Traitement de l’épilepsie: Se soigner avec de la mayonnaise et de la crème 35 % ?



 Si j’aurais trouvé cet article sur un site douteux, j’aurais surement penser que c’est une de ces arnaques de recette miracle, mais le site de nouvelles est sérieux. Il semble que des enfants atteint d’épilepsie qui suivent un régime a base de gras comme la mayonnaise et de crème fraiche peuvent améliorer leur condition
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Traitement de l’épilepsie: Se soigner avec de la mayonnaise et de la crème 35 % ?

MATHIEU PERREAULTLA PRESSE

Quand Tiana avait deux ans et demi, sa garderie a appelé sa mère, Linda Florio, pour l’avertir que Tiana était tombée de la cuvette des toilettes et que depuis elle vomissait. C’était la première apparition de la maladie grave qui mine sa vie depuis.

« Aux urgences, elle faisait de la fièvre, elle était agressive, puis elle a cessé de parler et de marcher, elle avait des tics faciaux », explique la jeune mère de Laval, rencontrée hier matin à l’Hôpital de Montréal pour enfants, où elle avait un rendez-vous de suivi pour Tiana, qui a maintenant six ans et demi. « Un neurologue a eu l’idée de vérifier son activité cérébrale. Il s’est avéré qu’elle avait une encéphalite à anticorps anti-récepteur NMDA. »

Cette encéphalite est une maladie auto-immune rare – seuls deux ou trois nouveaux cas sont recensés chaque année au Québec – qui n’a été identifiée qu’en 2005. Elle est accompagnée de symptômes ressemblant à l’épilepsie et peut parfois être traitée avec des médicaments réduisant les excès du système immunitaire. Mais les médicaments ne fonctionnaient pas pour Tiana, et son neurologue a opté pour une nouvelle approche surprenante : un régime extrêmement riche en gras.

« Elle faisait des pneumonies quand on lui donnait les médicaments », explique Bradley Osterman, un neurologue au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) qui faisait sa résidence à l’Hôpital de Montréal pour enfants quand Tiana a été hospitalisée pour la première fois. « Alors j’ai pensé à recourir au régime cétogène. »

Tiana avait un peu plus de 4 ans quand elle a commencé ce régime à très forte teneur en gras, en février 2016.

« Après trois mois, on a fait un électroencéphalogramme et Bradley a été époustouflé de voir une aussi grande réduction, dit Mme Florio, qui travaille aux finances d’une PME. J’ai fait un test psychologique au début, et elle avait l’âge de développement d’un bébé. Un an plus tard, le même test a montré qu’elle avait un âge de développement de 9 à 12 mois. Je croise les doigts, je pense qu’il est possible qu’elle continue à progresser. »

Une étape importante surviendra en février prochain, quand Tiana arrêtera de suivre le régime cétogène.

ADAPTATION DES FAMILLES

Malgré les restrictions et l’obligation de peser rigoureusement tous les aliments, les familles s’adaptent généralement assez bien au régime cétogène, selon Marie-Josée Trempe, la nutritionniste de Tiana.

« Au bout de deux semaines, elles trouvent généralement des recettes par elles-mêmes. Si l’enfant ne veut pas boire la crème 35 %, on la mélange avec de l’eau pour faire un genre de lait ou avec des œufs pour faire une omelette. » — Marie-Josée Trempe, nutritionniste de Tiana

Linda Florio, elle, a trouvé difficile de manger des mets dont raffolait Tiana.

« Elle a toujours aimé manger, des légumes, des pâtes, de la pizza. Au début, on se cachait pour manger de la pizza. Mais maintenant, je trouve tous les jours des nouvelles recettes, on va au restaurant en apportant notre nourriture. On est même allés en avril faire une croisière Disney. »

La grande sœur de Tiana, Giada, qui a 9 ans, souffre de paralysie cérébrale et la croisière a été offerte par l’organisme Fais un vœu. Tiana aussi aura droit à un « vœu », mais sa mère attend qu’elle soit plus vieille pour pouvoir faire son choix de manière éclairée.

Mme Florio et son mari Jason Raposo, qui travaille de nuit chez Pepsi, auraient aimé avoir d’autres enfants, mais ont décidé que les soins pour leurs deux filles les occupent déjà bien assez.

« On en a plein les mains, dit Mme Florio. Heureusement, on peut compter sur beaucoup d’aide des deux grands-mères. »

SCIENCE

UN EXEMPLE DE MENU CÉTOGÈNE

 

MATHIEU PERREAULTLA PRESSE

Voici un exemple de menu d’un régime cétogène, fourni par la nutritionniste Marie-Josée Trempe de l’Hôpital de Montréal pour enfants. La boisson est toujours l’eau.

DÉJEUNER

55 g de crème 35 %, 44 g d’œuf (un peu moins qu’un œuf), 21 g de beurre, 12 g de compote de pomme sans sucre

DÎNER

24 g de thon, 31 g de mayonnaise, 20 g de concombre, 10 g de carottes crues, 40 g de crème fraîche 40 %

COLLATION

27 g de fromage, 34 g de mayonnaise

SOUPER

45 g de crème 35 %, 19 g de bœuf haché, 20 g de brocoli, 18 g de mayonnaise, 7 g d’ail

COLLATION

21 g de fraises, 40 g de crème fraîche 40 %

Qu’est-ce que le régime cétogène ?

Inventé dans les années 20, mais tombé en désuétude jusqu’au début du millénaire, le régime cétogène remplace les glucides par du gras.

« Il y a le même nombre de calories, mais comme il n’y a plus de glucides, le cerveau pense que le corps est en état de jeûne, dit Bradley Osterman. Le cerveau va utiliser les corps cétoniques, qui sont des métabolites des acides gras, plutôt que le sucre pour son énergie. On ne sait pas pourquoi ça fonctionne avec l’épilepsie. Il y a plusieurs hypothèses. La principale est une augmentation de l’inhibition des neurones. L’épilepsie est un état trop actif des neurones. Il faut un équilibre entre activation et inhibition. Il se pourrait aussi qu’il y ait une explication plus métabolique, impliquant les canaux sodiques ou potassiques. »

Alors qu’un régime normal compte 70 % de glucides, le régime cétogène a 90 % de gras. Les enfants ne peuvent suivre un régime cétonique pendant plus de deux ans, à cause de sa richesse en gras et de sa pauvreté en vitamines (des suppléments vitaminiques sont nécessaires).

En chiffres

40 % des enfants avec une épilepsie réfractaire ont

50 % moins de convulsions avec le régime cétogène

15 % des enfants avec une épilepsie réfractaire n’ont plus de convulsions avec le régime cétogène et peuvent abandonner la médication

5 % des enfants avec une épilepsie réfractaire n’ont plus de convulsions si on essaie un nouveau médicament

4 % de la population canadienne souffre d’épilepsie

Source : CHUL, Statistique Canada

http://plus.lapresse.ca

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Les chats ne jouent pas avec vos nerfs… mais leurs parasites le peuvent!


La toxoplasma gondii, est un parasite transmit par une bactérie qui se trouve dans les excréments de chat, litière et aussi dans le sol. On sait que la femme enceinte doit éviter de s’occuper la litière pour éviter de le transmettre au foetus. On sait aussi que beaucoup peuvent être affectées par la toxoplasmose sans le savoir. Ce que les scientifiques cherchent sont les mutations qui peuvent affecter les maladies neurologiques et pourraient avoir un lien avec des maladies tel que Parkinson, Alzheimer, épilepsie et autre surtout si la personne est prédisposée au développement de ces maladies
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Les chats ne jouent pas avec vos nerfs… mais leurs parasites le peuvent!

 

Un chat étendu par terre

. Photo : iStock

Toxoplasma gondii, un parasite principalement répandu par les chats, est particulièrement connu pour les risques qu’il entraîne chez les fœtus humains. Toutefois, une étude récente laisse à penser qu’il pourrait aussi avoir un impact sur plusieurs autres désordres neurologiques.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Toxoplasma gondii est un parasite microscopique formé d’une seule cellule qui peut contaminer presque tous les animaux à sang chaud. Chez l’humain, l’infection donne une maladie qui s’appelle la toxoplasmose.

On l’attrape en entrant en contact avec les excréments de chat, principalement en nettoyant la litière, mais aussi par la contamination de nourriture ou simplement à l’extérieur, dans la terre.

Au moins 2 milliards d’êtres humains sont porteurs de ce parasite, ce qui en fait l’un des plus répandus au monde.

Généralement, les personnes en bonne santé ne savent même pas qu’elles sont infectées. Le système immunitaire développe rapidement des anticorps capables de contrôler le parasite, qui restera alors en dormance, principalement dans nos muscles ou nos nerfs.

Par contre, pour les personnes qui ont un système immunitaire affaibli ou chez les femmes enceintes, on peut retrouver des formes plus actives qui pourraient causer des symptômes semblables à une grippe et, dans les pires cas, des dommages neurologiques pour le fœtus.

Cela fait toutefois plusieurs années que T. gondii est suspecté d’avoir un rôle à jouer dans certains changements de comportement et même dans des problèmes neurologiques.

Des études ont relié ce parasite à différents cas de psychose ou de schizophrénie. Aucun lien direct n’a été observé jusqu’à maintenant et ces études montraient surtout divers degrés de corrélation. Par exemple, certains patients schizophrènes ont plus d’anticorps contre la toxoplasmose que le reste de la population.

Une équipe de chercheurs a donc voulu évaluer les effets biologiques du parasite sur le cerveau humain. Leurs travaux, publiés dans la revue Scientific Reports, montrent que la toxoplasmose pourrait prédisposer à certains problèmes neurologiques ou les amplifier.

Un tissu infecté par le parasite Toxoplasma gondii

Un tissu infecté par le parasite Toxoplasma gondii   Photo : University of Chicago Medical Center/David Ferguson

Manipuler le cerveau à ses fins

Pour comprendre comment, il faut faire un détour par le mode de reproduction du parasite.

Le seul endroit où il peut se reproduire de façon sexuée est dans l’intestin du chat. Une fois qu’il en est éjecté, son principal objectif est d’y retourner pour compléter son cycle de vie. Et l’un des moyens employés pour y parvenir est la souris.

Quand une souris est contaminée, le parasite va se rendre dans son cerveau et changer un détail : il élimine la peur des souris face à l’odeur d’urine de chat.

La souris va alors entrer dans le territoire du chat sans crainte et, bien sûr, se faire manger, ce qui complétera le cycle.

De l’interférence neurologique

Heureusement pour nous, les humains qui l’attrapent ne vont pas essayer de se faire manger par des lions!

Pour mieux comprendre les effets à long terme de ce parasite chez l’humain, les chercheurs ont utilisé les données médicales d’une base de données américaine, la National Collaborative Chicago-Based, Congenital Toxoplasmosis Study, qui suit plus de 246 enfants nés avec la toxoplasmose depuis 1981.

Les chercheurs ont remarqué que le parasite en dormance entraîne un certain degré d’inflammation et produit des molécules qui ne sont pas dans le cerveau en temps normal.

Ces particules vont influencer le fonctionnement des cellules nerveuses. Elles peuvent jouer sur leur rythme de division, leur durée de vie ou la composition des molécules produites dans le cerveau.

Ils ont aussi trouvé que le fonctionnement de milliers de gènes était altéré chez les personnes infectées. Parmi eux se trouvaient des marqueurs importants pour la maladie de Parkinson et l’alzheimer, mais aussi pour plusieurs désordres neuromusculaires, l’épilepsie et même le cancer.

Toutefois, il est important de spécifier qu’en aucun cas les chercheurs n’affirment que le parasite cause toutes ces maladies directement.

Par contre, chez les personnes qui ont des prédispositions pour le développement de ces maladies, telles que certaines mutations génétiques ou un mauvais état de santé, la présence du parasite pourrait avoir un impact négatif ou favoriser la progression de ces maladies neurologiques.

Avant toute chose, il faudra confirmer cette observation par d’autres études, ciblant cette fois des maladies précises.

Ce qui est toutefois intéressant, c’est que cette observation ouvre la porte à d’autres études sur l’impact à long terme que peuvent avoir les maladies chroniques sur les problèmes neurologiques.

http://ici.radio-canada.ca/n

«La pornographie sur internet modifie le cerveau des jeunes»


Qu’importe l’âge, je suis contre la pornographie, car elle cultive la violence et le viol surtout envers la femme. À noter que c’est un homme qui met en garde la pornographie envers les enfants et des conséquences graves que peut avoir sur le cerveau. La pornographie n’est pas une éducation sexuelle et surtout pas pour les enfants
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«La pornographie sur internet modifie le cerveau des jeunes»

 

«La pornographie sur internet modifie le cerveau des jeunes»

Photo Fotolia

Le neuro-chirurgien américain Donald Hilton, à Rome pour un congrès international interdisciplinaire sur les dangers sexuels guettant des enfants désormais hyperconnectés, évoque dans un entretien avec l’AFP les ravages provoqués sur de jeunes cerveaux par les films pornographiques violents.

Une préoccupation partagée par le pape François qui a accueilli vendredi les 150 experts du congrès au Vatican et appelé toutes les composantes de la société à «réveiller les consciences».

Q. Que se passe-t-il dans le cerveau d’un enfant exposé à une avalanche de films pornographiques ?

R. Nos cellules cérébrales se modifient avec l’acquisition de connaissances. L’apprentissage sous un état de dépendance sculpte le cerveau d’une manière très dommageable. Nous pouvons devenir très figés dans certains comportements ou goûts.

Quand il y a une récompense à la clef comme la pornographie, on est en présence d’un processus de marquage particulièrement puissant que le cerveau n’oublie jamais. Un enfant de 12 ans qui voit de la pornographie hard core va se dire «c’était génial». Il peut certes être effrayé, mais ce sentiment sera supplanté par la fascination.

Notre cerveau réclame de la nouveauté, du changement. Il veut un visage nouveau, une forme de corps différent. Les garçons, et de plus en plus les filles, peuvent surfer pendant des heures à la recherche d’un clip parfait pour se masturber.

Il y a beaucoup de recherches scientifiques démontrant que le sexe, et tout particulièrement la pornographie sur internet, peuvent entraîner une grande dépendance. C’est comme une partie de black jack avec un jeu de cartes différent à chaque fois.

Q. Vont-ils nécessairement imiter ce qu’ils voient ?

R. La pornographie est en train de détruire la faculté de ressentir des émotions. Et les adolescentes sont soumises à une forte pression pour accepter des relations sexuelles anales douloureuses.

93% des garçons et 62% des filles de moins de 18 ans ont été exposés à la pornographie sur internet. Et une étude sur les 250 films les plus populaires indique que 88% des scènes contiennent des agressions physiques sur les femmes.

Les hommes peuvent aussi arriver au stade où les vraies femmes sont simplement synonymes de mauvais porno et devenir plus intéressés par de la pornographie filmée.

Sans compter que les films de réalité virtuelle arrivent sur le marché, dotés d’une nouvelle technologie prodigieuse fondée sur des simulateurs. Ce n’est plus regarder de la pornographie, c’est la vivre en 4D avec la dimension émotionnelle. C’est assez cher mais beaucoup de producteurs de l’industrie du porno sont très intéressés.

Q. Les jeunes acteurs  et actrices, nourris à cette culture, sont également des victimes ?

R. L’industrie pornographique exploite de jeunes actrices, seulement utilisées pendant deux ans. Il y a des filles A, B et C. Lorsqu’on devient une fille C, il faut faire des choses très violentes pour continuer à être demandée sur un tournage. Et il y a tant de nouvelles jeunes filles, conditionnées par une culture ambiante pornographique, prêtes à prendre leur place.

Pendant longtemps, le débat sur la pornographie relevait du domaine moral et religieux. Mais laissons la religion en dehors de cela et abordons la question du point de vue de la santé publique.

Pouvons-nous vraiment dire que les films pornographiques sont une bonne chose que tout le monde devrait regarder quand ses acteurs subissent des violences ? Les hommes prennent du plaisir à voir des femmes en souffrance sur leur écran d’ordinateur. Le porno n’est pas autre chose que de la prostitution filmée.

À l’époque de l’antiquité, des milliers de personnes et d’animaux étaient tués dans le Colisée et les spectateurs adoraient cela. Nous avons des Colisée sur nos écrans et nous sommes pires que les Romains car nous nous cachons derrière nos écrans la nuit en nous disant que ça ne pose pas de problème.

Nous ne devons pas permettre à l’industrie de la pornographie de contrôler l’éducation sexuelle de nos enfants et les législateurs doivent les protéger !

http://fr.canoe.ca

Pourquoi on ne distingue pas toujours sa droite de sa gauche


Une question bête, mais cela est plus important que l’on croie. Bien sûr, nous savons si nous sommes droitiers ou gauchers, mais faire la différence au moment de stress, de bruits et autres distractions peut avoir de graves conséquences
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Pourquoi on ne distingue pas toujours sa droite de sa gauche

 

Quand on ne sait pas différencier chat gauche de chat droite | yomo 13 via Flickr CC License by

Quand on ne sait pas différencier chat gauche de chat droite | yomo 13 via Flickr CC License by

Gerard Gormley

Différencier sa gauche de sa droite semble être immédiat pour la plupart d’entre nous. Néanmoins une frange de la population éprouve des difficultés. Cela peut avoir de lourdes conséquences.

Avez-vous déjà eu du mal à distinguer votre droite de votre gauche? Par exemple, vous êtes en plein cours de conduite et l’instructeur vous demande de tourner à gauche et là, vous réfléchissez pour savoir dans quelle direction aller. Si cela vous est déjà arrivé, sachez que vous n’êtes pas seul, une part importante de la population connaît cette difficulté.

Distinguer sa droite de sa gauche est une action neuropsychologique complexe impliquant plusieurs fonctions neurologiques sophistiquées comme la capacité à intégrer des informations sensorielles et visuelles mais également celles du langage et de la mémoire. Pour certaines personnes, c’est une seconde nature mais pour d’autres un challenge considérable. Vous pouvez sur ce site (en anglais) réaliser un test pour voir comment vous vous en sortez.

Un cas pratique dans le domaine de la santé: quand un docteur ou un infirmier se tient devant un patient, leur côté droit fait face au côté gauche du patient. Ainsi, distinguer correctement la droite de la gauche mobilise la capacité de l’aire visuospatiale du cerveau à effectuer une rotation mentale des images.

Du loupé à l’erreur catastrophique

Ce n’est pas vraiment la fin du monde si vous prenez la mauvaise direction lors d’un voyage en voiture, en revanche, beaucoup d’autres situations peuvent avoir des conséquences bien plus graves. Certaines des erreurs les plus tragiques en médecine: quand une chirurgie a été réalisée sur le mauvais côté du corps d’un patient, retirer le mauvais rein ou amputer la mauvaise jambe. Malgré les systèmes de surveillance et de vérification pour minimiser ces risques, lorsqu’ils arrivent, l’erreur humaine en est bien souvent la cause.

L’erreur est une caractéristique inhérente au comportement humain. Parfois, nous nous trompons, simplement. Mais les problèmes de gauche et de droite pourraient être bien plus qu’un souci passager. Des indices suggèrent que ce problème toucherait majoritairement les femmes. La littérature scientifique indique en effet une meilleure fonction cérébrale visuospatiale chez les hommes.

Effet de distraction

Fait curieux: avoir un problème à distinguer sa droite de sa gauche n’arrive jamais lorsque nous sommes seuls. Les hôpitaux et autres lieux de soins sont des environnements de travail complexes et stressants. Les docteurs sont souvent distraits pendant qu’ils travaillent, parce qu’ils doivent répondre au téléphone, parce qu’ils entendent les bips des moniteurs cardiaques, ainsi que des collègues et des patients posant des questions. L’environnement clinique est très éprouvant.

Dans le cadre de nos travaux publiés dans le journal scientifique Medical Education, nous avons étudié l’impact de ces gênes sur des étudiants en médecine et leur capacité à distinguer la droite de la gauche. Nous les avons soumis au bruit ambiant normal d’un service de médecine puis nous les avons dérangés avec des questions médicales.

Nos découvertes furent saisissantes. Même le bruit de fond suffisait pour faire se tromper certains étudiants lorsqu’ils devaient faire leur choix droite-gauche. En leur posant des questions en même temps, l’impact était encore plus important. «L’effet de distraction» était le plus élevé pour les étudiantes âgées.

La capacité à déterminer sa propre capacité à distinguer la droite de la gauche était également peu performante. Ainsi, beaucoup d’étudiants pensaient être bon mais, une fois mesurés objectivement, ce n’était pas le cas.

Trucs et astuces

Les personnes éprouvant des difficultés à distinguer la droite de la gauche développent en général leurs propres trucs et astuces, par exemple ils placent leur pouce et leur index gauche à angle droit et vérifient qu’ils forment un L. Ces techniques sont néanmoins faillibles et ne fonctionnent pas dans tous les cas de figure.

Dans le domaine de la santé, l’éducation, dès la première année de médecine, doit faire comprendre aux étudiants les difficultés qu’ils pourraient avoir à prendre ces décisions et l’impact que peuvent avoir les distractions auxquelles ils seront soumis. Des stratégies doivent être développées pour réduire les situations de risque et rendre conscients les étudiants ainsi que les professeurs que certaines personnes sont plus enclines à avoir des problèmes de gauche et de droite.

Comme les personnes à risque ne pensent pas avoir de problème, la possibilité de tester cette capacité devrait être offerte aux étudiants à travers des tests psychométriques en ligne, par exemple. Cela pourrait pousser certaines personnes connaissant leur problème à agir avec encore plus de vigilance.

The ConversationMinimiser les distractions est également particulièrement important dans beaucoup de domaines. Par exemple, pendant les phases critiques d’un vol, les pilotes d’avion doivent suspendre toute conversation non essentielle afin d’éviter toute distraction inutile. Ces stratégies pourraient particulièrement bien s’adapter au domaine de la santé.

http://www.slate.fr/

7 signes d’AVC à reconnaître


N’importe qui peux faire un AVC et plus une personne attend pour demander de l’aide, plus les dégâts au cerveau peuvent être irréversibles. Il y a des signes avant-coureurs qui peut nous alerter, il est important d’en prendre note
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7 signes d’AVC à reconnaître

 

PAR ALYSSA JUNG

Les signes d’un AVC sont souvent confondus avec d’autres problèmes de santé, ce qui retarde le traitement. Pourtant, en agissant rapidement, on peut diminuer le risque de lésions au cerveau.

N’ignorez jamais ces signes d’un AVC

À chaque minute qui passe lors d’un AVC, votre cerveau perd quelque 1,9 million de cellules. Chaque heure sans traitement le fait vieillir d’environ trois ans et demi. Plus un accident vasculaire cérébral dure ou plus le patient reste non traité, plus il court le risque d’avoir des difficultés d’élocution, des pertes de mémoire ou des changements de comportement. Plus l’intervention est rapide, meilleur est le choix des traitements : on limite ainsi les lésions cérébrales et on améliore les chances d’une récupération plus complète.

« Un accident vasculaire cérébral fait toujours peur. L’ignorer retarde la prise en charge. À l’urgence, quand je demande aux victimes d’un AVC pourquoi ils ont attendu pour appeler le 911, la réponse la plus courante est qu’ils ont voulu voir si ça s’en irait, » dit Carolyn Brockington, MD, directrice du centre des AVC du Mount Sinai à New York.

Il y a deux types d’AVC. Dans l’AVC ischémique, des vaisseaux bloqués entraînent une diminution du flux sanguin au cerveau. Dans l’AVC hémorragique, il y a rupture d’une artère et le sang se répand dans les tissus cérébraux. Les symptômes peuvent être les mêmes pour les deux types. Il est important d’appeler le 911 dès que vous remarquez des signes potentiels.

AVC : Vous voyez double, vous pensez que c’est de l’épuisement

Des problèmes de vision – voir double, vision floue ou perte de la vision d’un œil – peuvent être le signe d’un AVC, mais beaucoup de gens mettent cela sur le compte de la vieillesse ou de la fatigue.

« Voir deux images est très inhabituel pour quelqu’un qui est fatigué ou qui a lu trop longtemps », explique la Dre Brockington.

Un vaisseau sanguin bloqué pourrait réduire la quantité d’oxygène à l’œil, ce qui entraînerait des problèmes de vision sans autre signe d’AVC.

Votre bras est engourdi : vous croyez que c’est parce que vous avez pris une mauvaise position

Si vous vous réveillez d’une sieste, le bras ou la jambe engourdie, il est facile de supposer que cela est dû à un nerf comprimé.

« Ne vous dites pas que vous êtes hypocondriaque. Si vous sentez votre bras soudainement ankylosé ou faible, et que la sensation ne disparaît pas en quelques minutes, composez le 911 », dit Ralph Sacco, MD, professeur de neurologie à la faculté de médecine de l’Université de Miami.

Si votre flux sanguin diminuait dans les artères qui courent de votre colonne vertébrale à l’arrière de votre tête, vous ressentiriez un engourdissement ou une faiblesse sur tout un côté du corps.

Vous avez des difficultés à articuler : vous pensez que c’est dû à vos médicaments

« Les analgésiques, par exemple, peuvent provoquer des troubles de l’élocution. C’est pourquoi les gens pensent d’abord à leurs médicaments plutôt qu’à un accident vasculaire cérébral, » dit le Dr Sacco.

Mais si ce n’est pas un effet secondaire que vous avez habituellement, il peut s’agir d’un AVC et il vous faut immédiatement demander de l’aide, recommande-t-il.

Vous titubez : vous assumez que c’est l’alcool

« Les gens pensent qu’ils ont des problèmes d’équilibre, parce qu’ils ont bu de l’alcool, mais cela n’a pas de sens, dit le Dr Brockington. Vous n’allez pas trébucher à cause d’un verre pris plus tôt dans la journée. Mais une diminution du débit sanguin au cerveau pourrait avoir cet effet. »

Si tout à coup, vous vous mettez à tituber, à ne plus pouvoir marcher droit ou à avoir un étourdissement soudain, n’attendez pas que ça passe : faites immédiatement le 911.

Vous l’avez « au bout de la langue » : c’est sûrement la fatigue

Quand les personnes ont du mal à trouver le mot juste ou perdent le fil de leur pensée, ils s’imaginent qu’ils sont fatigués, raconte le Dr Brockington. Mais les déficits cognitifs soudains sont un signe courant d’AVC.

« Vous pouvez chercher un mot de temps à autre, mais si cela vous arrive pendant un long moment, que vous ne trouvez rien à dire ou que vous êtes incapable de parler, ce n’est plus normal », dit-il.

Dans certains cas, la personne qui fait un AVC ne se rend pas compte que quelque chose cloche, c’est donc aux proches de déclencher l’alarme.

« La partie du cerveau qui ne fonctionne pas bien altère la perception du patient et sa capacité de raisonner, » ajoute le Dr Sacco.

Ce mal de tête lancinant doit être une migraine, vous dites-vous

C’est peut-être une migraine, mais si vous n’êtes pas migraineux, ce pourrait être un AVC.

« Une migraine peut masquer un AVC parce que les symptômes neurologiques sont les mêmes, dit le Dr Sacco. Je recommande aux gens de considérer qu’il s’agit d’un accident vasculaire cérébral et d’appeler à l’aide. Nous nous occuperons de faire la différence. »

http://selection.readersdigest.ca

L’énigme du litchi tueur d’enfants en Inde résolue


Le litchi est un fruit exotique qui est très gouteux et très bon. Je trouve qu’il goûte la rose. Sauf que ce fruit contient des toxines qui peuvent être dangereuses chez les enfants qui en mangent le ventre vide.
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L’énigme du litchi tueur d’enfants en Inde résolue

 

L'énigme du litchi tueur d'enfants en Inde résolue

Le litchi, un fruit plus dangereux qu’on ne le croit.Photo Fotolia

Cela fait près de vingt ans que l’État du Bihar, au nord-est de l’Inde est frappée chaque année à la même période par une épidémie inexpliquée d’encéphalopathies infantiles aiguës. Des chercheurs indiens et américains ont fini par résoudre cette énigme mortelle.

«Comment est-il possible que le litchi, ce délicieux fruit tropical, puisse provoquer une encéphalopathie hypoglycémique fatale chez l’enfant?», se questionnaient les chercheurs National Centre for Disease Control de Delhi.

Pendant des années, une maladie mystérieuse a causé de nombreux décès d’enfants en Inde. La ville de Muzaffarpur dans le Bihar au nord du pays a été particulièrement touchée. En mai ou juin de chaque année, de nombreux jeunes enfants commençaient à manifester des symptômes de fièvre, suivis de convulsions avant de plonger dans un coma souvent mortel.

Sur les 390 enfants admis dans les hôpitaux après avoir montré des symptômes de la maladie du 26 mai au 17 juillet en 2014, 122 sont morts. Soit près d’un tiers.

UN FRUIT AUX TOXINES DANGEREUSES

Dans leur enquête publiée dans le journal scientifique The Lancet Global Health, les chercheurs ont montré que les victimes avaient mangé du litchi le ventre vide. Beaucoup de parents des enfants tombés malades ont indiqué que ces derniers avaient mangé des litchis dans les vergers voisins. N’ayant plus faim, les enfants sautaient alors le souper.

Après avoir écarté les hypothèses d’une épidémie due à la chaleur et des infections portées par les rats ou les chauves-souris, les chercheurs ont découvert que les litchis contenaient deux toxines: de l’hypoglycine et de la MCPG (méthylène cyclopropyl-glycine), responsables d’altérer le mécanisme de production de glucose par les acides gras dans le corps.

Ils en ont conclu qu’une hypoglycémie sévère prolongée par la présence des toxines de ce fruit exotique dans l’organisme était à l’origine de troubles neurologiques sévères.

Les chercheurs doivent encore déterminer la place de la génétique dans le développement de cette maladie. En attendant, les autorités locales recommandent aux enfants de la région de réduire leur consommation de litchis et de souper chaque soir.

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Les gauchers pensent et ressentent les choses différemment


Il existe de 10 à 15 % de gaucher (Mon petit frère en fait partie) et cela existe depuis fort longtemps donc, cela serait génétique.Le cerveau ne fonctionne pas comme un droitier, les scientifiques émettent bien des hypothèses. Cependant, ils sont certains qu’il y a des différences physiologique et neurologique en rapport aux droitiers
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Les gauchers pensent et ressentent les choses différemment

 

Le Huffington Post  |  Par Carolyn Gregoire

    Jusqu’à une époque relativement proche, la particularité des gauchers était considérée comme un défaut, voire une tare. Ils étaient obligés d’apprendre à écrire de la main droite, ce qui les plaçait souvent dans une position très défavorable.

    Bien entendu, nous savons aujourd’hui qu’il n’y a rien de mal à être gaucher. Comme le psychologue Stephen Christmas, de l’université de Toledo, l’a expliqué au magazine Scientific American, rien ne prouve que les gauchers soient naturellement désavantagés sur le plan physique ou psychologique. D’abord ils constituent environ 10 à 15 % de la population mondiale depuis des milliers d’années. Le fait que cette particularité se soit transmise de génération en génération suggère qu’elle ne constitue pas un handicap au niveau évolutif, comme le pensaient naguère beaucoup de spécialistes.

    Cependant, la main avec laquelle on écrit est liée à certaines spécificités physiologiques et neurologiques. La recherche est alors incomplète, mais voici ce que nous savons sur les particularités cognitives et psychologiques des gauchers :

    Ils réfléchissent peut-être plus vite

    Les gauchers pourraient accéder aux hémisphères de leur cerveau plus rapidement et plus efficacement.

    D’après une étude australienne publiée en 2006 dans la revue Neuropsychology, les connexions entre les hémisphères du cerveau sont plus rapides chez les gauchers, ce qui se traduit par un traitement plus rapide de l’information. Les auteurs de l’étude en question ont confié aux participants une tâche qui leur permettait de mesurer le temps de transfert entre les hémisphères, et une autre qui nécessitait de se servir des deux hémisphères en même temps.

    Ces travaux ont démontré que les gauchers traitaient l’information plus rapidement d’un hémisphère à l’autre, un atout cognitif qui pouvait les avantager dans des activités comme les jeux vidéo ou le sport.

    Ils privilégient peut-être le côté gauche quand ils doivent prendre une décision

    Votre préférence manuelle pourrait influer sur la façon dont vous analysez des concepts abstraits, comme les valeurs, l’intelligence et l’honnêteté. Selon une étude de 2009 de l’université de Stanford, gauchers et droitiers favorisent peut-être leur côté dominant. Les participants étaient invités à regarder deux colonnes d’illustrations, puis dire lesquelles leur paraissaient les plus joyeuses, honnêtes, astucieuses et séduisantes. Les gauchers choisissaient spontanément les illustrations de la colonne de gauche, et les droitiers, celles de la colonne de droite.

    «Les gauchers pensent implicitement que les choses agréables sont du côté gauche, et les mauvaises, du côté droit, même quand la langue et la culture leur disent exactement le contraire», indiquait l’auteur principal de cette étude, Daniel Casasanto.

    Ils sont meilleurs dans certains sports

    Bien que les gauchers représentent moins de 15 % de la population, 25 % des joueurs de baseball professionnels sont gauchers. Pourquoi? Peut-être parce qu’ils ont un temps de réaction inférieur à celui des droitiers, comme l’a démontré l’étude australienne de 2006 citée plus haut.

    Mais il y a une autre raison. Différents chercheurs se sont aperçus que les gauchers semblaient avoir beaucoup plus de facilité dans les sports interactifs, comme la boxe, l’escrime, le tennis et le baseball, mais pas les activités solitaires, comme la gymnastique ou le plongeon. Peut-être parce qu’en raison de leur posture physique singulière, ils parviennent à décontenancer les droitiers qui ont l’habitude d’affronter d’autres droitiers.

    Leur cerveau gère peut-être les émotions différemment

    Votre préférence manuelle pourrait déterminer la manière dont votre cerveau traite les émotions. Une étude de 2012 publiée dans la revue PlaS ONE indique que la motivation des gauchers se traduit par une plus grande activité dans l’hémisphère droit, contrairement à ce qui se passe chez les droitiers.

    Ceci pourrait avoir des conséquences importantes dans le traitement de l’anxiété et des troubles de l’humeur, que l’on soigne parfois en stimulant le cerveau pour augmenter l’activité neuronale dans l’hémisphère gauche.

    «Au vu de nos conclusions, ce traitement, qui soulage les droitiers, pourrait faire du tort aux gauchers, ce qui n’est évidemment pas du tout l’effet recherché», a déclaré l’un des auteurs de l’étude, Geoffrey Brookshire.

    Les gauchers pourraient être plus créatifs

    De nombreux experts et diverses études suggèrent l’existence d’un lien entre le fait d’être gaucher et la créativité. Est-ce vraiment le cas? Certaines études ont en tout cas démontré que les gauchers étaient plus doués pour la pensée divergente (la capacité à trouver plusieurs solutions pour un même problème), une caractéristique cognitive de la créativité. Cependant, il convient de noter que ces études établissent une corrélation, et non une causalité. Ces conclusions ne sont donc pas véritablement probantes.

    Une autre possibilité, avancée par le psychologue Chris McManus, de l’University College de Londres, dans son livre «Right-Hand, Left-Hand», est que l’hémisphère droit du cerveau des gauchers est plus développé, ce qui influerait sur la créativité.

    Enfin, une théorie tout à fait fascinante avance qu’en grandissant dans la minorité des gauchers, ce qui les distingue de la plupart de leurs camarades, certains enfants finissent par acquérir une construction mentale privilégiant l’individualité. Cet état d’esprit peut les prédisposer à développer des traits de caractère comme l’indépendance et l’anticonformisme, que les psychologues associent à la créativité et l’innovation.

  • http://quebec.huffingtonpost.ca/