Comment la génétique influence la santé de mon chien ?


    La génétique chez les chiens peut jouer un rôle sur la santé, surtout pour les chiens de race. Alors que les croisements de races réduit de beaucoup les risques de maladies génétiques
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    Comment la génétique influence la santé de mon chien ?

    Comment la génétique influence la santé de mon chien ?

    Le choix d’un chien commence souvent par le choix de sa race. En effet, chaque race présente des traits de tempéraments spécifiques, et cela peut aider pour choisir un chien qui correspond à son mode de vie. Mais beaucoup de races sont concernées par des maladies issues de leur patrimoine génétique : cela concerne-t-il toutes les races ? Les chiens issus de croisements sont-ils concernés ?

    Depuis les années 90 et la découverte du code génétique, notre compréhension du vivant a fait un progrès considérable, de même que la connaissance médicale. Dans cet article, nous reviendrons sur ce qu’est une maladie génétique, et comment celles-ci peuvent affecter (ou non) votre animal.

    Qu’est-ce qu’une maladie génétique ?

    On désigne par maladie génétique une affection causée par une  anomalie génétique (comme une mutation) sur un ou plusieurs des chromosomes. La maladie peut se déclarer dès la naissance, mais aussi pendant la vie de l’animal. La maladie est dite héréditaire si elle est transmissible à la descendance.

    On trouve donc une grande variété de maladies génétiques, qui diffèrent en fonction du/des gène(s) touché(s) : malformation congénitale, retard de croissance, dégénérescence de certains tissus, etc… Certaines peuvent être mortelles, d’autres sont juste handicapantes. Toutes ne se déclarent pas à la naissance : par exemple, le Cavalier King Charles est une race où plus de 80% des individus développent une maladie cardiaque entre 8 et 12 ans.

    Pourquoi les chiens de races ont-ils plus de maladies d’origine génétique que les chiens croisées ?

    Depuis sa domestication, l’humain sélectionne les chiens dont il a besoin en fonction de leurs critères physiques et comportementaux. Suivant les races et les critères retenus dans le standard, la sélection peut être très rigoureuse : des maladies peuvent apparaître, retenues involontairement dans la génétique de la race.

    C’est le cas pour la coloration « chocolat » du labrador : les labradors chocolats sont plus susceptibles de développer des maladies de peau et d’oreilles, et ont une longévité légèrement inférieure à ceux noirs ou jaunes. Il s’agit d’un cas particulier, où la couleur est ici associée génétiquement à des conditions de santé ou même des maladies.

    Il existe même des races qui sont sélectionnées avec des critères morphologiques impliquant des maladies génétiques :

    • le port du bassin bas chez le Berger Allemand, exigé par son standard de sa race, seraient en cause dans les dysplasies fréquemment observées.

    • les chiens brachycéphales naissent avec un appareil respiratoire réduit et comprimé, dans un but esthétique (le faciès juvénile, c’est-à-dire la face plate, nous attire) : les bruits respiratoires (ronflements) qu’ils expriment toute leur vie sont dus à cet appareil respiratoire écrasé. Ils naissent également avec un squelette fragile au niveau de la colonne, et de gros risques de hernies ou fractures vertébrales.

    • certaines races naines comme le chihuahua ne peuvent plus se reproduire sans assistance humaine : la réduction de la taille n’est pas proportionnée au corps du chien, qui a réduit plus vite que la tête. Si bien que lors de la naissance, la tête des chiots ne peut plus passer le bassin de la mère : les naissances se font donc obligatoirement par césarienne.

      Comment la génétique influence la santé de mon chien ?

      Le standard de la race impose d’avoir un port de bassin bas : il y aurait un lien avec la dysplasie de la hanche fréquente chez les Bergers Allemands.

      Pourquoi les éleveurs n’éliminent pas ces tares génétiques ?

      Il est important de mentionner que le travail de l’éleveur de chiens de race est de maintenir le standard de la race sans sélectionner de maladies génétiques : ce n’est pas un travail facile, à mesure que la connaissance avance.

      Aujourd’hui, de nombreux outils sont à leur disposition pour les aider : des tests génétiques ou des examens de santé précoces permettent de dépister les animaux porteurs, et de les sortir de la reproduction.

      Par exemple, la fameuse mutation MDR1, fréquente chez les colleys (87% en France), et provoquant une intolérance médicamenteuse, est aujourd’hui identifiable par un test génétique abordable : cela permet aux éleveurs de privilégier les chiens non porteurs du gène à la reproduction.

      Cependant, tous les éleveurs ne réalisent pas ce travail consciencieusement : trafic d’animaux, impératifs économiques et coût des analyses, etc… il convient à chaque futur propriétaire de chien de choisir son élevage avec soin, en évitant ceux qui ne présenteraient pas un tel niveau de qualité. Un éleveur passionné par sa race doit la connaître, et il sera à même de vous expliquer les détails sur les maladies génétiques liées à sa race, en toute transparence.

      Comment la génétique influence la santé de mon chien ?

      Les chiens croisés ont-ils moins de maladies que les autres ?

      Le croisement entre deux races permet souvent d’éliminer les maladies génétiques qui étaient présentes chez les deux races, mais cela dépend énormément des croisements et de la maladie surveillée : il peut y avoir des exceptions.

      En effet, le croisement n’empêche pas une maladie génétique de se transmettre. Par contre, il réduit drastiquement la probabilité qu’elle s’exprime : on reconnait les chiens croisés avec moins de problèmes dégénératifs (maladie cardiaque, problème immunitaire,…) ou de naissance, et souvent une longévité supérieure.

      Dr Stéphane Tardif

      Docteur vétérinaire et rédacteur pour Wamiz

      https://wamiz.com/chiens/

      Zika: des malformations qui se manifestent après la naissance


      Cela fait longtemps qu’on n’a pas parlé du virus Zika. On sait qu’il est responsable des microcéphalie à la naissance du bébé. Il semble que si le virus était présent avant ou pendant la grossesse, l’enfant puisse naître normalement et ce n’est que plus tard, qu’il montre des retards de développement. Il peut aussi avoir des problèmes de vue, d’audition, de déglutition, etc.
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      Zika: des malformations qui se manifestent après la naissance

       

      À 1 an, 8,5 % des bébés en apparence... (Photo VANDERLEI ALMEIDA, archives Agence France-Presse)

      À 1 an, 8,5 % des bébés en apparence indemnes à la naissance malgré une infection au Zika durant la grossesse ont des « anomalies neurodéveloppementales » possiblement liées au virus.

      PHOTO VANDERLEI ALMEIDA, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

       

      MATHIEU PERREAULT
      La Presse

      Le Zika durant la grossesse ne cause pas seulement des malformations à la naissance, selon une nouvelle étude américaine. Certains bébés infectés semblent normaux quand ils sortent du ventre de la mère, puis souffrent de retards de développement et même de microcéphalie.

      Un an plus tard

      Quand une femme est infectée par le virus Zika juste avant ou pendant une grossesse, son bébé a 6 % de risque d’avoir une malformation congénitale à la naissance, généralement de la microcéphalie. Mais le danger pourrait être encore plus élevé, selon une nouvelle étude américaine. À 1 an, 8,5 % des bébés en apparence indemnes à la naissance malgré une infection au Zika durant la grossesse ont des « anomalies neurodéveloppementales » possiblement liées au virus qui infeste l’Amérique latine.

      « On parle de problèmes de vue ou d’ouïe, de difficultés à bouger les bras et les jambes ou à avaler, de convulsions », explique Margaret Honein, des Centres de contrôle des maladies (CDC) du gouvernement américain, qui est l’auteure principale de l’étude publiée cette semaine dans le Morbidity and Mortality Weekly Report (MMWR) des CDC.

      « Il y a même 1 % des bébés qui développent une microcéphalie sans en avoir une à la naissance. »

      L’échantillon était formé de 1450 bébés nés de mères possiblement infectées par le Zika immédiatement avant ou durant la grossesse. Au total, 14 % des bébés avaient un problème possiblement lié au Zika à l’âge de 1 an.

      L’importance des tests

      Cette découverte renforce l’importance de tests réguliers durant la première année de vie d’un bébé dont la mère a eu un diagnostic d’infection, ou un soupçon d’infection, au Zika peu avant ou pendant la grossesse.

      « Il faut s’assurer que tous les médecins traitants sont au courant », dit Mme Honein, en entrevue depuis le Maryland. « Tous les bébés doivent être suivis durant la grossesse, puis à la naissance avoir des tests à leur cerveau, soit une tomographie, une résonance magnétique ou un test à ultrasons. Après un mois, il faut un examen de la vue et de l’ouïe, et par la suite des tests réguliers de neurodéveloppement. »

      Seulement 36 % des bébés dans l’échantillon de Mme Honein avaient eu un test ophtalmologique, 47 % un test de l’ouïe et 60 % une imagerie du cerveau. Un test biochimique est-il envisageable pour quantifier le risque qu’un bébé souffre de problèmes liés au Zika et effectuer un suivi encore plus serré de certains bébés ?

      « Beaucoup de groupes travaillent sur cette question », dit Mme Honein.

      Cibler le trimestre

      Dans cette nouvelle étude, les épidémiologistes des CDC n’ont pas tenu compte du trimestre de grossesse où est survenue l’infection.

      « D’autres études ont observé que le risque de malformation à la naissance était plus élevé si l’infection survenait durant le premier trimestre », explique Mme Honein, qui dirige le Centre national sur les malformations congénitales des CDC. « Mais nous n’avons pas fait cette distinction pour le moment. Il sera important de le faire, c’est l’une des prochaines étapes. »

      Se pourrait-il que différents mécanismes soient à l’oeuvre pour les malformations détectables à la naissance ou après quelques mois ?

      « Nous ne savons pas grand-chose sur l’action du Zika sur les neurones et le système nerveux, simplement qu’il y a des dommages. Tout est envisageable. »

      Des recommandations

      Les CDC ont aussi mis à jour leurs recommandations sur la planification des grossesses pour ceux qui voyagent dans un pays touché par le Zika. Le délai nécessaire pour être certain de ne pas transmettre le virus à un foetus ou par voie sexuelle a été abaissé de six mois à trois mois pour les hommes et deux mois pour les femmes.

      « Le virus survit plus longtemps dans le sperme », explique Mme Honein.

      Cela signifie que si on voyage dans une région touchée, il faut utiliser un préservatif à chaque relation sexuelle. Santé Canada, qui conserve pour le moment le délai de six mois pour le préservatif, n’inclut pas les États-Unis continentaux parmi les régions touchées, mais relaie des recommandations des CDC indiquant que les voyageurs au Texas et dans le sud de la Floride devraient aussi porter un préservatif pendant deux mois pour les femmes et trois mois pour les hommes.

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      Les scientifiques pensaient que c’était un oiseau momifié, c’était en fait un jeune garçon


      Une momie datant 2 100 ans, que l’on croyait être, la momification d’un faucon était en réalité un garçon mort-né. Faut dire que la forme de la momie pouvait porter à confusion, mais grâce à la technologie, il était clair que l’enfant avait plusieurs malformations.
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      Les scientifiques pensaient que c’était un oiseau momifié, c’était en fait un jeune garçon

       

      Des tomodensitométries ont permis de déterminer qu’une «momie de faucon» au Maidstone Museum UK est en fait un homme mort-né présentant de graves anomalies congénitales, notamment un crâne malformé et des vertèbres. Andrew Nelson, expert en bioarchéologie et en momie, de l’Université Western, Canada, a dirigé l’analyse sans précédent d’une équipe internationale. Crédits : Maidstone Museum UK / Nikon Metrology UK

      par Brice Louvet

       

      Des restes momifiés vieux de 2 100 ans que l’on pensait correspondre à un faucon appartiennent en fait à un jeune garçon mort-né qui souffrait d’anencéphalie, une maladie rare dans laquelle une partie du cerveau et du crâne ne se développe pas.

      Longtemps considérée comme celle d’un faucon, une petite momie égyptienne de 24 centimètres de long,  est en réalité un rare exemple de fœtus dont le crâne était gravement déformé, selon un examen mené par l’expert Andrew Nelson de l’Université Western Ontario au Canada. Des scanners de tomodensitométrie détaillés nous révèlent alors une tragédie familiale survenue il y a deux millénaires : un jeune garçon mort-né entre 23 et 28 semaines de grossesse d’une anencéphalie.

      « La partie supérieure de son crâne n’est pas formée », explique le chercheur dans un communiqué. « Les arcs des vertèbres de sa colonne vertébrale ne sont également pas fermés, et ses oreilles sont à l’arrière de sa tête ».

      Crédits : Maidstone Museum

      Son identification erronée au Maidstone Museum au Royaume-Uni a été révélée en 2016 lorsque le musée a décidé de scanner plusieurs momies d’animaux. C’est alors que la petite momie surprit les experts, qui l’ont ensuite identifiée comme étant non pas un faucon, mais un fœtus humain. Des analyses en haute résolution ont ensuite permis d’identifier les orteils et les doigts, bien formés, mais un crâne qui avait subi d’importantes malformations. Également, il n’y a pas d’os pour façonner le dessus et les côtés du crâne, où le cerveau se développerait normalement.

      « Chez cet individu, cette partie de la voûte ne s’est jamais formée, il n’y avait probablement pas de vrai cerveau », poursuit le chercheur.

      Cela en fait l’une des deux momies anencéphales connues (l’autre a été répertoriée en 1826), et de loin la momie fœtale la plus étudiée de l’Histoire. Rappelons que la momification était une pratique courante dans l’Égypte ancienne – un processus soigneux et fastidieux pour protéger le corps et assurer un passage sûr vers l’au-delà.

      Source

      http://sciencepost.fr/

      Plus de maladies psychiatriques chez les consanguins


      La plupart savent peut-être que l’union entre cousins germains pourrait avoir des conséquences sur des malformations congénitales des enfants. Les scientifiques voulait trouver des facteurs des risques de santé mentale et ils ont découvert la consanguinité était une des causes
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      Plus de maladies psychiatriques chez les consanguins

       

      Selon une étude de l'Université Queen à Belfast, les... (Photo Kent Porter, Archives Associated Press)

      Selon une étude de l’Université Queen à Belfast, les enfants de cousins germains sont 2,13 fois plus susceptibles de prendre régulièrement des médicaments antipsychotiques et 3,01 fois plus susceptibles de prendre régulièrement des médicaments contre la dépression ou l’anxiété.

      PHOTO KENT PORTER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

      MATHIEU PERREAULT
      La Presse

      Les enfants de cousins germains ont deux fois plus de risques de prendre des médicaments antipsychotiques, et trois fois plus de risques de prendre des antidépresseurs, selon une nouvelle étude britannique. Ses auteurs proposent que le dépistage de maladies mentales soit resserré dans les familles et régions plus consanguines.

      MÉDICAMENTS

      Les effets de la consanguinité proche, les enfants de mariages entre cousins germains, sont difficiles à étudier à grande échelle, selon l’auteure principale de l’étude publiée au début d’avril dans la revue JAMA Psychiatry, l’épidémiologiste Aideen Maguire de l’Université Queen à Belfast.

      « Habituellement, on ne peut avoir que les circonstances de la naissance, et donc les malformations congénitales. Nous avons trouvé une manière de croiser les registres des naissances de l’Irlande du Nord avec ceux des médicaments. »

      Cette analyse, regroupant 363 000 personnes nées entre 1971 et 1986, a permis de voir que les enfants de cousins germains sont 2,13 fois plus susceptibles de prendre régulièrement des médicaments antipsychotiques et 3,01 fois plus susceptibles de prendre régulièrement des médicaments contre la dépression ou l’anxiété.

      DOSE

      Pour vérifier s’il s’agissait véritablement de patients ayant un diagnostic psychiatrique, les chercheurs de Belfast n’ont conservé que les doses relativement élevées et ont fait une analyse supplémentaire des ordonnances renouvelées à plusieurs reprises pendant la période de suivi de cinq ans.

      « Nous n’avons pas la puissance statistique pour calculer le risque de la prise en continu de ces médicaments pendant plusieurs années, ce qui serait un bon indicateur d’un diagnostic psychiatrique, dit l’épidémiologiste irlandaise. Mais nous voyons une tendance en ce sens. Le risque de prendre une seule fois, durant le suivi de cinq ans, un antipsychotique, un antidépresseur ou un anxiolytique (NDLR : contre l’anxiété) est de deux à trois fois plus élevé, mais le risque d’en prendre en continu pendant plus d’un an est encore plus élevé. » Les chercheurs de l’Université Queen ont éliminé les doses faibles d’antidépresseurs et d’anxiolytiques parce que ces deux classes de médicaments sont parfois utilisées pour d’autres raisons que des troubles mentaux, notamment le contrôle de la douleur.

      GÉNÉTIQUE OU ENVIRONNEMENT

      Les épidémiologistes de Belfast ne visaient pas au départ la question de la consanguinité.

      « Nous voulions déterminer les facteurs de risque de troubles de santé mentale, dit Mme Maguire. Les résultats nous ont sauté aux yeux. »

      Les résultats ne sont pas seulement intéressants pour les couples de cousins germains.

       « Il y a une incertitude sur l’ampleur respective des causes génétiques et environnementales des troubles psychiatriques. Si les variables génétiques de la consanguinité se confirment avec d’autres échantillons, notamment les très bonnes données scandinaves, la puissance des causes génétiques des troubles psychiatriques sera confirmée. »

      DÉPISTAGE

      À court terme, les médecins de famille devraient ajouter le risque de maladie mentale aux informations qu’ils donnent aux couples de cousins germains qui désirent avoir des enfants.

      « En fonction de l’historique familial psychiatrique, on pourrait faire un suivi plus étroit des enfants, dit Mme Maguire. Mais je crois qu’on pourrait appliquer nos résultats plus largement, pour la détection des maladies psychiatriques dans les populations ayant un haut taux de consanguinité. Un dépistage précoce plus systématique pourrait valoir la peine dans ces régions. »

      En chiffres

       

      0,2 %: Proportion des enfants nord-irlandais qui sont nés de cousins germains (premier degré)

      0,3 %: Proportion des enfants nord-irlandais qui sont nés de cousins au deuxième degré

      0,2 %: Proportion des enfants américains qui sont nés de cousins au premier ou au deuxième degré

      33 %: Proportion des cousins germains qui ont trois enfants ou plus, contre 20 % de la moyenne des familles

      Sources : JAMA Psychiatry, US Census

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      Le Saviez-Vous ► Grady Stiles Junior, le criminel homme-homard


       

      L’ectrodactylie est une maladie génétique, qui déforme les pieds et les mains. Ce fut le cas pour toute une famille, père et enfants ont ces malformations. À l’époque, ce genre de cas se retrouvait dans un cirque sous le nom de l’homme homard, et famille homard. Cependant, le père a un sale caractère et il est très violent, il a tué le fiancé de sa fille. Il se retrouve en prison et n’a pas fait toute sa peine dû à son handicap. De retour à la maison, son caractère n’a pas changé et sera tué par sa famille et un voisin
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      Grady Stiles Junior, le criminel homme-homard

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      PAR MARINE GASC

      L’ectrodactylie est une déformation congénitale des mains et des pieds. Les personnes qui en souffrent ont des doigts et des orteils en moins et selon le degré de la maladie, les doigts peuvent être soudées entre eux ce qui donne aux mains et aux pieds des allures de pinces de homard…

      Un autre cas célèbre : Mikhaïl Tal, champion européen d’échecs letton né en 1936, il n’avait que trois doigts à la main droite. L’autre main n’était pas atteinte. Il est décédé en 1992.

      Une famille atteinte d’ectrodactylie

       

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      Pendant plus d’un siècle, les différentes générations de la famille Stiles ont été atteintes de cette étrange maladie génétique. Il arrive que la maladie saute des générations, hélas pour Grady Stiles Junior ça n’a pas été le cas. Le premier cas dans la famille est arrivé en 1805, chez William Stiles. Ensuite, Jacob, Elisha, Grady ont hérité des gènes et on crée un spectacle où ils se mettent tous en scène. Ils gagnent leur vie de cette façon. En juillet 1937, Grady Junior intègre le cirque à son tour alors qu’il n’est encore qu’un petit garçon… Il va y rester près d’une cinquantaine d’années, même si le nombre de représentations était bien plus important lorsqu’il avait moins de 25 ans, la foule se déplace pour voir l’homme homard, d’autant qu’il a une réputation sulfureuse. Tout le monde le déteste pour son horrible caractère et son amour pour l’alcool… Malgré tout, il travaille en famille dans le cirque du père « The Family Lobster », grace à leur business, ils font le tour des Etats-Unis lors des belles saisons et en hiver, ils se reposent à Gibsonton, une ville en Floride réputée pour accueillir tous les freaks pendant la saison creuse.

      Grady Junior, un criminel au physique… difficile

      Grady Jr ne peut pas se déplacer correctement à cause de ses pieds de homard particulièrement touchés par la maladie. En revanche il a développé une force importante dans tout le haut du corps et il a pu se déplacer en fauteuil roulant toute sa vie. Il épouse deux femmes (pas en même temps) et il a quatre enfants, dont deux sont atteints d’ectrodactylie, une fille, Cathy, et un fils, Grady III. Grady Jr. n’est pas vraiment un époux aimant ni un père câlin.

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      Il est très capricieux avec un caractère de chien et il est violent avec les membres de sa famille. Lorsque sa fille aînée, Donna, décide d’épouser un homme en 1978, Grady n’apprécie pas l’heureux élu et la veille de la cérémonie de mariage, il prend un fusil et le tue de sang-froid. Oui, c’est bien le style de Grady Junior, tabasser ou éliminer les personnes qu’ils n’apprécient pas.

      Le procès de Grady Stiles Jr.

      Le jugement de Grady est riche en rebondissements. Il a été jugé coupable, évidemment, il confesse rapidement son crime et avoue n’avoir aucun remord. Si c’était à refaire, il le referait sans hésiter. Mais alors qu’il doit effectuer 15 années de détention, il joue de sa condition physique pour changer sa peine en sursis. Eh oui, lui et son avocat estiment que les prisons ne sont pas adaptées et que le système pénitentiaire américain n’est pas équipée pour accueillir l’handicap de Grady Stiles Jr. De fait, il rentre chez lui. Plus sadique que jamais, il fout la pression à sa famille et particulièrement aux femmes de son entourage qu’il bat régulièrement.

      Il leur répète sans cesse « j’ai déjà tué et je suis sorti de prison, je peux recommencer ».

      Ça crée une sale ambiance à la maison. Lorsqu’il quitte sa deuxième épouse, il re-épouse la première Maria, qui s’était éprise entre temps d’un homme atteint de nanisme. A peine remariée, elle regrette son choix et est battue presque quotidiennement. Grady va le payer de sa vie.

      La mort de Grady Stiles Junior

      Le 29 novembre 1992, Grady est assassiné. Trois balles dans la tête. Le crime a été commandité par Maria et son fils Harry. Ils ont payé le voisin, Wyant, pour faire le sale boulot. Avec un petit billet de 150$ c’était fait. Évidemment, tout le monde a dû affronter la justice et ils n’ont pas obtenu de commutation de peine malgré les déclarations de Maria

      «  Mon mari allait tuer ma famille, je le crois que du fond de mon cœur. Je suis désolée, mais ma famille est aujourd’hui en sécurité. »

      Harry, pour être le cerveau de l’affaire a été condamné à vie, Wyant a pris 27 ans de réclusion, Maria pour complicité a dû effectuer douze années de prison. Personne ne s’est rendu aux funérailles de Grady Stiles Junior tant il était détesté par tous les membres de sa famille mais aussi par la grande communauté des gens du cirque.

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      Mais pour la famille, l’ectrodactylie ne disparaît pas avec Grady Junior, son fils, sa fille, ainsi que sa petite fille sont atteints de la maladie des pinces d’homard.

      http://www.racontemoilhistoire.com/

      Chaton à deux visages


      En Afrique du Sud, une chatte a donné naissance à 3 chatons, sauf qu’un des petits avec deux museaux, trois yeux et deux bouches. Cette malformation congénitale est appelée duplication craniofaciale ou Diprosopie. Sa maitresse n’a pas voulu sous les conseils du vétérinaire l’euthanasiée, mais plutôt lui laisser la chance de vivre. Ce n’est pas le premier chat né avec deux visages, un chat a quand vécu 15 ans, c’est un âge honorable pour un félin
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      Chaton à deux visages

      Le Saviez-Vous ► L’anévrisme cérébral : définition, symptômes, traitement


      L’anévrisme cérébral est soit issu de l’hérédité ou de malformation congénitale ce qui est plus fréquent. Malheureusement, il n’y a pas de traitement de prévention pour éviter cette formation de l’anévrisme mais il y a des moyens pour éviter que celui-ci éclate et cause une mort prématurée
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      L’anévrisme cérébral : définition, symptômes, traitement

       

      Un anévrisme cérébral (en rouge) vu par angioscanner.

      Un anévrisme cérébral (en rouge) vu par angioscanner.

      ©GOMBERGH/SIPA

      Par Hugo Jalinière

      Entre 1 et 4% de la population serait porteuse d’un anévrisme cérébral sans même le savoir. Si le risque de rupture est très faible (environ 1/10.000 habitants/an), il s’agit d’un événement grave, mortel dans plus de 50% des cas.

      Qu’est-ce que c’est ?

       

      Cerebral aneurysm-fr

        Un anévrisme désigne la dilatation localisée d’une artère ou, plus rarement, d’une veine due à une faiblesse du tissu vasculaire. Cette dilatation progressive prend le plus souvent la forme d’une poche de sang, un « ballon » qui se gonfle au niveau de la paroi de l’artère (schéma ci-dessus ©NIH/CC).

        Cette poche appelée « sac anévrismal », dans laquelle le sang artériel sous pression circule en tourbillonnant, est reliée au reste de l’artère par une zone plus étroite appelée « collet ». Chez l’humain, l’anévrisme se situe dans la plupart des cas en trois endroits : l’aorte abdominale, l’aorte thoracique et les artères cérébrales. Une fois formé, il grossit lentement et, en fragilisant d’avantage l’artère, créé un cercle vicieux. En effet, plus l’artère se dilate, plus sa paroi est fragile, et plus elle a tendance à se dilater rapidement… Jusqu’à atteindre le point de rupture. L’anévrisme se rompt et provoque une hémorragie interne qui peut être fatale, en particulier s’il s’agit d’une artère cérébrale.

        Comment ça s’explique ?

        En général, cette petite poche de sang est due à une faiblesse du tissu vasculaire qui recouvre la paroi d’une artère. Le plus souvent, c’est au niveau d’une « bifurcation » artérielle qu’elle se forme (cf. schéma ci-dessus). Le danger de l’anévrisme est ainsi associé à l’amincissement de la paroi de l’artère. Car sous la pression sanguine, il peut saigner légèrement (fuite) ou se rompre brutalement.

        Il reste difficile de dire à quoi est due l’apparition d’un anévrisme. Il existe bien sûr des formes dites « familiales » avec contexte héréditaire, mais celles-ci sont loin d’être la règle « et il faut considérer dans la grande majorité des cas que l’anévrisme est le résultat d’une malformation congénitale non héréditaire », précise la Société française de neurologie.

        On considère que les membres d’une famille ont un risque plus élevé de développer un anévrisme cérébral uniquement lorsqu’au moins 2 parents au premier degré (père, mère, frère, sœur) ont un diagnostic avéré d’anévrisme cérébral. En règle général, tous les facteurs affaiblissant l’intégrité de la paroi des artères – en particulier la média, la couche intermédiaire, élastique et résistante de l’artère – augmentent le risque d’anévrisme. C’est notamment le cas de la maladie coronarienne qui se caractérise par une accumulation de dépôts graisseux et autres déchets sanguins sur la paroi interne des artères. Il s’agit d’un phénomène progressif appelé athérosclérose. Mais sans prédisposition génétique, même une forme grave d’athérosclérose ne donnera pas forcément lieu à un anévrisme.

        Quels sont les symptômes ?

        Un anévrisme non rompu n’occasionne généralement pas de symptômes particuliers. Ainsi, la détection d’un anévrisme cérébral se fait le plus souvent de façon fortuite, lors d’un examen radiologique réalisé pour d’autres raisons. Dans certains cas, rares, un gonflement important peut toutefois exercer une pression sur des tissus contenant des terminaisons nerveuses. Certains signes non spécifiques peuvent ainsi alerter : une vision double, une douleur faciale, une perte de la vision, de graves maux de tête dus à un saignement mineur, un strabisme, des tremblements ou des mouvements incontrôlables d’un œil ou d’une paupière... Des signes qui doivent amener à consulter un médecin. Mais dans l’immense majorité des cas, la rupture d’un anévrisme cérébral frappe comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Sa survenue est brutale et, selon la localisation et la taille de l’anévrisme, la mort peut être subite.

        Un événement fréquent « puisqu’on estime que seuls 50 % des patients qui rompent un anévrisme arrivent vivants dans un hôpital », selon la Société française de neurologie. 

        Les symptômes de la rupture d’anévrisme cérébral sont consécutifs à l’hémorragie intra-crânienne qu’elle occasionne. Leur intensité dépend de l’ampleur et de la localisation de l’hémorragie. Si celle-ci est limitée, la raideur de la nuque peut être le seul signe. En revanche, une hémorragie massive peut entraîner un coma rapide et/ou la mort. Un mal de tête d’une violence exceptionnelle peut être ressenti soudainement.

        D’autres symptômes  similaires à ceux occasionnés par un accident vasculaire cérébral (AVC) peuvent être constatés : nausées, vomissements, photophobie, troubles de la vision et/ou de l’élocution, paralysie partielle du corps…

        Quels traitements ?

        Deux cas de figure se présentent dans le traitement d’un anévrisme cérébral. Soit l’anévrisme est détecté de façon fortuite avant la rupture, à l’occasion d’un examen médical indépendant ; soit l’anévrisme s’est rompu et demande une prise en charge en urgence.

        Dans le premier cas, si la taille et les caractéristiques de l’anévrisme détecté le permettent, il peut être décidé d’une simple surveillance. En effet, un anévrisme peut aussi bien ne jamais se rompre. Mais s’il reste très difficile de déterminer le risque réel, un individu présentant plusieurs facteurs de risque (tabagisme, cholestérol, hypertension, antécédent familiaux…) se verra proposer une intervention chirurgicale. Plusieurs techniques peuvent être utilisées pour « neutraliser » l’anévrisme :

      • Le clippage constitue le traitement de référence. Il s’agit de poser un clip au niveau du col de l’anévrisme afin d’interrompre l’apport de sang vers celui-ci ;

      • L’enrobage de l’anévrisme consiste lui à envelopper l’anévrisme, geste qui engendre à terme une cicatrice autour de l’anévrisme et épaissit sa paroi ;

      • La résection-anastomose vise à trancher dans le vif. L’anévrisme est retiré et le tissu est réparé ;

      • La ligature de l’artère porteuse de l’anévrisme : peut aussi être envisagée. Il s’agit alors de nouer l’artère avec un lien pour prévenir ou arrêter l’hémorragie.

        Ces techniques peuvent aussi être appliquées après la rupture afin d’éviter tout nouveau saignement. Outre la chirurgie qui implique d’ouvrir le crâne (craniotomie), les unités neurovasculaires peuvent aussi opter pour le traitement endovasculaire. Celui-ci consiste à atteindre l’anévrisme grâce à un cathéter introduit au niveau du pli de l’aine. Celui-ci suit le chemin de l’artère jusqu’au cerveau. Deux procédures sont alors possibles :

      • La pose d’un stent, peut être utilisée pour empêcher le flux sanguin d’entrer dans la poche de l’anévrisme ;

      • L’embolisation, traitement qui consiste à remplir l’anévrisme avec un fil de platine afin de l’obturer complètement et empêcher l’entrée du sang.

      IMPORTANT. 

      « Il n’existe aucun traitement préventif permettant d’éviter la formation d’un anévrisme, lésion dont la survenue est fortement conditionnée par des facteurs congénitaux et parfois héréditaires », rappelle la Société française de neurochirurgie sur son site.

      https://www.sciencesetavenir.fr/