Maladie d’Alzheimer : comment améliorer le diagnostic ?


Aujourd’hui, le 21 septembre, c’est la journée internationale de la maladie d’Alzheimer. Actuellement, cette maladie ne se guérit pas, mais si on le sait assez tôt, il est possible de ralentir sa progression et du même coup amélioré la qualité de vie. Il est donc important d’être détecté plus tôt possible.
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Maladie d’Alzheimer : comment améliorer le diagnostic ?


stockce/shutterstock.com

Le 21 septembre marque la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. Une pathologie incurable qui, avec le vieillissement de la population, risque de concerner de plus en plus de patients. Il est donc important de la diagnostiquer le plus précocement possible.

La maladie d’Alzheimer est une pathologie neurodégénérative complexe qui entraîne un dysfonctionnement des connexions entre les neurones. Elle affecte progressivement les fonctions cognitives (mémoire, langage, raisonnement, apprentissage, résolution de problèmes, prise de décision, perception, attention…).

A l’heure actuelle, la pathologie – qui aboutit à une perte d’autonomie – touche 900 000 personnes en France. Mais avec le vieillissement de la population, le nombre de nouveaux cas risque d’exploser dans les années à venir.

Prendre la maladie à temps

La maladie d’Alzheimer ne se guérit pas, mais une prise en charge adaptée peut ralentir sa progression et améliorer la vie du patient et de son entourage. Encore faut-il agir à temps…

Des oublis répétés interférant avec la vie quotidienne doivent alerter et vous pousser à consulter.

« Il est en effet essentiel de réaliser un diagnostic le plus tôt possible », insiste l’Inserm. « Celui-ci repose tout d’abord sur l’histoire des troubles, puis sur des tests des fonctions cognitives. »

L’imagerie cérébrale contribue également au diagnostic, y compris à un stade précoce. L’analyse anatomique du cortex cérébral par IRM, permet en effet d’appuyer le diagnostic de la maladie dans 80% des cas.

L’espoir d’un nouveau test

Et si l’analyse d’une autre zone cérébrale pouvait donner de meilleurs résultats ? C’est en tout cas ce que suggèrent des chercheurs de l’Inserm (Université – CHU de Lille).

Selon eux, l’analyse « des sillons corticaux par IRM fait mieux. » En fait, « ces sillons sont des circonvolutions du cerveau qui ont tendance, au cours du vieillissement, à s’élargir. »

En clair, plus ils sont larges et plus la maladie est avancée.

« Cette technique permettrait de reconnaître la maladie d’Alzheimer dans 91 % des cas (contre 80% avec les techniques actuelles). Elle possède donc un grand intérêt sur le plan clinique », notent les chercheurs.

  • Source : Inserm, 20 septembre 2019

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

https://destinationsante.com/

Des chiens Mira pour aider des personnes atteintes d’Alzheimer


Les chiens d’assistances sont un moyen pour aider les personnes à sortir de l’isolement. Un projet pilote des chiens Mira pour aider des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Le chien aide de plusieurs façons. Soit pour éviter de se perdre lors des sorties, de quémander des câlins quand son maitre est parti trop longtemps dans ses pensées, de japper la nuit en cas d’errance etc .. Le but est de savoir si l’aide d’un chien peut retarder la personne d’être placée, si cela peut ralentir la maladie, et aussi de la rendre heureuse malgré la maladie. Il semble pour le moment que ce soit très positif.
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Des chiens Mira pour aider des personnes atteintes d’Alzheimer

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

Le chien Braque s’assure que Roger Lupien ne tombe jamais trop longtemps dans sa bulle, que ce soit en demandant de se faire caresser ou en le poussant doucement du bout de son nez.

Couché sur le dos, les quatre pattes en l’air, Braque, un chien St-Pierre de 68 livres, regarde son maître dans l’espoir de se faire caresser le ventre. Il se tortille sur le plancher de la cuisine. Assis au-dessus de lui, Roger Lupien éclate de rire et cède à la demande.

    ARIANE LACOURSIÈRE

    LA PRESSE

    Atteint de la maladie d’Alzheimer, l’homme de 72 ans a reçu Braque en juin dernier dans le cadre d’un projet pilote mené par la Fondation Mira. L’objectif est de déterminer si, un peu comme pour les enfants autistes, un chien d’assistance peut aider les personnes atteintes d’Alzheimer à mieux composer avec la maladie et à retarder leur entrée en centre d’hébergement.

    Pour les Lupien, les résultats sont jusqu’à présent plus que positifs. « Je ne m’en passerais plus », affirme M. Lupien. Assise à ses côtés à la table de cuisine de leur bungalow de Vaudreuil, sa femme Fleurette Lyonnais-Lupien n’a elle aussi que de bons mots pour son nouveau protégé.

    Il nous fait vraiment beaucoup de bien. Il aide à diminuer notre stress. Il fait bouger Roger. Il ne le laisse jamais seul. Fleurette Lyonnais-Lupien, conjointe de Roger Lupien, à propos de Braque

    Briser l’isolement

    Autrefois retraité actif, Roger Lupien a eu tout un choc en novembre 2016 quand il a reçu son diagnostic d’alzheimer.

    « Je me doutais que quelque chose clochait. Je ne me souvenais plus de routes pour aller à certains endroits », raconte-t-il.

    Lors d’une sortie à son camp de chasse dans la forêt, près de La Macaza, Roger s’est perdu.

     « Il y avait de la neige. Il n’a jamais pensé à revenir sur ses pas… On savait que quelque chose n’allait plus », ajoute Mme Lyonnais-Lupien.

    Son mari s’est peu à peu refermé sur lui-même. Il a vendu sa moto. Sa voiture décapotable.

    « Il sortait moins. Il s’isolait. Il pouvait faire cinq heures de sudoku par jour à la maison », indique Mme Lyonnais-Lupien.

    En juin, à la suggestion d’une amie, ils ont accepté de participer au projet pilote de Mira. « Ça a changé notre vie », affirme Mme Lyonnais-Lupien.

    PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

    Le chien Braque peut aider Roger Lupien, atteint d’Alzheimer, à retrouver son chemin s’il s’égare.

    Désormais, M. Lupien fait chaque jour une longue promenade avec Braque. Il suffit qu’il empoigne le harnais pour que le chien se lève et marche joyeusement vers lui. Braque peut aider M. Lupien à retrouver son chemin s’il s’égare. Il marche au pas. Il jappe la nuit si son maître fait de l’errance. Il s’assure que M. Lupien ne tombe jamais trop longtemps dans sa bulle, que ce soit en demandant de se faire caresser ou en le poussant doucement du bout de son nez.

    « Il me change les idées. Il me permet de ne pas penser juste à la maladie », témoigne M. Lupien. « Il est dressé pour tenir compagnie. C’est un pot de colle. Il est vraiment affectueux », ajoute sa conjointe.

    Étude inédite

    Président de la Fondation Mira, Nicolas St-Pierre voulait depuis longtemps vérifier si des chiens d’assistance pouvaient aider les personnes vivant avec l’alzheimer. Il y a un an, le projet pilote a été lancé, avec la complicité de Jude Poirier, directeur du Centre d’études sur la prévention de la maladie d’Alzheimer à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas.

    Cinq familles se sont fait confier un chien. 

    On voit déjà de beaux résultats. Les aidants nous disent surtout qu’ils voient des sourires apparaître. Nicolas St-Pierre, président de la Fondation Mira

    M. Poirier explique que des études ont déjà démontré que le fait d’introduire des animaux de compagnie dans des unités de soins destinées aux personnes atteintes d’alzheimer avait des effets bénéfiques sur plusieurs. Mais pour la première fois, les effets d’un chien d’assistance seront mesurés.

    M. Poirier veut entre autres vérifier si le stress et l’anxiété de la personne atteinte, mais aussi de l’aidant naturel, diminueront. Il regardera aussi si le chien pourrait ralentir la progression de la maladie et ainsi retarder l’entrée en CHSLD des personnes atteintes.

    Le chercheur explique que des dizaines d’études ont démontré que l’apathie accélère la maladie d’Alzheimer.

    « Le fait qu’un chien d’assistance pousse à l’action pourrait donc aider en ce sens », note M. Poirier.

    D’autres études ont également montré que plus une personne socialise, moins la maladie d’Alzheimer progresse vite.

    « Et avec un chien d’assistance, on augmente les occasions de socialiser, dit M. Poirier. […] Si on pouvait ralentir l’entrée en CHSLD de un, deux ou trois ans, ce serait fabuleux. Au-delà des économies pour l’État, repousser l’institutionnalisation entraîne un gain en qualité de vie qui est non quantifiable. Et permettre aux aidants de moins souffrir, c’est majeur. »

    Sept couples recherchés

    La Fondation Mira est maintenant à la recherche de sept autres couples qui accepteraient de participer à la deuxième phase du projet pilote.

    https://www.lapresse.ca/

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    Un lien possible entre l’alimentation et le développement de l’Alzheimer


    De plus en plus on découvre l’impact de la flore intestinale a un impact sur la santé. Même si l’étude n’est pas très représentative, il serait plus  probable qu’une bonne alimentation équilibrée peut aider à diminuer les signes de démence comme la maladie d’Alzheimer
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    Un lien possible entre l’alimentation et le développement de l’Alzheimer


    Un lien possible entre l'alimentation et le développement de

    IGPHOTOGRAPHY VIA GETTY IMAGES

    Une alimentation qui modifierait la composition de la flore intestinale pourrait réduire le risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer, croient des chercheurs de l’Université américaine Wake Forest.


    Lors d’une étude de petite envergure, les chercheurs ont détecté chez des patients souffrant d’un léger déclin cognitif la signature chimique de certaines bactéries intestinales qui étaient absentes chez des patients en santé.

    Ils ont ensuite mesuré une corrélation entre ces signatures bactériennes et des marqueurs élevés de la maladie d’Alzheimer dans le liquide céphalorachidien des participants présentant un léger déclin cognitif.

    Les chercheurs ont enfin constaté qu’une alimentation méditerranéenne cétogène modifiée altérait la flore intestinale d’une manière qui était ensuite associée à des niveaux réduits de marqueurs de la maladie d’Alzheimer dans les deux groupes.

    Un des auteurs de l’étude, le docteur Hariom Yadav, a expliqué dans un communiqué que «cette étude laisse entendre que la maladie d’Alzheimer est associée à des changements spécifiques de la flore intestinale et qu’un type de régime méditerranéen cétogène pourrait modifier le microbiome d’une manière qui pourrait avoir un impact sur le développement de la démence».

    Seulement 17 aînés, dont onze présentaient un léger déclin cognitif, ont participé à cette étude. Certains ont adopté l’alimentation méditerranéenne cétogène modifiée, d’autres un régime faible en gras et riche en glucide pendant six semaines. Les alimentations ont été inversées après une pause de six semaines.

    Les conclusions de cette étude ont été dévoilées par le journal médical EBioMedicine, qui est publié par The Lancet.

    https://quebec.huffingtonpost.ca/

    Le tout premier village Alzheimer au Canada ouvre ses portes en C.-B.


    Un village inspiré d’un village d’Alzheimer aux Pays-Bas à été inauguré en Colombie-Britannique au Canada. Ce village offre toutes les commodités d’un village pour ceux qui souffre d’Alzheimer ou de démence. Cependant, le coût est assez cher, mais d’un autre côté, ils sont bien entourés, protégés et traités. Il semble qu’en plus cela, ils sont moins agité et dépressifs.
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    Le tout premier village Alzheimer au Canada ouvre ses portes en C.-B.

    Vue sur des maisons aux couleurs pastel entourées d'une petite barrière blanche et affichant un écriteau « General store » sur l'une d'elles.

    Le Village Langley s’inspire du village de Hogeweyk, situé près d’Amsterdam, aux Pays-Bas.

    PHOTO : RADIO-CANADA / MAUD CUCCHI


    Il faut montrer patte blanche pour entrer au Village Langley, une coquette propriété aménagée en fonction des besoins des résidents, tous atteints de la maladie d’Alzheimer ou de démence.

    Construit sur 2 hectares hautement clôturés, le premier village conçu pour les personnes atteintes d’alzheimer au Canada accueille 75 patients dans des chalets aux couleurs pastel.

    Loin du centre hospitalier aseptisé, ce complexe conçu à la manière d’un village autonome favorise l’interaction sociale et la vie active. Il propose une épicerie, un salon de coiffure ainsi qu’un café autour d’une artère principale végétalisée.

    Une dame âgée, de dos, au comptoir d'un café tout en bois.

    Le complexe est conçu à la manière d’un village autonome, avec des services.

    PHOTO : RADIO-CANADA / MAUD CUCCHI

    Un potager et une ferme rehaussent l’aspect bucolique de la propriété, inaugurée en août.

    Illusion d’une vie normale

    Un arrêt d’autobus a même été reproduit au cœur de la propriété. Tout y est pensé pour donner l’impression aux résidents qu’ils poursuivent une vie normale, mais sans argent et sous haute surveillance. Les villageois sont équipés de bracelets qui les géolocalisent à tout moment.

    Dans une allée, une employée discute avec une résidente, sous l'œil de la superviseure.

    Le village emploie 72 personnes pour s’occuper de 76 résidents atteints de la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence.

    PHOTO : RADIO-CANADA / MAUD CUCCHI

    Le village accepte également les animaux de compagnie, un aspect non négligeable pour Martin Côté, qui a aidé son beau-père à y emménager avec son chien.

    Ici, ils lui offrent plus de liberté pour se promener. Il peut aller n’importe où dans le village, rencontrer d’autres villageois. C’est une petite communauté où tout le monde se connaît. 

    Le Village Langley compte pratiquement un employé par habitant, un autre atout qui a été décisif dans le choix de M. Côté.

    Chaque maisonnette loge une douzaine de patients dans des chambres individuelles de plain-pied.

    Rien n’est laissé au hasard : des tablettes disposées ici et là dans le salon rappellent le jour de la semaine, les jeux organisés contribuent à faire travailler la mémoire, alors que la décoration mise sur les références d’antan et l’aspect tactile.

    Une salle à manger très lumineuse et moderne avec deux grandes tables

    Les habitants sont invités à participer à la vie commune de leur résidence.

    PHOTO : RADIO-CANADA / MAUD CUCCHI

    Une cuisine commune favorise la participation aux tâches domestiques. À l’heure des repas, les patients qui le souhaitent sont invités à mettre la table.

    À l’origine du projet du Village Langley, Elroy Jespersen s’est inspiré des modèles européens respectueux d’une forme d’intégrité sociale et humaine chez les personnes atteintes de démence.

    J’ai voulu recréer plusieurs endroits qui donnent un objectif aux résidents, une destination où aller et une activité à y faire. Ça donne un sens à leur vie. Elroy Jespersen, fondateur et gestionnaire du Village Langley

    Selon Habib Chaudhury, directeur et professeur au département de gérontologie de l’Université Simon Fraser (SFU), ce choix de logement adapté a déjà fait ses preuves.

    « Ça réduit l’anxiété, l’agitation, la dépression, tout en favorisant l’interaction sociale. Les patients consomment moins de médicaments psychotropes. »

    Une grange rouge aux abords d'un potager.

    Le village propose un potager aux résidents qui souhaiteraient jardiner.

    PHOTO : RADIO-CANADA / MAUD CUCCHI

    Les résidents atteints de démence ont accès à cette forme d’hébergement sur inscription et devront débourser entre 7300 $ et 8300 $ par mois, selon l’ampleur des soins fournis.

    Le Village Langley a déjà reçu une centaine de candidatures pour cette forme innovante d’hébergement.

    https://ici.radio-canada.ca/

    L’activité physique combattrait la maladie d’Alzheimer


    L’activité physique a beaucoup d’avantages sur notre corps et notre cerveau. Il semble en effet qu’il permette de mieux métaboliser le glucose qui est nécessaire pour le fonctionnement du cerveau, des neurones et du système vasculaire et peut donc atténuer la présence de la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson. Attention, le glucose se trouve partout, mais il est vraiment préférable d’éviter les produits industriels tel que les pâtisseries, et autres … Mieux vaut par exemple, fruits, de miel et des féculents complets.
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    L’activité physique combattrait la maladie d’Alzheimer

    Le bras d'une dame âgée qui tient un petit haltère, avec en arrière-plan une autre dame âgée qui observe.

    Selon de nouvelles études, l’activité physique serait efficace pour se prémunir contre la maladie d’Alzheimer.

    PHOTO : GETTY IMAGES / JOHANNES SIMON

    La Presse canadienne


    Trois nouvelles études réalisées par un chercheur américain qui s’intéresse à la question de longue date fournissent de nouvelles indications sur le fait que l’activité physique serait en mesure de combattre la maladie d’Alzheimer.

    Ces études ont été présentées par Ozioma Okonkwo, de l’Université du Wisconsin, lors du récent congrès annuel de l’American Psychology Association.

    La première étude semble démontrer que le cerveau de gens physiquement actifs utilise le glucose plus efficacement que celui de personnes sédentaires. Le glucose est essentiellement le carburant du cerveau, et sa consommation est un bon indicateur indirect de l’activité de différentes régions cérébrales.

    Le Dr Okonkwo a recruté 23 sujets sédentaires à risque élevé de souffrir de la maladie d’Alzheimer. Onze d’entre eux ont été soumis à un programme d’entraînement de six mois pour améliorer leur santé aérobique, et les autres ont servi de contrôle. Au bout de six mois, les membres du premier groupe métabolisaient plus efficacement le glucose que les autres, et leur performance lors de tests de fonction cognitive était meilleure.

    C’est quand même intéressant, parce qu’une utilisation accrue du glucose, ça voudrait dire que les neurones sont en meilleure santé ou bien que l’apport de glucose par le système vasculaire est meilleur, a commenté le professeur Louis-Éric Trudeau, du Département de pharmacologie et physiologie de l’Université de Montréal. Il peut y avoir beaucoup d’effets positifs de l’exercice, soit directement sur les neurones ou sur le système vasculaire.

    La deuxième étude présentée par le Dr Okonkwo et ses collègues arrive au constat que les gens ayant une bonne santé aérobique présentaient moins de biomarqueurs pour la maladie d’Alzheimer que les autres. Enfin, la dernière étude témoigne d’une apparente meilleure santé des neurones chez les sujets en bonne santé aérobique.

    Le professeur Okonkwo multiplie les études qui approfondissent l’effet protecteur de l’activité physique contre des maladies neurodégénératives comme l’alzheimer.

    L’ensemble de son oeuvre porte à penser que l’activité physique a un effet important sur les procédés biologiques responsables de l’Alzheimer et qu’ils sont même en mesure de contrer – ou à tout le moins d’atténuer – des facteurs de risque aussi puissants que la génétique et le vieillissement.

    On le voit dans plusieurs maladies neurodégénératives : l’activité physique semble avoir un effet protecteur, ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer, mais aussi de la maladie de Parkinson, et c’est donc une raison de plus pour nous motiver à changer notre mode de vie. Le professeur Louis-Éric Trudeau, du Département de pharmacologie et physiologie de l’Université de Montréal.

    Pour les médicaments, il y a toujours un effet thérapeutique voulu, puis il y a des effets secondaires qui sont le prix à payer pour pouvoir utiliser les médicaments. Pour ce qui est d’une activité physique régulière, il n’y a à peu près pas de désavantages, et il y a des avantages qu’on peut voir dans le cas de plusieurs maladies, explique le professeur Trudeau.

    Et même si la médecine ne comprend pas encore exactement comment l’activité physique régulière réussit à améliorer autant de choses dans notre physiologie, globalement, il est clair que ça fonctionne : plusieurs types de protocoles de mise en forme aident les gens à progresser sur le plan cognitif.

    https://ici.radio-canada.ca/

    Un test permettrait de dépister l’Alzheimer 20 ans plus tôt


    Une prise de sang qui pourrait prédire 20 ans en avance la maladie d’Alzheimer, serait probablement plus facile à soigner en guise de prévention ou pour l’éviter totalement.
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    Un test permettrait de dépister l’Alzheimer 20 ans plus tôt

    Ce nouveau test pourrait même être encore plus... (PHOTO AP)


    Ce nouveau test pourrait même être encore plus précis que la tomographie par émission de positrons (PET scan, illustré sur la photo).

    JEAN-BENOIT LEGAULT
    La Presse Canadienne
    Montréal

    Un test sanguin mis au point par des chercheurs américains permettrait d’identifier avec une grande précision les patients dont les cerveaux présentent les premiers signes de la maladie d’Alzheimer, et ce jusqu’à 20 ans avant l’apparition des premières pertes de mémoire.

    Ce nouveau test pourrait même être encore plus précis que la tomographie par émission de positrons (PET scan) qui est normalement utilisée pour confirmer la présence dans le cerveau de dépôts amyloïdes.

    Ces dépôts commencent à engommer le cerveau jusqu’à deux décennies avant que ne se manifestent les pertes de mémoire et la confusion typiques de la maladie d’Alzheimer.

    Le test développé par les chercheurs de l’Université Washington, à Saint-Louis, mesure les taux d’amyloïdes dans le sang. Lorsque ces taux sont combinés à l’âge du patient et à la présence d’une variante génétique appelée APOE4, le test détecte la présence dans le cerveau de dépôts amyloïdes avec une précision de 94%.

    Le risque de souffrir de la maladie double à tous les cinq ans à partir de l’âge de 65 ans. La variante génétique APOE4 augmente ce risque de trois à cinq fois.

    Le test est si précis qu’il réussissait parfois à détecter la présence des dépôts quelques années avant que la tomographie par émission de positrons ne soit en mesure de le faire.

    «Ça change énormément de choses, a commenté Hélène Girouard, de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. La maladie d’Alzheimer est une démence, et quand on dit démence, ça signifie que la personne ne peut plus vaquer à ses responsabilités habituelles, qu’elle n’est plus autonome, et ça veut dire que le cerveau est biologiquement très endommagé, et même avant qu’il y ait des signes cliniques.»

    L’impact clinique du test pourrait donc être monumental, puisqu’il pourrait permettre d’identifier très tôt les patients chez qui les dépôts amyloïdes ont commencé à se former afin de tester chez eux des traitements pour ralentir, voire stopper, la progression de la maladie.

    «Le cerveau devient un peu comme un fromage Gruyère, il y a plein de trous, et le volume cérébral n’est vraiment plus le même à partir du moment où on est diagnostiqué avec la maladie d’Alzheimer, a ajouté Mme Girouard. Donc il faut vraiment prévenir toute la neurodégénérescence, et ça, ça doit se faire des années avant.»

    Actuellement, les patients ne sont traités qu’après l’apparition des symptômes, quand leurs cerveaux sont déjà fortement abîmés. Le problème, c’est que les dommages surviennent bien avant l’apparition des signes cliniques.

    «Une fois que la personne est diagnostiquée, tout ce qu’on peut faire, tout ce qu’on peut espérer, avec la technologie qu’on a actuellement, c’est de ralentir la progression. C’est tout ce qu’on peut espérer. Mais si on traite vingt ans plus tôt, alors là on peut vraiment espérer une prévention», a dit Mme Girouard.

    En termes clairs, une personne traitée vingt ans avant l’apparition des premiers symptômes et qui aurait autrement été condamnée à souffrir de la maladie d’Alzheimer pourrait carrément y échapper.

    « C’est beaucoup plus facile, pharmacologiquement, de prévenir vingt ans plus tôt que d’essayer de guérir quelqu’un qui est déjà atteint, a expliqué Hélène Girouard. En ce moment, la découverte de biomarqueurs pour la maladie d’Alzheimer fait partie de recherches intensives, justement dans l’objectif qu’on puisse vraiment prévenir, parce qu’une fois que c’est diagnostiqué, c’est beaucoup plus difficile. On est très loin d’avoir la technologie suffisante pour guérir la maladie d’Alzheimer une fois diagnostiquée. »

    Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal médical Neurology.

    https://www.lapresse.ca/