Le Saviez-Vous ► Pourquoi Lucky Luke est-il habillé en jaune, rouge et noir ?


J’ai beaucoup lu de Lucky Luke quand j’étais jeune. Je ne m’étais jamais posé la question sur les vêtements, mais en plus de l’explication on apprend beaucoup de chose sur ce personnage, comme des censures dont la bande dessinée a subit au cours des années, étant donné qu’il était destiné à la jeunesse.
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Pourquoi Lucky Luke est-il habillé en jaune, rouge et noir ?

 

Pour être exhaustif le personnage de Lucky Luke porte aussi un jean de couleur bleu et un chapeau blanc. Mais si on se limite à la description de ses vêtements pour le haut du corps, on trouve bien une chemise jaune, un veston noir et un foulard rouge.

Si ces couleurs ne vous disent rien, il s’agit de celle du drapeau de la Belgique ! Pourquoi la Belgique ? Tout simplement parce que Lucky Luke fut créé par un Belge, le dessinateur Morris. Il a donc voulu faire un clin d’oeil à sa partie.

Lucky Luke est apparu pour la première fois dans l’Almanach 1947, un hors-série du journal Spirou publié en 1946 et compte aujourd’hui 80 albums.

A noter que cette bande dessinée fut censurée à de nombreuses reprises. En France à cause de la loi de 1949 sur les publications pour la jeunesse, mais aussi en Belgique quelques années plus tard où le gouvernement l’accuse de pervertir la jeunesse. Pourquoi exactement ? Et bien car à la fin de la 12e histoire Hors-la-loi, Bob Dalton est arrêté par Lucky Luke, puis on le découvre mort. On imagine que c’est Lucky Luke qui l’a tué mais aucun dessin ne représente la scène. Dans la version originale, on voit Bob Dalton mourir après qu’une balle lui ait traversé la tête. Mais ce sera la version censurée qui sera publiée dans le journal Spirou en 1952.

De même dans l’histoire Billy the Kid une planche représentant ce personnage bébé en train de sucer un pistolet fut censurée par le comité français au nom de la moralité et du bon goût. Elle réapparaitra dans les albums publiés à partir de 1981.

Des épisodes de censure qui furent également accompagnés d’auto censure de la part de Morris. Une pratique qui a pu sembler lui peser puisqu’en 1966 il dessina, comme pour se défouler, pour le journal étudiant belge Le Point, une planche où Lucky Luke boit beaucoup de whisky, tue ceux qui l’agacent, et passe une nuit torride avec une danseuse.

Quant à la cigarette, Morris la remplaça par une brindille dès 1983, et ce alors même qu’il n’y était pas contraint par la loi. En effet les publications “jeunesse” devaient a l’époque répondre à une loi de 1949 qui n’interdiaent que l’apologie du vol, du mensonge, de la débauche ou de la paresse. C’est tout.

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Le Savez-Vous ►Science décalée : 704 traumatismes crâniens… dans les albums d’Astérix


Les scientifiques ne font pas toujours des recherches sérieuses, ils peuvent aussi s’amuser. C’est le cas ici avec les aventures d’Astérix le Gaulois. Ils ont tenu compte des ethnies, des blessures, des situations et de la potion magique pour dénombrer les traumatismes crâniens. Malgré les conflits, un fait qui est rare, est qu’il n’y a eu aucun mort et que la guérison était généralement rapide. Pourtant, la médecine était loin d’être aussi efficace qu’aujourd’hui.
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Science décalée : 704 traumatismes crâniens… dans les albums d’Astérix

 

Par Janlou Chaput, Futura

Des neurologues ont passé en revue les 34 albums des aventures d’Astérix le Gaulois. Ils ont relevé en tout 704 cas de traumatismes crâniens, mais aucun d’eux ne s’est révélé irréversible ou mortel. Leur conclusion : s’il vaut mieux ne pas être Romain, surtout face à un Gaulois qui vient d’avaler de la potion magique, il ne faut pas non plus oublier de bien attacher son casque !

L’image de la science n’est pas toujours des plus drôle. On associe souvent les chercheurs à des rats de laboratoires, perdus dans leurs pensées irrationnelles et déconnectés complètement de la réalité. Certains correspondent au portrait. Mais la recherche se compose avant tout d’hommes et de femmes, dont certains ne sont pas dénués d’humour. La preuve avec ces neurologues germains qui ont consacré du temps et un article scientifique aux traumatismes crâniens qui se sont produits au fil des albums d’Astérix le Gaulois…

Le contexte : Astérix, témoin d’une époque ravagée par les guerres

« Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum… »

C’est en ces mots que commencent toutes les aventures d’Astérix, compagnon d’Obélix et de Panoramix, habitants d’un modeste village breton dirigé par le chef Abraracourcix.

L’époque est difficile pour la Gaule. Les légions romaines, réputées pour leur discipline, ont vaincu les troupes celtes de Vercingétorix à Alésia deux ans plus tôt. Jules César, dictateur à vie, a pris le contrôle de la plus grande partie de l’Europe occidentale et du monde méditerranéen au terme de guerres violentes causant des milliers de victimes.

Les techniques de médecine sont beaucoup moins performantes que celles dont on dispose aujourd’hui. Impossible, à l’époque, de regarder les dégâts causés au cerveau par exemple. Heureusement, un témoin de ces temps lointains a laissé des traces dans nos BD pour que scientifiques et historiens reconstituent les conditions de vie de la période gallo-romaine. Des neurologues de la Heinrich Heine Universität de Düsseldorf (Allemagne) en ont profité pour étudier l’ampleur des traumatismes crâniens. Leurs résultats ont été décrits en 2011 dans la revue Acta Neurochirurgica.

Les légionnaires romains ont conquis presque toute la Gaule. Un seul village leur résiste... et leur cause bien des difficultés. Le centurion, à droite, en garde les séquelles au niveau de son œil gauche. Son compagnon prend des risques en n'attachant pas mieux son casque... © webast, Fotopédia, cc by nc nd 2.0

Les légionnaires romains ont conquis presque toute la Gaule. Un seul village leur résiste… et leur cause bien des difficultés. Le centurion, à droite, en garde les séquelles au niveau de son œil gauche. Son compagnon prend des risques en n’attachant pas mieux son casque… © webast, Fotopédia, cc by nc nd 2.0

L’étude : les traumatismes crâniens passés à la loupe

Les scientifiques ont étudié dans le détail les 34 albums de la série des aventures d’Astérix. Ont été relevés : les indices attestant d’une ecchymose périorbitale (œil au beurre noir), les signes d’une parésie du nerf hypoglosse (la langue pendante), l’importance des troubles neurologiques (confusions, aphasies, etc.), mais aussi l’appartenance ethnique des victimes et des coupables, l’absorption ou non de potion magique et la présence ou non d’un casque sur la tête au moment du choc. Il faut être précis pour une analyse statistique fine !

Le constat est sans appel. Parmi les 704 cas de traumatismes crâniens retrouvés, 698 apparaissent chez des hommes. Dans les deux tiers des cas, les victimes sont romaines. Malgré tout, 120 Gaulois, 59 bandits ou pirates, 20 Goths, 14 Normands, 8 Vikings, 5 Britanniques et 4 extraterrestres comptent parmi les blessés.

Les coupables sont, dans 87 % des situations, des Gaulois. Astérix et Obélix contribuent à eux deux à 57,6 % des lésions crâniennes. Les légionnaires romains ont causé 32 des blessures et ne sont pas uniquement des victimes. Parmi les traumatisés du cerveau, 70,5 % portaient malgré tout un casque. Mais la violence du choc (puisque dans 98,8 % des cas, il s’agissait d’un coup porté, et seuls 8 cas d’étranglements ont été relevés) et la lanière mal attachée ont fait s’envoler la protection dans 87,7 % des situations.

Autre fait marquant : la majorité des traumatismes (83 %) sont intervenus consécutivement à l’absorption par le responsable d’une boisson décrite ainsi par les auteurs :

« Cette substance contient du gui et est supposée conférer une force surhumaine. En réalité, les personnages qui avalent cette potion magique avant de frapper causent des lésions cérébrales plus sévères. »

Cette image obtenue par scanner montre un traumatisme crânien. Le crâne a été déformé suite à un choc qui lèse certaines régions du cerveau. Il n'est pas toujours mortel mais peut entraîner de lourdes conséquences neurologiques. © Rehman et al., Wikipédia, cc by 2.0

Cette image obtenue par scanner montre un traumatisme crânien. Le crâne a été déformé suite à un choc qui lèse certaines régions du cerveau. Il n’est pas toujours mortel mais peut entraîner de lourdes conséquences neurologiques. © Rehman et al., Wikipédia, cc by 2.0

Justement, la gravité des traumatismes a été jugée grâce à l’échelle de Glasgow, établie dans les années 1970 par des scientifiques écossais. En tout, 390 d’entre eux sont sévères, contre 89 modérés et 225 cas bénins. Heureusement, aucun mort ni aucun dommage permanent n’est à signaler. Si la quasi-totalité des individus s’est remis en quelques minutes ou quelques heures, le druide Panoramix a montré des signes inquiétants d’aphasie et de désorientations qui se sont étalés sur plusieurs semaines. Tout a fini par rentrer dans l’ordre.

Ces données étonnent les scientifiques. Eux qui pensaient que les violences de l’Antiquité entraînaient des lésions cérébrales irréversibles ont été surpris, du fait également des méthodes diagnostiques et thérapeutiques nettement inférieures aux nôtres. Ils reconnaissent qu’il faut peut-être creuser davantage la piste de la potion magique pour comprendre les raisons d’une telle résistance. En effet, dans le gui, on retrouve de la lectine, dont on connaît les vertus pour soigner les tumeurs cérébrales. Peut-elle aussi réparer des traumatismes crâniens ?

Cela « nécessite d’être clarifié dans des études ultérieures ».

L’œil extérieur : les scientifiques ne manquent pas d’humour

Bien évidemment, cette étude menée avec tout le sérieux qui caractérise les scientifiques tend à rappeler qu’il faut aussi s’amuser. Au milieu de publications qui traitent toutes des différents problèmes et solutions rencontrés en neurochirurgie, un brin d’humour n’a jamais fait de mal.

L’article a d’ailleurs été bien accueilli dans le monde scientifique. Karl Schaller, un de leurs collègues de l’université de Genève, note tout particulièrement l’intérêt porté sur la lanière du casque bien trop rarement fixée, limitant l’efficacité des protections. Et de conclure que la prochaine étape serait de comparer avec d’autres bandes dessinées, pour voir par exemple si la Panthère rose fait preuve d’autant de violence…

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Une « bande dessinée » datant de l’époque romaine trouvée dans un tombeau en Jordanie


Une découverte hors du commun dans un tombeau d’époque romaine en Jordanie. Sur les murs plus de 200 personnages ainsi que plusieurs bulles comme dans les bandes dessinées pour raconter l’histoire de la fondation d’une cité antique
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Une « bande dessinée » datant de l’époque romaine trouvée dans un tombeau en Jordanie

 

Deux tailleurs de pierre à l’œuvre, accompagnés de petits textes. Ces inscriptions font toute l’originalité de la riche iconographie de ce tombeau car elles semblent jouer le même rôle que les bulles dans les bandes dessinées. © CNRS, Hisoma

Deux tailleurs de pierre à l’œuvre, accompagnés de petits textes. Ces inscriptions font toute l’originalité de la riche iconographie de ce tombeau car elles semblent jouer le même rôle que les bulles dans les bandes dessinées. © CNRS, Hisoma

 

    Dans un tombeau datant de l’Antiquité romaine exhumée en Jordanie, de somptueuses peintures murales content les aventures de centaines de personnages. Elles ressemblent étrangement à une bande dessinée qui, d’après les archéologues, raconterait le mythe de la fondation de l’ancienne cité de Capitolias.

    Dieux et humains, accompagnés d’animaux, se bousculent sur les murs peints d’un antique tombeau exhumé en Jordanie, dans la ville de Bayt Ras. La prudence et le secret entourent ce site exceptionnel, découvert par hasard en 2016 lors de travaux de voirie. Depuis, une équipe internationale d’archéologistes, dont font partie des chercheurs du laboratoire d’Histoire et sources des mondes antiques (Hisoma), a été chargée des fouilles par le Département des antiquités de Jordanie. Ils ont la tâche passionnante d’interpréter les illustrations présentes dans ce tombeau.

    Extrêmement bien préservé, le tombeau de 52 m² abrite deux chambres funéraires et un très grand sarcophage en basalte. Les illustrations, recouvrant les murs et le plafond de la salle principale, abordent toutes sortes de thématiques, allant des scènes champêtres les plus banales – des paysans labourant la terre ou cueillant des fruits – à celles, plus frappantes, représentant des divinités. Elles évoquent des activités de la vie quotidienne et la mythologie de la cité, Capitolias, qui s’élevait là à l’époque.

    Le saviez-vous ?

    Ville grecque dans l’Empire romain d’Orient, Capitolias a été fondée à la fin du Ier siècle de notre ère. Elle faisait partie d’une région appelée Décapole regroupant une dizaine de cités aux alentours. Elle constituait un pôle commercial et culturel important.

    Ainsi, une peinture tout à fait hors du commun dans l’iconographie gréco-romaine fait figurer des bûcherons coupant des arbres avec l’aide des dieux. Dans une autre scène, ces derniers en plein banquet savourent les offrandes apportées par les mortels. La peinture centrale montre un sacrifice en leur honneur. Mentionnons encore une grande illustration consacrée à l’édification d’une muraille, un médaillon présentant les signes du zodiaque et les planètes autour d’un quadrige (un char antique), ainsi que des illustrations du Nil et du monde aquatique.

    Dans un communiqué de presse, les archéologues précisent que l’iconographie du tombeau est extraordinaire en raison, d’une part, de la profusion de personnages : ils sont 260, humains et dieux confondus.

    « Des personnages faisant penser à des architectes ou à des contremaîtres côtoient des ouvriers […], des tailleurs de pierre ou des maçons qui montent des murs », énumère Julien Aliquot, chercheur au laboratoire Hisoma, dans des propos rapportés par le CNRS. « Ce fourmillement de personnages compose un récit qui s’ordonne de part et d’autre du tableau central; ce dernier représentant un sacrifice offert par un officiant aux divinités tutélaires de Capitolias », explique -t-il.

D’autre part, la seconde particularité du tombeau réside dans les inscriptions accompagnant les dessins. Dans la scène montrant l’édification d’une muraille, une soixantaine de textes flottent en effet aux côtés des personnages, expliquant leurs actions de manière parfois amusante. L’un déclare par exemple « Je casse une pierre », tandis qu’un autre s’exclame « Hélas pour moi ! Je suis mort ! ».

Écrits en araméen, la langue locale, tout en utilisant l’alphabet grec, « [ces] inscriptions s’apparentent à des bulles de bande dessinée, parce qu’elles décrivent les actions des personnages, qui parlent en expliquant ce qu’ils sont en train de faire. Ce qui est, là encore, exceptionnel », souligne Jean-Baptiste Yon, chercheur à Hisoma.

Une iconographie rarissime illustrant l’histoire de la cité

D’après les archéologues, les diverses scènes mentionnées précédemment relateraient les différentes étapes du mythe de la fondation de la cité de Capitolias : consultation des dieux lors d’un banquet pour décider de la localisation, défrichage du terrain où sera érigée la cité, construction d’une muraille, et pour finir, remerciements aux dieux après la fondation de la cité. Ce thème, rarissime dans l’iconographie antique, constitue la troisième et dernière particularité de ce tombeau.

Cette vidéo présente la découverte du tombeau. Elle est en anglais. © Usaid Schep, Youtube

Les archéologues estiment même pouvoir répondre à une question qui brûle certainement toutes les lèvres : qui gît dans le sarcophage ? 

« Selon notre interprétation, le personnage enseveli dans le tombeau a toutes les chances d’être […] le fondateur de la cité », déclare dans le communiqué du CNRS, Pierre-Louis Gatier, l’un des chercheurs du laboratoire Hisoma ayant participé aux fouilles. Le site a d’ailleurs été surnommé le « Tombeau du fondateur ».

L’étude de ce tombeau exceptionnel est toujours en cours et permettra peut-être aux archéologues d’identifier avec certitude la personne qui y est enterrée.

« Son nom n’est pas encore connu », précise Pierre-Louis Gatier, « mais il pourrait être gravé sur le linteau de la porte qui reste à dégager ».

Les résultats des fouilles devraient être dévoilés en janvier 2019, à l’occasion du 14eCongrès international d’histoire et d’archéologie de Jordanie.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une iconographie d’une richesse exceptionnelle a été découverte dans un tombeau d’époque romaine mis au jour en Jordanie.
  • Les peintures murales de ce tombeau sont hors du commun car elles mettent en scène plus de de 200 personnages, dont certains sont accompagnés de petits textes descriptifs, écrits en araméen, similaires à des bulles de bande dessinée. En outre, toutes ces illustrations semblent raconter l’histoire de la fondation d’une cité antique appelée Capitolias.

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Le Saviez-Vous ► Cette tapisserie du XIᵉ siècle serait la première BD au monde


 

Cette tapisserie est une broderie qui raconte l’histoire d’un combat entre deux hommes pour avoir accès au trône d’Angleterre On la considéré comme la première bande dessinée a cause des 58 scènes accompagné de 2 000 mots en latin
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Cette tapisserie du XIᵉ siècle serait la première BD au monde

 

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Nous sommes nombreux à avoir chéri les histoires de nos héros préférés en relisant encore et encore les pages écornées de nos bandes dessinées ultra-colorées. Peut-être avez-vous une magnifique collection de BD Tintin ou Superman qui campe encore fièrement sur une étagère et qui vous inspire un tendre sentiment de nostalgie. Mais vous êtes-vous déjà demandé à quand remontent les débuts du « neuvième art » ? Pour certains, une broderie du XIᵉ siècle inscrite au patrimoine de l’UNESCO en 2007 en serait l’ancêtre !

Cette broderie, c’est la Tapisserie de Bayeux que certains aiment également appeler la Tapisserie de la reine Mathilde. Bien que les origines de cette œuvre en laine restent encore troubles, une légende voudrait en effet que ce soit la reine Mathilde et ses dames de compagnie qui se soient attelées à ce travail titanesque. Car là où une bande dessinée tient aisément dans un cartable d’écolier, la tapisserie en question affiche des dimensions pour le moins impressionnantes : 68,30 mètres de long sur 50 centimètres de haut (le tout pour pas moins de 350 kg). Mais les historiens spécialistes de la période médiévale se posent encore la question de son origine, notamment suite à des recherches menées par l’université de Caen dont les conclusions penchent plutôt pour une création anglaise faisant suite aux événements qui y sont narrés.

En effet, le sujet de cette œuvre didactique souvent considérée comme de la propagande raconte la conquête héroïque de l’Angleterre entre 1064 et 1066 par Guillaume duc de Normandie accompagné d’Odon, son demi-frère et évêque de Bayeux qui aurait commandité cette tapisserie. Guillaume est en effet celui qui a été désigné pour prendre le trône d’Édouard le Confesseur (1004-1066), le roi d’Angleterre. Mais le beau-frère du roi et comte de Wessex, Harold, est son rival et souhaite également devenir le nouveau roi. La tapisserie retrace cette histoire et la confrontation entre les deux hommes.

La broderie est découpée en 58 scènes qui se suivent avec dynamisme et accompagnées de légendes en latin (2000 mots). C’est pour ces raisons qu’on la considère comme la première bande dessinée de l’histoire.

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Vue d’ensemble d’une partie de la tapisserie. (Crédit : Bayeux.fr)

La scène 51 : la célèbre bataille de Hastings (octobre 1066)

La scène 51 : la célèbre bataille de Hastings (octobre 1066) au cours de laquelle Harold meurt.

Sources : MarieLebert ; BayeuxMuseum ; Wikipédia

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les méchants au cinéma ont souvent des problèmes de peau


Des dermatologues se sont intéressés aux problèmes de peau qu’on souvent les méchants. Est-ce pour dénoncer une forme de stéréotype ou tout simplement que les réalisateurs renforcent le côté sombre de la méchanceté
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Pourquoi les méchants au cinéma ont souvent des problèmes de peau

 

Des dermatologues se sont amusés à comparer les affections de la peau des 10 plus grands méchants et héros du cinéma. Sans grande surprise, les premiers cumulent les problèmes…

Au cinéma, les méchants cumulent les problèmes de peau

Quand la Reine se transforme en sorcière (Blanche-Neige et les Sept Nains,1937), les verrues apparaissent.

© GLADSTONEGANDER / DISNEYWIKIA

Verrues, cicatrices, alopécie (accélération de la chute des cheveux ou des poils)… Les plus grands méchants du cinéma cumulent les problèmes de peau, et non les héros, relèvent trois dermatologues américains dans la revueJAMA Dermatology. Ils ont récupéré la liste des 100 plus grands héros et méchants de l’American Film Institute (voir tableau ci-dessous) et se sont amusés à comparer l’état de la peau des 10 premiers noms. L’on retrouve des méchants célèbres : Hannibal Lecter (Le Silence des agneaux, sorti en 1991) Dark Vador (Star Wars, Episode V : l’Empire contre-attaque, 1980), Mr Potter (La Vie est belle, 1946)

Sur ces dix méchants, six souffrent de troubles dermatologiques. À l’image d’Hannibal Lecter et de Dark Vador, un tiers présente une alopécie importante. 30 % également souffrent d’une hyperpigmentation du contour des yeux (anormalement sombres), 20 % ont des rides faciales profondes et 20 % ont le visage ravagé de cicatrices. La Reine (Blanche-Neige et les Sept Nains, 1937), quant à elle, souffre également de verrues.

En comparaison, seuls deux héros (Indiana Jones dans Les Aventuriers de l’arche perdue, sorti en 1981, et Rick Blaine dans Casablanca, 1942) ont des problèmes de peau, et encore il s’agit « de cicatrices faciales, plus subtiles et plus courtes que celles des méchants », précisent les auteurs.

Faut-il conclure de cette analyse fantaisiste la mise en évidence de préjugés négatifs sur les maladies de la peau dans le septième art ? N’allons pas jusque-là. Les auteurs soulignent surtout un certain penchant des réalisateurs à utiliser les problèmes dermatologiques comme expression cinématographique de la méchanceté. Un moyen de renforcer le côté obscur de leurs personnages.

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Le Saviez-Vous ► Mais qui était «Rascar Capac», la momie des aventures de Tintin?


Les livres de Tintin, on fait partie de ma jeunesse. Ceux qui ont lu Les Sept Boules de Cristal et Le Temple du Soleil se rappellerons sûrement de cette momie Rascar Capac qui jetaient la malédiction sur des savants. Hergé, c’est inspirer du personnage inquiétant Rascar Capac par une momie qui est dans un musée à Bruxelles et qui promet d’autres découvertes sur cette momie avec les nouvelles technologies au service de l’archéologie .. Donc, un personnage à suivre
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Mais qui était «Rascar Capac», la momie des aventures de Tintin?

 

Sur la photo, une image tirée de la...

Sur la photo, une image tirée de la bande dessinée.

Agence France-Presse
Bruxelles

Quel âge avait-il ? Que mangeait-il ? De quoi est-il mort ? Autant de questions auxquelles vont tenter de répondre des chercheurs belges en braquant leurs instruments sur la momie péruvienne « Rascar Capac », rendue célèbre par son apparition effrayante dans les aventures de Tintin

La peau brune et desséchée de cette momie aux orbites vides, jetant des sorts à Tintin et à ses compagnons dans les albums Les Sept Boules de Cristal et Le Temple du Soleil, ont marqué les esprits des lecteurs les plus braves.

Pour créer ce personnage inquiétant, Hergé, le « père » de Tintin, se serait inspiré d’une véritable momie précolombienne, conservée depuis 175 ans aux Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles.

La chercheuse Caroline Tilleux et le conservateur des collections « Amérique » du musée, Serge Lemaitre, ont décidé d’étudier en profondeur cette momie, ainsi que six de ses semblables également conservées dans le musée bruxellois.

« Rascar Capac » avait déjà fait l’objet d’un premier examen dans les années 1990, mais elle vient de repasser sous les instruments de pointe des Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles, ont indiqué cette semaine les responsables du musée.

Grâce aux nouvelles avancées technologiques en matière d’imagerie médicale, les chercheurs espèrent obtenir des informations plus précises sur la date de la mort, l’alimentation ou encore l’origine géographique des sept momies conservées dans la capitale belge. Les résultats de l’étude devraient être disponibles d’ici à quelques mois.

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Le Saviez-Vous ► Qui étaient les Dalton


 

Tout le monde connaît, les Daltons dans la bande dessinée Lucky Luke. Ces criminels ont vraiment existé, sauf qu’en réalité, ils n’étaient pas 4, mais 3 frères hors-la-loi
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Qui étaient les Dalton


(Photo)

Par Eveline Ferron

Spécialiste en histoire ancienne

Des frères liés à l’histoire de la colonisation de l’Ouest américain:


Photo:
Chefs amérindiens, 1865

Nés dans la deuxième moitié du 19e siècle, les frères Dalton venaient en réalité d’une famille nombreuse de quinze enfants, qui a vécu dans les territoires de l’Ouest américain comme le Missouri, le Kansas et l’Oklahoma. 


Photo:
Colons qui entreprennent la traversée des Plaines

À leur époque, la colonisation dans l’Ouest était devenue nécessaire aux yeux de plusieurs Américains, qui souhaitaient avoir de bonnes terres agricoles où s’établir, alors que la population ne cessait d’augmenter. La découverte d’une pépite d’or en Californie en 1849 fut également un facteur important dans la traversée de colons vers l’Ouest et le Sud, ce qui provoqua de nombreux conflits avec les populations amérindiennes habitant ces territoires.

3 frères bandits:


(Photo)

La vie dans l’Ouest était par conséquent compliquée et dans ce contexte, certains frères Dalton choisirent comme carrière celle de faire respecter la loi, en pourchassant notamment les criminels qui s’attaquaient aux caravanes, aux trains ou aux banques des villes en émergence. 


Photo:
Grat Dalton

Mais ces emplois n’étaient pas assurés et les défauts de paiements fréquents, ce qui amena trois frères (et non quatre) à choisir la voie de la criminalité! Grat, Emmett et Bob devinrent ainsi des hors-la-loi et commencèrent à piller des banques à partir de 1890.

Pourchassés et assassinés:


Photo:
Memento Mori de la bande des Dalton, 1892. De gauche à droite, Bill Power, Bob Dalton, Grat Dalton et Dick Broadwell

En plus des trois frères, les Dalton recrutèrent d’autres hors-la-loi dans leur bande, afin d’être plus efficaces dans leurs vols. Californie, Nouveau-Mexique, Kansas, Arkansas, Oklahoma… pendant deux ans la bande des Dalton multiplia les larcins en pillant les maisons de jeu, les banques et les trains dans de nombreuses petites villes de l’Ouest. Ils devinrent ainsi des hommes très recherchés par les forces de l’ordre!

Photo: Impact de balles à la banque Condon de Coffeyville

Ils commirent leur dernier vol dans la ville de Coffeyville au Kansas le 5 octobre 1892. Une supercherie d’un employé de la banque Condon permit aux citoyens de s’armer et de confronter la bande dans une fusillade. Grat et Bob Dalton, de même que deux de leurs acolytes tombèrent sous les balles alors qu’Emmett survécut… même s’il avait subi, selon les témoignages de l’époque, 23 blessures de balles!


Photo:
Emmett Dalton

Après 14 années derrière les barreaux, il fut libéré et devint un agent immobilier qui mourut en 1937 à l’âge de 66 ans!

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