Le Saviez-Vous ► À Quoi Ressemblerait un Voyage Dans la Fosse des Mariannes ?


La fosse Mariannes est vraiment très profonde et pour le moment, il est impossible d’explorer le fond. Par contre, nous savons qu’à de grandes profondeurs que même si la lumière du jour peine à percer les vagues, il y a encore des animaux marins. Plus on descend dans les profondeurs, plus la lumière est inexistante, et d’autres animaux plus étranges y vivent.
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À Quoi Ressemblerait un Voyage Dans la Fosse des Mariannes ?

La fosse des Mariannes commence à une profondeur d’environ 6 000 m. C’est à la fois le domaine le moins exploré et le plus fascinant pour les scientifiques et les aventuriers.

Le Challenger Deep est le fond de la fosse des Mariannes, et il se situe à 10 927 m. Peu de gens sont venus jusqu’ici, et on en sait encore très peu à ce sujet. Mais les scientifiques ne vont pas s’arrêter là, et il y a de l’espoir que nous découvrirons bientôt quels sont les secrets que cachent les profondeurs de l’océan.

Sommaire :



À 20 mètres, tu découvres un tout nouveau monde : des magnifiques récifs coralliens se trouvent tout près de la côte.


– A 40 mètres, c’est la profondeur à laquelle nous disons adieu à tous les plongeurs amateurs – c’est le maximum permis.


– A 70 m nous trouvons des requins baleines – c’est la plus grande espèce de poissons connues et ils peuvent peser jusqu’à 60 tonnes.


– Et maintenant, nous arrivons à la partie sombre de l’océan : à 150 m, seulement 1 % de la lumière de la surface nous arrive.


– On descend encore, et maintenant, à 500 mètres, on va voir les dernières Baleines bleues – non, ce ne sont pas vraiment les dernières, je veux dire, c’est la profondeur maximale à laquelle elles peuvent nager.


– A une profondeur de 830 m, nous avons atteint le point où l’on ne verrait même pas la pointe du Burj Khalifa, le bâtiment le plus haut du monde, s’il était immergé.


– Le calmar géant habite à une profondeur de 900 m. Imagine une créature avec des yeux de la taille d’un frisbee !


– La Zone de Minuit. La pression est tellement forte ici que si, pour une raison ou une autre, tu finissais par te retrouver là sans submersible, tu serais tout simplement écrasé en quelques secondes.


– À 1 280 m, nous tombons sur les féroces grands requins blancs : c’est à cette profondeur que ces prédateurs se sentent bien.


– Tu vois ces énormes filets ? C’est parce que nous sommes maintenant à une profondeur de 1 500 m, où l’on utilise une méthode de pêche intensive.


– A 1 830 m, si nous étions dans le Grand Canyon des Etats-Unis, nous serions assis au point le plus bas et le plus profond.


Maintenant, si nous faisons vraiment attention, à une profondeur de 2 000 m, nous pourrons voir le dragon abyssal – une créature cauchemardesque qui vit dans les parties profondes et sombres de l’océan.


– À 2250 m, nous pouvons dire au revoir aux cachalots – c’est le point le plus profond qu’ils peuvent atteindre.


À 4 500 m, les monstres qui sortent de tes pires cauchemars, commence à surgir.


– Le grand avaleur peut avaler des proies deux fois plus grosses qu’elle !


– Et maintenant on arrive à la partie la plus profonde et la plus sombre de l’océan : nous plongeons dans la fosse des Mariannes. Officiellement, elle commence à une profondeur d’environ 6 000 m.



Musique par Epidemic Sound
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Horodatage :

Quelque chose d’intéressant à propos des orques 1:03

Qu’est-ce que la décompression 1:47 La partie sombre de l’océan 2:11

Pourquoi les baleines bleus sont si impressionnantes 3:14

La créature avec des yeux de la taille d’un frisbee 4:09

La zone de minuit 4:49

« Je ne te vois pas, mais je vais quand même te manger. » Brr ! 5:20

Le dragon abyssal (On dirait quelque chose d’un film d’horreur) 6:19

Il est temps de plonger dans l’abîme 7:24

Le poissons-pêcheurs (Maintenant j’ai peur) 8:01

L’épave la plus profonde 8:48 ⛵️ le poisson qui vit le plus bas dans l’océan 9:22

Les profondeurs de la Terre 9:53

Le Saviez-Vous ► Qui est vraiment le roi de l’océan?


On qualifie le roi des animaux terrestres le lion, mais dans la mer qui est le roi ? Le grand blanc, ce requin qui sème la terreur s’il est aperçu près des plages ? Non, pas vraiment, il a un animal qui lui fait peur et prend la fuite s’il se trouve dans les environs.
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Qui est vraiment le roi de l’océan?

 

Le grand requin blanc. © Shutterstock.

Comme le lion dans la savane, le grand requin blanc, le plus impitoyable de ses congénères, est vu dans la croyance populaire comme le roi des mers et des océans.

Mais est-ce réellement le cas?

En réalité, le grand requin blanc ne serait finalement pas le plus redoutable des prédateurs sous-marins. D’après une étude menée par des chercheurs de l’Aquarium de la baie de Monterey et publiée dans la revue Nature, les Dents de la mer auraient une trouille bleue des orques.

Quand les Dents de la mer prennent la poudre d’escampette

« Quand ils sont confrontés à des orques, les grands requins blancs quittent immédiatement leur lieu de chasse favori et n’y reviennent pas avant un an », déclare Salvador Jorgensen, l’auteur principal de l’étude.

En d’autres termes, le chasseur devient le chassé lorsqu’un épaulard traîne dans les parages

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Les animaux ont-ils des liens avec leurs grands-parents ?


Nous grand-parent, nous sommes utile pour nos enfants et petits-enfants. Chez les animaux, seulement quelques espèces profitent de l’expérience. L’éléphant est un bel exemple, l’expérience des grands-mamans est vital pour les petits. Il y a aussi l’orque, le singe, le cachalot … À noter, que ce sont les grands-mères qui sont présente, alors que les grands-pères eux sont quasi inexistants
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Les animaux ont-ils des liens avec leurs grands-parents ?

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

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Les grands-parents jouent un rôle primordial dans les sociétés humaines. Ils protègent, nourrissent et transmettent. Mais ces relations sont-elles propres à Homo sapiens, ou sont-elles également observées chez les animaux ?

Non, pas chez tous les animaux.

« Habituellement, les grands-parents ne vivent plus à la naissance d’un animal », explique en effet Mirkka Lahdenperä, biologiste à l’Université de Turku en Finlande.

Et même si la vie d’un animal chevauche celle de ses grands-parents, l’instinct de survie mène la plupart des espèces à se disperser pour éviter la compétition pour les ressources. Il existe en revanche quelques espèces, hautement sociales, qui font exception.

Le rôle protecteur des grands-mères

C’est notamment le cas de certains singes de la sous-famille des Colobinae, en Inde. Dans son livre Le comportement social des animaux plus âgés (Johns Hopkins University Press, 2009), la zoologiste canadienne Anne Innis Dagg décrit en effet la manière dont les grand-mères défendent les plus petits du groupe contre les attaques d’humains, de chiens et de singes rivaux. Il arrive également que les grands-mères interviennent pour réprimander leurs propres petits-enfants qui jouent trop brutalement avec d’autres jeunes.

Rapportons également le cas des baleines, et plus particulièrement des cachalots. Toujours selon Anne Innis Dagg, les femelles âgées auraient en effet pour mission de veiller sur les plus jeunes du groupe pendant que leurs mères plongent à plusieurs kilomètres sous la surface pour se nourrir. Les grand-mères orques semblent tout aussi essentielles. En 2015, une étude publiée dans le journal Current Biology avait notamment suggéré que les femelles âgées du groupe aidaient leurs descendants à survivre pendant les périodes difficiles, en se rappelant des zones abondantes en nourriture.

orques

Crédits : Pixabay

Sagesse et transmission du savoir

Et enfin les éléphants, bien entendu, sont connus pour former une structure sociale matriarcale. Les plus petits naissent généralement dans des groupes dirigés par leurs grands-mères, qui peuvent vivre jusqu’à 80 ans. Dans une étude de 2016 au sein de la revue Scientific Reports, la biologiste avait d’ailleurs tenté d’évaluer les avantages évolutifs de cette structure dominée par les femelles plus âgées.

Pour ce faire, la chercheuse avait analysé les comportements d’une population d’éléphants d’Asie semi-captive travaillant pour l’industrie du bois au Myanmar. Dans certains groupes, les grands-mères étaient encore présentes, mais plus dans d’autres. La biologiste s’est alors aperçue que les petits des jeunes mères avaient huit fois plus de chances de survivre si leurs grands-mères vivaient dans le même groupe. En revanche, lorsque les mères étaient plus âgées et plus habituées à leur rôle maternel, cet “effet de grand-mère” bénéfique avait disparu, et ce même si ces dernières étaient toujours présentes.

Vous l’avez sans doute remarqué, il n’est ici question que des grands-mères. Les animaux mâles, eux, se socialisent rarement avec leur propre progéniture. Les liens avec leurs petits-enfants sont donc pour la plupart totalement inexistants.

Source

https://sciencepost.fr/

Une "prison" de bélugas et d’orques : un business illégal entre la Chine et la Russie


La hausse d’aquariums en Chine cause des ennuis aux animaux marins. Des gens peu scrupuleux en Russie attrapent des otaries et des orques pour les mettre en « prison » et le terme prison est vraiment bien choisi. Car ils sont dans des endroits restreint malgré l’eau tout autour. Ils seront vendus aux Chinois …
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Une « prison » de bélugas et d’orques : un business illégal entre la Chine et la Russie

 

Prison de bélugas et d'orques

Prison de bélugas et d’orques filmée au large de la Russie.

© FACEBOOK / MASHA NETREBENKO

Par Anne-Sophie Tassart

Une « prison de bélugas et d’orques » a été filmée dans l’Extrême-Orient russe. Un véritable flou entoure les entreprises qui possèdent ces enclos abritant bien souvent des animaux destinés à la Chine.

Au large de la Russie, plus particulièrement de la ville de Nakhodka, 11 orques et 90 bélugas capturés dans la nature ont été filmés par une journaliste russe nommée Masha Netrebenko. Les cétacés sont retenus dans des enclos bien trop petits et en toute illégalité, a indiqué le 6 novembre 2018 la Whale and Dolphin Conservation Society, une ONG britannique.

Plusieurs entreprises semblent se cacher derrière ce juteux business

La plupart de ces animaux capturés au large de la Russie seraient ensuite vendus à des aquariums chinois. Selon une enquête menée par le journal indépendant russeNovaya Gazeta, entre 2013 et 2016, pas moins de 13 épaulards ont été exportés vers la Chine par la Russie pour un montant de 700 millions de roubles russes (environ 9 millions d’euros). En réalité, les établissements chinois ne se cachent même pas à l’image du Linyi Polar Ocean World qui précise sur son site que sa « Baie des orques » abritent « 4 épaulards russes« . Le nombre d’aquarium en Chine est en hausse selon le média. D’ailleurs, en 2017, une firme d’investissements immobiliers chinoise avait annoncé devenir le premier actionnaire des parcs SeaWorld. Elle avait alors fait part de sa volonté de développer ces structures en Asie. Ce pays devient alors un client particulièrement intéressant pour des gens peu scrupuleux qui semblent essentiellement cachés derrière quatre entreprises, toujours selon Novaya Gazeta : LLC Oceanarium DV, LLC Afalina, LLC Bely Kit et LLC Sochi Dolphinarium. Mais qui tire les ficelles ? On nous indique un nom : Arkadi Rotenberg, un oligarque russe proche de Vladimir Poutine.

« Ce sombre business implique les personnes les plus riches de Moscou proches des politiciens les plus importants du gouvernement russe », explique à Sciences et Avenir une source qui souhaite garder l’anonymat.

 

https://www.sciencesetavenir.fr

L’orque qui ne voulait pas laisser partir le corps de son petit


Les animaux, ont-ils des émotions ? Cette maman orque peine a quitter son petit mort-né. Il semble que généralement le deuil soit moins long.
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L’orque qui ne voulait pas laisser partir le corps de son petit

Par: rédaction

28/07/18 – 10h06

 Des photos et images datées du 24 juillet et provenant du Center for Whale Research, montrent une orque poussant devant elle le corps de son bébé aux abords des côtes canadiennes de Victoria en Colombie-Britannique.

Le petit est décédé peu après la naissance. Selon le scientifique Ken Balcomb du Center for Whale Research, la femelle orque a été observée mardi alors qu’elle tentait inlassablement de remonter son bébé mort à la surface de l’eau, environ 30 minutes après lui avoir donné naissance.

« Le bébé était si prématuré qu’il n’avait pas de graisse. Il coulait et sa mère le ramenait à la surface », indique Balcomb qui précise n’avoir encore jamais observé un deuil si long.

Incapable de laisser partir le corps de son bébé, la femelle orque a en effet été observée une nouvelle fois jeudi, transportant toujours le corps du nouveau-né.

Des études ont montré que les baleines et dauphins prenaient soin de leurs défunts afin notamment de protéger leur dépouille d’éventuels prédateurs.

© ap.

https://www.7sur7.be/

Wikie, l’orque qui se prend pour un perroquet


Étonnant d’entendre cette femelle orque imiter des mots, sans nécessairement en comprendre le sens. J’espère qu’au moins que Wikie est bien traitée, sachant que la liberté est mieux qu’un aquarium
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Wikie, l’orque qui se prend pour un perroquet

 

Pas banal d’entendre une orque lancer un « Hello » ou un « bye bye ». Des chercheurs ont réussi à faire répéter différents mots du lexique anglais à une orque du Marineland d’Antibes dans le sud de la France.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous nous attendions à des imitations reconnaissables, à ce que Wikie copie la tonalité, la mélodie du son ou encore le rythme des syllabes. Mais nous ne nous attendions pas à une si bonne imitation », a expliqué à l’AFP Jose Abramson de l’Université Complutense de Madrid, coauteur d’une étude parue mercredi.

De précédents travaux avaient déjà démontré que les orques pouvaient imiter d’autres orques ou des dauphins. Et on savait également qu’ils utilisaient des dialectes différents selon le groupe auquel ils appartiennent, signe d’un apprentissage différent.

« L’anatomie vocale des orques, et plus généralement celle de tous les cétacés, est totalement différente de celle des humains », rappelle le chercheur.

Qu’ils puissent copier le vocabulaire humain, très différent de leur répertoire naturel, montre l’étendue de leur capacité d’imitation.

La femelle Wikie a maintenant plusieurs mots (plus ou moins bien prononcés) à son répertoire. Elle peut répéter « hello », « bye bye », « one two three » ou encore « Amy », le nom d’une de ses soigneuses, une prouesse qui tend à démontrer que l’animal a « la capacité d’apprendre socialement des autres ».

Pour écouter d’autres mots :

Or, la capacité d’apprendre des autres est à la base des cultures humaines.

Pour certains scientifiques, la culture, définie grossièrement comme une forme d’apprentissage social qui établit une distinction entre des groupes, n’existe que chez l’homme, et c’est même ce qui le différencie de l’animal.

Mais pour Jose Abramson, cette expérience montre « qu’une grande partie de la capacité cognitive ou de l’intelligence [des orques, ndlr] dépend de l’apprentissage social, des connaissances des autres membres de la famille », et non pas d’un acquis génétique.

Le chercheur précise toutefois que la capacité de l’orque à imiter des mots ne signifie pas qu’elle comprend ce qu’elle dit; répéter, ce n’est pas parler.

Mais tout au long de l’expérience, la femelle s’est avérée « très motivée » et a progressé rapidement : la plupart des mots ont été bien copiés au bout de seulement 10 essais.

L’étude est publiée dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society B.

http://ici.radio-canada.ca/

Les orques placées dans des bassins s’y cassent les dents, littéralement


Les orques peuvent souffrir de maux de dents. Ce que l’on remarque chez ceux en captivités, soit qu’ils mordent des surfaces dures du bassin ou qu’ils font claquer leur mâchoire causé par un mal-être de l’animal Leurs problèmes dentaires peuvent aller de l’infection grave et la perte de dents. Ces animaux ne sont faits pour vivre dans des endroits confinés
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Les orques placées dans des bassins s’y cassent les dents, littéralement

 

Orque

La dentition des orques captifs est désastreuse.

© ARCHIVES OF ORAL BIOLOGY / JOHN JETT & ALL

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs se sont intéressés à la dentition des orques captifs. Ils ont découvert que la plupart d’entre eux ont de sérieux problèmes dentaires qui peuvent parfois conduire à de graves infections.

« Alors que l’usure des dents est un phénomène physiologique commun chez beaucoup de mammifères sauvages, les pathologies dentaires sont peu communes chez les cétacés à dents dont les orques », assure une équipe de chercheurs néo-zélandais et américains dans une étude parue en octobre 2017 dans la revue spécialisée Archives of Oral Biology.

Ils ont étudié la dentition de 29 orques (Orcinus orca) captifs hébergés dans des parcs à thèmes américains et ont découvert que ces animaux présentaient de graves problèmes dentaires.

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Des dents malades forées pour en extraire la pulpe puis laissées à nu

Selon les chercheurs, 24 % des cétacés étudiés présentent une usure sévère des dents et plus de 60 % ont les dents à l’avant de la gueule cassées. En outre, ils sont plus de 61 % à avoir reçu des soins dentaires. Ces derniers consistent à forer la dent atteinte afin d’y extraire le pus, la pulpe dentaire et les déchets (nourriture par exemple) qui, accumulés, peuvent conduire à une infection. Cependant, et à l’inverse du traitement d’une carie chez l’être humain, le trou obtenu n’est pas rempli de résine. Cette dent devient donc inévitablement plus fragile, ce qui augmente le risque qu’elle soit cassée.

Dans un communiqué, le Docteur Ventre, l’un des auteurs de l’étude, déplore : « Les dommages dentaires sont les conséquences les plus tragiques de la captivité car cela ne cause pas seulement la mort (en cas d’infection, NDLR) des orques mais cela conduit également bien souvent à des thérapies antibiotiques chroniques qui à terme compromettent le système immunitaire du cétacé comme cela a été récemment vu avec Kasatka »

. Cette orque hébergée au SeaWorld de San Diego, est morte en août 2017 des suites d’une infection.

Des blessures liées à des comportements agressifs ou stéréotypés

Ces cétacés sont des monophyodontes : ils ne vivent qu’une seule poussée dentaire au cours de leur vie. Leur dentition est donc particulièrement précieuse.

Et comme le précise le Docteur Visser qui a participé à l’étude : « Les orques ont un système nerveux similaire au nôtre. Ces blessures doivent donc être extrêmement douloureuses ». 

Alors que dans la nature, ils se servent de leurs dents pour mordre leurs proies – ce qui peut causer une usure légère des dents – en captivité, ces cétacés ne sont nourris qu’avec des animaux morts. Les problèmes dentaires ont donc, dans ce cas, d’autres explications.

La première est la présence de stéréotypies buccales, synonyme de mal-être : l’animal mord une surface dure de manière répétitive et sans aucun objectif apparent. Dans ce cas, l’orque mord ou mâchouille une partie dure de son bassin. La seconde explication est l’expression d’un comportement agressif. Dans ce cas, le cétacé fait claquer sa mâchoire. Le problème est que parfois, l’animal réalise cela avec une partie dure entre les dents comme par exemple les éléments horizontaux qui composent la porte de séparation entre deux bassins. Dans ce cas, les chercheurs assurent qu’il n’est pas rare de découvrir ensuite des dents sur le sol.

Crédit : Archives of Oral Biology / John Jett & all

Des animaux identifiables grâce à leur dentition, comme les cadavres

L’usure avancée, les dents cassées ou fissurées se retrouvent chez tous les orques étudiés, qu’ils soient nés en captivité ou non et quels que soient leur âge ou leur sexe. Chez les plus jeunes l’apprentissage se fait par l’observation. Ils répètent donc les stéréotypies qu’ils voient chez les adultes, abîmant leurs dents dès leur plus jeune âge.

Selon Jordan Waltz, l’un des auteurs de l’étude : « Les dommages sur les dents de ces animaux sont si graves que la plupart des spécimens peuvent être identifiés seulement grâce aux fissures et à l’usure de celles-ci comme le font les médecins légistes pour l’identification post-mortem des humains ».

« La relation entre la propension d’un animal confiné à développer des comportements stéréotypés et la taille de son habitat naturel est connue. Si cela est aussi vrai pour les orques et étant donné leur immense territoire dans la nature, la mauvaise dentition observée chez les orques captifs n’a rien de surprenant », conclut l’étude.

https://www.sciencesetavenir.fr/