Le Saviez-Vous ► 12 signes que vous faites une intolérance au gluten


Il n’y a pas  (semble-t’il) de test pour la sensibilité au gluten non-cœliaque, mais les chercheurs ont découvert le marqueur biologique de l’intolérance au gluten. Il est donc possible qu’un jour, il y ait des tests pour mieux diagnostiqué ce problème alimentaire. En attendant, il y a des symptômes, il serait judicieux, à mon avis, de tenir un journal de ce que l’on mange et des effets, si on soupçonne une intolérance pour en parler par la suite au médecin. Car les symptômes peuvent aussi être imputés pour d’autres problèmes de santé que l’intolérance au gluten.
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12 signes que vous faites une intolérance au gluten

Certaines personnes éprouvent une intolérance au gluten, sans pour autant souffrir de la maladie cœliaque.GALIYAH ASSAN/SHUTTERSTOCK

Tracy Middleton

On estime que 6% de la population canadienne a des difficultés à digérer le gluten ou éprouve une certaine intolérance au gluten, sans pour autant souffrir de la maladie cœliaque. Est-ce votre cas?

L’intolérance au gluten, en bref

Votre meilleure amie déclare qu’elle renonce au gluten, comme l’ont fait votre tante, votre collègue ou votre ancien colocataire. Cette démarche n’obéit pas à un diagnostic médical préalable, comme celui de la maladie cœliaque auto-immune, qui provoque notamment des lésions permanentes sur l’intestin grêle. Elle répond plutôt à leur conviction qu’ils font une intolérance au gluten et qu’ils se portent mieux en son absence. Cette décision est-elle fondée? Et si c’est votre cas, feriez-vous mieux de proscrire le gluten? Apprenez-en plus sur le régime sans gluten avant d’adopter cette tendance.

La maladie cœliaque touche environ 1% de la population, d’après Santé Canada.

«Les gens qui souffrent de cette maladie auto-immune ne peuvent digérer le gluten, une protéine qui se trouve dans le blé, le seigle et l’orge», explique la Dre Rabia De Latour, gastroentérologue à l’École de médecine de l’Université de New York.

Des études publiées dans The Psychiatric Quaterly et Gastroenterology estiment que de 0,5% à 13% des Américains (1 % à 6 % des Canadiens, selon diverses estimations) pourraient présenter une sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC), moins sévère que la maladie.

«Ils ne subissent pas de lésion de l’intestin grêle comme les personnes atteintes de la maladie cœliaque, mais ont les mêmes symptômes», précise-t-elle.

Les médecins font appel aux tests sanguins et à l’endoscopie pour diagnostiquer la maladie cœliaque et examiner l’inflammation de l’intestin grêle.

 «Il est préférable de faire les tests avant de supprimer le gluten de son alimentation pour éviter de fausser les résultats», recommande l’Association canadienne de la maladie cœliaque (ACMC).

Il n’existe pas encore de test pour la SGNC. Cependant des chercheurs italiens viennent de découvrir un marqueur biologique de l’intolérance au gluten, ce qui pourrait ouvrir la voie au développement de tels tests.

«Pour l’instant, on utilise le diagnostic d’exclusion», explique la Dre De Latour.

Si on élimine la maladie cœliaque, le syndrome du côlon irritable (SCI) et d’autres troubles intestinaux des causes décrites ci-dessous, il serait bon d’essayer un régime sans gluten. En l’absence de résultats, votre médecin pourrait se pencher sur une maladie dont les symptômes se confondent avec ceux de la SGNC.

Ballonnements

«Si vous avez de la difficulté à digérer le gluten, vous aurez des ballonnements et de la sensibilité abdominale», explique la Dre De Latour.

Les affections intestinales chroniques comme le SCI peuvent aussi en être la cause, comme les hormones ou certains aliments – tel le chou de Bruxelles – qui donnent des gaz.

Si vous avez souvent l’estomac enflé et endolori, et plus encore lorsque vous mangez beaucoup d’aliments contenant du gluten, parlez-en au médecin : ça peut être l’un des symptômes d’intolérance au gluten.

Douleurs abdominales

Selon des études publiées dans BMC Medicine et l’American Journal of Clinical Nutrition, environ 83% des gens qui souffrent d’intolérance au gluten ressentent de la douleur abdominale lorsqu’ils en consomment.

«Si tel est votre cas, notez tout ce que vous mangez et les inconforts abdominaux que vous avez, recommande la Dre De Latour. Vous pourrez ainsi mieux identifier les aliments qui vous affectent le plus.»

Cerveau embrouillé

«L’intolérance au gluten ne fait pas qu’affecter les intestins. Elle provoque souvent une sensation de brouillard cérébral. Certaines personnes ont des pertes de mémoire et cherchent beaucoup leurs mots», précise la Dre De Latour.

Des études récentes soulignent toutefois qu’un défaut mineur d’attention, de mémoire ou de capacité à résoudre un problème pourrait s’atténuer durant la première année sans gluten (si vous y êtes intolérant). Mais ces oublis peuvent résulter d’autres facteurs déclencheurs

Signe d’une intolérance au gluten : fatigue.SG SHOT/SHUTTERSTOCK

Fatigue

Vous vous sentez fatigué malgré vos huit heures de sommeil? Des études démontrent que l’intolérance au gluten pouvait réduire le taux d’énergie chez des personnes. Celles qui souffrent d’une maladie cœliaque rapportent une sensation de léthargie conséquente à leur état de malnutrition et d’anémie provoqué par l’absorption intestinale incomplète des nutriments.

«Les gens qui font de la SGNC ressentiraient également de la fatigue, constate la Dre De Latour. Beaucoup de gens intolérants au gluten se disent si épuisés qu’ils peinent à terminer leur journée. »

Constipation et diarrhée

Avoir des selles anormales à l’occasion n’a rien d’inquiétant. Mais un changement marqué pourrait indiquer un problème d’intolérance au gluten dont il faut faire part au médecin. Des études ont démontré que plus de 50 % des gens qui avaient cette intolérance étaient sujets à des diarrhées récurrentes, alors que 25 % étaient constipés. Des selles molles peuvent aussi être le signal d’un trouble intestinal.

Maux de tête

Une étude portant sur 40 recherches récentes révèle qu’il existe une plus grande probabilité de migraines chez les gens qui souffrent de la maladie cœliaque et d’intolérance au gluten que chez ceux qui n’en sont pas affectés. La douleur lancinante de la migraine se concentre souvent sur un seul côté de la tête. L’association canadienne de la maladie cœliaque (ACMC) y ajoute des nausées fréquentes et une hypersensibilité au bruit et à la lumière. Ces symptômes peuvent être si invalidants qu’ils perturbent toute activité

Signe d’une intolérance au gluten : une perte de poids involontaire.AFRICA STUDIO / SHUTTERSTOCK

Perte de poids involontaire

« Les patients atteints de la maladie cœliaque perdent souvent du poids en réaction à l’incapacité de leur intestin grêle abîmé à absorber les nutriments », ajoute la Dre De Latour.

Les personnes qui font de la SGNC sont généralement épargnées, mais il peut arriver qu’elles maigrissent un peu : elles excluent en effet souvent toute nourriture potentiellement préjudiciable de leur alimentation.

Dépression

Il est tout à fait normal de se sentir triste ou irritable à l’occasion. Mais un état dépressif ou anxieux prolongé pourrait être la conséquence de votre alimentation. Une étude menée en 2014 et publiée dans Alimentary Pharmacology & Therapeutics dénote une incidence accrue du sentiment dépressif chez des gens intolérants au gluten à peine trois jours après qu’ils en aient consommé. Ceci corrobore les résultats d’études récentes traçant un lien entre les problèmes intestinaux et l’anxiété.

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Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le savoir


Le virus Epstein-Barr, mieux connu sous le nom de mononucléose peut affecter une personne sans qu’elle le sache. C’est surtout à l’adolescence que cette maladie se manifeste. Elle peut être confirmée par une prise de sang. Il n’y a aucun antibiotique pour la mononucléose, seulement le repos qui peut durer des mois.
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Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le savoir

Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le

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Non, cette fatigue extrême n’est pas «normale».

  • Par Philippe Lépine

    Lors d’une mononucléose, certains sont cloués au lit pendant des jours, d’autres ne ressentent rien du tout. Pourtant, ils sont bel et bien infectés. Voici 13 choses à savoir sur la maladie du baiser, ou autrement dit l’infection au virus Epstein-Barr.

    1. Le virus se transmet par la salive.

    D’où son nom populaire: la maladie du baiser. Selon la virologue et chercheuse au CHU Saint-Justine, Carolina Alfieri, ça prend toutefois une quantité de salive importante.

    2. À 40 ans, de 90 à 95% de la population est porteuse du virus.

    On détectera certainement des anticorps contre le virus dans votre sang.

    3. Comme la varicelle, le virus Epstein-Barr est de la même famille de virus que l’herpès.

    Les herpèsvirus ou herpesviridae.

    Vous pourriez avoir fait une mononucléose sans le

    PHONLAMAIPHOTO VIA GETTY IMAGES

    4. Les symptômes de la mononucléose sont plus forts à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

    Environ 50% des infections ont lieu pendant l’enfance et les symptômes s’apparenteraient à ceux d’une grippe dans la plupart des cas ou passent carrément inaperçus

«Ils sont beaucoup plus importants et se ressentent plus longtemps de 15 à 25 ans. On ne sait pas encore pourquoi, mais probablement en raison d’un débalancement hormonal. Ça peut aussi dépendre de la génétique», note Dre Alfieri.

  • 5. On ne peut faire qu’une mononucléose infectieuse dans sa vie.

    6. Les hommes ont plus tendance à souffrir de symptômes pénibles liés à la mononucléose que les femmes.

    7. Les patients ayant fait une mononucléose sans le savoir risquent d’étirer leurs symptômes.

    Si vous ignorez les symptômes associés à la maladie (fatigue extrême, fièvre, mal de gorge, ganglions gonflés, perte d’appétit) puisque vous les ressentez de façon légère et continuez vos activités normalement, vous risquez de prolonger votre parcours symptomatique.

    Il est indiqué de faire un test sanguin rapidement dès l’apparition de symptômes anormaux.

«Ça se peut que la fatigue soit due à une autre maladie et il faut le vérifier», avertit la virologue Carolina Alfieri.

  • 8. Les symptômes de la mononucléose infectieuse peuvent durer jusqu’à un an.

    Selon Dre Alfieri, environ 10% des patients ont du mal à résoudre la maladie et peuvent souffrir de symptômes liés à la maladie pendant six mois, voire un an, sans raison précise. Certains doivent même cesser toute activité pendant cette période.

    «Si ça s’étire, que le patient a ignoré les symptômes trop longtemps, je lui conseillerais pendant au moins six mois de se reposer, d’éviter les situations stressantes et de manger comme il faut. Ça paraît dur, mais il faut prendre ça au sérieux.»

  • Donc, pas juste du repos les dimanches!

    Dans 1% des cas, la maladie peut persister pendant des années, affirme la virologue.

    9. La maladie se soigne sinon généralement en moins de dix jours.

    10. Les symptômes peuvent revenir nous hanter.

    «Le stress peut réactiver les symptômes de la maladie parfois plusieurs mois après la période symptomatique, mais c’est rare», remarque Dre Alfieri.

    11. On peut aussi en mourir.

    «Il y a des patients qui en meurent, mais leur décès est souvent lié à une autre pathologie génétique qui affecte leur système», fait savoir Dre Alfieri.

    12. Aucun antibiotique ou traitement antiviral ne peut soigner la maladie.

    La maladie nécessite qu’une longue convalescence. On peut sinon prendre de l’ibuprofène ou de l’aspirine pour calmer la fièvre

  • 13. Que vous ayez ressenti des symptômes ou non, si vous êtes infectés, vous devenez transmetteur du virus

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Le Saviez-Vous ► Toujours fatigué? 13 raisons médicales qui expliquent pourquoi


Nous éprouvons tous de la fatigue à un moment donnée, mais quand elle devient chronique, il se peut que cela soit une cause médicale. Seul un médecin pourra confirmer si c’est le cas.

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Toujours fatigué? 13 raisons médicales qui expliquent pourquoi

Des cas de santé qui pourraient être la cause de votre fatigue chronique.SHUTTERSTOCK

Diana Kelly

Vous trouvez toujours de bonnes raisons pour justifier votre fatigue: l’heure avancée, votre horaire impossible ou un moment de paresse… Et si votre épuisement avait une origine médicale? Des experts font la lumière sur 13 problèmes de santé qui pourraient expliquer une fatigue chronique.


Vous vous sentez épuisé et pensez que votre fatigue est la conséquence du changement d’heure, de votre horaire de fou ou d’un excès de paresse? Les causes réelles de votre épuisement pourraient bien être un des problèmes médicaux suivants. Voici 13 problèmes de santé qui pourraient être la cause de votre fatigue régulière ou chronique, sans que vous le sachiez.

Combien d’heures de sommeil vous faut-il?

Vous vous couchez tôt, mais chaque réveil représente un défi répété, et vous n’arrivez pas à avoir l’esprit alerte. La durée de votre sommeil ne semble jamais suffire à vous reposer. Mais combien d’heures vous faut-il donc?

Le besoin de sommeil varie selon l’âge : un nourrisson de moins de trois mois peut avoir besoin de 19 heures, alors qu’un adulte de plus de 65 ans peut avoir besoin de seulement 5 heures de sommeil. Pour la plupart, la moyenne se situerait entre 7 heures et 9 heures, selon l’organisme américain National Sleep Foundation. Un manque de sommeil peut entraîner des conséquences désagréables, comme nous allons le voir, alors qu’un excès de sommeil accompagné d’une fatigue constante pourrait indiquer un problème de santé.

« On parle d’excès de sommeil lorsque le cycle dépasse les 10 heures », explique Conor Heneghan, directeur de la recherche et des algorithmes de la société Fitbit. « Cet excès peut se rattacher à certains problèmes, comme la dépression, mais il ne serait pas la cause de pathologies. Des variations dans les rythmes circadiens de l’horloge biologique vont affecter l’humeur qui se rétablira avec un retour à un cycle de sommeil équilibré. »

Une fatigue qui persiste malgré un rythme de sommeil stable ou même avec un surplus de sommeil pourrait indiquer un problème de santé.

Fatigue chronique par excès de sommeil le week-end

Il est faux de croire que le manque de sommeil de la semaine pourra être rattrapé durant le week-end. Ça pourrait même avoir l’effet contraire. Cette pratique de dormir davantage le week-end s’appelle le « décalage horaire social », qui résulte du changement des horaires de sommeil.

« La durée de sommeil recommandée pour l’adulte est de 7 heures à 9 heures, et l’on essaie souvent de récupérer son manque pendant le week-end, explique Conor Heneghan. L’organisme va tenter de recouvrer le déficit de sommeil par “rebonds”, qui se produisent normalement au cours de phases de sommeil REM (ou paradoxal) plus longues, plus profondes et commencées plus rapidement. Cependant, un excès de sommeil peut dérégler votre cycle et générer d’autres types de problèmes de santé. »

Toujours fatigué: votre fatigue chronique est-elle liée à une douleur chronique?KATE AEDON/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et douleur chronique

« Les personnes qui souffrent d’une maladie chronique qui s’accompagne de fatigue et de douleur ont besoin de plus de sommeil pour se reposer et récupérer », explique Matthew Ross, président du site d’évaluation de matelas The Slumber Yard.

Ceux qui sont atteints de fibromyalgie, d’hypothyroïdie, d’anémie et de polyarthrite rhumatoïde requièrent également plus de sommeil. S’ils n’en ont pas assez, ils sont fatigués.


Fatigue chronique et anémie

Si vous consultez votre médecin pour un état de fatigue constant, il va notamment vérifier si vous faites de l’anémie ou si vous avez un trouble de la thyroïde par une simple prise de sang, explique la Dre Amy Shah.

« Quand un patient me dit ‘je me sens fatigué’, il peut y avoir de multiples causes. Si ce dernier ajoute ‘je suis fatigué et j’ai le souffle court’ ou ‘j’ai de la difficulté à aller au bout de mon entraînement’, cela peut notamment être parce que celui-ci souffre d’anémie. »

On parle d’anémie quand le sang ne parvient plus à distribuer assez d’oxygène à l’organisme en raison d’une carence en fer. En plus d’être fatigués, les anémiques peuvent avoir froid, se sentir étourdis ou irritables et souffrir de céphalées


Fatigue chronique et trouble de la glande thyroïde

Si votre glande thyroïde ne fonctionne pas normalement et qu’elle marche au ralenti (hypothyroïdie), la fatigue pourrait s’accompagner de sécheresse de la peau et de forte constipation, en plus d’un manque d’énergie, explique la Dre Shah.

L’hypothyroïdie se produit lorsque votre glande thyroïde ne sécrète pas suffisamment d’hormones importantes. Les examens de la fonction thyroïdienne repèrent facilement une hypothyroïdie, une condition qui touche principalement les femmes. Si tel est votre cas, votre médecin pourra vous prescrire de l’hormone thyroïdienne de synthèse. Voici d’autres symptômes inattendus d’un trouble de la thyroïde.

Toujours fatigué à cause du diabète.SYDA PRODUCTIONS/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique, prédiabète ou diabète

Un taux élevé de sucre sanguin ou hyperglycémie peut diminuer la circulation sanguine. Les globules ne reçoivent plus l’oxygène et les nutriments qui leur sont nécessaires, ce qui entraîne la fatigue, explique l’infirmier agréé David Spero.

Un taux insuffisant de sucre sanguin (hypoglycémie) entraînera aussi une sensation de fatigue, car les cellules n’ont alors pas assez de carburant pour bien fonctionner. Si votre hyperglycémie provoque l’inflammation des vaisseaux sanguins, il se crée une inflammation chronique qui peut être cause de fatigue.

Fatigue chronique et dépression

Si vous vous sentez toujours fatigué et avez de la difficulté à sortir du lit en plus de connaître des problèmes de sommeil, il se peut que vous souffriez d’un état dépressif. Votre médecin de famille devrait évaluer ce risque lors de votre visite annuelle, nous dit la Dre Shah. Le médecin peut utiliser un outil de dépistage pour établir si vous souffrez d’une dépression chronique ou si le stress ou l’alcool sont à l’origine de votre perturbation émotive.

« La dépression, l’abus d’alcool et la fatigue vont souvent de pair », précise la Dre Shah.

Les gens essaient parfois de traiter leur dépression par l’alcool et se sentent fatigués après coup.


Fatigue chronique et syndrome de l’intestin perméable (ou intolérance alimentaire)

Votre intestin est un boyau fait de cellules serrées d’où rien ne devrait s’échapper. L’intestin est une source à laquelle votre corps puise ce dont il a besoin sans que rien ne se libère dans l’organisme, affirme la Dre Shah.

« Si votre régime alimentaire laisse à désirer et particulièrement si vous consommez des aliments transformés, vos cellules intestinales pourraient se relâcher comme un filet au lieu d’être parfaitement étanche, de sorte que des protéines qui ne devraient pas être dans la circulation sanguine s’y retrouvent et provoquent une réaction inflammatoire », précise-t-elle.

Il en résulte des ballonnements, de la fatigue, de l’irritabilité, des céphalées ou un gain de poids. Si vous souffrez d’intolérance alimentaire (au blé ou aux produits laitiers), vous pourriez éprouver de la fatigue, avoir des éruptions cutanées, être ballonnée ou avoir le cerveau embrouillé.

« Il n’existe pas de test vraiment fiable pour identifier les intolérances alimentaires », rappelle la Dre Shah.

En éliminant les aliments les plus suspects et en les réintroduisant progressivement, vous devriez parvenir à identifier ceux qui vous affectent le plus. Par exemple, si vous supprimez complètement le blé et vous vous sentez nettement mieux. Puis vous le réintégrez dans votre alimentation et vous ressentez de la somnolence : cela pourrait être le signe révélateur d’une intolérance au blé, explique la Dre Shah.

Toujours fatigué à cause des maladies rénales. SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et fatigue surrénale

« Le concept de fatigue surrénale n’existe pas dans le vocabulaire médical occidental et de nombreux médecins d’ici l’ignorent », précise la Dre Shah.

Pourquoi ? Parce qu’il est difficile à prouver en laboratoire, ajoute-t-elle. Dans les tests, il se présente d’habitude comme une insuffisance surrénalienne ou un désordre endocrinien ou hormonal causé par une production insuffisante d’hormones par les glandes surrénales.

C’est la conclusion de l’Institut national du diabète et des maladies rénales et digestives des États-Unis. De tels déséquilibres hormonaux peuvent être dus à un regain de stress dans votre vie – problèmes familiaux ou tension constante au travail -, un manque de sommeil, un surentraînement, une mauvaise alimentation ou des excès de drogue ou d’alcool, souligne la Dre Shah. Ces situations peuvent faire grimper les taux d’hormones de réponse au stress et entraîner une sensation de vide et d’épuisement, comme un compte en banque dans lequel vous puiseriez sans arrêt sans ne jamais le regarnir.

Fatigue et infections chroniques

Les médecins vont souvent vérifier si une infection chronique ne se cache pas derrière la fatigue. On pense en outre à la mononucléose (virus d’Epstein-Barr) ou à la maladie de Lyme, deux maladies qui se manifestent notamment par une fatigue intense.


Fatigue chronique et apnée obstructive du sommeil (AOS)

L’AOS provoque un affaissement des voies respiratoires qui bloque l’arrivée de l’air et cause le ronflement. On peut craindre les effets d’un manque d’oxygène, mais le cerveau gère la situation.

« Devant une expiration incomplète de gaz carbonique, le cerveau se met immédiatement en alerte, ce qui interrompt très brièvement le sommeil », précise dans le site WebMD la Dre Lisa Shives, directrice du centre du sommeil de la faculté de médecine de San Diego (Californie).

Vous pourrez respirer, mais vous vous sentirez épuisé. Selon Apnée Santé, si vous souffrez d’AOS sévère, cette interruption peut se reproduire des centaines de fois durant votre nuit. Vous ne remarquerez pas que vous vous êtes brièvement réveillé, mais le lendemain, vous serez épuisé.

Toujours fatigué à cause d'une insuffisance cardiaque.IGORSTEVANOVIC/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et insuffisance cardiaque

Il y a insuffisance cardiaque lorsque le cœur n’arrive plus à pomper assez de sang pour répondre à tous les besoins énergétiques du corps, explique-t-on à l’Institut de cardiologie de Montréal.

De plus, le muscle cardiaque pourrait ne pas se détendre correctement pour permettre au sang de revenir des poumons vers le cœur, précise Cœur + AVC. L’impact de ce ralentissement sur les muscles des membres inférieurs peut rendre toute activité éprouvante. La congestion des poumons et le manque d’oxygène peuvent causer de la suffocation qui perturbe le sommeil, souligne-t-on à la Chaire de transfert de connaissances cœur-poumon de l’Université Laval.

Fatigue chronique et hypersomnie

Selon Conor Heneghan, trop dormir peut être le symptôme d’une hypersomnie, une maladie neurologique chronique qui fait que vous vous sentez fatigué, quel que soit le nombre d’heures que vous dormez. La Fondation Sommeil précise que l’hypersomnie se caractérise par une somnolence diurne indépendante du sommeil. Elle se manifeste généralement de façon insidieuse avant la trentaine. Elle peut avoir des conséquences sociales et professionnelles négatives et altérer la qualité de vie.

Le fait d'être toujours fatigué peut être le symptôme de l'hémochromatose.BARANQ/SHUTTERSTOCK

Fatigue chronique et hémochromatose

L’hémochromatose est une maladie génétique qui affecte un Canadien de descendance nord-européenne sur 300, selon la Société canadienne de l’hémochromatose. Cette maladie du métabolisme provoque une absorption excessive de fer par l’intestin et son accumulation dans l’organisme.

En plus de la fatigue et de la faiblesse, elle peut affecter le foie, le pancréas, le cœur, les glandes endocrines et les articulations, selon la Fondation canadienne du foie. Bien que les gens naissent avec cette maladie, les symptômes ne se manifestent que vers 50 ou 60 ans. Elle se détecte par des tests sanguins. Si vous présentez plusieurs de ses symptômes, parlez-en à votre médecin.

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Nasa : après un an dans l’espace, l’astronaute Scott Kelly n’est plus le même


Pour comprendre ce qui se passe dans le corps humain lors d’un séjour prolongé dans l’espace, quoi de mieux d’avoir des jumeaux identiques pour faire des comparaisons. Mark et Scott Kelly se sont prêtés à cette expérience. L’un est resté sur la terre et l’autre à séjournée sur ISS. Alors que leur condition était similaire avant le départ de Scott, que des différences ont été notés au retour de l’espace de ce dernier en rapport à son frère. Certains résultats ont surpris les scientifiques, et leur étude n’est pas encore terminée.
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Nasa : après un an dans l’espace, l’astronaute Scott Kelly n’est plus le même

 

Imaginez envoyer un astronaute dans l’espace pendant un an et pouvoir comparer les réactions de son corps avec celles de son jumeau resté sur Terre. C’est exactement ce qu’a fait la Nasa, qui vient de publier les résultats d’une étude permettant de donner une meilleure idée des conséquences sur les humains de longs séjours dans l’espace.

Cette étude va « guider la recherche biomédicale spatiale et permettre des voyages plus sûrs vers Mars », s’est réjoui Steven Platts, directeur adjoint du programme de la Nasa consacré aux missions habitées.

L’arrivée du premier humain sur Mars, après un vol de plusieurs mois, est prévue par l’agence américaine en 2033.

L’astronaute américain Scott Kelly, 50 ans, a passé un an dans la Station spatiale internationale(ISS), pendant que son frère Mark Kelly, ancien astronaute lui-même, restait sur la terre ferme. Les chercheurs ont observé attentivement les changements provoqués par leurs environnements respectifs sur leur corps. Les résultats, publiés dans la prestigieuse revue Science, montrent que la plupart des modifications provoquées par un voyage spatial disparaissent peu à peu après le retour sur la Planète bleue.

Logo de The Twins Study, la vaste étude menée par la Nasa sur les deux jumeaux astronautes. © Nasa

Logo de The Twins Study, la vaste étude menée par la Nasa sur les deux jumeaux astronautes. © Nasa

Une étude sur l’adaptation du corps humaine réagit dans l’espace

L’étude est « l’appréciation la plus complète que nous ayons jamais eue de la réponse du corps humain à un vol dans l’espace », selon Susan Bailey, de l’université de l’État du Colorado.

Utilisant Mark comme référence, les 84 chercheurs, issus de 12 universités différentes, ont documenté les conséquences moléculaires, cognitives et physiologiques des 340 jours consécutifs passés par Scott dans l’espace, entre 2015 et 2016. L’intérêt de l’exercice ? 

« Parce qu’ils sont jumeaux, ils ont essentiellement le même code génétique », explique Andy Feinberg, de l’université Johns Hopkins. « De ce fait, toutes les différences constatées durant le vol spatial » peuvent être attribuées à ce voyage, souligne Susan Bailey.

Scott, qui a comme son frère participé par le passé à plusieurs missions de la navette spatiale américaine, a été examiné avant, pendant et après son voyage. Du sang, de l’urine et des échantillons de selles ont été rapportés sur Terre à bord de vaisseaux ravitailleurs. Parallèlement, les chercheurs ont également surveillé Mark, dénommé « référent génétique terrestre ».

Scott Kelly a témoigné de sa fatigue à son retour.

« C’était comme si j’avais la grippe », a-t-il raconté, faisant part de douleurs articulaires et musculaires. « J’étais nauséeux, étourdi. »

« Des milliers de changements moléculaires et génétiques surviennent lorsque quelqu’un va dans l’espace », expose Michael Snyder, de l’université de Stanford. Mais « pratiquement tout cela revient à la normale dans les six mois, a-t-il expliqué. C’est rassurant de savoir que lorsque vous rentrez, les choses rentrent globalement dans l’ordre ».

Quels changements ont été observés par la Nasa ?

Des mesures de l’épaisseur de la paroi de l’artère carotide des deux frères ont été prises. Un épaississement peut être l’indicateur de maladies cardiovasculaires ou de risques d’accident vasculaire cérébral (AVC).

« Notre découverte principale est que la paroi de l’artère carotide de Scott s’est épaissie lors du vol, et est restée ainsi pendant toute la durée de la mission », a expliqué Stuart Lee, du centre spatial Johnson de la Nasa.

 Le même changement n’a pas été observée chez Mark. Scott a également perdu 7 % de sa masse corporelle pendant qu’il se trouvait dans l’ISS, tandis que celle de Mark a elle augmenté de 4 % sur la même période.

Un vaccin contre la grippe leur a été administré, déclenchant la même réaction immunitaire chez les deux frères. Les jumeaux ont également été soumis à une batterie de tests cognitifs avant, pendant et après la mission. Ceux-ci ont montré que les performances de Mark avaient décliné à son retour, en termes de vitesse et de justesse.

En anglais, graphique résumant ce que les chercheurs ont appris et découverts dans le cadre de The Twins Study. © Nasa

En anglais, graphique résumant ce que les chercheurs ont appris et découverts dans le cadre de The Twins Study. © Nasa

L’influence de l’espace sur les gènes humains

Chris Mason, généticien au Weill Cornell Medicine, s’est lui penché sur l’influence de l’environnement si particulier qu’est l’espace sur les gènes humains.

 La « vaste majorité, plus de 90 % » des changements observés, ont disparu une fois de retour sur Terre, dit-il.

L’une des observations les plus intéressantes a été faite par l’équipe de Susan Bailey, qui s’est penchée sur les télomères. Ces derniers se trouvent à l’extrémité des chromosomes et raccourcissent habituellement avec l’âge, ce qui fait d’eux un marqueur de la vieillesse. Avant la mission, ceux de Mark et Scott étaient très similaires. Mais les chercheurs ont été surpris de constater chez Scott une « élongation des télomères » pendant son séjour dans l’ISS. Les scientifiques cherchent à déterminer si l’exposition plus élevée aux radiations dans l’espace, une inflammation ou encore le stress, pourraient être la cause de cet allongement.

Attention, cette découverte « ne peut pas vraiment être vue comme la fontaine de jouvence » ou comme la preuve que les humains pourraient « vivre plus longtemps dans l’espace », a toutefois prévenu Susan Bailey.

La longueur des télomères a en effet « très rapidement » décru après le retour sur Terre de Scott.

La Nasa, qui prépare les missions habitées vers Mars, a dévoilé les premiers résultats de l’expérience médicale à laquelle se sont prêtés les deux frères jumeaux Scott et Mark Kelly. Et ils ne sont pas encourageants : l’expression des gènes est modifiée chez l’un et pas chez l’autre. Les chercheurs avouent avoir été surpris par l’ensemble des résultats.

C’est dans une décennie environ que Mars devrait voir débarquer à sa surface les tout premiers explorateurs humains. Sur Terre, nombre d’ingénieurs, de techniciens et de chercheurs, dans diverses disciplines scientifiques, s’affairent pour préparer ce voyage très délicat  sur cette planète voisine qui nous fascine depuis des temps immémoriaux.

Mais le voyage vers Mars est long. Il faut, à l’heure actuelle, autour de six mois pour parcourir les dizaines de millions de kilomètres qui nous séparent de la Planète rouge. Quelles peuvent être les conséquences physiologiques et aussi psychologiques pour l’équipage ?, s’interrogent les scientifiques. Comment se comporte l’être humain dans cette situation, loin, très loin de la Terre ? Pour le moment, il reste encore beaucoup d’inconnues, tandis que les études sur les effets d’un séjour prolongé dans l’espace se multiplient. L’une des plus avancées vient de livrer ses premiers résultats. Et ils sont pour le moins surprenants.

Comparer les génomes des frères jumeaux Kelly

Tout d’abord, il faut préciser que ce ne sont vraiment que les premiers résultats qui ont été dévoilés ce 26 janvier, lors d’un colloque de scientifiques du Human Research Program de la Nasa au Texas, et dans la revue Nature. Au centre de ces recherches, deux jumeaux : Scott et Mark Kelly. Ils ont donc quasiment les mêmes génomes et aussi (presque) les mêmes activités. En effet, ce sont tous les deux des astronautes expérimentés. L’un, Scott, est même le codétenteur du record du plus long séjour dans l’espace, avec 340 jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS), entre 2015 et 2016. Au total, il cumule 520 jours. Son frère Mark a, quant à lui, passé 54 jours dans l’espace, à travers différentes missions à bord des navettes spatiales.

Les deux frères jumeaux Mark (à gauche) et Scott (à droite) Kelly. © Nasa

Les deux frères jumeaux Mark (à gauche) et Scott (à droite) Kelly. © Nasa

L’expérience qui est menée avec eux, loin d’être terminée, s’emploie entre autres à comparer le génome de Scott, qui est donc resté près d’un an dans l’espace, avec celui de son frère resté sur Terre, au même moment. Les mesures réalisées avant, pendant et après montrent des changements de l’expression des gènes, de la méthylation de l’ADN et de plusieurs marqueurs biologiques, comme la flore intestinale.

C’est simple, « presque tout le monde rapporte avoir vu des différences », raconte Christopher Mason (Weill Cornell Medicine, New York), l’un des généticiens qui a participé à l’étude.

Alors, est-ce dû au séjour dans l’espace ou plus simplement à divers facteurs naturels ?

Le séjour dans l’espace a modifié les génomes

Dans le cas de Scott, ses télomères sont plus longs que ceux de Mark.

« C’est exactement le contraire de ce que nous pensions » a déclaré la biologiste spécialiste des rayonnements Susan Bailey (Colorado State University), après avoir vérifié les résultats auprès d’un second laboratoire.

Puis, de retour sur Terre, leurs longueurs sont revenues au niveau d’avant son départ. Pour éclaircir cette énigme, les génomes de 10 astronautes déjà partis ou qui partiront d’ici 2018 sont étudiés parallèlement.

Pour ce qui est de la méthylation, les scientifiques ont constaté qu’elle avait diminué chez Scott lorsqu’il était dans l’espace, alors qu’elle avait augmenté chez Mark au même moment. Puis après le retour du premier, les niveaux sont revenus à ceux d’avant le départ. Ce que cela signifie, les généticiens de l’équipe comme Andrew Feinberg, de l’école de médecine de l’université John Hopkins, avouent encore l’ignorer.

Enfin, les signatures d’expression des gènes chez les deux hommes diffèrent aussi. Bien que cela soit le produit de multiples facteurs sur Terre, comme l’environnement, l’alimentation, le sommeil, etc., les changements semblent plus forts que la normale chez Scott. Pour les spécialistes qui l’ont suivi, cela peut être imputable aux conditions éprouvées dans l’espace, la nourriture lyophilisée par exemple, et le sommeil, parfois difficile à trouver. Rappelons que, pour les habitants de l’ISS, le Soleil se lève toutes les 90 minutes et que le corps, bien qu’attaché pour dormir, ressent l’apesanteur.

Ces résultats, déjà très riches de données, seront suivis d’autres au cours des prochains mois et années. L’enjeu pour la Nasa est bien sûr de comprendre les effets sur le corps humain d’un long voyage dans l’espace, et aussi de mettre en place une médecine personnalisée qui permettrait de prévenir les maladies pour des futurs candidats au départ vers la Lune, Mars et au-delà.

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Le Saviez-Vous ► 14 habitudes qui font des douleurs aux pieds, déconseillées par les podiatres


Les pieds, on ne les voit pas très souvent, sauf peut-être à la belle saison. Pourtant, ils demandent des soins comme toutes les parties de notre corps, car ils travaillent très fort. Il y a certaines habitudes que l’on doit prendre pour éviter des douleurs, mycoses et autres ..
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14 habitudes qui font des douleurs aux pieds, déconseillées par les podiatres

 

Par Colleen Travers, RD.com

Vos pieds sont peut-être la partie de votre corps la plus maltraitée et la plus négligée. Prenez-en soin pour éviter des douleurs aux pieds : vous vous sentirez mieux, au physique comme au moral.

Vous portez des talons trop hauts

Vos pieds vous supportent, et vous l’oubliez trop souvent. Vous passez au moins dix minutes le matin à prendre soin de votre visage, mais si vos pieds ont droit à une séance chez le pédicure une fois par mois, ils ont de la chance!

Pourtant, les podiatres ne plaisantent pas en disant que si vos pieds vont mal, c’est toute votre façon de vivre qui va aller cahin-caha. Les talons hauts ont peut-être du style, mais s’ils sont vertigineux, votre grimace de douleur n’aura rien d’élégant! Votre vice de posture forcera vos pieds et vos jambes à surcompenser pour vous permettre de marcher.

Selon Rebecca Pruthi, docteure en médecine podiatrique et chirurgienne à Foot Care of Manhattan, à New York, cela peut causer des états douloureux comme la fasciite plantaire, les oignons et les épines de Lenoir. Pour prévenir la douleur, elle conseille de s’en tenir à des talons de 5 cm au maximum.

Vous portez les mêmes chaussures tous les jours

Un choix qui semble plein de bon sens, c’est de dénicher des chaussures si confortables que vous n’aurez jamais envie de les quitter. Sauf que pour vos pieds, ce ne sera peut-être pas un cadeau!

La docteure en médecine podiatrique et chirurgienne du pied Jackie Sutera, spécialiste du laboratoire Vionic et porte-parole de l’American Podiatric Medical Association (Association américaine de médecine podiatrique), souligne qu’en mettant jour après jour les mêmes chaussures, vous utilisez sans arrêt les mêmes surfaces du pied pour vous tenir debout ou pour marcher, ce qui cause de la fatigue. Le mieux est d’avoir plusieurs paires de chaussures confortables et de les porter à tour de rôle tout au long de la semaine.

Vos chaussures sont trop vieilles

Casser une paire de souliers neufs, c’est barbant. Mais d’après Jackie Sutera, traîner des chaussures avachies n’est pas la solution : cela peut fausser votre démarche et causer de la douleur.

« Des chaussures usées font pencher le pied, et l’impact avec le sol va se faire à un mauvais angle, dit-elle. Même la plus petite inclinaison peut vous blesser les pieds et causer des maux de dos et de la hanche. »

Remplacez tous les six mois au maximum les souliers que vous portez tous les jours (comme vos chaussures de course), conseille Rebecca Pruthi. Vérifiez régulièrement les semelles des autres souliers et dès que vous constatez que leur soutien laisse à désirer, remplacez-les ou envoyez-les au ressemelage.

Vous portez des souliers plats dans les transports en commun

Les ballerines, les sneakers plats (du genre Converse) et les tongs ne procurent pas un bon soutien de la voûte plantaire. Si vous avez l’habitude de les mettre du lundi au vendredi pour vous rendre au travail, avertit le Dr Miguel Cunha, podiatre et fondateur de Gotham Footcare à New York, vous exposez vos pieds aux oignons, aux orteils en marteau et à l’affaissement de la voûte plantaire.

Vous coupez vos ongles d’orteils bizarrement

« En coupant ses ongles d’orteils trop courts ou trop ronds, on risque d’avoir des ongles incarnés, dit Rebecca Pruthi. L’ongle va se mettre à pousser sous la peau, ce qui causera de l’inconfort. Et les chaussures aggravent souvent le problème en créant des points de friction ou de compression.

La solution pour éviter la formation d’ongles incarnés, selon la podiatre, c’est de couper ses ongles d’orteils à angle droit.

Vous courez avec des chaussures de tennis (ou jouez au tennis avec des chaussures de course)

Pour faire de l’exercice ou pratiquer un sport, la chaussure de gym n’est pas une solution passe-partout.

« Le design des chaussures de sport fait appel à une large technologie, souligne le Dr Sutera.Chaque activité a des particularités auxquelles les chaussures doivent être adaptées. Par exemple, les chaussures de course et de marche sont faites pour un mouvement en ligne droite, tandis que les chaussures de basketball et de tennis sont étudiées pour les mouvements latéraux. »

Vous portez toujours votre sac du même côté

D’après Pruthi, si vous portez toujours du même côté votre porte-documents ou un fourre-tout lourdement chargé, ce déséquilibre à répétition peut causer non seulement une tendinite, mais aussi des douleurs au cou et au dos.

Prenez soin d’alterner le côté où vous portez vos affaires, ou distribuez le poids dans deux sacs plus petits.

Vous ne soignez pas vos plaques squameuses

« En négligeant les zones de peau sèche et rugueuses à la plante des pieds, on favorise l’apparition de craquelures, dit Rebecca Pruthi. Et avec le temps, elles peuvent empirer et s’infecter. »

La podiatre conseille d’utiliser régulièrement une pierre ponce sous la douche et d’hydrater ses pieds pour les garder en bonne santé..

Pour le Dr Cunha, les plaques squameuses peuvent aussi être le signe d’une mycose.

« Et dans ce cas, ce qu’il faut, ce n’est pas une lotion hydratante mais une crème antifungique. »

Vous ne laissez pas vos pieds respirer à la fin de la journée

Porter des chaussettes toute la journée risque de vous faire transpirer des pieds, dit Rebecca Pruthi, ce qui entraîne des odeurs désagréables, du pied d’athlète, et dans les cas extrêmes, des infections. La podiatre conseille de laisser ses pieds à l’air libre après l’exercice ou en rentrant chez soi le soir, et de ne pas oublier de bien les sécher entre les orteils après la douche.

La règle, pour les chaussettes, souligne le Dr Cunha, c’est de les changer une fois par jour (ou plus si vous bougez beaucoup), pour que les pieds restent propres.

« De façon générale, si vous changez vos sous-vêtements, vous devriez aussi changer de chaussettes. »

Vous faites trop souvent vos exercices pieds nus

C’est parfois difficile à éviter (en particulier pour le yoga et le Pilates), mais assurez-vous d’avoir un programme d’exercice assez varié, conseille Jackie Sutera.

« Les personnes qui font les mêmes exercices pieds nus plusieurs fois par semaine peuvent finir par ressentir des douleurs aux tendons, aux talons et même aux articulations », ajoute la podiatre.

Veillez à incorporer à votre routine un mélange d’exercices en sneakers et de mouvements pieds nus à impact modéré.

« Le corps apprécie la modération et la variété », conclue-t-elle.

Vous ne portez pas de pantoufles à la maison

« On sous-évalue le temps passé sans chaussures à la maison, c’est-à-dire sans protection entre le sol et les pieds, surtout avec des planchers de bois franc, de marbre ou de céramique, observe Sutera. Au fil du temps, la couche de gras naturel sur la plante de vos pieds s’amincit et plus tard, vous aurez l’impression que vos pieds sont devenus décharnés. »

Essayez des pantoufles orthopédiques (la Dre Sutera aime celles-ci) pour soutenir le pied quand vous enlevez vos chaussures à la maison.

Vous oubliez de protéger vos pieds contre les rayons UV

Si vous passez toute la journée dehors, vous devez mettre de la crème solaire sur vos pieds nus – pas question de les oublier.

« Comme le reste du corps, le dessus et la plante des pieds sont exposés au vieillissement prématuré et au mélanome », souligne Pruthi.

On veut éviter le cancer, mais essayer de rentrer dans ses souliers avec un coup de soleil sur les pieds est déjà une expérience pénible.

Vous ignorez les points douloureux

Même si vous ne vous entraînez pas pour un marathon, le surmenage des pieds peut causer des fractures de stress.

« On peut souffrir d’une blessure, même si aucun incident particulier ne l’explique », dit Pruthi.

Si vos pieds vous font mal quand vous marchez, la douleur ne peut qu’empirer et les traumatismes se multiplier.

« Si vous sentez que quelque chose ne va pas, n’hésitez pas à consulter un podiatre », ajoute-t-elle.

Vous portez vos chaussures d’extérieur à l’intérieur

Selon le Dr Cunha, prendre la peine de changer de chaussures en rentrant du jardin dans la maison est une précaution utile.

« Les chaussures d’extérieur peuvent véhiculer des germes et des virus qui vont se répandre à travers la maison.En portant ces chaussures à l’intérieur ou en les rangeant là où on s’assoit ou on s’allonge, on fait grimper le risque de mycoses ou de verrues. »

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Il ne faut pas sous-estimer le danger de la fatigue au volant


Il y a des sanctions sévères pour l’alcool, les textos, les drogues au volant, mais la fatigue au volant, il est plus difficile de mesurer le manque de sommeil sur la route. Pourtant, il y a trop d’accidents dû au manque de sommeil. Le café, les fenêtres ouvertes ne fonctionnent pas. Pour les personnes à risques, il serait judicieux de prendre d’autres moyens de locomotion ou de retarder de conduire pour un peu de repos
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Il ne faut pas sous-estimer le danger de la fatigue au volant

 

La fatigue et la somnolence au volant sont... (Photo Martin Chamberland, archives La Presse)

La fatigue et la somnolence au volant sont la troisième cause d’accidents sur les routes, après la vitesse et l’alcool.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

 

PIERRE SAINT-ARNAUD
La Presse canadienne
Montréal

Vous êtes sur la route et vous commencez à bâiller, les yeux vous picotent, vous changez de position et, tout à coup, vous vous rendez compte que vous ne vous souvenez pas de ce qui s’est passé au cours des dernières secondes ; vous devez vous arrêter le plus rapidement possible, car vous êtes en danger de mort imminente.

Cette « absence » de quelques secondes n’est pas anodine : c’est ce qu’on appelle un épisode de micro sommeil, et la prochaine étape sera de s’assoupir pour vrai.

« Lorsqu’on commence à bâiller, lorsque les yeux nous chauffent ou piquent, lorsqu’on change fréquemment de position, lorsqu’on oublie de prendre une sortie, lorsqu’on oublie de vérifier dans nos rétroviseurs comme on doit le faire assez fréquemment, tout ça, ce sont des signes avant-coureurs et, le plus dangereux, c’est lorsqu’on oublie ce qui s’est passé les secondes précédentes », explique le docteur Charles Morin, directeur du Centre d’étude des troubles du sommeil de l’Université Laval.

« Le microsommeil, c’est essentiellement être dans un état de sommeil les yeux ouverts. On regarde en avant de nous, mais on n’est pas là », a expliqué le chercheur lors d’une simulation de sommeil au volant, jeudi, à l’ouverture du Salon de l’auto de Montréal.

Il raconte que des études réalisées auprès d’ingénieurs de train et de chauffeurs de camion avec des électrodes pour enregistrer les ondes du cerveau et des caméras pour surveiller les mouvements des yeux ont permis de démontrer que ceux-ci « peuvent entrer dans un épisode de microsommeil qui durera deux, trois, quatre secondes  ; ils ne sont plus là, mais ils ont les yeux ouverts, le volant entre les mains ».

« C’est dangereux et, en matière de signes avant-coureurs, on est rendu loin dans la séquence des événements. Il faut espérer que, avant d’en arriver là, la personne prendra la décision de s’arrêter », laisse-t-il tomber.

Mythes et solutions

Charles Morin déplore que l’on ne porte pas attention à la fatigue autant qu’on le fait pour l’alcool ou les textos au volant, alors que « la fatigue et la somnolence au volant sont la troisième cause d’accidents sur les routes, après la vitesse et l’alcool », fait-il valoir.

Les trucs souvent utilisés pour combattre la fatigue ne fonctionnent tout simplement pas, martèle-t-il :

« Baisser la vitre pour avoir un peu plus de vent et monter le volume de la radio, ça ne fonctionne pas et ç’a été testé en laboratoire. »

En fait, à défaut d’avoir un passager à qui passer le volant, il n’y a qu’une solution : s’arrêter et faire une courte sieste.

« Une petite sieste de 15, 20 minutes nous redonnera vraiment de la vigilance, une capacité d’attention soutenue, pour les prochaines heures. Il ne faut pas dormir plus d’une demi-heure. »

À cela, on peut ajouter « l’équivalent de deux tasses de café : on recommande même de prendre le café avant de faire la sieste parce que ça prend quelques minutes avant qu’il ne fasse son effet et, quand on se réveille, on a le bénéfice des deux ».

Dette de sommeil

Le docteur Morin n’a aucune gêne à signaler l’évidence en matière de prévention :

« Le meilleur remède pour contrer la privation de sommeil, c’est le sommeil  ! » lance-t-il avec le sourire, même si son propos est tout à fait sérieux.

« On ne peut pas mettre du sommeil en banque », rappelle-t-il, tout en évoquant une réalité qui est le lot de nombreux citoyens.

« Beaucoup de gens fonctionnent avec moins de sommeil que ce dont ils ont besoin ; ils accumulent alors une dette de sommeil. »

Selon les recherches dans le domaine, une personne qui a dormi moins de six heures la nuit précédant une longue conduite « est à plus grand risque d’être impliquée dans un accident en s’assoupissant au volant ».

Outre le fait d’avoir une bonne nuit de sommeil, il est également sage d’éviter de conduire durant les moments de faible vigilance, entre minuit et 6 h :

« Notre rythme circadien est alors à son plus bas niveau, et les accidents sont beaucoup plus probables à ce moment. »

Et, contrairement à la croyance populaire, le fameux coup de fatigue de l’après-midi n’est aucunement lié au repas qui le précède, mais bien à une baisse de température corporelle liée au rythme circadien, notre horloge biologique quotidienne.

« On pense que c’est parce qu’on digère, mais vraiment notre température corporelle est à la baisse », et la vigilance chute également, quoique de façon moins importante que la nuit.

L’impossible mesure

Le docteur Morin se fait l’apôtre de la sensibilisation parce qu’il n’y a pas de solution répressive.

La lutte contre l’alcool au volant, la distraction par texto, le dépassement illégal d’autobus d’écoliers ou le refus de porter la ceinture, pour ne nommer que ces facteurs, a fait des pas de géant, surtout grâce à de lourdes sanctions qui visaient le portefeuille et le permis de conduire de l’automobiliste.

La fatigue ne peut être contrée de cette façon parce qu’on ne peut la mesurer.

« La fatigue est une notion subjective. […] Il n’y a aucune mesure physiologique pour la mesurer. »

Par contre, l’étape suivante de la somnolence, elle, est un état physiologique pouvant effectivement être mesuré, mais seulement en laboratoire, « pas dans l’auto ou sur le site d’un accident », fait valoir le chercheur.

D’ailleurs, il est convaincu que les répercussions de la fatigue au volant sont beaucoup plus importantes que ne le montrent les chiffres :

« Les statistiques sont probablement une sous-estimation de la réalité, justement parce qu’on n’a pas de mesure pour évaluer le niveau de fatigue. »

Les données sur la fatigue comme cause d’accident sont en fait des déductions reposant sur un scénario type. 

« Souvent, c’est un accident qui se produit la nuit, au petit matin ou en milieu d’après-midi, qui implique un seul véhicule et où il n’y a aucune indication de trace de freinage ou de contournement d’un obstacle », explique le docteur Morin.

« Quand on lit que quelqu’un a eu un accident, est mort, qu’il n’y avait aucun autre véhicule impliqué et qu’il n’y a pas d’explication, c’est un peu par défaut. »

Et, contrairement aux automobilistes qui seront retirés de la circulation par les forces de l’ordre sur-le-champ pour cause de facultés affaiblies par l’alcool ou la drogue, les fatigués, eux, passeront comme lettre à la poste, « parce qu’on n’a pas un test sanguin pour dire que cette personne est en privation de sommeil ».

Pourtant, leurs facultés sont bel et bien affaiblies, explique le professeur Morin.

« Absolument  ! La fatigue prolonge notre temps de réaction. S’il y a un obstacle, ça prend plus de temps à le contourner par une manoeuvre. Ça réduit notre capacité d’attention soutenue et ça rend le traitement de l’information sur le plan cognitif plus complexe et ça affecte notre jugement. »

« À la limite, quand on est en grande privation de sommeil, on peut même avoir des hallucinations, comme voir quelque chose qui traverse la route la nuit et se demander si c’était réel. »

Jeunes à risque

Bien qu’ils soient plus vigoureux, les jeunes de 17 à 25 ans représentent l’un des groupes les plus à risque de s’endormir au volant, et ce, tant chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes.

« On a tendance à sous-estimer notre fatigue quand on prend le volant, et les jeunes sont sans doute un peu plus téméraires, avance le docteur Morin. L’alcool aussi est plus fréquent chez les jeunes et, si l’on combine les effets de l’alcool et de la somnolence, c’est un cocktail assez dangereux. »

Parmi les autres groupes les plus à risque, on retrouve sans surprise les camionneurs, en raison du temps passé sur la route et la durée des trajets.

Il en va de même pour les personnes qui travaillent entre 50 et 60 heures par semaine et qui, en plus, dormiraient moins de six heures par nuit. Les personnes âgées qui prennent des médicaments sont aussi plus à risque, mais le chercheur précise que certains médicaments accentuent les effets de fatigue, notamment les psychotropes, les anxiolytiques, certains antidépresseurs, de même que certains antihistaminiques.

Enfin, les personnes qui souffrent d’un trouble du sommeil – évidemment – ainsi que les travailleurs de nuit qui sont fréquemment en grande privation de sommeil sont à risque.

« Lorsqu’ils rentrent à la maison tôt le matin, ces gens-là sont vraiment dans une période dangereuse. »

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Patient hors norme : elle n’entend plus les voix masculines


 

Un cas sur 12 000 souffre de ce mal étrange. En Chine, ils ont une patiente qui souffre d’une perte d’audition, mais des basses fréquences. . Étrangement, elle entend les voix féminine, mais pas masculine. Cela peut être dû a la fatigue et au stress, mais il peut aussi avoir d’autres facteurs de cette rare perte d’audition.
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Patient hors norme : elle n’entend plus les voix masculines


Marie-Céline Ray
Journaliste

Une patiente chinoise s’est réveillée un matin en ayant perdu une partie de son audition : elle ne comprenait plus ce que lui disait son petit ami mais entendait toujours les voix féminines. Elle avait perdu l’audition sur les basses fréquences – un trouble rare connu sous le terme de « perte auditive en pente inversée ».

Généralement, en vieillissant, nous perdons l’audition dans les aigus. Mais ici, c’est l’inverse qui est arrivé à Mme Chen, une patiente chinoise dont le cas surprenant est rapporté par le Daily Mail.  Mme Chen vit dans la ville de Xiamen, sur la côte sud-est de la Chine. Un soir, elle est allée se coucher avec des sifflements d’oreille et la nausée, et le lendemain, elle n’entendait plus la voix de son petit ami.

Pour comprendre ce qui lui arrivait, Mme Chen est allée à l’hôpital où les médecins ont constaté qu’elle avait perdu l’audition dans les fréquences graves. Le médecin ORL qui l’a examinée a diagnostiqué une affection plutôt rare, une perte auditive en pente inversée, ou perte auditive de basse fréquence.

Le Dr Lin Xiaoqing a expliqué dans la presse que la patiente comprenait ce que disait une voix féminine mais pas celle d’un homme : « Elle a pu m’entendre quand je lui ai parlé, mais lorsqu’un jeune patient est entré, elle ne pouvait plus l’entendre. ».

Les voix graves émettent des sons de fréquence plus basse que les voix aiguës. © peterschreiber.media, Fotolia

Les voix graves émettent des sons de fréquence plus basse que les voix aiguës. © peterschreiber.media, Fotolia

    Une perte d’audition rare, peut-être liée au stress

    Généralement, quand on effectue un audiogramme, on observe chez les personnes qui perdent des capacités auditives une pente descendante, « en piste de ski », avec une perte d’audition dans les hautes fréquences. Mais dans les cas de perte auditive de basse fréquence, l’audiogramme présente une courbe montante : la pente est inversée. D’après un centre d’audition américain, seulement une personne sur 12.000, ayant un problème d’audition, serait concernée par cette perte auditive en pente inversée.

    Le saviez-vous ?

    La presbyacousie est une perte auditive liée à l’âge qui se manifeste par une perte de sensibilité pour les sons les plus aigus, c’est-à-dire aux hautes fréquences. Elle est traitée par la mise en place d’une prothèse auditive.

    La patiente avait travaillé tard dans la période précédant l’apparition de ses symptômes ; elle avait manqué de sommeil. L’accumulation de fatigue et de stress sur plusieurs jours a pu contribuer à ce qu’elle développe ce trouble rare. Cependant, il existe d’autres causes à la perte auditive de basse fréquence. En 2012, une étudiante de l’université de Lorraine a fait un rapport sur cette maladie.  Elle explique que les principales causes connues de la perte auditive en pente inversée sont la maladie de Menière et des mutations génétiques.

    La maladie de Meunière touche l’oreille interne ; elle se traduit par des acouphènes, des vertiges et des troubles de l’audition. Les mutations de deux gènes peuvent aussi favoriser la perte auditive en pente inversée : DIAPH1 et WFS1, ce dernier gène étant impliqué dans le syndrome de Wolfram. Ce syndrome, aussi appelé DIDMOAD, est une maladie neurodégénérative caractérisée par un diabète, une surdité dans les hautes ou les basses fréquences, et une atrophie du nerf optique.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Mme Chen s’est réveillée un matin en n’entendant plus les voix masculines.

  • Elle comprenait cependant la voix féminine du médecin.

  • C’est un cas de perte auditive en pente inversée, une affection rare où le patient perd l’audition dans les fréquences graves.

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