Traiter des plaies avec une imprimante 3D


Les imprimantes 3D on évoluer d’une façon vraiment spectaculaire. En médecine, il est devenu un outil indispensable et en évolution. Avec l’imprimante 3D, ils pourront dans un proche avenir, il sera utilisé pour réparer des plaies qui sont difficiles à guérir. Juste le fait de créer avec cet appareil des structures organiques dans lesquels des cellules vivantes peuvent proliférer est un grand pas médical
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Traiter des plaies avec une imprimante 3D

Une vue rapprochée d'une tête de bio-impression de la peau

Une vue rapprochée d’une tête de bio-impression de la peau Photo: Wake Forest Institute for Regenerative Medicine

Renaud Manuguerra-Gagné

Une imprimante 3D capable d’appliquer des cellules de peau à même la surface du corps a été testée avec succès sur des souris et des porcs. Elle pourrait maintenant être utilisée sur des humains souffrant de plaies chroniques.

Reconstruire la peau humaine directement à la surface d’une lésion : l’image a plusieurs fois été utilisée dans différents films de science-fiction, mais pourrait bientôt rejoindre les rangs des technologies réelles grâce aux efforts de chercheurs américains à l’Institut de médecine régénératrice de Wake Forest, en Caroline du Nord.

Leur méthode nécessite l’utilisation d’une imprimante 3D, un appareil utilisé en recherche médicale depuis plusieurs années.

Initialement envisagée pour la production sur mesure de certains implants en plastique, l’impression 3D a depuis commencé à être utilisée pour créer des structures organiques dans lesquelles des cellules vivantes s’installent et prolifèrent.

En combinant certaines de ces « encres biologiques » avec des cellules du patient, les chercheurs croient qu’il serait possible de reconstruire la peau endommagée directement sur la blessure (Nouvelle fenêtre).

Quand la peau ne se répare plus

Lorsque notre peau est endommagée, les cellules qui forment les couches inférieures de notre épiderme migrent vers la lésion et se multiplient activement afin de refermer la plaie avec de la nouvelle peau.

Toutefois, certaines blessures traversent plusieurs couches de la peau, détruisant ainsi les cellules nécessaires à leur guérison.

Lorsque la cicatrisation ne se réalise pas dans un délai de quelques semaines, on dit que ces plaies sont chroniques. En dehors de certaines brûlures, on en trouve surtout chez des personnes diabétiques, des personnes ayant des ulcères ou chez des personnes longtemps hospitalisées et immobilisées.

En temps normal, il est possible de traiter ces lésions en effectuant des greffes de peau, mais lorsque ces plaies surviennent chez des gens âgés, il est parfois difficile de prélever de la peau sur le patient. Dans certains cas, il peut aussi être difficile de préparer la greffe de façon à couvrir adéquatement la lésion.

Un pansement personnalisé

L’idée d’utiliser l’impression 3D pour créer de la peau n’est pas nouvelle, mais les travaux réalisés dans cette étude diffèrent des méthodes précédentes par leur précision.

Dans tous les cas, l’impression de la peau doit commencer avec la récupération par biopsie des deux principaux types de cellules responsables de sa structure. Les premières sont les kératinocytes, ces cellules qu’on retrouve à la surface de la peau et qui produisent l’épiderme.

Les autres sont les fibroblastes, qui se trouvent dans plusieurs régions du corps et qui sont parmi les premières à arriver dans une région endommagée pour amorcer le processus de guérison. Elles produisent entre autres des matrices de collagène qui servent d’échafaudage à nos tissus.

Après avoir laissé se multiplier ces cellules en laboratoire, les chercheurs les combinent à différents hydrogels, qui serviront d’encre pour l’imprimante 3D.

Par la suite, les chercheurs analysent la topographie de la plaie grâce au système d’imagerie intégré à leur appareil. En utilisant cette information, l’imprimante saura où déposer chaque type cellulaire : les fibroblastes dans les régions plus profondes et les kératinocytes dans les couches supérieures.

Ils ont d’abord testé leur appareil sur des souris sans poils, puis sur des porcs. Dans les deux cas, la formation d’un épiderme neuf a été observée en deux semaines. Malgré cette rapidité, il faudra quand même de quatre à six semaines pour que la blessure se referme complètement.

Pour l’équipe, la prochaine étape est maintenant de tester l’appareil sur des humains.

Selon ces chercheurs, leur technologie pourrait éventuellement éliminer le besoin de greffes cutanées douloureuses pour les patients qui souffrent déjà de plaies ou de brûlures importantes.

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L’amputation de la queue causerait des douleurs au chien sur le long terme


La caudectomie est une barbarie extrême. L’amputation de queue de certains animaux. Quelques chiens de race subissent cette amputation pour être dans les critères de l’espèce souvent recommandé dès leur très jeune âge. Il serait prouvé que couper la queue d’un chien aurait des effets secondaires un peu comme une douleur fantôme chez l’humain.
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L’amputation de la queue causerait des douleurs au chien sur le long terme

 

La caudectomie, ou coupe de queue, fait partie des pratiques ancestrales des éleveurs de chiens, en particulier pour certaines races, où c’était systématique

Or, des études sur différentes espèces tendent à montrer que cette pratique a des effets secondaires neurologiques importants. Voici un petit rappel de ce qu’est réellement la caudectomie, ses origines, ses conséquences, et les aspects légaux !

La caudectomie, ou coupe de queue, fait partie des pratiques ancestrales des éleveurs de chiens, en particulier pour certaines races, où c’était systématique. Or, des études sur différentes espèces tendent à montrer que cette pratique a des effets secondaires neurologiques importants. Voici un petit rappel de ce qu’est réellement la caudectomie, ses origines, ses conséquences, et les aspects légaux !

La caudectomie, une histoire de pratiques ancestrales

A l’origine, cette pratique était issue d’un certain nombre de croyances : couper la queue rendrait les reins plus forts, ou encore éviterait les blessures dans des fourrés épais au cours de la chasse. Au XVIIème siècle déjà, on recommendait déjà de couper la queue des chiots âgés de 6 semaines à deux mois.

De nombreuses mutilations de ce type sont pratiquées, depuis longtemps : en premier, la caudectomie et l’otectomie (coupe des oreilles), mais on citera aussi l’ablation des cordes vocales, ou le dégriffage chez le chat. En général, il s’agit d’adapter l’animal à nos besoins, ou même simplement notre confort.

Ce n’est que depuis peu que la sensibilité et le bien-être animal sont pris en compte dans ces pratiques, et malgré ces nouveaux paramètres, elles persistent encore année après année !

La caudectomie a des effets secondaires neurologiques

Cette pratique ne concerne d’ailleurs pas que le chien : des espèces de rente peuvent la subir, notamment les porcs et les ruminants. Chez le porc, la coupe de queue est même couramment utilisée en élevage intensif, car on observe beaucoup de comportements stéréotypés, et la coupe de queue réduit les automutilation et les morsures de queue.

Une étude parue en 2016, et présentée par le Dr Sandercock à la rencontre organisé par l’UFAW (Universities Federation for Animal Welfare), s’attarde sur les effets secondaires d’une amputation de la queue. Elle montre que la sensibilité dans le moignon de queue est supérieure à la norme 4 mois après l’opération, ce qui est courant dans les cas d’amputation.

En effet, un névrome se forme après cicatrisation, c’est-à-dire que le nerf qui court normalement dans la queue se développe sous la peau, dans le tissu cicatriciel. Cela augmente très fortement la sensibilité dans cette zone. Chez l’homme, cela explique aussi les douleurs fantômes (qu’on ne peut pas vraiment vérifier chez l’animal).

Le Dr Sandercock affirme pouvoir étendre ces résultats à d’autres espèces sans les avoir étudiées, mais il invite à réaliser d’autres études. Or, une publication similaire est parue en 2018, cette fois-ci sur les vaches, et en analysant la sensibilité tactile et à la température. Naturellement, des résultats similaires ont été observés.

Les chercheurs invitent donc fortement à abandonner ces pratiques coercitives, et à modifier la législation pour les rendre illégales.

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Les plaquettes sanguines jouent aussi un rôle de défense


On a toujours appris quand un virus, une bactérie, ou autre intrus rentrait dans le corps, que les globules blancs sont les premiers répondants. En réalité, se sont les plaquettes sanguines Armé de cette nouvelle connaissance, les chercheurs croient qu’il serait possible de diminuer les plaquettes sanguines pour des maladie auto-immunes, arthrite rhumatoïde ou encore le lupus.
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Les plaquettes sanguines jouent aussi un rôle de défense

 

Représentation du sang humain

Un millilitre de sang comprend plus d’un milliard de globules rouges, 400 millions de plaquettes et environ 5 millions de globules blancs. Photo : iStock

Les plaquettes du sang jouent un rôle insoupçonné à ce jour dans la réponse immunitaire du corps humain, ont établi des chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université Laval à Québec.

Un texte d’Alain Labelle

Le rôle central des plaquettes sanguines dans la coagulation du sang et la cicatrisation est bien connu.

Le Pr Éric Boilard et ses collègues affirment qu’elles font office de premières répondantes immunitaires lorsqu’un virus, une bactérie ou un allergène entre dans la circulation sanguine.

Le saviez-vous?
Les plaquettes sanguines, également appelées thrombocytes, sont des cellules dépourvues de noyau fabriquées au niveau de la moelle osseuse. Elles sont l’un des éléments qui composent le sang avec les globules rouges et blancs. Un taux normal de plaquettes permet d’éviter une hémorragie (taux trop bas) ou encore des caillots dans le sang (taux trop élevé).

Illustration d'une plaquette sanguine

Illustration d’une plaquette sanguine Photo : iStock/royaltystockphoto

La réponse inflammatoire

Lorsqu’un corps étranger apparaît pour la première fois dans le sang, il entraîne la formation d’anticorps qui se collent par la suite à l’intrus, formant des complexes antigène-anticorps qui déclenchent une réponse inflammatoire.

La médecine savait déjà que les plaquettes sanguines possèdent des récepteurs qui reconnaissent ces complexes antigène-anticorps. C’est d’ailleurs cette connaissance qui a mené l’équipe québécoise à les soupçonner de participer au processus inflammatoire.

Pour établir ce rôle, l’équipe a créé dans le sang de souris des complexes antigène-anticorps à l’aide d’un virus, d’une toxine bactérienne et d’une protéine allergène.

Les résultats montrent que, dans les trois cas, la réponse a été similaire. Les rongeurs ont montré les symptômes classiques de l’état de choc septique ou anaphylactique :

  • une baisse de la température corporelle;
  • des tremblements;
  • une altération des fonctions cardiaques;
  • une vasodilatation;
  • une perte de conscience.

Les chercheurs ont ensuite refait les mêmes tests avec des souris chez lesquelles ils avaient éliminé presque toutes les plaquettes ainsi qu’avec des souris dépourvues de récepteurs des complexes antigène-anticorps sur les plaquettes.

Ces souris n’ont eu aucune réaction physiologique.

Cela démontre clairement le rôle clé des plaquettes dans le processus. Ce sont les plaquettes, et non les globules blancs, qui sont les premiers acteurs à entrer en scène dans la réponse immunitaire. Éric Boilard

Les chercheurs ont ainsi établi que l’état de choc des souris résultait de la libération de sérotonine par les plaquettes.

Il s’agit de la même molécule que le neurotransmetteur du cerveau, mais celle retrouvée dans les plaquettes est produite par des cellules de l’intestin. Éric Boilard

« Les plaquettes entreposent la sérotonine. « Elles renferment 90 % de toute la sérotonine du corps et elles la libèrent dans certaines conditions », précise Éric Boilard.

Le saviez-vous?

Un millilitre de sang comprend plus d’un milliard de globules rouges, 400 millions de plaquettes et environ 5 millions de globules blancs.

De nouveaux traitements

Cette découverte ouvre la porte à de nouvelles façons de traiter les patients en état de choc septique résultant d’infections virales ou bactériennes ainsi que les personnes atteintes de maladies auto-immunes comme l’arthrite rhumatoïde et le lupus.

Concrètement, ces travaux permettent d’établir que la transfusion de plaquettes aux patients en état de choc septique ou anaphylactique pourrait aggraver leur état en augmentant la quantité de sérotonine dans le sang.

La transfusion demeure importante, surtout que ces patients présentent souvent des taux de plaquettes très bas, mais pour prévenir cette éventualité il faudrait bloquer le récepteur du complexe antigène-anticorps sur les plaquettes avant la transfusion.

Éric Boilard

L’équipe évalue maintenant le rôle du récepteur des complexes antigène-anticorps des plaquettes dans les maladies auto-immunes comme l’arthrite et le lupus.

On pense qu’en bloquant ce récepteur, il serait possible d’améliorer l’état des malades sans affecter les autres fonctions des plaquettes. Éric Boilard

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences(PNAS).

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4 remèdes de grand-mère pour soigner les pattes de son chien


Les pattes de chiens peuvent avoir quelques blessures, et l’hiver, le sel pour fondre la neige est particulièrement nocif pour les coussinets. Il y a des traitements que l’on peut faire avec ce que nous avons à la main
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4 remèdes de grand-mère pour soigner les pattes de son chien

 

Par Elisa GorinsCrédits photo :

Shutterstock (image d’illustration)

Au contact du sol en permanence, les pattes des chiens sont sujettes à de nombreux petits bobos. L’hiver, elles peuvent être particulièrement vulnérables. Voici quelques astuces de grand-mères naturelles pour adoucir leurs coussinets, apaiser les brûlures, favoriser la cicatrisation, hydrater et calmer les inflammations.

1. Comment adoucir les coussinets du chien ? 

De la même manière que nos mains souffrent du froid en hiver, les pattes des chiens, et en particulier leurs coussinets, sont mis à rude épreuve. Des gerçures et autres petites crevasses peuvent s’y former. Pour adoucir les coussinets de votre chien, utilisez une peau de banane dont vous frotterez l’intérieur contre les coussinets de votre chien.

2. Comment calmer une brûlure ? 

En cas de brûlure, la pomme de terre peut être particulièrement utile : imaginez que votre chien se brûle les pattes avec les cendres de la cheminée. Dans ce cas, il faudra calmer la brûlure avec un glaçon enroulé dans un torchon, puis passer une rondelle de pomme de terre dessus. Cela permettra à la plaie de mieux cicatriser !

3. Comment favoriser la cicatrisation ? 

Le miel est très efficace pour apaiser toutes les blessures, y compris les brûlures. Il aide à la cicatrisation.

4. Comment hydrater et calmer les inflammations des coussinets ? 

L’huile d’olive permet d’hydrater et de calmer les inflammations. Elle peut être efficace pour soigner les gerçures provoquées par le froid, par les produits de nettoyage ainsi que par le sel dont on recouvre les trottoirs enneigés. Il suffit de l’appliquer localement en versant quelques gouttes sur un mouchoir ou du papier essuie-tout.

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L’alimentation joue un rôle sur notre cicatrisation


On sait que l’alimentation est importante pour être en santé, et dépendant de nos besoins, certains aliments peuvent aider alors que d’autres peuvent nuire, comme ici pour la cicatrisation
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L’alimentation joue un rôle sur notre cicatrisation

 

Agathe Mayer

Pour une bonne cicatrisation, limitez votre consommation de gingembre, curcuma, lait écrémé et sucres.

L’alimentation joue un rôle dans notre santé. Si la tomate avec sa haute teneur en vitamine C favorise la cicatrisation, le gingembre, le curcuma, le sucre et le lait écrémé auraient des effets négatifs sur la cicatrisation, selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale Advanced Tissue .

L’alimentation est souvent au cœur des problèmes de santé et les études se suivent pour rappeler qu’une alimentation équilibrée pourrait réduire le risque de maladies chroniques (diabète, obésité), limiter les maladies cardio-vasculaires et nous protéger de certains cancers. 30%, c’est le nombre de cancers qui seraient favorisés par une mauvaise alimentation, dont 10 % par la consommation d’alcool. Cette nouvelle étude met en avant 3 aliments qui nuisent à la bonne cicatrisation. Les épices, le lait écrémé et le sucre.

Le gingembre et certaines épices

Une trop grande consommation de gingembre et des épices genre curcuma peuvent empêcher votre corps de former des caillots sanguins, vitaux à la cicatrisation des plaies. Par conséquent, il est important de consommer des épices comme le gingembre et le curcuma avec modération.

Le lait écrémé

Le lait écrémé peut affecter votre production d’insuline et la réponse inflammatoire naturelle du corps. Or, l’inflammation est la première réaction de votre corps à une blessure, car il arrête le saignement et aide à créer des caillots. Mais, si les systèmes naturels de votre corps sont déséquilibrés, cela peut provoquer une inflammation chronique qui a un certain nombre d’effets négatifs. Non seulement il va vous exposer à des bactéries infectieuses, mais il peut nuire à votre fonction immunitaire.

Le sucre

Le sucre affecte les niveaux de collagène de la peau. Or le collagène est une composante essentielle de la cicatrisation des plaies. Il est le produit chimique qui donne à votre peau sa résistance à la traction, et sans elle, votre peau est plus fragile et donc vulnérable aux blessures.

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Soigner ses plaies avec… de la bave de grenouille!


Non, ce n’est pas pour une potion digne des sorcières des contes de fées. Il s’agit vraiment une recherche qui semble prometteuse pour une meilleure cicatrisation de plaies, des brûlures et autres … Sauf que la bave récoltée est pendant un moment très particulier de la grenouille femelle et que le mieux est d’avoir les mêmes composantes en laboratoire
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Soigner ses plaies avec… de la bave de grenouille!

 

L'écume de la grenouille  Tungara peut aider une plaie à cicatriser

L’écume de la grenouille  Tungara peut aider une plaie à cicatriser

Photo : SIPA

ANTIBIOTIQUE – Brûlures, furoncles, panaris… des chercheurs ont montré que la sécrétion de la grenouille Tungara pouvait aider à cicatriser les plaies.

Ne vous fiez pas à ses airs de crapaud, cette grenouille pourrait bientôt vous soulager. Des chercheurs de l’Université de Strathclyde (Ecosse) ont découvert que les sécrétions des femelles lors de l’accouplement peuvent cicatriser des plaies comme les brûlures, les furoncles ou les panaris.

Les scientifiques viennent de présenter le résultat de leur recherche, lors de la conférence annuelle de microbiologie à Liverpool. Selon eux, cette trouvaille pourrait être une alternative aux antibiotiques.

Des cellules humaines viables après exposition

Les chercheurs ont analysé les sécrétions des femelles lors de l’accouplement des grenouilles Tungara. Sécrétions que les mâles battent ensuite avec leurs pattes postérieures pour réaliser un nid d’écume flottant. Ils ont notamment été intrigués par l’aspect répulsif du nid vis-à-vis des prédateurs et son rôle protecteur face aux maladies et aux contraintes environnementales.

En laboratoire, ils ont mis en contact l’écume de grenouille avec des cellules constituant la couche superficielle de la peau (kératinocytes) et la bactérie pathogène Staphylococus aureus, responsable de l’infection des plaies. Après 24 heures d’exposition, surprise! Les cellules étaient encore viables. Preuve que la bave de grenouille n’est pas toxique pour les cellules. Elle est également parvenue à empêcher la croissance de la bactérie pathogène.

« La bave de cette petite grenouille nous offre une nouvelle approche sur la façon de prévenir les infections des plaies et l’augmentation de la résistance aux antibiotiques », s’est réjoui Sarah Brozio, co-auteure des travaux.

L’alternative est intéressante pour soigner les brûlures graves qui s’infectent facilement. La prochaine étape est de récréer la substance de ces grenouilles en laboratoire. En effet, on imagine mal les médecins parcourir les étangs d’Amérique centrale pour collecter ce nouvel antibiotique.

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Vive la salive!


Si la salive en générale, vous dégoûte, voici d’une façon pour voir le bon côté de cette substance que nous avons dans la bouche, une arme ultra-secrète
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Vive la salive!

 

Filet de bave | Wrote via Flickr CC License by

Filet de bave | Wrote via Flickr CC License by

Rachel E. Gross

Traduit par Bérengère Viennot

La prochaine fois que vous vous réveillerez dans une mare de bave, émerveillez-vous.

La salive est une chose magnifique. Non seulement elle est utile pour sucer des sucettes, fermer des enveloppes, humidifier des bouts de nourriture et fabriquer des boulettes de papier mâché mais, en plus, elle aide réellement à accélérer la cicatrisation. Des chercheurs de l’université de Lund, en Suède, viennent d’élucider le mécanisme qui donne à votre salive son extraordinaire pouvoir de guérison.

Nous savons depuis des années que la fonction de la salive ne se limite pas à un nettoyage physique. Quand vous sucez une coupure au doigt, les globules blancs de votre salive libèrent tout un arsenal pour éradiquer l’invasion bactérienne. Les leucocytes peuvent tout simplement engloutir les bactéries et mourir en martyrs. Ou bien ils peuvent tirer dessus avec des substances mortelles qui vont les désintégrer. Mais ils peuvent aussi faire des trucs encore plus cool: fabriquer des «filets» gluants et visqueux et les jeter comme des lassos pour capturer les bactéries avant de les mettre à mort.

Nous savons à présent que les filets élaborés par votre salive sont bien mieux conçus pour se battre contre des bactéries que ceux créés par les globules blancs d’autres parties du corps, et ce, grâce à une équipe dirigée par Ole Sorensen dont les découvertes ont été publiées en novembre dans le journal Blood.

Au départ, Sorensen a observé le mode de cicatrisation des blessures en examinant des échantillons de tissu cutané mis en culture. Puis il a eu une idée folle. Il savait que lécher les blessures les aidait à cicatriser, et que les plaies de la bouche guérissent plus vite que n’importe où ailleurs sur le corps –malgré le fait que nous ayons une population grouillante de bactéries dans la bouche. Mais personne n’en connaissait le mécanisme exact. Il prit alors les cultures de peau blessée, «et on a craché dessus, en quelque sorte» raconte-t-il.

«Gilets pare-balles»

Outre son côté crado, cette pulsion était également un peu curieuse d’un point de vue scientifique. Voyez-vous, il est connu que les enzymes contenues dans la salive digèrent les espèces de filets que jettent les globules blancs, ne laissant que peu de traces de leur présence. Par conséquent, en principe, vous ne devriez pas pouvoir détecter si des globules blancs ont jeté des filets juste en regardant après pour vérifier. Mais, lorsque Sorensen a examiné les cellules de peau blessée couvertes de salive, il a trouvé des milliers et des milliers de petits filets, parfaitement intacts. Pourquoi?

La première étape pour éclaircir ce mystère consistait à prélever tout plein de bave. Les chercheurs ont donc sollicité des gens pour qu’ils donnent de la «salive du matin» collectée juste après s’être réveillé et avant de se brosser les dents. La partie «matin» est importante: au cours de la journée, votre bouche secrète entre 1 et 2 litres de salive, dont la plupart est avalée par réflexe. Mais, pendant que vous dormez, la déglutition s’arrête. Cette accumulation de salive dans votre bouche crée, outre la flaque de bave qui orne votre oreiller, une profusion de minuscules filets.

Au cours de la journée, votre bouche secrète entre 1 et 2 litres de salive

La clé, ont découvert les chercheurs, est dans le mucus –ce mélange de globules blancs, d’eau, de sel, de cellules mortes et de mucine, une glycoprotéine qui fabrique le truc filandreux et gluant dans votre salive. Lorsque les chercheurs ont isolé ce mucus plein de protéines du reste de la salive et l’ont mélangé à des globules blancs, ces derniers ont immédiatement lâché leurs filets.

Or il ne s’agissait pas de filets ordinaires. Cette fois, les globules blancs, des neutrophiles, étaient passés par des étapes différentes pour les créer. En outre, les filets avaient une composition protéinique différente de ceux fabriqués par d’autres globules blancs, ce qui les protégeait mieux des enzymes susceptibles de les détruire.

Comme l’illustre Sorensen: «Ils portaient des gilets pare-balles.»

Il présume que ces filets peuvent compléter la cicatrisation de la peau en tuant les bactéries restantes, celles que les globules blancs de la blessure n’engloutissent ni ne détruisent.

Attraper les bactéries au lasso

Sorensen soupçonne qu’il s’agit là de la meilleure défense de la salive, pas seulement d’une parmi d’autres. Pour tester le phénomène sur des personnes vivantes, il a collecté la salive de patients atteints d’aphtes récidivants. Dans chaque échantillon, il a constaté que le composant du mucus qui provoque la fabrication des filets manquait. Les cycles de plaies buccales coïncidaient avec ceux de la production de protéine productrice de filets. Lorsque leur salive se remettait à en produire, les blessures se remettaient à cicatriser.

«La découverte que les neutrophiles libèrent des filets lorsqu’ils sont exposés aux mucines salivaires est nouvelle et excitante», s’enthousiasme Jeremy Barr, chercheur à la San Diego State University qui a découvert un système immunitaire nouveau et distinct dans le mucus humain et n’a pas été impliqué dans ces recherches.

«Cette découverte suggère que la cavité buccale est mieux adaptée pour protéger contre les infections que nous ne le pensions auparavant, ce qui pourrait nous donner de nouveaux moyens de combattre les maladies buccales.»

Sorensen espère par exemple contribuer à mettre au point une réplique des composants cruciaux du mucus –un peu comme une transfusion de salive. Ce genre de substance pourrait réarmer la salive sans défense et fournir les munitions nécessaires pour attraper les bactéries au lasso et les soumettre. Et avec de la chance, c’est adieu les aphtes!

Alors la prochaine fois que vous vous réveillerez avec une flaque gluante de bave sur l’oreiller, ne soyez pas dégoûté: soyez reconnaissant. Plus nous en apprenons sur notre mucus, plus nous avons matière à apprécier notre sauveur salivaire.

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