Le Savez-Vous ►Science décalée : 704 traumatismes crâniens… dans les albums d’Astérix


Les scientifiques ne font pas toujours des recherches sérieuses, ils peuvent aussi s’amuser. C’est le cas ici avec les aventures d’Astérix le Gaulois. Ils ont tenu compte des ethnies, des blessures, des situations et de la potion magique pour dénombrer les traumatismes crâniens. Malgré les conflits, un fait qui est rare, est qu’il n’y a eu aucun mort et que la guérison était généralement rapide. Pourtant, la médecine était loin d’être aussi efficace qu’aujourd’hui.
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Science décalée : 704 traumatismes crâniens… dans les albums d’Astérix

 

Par Janlou Chaput, Futura

Des neurologues ont passé en revue les 34 albums des aventures d’Astérix le Gaulois. Ils ont relevé en tout 704 cas de traumatismes crâniens, mais aucun d’eux ne s’est révélé irréversible ou mortel. Leur conclusion : s’il vaut mieux ne pas être Romain, surtout face à un Gaulois qui vient d’avaler de la potion magique, il ne faut pas non plus oublier de bien attacher son casque !

L’image de la science n’est pas toujours des plus drôle. On associe souvent les chercheurs à des rats de laboratoires, perdus dans leurs pensées irrationnelles et déconnectés complètement de la réalité. Certains correspondent au portrait. Mais la recherche se compose avant tout d’hommes et de femmes, dont certains ne sont pas dénués d’humour. La preuve avec ces neurologues germains qui ont consacré du temps et un article scientifique aux traumatismes crâniens qui se sont produits au fil des albums d’Astérix le Gaulois…

Le contexte : Astérix, témoin d’une époque ravagée par les guerres

« Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum… »

C’est en ces mots que commencent toutes les aventures d’Astérix, compagnon d’Obélix et de Panoramix, habitants d’un modeste village breton dirigé par le chef Abraracourcix.

L’époque est difficile pour la Gaule. Les légions romaines, réputées pour leur discipline, ont vaincu les troupes celtes de Vercingétorix à Alésia deux ans plus tôt. Jules César, dictateur à vie, a pris le contrôle de la plus grande partie de l’Europe occidentale et du monde méditerranéen au terme de guerres violentes causant des milliers de victimes.

Les techniques de médecine sont beaucoup moins performantes que celles dont on dispose aujourd’hui. Impossible, à l’époque, de regarder les dégâts causés au cerveau par exemple. Heureusement, un témoin de ces temps lointains a laissé des traces dans nos BD pour que scientifiques et historiens reconstituent les conditions de vie de la période gallo-romaine. Des neurologues de la Heinrich Heine Universität de Düsseldorf (Allemagne) en ont profité pour étudier l’ampleur des traumatismes crâniens. Leurs résultats ont été décrits en 2011 dans la revue Acta Neurochirurgica.

Les légionnaires romains ont conquis presque toute la Gaule. Un seul village leur résiste... et leur cause bien des difficultés. Le centurion, à droite, en garde les séquelles au niveau de son œil gauche. Son compagnon prend des risques en n'attachant pas mieux son casque... © webast, Fotopédia, cc by nc nd 2.0

Les légionnaires romains ont conquis presque toute la Gaule. Un seul village leur résiste… et leur cause bien des difficultés. Le centurion, à droite, en garde les séquelles au niveau de son œil gauche. Son compagnon prend des risques en n’attachant pas mieux son casque… © webast, Fotopédia, cc by nc nd 2.0

L’étude : les traumatismes crâniens passés à la loupe

Les scientifiques ont étudié dans le détail les 34 albums de la série des aventures d’Astérix. Ont été relevés : les indices attestant d’une ecchymose périorbitale (œil au beurre noir), les signes d’une parésie du nerf hypoglosse (la langue pendante), l’importance des troubles neurologiques (confusions, aphasies, etc.), mais aussi l’appartenance ethnique des victimes et des coupables, l’absorption ou non de potion magique et la présence ou non d’un casque sur la tête au moment du choc. Il faut être précis pour une analyse statistique fine !

Le constat est sans appel. Parmi les 704 cas de traumatismes crâniens retrouvés, 698 apparaissent chez des hommes. Dans les deux tiers des cas, les victimes sont romaines. Malgré tout, 120 Gaulois, 59 bandits ou pirates, 20 Goths, 14 Normands, 8 Vikings, 5 Britanniques et 4 extraterrestres comptent parmi les blessés.

Les coupables sont, dans 87 % des situations, des Gaulois. Astérix et Obélix contribuent à eux deux à 57,6 % des lésions crâniennes. Les légionnaires romains ont causé 32 des blessures et ne sont pas uniquement des victimes. Parmi les traumatisés du cerveau, 70,5 % portaient malgré tout un casque. Mais la violence du choc (puisque dans 98,8 % des cas, il s’agissait d’un coup porté, et seuls 8 cas d’étranglements ont été relevés) et la lanière mal attachée ont fait s’envoler la protection dans 87,7 % des situations.

Autre fait marquant : la majorité des traumatismes (83 %) sont intervenus consécutivement à l’absorption par le responsable d’une boisson décrite ainsi par les auteurs :

« Cette substance contient du gui et est supposée conférer une force surhumaine. En réalité, les personnages qui avalent cette potion magique avant de frapper causent des lésions cérébrales plus sévères. »

Cette image obtenue par scanner montre un traumatisme crânien. Le crâne a été déformé suite à un choc qui lèse certaines régions du cerveau. Il n'est pas toujours mortel mais peut entraîner de lourdes conséquences neurologiques. © Rehman et al., Wikipédia, cc by 2.0

Cette image obtenue par scanner montre un traumatisme crânien. Le crâne a été déformé suite à un choc qui lèse certaines régions du cerveau. Il n’est pas toujours mortel mais peut entraîner de lourdes conséquences neurologiques. © Rehman et al., Wikipédia, cc by 2.0

Justement, la gravité des traumatismes a été jugée grâce à l’échelle de Glasgow, établie dans les années 1970 par des scientifiques écossais. En tout, 390 d’entre eux sont sévères, contre 89 modérés et 225 cas bénins. Heureusement, aucun mort ni aucun dommage permanent n’est à signaler. Si la quasi-totalité des individus s’est remis en quelques minutes ou quelques heures, le druide Panoramix a montré des signes inquiétants d’aphasie et de désorientations qui se sont étalés sur plusieurs semaines. Tout a fini par rentrer dans l’ordre.

Ces données étonnent les scientifiques. Eux qui pensaient que les violences de l’Antiquité entraînaient des lésions cérébrales irréversibles ont été surpris, du fait également des méthodes diagnostiques et thérapeutiques nettement inférieures aux nôtres. Ils reconnaissent qu’il faut peut-être creuser davantage la piste de la potion magique pour comprendre les raisons d’une telle résistance. En effet, dans le gui, on retrouve de la lectine, dont on connaît les vertus pour soigner les tumeurs cérébrales. Peut-elle aussi réparer des traumatismes crâniens ?

Cela « nécessite d’être clarifié dans des études ultérieures ».

L’œil extérieur : les scientifiques ne manquent pas d’humour

Bien évidemment, cette étude menée avec tout le sérieux qui caractérise les scientifiques tend à rappeler qu’il faut aussi s’amuser. Au milieu de publications qui traitent toutes des différents problèmes et solutions rencontrés en neurochirurgie, un brin d’humour n’a jamais fait de mal.

L’article a d’ailleurs été bien accueilli dans le monde scientifique. Karl Schaller, un de leurs collègues de l’université de Genève, note tout particulièrement l’intérêt porté sur la lanière du casque bien trop rarement fixée, limitant l’efficacité des protections. Et de conclure que la prochaine étape serait de comparer avec d’autres bandes dessinées, pour voir par exemple si la Panthère rose fait preuve d’autant de violence…

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Patient hors norme : une femme aveugle voit des objets en mouvement


    Le cerveau peut avoir des capacités vraiment étonnantes. Suite à des lésions cérébrales, une dame est devenue aveugle, enfin, elle est atteinte du syndrome de Riddoch. Le cerveau a trouvé un moyen détourner pour entretenir une forme de vision. Elle voit que les choses en mouvement et rien de ce qui est inerte.
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    Patient hors norme : une femme aveugle voit des objets en mouvement

     

    Marie-Céline Ray

    Journaliste

    Une Écossaise devenue aveugle suite à des lésions cérébrales présente certaines capacités visuelles surprenantes : par exemple, elle voit la pluie tomber sur une vitre mais pas le paysage. Des chercheurs canadiens ont cherché des explications dans son cerveau.

    Milena Canning (48 ans) est une patiente tout à fait étonnante : cette femme aveugle voit des objets mais seulement s’ils sont en mouvement ! En 1999, suite à une infection respiratoire et une série d’AVC, elle a perdu la vision. Elle est restée dans le coma pendant huit semaines et, quand elle s’est réveillée, elle souffrait d’une cécité corticale causée par d’importantes lésions dans les aires visuelles du cerveau.

    Mais bizarrement, elle s’est aperçue qu’elle avait quand même certaines capacités visuelles. Par exemple, elle voyait le reflet scintillant d’un sac qu’on lui avait offert : c’était comme un éclair vert ! De manière générale, elle percevait des objets en mouvement : par exemple, la queue de cheval de sa fille en train de marcher, sans pour autant voir son visage ; la pluie qui tombe sur une fenêtre, mais pas le paysage derrière ; l’eau qui coule du robinet, mais pas la baignoire pleine d’eau ; ou encore la vapeur qui s’échappe de son café chaud, mais pas sa tasse.

    Elle a consulté son ophtalmologue qui a pris au sérieux ses observations : il lui a conseillé de se balancer dans un rocking-chair pour améliorer ses performances visuelles, mais aussi de prendre des leçons d’équitation.

    Milena Canning est un cas typique du syndrome de Riddoch, qui décrit une personne aveugle capable de voir un objet uniquement s’il bouge, mais pas s’il est immobile. Le syndrome de Riddoch, ou phénomène de Riddoch, concerne des patients qui ont eu des lésions dans le cortex visuel. Une équipe de l’université Western dans l’Ontario (Canada) s’est intéressée au cas de Milena Canning et a publié deux articles à son sujet.

    Une nouvelle preuve de la plasticité cérébrale malgré de graves lésions

    Les chercheurs canadiens ont fait passer à Milena Canning une IRM fonctionnelle pour voir en temps réel comment fonctionnait son cerveau. Dans leur dernier article paru en mai 2018 dans Neuropsychologia, ils décrivent l’étendue des lésions cérébrales de la patiente, dans le cortex occipito-temporal, et dans les deux hémisphères.

    Le cortex visuel se trouve dans le lobe occipital, ce qui explique la cécité corticale de la patiente, comme l’explique Jody Culham, professeur à l’université Western :

    « Il lui manque un morceau de tissu cérébral de la taille d’une pomme à l’arrière de son cerveau – presque tous ses lobes occipitaux, qui traitent la vision. »

    Plutôt que de fermer l’ensemble de son système visuel, elle a développé des « routes secondaires »

    Pour pallier à ces graves lésions, le cerveau de Milena Canning utiliserait des chemins détournés pour voir :

    « Dans le cas de Milena, nous pensons que la « super-autoroute » pour le système visuel a atteint une impasse. Mais plutôt que de fermer l’ensemble de son système visuel, elle a développé des « routes secondaires » qui pouvaient contourner l’autoroute pour apporter de la vision – en particulier des mouvements – à d’autres parties du cerveau. »

    Les scientifiques expliquent que, lors de leurs expériences, Milena Canning percevait le mouvement et la taille de balles qu’ils faisaient rouler vers elle : elle pouvait les attraper avec sa main. Elle se déplaçait aussi dans une pièce en évitant des chaises placées sur son chemin. L’IRM a révélé le bon fonctionnement d’un complexe de l’aire temporale moyenne impliquée dans le traitement du mouvement : l’aire MT. La perception du mouvement serait donc liée au bon fonctionnement de cette aire dans les deux hémisphères.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Milena Canning a perdu la vue à cause de lésions cérébrales dues à des AVC.

  • Elle voit cependant des objets en mouvement.

  • Des chercheurs lui ont fait passer une IRM pour mieux comprendre quelles aires fonctionnaient dans son cerveau.

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Les filles ont le cerveau plus sensible aux « têtes » que les garçons


Au soccer (football en Europe) les coups de tête sur le ballon sont permis. Cependant, les filles risque beaucoup plus que les garçons a des traumatismes cérébraux
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Les filles ont le cerveau plus sensible aux « têtes » que les garçons

 

Une jeune femme frappe un ballon de soccer avec la tête.

Pour le moment, les chercheurs ne savent pas pourquoi le cerveau des femmes semble plus sensible aux coups à la tête que celui des garçons. Photo : iStock

Le jeu de tête au soccer blesse davantage le cerveau des filles que celui des garçons, révèle une étude américaine menée chez des joueurs amateurs âgés de 18 à 50 ans.

Un texte d’Alain Labelle

Les examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) montrent des signes de lésions cérébrales chez les deux sexes après une série de coups de tête de semblable intensité.

Cependant, les joueuses présentent plus de lésions microstructurelles que les joueurs; une réalité qui laisse à penser qu’il existe une différence biologique selon les sexes dans la réponse cérébrale aux traumatismes répétitifs.

On sait que les athlètes féminines présentent des symptômes plus appuyés après une commotion cérébrale que les athlètes masculins, mais il n’existait pas à ce jour une comparaison entre les cerveaux des deux sexes en ce qui concerne les coups de tête.

Notre étude a mesuré de façon objective les modifications du tissu cérébral plutôt que des symptômes autodéclarés, et les femmes semblent davantage souffrir d’un traumatisme cérébral en frappant un ballon de soccer avec la tête. Michael Lipton, professeur de radiologie et de psychiatrie au Collège de médecine Albert-Einstein

Pour l’établir, les auteurs de ces travaux ont suivi 98 joueurs. Ils ont ensuite comparé les examens des joueurs et des joueuses, qui ont dirigé le ballon avec leur tête un nombre similaire de fois au cours de la dernière année.

Pour les garçons, cela représente en moyenne 487 têtes et pour les filles, 469.

Une différence claire

Malgré un nombre similaire de coups donnés à la tête, les cerveaux des filles présentaient plus de taches associées à des dommages microscopiques.

L’IRM a permis d’identifier huit régions du cerveau des femmes qui présentaient des changements dans la substance blanche.

Dans certains cas, ces taches d’altération indiquaient des dommages possibles aux axones des neurones (cellules nerveuses) et à la myéline, un revêtement qui isole et protège certaines cellules du système nerveux, un peu à l’image du plastique autour des fils électriques.

Chez les hommes, seulement trois régions du cerveau présentaient des dommages potentiels associés à la fréquence des coups de tête.

Les analyses montrent que « le volume de substance blanche endommagée chez les joueuses est cinq fois plus important que chez les joueurs », affirment les chercheurs.

Les changements cérébraux observés n’étaient cependant pas suffisants pour causer des symptômes chez les joueuses.

Mais les données recueillies à ce jour permettent d’établir que des coups répétés au cerveau peuvent contribuer à la perte de mémoire et à l’encéphalopathie traumatique chronique. Ce trouble est souvent observé chez les sportifs professionnels, les soldats et les autres personnes dont le cerveau a subi des traumatismes à répétition.

Pour le moment, les chercheurs ne savent pas pourquoi le cerveau des femmes semble plus sensible aux coups.

Des différences anatomiques dans la tête et dans le cou peuvent avoir un rôle à jouer, pensent les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Radiology (en anglais).

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ►La tyrannie d’Henri VIII expliquée par la biologie


Henri VIII fut roi d’Angleterre et d’Irlande de 1509 à sa mort. Il fut un roi tyrannique et pourtant dans sa jeunesse, il était plutôt, au contraire, aimable et intelligent. Que c’est, il passé entre-temps ? Il semble que les blessures à la tête lors des tournois seraient la cause de son changement de personnalité. Comme il était le roi, et impossible de le destituer du moins à cette époque, nombre de gens ont subit les conséquences de ses traumatismes crâniens
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La tyrannie d’Henri VIII expliquée par la biologie

 

Marie-Céline Jacquier

Journaliste

 

Des chercheurs ont fait le lien entre des lésions cérébrales occasionnées lors de tournois de joute et la modification du caractère du souverain. Ou comment un traumatisme crânien peut changer le cours de l’Histoire.

Henri VIII reste l’un des monarques les plus tristement célèbres. Alors qu’il est souvent décrit comme un tyran d’humeur exécrable, une étude à paraître dans Journal of Clinical Neuroscience suggère qu’en réalité, jeune, il était d’une nature plutôt gentille. Ainsi en 1529, Érasme le décrit comme quelqu’un de convivial et doux dans le débat, affirmant même qu’il « agit plus comme un compagnon qu’un roi ». Mais son tempérament aurait changé suite à plusieurs accidents de joute.

Dans cette étude, des chercheurs de l’ université de Yale ont analysé différentes sources historiques sur la santé et la vie du roi. Les descriptions d’Henri VIII dans sa jeunesse le présentent comme un homme intelligent, d’humeur égale, prenant des décisions politiques et militaires sages. Rien à voir avec les décisions impulsives et les crises de rage que le souverain montre plus tard…

En effet, le comportement du roi a ensuite beaucoup évolué, et ces changements coïncident avec trois accidents majeurs dont il a été victime lors de tournois. Le premier d’entre eux eut lieu en 1524, où une lance l’a frappé près de l’œil. Et le plus grave de ces accidents se déroula en 1536 : le roi est resté inconscient pendant deux heures après être tombé de cheval et que l’animal lui soit tombé dessus.

Comme l’explique Arash Salardini, auteur de ces travaux, « les historiens conviennent que son comportement a changé après 1536 ».

 

Le roi a eu plusieurs accidents lors de tournois de joute, le plus grave date de 1536. © St. Nick, Shutterstock

Le roi a eu plusieurs accidents lors de tournois de joute, le plus grave date de 1536. © St. Nick, Shutterstock

Amnésies, colères, peuvent être causées par des lésions cérébrales

Après ces accidents, Henri VIII a eu des symptômes qui peuvent apparaître après un  traumatisme crânien : problèmes de mémoire, dépression, comportement agressif, anxiété, instabilité émotionnelle. Ainsi, en 1541, il a connu un épisode sévère de dépression. Le roi a aussi fait exécuter deux de ses femmes, Anne Boleyn en 1536 et Katherine Howard en 1542, toutes deux dans les mois et les années qui ont suivi ces accidents de joute.

Henri VIII souffrait aussi d’amnésie et d’une incapacité à se contrôler, comme le montre cet incident en 1546 : alors qu’il assurait à sa femme d’alors, Catherine Parr, qu’il ne l’enverrait pas à la Tour de Londres, des soldats sont arrivés pour l’emmener. Le roi s’emporta contre les soldats : il avait oublié qu’il avait donné cet ordre la veille… Le traumatisme crânien peut expliquer les problèmes de mémoire, les colères, les maux de tête, l’insomnie, dont le monarque était affligé pendant la décennie qui précéda son décès en 1547.

Les auteurs de cette étude concluent qu’il « est tout à fait plausible, mais peut-être pas prouvable, que la répétition des lésions cérébrales traumatiques ont entraîné des changements dans la personnalité d’Henri. »

De plus, les chercheurs font aussi l’hypothèse que des lésions ont conduit à un hypogonadisme. Le souverain souffrait probablement de problèmes d’impuissance, ce qui semble attesté par la correspondance d’une de ses femmes, Anne Boleyn.

Pour Arash Salardini, « Il est fascinant de penser que l’histoire européenne moderne peut avoir changé à jamais à cause d’un coup à la tête. »

http://www.futura-sciences.com

Le Saviez-Vous ► Peut-on vraiment rire à en mourir ?


Rire, le fou rire fait du bien, par contre certains rires peuvent être mortel si combiné a autre problèmes de santé. Ou encore, quoique rare, il peut être le signe d’une lésion au cerveau
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Peut-on vraiment rire à en mourir ?

Bien sûr, le rire est bon pour la santé, excellent pour les voies respiratoires, pour la digestion, pour l’humeur ou encore contre la douleur mais le rire a aussi son côté obscur.

Que risque-t-on à trop rire?

Le rire « n’est pas seulement bon pour la santé » mettent en garde des chercheurs anglais qui ont signé une étude sur le sujet en décembre 2013.

Cette étude parue dans le British Medical Journal (BMJ) cite par exemple le cas d’une femme atteinte d’une malformation cardiaque et qui est morte après trois minutes de rire ininterrompu.

Des personnes ont aussi avalé des objets lorsqu’ils voulaient reprendre leur souffle, d’autres se sont disloqués la mâchoire. Le rire peut être aussi un vecteur de transmission de maladie infectieuse selon ces chercheurs du City Hospital Birmingham.

Une crise de rire pathologique

Si les chercheurs anglais se sont cantonnés aux dangers banals du rire, un neurologue français, Patrick Verstichel a vu passer un cas digne d’un épisode de la série Docteur House.

« Je me souviendrai toujours d’un de mes patients que tout faisait rire » explique-t-il dans la revue Cerveau & Psycho en 2008.

Ce patient qui ne semblait pas être en mauvaise santé ne pouvait s’empêcher d’être hilare en permanence.

En cause, une lésion cérébrale.

« Qu’on lui demande son lieu de naissance, il est pris d’un fou rire, les larmes lui montent aux yeux, il étouffe pratiquement sous les hoquets, incapable bien sûr de répondre », raconte encore le neurologue.

Après un scanner, le spécialiste va découvrir une lésion localisée dans le lobe frontal droit du cerveau de ce patient, doublé d’un œdème qui comprime son cerveau. Cette lésion s’était formée à cause d’une dent infectée non soignée. Les bactéries se sont progressivement propagées au cerveau et ont proliféré. Résultat, crise de rire. Après l’opération, en revanche, le patient n’avait plus le cœur à rire, un mal profond le rongeait, la dépression.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Cette femme a inventé le yoga pour les enfants. Les experts sonnent l’alarme, que cela peut paralyser un enfant!


Le coeur m’a arrêter quand j’ai vue cette femme tordre les bras d’un bébé pour soi-disant renforcer ses muscles. C’est quoi cette torture ? Du yoga ?? Faut-il vraiment attendre qu’un drame grave se produise pour arrêter ses idioties ?
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Cette femme a inventé le yoga pour les enfants. Les experts sonnent l’alarme, que cela peut paralyser un enfant!

Lena Fokina est une enseignante certifiée en éducation physique. Elle a inventé le yoga pour les enfants, ce qui implique de pratiquer l’enroulement des bras et des jambes du bébé. Ce qu’elle fait pour les enfants est choquant, surtout dans le contexte des dernières recherches, qui affirment que vous ne devriez pas tordre les enfants parce que vous pouvez vous retrouver avec des bébés atteints de lésions cérébrales.

La femme croit que sa technique renforce les muscles des tout-petits qui ont un réflexe de préhension naturelle. Ce qui est pire, c’est qu’il n’y a pas de pénurie de parents qui sont prêts à mettre leur bébé de quelques mois entre ses mains. Ils estiment que c’est la meilleure façon d’assurer la santé de leur bébé. Ils croient que Igor Borisovich, qui a également été impliqué dans «guérir» les enfants en les noyant sous l’eau, est également un spécialiste de génie.

De nombreux sites interdisent son exercice dans la crainte que quelqu’un blesse son propre enfant. Nous le rappelons! Cette technique est dangereuse et peut conduire à une paralysie de l’enfant, ne pas essayer cela à la maison!

http://www.estpositive.fr/

Un patient neurovégétatif capable de suivre l’histoire d’un film de Hitchcock


Si vraiment cette expérience exprime qu’une personne en état végétatif peut être consciente de son environnement, il est donc important, de faire attention de ce que l’on dit ou fait autour d’une personne ayant des lésions cérébrales graves
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Un patient neurovégétatif capable de suivre l’histoire d’un film de Hitchcock

 

Cerveau Hitchcock

Photo :  Université de Western Ontario

Certaines personnes considérées comme étant dans un état végétatif sont capables d’avoir des expériences conscientes, montrent des travaux réalisés à l’Université de Western Ontario.

Le Pr Adrian Owen et ses collègues ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle pour enregistrer l’activité cérébrale de 2 patients avec lésions cérébrales et de 12 participants en bonne santé pendant qu’ils regardaient un extrait de 8 minutes du film Bang! You’re Dead d’Alfred Hitchcock..

Ils ont observé qu’un des patients avec des lésions cérébrales, un homme dans la trentaine qui n’avait pas interagi avec qui que ce soit depuis les 16 dernières années, avait une activité cérébrale similaire à celle des participants en santé.

Selon les auteurs, c’est la première fois qu’une étude est capable de montrer qu’un patient considéré comme insensible pouvait suivre et interpréter ce qui se passe dans son environnement.

Le détail de ces travaux est publié dans les annales de l’académie américaine des sciences (PNAS).

http://ici.radio-canada.ca