Le Savez-Vous ►Science décalée : 704 traumatismes crâniens… dans les albums d’Astérix


Les scientifiques ne font pas toujours des recherches sérieuses, ils peuvent aussi s’amuser. C’est le cas ici avec les aventures d’Astérix le Gaulois. Ils ont tenu compte des ethnies, des blessures, des situations et de la potion magique pour dénombrer les traumatismes crâniens. Malgré les conflits, un fait qui est rare, est qu’il n’y a eu aucun mort et que la guérison était généralement rapide. Pourtant, la médecine était loin d’être aussi efficace qu’aujourd’hui.
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Science décalée : 704 traumatismes crâniens… dans les albums d’Astérix

 

Par Janlou Chaput, Futura

Des neurologues ont passé en revue les 34 albums des aventures d’Astérix le Gaulois. Ils ont relevé en tout 704 cas de traumatismes crâniens, mais aucun d’eux ne s’est révélé irréversible ou mortel. Leur conclusion : s’il vaut mieux ne pas être Romain, surtout face à un Gaulois qui vient d’avaler de la potion magique, il ne faut pas non plus oublier de bien attacher son casque !

L’image de la science n’est pas toujours des plus drôle. On associe souvent les chercheurs à des rats de laboratoires, perdus dans leurs pensées irrationnelles et déconnectés complètement de la réalité. Certains correspondent au portrait. Mais la recherche se compose avant tout d’hommes et de femmes, dont certains ne sont pas dénués d’humour. La preuve avec ces neurologues germains qui ont consacré du temps et un article scientifique aux traumatismes crâniens qui se sont produits au fil des albums d’Astérix le Gaulois…

Le contexte : Astérix, témoin d’une époque ravagée par les guerres

« Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum… »

C’est en ces mots que commencent toutes les aventures d’Astérix, compagnon d’Obélix et de Panoramix, habitants d’un modeste village breton dirigé par le chef Abraracourcix.

L’époque est difficile pour la Gaule. Les légions romaines, réputées pour leur discipline, ont vaincu les troupes celtes de Vercingétorix à Alésia deux ans plus tôt. Jules César, dictateur à vie, a pris le contrôle de la plus grande partie de l’Europe occidentale et du monde méditerranéen au terme de guerres violentes causant des milliers de victimes.

Les techniques de médecine sont beaucoup moins performantes que celles dont on dispose aujourd’hui. Impossible, à l’époque, de regarder les dégâts causés au cerveau par exemple. Heureusement, un témoin de ces temps lointains a laissé des traces dans nos BD pour que scientifiques et historiens reconstituent les conditions de vie de la période gallo-romaine. Des neurologues de la Heinrich Heine Universität de Düsseldorf (Allemagne) en ont profité pour étudier l’ampleur des traumatismes crâniens. Leurs résultats ont été décrits en 2011 dans la revue Acta Neurochirurgica.

Les légionnaires romains ont conquis presque toute la Gaule. Un seul village leur résiste... et leur cause bien des difficultés. Le centurion, à droite, en garde les séquelles au niveau de son œil gauche. Son compagnon prend des risques en n'attachant pas mieux son casque... © webast, Fotopédia, cc by nc nd 2.0

Les légionnaires romains ont conquis presque toute la Gaule. Un seul village leur résiste… et leur cause bien des difficultés. Le centurion, à droite, en garde les séquelles au niveau de son œil gauche. Son compagnon prend des risques en n’attachant pas mieux son casque… © webast, Fotopédia, cc by nc nd 2.0

L’étude : les traumatismes crâniens passés à la loupe

Les scientifiques ont étudié dans le détail les 34 albums de la série des aventures d’Astérix. Ont été relevés : les indices attestant d’une ecchymose périorbitale (œil au beurre noir), les signes d’une parésie du nerf hypoglosse (la langue pendante), l’importance des troubles neurologiques (confusions, aphasies, etc.), mais aussi l’appartenance ethnique des victimes et des coupables, l’absorption ou non de potion magique et la présence ou non d’un casque sur la tête au moment du choc. Il faut être précis pour une analyse statistique fine !

Le constat est sans appel. Parmi les 704 cas de traumatismes crâniens retrouvés, 698 apparaissent chez des hommes. Dans les deux tiers des cas, les victimes sont romaines. Malgré tout, 120 Gaulois, 59 bandits ou pirates, 20 Goths, 14 Normands, 8 Vikings, 5 Britanniques et 4 extraterrestres comptent parmi les blessés.

Les coupables sont, dans 87 % des situations, des Gaulois. Astérix et Obélix contribuent à eux deux à 57,6 % des lésions crâniennes. Les légionnaires romains ont causé 32 des blessures et ne sont pas uniquement des victimes. Parmi les traumatisés du cerveau, 70,5 % portaient malgré tout un casque. Mais la violence du choc (puisque dans 98,8 % des cas, il s’agissait d’un coup porté, et seuls 8 cas d’étranglements ont été relevés) et la lanière mal attachée ont fait s’envoler la protection dans 87,7 % des situations.

Autre fait marquant : la majorité des traumatismes (83 %) sont intervenus consécutivement à l’absorption par le responsable d’une boisson décrite ainsi par les auteurs :

« Cette substance contient du gui et est supposée conférer une force surhumaine. En réalité, les personnages qui avalent cette potion magique avant de frapper causent des lésions cérébrales plus sévères. »

Cette image obtenue par scanner montre un traumatisme crânien. Le crâne a été déformé suite à un choc qui lèse certaines régions du cerveau. Il n'est pas toujours mortel mais peut entraîner de lourdes conséquences neurologiques. © Rehman et al., Wikipédia, cc by 2.0

Cette image obtenue par scanner montre un traumatisme crânien. Le crâne a été déformé suite à un choc qui lèse certaines régions du cerveau. Il n’est pas toujours mortel mais peut entraîner de lourdes conséquences neurologiques. © Rehman et al., Wikipédia, cc by 2.0

Justement, la gravité des traumatismes a été jugée grâce à l’échelle de Glasgow, établie dans les années 1970 par des scientifiques écossais. En tout, 390 d’entre eux sont sévères, contre 89 modérés et 225 cas bénins. Heureusement, aucun mort ni aucun dommage permanent n’est à signaler. Si la quasi-totalité des individus s’est remis en quelques minutes ou quelques heures, le druide Panoramix a montré des signes inquiétants d’aphasie et de désorientations qui se sont étalés sur plusieurs semaines. Tout a fini par rentrer dans l’ordre.

Ces données étonnent les scientifiques. Eux qui pensaient que les violences de l’Antiquité entraînaient des lésions cérébrales irréversibles ont été surpris, du fait également des méthodes diagnostiques et thérapeutiques nettement inférieures aux nôtres. Ils reconnaissent qu’il faut peut-être creuser davantage la piste de la potion magique pour comprendre les raisons d’une telle résistance. En effet, dans le gui, on retrouve de la lectine, dont on connaît les vertus pour soigner les tumeurs cérébrales. Peut-elle aussi réparer des traumatismes crâniens ?

Cela « nécessite d’être clarifié dans des études ultérieures ».

L’œil extérieur : les scientifiques ne manquent pas d’humour

Bien évidemment, cette étude menée avec tout le sérieux qui caractérise les scientifiques tend à rappeler qu’il faut aussi s’amuser. Au milieu de publications qui traitent toutes des différents problèmes et solutions rencontrés en neurochirurgie, un brin d’humour n’a jamais fait de mal.

L’article a d’ailleurs été bien accueilli dans le monde scientifique. Karl Schaller, un de leurs collègues de l’université de Genève, note tout particulièrement l’intérêt porté sur la lanière du casque bien trop rarement fixée, limitant l’efficacité des protections. Et de conclure que la prochaine étape serait de comparer avec d’autres bandes dessinées, pour voir par exemple si la Panthère rose fait preuve d’autant de violence…

https://www.futura-sciences.com/

Démocratie vs dictature


Des fois la démocratie, on finie par croire qu’il y a quelques ressemblances avec la dictature. Enfin, au moins on sait qu’aux 4 an chez-moi, on peut changer qui va déplumer le peuple.
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Démocratie vs dictature

 

 

“La différence entre une démocratie et une dictature, c’est qu’en démocratie tu votes avant d’obéir aux ordres, dans une dictature, tu perds pas ton temps à voter”

Charles Bukowski

Le Canada est une dictature, selon un tiers des élèves américains


Je serais curieuse de voir  côté du Canada, si les secondaires 2 en savent autant sur les États-Unis qu’eux en savent sur notre pays. Mais surement qu’ils ne considéraient pas les USA comme une dictature. Et chez adultes canadiens, nous en savons peut-être un peu plus sur les États-Unis, que les américains savent sur le Canada
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Le Canada est une dictature, selon un tiers des élèves américains

:

Par Jesse Ferreras

Si vous demandez à un tiers des élèves de secondaire 2 ce qu’est le Canada, vous obtiendrez probablement une réponse qui peut se résumer en ceci :

C’est donc ce qu’il résulte d’une étude menée par le National Assessment of Education Progress (NAEP) concernant le niveau de connaissance des élèves américains sur différents sujets dans des domaines variés.

Le dernière étude se base sur une série de questions sur des sujets tels que l’histoire, l’éducation civique et la géographie de l’Amérique. Plus de 29 000 élèves de secondaire 2 ont répondu aux questions.

Une question à choix multiple leur demandait ce qu’il y a en commun entre les gouvernements canadien, australien et français actuels.

23% des élèves interrogés ont répondu : «Leur dirigeant ont un pouvoir absolu», tandis que 10% ont coché la réponse suivante: «Ces pays sont contrôlés par des militaires.»

Les élèves interrogés ont obtenu une note moyenne de 18% en histoire des États-Unis, 23% en éducation civique et 27% en géographie.

Le professeur Kenneth Holland de la Ball State University, qui est à la tête de l’Association des études canadiennes aux États-Unis, voit dans ces résultats le reflet d’une ignorance croissante du Grand Nord.

«Je pense qu’il y a un problème plus important qui est que les Américains ne connaissent que très peu de choses sur le Canada», a-t-il assuré au National Post.

Ce n’est pas la première fois que l’on décèle des lacunes chez des étudiants américains sur le Canada. Et cela ne concerne pas seulement les élèves de secondaire 2.
En 2013, le journal Crimson de l’Université Harvard a demandé aux élèves de la Ivy League de nommer la capitale du Canada.

 Une seule personne a réussi à dire quelle est la capitale du Canada. Mais, elle est Canadienne.

Cet article initialement publié sur le Huffington Post Canada a été traduit de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Elle retrouve son bébé volé 44 ans après


Des fois, l’histoire d’un peuple est inimaginable et cruelle. Comment réagir quand un enfant apprend 44 ans plus tard que ses parents adoptifs ont menti sur son passé ? Que sa mère n’est pas morte comme ils lui ont prétendu ? Cela doit être une grosse déception d’avoir vécu pendant toutes ces années dans le mensonge …. Mais au moins, il sait maintenant d’ou il vient
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Elle retrouve son bébé volé 44 ans après

 

Des femmes en Espagne, manifestent contre le vol de bébés pendant le franquisme.

Des femmes en Espagne, manifestent contre le vol de bébés pendant le franquisme. © AFP

« Je vis un conte de fées »: la voix pleine d’émotion, Marie-José E. vient d’avoir la preuve ADN qu’elle a retrouvé son « bébé volé » en Espagne, après 44 années de recherche désespérée.

 « C’est quelque chose d’incroyable. C’est l’euphorie. C’est des hauts et des bas terribles. Quand je me réveille le matin, je me dis : il est là, il existe, et puis après j’ai peur de le perdre », confie à l’AFP cette enseignante de Tours, dans le centre de la France, proche de la retraite et qui souhaite conserver l’anonymat pour préserver son intimité.

Son fils, qui fêtera ses 44 ans le 12 juillet, vit, lui, à Valence, dans l’est de l’Espagne, là où il est né et a été adopté. Ils font partie des milliers de familles victimes du vaste scandale des « bébé volés du franquisme » en Espagne, qui a éclaté fin 2010 avec les premières plaintes en justice et qui pourrait toucher jusqu’à 300.000 enfants, affirment les associations.

La dictature de Francisco Franco permettait l’enlèvement de nouveaux-nés lorsque les parents étaient des opposants de gauche ou quand l’enfant était né hors mariage. Des groupes de victimes affirment que le trafic a continué, dont la vente de bébés, après la mort de Franco en 1975 et jusqu’à la loi de 1987 encadrant l’adoption, notamment dans des cliniques gérées par des institutions catholiques qui faisaient croire aux parents que leur bébé était mort peu après la naissance.

Marie-José, de père espagnol et de mère française, était une étudiante de 22 ans lorsqu’elle est tombée enceinte. Son père, « très très dur », l’emmène accoucher le 12 juillet 1969 au Couvent Santo Celo à Valence.

« C’était cauchemardesque », raconte Marie-José, encore traumatisée par la « méchanceté de la mère supérieure ».

Contrairement aux promesses de garder le bébé, le père le donne aux religieuses.

« Je n’ai plus jamais reparlé à mon père. Ma mère est morte trois ans plus tard et mon père cinq ans après, tous les deux d’un cancer », dit-elle.

Depuis, elle n’a eu de cesse de chercher son fils. Elle s’est mariée et a eu un autre garçon aujourd’hui âgé de 30 ans. De son côté, Juan apprend à 14 ans par ses parents qu’ils l’ont adopté.

« Mais ils lui disent que ses parents biologiques sont morts dans un accident de voiture », explique Marie-José.

Au décès de sa mère adoptive en 2011, au moment où le scandale des bébés volés éclate, Juan voit que ses parents adoptifs apparaissent comme « biologiques » sur son acte de naissance. Il cherche la vérité.

« Depuis, on s’appelle tous les jours »

 

« Finalement, une cousine germaine, plus âgée, lui a tout raconté il y a trois semaines ».

« Elle lui a dit qu’il avait été vendu par les religieuses, comme cela se faisait beaucoup à l’époque », dit Marie-José, évoquant la complicité de membres de l’Eglise, de l’administration et de médecins pour établir les « vrais-faux » papiers.

 Il contacte immédiatement les associations d’aide à Valence, qui très vite font le parallèle avec Marie-José, qu’elles connaissent bien. Les tests ADN confirment le lien mère-fils.

« Depuis, on s’appelle tous les jours », dit Marie-José.

Pour l’heure, très peu de familles ont pu retrouver les leurs en Espagne. « Il y en a une douzaine », dit Soledad Luque, représentante de la CoordinadoraX24, qui regroupe la majorité des associations d’aide aux familles en Espagne.

Sur quelque 3.000 plaintes déposées, seules 900 sont encore en cours d’instruction, précise-t-elle.

« Nous demandons tout par écrit, car ce qui a été dit dans les réunions avec le ministère de la justice n’a pas été tenu. Il ne nous donne pas d’information. Il y a beaucoup de secret et nous ne savons pas pourquoi« , dit-elle.

« Les autorités espagnoles ne nous aident pas. Les plaintes sont classées le plus vite possible. Par exemple, 100% des plaintes ont été classées par le parquet de Castellon », renchérit Luna Garcia, porte-parole de l’association des bébés volés de Valence, qui a aidé Marie-José à retrouver son fils.

Les associations ont demandé au pape, dans une lettre rendue publique le 24 mai, d’intervenir pour l’ouverture des archives de l’Eglise. En témoignant, Marie-José espère donner aux familles le courage de poursuivre leur quête. Les retrouvailles avec son fils sont prévues le 21 juin et ils souffleront ensemble ses 44 bougies le 12 juillet.

« Il est marié et a un fils de 8 ans, je suis grand-mère. Mon petit-fils m’appelle Yaya (Mamy) au téléphone. C’est un bonheur incroyable », dit-elle.

http://www.lepoint.fr/

L’Argentine et le combat des enfants volés


La guerre et la dictature apportent trop de victimes innocentes.  Des enfants font souvent les frais de la bêtise humaine. Quand des temps plus calmes reviennent il est difficile de recoller les morceaux
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L’Argentine et le combat des enfants volés

 

Durant la dernière dictature argentine, des centaines d’enfants de dissidents ont été volés par les militaires. L’association des Grand-mères de la place de Mai a obtenu le droit de faire réaliser des tests ADN sur les personnes soupçonnées d’appartenir à leur famille.

PHOTO: WALTER ASTRADA, ARCHIVES AP

Alice Pouyat, collaboration spéciale
La Presse

(Buenos Aires) Trente ans après la fin de la dernière dictature militaire en Argentine, des enfants de dissidents politiques arrachés à leurs parents tentent de retrouver leur identité. Notre collaboratrice a rencontré l’un d’eux.

Victoria Montenegro fait partie des enfants volés par les militaires durant la dernière dictature argentine. À 36 ans, elle a retrouvé sa vraie famille et tente de reconstruire une identité éclatée.

Elle nous donne rendez-vous dans un café qui porte son nom, Victoria. Tout un symbole. Car ce nom, son identité, c’est le combat de toute sa vie. Victoria Montenegro, Argentine de 36 ans, s’est longtemps appelée María Sol, prénom choisi par celui qui l’a élevée, le lieutenant-colonel Herman Tetzlaff.

«Comme beaucoup de petites filles, j’ai été amoureuse de celui que je croyais être mon père», confie la belle brune.

Mais, à 25 ans, María Sol apprend que l’homme en qui elle place toute sa confiance est en réalité son ravisseur et, pire que cela, le meurtrier de ses vrais parents.

En 1976, le père et la mère de Victoria, membres de la guérilla trotskyste, «disparaissent», abattus clandestinement comme des milliers d’opposants durant la dictature. Le lieutenant Tetzlaff, qui a participé à l’opération, récupère leur bébé de 6 mois, change son nom et sa date de naissance. Élevée dans un cadre très strict, Victoria n’a jamais douté de sa filiation «en dépit de [sa] peau foncée chez ces grands blonds descendants d’Allemands».

Mais, avec le retour de la démocratie, l’étau de la justice se resserre sur le lieutenant. L’association des Grands-mères de la place de Mai obtient le droit de faire réaliser des tests ADN sur les personnes soupçonnées d’appartenir à leur famille.

Quelques années plus tard, Victoria «apparaît», comme elle le dit: elle apprend qu’elle n’est pas la fille du lieutenant.

Une réalité d’abord trop difficile à accepter. Dans un premier temps, elle défend son faux père, garde même chez elle l’arme du crime confiée par le militaire lors de son arrestation.

«J’ai grandi dans la haine des associations de défense des droits de l’homme. Mes ravisseurs les qualifiaient de menteuses et de subversives. Je pensais qu’ils m’avaient gardée pour me sauver», explique-t-elle.

Puis, peu à peu, Victoria ouvre les yeux. Elle est aidée par l’élection du président Nestor Kirchner en 2003, qui annule les lois d’amnistie envers les militaires et réhabilite la mémoire des dissidents.

«J’ai compris que la vérité, aussi douloureuse qu’elle soit, est libératrice», clame aujourd’hui Victoria.

Sans rompre complètement les liens avec la famille du lieutenant pour qui elle dit «ne pas avoir de haine», elle se rapproche de sa famille biologique. Grâce à d’intenses recherches, en mai 2012, elle a pu retrouver le corps de son vrai père, jeté à la mer par des militaires et enseveli dans une tombe anonyme en Uruguay.

Jour après jour, Victoria Montenegro reconstruit son identité et milite pour que cette histoire ne se répète pas. Promue secrétaire des Droits de l’homme d’un parti péroniste, et mère de deux enfants, elle se dit plus forte et plus heureuse que jamais.

«Le bonheur est un procédé de résistance. C’est ce dont rêvaient mes parents, morts pour un avenir meilleur, affirme-t-elle. Ce bonheur est notre plus belle victoire.»

http://www.lapresse.ca

Libye ►Mouammar Kadhafi est mort


La seule chose que j’espère pour le Libye, c’est qu’ils puissent reconstruire le pays dans la liberté qu’ils ne soient pas non plus aux mains des gouvernement occidentaux pour avoir leur richesse de façons détournées
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Libye  Mouammar Kadhafi est mort

Libye - Mouammar Kadhafi est mort
Agence France-Presse 
Jay DESHMUKH et Daphné BENOIT
 
Le leader déchu libyen Mouammar Kadhafi, en fuite depuis août, a été tué jeudi lors de la bataille de Syrte. 

© AFP PHOTO/JOSEPH EID

BENGHAZI, 20 octobre 2011 (AFP) – Le leader déchu libyen Mouammar Kadhafi, en fuite depuis août, a été tué jeudi lors de la bataille de Syrte, sa région natale et son dernier bastion, dans l’est de la Libye, ont annoncé les nouvelles autorités .

«Nous annonçons au monde que Kadhafi est mort aux mains des révolutionnaires», a indiqué au cours d’une conférence de presse du porte-parole officiel du Conseil national de transition (CNT, ex-rébellion) à Benghazi (est), Abdel Hafez Ghoga.

«C’est un moment historique, c’est la fin de la tyrannie et de la dictature. Kadhafi a rencontré son destin», a-t-il dit.

Selon lui, l’information de sa mort «a été confirmée par nos commandants sur le terrain à Syrte, ceux-là mêmes qui ont capturé Kadhafi alors qu’il avait été blessé lors de la bataille ce matin à Syrte» tombée dans la journée aux mains des forces du CNT.

«La tyrannie et la dictature ont pris définitivement fin. Nos révolutionnaires ont réussi à avoir la tête du tyran Kadhafi qui a rencontré son destin qui est celui de tous les dictateurs», a poursuivi M. Ghoga.

L’annonce de sa mort a été saluée par les journalistes libyens présents dans la salle aux cris d’Allah Akbar (Dieu est grand) alors que la ville résonnait de tirs en l’air et de klaxons.

«Nous avons également des informations sur un convoi qui était bombardé par l’Otan alors qu’il fuyait Syrte. Certaines informations font état de la présence des fils de Kadhafi dans ce convoi, nous sommes en train de les vérifier», a ajouté le porte-parole officiel.

Néanmoins selon Mohamed Leith, un commandant des forces du nouveau régime qui combattait à Syrte, l’un des fils de Mouammar Kadhafi, Mouatassim, a été trouvé mort dans cette ville.

La télévision libyenne «Libye Libre» à Tripoli avait auparavant affirmé que l’un des fils de Mouammar Kadhafi «Mouatassim ainsi que Mansour Daou (le chef des services de sécurité intérieure), et Abdallah Senoussi», le chef des renseignements libyens, avaient été capturés à Syrte. Un autre des fils de Kadhafi, Seif al-Islam, est toujours introuvable.

«La dictature prend ainsi vraiment fin. C’est la fin d’un terrible chapitre de l’histoire de la Libye», a encore dit M. Ghoga.

Il a par ailleurs affirmé que «la proclamation officielle de la libération du pays sera annoncée très prochainement. Ce sera fait dès que nous aurons confirmation que toutes les forces pro-Kadhafi à Syrte ont été neutralisées».

Pour lui «la mort de Kadhafi va mettre fin au bain de sang et au martyre de notre jeunesse».

Âgé de 69 ans, Mouammar Kadhafi avait gouverné la Libye d’une main de fer pendant 42 ans avant qu’il ne soit confronté à une révolte contre son pouvoir le 15 février. La contestation s’est rapidement transformée en guerre civile et l’ex-leader avait pris la fuite après la chute de son QG à Tripoli en août.

http://fr.canoe.ca