Le Saviez-Vous ► Au XVIIᵉ siècle, les sorciers islandais portaient des grenouillères en peau humaine


Ce n’est pas quelque chose que j’aurais aimé porter. La magie noire peut avoir de bien « drôles » de rituel. Cela donne froid dans le dos
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Au XVIIᵉ siècle, les sorciers islandais portaient des grenouillères en peau humaine

Crédits : Eric Grundhauser

L’Islande du XVIIe siècle n’était pas très réjouissante. Entre pillages de pirates, catastrophes naturelles et un système de classe écrasant, il n’était pas rare que nombre d’habitants, privés d’espoir et d’éducation, se tournent vers la magie noire, rapporte le DailyMail.

Les rituels étaient réputés pour être particulièrement sordides. Le pantalon le plus macabre de tous les temps, fait en peau humaine, était supposé porter chance et amener la santé au sorcier qui le portait. Le rituel qui le précédait fait froid dans le dos. Un sorcier scellait un pacte avec un ami, attestant qu’à la mort de celui-ci, il aurait l’autorisation de découper sa peau à partir de la taille –mais seulement après que le corps fut enterré puis exhumé.

Une fois la peau des jambes méticuleusement arrachée, le pantalon – appelé nábrók – était enfilé et devait être porté nuit et jour. Il devenait alors impossible de dissocier la peau du porteur de celle du cadavre. Mais ce n’est pas fini.

Une pièce volée à une misérable veuve était placée au niveau scrotum, ainsi qu’un symbole magique dessiné sur un bout de papier. Tant que la pièce originale ne bougeait pas, le scrotum était censé miraculeusement produire des pièces jusqu’à la fin des temps. Ce pantalon « magique », unique en son genre, est exposé au musée de la Sorcellerie islandaise à Hólmavík. On ne sait pas s’il distribue toujours des pièces.

Source : DailyMail

http://www.ulyces.co

Se plaindre est mauvais pour notre santé mentale et physique


Notre cerveau réagit à nos pensées. Si elles sont négatives, elles peuvent déclencher des réactions psychologiques, et même physiques maladies cardiaques, gain de poids, entre autres ainsi que des difficultés d’apprentissage et de mémorisation … Il faut apprendre a canalisé nos pensées pour qu’elles deviennent positives et se protéger des gens trop négatifs
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Se plaindre est mauvais pour notre santé mentale et physique

 

Se plaindre n’est pas un comportement inoffensif pour notre santé mentale et physique. Il y aurait même un danger de mort selon Steven Parton du site Psychpedia. Démonstration.

Nous avons dans notre cerveau une multitude de synapses séparées par une fente synaptique. Chaque pensée déclenche la production d’un produit chimique qui s’écoule à travers cette fente afin de relier les synapses entre elles. Ainsi un signal électrique contenant les informations peut circuler. Chaque fois que cette charge électrique se déclenche, les synapses se rapprochent pour faciliter la vitesse de transfert. Ainsi, nos pensées sont à l’origine d’un remodelage des circuits synaptiques en temps réel dans notre cerveau. Les pensées influent donc vraiment sur la réalité  ! Première information de taille !

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Steven Parton continue sa démonstration :

    Au plus nous sollicitons les mêmes connexions synaptiques (donc au plus nous avons les mêmes pensées), au plus le transfert de l’information est rapide via un réseau qui est choisi par défaut lorsque d’autres pensées/informations arrivent. C’est comme si des chemins de terre se transformaient en autoroutes au fur et à mesure que des véhicules les empruntaient. Par conséquent, les mailles de ce réseau synaptique à grande vitesse forme tout simplement notre personnalité (intelligence, aptitude, compétences) !

    Et là, on pourrait se dire :

     « chouette, j’ai toutes les cartes pour devenir un puissant optimiste en m’entrainant à penser positif ! »

    Ben non, car les humains sont des créatures sociales et la présence de neurones miroirs (outil de l’empathie) dans notre cerveau le confirme. Nous imitons nos semblables et nous nous imprégnons de leur « mode de pensée » et de leurs émotions.

    Ainsi, on ne pourra devenir un super-optimiste que si nous sommes au contact de personnes optimistes.  Or, si nous entendons des plaintes à longueur de journée, nous plongerons fatalement vers le pessimisme… Heureusement, on peut inverser la tendance ! Et ne tardons pas trop car nous sommes en danger de mort si nous cédons au négativisme.

    Pourquoi se plaindre tue ?

    Si nous éprouvons souvent de la colère ou de la tristesse, les circuits synaptiques adéquats se renforcent car ils sont de plus en plus empruntés. Or, ces émotions désagréables créent du stress que l’on peut mesurer par le taux de cortisol (son hormone) dans notre organisme.

    Ce cortisol a des effets très négatifs à moyen terme : baisse des défenses immunitaires, augmentation de la pression artérielle, maladies cardiaques, gain de poids, réduction de la longévité… mais aussi : blocage des capacités d’apprentissage, dégradation de la faculté de mémorisation, etc.

    Pour résumer :

  • nos pensées façonnent notre cerveau via un réseau synaptique qui s’optimise à mesure de son utilisation (les chemins de terre deviennent des autoroutes)

  • nos modes de pensée créent des habitudes (les réseaux autoroutiers sont empruntés en priorité car plus rapides)

  • notre environnement influe sur notre mode de pensée (neurones miroirs)

  • les pensées négatives provoquent des émotions désagréables qui augmentent notre niveau de stress (cortisol)

  • le cortisol dégrade nos capacités et diminuent notre longévité

    Des solutions ?

  • s’entourer de personnes positives

  • prendre conscience de notre mode de pensée (via la méditation par exemple)

  • acquérir des techniques pour lutter contre le stress (voir cet article)

  • pratiquer la gratitude (voir cet article)

http://anti-deprime.com/

Traitement de l’épilepsie: Se soigner avec de la mayonnaise et de la crème 35 % ?



 Si j’aurais trouvé cet article sur un site douteux, j’aurais surement penser que c’est une de ces arnaques de recette miracle, mais le site de nouvelles est sérieux. Il semble que des enfants atteint d’épilepsie qui suivent un régime a base de gras comme la mayonnaise et de crème fraiche peuvent améliorer leur condition
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Traitement de l’épilepsie: Se soigner avec de la mayonnaise et de la crème 35 % ?

MATHIEU PERREAULTLA PRESSE

Quand Tiana avait deux ans et demi, sa garderie a appelé sa mère, Linda Florio, pour l’avertir que Tiana était tombée de la cuvette des toilettes et que depuis elle vomissait. C’était la première apparition de la maladie grave qui mine sa vie depuis.

« Aux urgences, elle faisait de la fièvre, elle était agressive, puis elle a cessé de parler et de marcher, elle avait des tics faciaux », explique la jeune mère de Laval, rencontrée hier matin à l’Hôpital de Montréal pour enfants, où elle avait un rendez-vous de suivi pour Tiana, qui a maintenant six ans et demi. « Un neurologue a eu l’idée de vérifier son activité cérébrale. Il s’est avéré qu’elle avait une encéphalite à anticorps anti-récepteur NMDA. »

Cette encéphalite est une maladie auto-immune rare – seuls deux ou trois nouveaux cas sont recensés chaque année au Québec – qui n’a été identifiée qu’en 2005. Elle est accompagnée de symptômes ressemblant à l’épilepsie et peut parfois être traitée avec des médicaments réduisant les excès du système immunitaire. Mais les médicaments ne fonctionnaient pas pour Tiana, et son neurologue a opté pour une nouvelle approche surprenante : un régime extrêmement riche en gras.

« Elle faisait des pneumonies quand on lui donnait les médicaments », explique Bradley Osterman, un neurologue au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) qui faisait sa résidence à l’Hôpital de Montréal pour enfants quand Tiana a été hospitalisée pour la première fois. « Alors j’ai pensé à recourir au régime cétogène. »

Tiana avait un peu plus de 4 ans quand elle a commencé ce régime à très forte teneur en gras, en février 2016.

« Après trois mois, on a fait un électroencéphalogramme et Bradley a été époustouflé de voir une aussi grande réduction, dit Mme Florio, qui travaille aux finances d’une PME. J’ai fait un test psychologique au début, et elle avait l’âge de développement d’un bébé. Un an plus tard, le même test a montré qu’elle avait un âge de développement de 9 à 12 mois. Je croise les doigts, je pense qu’il est possible qu’elle continue à progresser. »

Une étape importante surviendra en février prochain, quand Tiana arrêtera de suivre le régime cétogène.

ADAPTATION DES FAMILLES

Malgré les restrictions et l’obligation de peser rigoureusement tous les aliments, les familles s’adaptent généralement assez bien au régime cétogène, selon Marie-Josée Trempe, la nutritionniste de Tiana.

« Au bout de deux semaines, elles trouvent généralement des recettes par elles-mêmes. Si l’enfant ne veut pas boire la crème 35 %, on la mélange avec de l’eau pour faire un genre de lait ou avec des œufs pour faire une omelette. » — Marie-Josée Trempe, nutritionniste de Tiana

Linda Florio, elle, a trouvé difficile de manger des mets dont raffolait Tiana.

« Elle a toujours aimé manger, des légumes, des pâtes, de la pizza. Au début, on se cachait pour manger de la pizza. Mais maintenant, je trouve tous les jours des nouvelles recettes, on va au restaurant en apportant notre nourriture. On est même allés en avril faire une croisière Disney. »

La grande sœur de Tiana, Giada, qui a 9 ans, souffre de paralysie cérébrale et la croisière a été offerte par l’organisme Fais un vœu. Tiana aussi aura droit à un « vœu », mais sa mère attend qu’elle soit plus vieille pour pouvoir faire son choix de manière éclairée.

Mme Florio et son mari Jason Raposo, qui travaille de nuit chez Pepsi, auraient aimé avoir d’autres enfants, mais ont décidé que les soins pour leurs deux filles les occupent déjà bien assez.

« On en a plein les mains, dit Mme Florio. Heureusement, on peut compter sur beaucoup d’aide des deux grands-mères. »

SCIENCE

UN EXEMPLE DE MENU CÉTOGÈNE

 

MATHIEU PERREAULTLA PRESSE

Voici un exemple de menu d’un régime cétogène, fourni par la nutritionniste Marie-Josée Trempe de l’Hôpital de Montréal pour enfants. La boisson est toujours l’eau.

DÉJEUNER

55 g de crème 35 %, 44 g d’œuf (un peu moins qu’un œuf), 21 g de beurre, 12 g de compote de pomme sans sucre

DÎNER

24 g de thon, 31 g de mayonnaise, 20 g de concombre, 10 g de carottes crues, 40 g de crème fraîche 40 %

COLLATION

27 g de fromage, 34 g de mayonnaise

SOUPER

45 g de crème 35 %, 19 g de bœuf haché, 20 g de brocoli, 18 g de mayonnaise, 7 g d’ail

COLLATION

21 g de fraises, 40 g de crème fraîche 40 %

Qu’est-ce que le régime cétogène ?

Inventé dans les années 20, mais tombé en désuétude jusqu’au début du millénaire, le régime cétogène remplace les glucides par du gras.

« Il y a le même nombre de calories, mais comme il n’y a plus de glucides, le cerveau pense que le corps est en état de jeûne, dit Bradley Osterman. Le cerveau va utiliser les corps cétoniques, qui sont des métabolites des acides gras, plutôt que le sucre pour son énergie. On ne sait pas pourquoi ça fonctionne avec l’épilepsie. Il y a plusieurs hypothèses. La principale est une augmentation de l’inhibition des neurones. L’épilepsie est un état trop actif des neurones. Il faut un équilibre entre activation et inhibition. Il se pourrait aussi qu’il y ait une explication plus métabolique, impliquant les canaux sodiques ou potassiques. »

Alors qu’un régime normal compte 70 % de glucides, le régime cétogène a 90 % de gras. Les enfants ne peuvent suivre un régime cétonique pendant plus de deux ans, à cause de sa richesse en gras et de sa pauvreté en vitamines (des suppléments vitaminiques sont nécessaires).

En chiffres

40 % des enfants avec une épilepsie réfractaire ont

50 % moins de convulsions avec le régime cétogène

15 % des enfants avec une épilepsie réfractaire n’ont plus de convulsions avec le régime cétogène et peuvent abandonner la médication

5 % des enfants avec une épilepsie réfractaire n’ont plus de convulsions si on essaie un nouveau médicament

4 % de la population canadienne souffre d’épilepsie

Source : CHUL, Statistique Canada

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Le pouvoir de l’odorat


Pour ma part, l’odeur de ma grande soeur Céline, une odeur réconfortante, l’odeur de la sauce à spaghetti, des moments complicité avec mon père. Une odeur particulière d’humidité me fait rappeler la cave de la salle de quilles. Les odeurs peuvent déclencher de bons ou mauvais souvenirs. Une situation vécue qui se réveille quand une odeur semblable surgit. Parfois, lors d’un évènement traumatisant, l’odeur peut apparaître sans pour autant être là, mais une situation peut donner l’impression que l’odeur est présent.
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Le pouvoir de l’odorat

 

L'odeur d'un savon à lessive qui nous ramène à notre enfance. Un parfum... (ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE)

ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE

 

ISABELLE AUDET
La Presse

L’odeur d’un savon à lessive qui nous ramène à notre enfance. Un parfum pourtant banal qui déclenche une réaction de détresse. Les effluves du café qui nous tirent du sommeil. L’odorat n’est pas qu’un sens banal à la remorque de la vue et du toucher: c’est, au contraire, une autoroute pour les souvenirs et les émotions. Pour le meilleur et pour le pire.

Des effluves bouleversants

Le phénomène est aussi soudain que puissant. Parfois, il suffit d’enfiler un vieux chandail, de racheter une marque de shampoing particulière ou encore de faire rissoler du bacon dans la poêle pour qu’un parfum nous ramène à lui seul le souvenir de moments marquants.

«L’odeur est un sens extrêmement important dans les souvenirs», explique Christophe Fortin, professeur de psychologie à l’Université d’Ottawa.

Le psychologue, aussi chercheur associé au centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, nous explique en détail les origines de ce phénomène parfois bouleversant.

À notre insu, notre cerveau tisse des liens parfois puissants, parfois simplement saugrenus entre les parfums, les émotions et les souvenirs.

«Sans doute vous souvenez-vous de l’odeur fantastique du plat que faisait mijoter votre maman. Vous rentriez dans la maison et, ahhhh… vous y pensez, et toute une gamme d’émotions vous revient. Notre cerveau est programmé pour faire cette association», illustre-t-il.

Dans le cerveau, l’espace où est traitée l’information olfactive est lié au siège des émotions et à la mémoire. Ainsi, plus un événement est significatif, plus ces zones sont stimulées… et plus le souvenir lié à une odeur est puissant.

«On l’observe chez les militaires qui reviennent du combat, illustre le spécialiste. Beaucoup vont associer à leur expérience des éléments comme la viande avariée ou la chair brûlée. On peut alors observer une généralisation de l’odeur. Certains ne pourront pas se faire un barbecue, parce que l’odeur de la viande grillée va trop leur rappeler ce qu’ils ont vu à la guerre.»

Réactions inattendues

En pratique, ce mécanisme permet aux individus d’éviter les dangers.

«C’est un mécanisme qui existe chez l’être humain depuis l’avènement d’Homo sapiens. C’est pour nous protéger! Quand ça sent l’ours, ce n’est pas le temps de rester là, c’est le temps de s’enfuir!»

Le lien est si puissant qu’il suffit parfois de penser à un événement significatif pour que les odeurs qui y sont liées nous reviennent. Notre cerveau reproduit parfaitement le parfum lié à ce souvenir sans qu’il existe réellement.

«Ça va même plus loin. Parfois, quand on cherche une information dans notre tête et que l’on n’est pas capables de la trouver, s’il y a une odeur qui est connexe à ce souvenir, elle peut nous permettre de réactiver cette information. Ça va au moins favoriser le rappel.»

Selon cette logique, l’odeur de la mer pourrait donc nous permettre de nous rappeler le nom de cet auteur qu’on a découvert dans nos dernières vacances à la plage? «Tout à fait», soutient le psychologue.

Expériences traumatisantes

Ce mécanisme est particulièrement puissant lorsqu’une personne traverse une expérience traumatisante.

«Lorsque l’on vit un événement stressant, la présence du cortisol, une hormone de stress, peut cristalliser un souvenir. On va avoir beaucoup plus de difficultés à oublier l’événement. Par exemple, si vous êtes agressé dans une petite ruelle où il y a une odeur de déchets, le lien se fait, qu’il soit volontaire ou non.»

Peut-on briser cette association, afin d’éviter que la moindre odeur de poubelles nous plonge dans un état de détresse?

«Oui, c’est possible. En psychologie, il y a plusieurs approches. Le traitement le plus éprouvé pour le trouble de stress post-traumatique, c’est la thérapie cognitivocomportementale. Si l’on a un trauma, on ne peut pas traiter que l’odeur. Il y a probablement d’autres éléments qui sont liés à l’événement, mais dans un cas très hypothétique où il n’y aurait que l’odeur, la bonne stratégie, généralement, c’est l’exposition graduelle.»

Cette désensibilisation ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un long processus, qui demande un accompagnement particulier.

«Le but, c’est d’arriver à ce que l’odeur n’évoque plus l’événement traumatique, explique Christophe Fortin. Pour atteindre ça, on expose tranquillement la personne à l’odeur, dans un processus thérapeutique adéquat. On la lui fait sentir brièvement, et on regarde comment elle s’adapte, quel souvenir lui revient. On fait de la restructuration cognitive, jusqu’à ce que la personne ne ressente plus l’odeur comme quelque chose de dangereux.»

Le plaisir, aussi

Comme l’écrivain Marcel Proust le décrivait dans À la recherche du temps perdu, l’odeur d’une simple madeleine peut nous ramener des années en arrière de façon totalement inattendue.

Car le cerveau ne fait pas que des associations négatives entre les odeurs et les émotions. Les amateurs de bacon en savent d’ailleurs quelque chose.

«Quand vous vous réveillez le matin et que ça sent le bacon, votre cerveau va se mettre à libérer de la dopamine. Juste l’odeur va amener un sentiment de joie, car le bacon est associé à des moments heureux. Les odeurs peuvent influencer nos émotions très rapidement!», s’enthousiasme Christophe Fortin.

L’émotion doit toutefois être constante pour que l’odeur évoque un souvenir particulier.

«Si vous prenez un café une journée où ça va bien, une autre journée où ça va mal… le lien avec l’odeur du café ne sera ni très clair ni très puissant. Les stimuli doivent être les mêmes pour que l’association soit faite.»

Le chercheur évoque d’ailleurs un souvenir très personnel lié à une hospitalisation d’un mois alors qu’il était adolescent. Le souvenir n’a rien de négatif, mais il est lié… à l’odeur d’un savon.

 «On me lavait tout le temps avec du savon Lux, et 27 ans plus tard, si j’entre dans une salle de bains et qu’il y a du savon Lux, je le reconnais automatiquement. C’est l’odeur qui est liée à ce souvenir.»

 

«Je sens encore son odeur…»

L’après-midi du 31 août 2011, Brigitte Beauregard quitte son travail. Il est 15 h 30, et elle souhaite aller faire des courses. Au volant de son véhicule, elle s’arrête quelques minutes plus tard au bout d’un terre-plein afin de tourner à gauche. C’est à ce moment-là, en plein milieu d’un boulevard de Joliette, qu’elle plonge en plein cauchemar.

«Je voulais me rendre dans le stationnement du centre d’achats et…» Brigitte s’arrête et soupire. «Je revis les événements en vous les racontant… C’est comme si le gars était à côté de moi. Je sens son odeur», souffle-t-elle, avant de nous assurer qu’elle tient à raconter son histoire.

«C’est là que, derrière moi, j’ai vu quelqu’un, poursuit-elle. C’était un homme. Il est entré dans ma voiture, du côté du passager. Il criait, il était en détresse. Il m’a dit qu’on allait me tuer. Que j’allais mourir! Qu’on allait mourir tous les deux! Et là, les odeurs arrivent. Il n’est pas propre. Il pue, et il me tient.»

Paniquée, Brigitte arrive à sortir de sa voiture, mais elle voit des gens courir vers elle. Traumatisée, elle a le réflexe de retourner dans son véhicule.

«Je suis rentrée dans la voiture parce que je pensais qu’on allait me tuer. Mon impression, c’était que j’allais vraiment me faire tuer: les gens qui arrivaient, je pensais qu’ils me couraient après!»

Il s’agissait toutefois de gardiens de sécurité du centre commercial et de passants alertés par l’irruption de l’homme dans la voiture de Brigitte.

En retournant dans son véhicule, Brigitte comprend que quelque chose ne va pas. C’est l’odeur qui lui fait comprendre que le danger n’est pas à l’extérieur: il est devant elle. À l’extérieur, les odeurs lui semblent agréables, mais à l’intérieur du véhicule, l’homme empeste la sueur, le sang et la saleté.

«Mes sens étaient à l’extrême, explique-t-elle. Il m’a convaincue qu’on allait se faire tuer! Que j’étais morte ! Mais là, à un moment donné, je me suis dit: « Attends une minute, Brigitte, il y a quelque chose qui ne va pas. Ça sent mauvais pas à peu près, ici, et dehors, ça sent bon. » J’ai regardé ses mains en sang, ses cheveux sales, mais surtout, il empestait…»

L’homme jure et hurle. Il ordonne à Brigitte de le conduire plus loin, puis il tente de prendre le contrôle du véhicule. L’odeur est insupportable pour Brigitte. Elle est blessée légèrement, mais elle parvient à s’extirper une deuxième fois de sa voiture.

Une odeur qui persiste six ans plus tard

La femme n’a pas de souvenir des minutes qui ont suivi. Quand elle revient à elle, elle constate que l’homme s’est enfui avec son véhicule et que plusieurs personnes prennent soin d’elle. Le traumatisme est toutefois violent et le souvenir précis de l’odeur de son assaillant est incrusté dans son cerveau, plus de six ans après l’arrestation de l’agresseur.

«Encore aujourd’hui, chaque fois que j’arrive à une lumière, que je suis la première et que je dois attendre, je barre ma porte… et je sens encore l’odeur du gars. C’est encore là! La menace est encore là. Ça ressort. C’est fou, hein? Je vous en parle et je le sens, je le vois.»

Les odeurs prédominent dans les souvenirs de Brigitte, mais l’image de son assaillant est aussi toujours vive dans ses pensées. Elle possède toujours la voiture dans laquelle a eu lieu l’agression, puisque les policiers l’ont retrouvée peu de temps après. Elle explique toutefois que les odeurs liées à son traumatisme lui viennent aussi dans d’autres véhicules qui s’arrêtent premiers à une intersection. Elle y échappe seulement lorsqu’elle circule à moto.

Heureusement, explique-t-elle, elle a pu compter sur l’aide de plusieurs spécialistes et de son amoureux, qui la soutient lorsque ses sens lui rappellent l’événement. Elle a suivi une thérapie cognitivocomportementale.

Elle soutient avoir tout de même «appris à vivre avec» ses sens qui la trompent à l’occasion. «Il y a quand même de l’espoir, nuance-t-elle. J’ai compris que ça fait partie de moi. L’inconscient, le cerveau, c’est fort!»

L’histoire de Brigitte est racontée sur le site de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

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Allergie aux acariens : un réel handicap au quotidien


Il impossible pour ceux allergiques aux acariens d’éviter ces petites bêtes et malheureusement cela peut rendre la vie compliquée. Il est donc important d’être diagnostiqué si des symptômes sont présents pour être traités
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Allergie aux acariens : un réel handicap au quotidien

 

phugunfire/shutterstock.com

Les allergiques aux acariens savent qu’il est difficile d’échapper à ces petits arthropodes, qui prolifèrent toute l’année dans nos maisons. Et les conséquences sur leur vie quotidienne est loin d’être anodine. Sport, sorties entre amis et même travail… une enquête montre que l’impact de cette allergie va plus loin qu’une simple gêne.

Eternuements, congestion nasale, maux de tête, démangeaisons et parfois asthme… Les manifestations d’une allergie aux acariens sont nombreuses. Le laboratoire ALK a souhaité en savoir plus sur les conséquences de ces symptômes sur le quotidien des patients. Il a donc commandé une enquête à l’institut OpinionWay.

Celle-ci a permis de souligner que « les symptômes les plus handicapants sont liés aux affections nasales », note le laboratoire. Ainsi « les éternuements (71% des adultes fortement ou moyennement handicapés) et les écoulements nasaux arrivent en tête des désagréments les plus cités, suivis par les démangeaisons et les yeux gonflés ou rouges ».

« Mais d’autres symptômes pouvant révéler une maladie plus grave touchent une bonne partie des répondants », poursuit-il. « Les difficultés à respirer, une toux chronique ou encore des sifflements dans la poitrine sont en effet des signes avant-coureurs de l’asthme. » D’ailleurs, « l’asthme touche près d’un patient sur deux ».

Peur de la crise

Ce handicap a des conséquences sur la vie au quotidien, sous forme de fatigue et d’irritabilité, y compris dans la vie professionnelle. Pour 76% des patients leurs performances sont altérées au travail.

Enfin, « plus des deux tiers des répondants déclarent être obligés de renoncer à certaines activités lors d’une crise d’allergie, ou par crainte de la déclencher », ajoute le laboratoire.

La pratique d’un sport et les activités qui impliquent la présence d’animaux sont les plus souvent évoquées, mais les sorties entre amis et les départs en vacances sont également source de problème.

« Cette étude vient donc appuyer la nécessité de faire de la pédagogie auprès des patients pour dépister et soigner le plus tôt possible leur allergie aux acariens », conclut le Dr Antoine Chartier, Directeur médical chez ALK France.

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