Le Saviez-Vous ► Les régimes existaient déjà au Moyen Âge


Avec les beaux jours, nombres de conseils sont donnés pour perdre quelques kilos en peu de temps. Les régimes ne datent pas d’hier. Aux XVes siècles, ce n’était pas pour prendre du poids, mais être en santé, et l’Église en profité aussi. Disons les moyens pour expliquer la marche à suivre est quand même assez étrange
Nuage

 

Les régimes existaient déjà au Moyen Âge

 

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Et le smoothie, j’ai le droit? | Wikimedia CC License by

Pauline Guéna et Nonfiction

Les magazines commencent à reprendre leur marronnier de l’été: les régimes. Et au Moyen Âge? Les hommes et les femmes en suivaient aussi… Mais c’était un peu différent.

Revoilà le printemps: la saison des premiers rayons de soleil, des projets de vacances et… des recettes de régime dans les magazines. Il y a encore quelques années, on aurait dit les «magazines féminins». Mais depuis les années 2010, Messieurs, vous êtes comblés: vous avez aussi vos pages «perdez 5 kg avant l’été» rien que pour vous, toujours en subtilité et en nuance. Spéciale dédicace à GQ

Est-ce que tous ces régimes sont un délire de notre société? En un sens oui, mais ils sont loin d’être une invention: dès le Moyen Âge on pratiquait des régimes. Simplement, on s’y prenait très différemment.

Les régimes médiévaux: une affaire médicale

Les régimes envahissent la littérature médiévale à un moment bien précis: au XIIIe siècle. Ce n’est pas que l’on ait ignoré l’importance de l’alimentation auparavant. Mais au XIIIe siècle se diffusent des idées et des textes, notamment ceux que l’on a traduits de l’arabe dans le contexte de l’école de médecine de Salerne, dans le sud de l’Italie, où enseignent depuis environ deux siècles de célèbres docteurs et doctores. Ces textes proviennent en partie d’un corpus médical antique, dont les auteurs les plus connus sont Aristote ou Galien. Ils s’inscrivent donc dans un courant de pensée ancien, qui lie intimement médecine et alimentation. Voilà pourquoi, au Moyen Âge comme dans l’Antiquité, on ne fait pas un régime pour perdre une taille de ventre, mais pour rester en bonne santé. Mais attention, ça ne veut pas dire qu’on peut oublier toute discipline!

Les textes scientifiques qui se diffusent à l’époque sont tous unanimes: l’alimentation est une manière de conserver un équilibre corporel. Or cet équilibre repose sur un savant mélange de… seulement quatre propriétés: le chaud, le froid, le sec et l’humide. C’est ce que l’on appelle la théorie des humeurs. Pour le dire vite, on est en bonne santé quand ces quatre éléments sont bien équilibrés.

Les aliments sont donc listés en fonction de leur nature. Ainsi les fruits crus sont considérés généralement comme froids et humides, et il faut parfois les limiter. (On est donc loin du «cinq fruits et légumes par jour».) Comme les poissons d’ailleurs, humides parce qu’ils vivent sous l’eau, et généralement tout aussi froids. Quant à la viande, elle est considérée comme chaude, mais avec d’infinies variations. Le gibier, celui qu’on chasse, sera ainsi plus sec que les animaux d’élevage, qui ne bénéficient pas du même exercice physique. Bref, manger bien, c’est avant tout bien maîtriser les propriétés de ce que l’on mange. À ce rythme, on comprend que les papes, les empereurs et les princes aient eu besoin d’un médecin pour se mettre au régime…

Manger, bouger (dormir): l’affaire d’une vie

En effet, l’alimentation ne suffit pas pour maintenir cet équilibre. Elle s’insère dans toute une discipline de vie qui prend en compte les différentes activités: l’exercice physique, le sommeil et la veille, parfois aussi l’activité sexuelle (moins pour les papes en théorie). Bref, pas de régime à la légère, et surtout pas de régime standard: il s’agit simplement d’adopter un mode de vie qui permette de ne jamais tomber malade. D’ailleurs, on parle à l’époque de regimen sanitatis: du régime de santé… et donc pas de simples diètes temporaires. C’est un effort constant, qui s’inscrit dans le cadre d’une médecine préventive.

Ces régimes de santé s’adaptent d’ailleurs en fonction des individus. Il y a des règles générales: les femmes sont dites froides et humides, par rapport aux hommes chauds et secs; ou alors les jeunes chauds et humides par rapport aux vieux froids et secs. Mais au-delà de ces règles, chaque individu doit rechercher son propre équilibre. Ce savoir se diffusera au XIVe et XVe siècles au-delà des cours princières, sous la forme de conseils adaptés et parfois simplifiés. Il n’empêche, on attend beaucoup de son alimentation.

Certains médecins y cherchent même des moyens de retarder le vieillissement et de prolonger la vie (en restant chauds et humides, parce que ce sont les caractéristiques des jeunes selon la théorie des humeurs: vous suivez la logique?). En plus des conseils alimentaires, ils adoptent aussi des pratiques apparentées à l’alchimie, qui est alors une forme de science. Sauf qu’au lieu d’avaler des pilules contre le vieillissement comme nous, les plus riches ‒ à commencer par les papes et leur entourage‒ consomment plus volontiers de l’or dilué…. Comme quoi, chaque époque a ses excès. Simplement, les médiévaux ne l’auraient pas fait pour perdre des bourrelets…

Les régimes et la faim

Alors est-ce que le Moyen Âge n’a vraiment pas connu la diète? Si, mais pas pour des raisons de santé: pour servir la morale religieuse. Dans une religion qui considère la gloutonnerie comme un des sept péchés capitaux, le jeûne est extrêmement valorisé. Pratiqué notamment par certains clercs, il est aussi respecté par des laïcs en quête de pénitence. Parfois jusqu’à l’extrême. Au XIIIe et XIVe siècles les «mystiques», des femmes appelées ainsi car elles souhaitent atteindre une expérience plus personnelle et sensorielle de Dieu, se lancent dans des jeûnes si stricts qu’ils sont considérés par l’institution comme des miracles… ou alors condamnés pour leur extrémisme. Certaines deviennent végétaliennes, certaines ne se nourrissent plus que d’hostie, et certaines, enfin, meurent littéralement d’inanition, comme Catherine de Sienne. Au point que les historiens ont forgé pour les désigner le terme de «saintes anorexiques». Mais il s’agit d’un phénomène limité dans le temps, marqué par le besoin d’une frange féminine de la population de se réapproprier la religion. Peut-être aussi de contrôler plus étroitement leur corps. Bref, une fois encore, l’alimentation dit beaucoup des tensions sociales de l’époque.

Le jeûne est donc bien considéré par les médiévaux comme une forme de privation. De même que la privation de sommeil ou d’activité sexuelle, il doit marquer le triomphe du spirituel sur le matériel. Mais ces pratiques empruntes de religion diffèrent des normes de santé. Ces dernières prônent l’équilibre par la discipline et l’organisation de l’alimentation par la connaissance de son corps et des propriétés des aliments. Giacomo da Confianza le dit bien lorsque, au XVesiècle, il rappelle une série de règles de vie nécessaires à une bonne alimentation:

«Quand l’appétit pousse à manger, ne pas tarder à l’entendre et de fait, ne pas supporter la faim. Car comme le dit Avicenne […] Il convient en outre que personne ne mange si ce n’est après le désir [de manger], ni ne tarde à le faire lorsque le désir s’enflamme.»

Bref la prochaine fois que vous passez devant une page de magazine spéciale régime, respirez un coup et pensez à Avicenne. C’est tellement bien dit qu’on peut arrêter de regarder notre ventre, et lui laisser le mot de la faim.

Pour aller plus loin:

– Danielle Jacquart, «La nourriture et le corps au Moyen Âge», Cahiers de Recherches Médiévales et Humanistes, 13 spécial, 2006, p. 259-266.

– Marilyn Nicoud, Les régimes de santé au Moyen Âge: naissance et diffusion d’une écriture, Rome, École Française de Rome, 2007.

– Agostino Paravicini Bagliani, Le corps du pape, Paris, Seuil, 1997 [traduction de la version italienne, 1994]

http://www.slate.fr/

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Que faut-il penser des cures « détox »


À chaque saison ou évènements importants, on parle toutes sortes de régimes ou de détoxication pour se remettre soi-disant en santé. Les régimes détox sont des régimes ne réponds pas du tout au bien-être du corps, car il manque trop d’éléments essentiels pour le bon fonctionnement surtout si ce régime est pris à long terme.
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Que faut-il penser des cures « détox »

 

Par la rédaction de Futura

 

Purifier son corps et perdre du poids, c’est le principe du régime « détox ». En théorie donc, que du bonheur…

Pourtant, selon Florence Rossi, de l’Association française des diététiciens et nutritionnistes (AFDN), ce régime qui vise à chasser les toxines de notre organisme « ne respecte pas les règles d’une alimentation équilibrée ».

Régime détox : un régime restrictif

« Le régime détox repose souvent sur l’ingestion de fruits, de légumes, en règle générale sans protéines, sans beaucoup de glucides et sans matières grasses. Nous sommes donc face à un régime restrictif, c’est-à-dire qu’il ne correspond pas à l’équilibre alimentaire. »

Voilà pourquoi ce régime ne doit pas être mené sur le long terme, mais seulement sur quelques jours.

« L’essentiel dans tout régime, c’est de pouvoir conserver sa perte de poids. Or pour y parvenir, il ne faut pas que les restrictions soient trop importantes, pour que l’organisme s’habitue. »

 Mais le véritable danger avec la technique « détox », c’est le risque de carences.

« Manger, c’est un acte vital. Ce n’est pas un jeu. Tous les nutriments sont nécessaires à l’organisme. Le cerveau fonctionne avec des glucides, apportons-lui des glucides. Nos muscles ont besoin de protéines, et ainsi de suite… »

Source : Interview de Florence Rossi, Association française des diététiciens et nutritionnistes, décembre 2010

https://www.futura-sciences.com/

Weight Watchers veut proposer des adhésions aux enfants dès l’âge de 13 ans


Weight Watchers veut augmenter ses revenus, bon toutes compagnies ont ce but, mais vouloir offrir des adhésions a des enfants et adolescents ??? Bien que l’obésité est un problème sérieux autant chez les jeunes que les plus vieux, suivre un régime m’apparaît grotesque. C’est tout un mode de vie alimentaire qu’il faut changer
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Weight Watchers veut proposer des adhésions aux enfants dès l’âge de 13 ans

 

Une jeune fille se pèse sur la balance, elle a l'air inquiète à propos de son poids.

Un adolescent canadien sur cinq suit déjà un régime. Photo : Getty Images/PenelopeB

 

Le chef de file mondial des programmes d’aide à la perte de poids Weight Watchers fait face à une controverse. La célèbre entreprise a annoncé qu’elle offrirait aux enfants et adolescents de 13 à 17 ans des adhésions gratuites. Cette stratégie vise à doubler les revenus et adhésions de l’entreprise dans un contexte d’obésité infantile en constante augmentation.

RADIO-CANADA AVEC CBC NEWS

« Ils [les enfants] accompagnés d’un adulte bénéficieront d’un accès gratuit à Weight Watchers, ce qui les aidera à développer des habitudes saines à un stade critique de la vie », a déclaré la nouvelle PDG Mindy Grossman, lors d’un événement réunissant les employés de la marque, à New York, le 7 février dernier.

D’ici la fin de 2020, Weight Watchers a prévu de doubler ses revenus et ses adhésions. L’entreprise souhaite atteindre son but en visant un public plus jeune.

Le Centre d’information national des troubles de l’alimentation (NEDIC) et la National Eating Disorders Association des États-Unis ont tous deux condamné l’offre.

La porte-parole du NEDIC, Kelsey Johnston, a déclaré que le régime chez les jeunes est un facteur de risque important pour le développement des troubles de l’alimentation. Selon l’organisation, environ un adolescent canadien sur cinq suit déjà un régime.

[Weight Watchers] a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’un programme de diététique, mais avec un nom comme Weight Watchers… nous pensons que le souci de l’image corporelle est problématique pour les jeunesKelsey Johnston, porte-parole du NEDIC

Une campagne sur les médias sociaux #WakeUpWeightWatchers ainsi qu’une pétition en ligne exhortent la firme à annuler son offre destinée aux adolescents.

L’obésité chez les jeunes cache souvent un problème plus profond

Rosie Schwartz, diététicienne de Toronto, compte parmi ses clients des jeunes en surpoids ou atteints d’obésité. Selon elle, l’épidémie d’obésité chez l’enfant est le symptôme d’un problème bien plus profond qui n’est souvent pas abordé lors d’un régime alimentaire.

« Nous devons changer l’environnement alimentaire des enfants », dit-elle.

Les familles doivent apprendre à manger mieux ensemble. Les familles doivent savoir cuisiner. Les parents doivent savoir cuisiner et les enfants doivent y participer. Rosie Schwartz, diététicienne

Pour chaque patient atteint de surpoids, relate-t-elle, il faut tenir compte des facteurs de risque tels que l’indice de masse corporelle, les antécédents familiaux, l’origine ethnique et aussi l’âge.

Le docteur Tom Warshawski, pédiatre à Kelowna, en Colombie-Britannique, est plus mesuré à propos de l’annonce de Weight Watchers. Il reconnaît qu’un régime alimentaire peut entraîner des troubles de l’alimentation, mais le problème du surpoids est encore plus important.

 L’ampleur du problème ne se compare pas tout à fait à l’épidémie de surpoids et d’obésité.  Dr Tom Warshawski, pédiatre

Il insiste sur la période charnière que représente l’adolescence dans le processus de croissance.

« En grandissant, il faut augmenter sa masse musculaire. Il faut devenir plus lourd. Alors, la perte de poids n’est pas toujours ce que nous recherchons chez les adolescents. Nous cherchons à maintenir le poids et à faire grossir le corps », explique-t-il.

Depuis 1975, le Canada possède un taux d’obésité supérieur à la moyenne mondiale et l’écart ne cesse de se creuser avec les années.

En 2015, Oprah Winfrey, ancienne animatrice d’un talk-show télévisé, est devenue l’un des principaux actionnaires de Weight Watchers. L’entreprise a depuis augmenté ses revenus et ses adhésions, tout en essayant de revaloriser son image en tant que partenaire dans la promotion de modes de vie sains.

Avec Vik Adhopia de CBC

http://ici.radio-canada.ca/

Le régime alimentaire que vous suivez pourrait-il être le bon?


Les régimes alimentaires, on ne sait plus qui dit vrai, qui dit faux. Manger moins gras ou plus gras selon une étude, saler ou moins saler …. Il est clair que manger sainement est un atout, et manger des produits industrialisés est un très mauvais choix. Reste maintenant les régimes alimentaires pour maigrir ont un effet yo-yo, alors vaut mieux adapter un mode d’alimentation sain et combiné a l’exercice physique
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Le régime alimentaire que vous suivez pourrait-il être le bon?

 

GETTY IMAGES/WESTEND61

Quand il s’agit d’interpréter des preuves en matière de nutrition, il ne suffit pas de lire simplement les gros titres, car le « diable est toujours dans les détails ».

On a vu dans le monde une abondance d’« experts » fournir des conseils nutritionnels qui semblent indiscutables et fondés sur des preuves. Beaucoup d’entre nous ont suivi toutes les recommandations : diminuer les matières grasses, puis les augmenter; couper le sel, car il est néfaste, puis l’augmenter parce qu’il n’est plus un problème; un jour, les œufs sont bons pour la santé, le lendemain, ils ne le sont plus; le beurre est très mauvais, la margarine est bonne, non, le beurre est bon à nouveau; favoriser un régime avec glucides élevés, puis couper les glucides, et ainsi de suite.

Cette confusion a conduit à la fois les professionnels de la santé et les membres du grand public à faire des recommandations ou même à apporter des changements à leur propre alimentation, un mouvement de yoyo planétaire. Avec tant d’instabilité en matière de conseils nutritionnels, la profession médicale a fini par paraître indécise et parfois carrément loufoque.

Donc, nous y revoilà!

Il y a quelques semaines, une vaste et longue étude de cohorte sur la nutrition (dix-huit pays, cinq continents, 135 000 personnes, sur 7,4 ans) a été publiée dans The Lancet. Les titres extraits étaient riches d’hyperboles :

 « Les régimes à faible teneur en matières grasses pourraient vous tuer » ou encore « Une vaste étude sur les régimes montre que les glucides et non les graisses posent problème ».

Quand il s’agit d’interpréter des preuves en matière de nutrition, il ne suffit pas de lire simplement les gros titres, car le « diable est toujours dans les détails ».

Tout d’abord, une étude de cohorte de cet ordre ne peut pas déterminer la cause et l’effet, mais seulement suggérer ce qui pourrait arriver lorsque les populations consomment des quantités variables de macronutriments, c’est-à-dire des glucides, des lipides et des protéines. Les personnes soumises à l’étude ont ingéré un large éventail de macronutriments (de 45 à 75 % des calories provenant des glucides, de 10 à 20 % des protéines et de 10 à 35 % des lipides). Les chercheurs ont ensuite examiné l’association entre le pourcentage d’apport en macronutriments et les principales maladies cardiovasculaires et la mortalité en général.

On a constaté que malgré les gammes variées de macronutriments, il n’y avait aucune association entre le pourcentage de macronutriments ingérés sur 7,4 ans et le risque de développer une maladie cardiovasculaire – une cause majeure de maladie et de décès.

On a toutefois fait une association avec le taux global de mortalité. Cependant, même dans ce cas, une augmentation du nombre de décès n’a été associée qu’aux personnes ayant ingéré des glucides au pourcentage le plus élevé (environ 75 %) ou aux personnes ayant ingéré des protéines ou des matières grasses au pourcentage le plus faible (environ 10 %) parmi les gammes à l’étude.

Il est important de noter que l’augmentation du risque de décès n’était que de l’ordre de 1 à 2 % plus élevé chez les personnes se situant dans ces « extrêmes ». Même dans le cas de valeurs aberrantes, 98 à 99 % des participants n’ont pas été affectés. En d’autres termes, cette étude semble suggérer que la composition de macronutriments dans un régime donné n’est pas un facteur important pour déterminer si un régime est sain ou non.

Dans les pays développés, les hydrates de carbone comptent pour 53 %, les protéines, 12 pour cent et les matières grasses, 34 pour cent.

Quand on se penche sur la consommation de macronutriments à l’échelle planétaire, elle se compose en moyenne de glucides à 63 pour cent des calories, de protéines à 11 pour cent et de matières grasses à 26 pour cent. Dans les pays développés, les hydrates de carbone comptent pour 53 %, les protéines, 12 pour cent et les matières grasses, 34 pour cent. Donc, si cette étude du TheLancet est juste, la grande majorité d’entre nous ingèrent une « saine » composition de macronutriments.

Maintenant, mettons cette étude de cohorte en contexte, à côté d’essais par contrôle aléatoire de différents régimes – la forme la plus élevée de preuve. Beaucoup pourraient être surpris d’apprendre que seuls trois grands essais portant sur des résultats cliniques importants ont déjà été réalisés en nutrition : l’étude de Lyon de 1994 sur les maladies cardiovasculaires (Lyon Diet Heart Study) (principalement les hommes atteints de maladies cardiovasculaires), l’étude PREDIMED de 2013 (hommes et femmes sans maladie cardiovasculaire) et l’étude de 2006 de la Women’s Health Initiative (femmes sans maladie cardiovasculaire).

Les deux premiers essais ont porté sur des versions d’un régime de type méditerranéen et ont montré que les maladies cardiovasculaires mortelles et non mortelles étaient réduites d’environ 8 % sur deux ans et d’environ 1 % sur quatre ans, respectivement. La Women’s Health Initiative a constaté qu’un régime pauvre en matières grasses n’avait aucune incidence sur les maladies cardiovasculaires ou sur les résultats médicaux sur une période de huit ans.

En d’autres termes, les meilleures preuves disponibles – bien qu’elles soient de toute évidence restreintes – semblent soutenir un régime de type méditerranéen qui contient des glucides en quantité légèrement plus faible et des matières grasses en plus grande quantité que ce qui a été évalué dans l’étude du TheLancet.

Si l’on considère toutes ces études dans leur ensemble, tant qu’une personne ne mange pas d’un macronutriment à outrance, elle devrait être sur la bonne voie.

Donc, à toutes ces personnes qui tentent de nous convaincre de suivre un régime à faible ou à haute teneur en glucides, faible ou riche en matières grasses, aucune preuve solide n’étaye l’un par rapport à l’autre.

Deux mises en garde importantes s’imposent toutefois.

Premièrement, il y a évidemment des personnes qui ne mangent pas sainement, mais le plus gros problème avec la nourriture n’est pas tellement le type, mais la quantité ingérée. Deuxièmement, les preuves sur les régimes alimentaires sont également assez évidentes lorsqu’il s’agit d’un apport excessif d’aliments surtraités et contenant des sucres raffinés. Ceux-ci semblent toujours être de mauvais choix alimentaires.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas d’ambivalence, cette fois. Si l’on s’appuie sur les preuves, beaucoup d’entre nous ont une bonne alimentation au chapitre des macronutriments.

http://quebec.huffingtonpost.ca/j

Traitement de l’épilepsie: Se soigner avec de la mayonnaise et de la crème 35 % ?



 Si j’aurais trouvé cet article sur un site douteux, j’aurais surement penser que c’est une de ces arnaques de recette miracle, mais le site de nouvelles est sérieux. Il semble que des enfants atteint d’épilepsie qui suivent un régime a base de gras comme la mayonnaise et de crème fraiche peuvent améliorer leur condition
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Traitement de l’épilepsie: Se soigner avec de la mayonnaise et de la crème 35 % ?

MATHIEU PERREAULTLA PRESSE

Quand Tiana avait deux ans et demi, sa garderie a appelé sa mère, Linda Florio, pour l’avertir que Tiana était tombée de la cuvette des toilettes et que depuis elle vomissait. C’était la première apparition de la maladie grave qui mine sa vie depuis.

« Aux urgences, elle faisait de la fièvre, elle était agressive, puis elle a cessé de parler et de marcher, elle avait des tics faciaux », explique la jeune mère de Laval, rencontrée hier matin à l’Hôpital de Montréal pour enfants, où elle avait un rendez-vous de suivi pour Tiana, qui a maintenant six ans et demi. « Un neurologue a eu l’idée de vérifier son activité cérébrale. Il s’est avéré qu’elle avait une encéphalite à anticorps anti-récepteur NMDA. »

Cette encéphalite est une maladie auto-immune rare – seuls deux ou trois nouveaux cas sont recensés chaque année au Québec – qui n’a été identifiée qu’en 2005. Elle est accompagnée de symptômes ressemblant à l’épilepsie et peut parfois être traitée avec des médicaments réduisant les excès du système immunitaire. Mais les médicaments ne fonctionnaient pas pour Tiana, et son neurologue a opté pour une nouvelle approche surprenante : un régime extrêmement riche en gras.

« Elle faisait des pneumonies quand on lui donnait les médicaments », explique Bradley Osterman, un neurologue au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) qui faisait sa résidence à l’Hôpital de Montréal pour enfants quand Tiana a été hospitalisée pour la première fois. « Alors j’ai pensé à recourir au régime cétogène. »

Tiana avait un peu plus de 4 ans quand elle a commencé ce régime à très forte teneur en gras, en février 2016.

« Après trois mois, on a fait un électroencéphalogramme et Bradley a été époustouflé de voir une aussi grande réduction, dit Mme Florio, qui travaille aux finances d’une PME. J’ai fait un test psychologique au début, et elle avait l’âge de développement d’un bébé. Un an plus tard, le même test a montré qu’elle avait un âge de développement de 9 à 12 mois. Je croise les doigts, je pense qu’il est possible qu’elle continue à progresser. »

Une étape importante surviendra en février prochain, quand Tiana arrêtera de suivre le régime cétogène.

ADAPTATION DES FAMILLES

Malgré les restrictions et l’obligation de peser rigoureusement tous les aliments, les familles s’adaptent généralement assez bien au régime cétogène, selon Marie-Josée Trempe, la nutritionniste de Tiana.

« Au bout de deux semaines, elles trouvent généralement des recettes par elles-mêmes. Si l’enfant ne veut pas boire la crème 35 %, on la mélange avec de l’eau pour faire un genre de lait ou avec des œufs pour faire une omelette. » — Marie-Josée Trempe, nutritionniste de Tiana

Linda Florio, elle, a trouvé difficile de manger des mets dont raffolait Tiana.

« Elle a toujours aimé manger, des légumes, des pâtes, de la pizza. Au début, on se cachait pour manger de la pizza. Mais maintenant, je trouve tous les jours des nouvelles recettes, on va au restaurant en apportant notre nourriture. On est même allés en avril faire une croisière Disney. »

La grande sœur de Tiana, Giada, qui a 9 ans, souffre de paralysie cérébrale et la croisière a été offerte par l’organisme Fais un vœu. Tiana aussi aura droit à un « vœu », mais sa mère attend qu’elle soit plus vieille pour pouvoir faire son choix de manière éclairée.

Mme Florio et son mari Jason Raposo, qui travaille de nuit chez Pepsi, auraient aimé avoir d’autres enfants, mais ont décidé que les soins pour leurs deux filles les occupent déjà bien assez.

« On en a plein les mains, dit Mme Florio. Heureusement, on peut compter sur beaucoup d’aide des deux grands-mères. »

SCIENCE

UN EXEMPLE DE MENU CÉTOGÈNE

 

MATHIEU PERREAULTLA PRESSE

Voici un exemple de menu d’un régime cétogène, fourni par la nutritionniste Marie-Josée Trempe de l’Hôpital de Montréal pour enfants. La boisson est toujours l’eau.

DÉJEUNER

55 g de crème 35 %, 44 g d’œuf (un peu moins qu’un œuf), 21 g de beurre, 12 g de compote de pomme sans sucre

DÎNER

24 g de thon, 31 g de mayonnaise, 20 g de concombre, 10 g de carottes crues, 40 g de crème fraîche 40 %

COLLATION

27 g de fromage, 34 g de mayonnaise

SOUPER

45 g de crème 35 %, 19 g de bœuf haché, 20 g de brocoli, 18 g de mayonnaise, 7 g d’ail

COLLATION

21 g de fraises, 40 g de crème fraîche 40 %

Qu’est-ce que le régime cétogène ?

Inventé dans les années 20, mais tombé en désuétude jusqu’au début du millénaire, le régime cétogène remplace les glucides par du gras.

« Il y a le même nombre de calories, mais comme il n’y a plus de glucides, le cerveau pense que le corps est en état de jeûne, dit Bradley Osterman. Le cerveau va utiliser les corps cétoniques, qui sont des métabolites des acides gras, plutôt que le sucre pour son énergie. On ne sait pas pourquoi ça fonctionne avec l’épilepsie. Il y a plusieurs hypothèses. La principale est une augmentation de l’inhibition des neurones. L’épilepsie est un état trop actif des neurones. Il faut un équilibre entre activation et inhibition. Il se pourrait aussi qu’il y ait une explication plus métabolique, impliquant les canaux sodiques ou potassiques. »

Alors qu’un régime normal compte 70 % de glucides, le régime cétogène a 90 % de gras. Les enfants ne peuvent suivre un régime cétonique pendant plus de deux ans, à cause de sa richesse en gras et de sa pauvreté en vitamines (des suppléments vitaminiques sont nécessaires).

En chiffres

40 % des enfants avec une épilepsie réfractaire ont

50 % moins de convulsions avec le régime cétogène

15 % des enfants avec une épilepsie réfractaire n’ont plus de convulsions avec le régime cétogène et peuvent abandonner la médication

5 % des enfants avec une épilepsie réfractaire n’ont plus de convulsions si on essaie un nouveau médicament

4 % de la population canadienne souffre d’épilepsie

Source : CHUL, Statistique Canada

http://plus.lapresse.ca

Une bonne alimentation pour retrouver le moral


Pour se prémunir de la dépression, on sait que l’activité physique et une bonne hygiène de vie est important. Un point que l’on ne parle pas vraiment est l’alimentation. Pourtant, ce dernier est aussi important pour notre santé mentale. Pas question de suivre des régimes restrictives, cela est décourageant et stressant, mais plutôt une alimentation équilibrée permettant quelques petits écarts pour se faire plaisir
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Une bonne alimentation pour retrouver le moral

 

COURTOISIE

La recherche nous dit assez clairement qu’il y a une corrélation entre la qualité de notre alimentation et la dépression.

Adopter une bonne alimentation aiderait à lutter contre la dépression, l’anxiété et d’autres formes de maladies mentales selon plusieurs spécialistes.

Bien manger aidait à réduire les risques de dépression, d’anxiété et autres maladies mentales.

Au cours de l’histoire, plusieurs études scientifiques ont démontré que bien manger aidait à réduire les risques de dépression, d’anxiété et autres maladies mentales. Parmi ces études, celle réalisée en 1999 par l’Université de Las Palmas de Gran Canaria a cherché à analyser l’évolution de la santé mentale d’un échantillon de 15 093 personnes en fonction du régime alimentaire.

À travers cette étude, les chercheurs de l’Université de Las Palmas de Gran Canaria ont examiné trois types de régimes alimentaires : le régime méditerranéen riche en légumes verts, noix et poisson, le régime pro-végétarien exclusivement végétarien et l’Alternative Healthy Eating Index 2010 recommandé contre les maladies chroniques.

En faisant le bilan, les chercheurs ont analysé 1 550 cas de dépression. Les personnes qui ont suivi le régime méditerranéen et le programme Alternative Healthy Eating ont été moins affectées par cette pathologie.

Vanessa Peronne est nutritionniste, membre de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec et du Canada. Pour elle l’alimentation devrait faire presque intégralement partie du traitement pour une personne souffrant de problèmes de santé mentale :

« physiquement, dans notre cerveau il y a un impact direct avec les aliments que l’on mange. La recherche nous dit assez clairement qu’il y a une corrélation entre la qualité de notre alimentation et la dépression. Donc il y a déjà plusieurs facteurs qui démontrent qu’il y a un lien entre ce que l’on mange, le moral et la santé mentale » révèle la fondatrice de Motive Nutrition.

Elle ajoute que pour elle, le régime méditerranéen est idéal « la diète méditerranéenne qui aurait un effet protecteur contre la dépression et serait un modèle à suivre pour les gens en souffrance, notamment les fruits et légumes pour leur composés anti-inflammatoires, les poissons gras pour leurs acides gras omégas-3 comme le saumon sauvage, les aliments fermentés pour la santé du microbiote intestinal car il y aurait un lien entre le cerveau et l’intestin. On conseille aussi une alimentation qui soit riche en protéine. On peut vraiment avoir un impact sur notre moral et notre anxiété si on garde notre intestin en santé » soutient la nutritionniste.

Le sucre un atout à ne pas délaisser

Contrairement à certains préjugés l’ajout de produits sucrés et caloriques n’est pas néfaste pour le moral. Au contraire certains spécialistes estiment qu’équilibrer entre une petite gourmandise de temps en temps et une bonne alimentation aiderait à garder le moral

« ce que je conseille à mes patients c’est d’adopter le principe du 80/20 c’est-à-dire 80% du temps on va consommer une alimentation à base d’aliment entier comme les fruits, comme les légumes et les poissons et 20% du temps on va se faire plaisir. C’est important de se faire plaisir » conseille Vanessa Peronne.

Les régimes, trop exigeants pour le moral

Pas une publicité sur les régimes ne plébiscite leur efficacité et leur complète garantie, pourtant beaucoup de nutritionnistes restent perplexes quant à leur impact à long terme notamment les plus restrictifs:

« dans les régimes qui sont très restrictifs d’un point de vue calorique c’est parfois difficile d’aller rencontrer ses besoins nutritionnels quand un régime est si drastique. Il peut y avoir un impact physique causé par l’absence de nutriment et de calories. Ça fait en sorte qu’on est plus irritable, plus fatigué. Il y a aussi le fait que souvent ce sont des régimes auquel on doit adhérer à long terme, on fini par lâcher prise et ça c’est quelque chose qui affecte le moral de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout » explique Vanessa Peronne.

Une opinion que confirme Chantal Bournival, psychologue et directrice de la clinique des troubles de l’alimentation « l’alimentation stricte, les régimes, les diètes peuvent conduire à plusieurs problèmes dont par exemple les troubles alimentaires. Certaines études démontrent vraiment clairement qu’un régime de trois semaines est suffisant à déclencher un trouble de la conduite alimentaire chez quelqu’un qui a une vulnérabilité génétique, c’est pour ça que l’on fait beaucoup de prévention au niveau des gens qui travaillent dans les troubles alimentaires et des diètes, auprès des jeunes » explique la psychologue spécialiste en troubles de l’alimentation.

Nous ne sommes pas tous égaux…

Toutefois tout le monde n’est pas génétiquement prédisposé aux troubles alimentaires, mais certaines diètes, certains régimes entraîneraient les personnes vers une obsession puis un mal-être:

« les régimes, les restrictions importantes ça a des effets négatifs sur la santé mentale, ça peut paraître bénéfiques au début à cause de cette satisfaction dans la perte de poids, mais rapidement on tombe dans la préoccupation de bien manger et ça peut mener aux troubles alimentaires, la dépression, l’anxiété » affirme Chantal Bournival.

Pour cette spécialiste des troubles alimentaires, l’alimentation n’est pas une solution suffisante pour lutter contre la dépression. Elle conseille d’identifier au préalable les prédispositions comme la prise de certains médicaments qui aurait un impact sur l’humeur de la personne et les facteurs de risques possibles comme le décès d’un proche, la perte d’un emploi, le stress, la consommation d’alcool ou de drogue, une fausse couche, un divorce, une séparation ou une fatigue chronique.

Au quotidien

Elle donne quelques conseils pour aider au maintien de notre santé mentale

« c’est d’abord d’avoir un bon équilibre de vie, prendre la vie dans l’instant présent, éviter d’entretenir des pensées négatives, de ressasser le passé ou d’anticiper l’avenir. Pratiquer de la méditation, reconnaître et surmonter ses peurs, ne pas être trop exigent avec soi-même. Avoir un régime de vie sain. Se coucher tôt, avoir une bonne attitude de sommeil » beaucoup de conseils que préconise Chantal Bournival.

La santé mentale est importante, les professionnels spécialisés en santé mentale s’accordent à dire que prendre soin de soi-même est primordial et cela passe souvent par une alimentation équilibrée, mais aussi par une bonne hygiène de vie et la pratique régulière d’une activité sportive.

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D’un régime à l’autre


Les régimes miracles se vendent mieux, mais n’ont pas l’effet escompter, du moins à long terme. Il est vrai que certains aliments ont inutiles et l’abus ne fait qu’emmagasiner la graisse. Cependant, préférer des aliments et soustraire d’autres ne sont guère mieux. Il n’y a donc pas de miracle, l’exercice et une bonne alimentation (même avec des petits plaisirs aux papilles de temps à autre) sont les seuls moyens pour arriver à perdre du poids. Il y a quand même de l’aide pour ceux en difficultés, un peu comme les AA, les OA (Outremangeurs Anonymes) pourrait des outils précieux
Nuage

 

D’un régime à l’autre

 

STOCKVISUAL VIA GETTY IMAGES

Accuser tel aliment ou tel autre d’être responsable de l’obésité ou encore faire croire qu’il existe des diètes miracles relève de l’illusionnisme.

Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour perdre quelques kilos ? Des diètes de toutes sortes apparaissent et disparaissent pour être remplacées par d’autres, souvent, encore plus farfelues que les précédentes… En 2000, j’ai eu le plaisir de collaborer à l’écriture d’un livre qui s’intitulait : Question de maigrir. Ce qu’il faut savoir pour contrôler son poids avec le Dr Dominique Garrel. Le Dr Garrel, un médecin et endocrinologue, a suivi une formation en recherche sur la nutrition à l’Université Berkeley en Californie et est professeur titulaire et directeur du Département de nutrition de la Faculté de médecine à l’Université de Montréal. Il ne s’agissait donc pas d’un livre qui donnait des recettes miracles, mais qui renseignait objectivement sur les routes à suivre si on voulait contrôler son poids. J’avais pensé que le livre, compte tenu de la crédibilité à toute épreuve de son auteur et des besoins de la population, se vendrait à plusieurs milliers, voire à des dizaines de milliers d’exemplaires. Tel ne fut malheureusement pas le cas. Il semble que dans ce domaine, il aurait fallu une recette miracle, une pilule quelconque ou une approche sensationnaliste pour attirer l’immense population de ceux qui désirent perdre quelques kilos.

D’ailleurs, il n’est pas étonnant que bien souvent, les succès de librairie relèvent d’au moins une des trois approches ci-haut citées. Mais il faut bien comprendre ici que le succès en est un financier pour celui qui sort la nouvelle méthode et non un succès en matière de perte de poids à long terme pour celui qui y adhère. La liste des diètes qui ont connu leurs heures de gloire et qui ressuscitent à l’occasion est longue : le régime Atkins, le régime de Berverly Hill, le régime hollywoodien, le régime basé sur les groupes sanguins, l’alimentation macrobiotique, l’alimentation vivante, le régime de Montignac, et je pourrais en ajouter d’autres.

« Par-delà le risque pour la santé plus ou moins important qu’apportent ces techniques, elles présentent un autre inconvénient majeur : Pendant que les personnes s’y adonnent, elles n’apprennent rien ou pire des faussetés en ce qui concerne la perte et le maintien du poids. Quand on tente de vous faire avaler qu’il existe de bons ou de mauvais glucides, on vous berne », mentionne le Dr Garrel dans son ouvrage..

D’autres diètes miracles supposément appuyées par des dictats scientifiques continueront d’alimenter nos fantasmes. Une des dernières en lice est celle de boire beaucoup plus d’eau que nécessaire. Ainsi, Heidi Powell, une étoile montante dans le domaine de la perte de poids et de l’entraînement suggère de boire, tenez-vous bien, 5 litres d’eau par jour, ce qui augmenterait le métabolisme de 30% et entraînerait une perte de poids. Peut-on parler ici de pseudoscience ? Sur le site de l’agence Science Presse, on relate un discours opposé d’une docteure écossaise :

« Selon Margaret McCartney, boire beaucoup d’eau peut perturber le sommeil et causer des dommages aux reins, entraînant une incontinence urinaire, surtout chez la femme. Une consommation excessive d’eau pourrait aussi déclencher une « hyponatrémie », une affection pouvant mener à une hypertension intracrânienne potentiellement mortelle. Selon elle, aucune preuve scientifique n’appuie les recommandations émises depuis plusieurs années par les nutritionnistes qui incitent à consommer autant d’eau. »

Pour ma part en ce qui concerne ma santé et mon alimentation, je préfère me référer souvent à cette faculté que l’on nomme le gros bon sens ou encore à un médecin spécialiste. Depuis l’aube de l’humanité, s’il y avait existé un truc miracle pour perdre du poids, cela se serait su ! Accuser tel aliment ou tel autre d’être responsable de l’obésité ou encore faire croire qu’il existe des diètes miracles relève de l’illusionnisme. La physiologie humaine est faite en sorte que lorsqu’on ingère plus d’énergie qu’on en a besoin, celle-ci sera mise en réserve sous forme de graisse pour pallier à l’éventualité d’une famine, phénomène qui se répétait très souvent anciennement. En effet pendant des centaines de milliers d’années, des périodes de famine se faisaient fréquemment sentir et décimaient des populations entières. Qu’elles soient dues à de mauvaises conditions météorologiques (eh oui, même lorsqu’il n’y avait pas d’automobiles et de pollution chimique, la météo pouvait connaître des écarts catastrophiques pour la cueillette des fruits et légumes), à des chasses infructueuses ou encore à des guerres, souvent les famines frappaient. Ceux qui avaient une bonne réserve de graisse survivaient, les autres non. C’est pourquoi, pendant longtemps, afficher un certain embonpoint était à la mode, c’était non seulement un signe d’opulence, mais aussi un espoir de survie en cas de disette.

Peu d’exercices et beaucoup de nourriture, voilà la diète parfaite pour l’obésité.

    Dans les pays industrialisés, les famines ont disparu et au lieu de travailler la terre, semer et récolter ses légumes ou au lieu d’avoir à courir de longues heures en forêt à la recherche de gibier, le seul exercice que l’on a à faire est de se rendre au supermarché du coin et marcher entre les allées pour aller chercher notre pitance. Peu d’exercices et beaucoup de nourriture, voilà la diète parfaite pour l’obésité.

    Et le retour au poids santé n’est pas une mince affaire. Des habitudes ont été prises sinon ancrées, des émotions ont été impliquées, des réflexes ont été acquis et ainsi reprendre le contrôle de son poids devient pour plusieurs un pénible travail au quotidien. Il faut s’astreindre à accepter d’y aller un jour à la fois tout comme pour toute autre dépendance. Mais dans ces autres dépendances, il est possible d’éliminer totalement l’agent en cause, que ce soit la cigarette, l’alcool ou les autres drogues. Ce n’est pas facile, mais c’est possible. Dans le cas où l’agent addictif est la nourriture, il est impossible d’y renoncer totalement. Le défi n’en est que plus difficile à relever. Tout comme il existe les AA (Alcooliques anonymes), il y a aussi les OA (Outremangeurs anonymes). On peut y trouver sur leur site web :

    « Chez OUTREMANGEURS ANONYMES, l’abstinence est l’action de s’abstenir de manger compulsivement. Nombreux d’entre nous ont constaté qu’ils ne pouvaient s’abstenir de manger compulsivement sans l’utilisation des (9) outils de rétablissement proposés par notre mode de vie.

    Ces neuf outils sont :

  • Le plan alimentaire

  • Le parrainage et le marrainage

  • Les réunions

  • Les appels téléphoniques

  • L’écriture

  • Les publications OA et AA

  • Le plan d’action

  • L’anonymat

  • Le service

Pour plus d’informations sur cet aspect de notre mode de vie, nous vous invitons à lire le dépliant « Outils de rétablissement » qui est disponible dans les réunions OA. »

(http://outremangeurs.org/) ou il est possible de les joindre au téléphone au : 514-490-1939 ou encore sans frais au 1-877-509-1939.

Nul n’est besoin de se rendre malade avec la panoplie de diètes proposées pour perdre du poids.

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