compétitivité pour l’eau, la lumière et l’espace qui existe entre les différents végétaux. Les espèces qui survivent peuvent alors atteindre des tailles plus grandes et stocker plus de carbone.

« Les éléphants de forêt sont des gestionnaires naturels qui éclaircissent les forêts en ‘élaguant’ ou en enlevant les petits arbres. Ces animaux augmentent la croissance des grands arbres et la production de bois » explique Fabio Berzaghi.

Les éléphants participent également à la germination de plus de 100 espèces d’arbres en dispersant leurs graines lors de leurs déplacements. Ils favorisent donc le renouvellement de la biomasse en Afrique centrale.

Les éléphants, l’animal « gagnant-gagnant »

La présence des pachydermes dans la région a un impact entièrement positif sur l’environnement. Les préserver serait donc un pari « gagnant-gagnant » selon l’étude du laboratoire. Cela permettrait une meilleure conservation de la faune sauvage tout d’abord, mais aussi de favoriser la biodiversité. Enfin, en augmentant son stockage, ils permettent de limiter la présence de carbone dans l’atmosphère et donc de lutter contre le changement climatique.

Problème : les éléphants d’Afrique sont aujourd’hui classés dans les catégories « vulnérables » et « en danger » de la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Or, leur extinction pourrait avoir des conséquences graves sur l’environnement.  Selon les chercheurs du laboratoire, leur disparition pourrait en effet entrainer une baisse de 7% de la biomasse à la surface des terres d’Afrique centrale et la perte de 3 milliards de tonnes de carbone dans les forêts de la région.

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En Inde, on utilise le son des abeilles pour éloigner les éléphants


Voilà une idée intelligente ! Les éléphants ont peur des abeilles, le bourdonnement de ces petites bestioles seraient un moyen efficace pour éviter les conflits entre ces animaux et les trains.
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En Inde, on utilise le son des abeilles pour éloigner les éléphants


Les chemins de fer indiens ont trouvé une solution originale pour éloigner les éléphants des rails: dès que l’un d’eux s’approche, des hauts-parleurs diffusent des sons de bourdonnement d’abeilles dont les pachydermes redoutent les piqures autour des yeux et dans la trompe.

Près de 70 éléphants ont été tués par des trains entre 2013 et juin 2019, principalement dans l’état d’Assam, dans le nord-est, et dans le Bengale occidental, dans le nord de l’Inde.

Dans le cadre du « plan Abeille », ce sont donc 50 hauts-parleurs bourdonnants qui ont été déployés sur une dizaine de « corridors à éléphants » dans les vastes forêts d’Assam, qui abritent près de 6.000 individus, soit 20% de la population totale du pays.

« Nous cherchions les moyens d’empêcher les éléphants de venir sur les rails et nos services ont proposé ce dispositif », a expliqué à l’AFP Jyoti Sharma, porte-parole des chemins de fer indiens

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Le Saviez-Vous ► 15 idées reçues totalement fausses sur les animaux


On nous a appris beaucoup de choses sur les animaux, dont beaucoup sont en réalité des légendes urbaines. Comme par exemple qu’un crapaud donne des verrues si on y touche. Que le rouge agace le taureau etc …
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15 idées reçues totalement fausses sur les animaux

oiseau

par Floriane

Tout comme c’est le cas pour les humains, nous avons des idées reçues particulièrement tenaces sur certains animaux. Nombreux sont ceux qui croient certaines choses totalement fausses. En voici 15 pour que vous ne fassiez plus partie de ces gens-là !

1. Le rouge énerve les taureaux

Une bonne fois pour toutes : ce n’est pas le rouge qui énerve les taureaux étant donné qu’ils ne distinguent même pas la couleur rouge. Ce qui les excite, c’est le mouvement de la muleta.

taureau torero corrida

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Crédits : Pxhere

2. Les autruches mettent leurs têtes dans un trou quand elles ont peur

En réalité, une autruche prend la fuite lorsqu’elle est effrayée, une technique bien plus efficace lorsque l’on sait qu’une autruche peut courir près de 70km/h.

autrucheCrédits : Bluesnap/Pixabay

3. Les caméléons changent de couleur pour se camoufler

Ce n’est pas vraiment le cas. En changeant de couleur, le caméléon a pour but principal de communiquer avec d’autres caméléons.

Caméléon vertCrédits : Frédéric BISSON/Flickr

4. Les chiens voient en noir et blanc

Le spectre de vision du chien est beaucoup plus restreint que le nôtre mais ce n’est pas pour autant qu’il voit en noir et blanc, il peut voir des couleurs aussi.

chien berger allemand portraitCrédits : Pxhere

5. On attrape des verrues en touchant un crapaud

Certes, le crapaud n’est pas l’animal le plus glamour du monde mais il ne donne pas de verrues. Il possède des glandes sous la peau qui peuvent sécréter des substances irritantes pour l’Homme, notamment chez certaines espèces exotiques, mais cela est plutôt rare.

crapaudCrédits : Armin Kübelbeck/Wikipédia

6. Un grain de riz cru peut tuer un oiseau

Certains croient qu’un grain de riz cru pourrait tuer un oiseau s’il gonfle dans son ventre. Cela est faux.

oiseauCrédits : iStock

7. Les poux sautent de tête en tête

Un poux ne peut ni sauter, ni voler. Les poux se propagent donc de deux façons différentes : par le biais d’objets déjà colonisés et par les contacts.

PouxCrédits : James Gathany/Pixnio

8. Les chauves-souris sont aveugles

Cette idée reçue est totalement fausse. Toutes les espèces de chauves-souris peuvent voir mais elles ne sont pas toutes dotées de l’écholocalisation.

chauve-sourisCrédits : bayanga85/Flickr

9. Il existe des cimetières pour les éléphants

Cette croyance du XIX° siècle qui dit que les éléphants se rendraient dans un endroit avant de mourir est erronée. Les cimetières pour éléphants n’existent pas. Les éléphants se rapprochent simplement de points d’eau avant de mourir mais ne se rendent pas dans un endroit spécialement pour l’occasion.

éléphant éléphanteauCrédits : Comfreak/Pixabay

10. Les chats voient dans le noir complet

En cas d’absence totale de lumière, un chat ne peut pas voir, bien qu’il puisse voir dans des situations avec peu, voire très peu de lumière.

Chat yeux verts regard moustaches

Crédits : iStock

11. Les poissons rouges n’ont pas de mémoire

Les poissons rouges n’ont pas une mémoire à long terme mais ils en ont une quand même, d’une durée d’environ trois mois.

Poisson rougeCrédits : iStock

12. Les éléphants font beaucoup de bruit lorsqu’ils marchent

Les gens ont tendance à croire cela par rapport à leur taille et leur poids. Mais, en réalité, les éléphants ne font presque pas de bruit quand ils marchent.

Éléphant éléphanteauCrédits : Free-Photos/Pixabay

13. Les baleines bleues peuvent manger des choses énormes

La baleine bleue est un animal immense qui se nourrit essentiellement de crustacés et de petits poissons. La chose la plus grande qu’elle puisse avaler est un pamplemousse.

baleine bleueCrédits : iStock

14. Les taupes sont aveugles

Décidément, les hommes aiment croire n’importe quoi sur ce que peuvent voir ou non les animaux. Les taupes ne sont pas aveugles, elles ont juste une très mauvaise vue.

TaupeCrédits : iStock

15. Les animaux hibernent parce qu’ils ont froid

Non, les animaux n’hibernent pas parce qu’ils ont froid mais parce qu’il n’y a plus de nourriture pour qu’ils puissent se nourrir pendant l’hiver.

Ours brun dortCrédits : iStock

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Le Texas avait des allures de Serengeti il y a 12 millions d’années


Il y a 12 millions d’années le Texas était bien différent, il ressemblait plus à une région en Afrique avec des ancêtres des rhinocéros, éléphants et autres espèces animales. Il y a 80 ans des gens ont été engagé pour ramasser le plus de fossile possible. Cependant, comme bien des trouvailles, ils sont restés sur les tablettes. Aujourd’hui, on découvre la richesse qu’a pu avoir le Texas à cette époque et pour le moment, parmi les fossiles, il y a une nouvelle espèce d’éléphant qui a été mise à jour.
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Le Texas avait des allures de Serengeti il y a 12 millions d’années



par Brice Louvet, rédacteur scientifique

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Les récentes analyses de fossiles prélevés il y a 80 ans au Texas ont révélé de nouvelles espèces incroyables. Un environnement peuplé de grands animaux qui rappelle celui du Serengeti, en Afrique.

Entre 1939 et 1941, la Works Administration des États-Unis finança un projet visant à prélever au Texas un maximum de fossiles. De nombreuses personnes au chômage ont alors été recrutées dans le but de ratisser la région de Beeville. En trois années d’opération, des milliers d’ossements ont été prélevés, dont la plupart sont aujourd’hui conservés à l’Université du Texas à Austin. Certains de ces fossiles ont fait l’objet d’études, mais ils avaient jusqu’ici été laissés de côté. Steven May, paléontologue à la UT Jackson School of Geosciences, a récemment décidé de faire le “tri” dans ces archives.

“Texas Serengeti”

Les résultats de ces travaux, publiés cette semaine dans la revue scientifique Palaeontologia Electronica, montrent une incroyable diversité d’anciens grands animaux qui arpentaient autrefois la région. La plupart il y a entre 11 et 12 millions d’années. Un véritable “Texas Seregeti”, peut-on lire dans l’étude, où se côtoyaient ancêtres des rhinocéros et éléphants, des alligators et plusieurs espèces d’ongulés. On note par ailleurs que peu de “petites” espèces figurent dans ce panel. Pour la simple raison qu’à l’époque, les chasseurs de fossiles recrutés n’étaient pas forcément bien formés à la paléontologie. C’est pourquoi seuls les fossiles les plus grands (crânes, dents, défenses, gros os) ont été récupérés.

Après avoir analysé les fossiles récupérés – puis ajouté ceux récemment découverts dans la région – Steven May dépeint finalement environ 4 000 spécimens représentant 50 espèces différentes. Parmi elles, cinq sont des poissons, sept des reptiles, deux des oiseaux et 36 des mammifères. Outre les animaux cités ci-dessus, le chercheur annonce la découverte d’un tout nouveau genre de gomphothère. Un parent éloigné d’éléphants doté d’une mâchoire inférieure en forme de pelle. Une nouvelle espèce qui vient d’être baptisée Blancotherium buckneri. Il serait aussi question des plus anciens fossiles d’alligator américain, et d’un parent éteint des loups et chiens modernes.

fossiles

Deux pièces de crâne fossilisé d’anciens parents d’éléphants doté d’une mâchoire inférieure en forme de pelle. Crédits : Université du Texas

Tous ces animaux évoluaient à l’époque le long de la côte du golfe du Texas, dans un environnement tapissé de forêts et de prairies, sillonnées par des rivières. D’où la comparaison avec le Serengeti africain d’aujourd’hui. Les chercheurs espèrent garnir un peu plus le tableau dans les prochains mois. Des dizaines d’autres fossiles datant de cette époque attendent en effet encore d’être étudiés.

Source

https://sciencepost.fr

Le Saviez-Vous ►Les cornes de rhinocéros et défenses d’éléphants repoussent-elles ?


Bonne question !Vous en pensez quoi, ça repousse des cornes ou des défenses ? Pour avoir les défenses, il faut tuer l’éléphant, est-ce que cela vaut vraiment la peine. Les rhinocéros aussi sont tués pour leur corne. Quel gâchis ! En plus, cela les rend vulnérables face aux prédateurs.
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Les cornes de rhinocéros et défenses d’éléphants repoussent-elles ?

 

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

 

Les cornes et défenses des rhinocéros et éléphants confèrent à ces animaux leur apparence emblématique. Malheureusement, elles sont aussi la raison pour laquelle ils sont en train de s’éteindre. Mais concrètement, une corne de rhino ou des défenses d’éléphant, ça repousse ou pas ?

Les éléphants… non

Les défenses des éléphants sont en réalité des incisives, constituées de dentine et recouvertes d’émail. Ces « dents » leur sont très utiles. Les éléphants peuvent les utiliser pour se protéger, creuser pour trouver de l’eau, soulever des objets, ou encore arracher l’écorce des arbres. Malheureusement ces « dents » ne repoussent pas. Elles sont rattachées au crâne et contiennent un nerf à l’intérieur. En d’autres termes si vous coupez le nerf, vous coupez la défense pour de bon. Et malheureusement, de nombreuses personnes ne le savent pas.

À titre d’exemple, le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), une organisation caritative qui œuvre pour la conservation de la faune, avait interrogé 1 200 personnes en Chine sur le sujet en 2007. Il était alors ressorti de cette étude que 70 % des personnes interrogées pensaient que l’ivoire tombait de la bouche d’un éléphant avant de repousser, comme pourraient le faire les dents des enfants. Notons que le mot chinois pour « défenses » se traduit par « dent d’éléphant », ce qui peut effectivement créer une confusion.

Donc, après avoir informé les participants à l’enquête que le fait de supprimer les défenses d’un éléphant nécessitait de tuer l’animal, plus de 80 % des répondants avaient déclaré ne plus vouloir acheter d’ivoire. Il y a donc ici clairement un problème de connaissances inhérent – en grande partie – à un problème de sémantique, du moins en Chine. Malheureusement, ce sont bien les Chinois qui sont les plus grands consommateurs d’ivoire.

éléphants

Crédits : Pixabay

Les rhinos… oui

Les cornes de rhinocéros en revanche, c’est différent. Ces dernières ne sont pas constituées de dentine mais de kératine, comme vos ongles. Si vous coupez une corne de rhinocéros, il y a donc de grandes chances pour que celle-ci repousse. Malgré tout, les braconniers continuent d’abattre les animaux pour ne prendre aucun risque. Pour tenter de remédier au problème, les gestionnaires de la faune décornent parfois eux-mêmes les rhinocéros pour ne pas tenter les meurtriers. Le processus implique d’anesthésier l’animal. La corne, elle, mettra environ 18 mois avant de se reformer complètement.

Mais si la méthode fonctionne sur le papier, elle nécessite un suivi très régulier.  Et les moyens sont bien souvent insuffisants pour pouvoir le faire. Par ailleurs, tout comme les éléphants, le fait d’écorner les rhinocéros rend ces animaux plus vulnérables aux prédateurs, puisqu’ils sont incapables de se défendre. C’est donc une solution, mais ce n’est pas franchement la meilleure solution.

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