Alzheimer : la prévention fait ses preuves


On prévoit une augmentation dans les années avenir de la maladie d’Alzheimer, mais d’un côté dans certains pays, on voit un léger déclin. Il semble qu’on puisse agir en prévention pour l’avenir du moins retardé la maladie
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Alzheimer : la prévention fait ses preuves

 

Un mode de vie adapté  améliore la cognition après 60 ans.

Un mode de vie adapté améliore la cognition après 60 ans.

MAY / BSIP

Par Elena Sender

Une vaste enquête incluant 23 laboratoires internationaux a mis en évidence l’efficacité de certaines actions pour faire baisser le risque d’Alzheimer.

Toutes les trois secondes, un nouveau cas de démence, ce déclin graduel des capacités mentales, est diagnostiqué. Soit 47 millions de malades dans le monde, selon les chiffres du World Alzheimer Report de l’University College de Londres (Royaume- Uni) (2015).

La démence inclut ici 60 à 70% de maladies d’Alzheimer mais aussi des démences vasculaires, celles dites à corps de Lewy ou fronto-temporales. En raison du vieillissement de la population, ce nombre pourrait tripler en 2050 ! Cependant, surprise : depuis quelques années, un léger déclin de l’incidence – le nombre de nouveaux cas sur une période donnée a été observé aux États- Unis, au Royaume-Uni, en Suède, aux Pays-Bas et au Canada ! En France, cette baisse est retrouvée, en particulier chez les femmes.

Explication avancée :  » Les personnes âgées aujourd’hui de 65 ans auraient été moins exposées à certains facteurs de risque au cours de leur vie, explique le Pr Philippe Amouyel, président de la Fondation Plan Alzheimer. L’âge de début des premiers signes de la maladie serait plus tardif dans les générations du baby boom, après la Seconde Guerre mondiale. « 

 Un petit calcul suffit pour réaliser à quel point cette information est cruciale : la maladie survenant dans trois quarts des cas après 80 ans et mettant dix années à s’installer, beaucoup de personnes atteintes mourraient avant d’en présenter les premiers signes.

 » Si nous parvenions à repousser l’apparition des symptômes de cinq ans, nous diminuerions de moitié le nombre de cas dans la population « , estime le chercheur.

Une première victoire ! Pour enquêter sur une possible prévention, la revue The Lancet a formé avec 23 laboratoires internationaux une commission coordonnée par Gill Livingston, professeure au département de Psychiatrie de l’University College de Londres.

 » Nous avons réalisé une vaste méta-analyse des études existantes, explique-t-elle. Ce qui nous permet de proposer un nouveau modèle chiffré de facteurs de risque à l’échelle d’une vie. »

35 % des cas de démence seraient évitables

Selon ces calculs, « 35% des cas de démence pourraient être théoriquement évités ».

Car si personne ne peut modifier son patrimoine génétique, chacun peut en revanche mettre d’autres atouts dans sa manche, et ce dès l’école. Selon la méta-analyse lancée par The Lancet, une scolarité prolongée au-delà de l’âge de 12 ans diminuerait de 8% le risque de démence à l’âge adulte. Des études longues conféreraient une protection en favorisant la constitution et le maintien d’une réserve cognitive (somme des neurones et de leurs connexions) qui permet de résister aux pathologies neurodégénératives.

D’autres éléments sont à prendre en compte avec l’âge. À partir de 45 ans, il faut ainsi veiller à… la perte auditive.

« Ne plus bien entendre, c’est se désengager socialement, ce qui peut mener à la dépression, facteur de risque de la démence », affirme Gill Livingston.

Onze études ont révélé ainsi un lien entre perte auditive et risque de déclin mental à long terme ! Autre nécessité : une bonne santé cardio-vasculaire. Protéger ses vaisseaux en réduisant notamment l’excès de cholestérol et l’hypertension – par l’hygiène de vie ou des traitements -, c’est aussi préserver son cerveau. Cesser de fumer est salutaire, la cigarette ayant un impact cardio-vasculaire négatif connu. Le diabète (résistance à l’insuline) est à surveiller tout autant : les dérèglements de l’insuline dans le cerveau affecteraient en effet le « nettoyage » de la protéine amyloïde qui aurait tendance à s’accumuler, formant les plaques délétères. Sans oublier bien sûr la nécessité de faire de l’exercice. Une méta-analyse de 15 études a montré que l’activité physique faible à modérée réduisait d’un tiers le risque de troubles cognitifs. Les recommandations sont ainsi de 30 à 60 minutes d’activités quotidiennes (jardinage…) plus deux séances de 20 à 60 minutes d’exercices physiques hebdomadaires. L’effet de la prévention est en revanche moins clair concernant les bénéfices attendus de l’alimentation :

« Les personnes adoptant un régime méditerranéen (pauvre en viande et laitages, riche en fruits, légumes et poissons) ont moins de risque cardio-vasculaire, souligne la psychiatre. Mais les données d’observation sont insuffisantes pour calculer l’effet sur le risque global de démence. »

Prévenir la dépression : un enjeu majeur

Prévenir la dépression constitue en revanche un enjeu majeur. Selon une étude récente, des symptômes dépressifs dans les dix ans précédant le diagnostic de démence sont en effet significatifs (Singh-Manoux A, Jama, 2017).

« Cause de la pathologie ou simple symptôme précoce de son arrivée ? Difficile à dire », souligne Philippe Amouyel.

 Reste que la dépression altère l’axe cérébral du stress, les facteurs de croissance neuronaux et le volume de l’hippocampe (mémoire), une situation favorable au déclin cognitif. Le remède ? Les antidépresseurs feraient baisser l’incidence du déclin cognitif et réduiraient – du moins chez l’animal – la production de protéine amyloïde (Yi Sheline, Sci Transl Med 2014). En revanche, la prise de somnifères ou anxiolytiques de la classe des benzodiazépines est associée à un risque accru d’Alzheimer.

In fine, chacun peut-il adopter un mode de vie « antidémence » ? Les chercheurs fondaient beaucoup d’espoir sur trois études dites d’intervention – constituant à modifier activement les facteurs de risque dans un groupe d’individus – lancées dans le cadre de l’European Demantia Prevention Initiative (EDPI), créée en 2011. Las ! l’étude néerlandaise Prediva, dont le but était de réduire le risque vasculaire pendant six ans chez 3526 volontaires, n’a pas donné de résultat positif. Pas plus que l’essai français MAPT (Multidomain Alzheimer Preventive Trial), pour lequel plus de 1500 participants de 70 ans avaient entrepris un programme ciblé sur trois ans. Seule l’étude finlandaise Finger (Finnish Geriatric Intervention Study to Prevent Cognitive Impairment and Disability) s’est révélée positive. 631 sujets à haut risque de démence âgés de 60 à 77 ans ont adopté un mode vie supposé protecteur (nutrition, entraînement cognitif et sportif…).

BRUNO BOURGEOIS - SOURCE : ÉTUDE FINGER

Les performances d’un groupe bénéficiant d’un entraînement cognitif et physique ont dépassé celles d’un groupe témoin, qui a toutefois lui aussi progressé. © Bruno Bourgeois – Source : étude Finger

Après deux ans, le groupe traité a montré une meilleure cognition que le groupe témoin (voir schéma ci-dessus).

« Nous avons maintenant une bonne preuve que la combinaison de ces facteurs peut améliorer la cognition après 60 ans », note Miia Kivipelto, professeure à l’Institut Karolinska (Suède), coauteure de l’étude.

Convaincant ?

 « Pour avoir une preuve solide, il faudrait lancer une vaste recherche internationale sur des dizaines de milliers de personnes durant plusieurs années, tempère Philippe Amouyel. Mais financer un tel travail est une gageure, et les résultats définitifs ne seraient pas connus avant sept à dix ans. »

L’heure du pragmatisme a donc sonné :

« Nous devrions lancer sans attendre une campagne de prévention. Cela réduirait le nombre d’accidents vasculaires cérébraux et pourrait baisser l’incidence de la démence. »

Déjà, les National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine des États-Unis ont publié des recommandations fin juin 2017 comprenant exercices cognitifs et physiques et surveillance de l’hypertension. L’OMS prépare les siennes. En France, le Haut Conseil de la santé publique est en cours de consultation.

https://www.sciencesetavenir.fr/

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Comment le manque de sommeil vous tue


Dormir ! Pourquoi on n’essaie pas de se coucher à des heures raisonnables pour au minimum 7 heures par nuit ? On cherche du temps pour travailler, pour nos loisirs, alors on hypothèque nos heures de sommeil. Malheureusement, si cela devient une norme, il est clair que cela a des répercussions sur notre santé physique et mentale
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Comment le manque de sommeil vous tue

 

Un homme fatigué assis sur un lit. | Mic445 via Flickr CC License by

Un homme fatigué assis sur un lit. | Mic445 via Flickr CC License by

Repéré par Diane Frances

Repéré sur The Guardian, The Independent

Un neuroscientifique spécialiste du sommeil alerte sur l’augmentation des risques de cancer, crise cardiaque et maladie d’Alzheimer liée à la privation de sommeil.

«Il n’y a pas un élément de notre constitution biologique que la privation de sommeil n’affecte pas.»

Dans une interview au Guardian, le professeur Matthew Walker, directeur du Centre for Human Sleep Science à l’université de Berkeley, expose les causes et conséquences de ce mal moderne très répandu qu’est le manque de sommeil.

De nombreux paramètres contribuent à favoriser les privations de sommeil, considérées comme telles lorsque l’on dort moins de sept heures par nuit. Ce sont entre autres l’éclairage artificiel, les écrans, des trajets de plus en plus longs et une frontière de plus en plus floue entre le temps de travail et le temps personnel. Ils sont à l’origine de ce que le scientifique qualifie d’«épidémie de manque de sommeil catastrophique».

Sans sommeil, peu d’énergie et des maladies

S’il utilise un vocabulaire aussi alarmant, c’est que le manque de sommeil provoque des maladies graves: cancers, diabète, maladies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, maladie d’Alzheimer, obésité, problèmes de santé mentale, etc.

«Je dors moi-même huit heures par nuit, et c’est non négociable, déclare Matthew Walker. Je prends mon sommeil très au sérieux parce que je connais les risques. Quand vous comprenez qu’après seulement une nuit de quatre ou cinq heures, le nombre de vos cellules tueuses naturelles -qui éradiquent les cellules cancéreuses apparaissant dans votre corps chaque jour- chute de 70%, ou que le manque de sommeil est lié aux cancers de l’intestin, de la prostate et du sein, comment voulez-vous faire autrement?»

Dans son livre Why we sleep, à paraître début octobre, le chercheur dresse des constats simples et sans appel à partir d’une vingtaine d’études épidémiologiques qui établissent toutes la même relation causale:

«Sans sommeil, peu d’énergie et des maladies. Avec sommeil, vitalité et santé. Plus votre temps de sommeil est court, plus courte sera votre vie.»

Par exemple, les adultes de plus de 45 ans dormant moins de six heures par nuit augmentent leurs risques de subir une crise cardiaque ou un AVC de 200% par rapport à ceux dont les nuits durent sept ou huit heures.

«Pourtant, personne ne fait rien pour y remédier», déplore Matthew Walker. «Avez-vous déjà vu une affiche du NHS [le système de santé publique du Royaume-Uni, ndlr] exhorter les gens à dormir? Un médecin inciter ses patients à dormir au lieu de leur prescrire des somnifères?»

Une personne sur deux dort six heures ou moins par nuit

Cette inaction en matière de politique de santé publique peut s’expliquer, selon le neuroscientifique, par l’association stigmatisante que nous avons créée entre sommeil et paresse. Nous voulons toujours paraître occupés et ne pouvons pas, socialement, montrer un quelconque signe qui serait assimilé à de la fainéantise ou de la faiblesse.

«Personne ne dirait à propos d’un bébé endormi: “Quel bébé paresseux!” Le sommeil est primordial pour un bébé, mais cette notion est vite abandonnée lorsque nous grandissons. L’humain est la seule espèce qui se prive délibérément de sommeil sans raison apparente.»

Mais pourquoi? Que s’est-il passé au cours des soixante-quinze dernières années? En 1942, note Matthew Walker, moins de 8% de la population dormaient six heures ou moins par nuit. En 2017, c’est le cas d’une personne sur deux.

Les raisons de cette évolution régissent certains aspects de nos modes de vie, font partie intégrante de notre quotidien. Il s’agit notamment de l’accélération du temps -on en a moins pour profiter de ses proches ou se divertir, donc on grapille sur celui qui devrait être dédié au sommeil- et de l’injonction à la productivité, qui mène au cocktail explosif anxiété-alcool-caféïne, tous ennemis du sommeil.

Quelques solutions

– Pour les individus: éviter les nuits blanches (au bureau ou en boîte de nuit), considérer le sommeil au même titre que le sport, se rappeler que «minuit» signifie «au milieu de la nuit», mettre des «réveils» qui indiquent l’heure de se coucher;

– Pour les institutions: les écoles devraient retarder l’heure du début des cours, les entreprises réfléchir à une façon d’encourager leurs employés à dormir, les médecins éviter de prescrire des somnifères.

À terme, il l’espère:

«le sommeil sera considéré comme de la médecine préventive».

http://www.slate.fr/

Alzheimer: une maladie mieux connue, mais sans traitement curatif


Il fut un temps pour diagnostiquer une démence était lors d’une autopsie, aujourd’hui, le diagnostique se fait plus aisément. On comprend plus le mécanisme de cette maladie, mais il n’y a toujours pas de traitement pour stopper la maladie, seulement peut-être une meilleure hygiène de vie
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Alzheimer: une maladie mieux connue, mais sans traitement curatif

 

Alzheimer: une maladie mieux connue, mais sans traitement curatif

Photo Fotolia

AFP

Connue pour provoquer une perte progressive de la mémoire, la maladie d’Alzheimer, dont c’est jeudi la Journée mondiale, touche près de 50 millions de personnes dans le monde, en comptant les pathologies apparentées.

Mieux connue et mieux diagnostiquée, cette maladie reste pourtant sans traitement curatif.

Qu’est-ce qu’Alzheimer ?

Décrite pour la première fois en 1906 par le médecin allemand Aloïs Alzheimer, cette maladie «neurodégénérative» conduit à une détérioration progressive des capacités cognitives jusqu’à aboutir à une perte d’autonomie du malade.

Parmi les symptômes figurent les oublis répétés, les problèmes d’orientation, les troubles des fonctions exécutives (ne plus savoir utiliser son téléphone portable, par exemple).

Ces signes doivent amener à consulter un médecin ou un centre spécialisé où des tests neuropsychologiques seront réalisés pour diagnostiquer ou au contraire exclure la maladie d’Alzheimer.

Combien de malades ?

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il y a environ 47 millions de personnes atteintes de démences dans le monde, dont 60 à 70% souffrant de la maladie d’Alzheimer. On enregistre chaque année 9,9 millions de nouveaux cas.

En France, 900 000 personnes sont touchées par Alzheimer (ou une maladie apparentée comme les dégénérescences fronto-temporales, maladie à corps de Lewy ou démence vasculaire). En 2020, 1,275 million de personnes souffriront de cette maladie, selon l’association France Alzheimer citée par l’INSERM.

Quelle cause ?

Dans la majorité des cas, la cause principale de la maladie n’est pas connue, explique Dr Stéphane Epelbaum, neurologue à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.

«Nous ne savons pas pourquoi chez certaines personnes, les neurones se mettent à dégénérer et pas chez d’autres», indique ce chercheur à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM). Mais la «cascade d’événements qui aboutit à cette dégénérescence est de mieux en mieux connue».

Quels facteurs de risque ?

L’âge est «le plus grand facteur de risque connu», selon l’OMS.

On estime qu’à partir de 85 ans, une femme sur quatre et un homme sur cinq sont touchés par Alzheimer. A partir de 65 ans, le risque de développer cette maladie double tous les cinq ans.

Alzheimer ne doit pas pour autant être considérée comme une conséquence inéluctable du vieillissement. Il existe d’ailleurs une forme héréditaire de la maladie (1% des cas) avec une apparition bien plus précoce, vers 60 ans ou même avant.

Pour la forme non héréditaire de la maladie, des études pointent comme facteurs de risque la sédentarité, l’obésité, le diabète sucré, l’hypertension artérielle, le tabagisme, l’alcool ou encore l’alimentation déséquilibrée.

Dépression, faible niveau d’instruction, isolement social ou absence d’activité intellectuelle sont également cités par l’OMS comme facteurs de risque.

Quels outils de diagnostic ?

Diagnostiquer la maladie d’Alzheimer a été pendant longtemps difficile et il fallait souvent attendre le décès du patient pour savoir avec certitude.

Aujourd’hui le diagnostic est plus aisé. Il se fait en premier lieu à travers un examen clinique du patient avec des tests sous forme de questions pour détecter ses troubles cognitifs, explique le Dr Epelbaum.

Pour confirmer la maladie, les médecins peuvent se servir de l’imagerie médicale (IRM et PET-scan) afin de visualiser les modifications du cerveau et aussi réaliser des ponctions lombaires pour détecter certains marqueurs de la maladie.

Quels traitements ?

Il n’existe actuellement pas de traitement curatif pour Alzheimer

«De nombreuses stratégies thérapeutiques sont actuellement au stade de la recherche fondamentale», explique la Fondation pour la recherche médicale (FRM, organisme de soutien de la recherche en France).

Il existe bien des médicaments pour éliminer les lésions cérébrales caractéristiques d’Alzheimer, les plaques amyloïdes. Mais ils se sont avérés inefficaces à stopper à eux seuls la maladie.

«L’avenir des traitements sera vraisemblablement (…) l’association de plusieurs médicaments pour cibler les différents dysfonctionnements entraînés par la maladie d’Alzheimer», estime le Dr Epelbaum.

http://fr.canoe.ca/

Rester trop longtemps assis nuit à votre cerveau


On sait que rester assis trop longtemps à chaque jour nuit a la santé en générale, mais aussi au cerveau. Les scientifiques ne sont pas tous d’accord les effets de la position assis sur le cerveau, mais ils sont tous d’accord que pour la mémoire, déjouer la démence, il est important de bouger
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Rester trop longtemps assis nuit à votre cerveau

 

 Entrepreneur | Startupstock Photos via Pixabay CC License by

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Michael Wheeler et Daniel Green et David Dunstan et Paul Gardiner

Plusieurs études suggèrent que l’approvisionnement du cerveau en glucose est défaillant chez les personnes qui passent beaucoup de temps assises. L’impact réel sur la santé cérébrale reste incertain.

École, travail, examens, mots croisés: souvent, lorsque nous pratiquons une activité qui nous fait utiliser nos capacités cérébrales, nous sommes assis. Notre dernière étude nous a pourtant permis de découvrir que rester assis trop longtemps pouvait affecter l’approvisionnement du cerveau et avoir un impact négatif sur sa santé.

Alors qu’il ne représente que 2% du poids de notre corps, le cerveau requiert 20% de nos besoins énergétiques au repos. Il est particulièrement gourmand en glucose, son principal carburant. Une interruption de cet approvisionnement peut altérer, voire endommager, les cellules du cerveau, et donc avoir des conséquences sur la santé cérébrale.

Des taux de glucose trop faibles, mais aussi trop élevés, sont susceptibles d’augmenter le risque de démence. Enfin, passer d’un taux élevé à un taux faible de glucose présente également des risques: une variabilité glycemique importante peut provoquer une baisse des fonctions cognitives. Un contrôle rigoureux du glucose est donc essentiel à la santé de notre cerveau.

Levez-vous davantage!

Passer trop de temps assis peut augmenter le risque de mort précoce. On estime que, si vous restez en position assise plus de huit heures par jour, 60 à 75 minutes d’exercice physique quotidien sont nécessaires pour compenser ce risque.

Ce qui représente beaucoup de temps, au moins deux fois plus que le minimum recommandé aux adultes. Penser à se lever plus régulièrement dans la journée peut donc être une stratégie payante pour la santé.

De nombreuses études ont montré les bienfaits d’une marche à basse intensité, en particulier après les repas, sur le contrôle du glucose. Ce qui veut dire que le taux de glucose, dans cette situation, ne monte pas trop haut, ni ne descend trop bas. Ce phénomène pourrait trouver son explication dans le fait que les muscles en action dépensent une partie du glucose présent dans notre système, et permettent donc à celui-ci de conserver un taux optimal.

Schéma hypothétique illustrant le contrôle du glucose après un repas, chez une personne qui reste assise (en haut) et chez une personne qui marche à faible intensité (en bas). Author provided/The Conversation, CC BY-ND

Certains travaux suggèrent qu’une activité physique de faible intensité, mais étalée sur l’ensemble de la journée, a davantage de bienfaits sur le contrôle du glucose qu’un court effort pratiqué le matin. Et ce même si la quantité d’énergie dépensée est équivalente.

Quels effets sur le cerveau?

Il est donc possible que tout cela ne soit qu’une histoire de régulation du glucose. Mais qu’en est-il des effets sur le cerveau ?

Les résultats des études qui se sont penchées sur la question sont contrastés. L’idée selon laquelle une journée entière à rester assis peut, par rapport à une autre régulièrement entrecoupée d’activité physique, avoir un impact négatif sur les tâches en lien avec la mémoire, est soutenue par certains laboratoires. Mais d’autres ne parviennent pas à la corroborer.

Pourquoi ne pas travailler debout ? Unsplash/Grovemade, CC BY

D’autres études ont choisi de suivre un grand nombre de personnes pendant plusieurs années. Et elles suggèrent un lien entre le temps passé en position assise et une altération des fonctions cérébrales. Mais il est difficile d’en tirer des conclusions, au vu de la multitude des données mesurées. En général, celles qui ne demandent pas aux participants de reporter eux-mêmes leurs données sont plus fiables. Mais il est parfois difficile de procéder autrement.

Marcher envoie du sang à votre cerveau

D’autres approches existent, en dehors de celle qui consiste à mesurer directement les performances des participants sur des tâches qui leur demandent d’utiliser leur cerveau. Des chercheurs de l’université de New Mexico Highlands ont, par exemple, démontré que, lorsque nous marchons, l’impact des pieds sur le sol envoie des ondes de pression à travers les vaisseaux sanguins, ce qui entraîne une hausse du débit sanguin dans le cerveau.

Or, ce débit est lié à la régulation de l’approvisionnement du cerveau en glucose. Sa variation peut donc avoir des effets sur la santé de notre cerveau. On sait par exemple qu’une chute du débit sanguin dans le cerveau accélère la perte des fonctions cérébrales chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Pour les scientifiques, le lien entre le fait d’être assis et l’altération des fonctions du cerveau est un vrai défi. Les études menées jusqu’ici tendent à montrer que la réduction du temps passé en position assise a certes tendance à ralentir le déclin des fonctions cognitives, mais ne les améliore pas.

Pour le reste de la population, et même si les conclusions scientifiques sont encore incertaines, il vous est d’ores et déjà conseillé de passer moins de temps assis, en particulier après les repas: une régulation défaillante du glucose peut avoir d’autres effets néfastes pour la santé.

Alors, n’hésitez pas à aller vous promener après le déjeuner, à faire la vaisselle à la main après le dîner, à vous rendre au travail à pied ou à vélo. Les possibilités d’éviter de rester assis sont nombreuses tout au long de la journée, et votre santé n’en sera que meilleure.

http://www.slate.fr/

Un jeu vidéo en réalité virtuelle pour dépister l’Alzheimer


Un jeu téléchargeable sur IOS et Android permet aux scientifiques de collecter des données aux gens qui sont susceptibles d’avoir la maladie d’Alzheimer et son dans des stades avancés. Il semble que ce jeu de réalité virtuelle puisse aider à mieux comprendre cette maladie
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Un jeu vidéo en réalité virtuelle pour dépister l’Alzheimer

 

En mettant l'utilisateur dans la peau d'un marin... (PHOTO LA PRESSE)

En mettant l’utilisateur dans la peau d’un marin à la barre de son navire, Sea Hero Quest cherche à stimuler son cerveau à travers une série d’épreuves basées sur la mémoire et le sens de l’orientation, tout en cherchant à détecter les premiers signes de la maladie.

PHOTO LA PRESSE

 

Agence France-Presse

Diriger un bateau dans un labyrinthe, ajuster le tir d’une fusée de détresse… Autant d’épreuves ludiques que les joueurs doivent surmonter dans Sea Hero Quest VR, un jeu en réalité virtuelle qui étudie la maladie d’Alzheimer, téléchargeable dès mardi. (dernier nldr)

En mettant l’utilisateur dans la peau d’un marin à la barre de son navire, Sea Hero Quest cherche à stimuler son cerveau à travers une série d’épreuves basées sur la mémoire et le sens de l’orientation, tout en cherchant à détecter les premiers signes de la maladie.

Sorti d’abord en version mobile en 2016, le jeu développé en partenariat avec des chercheurs et disponible gratuitement a déjà totalisé près de trois millions de téléchargements dans 193 pays sur les plates-formes IOS et Android.

«Cela nous fournit une gigantesque quantité de données», a expliqué le docteur David Reynolds, directeur scientifique du Alzheimer’s Research UK. Toutes les données de jeu de l’utilisateur sont ensuite transmises de manière anonyme aux créateurs du jeu. «Elles nous permettent de mieux comprendre comment se déplacent les hommes et les femmes qui jouent à ce jeu.»

D’après l’opérateur allemand Deutsche Telekom, à l’origine du projet, deux minutes de jeu fournissent aux chercheurs l’équivalent de cinq heures de données exploitables.

«Le jeu fait appel à différentes parties du cerveau, qui sont diversement affectées par la maladie d’Alzheimer. Donc cela nous permet de lier l’activité du joueur avec ce qui se passe dans son cerveau», a observé David Reynolds.

Avec sa version en réalité virtuelle, où le joueur se déplace par un simple mouvement des yeux, les développeurs du jeu espèrent atteindre une frange plus âgée de la population, la plus à risque concernant l’Alzheimer mais également la plus réfractaire à l’utilisation d’un jeu sur téléphone mobile.

«Avec cette technologie, on peut facilement voir si les gens sont perdus, comment ils se comportent dans ce genre de situation», a expliqué Lauren Presser, l’une des conceptrices du jeu.

Selon le professeur Reynolds, le simple fait de jouer peut même s’avérer bénéfique chez certains patients, car «garder son cerveau actif permet de réduire les risques liés aux premiers signes de démence, et de ralentir sa progression.»

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Des problèmes d’odorat pourraient mettre en garde contre la maladie d’Alzheimer


L’odorat qui est relier à la mémoire des odeurs et un des premiers à être endommagé pour la maladie d’Alzheimer. Mais il peut aussi s’agir d’autre chose. Quoiqu’il en soit, plus les scientifiques trouvent des facteurs qui détectent la maladie bien avant qu’elle soit enclenchée, plus, cela aiderait a atténuer les effets
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Des problèmes d’odorat pourraient mettre en garde contre la maladie d’Alzheimer

 

Une difficulté à identifier les odeurs pourrait permettre aux médecins de... (Photothèque Le Soleil)

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La Presse Canadienne

Une difficulté à identifier les odeurs pourrait permettre aux médecins de suivre l’évolution de la maladie d’Alzheimer chez leurs patients, selon une nouvelle étude réalisée par des chercheurs de l’Université McGill.

Les dommages causés au cerveau par la maladie d’Alzheimer progressent parfois depuis vingt ans avant l’apparition des premiers symptômes, d’où la nécessité d’identifier de nouvelles façons de détecter la présence de la maladie dès que possible afin d’atténuer ensuite la sévérité de ces symptômes.

Quelque 300 sujets ayant un âge moyen de 63 ans et dont un parent avait souffert de la maladie d’Alzheimer ont participé à cette recherche. Une centaine d’entre eux ont aussi accepté de se soumettre régulièrement à des ponctions lombaires afin de mesurer la présence de protéines associées à la maladie d’Alzheimer dans leur liquide céphalorachidien.

Tous les participants ont dû «gratter» des tests pour identifier des odeurs comme la gomme à mâcher, l’essence ou le citron. Les chercheurs ont constaté que ceux qui peinaient le plus à les identifier étaient aussi ceux chez qui les marqueurs biologiques de la maladie d’Alzheimer étaient les plus évidents.

La doctorante Marie-Élyse Lafaille-Morgan a expliqué que cette association n’est pas étonnante, puisque la structure du cerveau qui contrôle l’odorat et une autre associée à la mémoire et à l’identification des odeurs sont parmi les premières à être endommagées par la maladie d’Alzheimer.

Les chercheurs préviennent toutefois que les problèmes d’odorat ne sont pas nécessairement dus à la maladie d’Alzheimer et que d’autres recherches seront nécessaires.

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal scientifique Neurology.

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Avec ses chats et ses cochons d’inde, elle soigne les personnes âgées souffrant d’Alzheimer


Je suis convaincue que les animaux peuvent avoir une grande place pour la santé physique et mentale, dans les hôpitaux, centre spécialisé etc … Ceux qui souffrent de maladie neurodégénérative, comme l’Alzheimer, ne peuvent peut-être pas guérir, du moins pour le moment, mais leur qualité de vie peut s’améliorer grâce à ces bêtes
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Avec ses chats et ses cochons d’inde, elle soigne les personnes âgées souffrant d’Alzheimer

 

Marion va prochainement emmener Hélios, Nikita et ses deux rongeurs en maison de retraite pour tenir compagnie et stimuler les pensionnaires qui souffrent de maladies neurodégénératives.

Les bienfaits des animaux de compagnie sur la santé physique et mentale des humains ne sont plus à prouver. Et pourtant, la zoothérapie, malgré ses effets avérés sur les patients, qu’il s’agisse d’enfant malades ou atteint d’autisme ou de personnes âgées, reste une discipline peu développée et peu reconnue. Marine Droin, comportementaliste spécialisée dans le chat, est donc l’une des rares en France à proposer des ateliers de rééducation avec des matous pour seniors souffrant de maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson.

 

marine droin zoothérapie

Thérapie par le câlin et les soins

Elle vient de terminer ses études en zoothérapie et, accompagnées d’Hélios et Nikita, deux adorables chats Ragdoll, et de Caramel et Cookie, un duo de cochons d’inde, elle va se rendre dans des maisons de retraite de Coubert, Meaux et Fontainebleau à partir de septembre pour y travailler avec les pensionnaires. Les animaux vont non seulement aider à lutter contre la solitude et l’absence d’affection vécues au quotidien mais aussi les stimuler physiquement, à travers des gestes simples sollicitant certains muscles et articulations (brosser le chat, nourrir le cochon d’inde à travers les barreaux de sa cage, etc.), et mentalement en faisant travailler leur mémoire.

Elle a eu l’occasion d’expérimenter cette pratique auprès de seniors et a pu constater les miracles produits par ses chats.

« Un résident qui était prostré depuis trois mois a soudainement repris la parole en voyant l’animal », explique-t-elle ainsi au Parisien. « L’animal ne juge pas, les replonge en enfance, fait de la rééducation cognitive et motrice et il est une bonne source de motivation pour nombre d’exercices. Cela va bien plus loin que de la câlinothérapie », poursuit-elle.

Pour en savoir plus sur l’activité de Marine Droin, rendez-vous sur son site www.catpattes-complicite.fr

https://wamiz.com