Les personnes atteintes de l’alzheimer ne perçoivent pas leurs problèmes de mémoire


L’Alzheimer est une triste maladie qui efface les souvenirs même les plus précieux et les plus importants. Ces personnes ont-elles conscience de leurs troubles de mémoire ? Jusqu’à quand ils peuvent comprendre que leur mémoire s’efface lentement, mais sûrement ?
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Les personnes atteintes de l’alzheimer ne perçoivent pas leurs problèmes de mémoire

Illustration d'un homme qui perd la mémoire.

Une perte de la mémoire est associée à la maladie d’Alzheimer. Photo : iStock

Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ne sont pas capables de reconnaître leurs propres problèmes de mémoire, confirment des chercheurs de l’Université McGill.

Un texte d’Alain Labelle

L’anosognosie est un trouble neuropsychologique souvent associé à la démence qui fait qu’une personne n’est pas consciente de son état.

Selon le Dr Pedro Rosa-Neto et son équipe du Laboratoire de neuroimagerie translationnelle de l’Université McGill, les personnes qui sous-estiment leurs troubles mnésiques présentent un risque presque trois fois plus élevé de souffrir de démence au cours des deux années suivantes.

Joseph Therriault, l’un des étudiants du Dr Rosa-Neto, a analysé les dossiers de plus de 450 personnes qui présentaient de légers troubles de la mémoire, mais qui étaient encore en mesure de prendre soin d’eux, et à qui on avait demandé d’évaluer leur capacité cognitive.

Des proches de chacune d’elles ont également répondu à un questionnaire d’évaluation.

564 000

C’est le nombre de Canadiens atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre forme de démence. Dans 15 ans, ils seront 937 000.

Source : Société Alzheimer du Canada

Lorsqu’une personne signalait n’avoir aucun problème cognitif, mais qu’un membre de sa famille faisait état d’importantes difficultés, elle était considérée comme étant peu consciente de son état.

Par la suite, les chercheurs ont comparé les patients peu conscients de leur état à ceux qui ne présentaient aucun problème. Ils ont constaté que les sujets qui souffraient d’anosognosie présentaient des altérations des fonctions métaboliques cérébrales et davantage de dépôts d’une protéine appelée bêta-amyloïde, qui s’accumulent dans le cerveau des patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

Un suivi réalisé deux ans plus tard a permis de constater que les patients qui ne reconnaissaient pas leurs problèmes de mémoire étaient plus susceptibles de souffrir de démence, et ce, même en tenant compte d’autres facteurs, comme le risque génétique, l’âge, le sexe et le niveau d’éducation.

L’évolution vers la démence s’accompagnait d’altérations plus marquées des fonctions métaboliques dans les régions du cerveau touchées par la maladie d’Alzheimer.

Ces résultats confirment ce que proches et médecins constatent depuis plusieurs années.

Ils montrent aussi à quel point il est important d’obtenir l’avis des membres de la famille des patients lors de consultations médicales.

Les patients qui se plaignent de troubles mnésiques sans caractère de gravité devraient être soumis à une évaluation qui tient compte des renseignements fournis par des personnes qui les connaissent bien, comme des membres de leur famille ou des amis proches.

Dr Serge Gauthier, coauteur de l’étude

Ces travaux aideront les médecins à mieux comprendre l’évolution clinique vers la démence, estiment les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Neurology.

Ces scientifiques veulent maintenant étudier comment la conscience qu’ont les patients de leur maladie évolue tout au long du développement de l’alzheimer, et comment ces changements sont liés aux biomarqueurs associés à cette maladie.

http://ici.radio-canada.ca/

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Un Homme Photographie Sa Mère Nonagénaire


Tony Luciani, illustrateur et peintre d’origine canadienne, il a vécu en Italie et voyager en Europe pour parfaire son style, puis il s’est adonné à la photographie et sa muse est sa mère, une femme de 90 ans atteinte de la maladie d’Alzheimer. Alors que les personnes âgées finissent souvent par être mis au dernier plan, considéré souvent comme un fardeau, lui met sa mère au premier plan pour aller chercher l’essence même de cette femme qui lui a donné la vie. Il a su capter la beauté de la vieillesse
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Un Homme Photographie Sa Mère Nonagénaire

 

 

image: Tony Luciani

Lorsque la femme a commencé à manifester les premiers signes de la maladie d’Alzheimer, son fils a fait le choix courageux de l’emmener avec lui, et de vivre avec dans son studio-atelier: une église transformée en maison.

image: Tony Luciani

A partir de cette cohabitation (entamée en 2014), un projet photographique naît spontanément : Tony commence à photographier sa mère, à la saisir dans ses activités quotidiennes, en réalisant la fascination qui émane du personnage, il commence à mettre en place des décors de plus en plus élaborés et évocateurs.

image: Tony Luciani

Cette nouvelle activité semblait également être d’un grand bénéfice pour la femme: s’habiller, se maquiller et poser pour son fils lui redonnait une nouvelle vitalité; c’était comme si jouer ce rôle la faisait redevenir enfant.

image: Tony Luciani

L’harmonie entre la mère et le fils et l’atmosphère joyeuse dans laquelle les images ont été prises sont clairement évidentes sur toutes les photos, comme il est évident est l’amour que le fils ressent pour sa mère semble ressortir sur chaque photo.

image: Tony Luciani

Le photographe réussit à révéler la profondeur de l’âme de cette femme âgée avec une grande délicatesse, en montrant les traits les plus simples mais aussi des nuances judicieuses et dramatiques.

image: Tony Luciani

image: Tony Luciani

Après un certain temps, Tony a également encouragé Elia à se prendre elle-même des photos après lui avoir donné un appareil photo. Ses photos ont ensuite été sélectionnés dans divers concours et publiés dans Inspire Magazine.

image: Tony Luciani

Le jour de son anniversaire, Tony demanda à sa mère:

« Te souviens-tu du jour de ta naissance? Et elle répondit doucement: »Oui. Je crois que c’est le jour de ta naissance… Il était 4 heures du matin ».

image: Tony Luciani

Les personnes âgées finissent souvent par jouer un rôle marginal dans la vie des enfants, car elles sont considérées plus comme un fardeau qu’une ressource. Nous ne pouvons donc qu’exprimer notre profonde admiration pour ce fils, qui a compris la valeur du lien entre lui et sa mère et qui n’ a pas voulu laisser à quelqu’un d’autre le privilège de passer du temps avec elle.

Un duo artistique que tout le monde devrait connaître!

image: Tony Luciani

Pour découvrir tout le travail de Tony Luciani, veuillez visiter sa page ynotphoto. com, son site personnel tonyluciani. ca ou sa page Facebook.

via: slrlounge.com

http://www.regardecettevideo.fr

Un «Pacemaker» pour le cerveau peut réduire les effets de la maladie d’Alzheimer


Une avancée pour ceux qui souffre de la maladie d’Alzheimer qui permet de retrouver un peu d’autonomie. Cela ne guérit pas la maladie, mais elle peut évoluer plus lentement, grâce à un stimulateur cérébral de la même manière qu’un stimulateur cardiaque. Des recherches continue pour améliorer ce stimulateur
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Un «Pacemaker» pour le cerveau peut réduire les effets de la maladie d’Alzheimer

 

 

«Il est crucial d’explorer de nouvelles options pour aider à améliorer les soins quotidiens et la qualité de vie. »

  • Thomas Tamblyn

Un «stimulateur cardiaque» pour le cerveau a permis d’aider un certain nombre de patients atteints d’Alzheimer à retrouver une partie de leurs fonctions cognitives qu’ils avaient précédemment perdue à cause de cette maladie.

Le processus consiste à placer des fils électriques minuscules profondément dans les lobes frontaux du cerveau et ensuite à déclencher un petit courant électrique.

Dans la nouvelle étude révolutionnaire menée par l’Ohio State University, un certain nombre de patients souffrant de la maladie d’Alzheimer ont été équipés de dispositifs de stimulation cérébrale profonde (SCP) et les résultats ont ensuite été analysés.

Ce qu’ils ont trouvé était en fait assez remarquable, les trois patients ont montré des améliorations significatives dans leur capacité à effectuer des tâches quotidiennes.

Âgée de 85 ans, LaVonne Moore, vivant dans la ville de Delaware, en Ohio, a montré des signes d’amélioration. Elle a retrouvé la capacité de préparer ses propres repas et elle peut dorénavant choisir les vêtements qu’elle veut porter.

«Nous avons beaucoup d’aide-mémoire, d’outils et de traitements pharmaceutiques pour aider les patients atteints de maladie d’Alzheimer, mais nous n’avons rien pour les aider à améliorer leurs jugements, prendre de bonnes décisions ou accroître leur capacité à concentrer toute leur attention sur une tâche spécifique en évitant toutes distractions», explique le Dr Douglas Scharre, coauteur de l’étude.

Bien que cette technique ne soit certainement pas un remède pour la maladie d’Alzheimer, elle pourrait avoir un impact significatif sur la vie quotidienne de ceux qui souffrent actuellement de cette maladie.

Même si beaucoup de démarches ont été faites pour aider à améliorer la mémoire des personnes souffrantes de la maladie d’Alzheimer, il reste beaucoup d’autres facteurs importants à considérer, y compris les tâches cognitives complexes.

Après trois ans d’implantation, la maladie d’Alzheimer de LaVonne Moore a progressé, mais à un rythme beaucoup plus lent que prévu. Elle peut toujours jouer du piano. Elle a également repris un certain nombre de tâches clés dans sa maison.

OHIO STATE UNIVERSITY

De la même manière qu’un stimulateur cardiaque maintient le coeur régulé, le SCP fournit une stimulation à une partie spécifique du cerveau.

«Le lobe frontal est responsable de choses comme la résolution de problèmes, l’organisation et le bon jugement. En stimulant cette partie du cerveau, la fonctionnalité cognitive des patients a diminué plus lentement qu’un patient Alzheimer», explique le Dr Scharre.

La prochaine étape pour les chercheurs est de voir s’il existe un moyen de reproduire la stimulation cérébrale profonde, mais sans la procédure invasive qui est actuellement nécessaire.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Royaume-Uni a été traduit de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca

À 14 ans, elle développe une application pour les malades d’Alzheimer


Une jeune chinoise vivant aux États-Unis, a fait une application pour mieux discuter avec sa grand-mère atteint de la maladie d’Alzheimer via internet, grâce à la reconnaissance faciale.
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À 14 ans, elle développe une application pour les malades d’Alzheimer

 

Grâce à la reconnaissance faciale, Timeless indique le nom et le lien qu’entretient l’interlocuteur avec le patient atteint d’Alzheimer. © thinkstock.

  Source: Fast Compagny, RTL France

Une adolescente chinoise âgée de 14 ans a développé une application qui permet notamment aux personnes souffrant d’Alzheimer de se rappeler de l’identité de leur interlocuteur.

Après avoir vécu à Hong Kong,  Emma Yang a rejoint les Etats-Unis avec ses parents. Proche de sa grand-mère atteinte de la maladie d’Alzheimer, l’adolescente s’entretient régulièrement avec elle par téléphone. Des conversations souvent perturbées par les pertes de mémoire de sa mamie.

Habituée à coder, la jeune fille décide de développer une application destinée à améliorer la qualité de leurs discussions. Grâce à la reconnaissance faciale, Timeless indique le nom et le lien qu’entretient l’interlocuteur avec le patient atteint d’Alzheimer. L’appli compile aussi les événements importants du quotidien et alerte l’utilisateur s’il tente d’appeler plusieurs fois d’affilée une même personne.

« Changer leur vie »

« Il n’y avait d’application sur le marché pour aider réellement les patients atteints de la maladie d’Alzheimer au quotidien », explique Emma Yang au site américain Fast Compagny qui relaie l’initiative. « Les gens pensent souvent que ça ne va pas les aider ou que les personnes âgées ne savent pas utiliser la technologie. Mais je pense que si vous leur présentez de façon pédagogique, ça peut réellement leur changer la vie ».

Des objets connectés sont déjà proposés sur le marché pour faciliter la vie des patients, comme le pilulier connecté qui alerte via des signaux sonores et visuels que le moment de prise des médicaments est venu, rappelle RTL France.

L’application Timeless fait l’objet d’un financement participatif sur la plateforme IndieGo.

     

     

http://www.7sur7.be/

Comment notre cerveau change-t-il au cours de notre vie ?


 

Le cerveau entre homme et femme est différent. À partir d’environs 80 ans, c’est le cerveau des hommes qui s’atrophie plus vite. Dans les études avenir, les chercheur vont essayer de trouver à quel moment que des sains viennent à se détériorer vers des maladies comme l’Alzheimer
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Comment notre cerveau change-t-il au cours de notre vie ?

 

Comment notre cerveau change-t-il au cours de notre vie ?

IRM du cerveau

© VOLBRAIN

Par Lise Loumé

Une équipe française a réalisé une étude pour déterminer comment le cerveau change au cours de notre vie. Le résultat est à découvrir en vidéo

Comment le cerveau change-t-il tout au long de notre vie ? Existe-t-il des différences dans le développement et le vieillissement du cerveau entre les hommes et les femmes ? Pour le savoir, des chercheurs du CNRS, de l’Université de Bordeaux et de l’Université Polytechnique de Valence (en Espagne) ont analysé près de 3.000 IRM pour tous les âges de la vie, allant du bébé de quelques mois à la personne âgée de plus de 90 ans. Ils ont suivi l’évolution de plusieurs structures cérébrales par exemple : l’hippocampe et des tissus composant le cerveau (comme la matières grise). C’est la première fois qu’un tel nombre d’IRM couvrant une si large période de vie est utilisé.

Le cerveau des hommes s’atrophie plus vite après 80 ans

Pour mener à bien cette étude, les chercheurs ont utilisé la plate-forme volBrain qu’ils ont constitué en 2015, un outil qui a permis l’analyse de plus de 53.000 IRM du cerveau pour plus de 1.500 utilisateurs à travers le monde depuis 2015. Les résultats de cette étude ont permis d’obtenir les valeurs normales de chaque structure cérébrale pour un âge et un sexe donnés (voir vidéo ci-dessous).

 « Ce travail offre donc un outil précieux pour l’aide au diagnostic de pathologies neurologiques,expliquent les chercheurs dans un communiqué. En effet, en fournissant un cadre de référence, cette étude permet de vérifier si les volumes des structures cérébrales d’un nouveau patient sont dans la normale ou non ».

Par exemple, un volume plus faible que prévu de l’hippocampe peut indiquer un cas possible d’Alzheimer.

De plus, cette étude a également montré qu’il existe des différences dans l’évolution du cerveau des hommes et des femmes. Entre autres résultats, il apparait que le cerveau féminin atteint son pic de maturité avant celui des hommes et que la vitesse à laquelle le cerveau s’atrophie est plus grande chez les hommes que chez les femmes après 80 ans. On peut aussi remarquer la diminution de la matière grise corticale (tissu périphérique apparaissant en gris dans la vidéo) entre 1 et 10 ainsi que l’élargissement des ventricules (en rouge et en vert) contenant du liquide cérébro-spinal entre 60 et 90 ans. Dans les mois à venir, cette équipe va poursuivre son travail sur l’étude du cerveau mais cette fois dans le cadre de la maladie d’Alzheimer. Ils vont essayer de découvrir à quel moment l’évolution des cerveaux sains et des cerveaux pathologiques diverge.

https://www.sciencesetavenir.fr

"La maladie de ma mère résumée en une photo"


 

Quand on dit qu’une image vaut mille mots ! La jeune femme a pris une photo des carrés de crochets que sa mère a faits depuis le diagnostique de la maladie d’Alzheimer. On voit parmi les oeuvres au crochet la dégradation dut à la maladie de sa mère
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« La maladie de ma mère résumée en une photo »

Par Catherine Delvaux.

La mère de Sara a découvert qu’elle souffrait de la maladie d’Alzheimer à 54 ans.

Quand Rene a appris qu’elle était atteinte de la maladie d’Alzheimer il y a douze ans, ses médecins lui ont conseillé de se livrer à une activité qui stimule le cerveau. Habile de ses mains depuis toujours, elle s’est donc remise au crochet et sa fille Sara a conservé tout ce qu’elle a créé depuis le diagnostic de sa maladie. Sur la photo de Sara, postée sur Reddit, on peut voir 14 petits carrés de crochet, classés par ordre chronologique et de moins en moins précis.

« J’ai souvent expliqué que voir ma mère succomber à cette maladie revenait à la voir se défaire petit à petit », explique Sara Wuillermin sur le forum.

Elle avait 22 ans lors du diagnostic de sa mère.

« Je trouve que cette photo est particulièrement parlante. Ces carrés représentent la progression de sa maladie au cours d’une ou deux années, au début de sa maladie. Au bout d’un moment, elle n’arrivait plus à faire de crochet et transportait juste ses aiguilles dans son sac. »

Douze ans plus tard, la mère de Sara est en bonne santé physique mais ne reconnaît plus personne. Elle ne peut plus parler et est incapable de vivre seule, lit-on sur le site du Huffington Post.

http://www.7sur7.be

Les chats ne jouent pas avec vos nerfs… mais leurs parasites le peuvent!


La toxoplasma gondii, est un parasite transmit par une bactérie qui se trouve dans les excréments de chat, litière et aussi dans le sol. On sait que la femme enceinte doit éviter de s’occuper la litière pour éviter de le transmettre au foetus. On sait aussi que beaucoup peuvent être affectées par la toxoplasmose sans le savoir. Ce que les scientifiques cherchent sont les mutations qui peuvent affecter les maladies neurologiques et pourraient avoir un lien avec des maladies tel que Parkinson, Alzheimer, épilepsie et autre surtout si la personne est prédisposée au développement de ces maladies
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Les chats ne jouent pas avec vos nerfs… mais leurs parasites le peuvent!

 

Un chat étendu par terre

. Photo : iStock

Toxoplasma gondii, un parasite principalement répandu par les chats, est particulièrement connu pour les risques qu’il entraîne chez les fœtus humains. Toutefois, une étude récente laisse à penser qu’il pourrait aussi avoir un impact sur plusieurs autres désordres neurologiques.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Toxoplasma gondii est un parasite microscopique formé d’une seule cellule qui peut contaminer presque tous les animaux à sang chaud. Chez l’humain, l’infection donne une maladie qui s’appelle la toxoplasmose.

On l’attrape en entrant en contact avec les excréments de chat, principalement en nettoyant la litière, mais aussi par la contamination de nourriture ou simplement à l’extérieur, dans la terre.

Au moins 2 milliards d’êtres humains sont porteurs de ce parasite, ce qui en fait l’un des plus répandus au monde.

Généralement, les personnes en bonne santé ne savent même pas qu’elles sont infectées. Le système immunitaire développe rapidement des anticorps capables de contrôler le parasite, qui restera alors en dormance, principalement dans nos muscles ou nos nerfs.

Par contre, pour les personnes qui ont un système immunitaire affaibli ou chez les femmes enceintes, on peut retrouver des formes plus actives qui pourraient causer des symptômes semblables à une grippe et, dans les pires cas, des dommages neurologiques pour le fœtus.

Cela fait toutefois plusieurs années que T. gondii est suspecté d’avoir un rôle à jouer dans certains changements de comportement et même dans des problèmes neurologiques.

Des études ont relié ce parasite à différents cas de psychose ou de schizophrénie. Aucun lien direct n’a été observé jusqu’à maintenant et ces études montraient surtout divers degrés de corrélation. Par exemple, certains patients schizophrènes ont plus d’anticorps contre la toxoplasmose que le reste de la population.

Une équipe de chercheurs a donc voulu évaluer les effets biologiques du parasite sur le cerveau humain. Leurs travaux, publiés dans la revue Scientific Reports, montrent que la toxoplasmose pourrait prédisposer à certains problèmes neurologiques ou les amplifier.

Un tissu infecté par le parasite Toxoplasma gondii

Un tissu infecté par le parasite Toxoplasma gondii   Photo : University of Chicago Medical Center/David Ferguson

Manipuler le cerveau à ses fins

Pour comprendre comment, il faut faire un détour par le mode de reproduction du parasite.

Le seul endroit où il peut se reproduire de façon sexuée est dans l’intestin du chat. Une fois qu’il en est éjecté, son principal objectif est d’y retourner pour compléter son cycle de vie. Et l’un des moyens employés pour y parvenir est la souris.

Quand une souris est contaminée, le parasite va se rendre dans son cerveau et changer un détail : il élimine la peur des souris face à l’odeur d’urine de chat.

La souris va alors entrer dans le territoire du chat sans crainte et, bien sûr, se faire manger, ce qui complétera le cycle.

De l’interférence neurologique

Heureusement pour nous, les humains qui l’attrapent ne vont pas essayer de se faire manger par des lions!

Pour mieux comprendre les effets à long terme de ce parasite chez l’humain, les chercheurs ont utilisé les données médicales d’une base de données américaine, la National Collaborative Chicago-Based, Congenital Toxoplasmosis Study, qui suit plus de 246 enfants nés avec la toxoplasmose depuis 1981.

Les chercheurs ont remarqué que le parasite en dormance entraîne un certain degré d’inflammation et produit des molécules qui ne sont pas dans le cerveau en temps normal.

Ces particules vont influencer le fonctionnement des cellules nerveuses. Elles peuvent jouer sur leur rythme de division, leur durée de vie ou la composition des molécules produites dans le cerveau.

Ils ont aussi trouvé que le fonctionnement de milliers de gènes était altéré chez les personnes infectées. Parmi eux se trouvaient des marqueurs importants pour la maladie de Parkinson et l’alzheimer, mais aussi pour plusieurs désordres neuromusculaires, l’épilepsie et même le cancer.

Toutefois, il est important de spécifier qu’en aucun cas les chercheurs n’affirment que le parasite cause toutes ces maladies directement.

Par contre, chez les personnes qui ont des prédispositions pour le développement de ces maladies, telles que certaines mutations génétiques ou un mauvais état de santé, la présence du parasite pourrait avoir un impact négatif ou favoriser la progression de ces maladies neurologiques.

Avant toute chose, il faudra confirmer cette observation par d’autres études, ciblant cette fois des maladies précises.

Ce qui est toutefois intéressant, c’est que cette observation ouvre la porte à d’autres études sur l’impact à long terme que peuvent avoir les maladies chroniques sur les problèmes neurologiques.

http://ici.radio-canada.ca/n