Patient hors norme : il voit les icônes sortir de l’écran de l’ordinateur !


Un bien drôle de syndrome qu’est le syndrome d’Alice au pays des merveilles. Disons que voir des icônes sortir de son ordinateur, on se demande si on ne devient pas un peu fou !!! Mais, non, c’est une cause médicale qui a pu être remédiée
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Patient hors norme : il voit les icônes sortir de l’écran de l’ordinateur !

 

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

En Italie, un homme de 54 ans a vu pendant une dizaine de minutes des icônes sortir de l’écran de son ordinateur et flotter sous ses yeux. Les médecins lui ont diagnostiqué un « syndrome d’Alice au pays des merveilles ». La tumeur au cerveau, responsable de ces symptômes inhabituels, lui a été retirée.

Cet homme de 54 ans a vécu une expérience bien étrange : il a vu les icônes du bureau de son écran d’ordinateur sauter lentement en-dehors du moniteur et flotter entre lui et l’écran. Elles avançaient, reculaient, puis, finalement, elles ont disparu de son champ de vision, en se déplaçant vers la droite. Cette hallucination a duré une dizaine de minutes.

Ensuite, le patient a eu d’autres symptômes : des maux de tête, des nausées et une grande sensibilité à la lumière, ou photophobie. Il s’est rendu aux urgences où les médecins lui ont diagnostiqué un syndrome d’Alice aux pays des merveilles. Ce cas est décrit dans un article de la revue Neurocase, rédigé par des chercheurs de l’université de Rome.

Les auteurs expliquent que les patients souffrant du syndrome d’Alice au pays des merveilles ont une « perception erronée de leur propre corps, affectant, à la fois, la taille et la position dans l’espace, ainsi qu’une altération de l’environnement. »

Typiquement, ces patients perçoivent des parties de leur corps comme étant bien plus grandes ou bien plus petites que la réalité. Ils peuvent aussi voir des objets ou des personnes plus grandes ou plus petites, plus proches ou plus éloignées qu’elles ne le sont réellement.

Le syndrome d’Alice au pays des merveilles a été décrit par un psychiatre anglais, John Todd, dans les années 1950. Il a été nommé ainsi en raison des expériences que vit Alice dans l’ouvrage de Lewis Caroll, où elle voit sa taille se modifier. De plus, Lewis Caroll souffrait lui-même de migraines, avec des manifestations visuelles.

Une tumeur au cerveau à l’origine de ce syndrome

Souvent, le syndrome d’Alice au pays des merveilles est causé par l’épilepsie, une intoxication aux médicaments, la migraine, des maladies psychiatriques, des infections. Mais, ici, la cause semblait différente. Le patient avait des antécédents familiaux de tumeur au cerveau. Son électroencéphalogramme était normal, de même que ses analyses de sang et de fluide cérébro-spinal. Il souffrait de migraines mais pas avec aura.

Le saviez-vous ?

Une migraine avec aura se caractérise par des symptômes souvent visuels qui précèdent le mal de tête. Par exemple, le patient voit des taches, des points lumineux, colorés, ou bien une partie de son champ visuel disparaît.

Une IRM a révélé que le patient avait une lésion d’environ 2,5 cm au niveau du cortex occipito-temporal de l’hémisphère gauche, une région impliquée dans la perception visuelle. C’était un glioblastome, une tumeur cérébrale dont l’évolution est souvent rapide. La tumeur a été retirée par une chirurgie au laser, puis le patient a suivi une chimiothérapie et une radiothérapie.

Un an plus tard, il est retourné à l’hôpital pour une nouvelle opération car la tumeur était revenue au même endroit. Le traitement semble avoir fonctionné car, 20 mois après l’épisode d’Alice au pays des merveilles, il allait bien et ne présentait plus de signe de maladie. Il n’a pas connu d’autres hallucinations après le retrait de sa tumeur.

Pour en savoir plus le syndrome d’Alice au pays des merveilles, vous pouvez écouter un podcast qui lui est consacré sur le site de The Conversation.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Un homme de 54 ans a vu les icônes de son bureau sortir de l’écran de son ordinateur et bouger devant lui.
  • Les médecins italiens lui ont diagnostiqué un syndrome d’Alice au pays des merveilles.
  • Les patients touchés par ce syndrome ont une modification de la perception de leur corps, des objets ou des personnes qu’ils voient.
  • La tumeur cérébrale qui a provoqué ces symptômes a été retirée et le patient va bien.  

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Décembre 1888, Vincent Van Gogh offre son oreille


Je n’aime pas le terme fou pour désigner une personne ayant des troubles psychiatriques. Enfin, Van Gogh souffrait de ces troubles, on croit qu’il était atteint de la schizophrénie ainsi que des troubles bipolaires et autres. Il est clair que couper son oreille et de l’offrir à une personne, il était gravement malade.
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Décembre 1888, Vincent Van Gogh offre son oreille

 

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L’histoire est bien connue, le peintre Vincent Van Gogh, atteint de divers troubles psychiatriques se coupe l’oreille et peint un des autoportraits les plus célèbres de l’histoire de l’art. Mais ce que la plupart des gens ignore, c’est que l’artiste fou a offert son oreille à une jeune fille… qui a crié d’épouvante avant de tomber dans les pommes. Normal.

 Vincent Van Gogh, un artiste torturé

Ce n’est un secret pour personne, Van Gogh était fou. Difficile d’établir un diagnostic mais on vise sur la schizophrénie avec troubles bipolaires, sans parler de la syphilis, du saturnisme et d’une épilepsie du lobe temporal… Bref. En 1888, Vincent Van Gogh vit à Arles, il partage un atelier avec Gauguin. Les deux artistes sont fauchés, ils passent leur temps à se disputer et à se menacer. Pour autant, ils ne peuvent se séparer et continuent leur vie commune. Mais le 23 décembre, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour Paul Gauguin.

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Vincent, qui vit aux dépens de son plus jeune frère Théo, vient d’apprendre que celui-ci s’est fiancé. Il va épouser une jeune fille et va nécessairement devoir répondre aux besoins financiers du ménage et de la future famille. Pour le peintre c’est certain, son frère l’abandonne ! Se sentant seul, il est pris d’une crise de panique, ou de folie. Une furieuse dispute éclate entre Van Gogh et son coloc. C’est la dispute de trop, il renonce à sa vie dans l’atelier du midi avec Van Gogh. Gauguin part dormir à l’hôtel et annonce qu’il prendra le train le lendemain matin.

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Impossible de savoir ce qu’il se passe réellement dans la tête de l’artiste néerlandais ce soir-là, mais à l’aide d’une lame de rasoir, il se tranche l’oreille, éponge le sang avec des draps et décide d’aller offrir son morceau de chair à une jeune fille, Gabrielle.

Qui est Gabrielle ?

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On a cru pendant longtemps que Gabrielle (parfois appelée Rachel) était une prostituée, mais les archives ont prouvé le contraire. A cette époque-là, la prostitution est réglementée par l’état et toutes les filles sont obligatoirement inscrites sur des registres afin d’être suivies médicalement et surtout contrôlées. Gabrielle ne figure nulle part. En réalité, Gabrielle a 19 ans et elle fait le ménage dans différentes maisons de passes arlésiennes, notamment « la maison de tolérance n°1 », c’est ici que Van Gogh la retrouve le 23 décembre, au milieu de la nuit, avec un paquet de papier journal. Le peintre, qui fréquentait régulièrement les bordels avait rencontré Gabrielle et avait pu voir une cicatrice sur son bras. Elle s’est faite mordre pas un chien quelques années plus tôt et il lui reste une belle marque. Vincent Van Gogh a voulu lui offrir sa chair après s’être coupé l’oreille…

Ne dit-on pas que c’est l’intention qui compte ?

http://www.racontemoilhistoire.com/

Jeûner pour améliorer votre santé


Le jeûne aurait des effets bénéfiques sur le corps, mais suivi d’une alimentation équilibré. Cependant, certaines personnes ne peuvent faire de jeûne pour des effets secondaires. Un chercheur a créé une diète qui imite le jeûne et aurait certains avantages pour le déclin cognitif, la chimiothérapie … Quoiqu’il en soit, mieux vaut en parler avec son médecin avant d’entreprendre un jeûne
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Jeûner pour améliorer votre santé

 

Une assiette vide, vue de haut

Une assiette vide Photo : iStock

Le jeûne est une pratique ancrée dans de nombreuses religions depuis des millénaires. Il est souvent perçu comme un moyen de purifier le corps et l’esprit. Mais qu’en est-il vraiment de ses bienfaits sur la santé? Depuis quelques années, la science se penche sur les vertus de cette pratique.

Un texte de Bouchra Ouatik, de Découverte

La nourriture occupe une grande partie de nos journées. Aux trois repas quotidiens s’ajoutent souvent des collations pour chasser la faim. Cela paraît normal, puisque manger est essentiel pour vivre. De plus en plus de chercheurs constatent pourtant que la privation de nourriture, de manière contrôlée, peut être bénéfique.

Selon le biochimiste Valter Longo, une des sommités mondiales sur le jeûne, notre corps est fait pour jeûner durant de longues périodes

« Cela fait partie de notre histoire depuis aussi longtemps que la nourriture fait partie de notre histoire. C’est vrai pour tous les organismes », explique celui qui dirige l’Institut sur la longévité de l’Université de Californie du Sud à Los Angeles.

Si vous remontez à plusieurs milliards d’années dans l’évolution, il n’y a pas un organisme – des bactéries aux simples eucaryotes – qui n’a pas jeûné durant de longues périodes. Valter Longo, biochimiste à l’Université de Californie du Sud

Notre corps peut survivre durant des semaines sans nourriture. En temps normal, il utilise ses réserves de glucides, c’est-à-dire de sucres, comme principale source d’énergie. Au-delà de 24 heures, ces réserves sont épuisées et ce sont alors les réserves de lipides, c’est-à-dire de graisses, qui deviennent la principale source de carburant.

Jeûner pour perdre du poids

L’approche populaire pour perdre du poids consiste à réduire sa consommation quotidienne de calories et à faire plus d’exercice. Cependant, cette méthode a des limites, explique le cardiologue Martin Juneau, directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal.

« Quand vous mangez moins, votre métabolisme baisse. Notre métabolisme de base, c’est ce qui fait qu’on brûle la majorité de nos calories. S’il baisse, c’est difficile de perdre du poids », souligne-t-il.

Le jeûne a cependant l’effet contraire.

« Quand vous jeûnez complètement, l e métabolisme augmente, donc c’est ça la grosse différence », ajoute le cardiologue.

Le Dr Juneau, qui s’intéresse de près aux recherches sur le jeûne, cite d’autres bienfaits pour la santé.

« Le jeûne est très efficace pour baisser le niveau d’insuline, explique-t-il, ce qui est intéressant pour ce que l’on appelle la résistance à l’insuline, qui est à la base de beaucoup de problèmes métaboliques, dont le syndrome métabolique, l’obésité et le diabète. »

Certains adeptes du jeûne le pratiquent durant plusieurs jours consécutifs, en ne buvant que de l’eau. Cependant, un autre type de jeûne, dit intermittent, gagne aussi en popularité.

« Ce que l’on voit beaucoup dans la littérature scientifique en ce moment, c’est le jeûne intermittent, où on alterne des journées d’alimentation normale avec des journées très très réduites en calories ou de jeûne complet. »

Ça ne sert absolument à rien d’utiliser le jeûne, qu’il soit intermittent ou complet, si c’est pour une fois ou deux fois ou pour perdre quelques livres qu’on va évidemment reprendre quelques mois plus tard si on arrête. Dr Martin Juneau, directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal

Jeûner pour rajeunir ses cellules

Selon Valter Longo, le jeûne serait une des clés pour vivre plus longtemps en santé. Le biochimiste, qui présente ses recherches dans son récent livre The Longevity Diet (« la diète de la longévité »), explique que la privation de nourriture amène les cellules à se régénérer.

« [Lors d’un jeûne], notre corps détruit ses composants de manière coordonnée; par exemple, une partie des muscles, une partie du foie, une partie du système immunitaire, et ainsi de suite, dit-il. Il détruit aussi une partie de chaque cellule. C’est ce qu’on appelle l’autophagie. Puis, il s’en sert comme source d’énergie. Lorsque vous mangez à nouveau, tout cela est reconstruit. »

Durant un jeûne, le corps a tendance à détruire les cellules endommagées avant les cellules saines, indique le chercheur.

Une diète qui imite le jeûne

Le jeûne strict où l’on ne boit que de l’eau est cependant très difficile à suivre et il comporte des risques pour la santé.

Le jeûne à l’eau ne devrait pas être fait en dehors d’une clinique, car il peut y avoir des effets secondaires comme l’hypotension et l’hypoglycémie. Les gens peuvent s’évanouir. Valter Longo, biochimiste à l’Université de Californie du Sud

C’est pour éviter ces effets secondaires que Valter Longo a développé une approche qu’il appelle fast-mimicking diet ou « diète imitant le jeûne ». Ce plan alimentaire faible en calories a été conçu pour plonger le corps dans un état physiologique semblable au jeûne, tout en lui fournissant les nutriments essentiels.

« Nous avons développé une diète qui imite le jeûne et qui est faible en protéines, faible en sucres et riche en lipides, explique-t-il. Elle contient 66 ingrédients différents, dont chacun a été développé pour faire croire au corps qu’il jeûne, alors qu’en réalité, vous mangez. Il y a moins de calories que la normale, entre 800 et 1100 calories par jour. »

Valter Longo a mené une étude sur une centaine de participants qui ont suivi cette diète une semaine par mois. Au bout de trois mois, ils avaient perdu en moyenne trois kilos, réduit leur taux de cholestérol et leur pression artérielle et amélioré leur glycémie.

Depuis, cette diète imitant le jeûne a été commercialisée sous le nom de Prolon et aux États-Unis, de nombreux médecins la recommandent à leurs patients.

Atténuer les effets de la chimiothérapie

À travers ses recherches, Valter Longo a démontré que la diète imitant le jeûne peut aider à mieux résister aux effets secondaires de la chimiothérapie. Après avoir mené des études sur des souris soumises à des traitements contre le cancer, le chercheur a constaté que les rongeurs en état de jeûne étaient en meilleure santé après les traitements que ceux qui ont mangé normalement.

Le jeûne rend aussi les cellules cancéreuses plus vulnérables à la chimiothérapie. Lorsque le corps est privé de glucides, les cellules saines parviennent à utiliser les lipides comme source d’énergie alternative. Les cellules cancéreuses, quant à elles, n’ont pas cette capacité et se retrouvent donc affaiblies.

« J’utilise l’analogie d’une personne qui court dans le désert, illustre Valter Longo. Elle va finir par mourir. Mais si elle s’arrête pour chercher de l’ombre et de l’eau, elle peut survivre. C’est la réponse des cellules normales lors du jeûne. Elles s’arrêtent et elles attendent. Les cellules cancéreuses refusent de le faire et elles continuent. »

Chez les souris, cela fonctionne remarquablement bien, en les protégeant des effets secondaires de la chimiothérapie et en rendant celle-ci plus efficace. En combinant les médicaments contre le cancer avec la diète imitant le jeûne, nous observons une survie sans récidive même dans les cas de métastases. Valter Longo, biochimiste à l’Université de Californie du Sud

Sur l’humain, des études cliniques ont démontré que le jeûne pouvait atténuer les effets secondaires de la chimiothérapie, mais elles n’ont pas encore démontré d’effet sur les tumeurs.

La diète cétogène : une solution de rechange au jeûne

Le jeûne a aussi un effet sur le cerveau. Lorsqu’il est privé de nourriture, notre corps produit des molécules appelées « cétones » à partir de ses réserves de lipides. Les cétones deviennent alors la principale source d’énergie du corps en l’absence de glucose.

En raison de l’apport en cétones au cerveau, le jeûne a pour effet de faire cesser les convulsions chez les personnes épileptiques, un phénomène qui était déjà observé dans l’Antiquité.

Dans les années 1920, le médecin américain Russell Wilder a développé une diète appelée « cétogène » qui reproduit les effets du jeûne pour traiter l’épilepsie. Cette diète très riche en lipides et très faible en glucides pousse le corps à produire des cétones.

Sous cette diète, 90 % de l’alimentation quotidienne doit provenir de matières grasses, sous forme de produits laitiers, d’huile, de mayonnaise, de noix et d’avocat, par exemple. Les aliments contenant des glucides – comme les fruits, les céréales et les légumineuses – doivent être limités à quelques grammes par jour.

Au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, à Montréal, la neuropédiatre Anne Lortie prescrit cette diète à ses patients épileptiques lorsque les médicaments ne font pas effet. Elle indique qu’en plus de réduire les convulsions chez 60 % des patients, la diète cétogène améliore les facultés cognitives de certains d’entre eux.

 

Il y a 30 % des enfants qui vont [connaître une amélioration] aussi au niveau de leur comportement, de leur éveil intellectuel, de leur curiosité, parce que, bien souvent, ce sont des enfants avec un handicap neurologique beaucoup plus global. Dre Anne Lortie, neuropédiatre au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine

Lutter contre l’Alzheimer

Le succès de la diète cétogène pour l’épilepsie est tel que l’effet des cétones est maintenant étudié pour d’autres problèmes neurologiques. À l’Université de Sherbrooke, le chercheur en physiologie Stephen Cunnane s’intéresse au potentiel de ces molécules pour ralentir le déclin cognitif.

Avec l’âge, le cerveau perd graduellement sa capacité à utiliser le glucose comme source d’énergie, ce qui peut accélérer la progression de maladies neurodégénératives comme l’alzheimer. Dans ses travaux, le chercheur constate toutefois que la capacité du cerveau à utiliser les cétones comme source d’énergie demeure intacte.

Le chercheur a mené une étude sur les facultés cognitives de personnes âgées ne souffrant pas encore d’alzheimer. Durant six mois, les participants ont consommé une boisson à base d’huile MCT, ou huile de triglycérides à chaîne moyenne, un produit dérivé de l’huile de noix de coco.

« Le MCT, c’est la seule façon de produire les cétones à part un jeûne ou une diète cétogène », explique Stephen Cunnane.

 

Au bout de six mois, le chercheur a constaté des progrès au niveau des facultés cognitives des participants.

« On a vu des changements dans certains résultats, surtout pour la mémoire qu’on appelle épisodique et le fonctionnement exécutif », explique-t-il.

Ces facultés déclinent chez les personnes atteintes d’alzheimer.

Je pense que les cétones sont essentielles pour venir à la rescousse énergétique du cerveau et permettre à d’autres approches, même pharmaceutiques éventuellement, d’être plus efficaces. Stephen Cunnane, chercheur en physiologie, Université de Sherbrooke

Certaines études démontrent également que les cétones peuvent avoir un effet bénéfique dans le traitement de la maladie de Parkinson ou encore pour aider au rétablissement après un traumatisme crânien, ajoute Stephen Cunnane.

http://ici.radio-canada.ca/

Traitement de l’épilepsie: Se soigner avec de la mayonnaise et de la crème 35 % ?



 Si j’aurais trouvé cet article sur un site douteux, j’aurais surement penser que c’est une de ces arnaques de recette miracle, mais le site de nouvelles est sérieux. Il semble que des enfants atteint d’épilepsie qui suivent un régime a base de gras comme la mayonnaise et de crème fraiche peuvent améliorer leur condition
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Traitement de l’épilepsie: Se soigner avec de la mayonnaise et de la crème 35 % ?

MATHIEU PERREAULTLA PRESSE

Quand Tiana avait deux ans et demi, sa garderie a appelé sa mère, Linda Florio, pour l’avertir que Tiana était tombée de la cuvette des toilettes et que depuis elle vomissait. C’était la première apparition de la maladie grave qui mine sa vie depuis.

« Aux urgences, elle faisait de la fièvre, elle était agressive, puis elle a cessé de parler et de marcher, elle avait des tics faciaux », explique la jeune mère de Laval, rencontrée hier matin à l’Hôpital de Montréal pour enfants, où elle avait un rendez-vous de suivi pour Tiana, qui a maintenant six ans et demi. « Un neurologue a eu l’idée de vérifier son activité cérébrale. Il s’est avéré qu’elle avait une encéphalite à anticorps anti-récepteur NMDA. »

Cette encéphalite est une maladie auto-immune rare – seuls deux ou trois nouveaux cas sont recensés chaque année au Québec – qui n’a été identifiée qu’en 2005. Elle est accompagnée de symptômes ressemblant à l’épilepsie et peut parfois être traitée avec des médicaments réduisant les excès du système immunitaire. Mais les médicaments ne fonctionnaient pas pour Tiana, et son neurologue a opté pour une nouvelle approche surprenante : un régime extrêmement riche en gras.

« Elle faisait des pneumonies quand on lui donnait les médicaments », explique Bradley Osterman, un neurologue au Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) qui faisait sa résidence à l’Hôpital de Montréal pour enfants quand Tiana a été hospitalisée pour la première fois. « Alors j’ai pensé à recourir au régime cétogène. »

Tiana avait un peu plus de 4 ans quand elle a commencé ce régime à très forte teneur en gras, en février 2016.

« Après trois mois, on a fait un électroencéphalogramme et Bradley a été époustouflé de voir une aussi grande réduction, dit Mme Florio, qui travaille aux finances d’une PME. J’ai fait un test psychologique au début, et elle avait l’âge de développement d’un bébé. Un an plus tard, le même test a montré qu’elle avait un âge de développement de 9 à 12 mois. Je croise les doigts, je pense qu’il est possible qu’elle continue à progresser. »

Une étape importante surviendra en février prochain, quand Tiana arrêtera de suivre le régime cétogène.

ADAPTATION DES FAMILLES

Malgré les restrictions et l’obligation de peser rigoureusement tous les aliments, les familles s’adaptent généralement assez bien au régime cétogène, selon Marie-Josée Trempe, la nutritionniste de Tiana.

« Au bout de deux semaines, elles trouvent généralement des recettes par elles-mêmes. Si l’enfant ne veut pas boire la crème 35 %, on la mélange avec de l’eau pour faire un genre de lait ou avec des œufs pour faire une omelette. » — Marie-Josée Trempe, nutritionniste de Tiana

Linda Florio, elle, a trouvé difficile de manger des mets dont raffolait Tiana.

« Elle a toujours aimé manger, des légumes, des pâtes, de la pizza. Au début, on se cachait pour manger de la pizza. Mais maintenant, je trouve tous les jours des nouvelles recettes, on va au restaurant en apportant notre nourriture. On est même allés en avril faire une croisière Disney. »

La grande sœur de Tiana, Giada, qui a 9 ans, souffre de paralysie cérébrale et la croisière a été offerte par l’organisme Fais un vœu. Tiana aussi aura droit à un « vœu », mais sa mère attend qu’elle soit plus vieille pour pouvoir faire son choix de manière éclairée.

Mme Florio et son mari Jason Raposo, qui travaille de nuit chez Pepsi, auraient aimé avoir d’autres enfants, mais ont décidé que les soins pour leurs deux filles les occupent déjà bien assez.

« On en a plein les mains, dit Mme Florio. Heureusement, on peut compter sur beaucoup d’aide des deux grands-mères. »

SCIENCE

UN EXEMPLE DE MENU CÉTOGÈNE

 

MATHIEU PERREAULTLA PRESSE

Voici un exemple de menu d’un régime cétogène, fourni par la nutritionniste Marie-Josée Trempe de l’Hôpital de Montréal pour enfants. La boisson est toujours l’eau.

DÉJEUNER

55 g de crème 35 %, 44 g d’œuf (un peu moins qu’un œuf), 21 g de beurre, 12 g de compote de pomme sans sucre

DÎNER

24 g de thon, 31 g de mayonnaise, 20 g de concombre, 10 g de carottes crues, 40 g de crème fraîche 40 %

COLLATION

27 g de fromage, 34 g de mayonnaise

SOUPER

45 g de crème 35 %, 19 g de bœuf haché, 20 g de brocoli, 18 g de mayonnaise, 7 g d’ail

COLLATION

21 g de fraises, 40 g de crème fraîche 40 %

Qu’est-ce que le régime cétogène ?

Inventé dans les années 20, mais tombé en désuétude jusqu’au début du millénaire, le régime cétogène remplace les glucides par du gras.

« Il y a le même nombre de calories, mais comme il n’y a plus de glucides, le cerveau pense que le corps est en état de jeûne, dit Bradley Osterman. Le cerveau va utiliser les corps cétoniques, qui sont des métabolites des acides gras, plutôt que le sucre pour son énergie. On ne sait pas pourquoi ça fonctionne avec l’épilepsie. Il y a plusieurs hypothèses. La principale est une augmentation de l’inhibition des neurones. L’épilepsie est un état trop actif des neurones. Il faut un équilibre entre activation et inhibition. Il se pourrait aussi qu’il y ait une explication plus métabolique, impliquant les canaux sodiques ou potassiques. »

Alors qu’un régime normal compte 70 % de glucides, le régime cétogène a 90 % de gras. Les enfants ne peuvent suivre un régime cétonique pendant plus de deux ans, à cause de sa richesse en gras et de sa pauvreté en vitamines (des suppléments vitaminiques sont nécessaires).

En chiffres

40 % des enfants avec une épilepsie réfractaire ont

50 % moins de convulsions avec le régime cétogène

15 % des enfants avec une épilepsie réfractaire n’ont plus de convulsions avec le régime cétogène et peuvent abandonner la médication

5 % des enfants avec une épilepsie réfractaire n’ont plus de convulsions si on essaie un nouveau médicament

4 % de la population canadienne souffre d’épilepsie

Source : CHUL, Statistique Canada

http://plus.lapresse.ca

Les chats ne jouent pas avec vos nerfs… mais leurs parasites le peuvent!


La toxoplasma gondii, est un parasite transmit par une bactérie qui se trouve dans les excréments de chat, litière et aussi dans le sol. On sait que la femme enceinte doit éviter de s’occuper la litière pour éviter de le transmettre au foetus. On sait aussi que beaucoup peuvent être affectées par la toxoplasmose sans le savoir. Ce que les scientifiques cherchent sont les mutations qui peuvent affecter les maladies neurologiques et pourraient avoir un lien avec des maladies tel que Parkinson, Alzheimer, épilepsie et autre surtout si la personne est prédisposée au développement de ces maladies
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Les chats ne jouent pas avec vos nerfs… mais leurs parasites le peuvent!

 

Un chat étendu par terre

. Photo : iStock

Toxoplasma gondii, un parasite principalement répandu par les chats, est particulièrement connu pour les risques qu’il entraîne chez les fœtus humains. Toutefois, une étude récente laisse à penser qu’il pourrait aussi avoir un impact sur plusieurs autres désordres neurologiques.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Toxoplasma gondii est un parasite microscopique formé d’une seule cellule qui peut contaminer presque tous les animaux à sang chaud. Chez l’humain, l’infection donne une maladie qui s’appelle la toxoplasmose.

On l’attrape en entrant en contact avec les excréments de chat, principalement en nettoyant la litière, mais aussi par la contamination de nourriture ou simplement à l’extérieur, dans la terre.

Au moins 2 milliards d’êtres humains sont porteurs de ce parasite, ce qui en fait l’un des plus répandus au monde.

Généralement, les personnes en bonne santé ne savent même pas qu’elles sont infectées. Le système immunitaire développe rapidement des anticorps capables de contrôler le parasite, qui restera alors en dormance, principalement dans nos muscles ou nos nerfs.

Par contre, pour les personnes qui ont un système immunitaire affaibli ou chez les femmes enceintes, on peut retrouver des formes plus actives qui pourraient causer des symptômes semblables à une grippe et, dans les pires cas, des dommages neurologiques pour le fœtus.

Cela fait toutefois plusieurs années que T. gondii est suspecté d’avoir un rôle à jouer dans certains changements de comportement et même dans des problèmes neurologiques.

Des études ont relié ce parasite à différents cas de psychose ou de schizophrénie. Aucun lien direct n’a été observé jusqu’à maintenant et ces études montraient surtout divers degrés de corrélation. Par exemple, certains patients schizophrènes ont plus d’anticorps contre la toxoplasmose que le reste de la population.

Une équipe de chercheurs a donc voulu évaluer les effets biologiques du parasite sur le cerveau humain. Leurs travaux, publiés dans la revue Scientific Reports, montrent que la toxoplasmose pourrait prédisposer à certains problèmes neurologiques ou les amplifier.

Un tissu infecté par le parasite Toxoplasma gondii

Un tissu infecté par le parasite Toxoplasma gondii   Photo : University of Chicago Medical Center/David Ferguson

Manipuler le cerveau à ses fins

Pour comprendre comment, il faut faire un détour par le mode de reproduction du parasite.

Le seul endroit où il peut se reproduire de façon sexuée est dans l’intestin du chat. Une fois qu’il en est éjecté, son principal objectif est d’y retourner pour compléter son cycle de vie. Et l’un des moyens employés pour y parvenir est la souris.

Quand une souris est contaminée, le parasite va se rendre dans son cerveau et changer un détail : il élimine la peur des souris face à l’odeur d’urine de chat.

La souris va alors entrer dans le territoire du chat sans crainte et, bien sûr, se faire manger, ce qui complétera le cycle.

De l’interférence neurologique

Heureusement pour nous, les humains qui l’attrapent ne vont pas essayer de se faire manger par des lions!

Pour mieux comprendre les effets à long terme de ce parasite chez l’humain, les chercheurs ont utilisé les données médicales d’une base de données américaine, la National Collaborative Chicago-Based, Congenital Toxoplasmosis Study, qui suit plus de 246 enfants nés avec la toxoplasmose depuis 1981.

Les chercheurs ont remarqué que le parasite en dormance entraîne un certain degré d’inflammation et produit des molécules qui ne sont pas dans le cerveau en temps normal.

Ces particules vont influencer le fonctionnement des cellules nerveuses. Elles peuvent jouer sur leur rythme de division, leur durée de vie ou la composition des molécules produites dans le cerveau.

Ils ont aussi trouvé que le fonctionnement de milliers de gènes était altéré chez les personnes infectées. Parmi eux se trouvaient des marqueurs importants pour la maladie de Parkinson et l’alzheimer, mais aussi pour plusieurs désordres neuromusculaires, l’épilepsie et même le cancer.

Toutefois, il est important de spécifier qu’en aucun cas les chercheurs n’affirment que le parasite cause toutes ces maladies directement.

Par contre, chez les personnes qui ont des prédispositions pour le développement de ces maladies, telles que certaines mutations génétiques ou un mauvais état de santé, la présence du parasite pourrait avoir un impact négatif ou favoriser la progression de ces maladies neurologiques.

Avant toute chose, il faudra confirmer cette observation par d’autres études, ciblant cette fois des maladies précises.

Ce qui est toutefois intéressant, c’est que cette observation ouvre la porte à d’autres études sur l’impact à long terme que peuvent avoir les maladies chroniques sur les problèmes neurologiques.

http://ici.radio-canada.ca/n

Pourquoi le pamplemousse et les médicaments font mauvais ménage


Le pamplemousse est un fruit très nutritif, mais avec certains médicaments, il peut devenir nocif pour notre organisme. En fait, le contenu de notre assiette peut interagir avec la médication, c’est pour cela qu’il peut avoir une notice de prendre avant, pendant ou après un repas. Le mieux est de s’informer au pharmacien ou d’aller consulté internet sur des sites sérieux
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Pourquoi le pamplemousse et les médicaments font mauvais ménage

 

 

 

François Chast

Certains traitements voient leurs effets modifiés quand on consomme du pamplemousse en même temps. Le contenu de notre assiette joue un rôle dans l’efficacité des médicaments.

Quand les médecins prescrivent un médicament, ils précisent souvent s’il faut le prendre pendant ou en dehors des repas. Dans l’extrait du livre Les médicaments en 100 questions (Editions Tallandier) que nous publions ici, l’auteur, professeur de pharmacie, explique pourquoi. Il se penche sur la manière dont le contenu de notre assiette augmente ou diminue l’efficacité des comprimés que nous avalons. Et donne quelques précieuses recommandations.

Pour beaucoup de médicaments, la prescription est assortie de la consigne: à prendre avant, pendant ou après le repas. Cette préconisation tient le plus souvent aux effets du repas sur l’efficacité du médicament. Ce sont essentiellement ceux absorbés par voie orale, c’est à dire par la bouche, comme les comprimés, les gélules ou les sirops, qui sont concernés par les interactions avec l’alimentation.

Néanmoins, certains aliments interfèrent avec la métabolisation des médicaments par le foie quelle que soit la voie d’administration, y compris en perfusion intraveineuse. C’est le cas du pamplemousse, comme l’a rappelé le 18 juillet une alerte de l’autorité sanitaire américaine, la Food and drug administration (FDA). Un préalable important de l’action des médicaments repose sur une bonne absorption, permettant aux molécules actives d’atteindre la circulation générale de l’organisme. Il faut donc tenir compte du risque de l’influence des aliments en général, et de certains en particulier, sur la quantité de médicament absorbé et sur la vitesse de cette absorption.

Ces modifications sont d’autant plus à prendre en compte qu’on a affaire à des médicaments à marge thérapeutique étroite – c’est-à-dire que leur dose minimale efficace est très proche de leur dose maximale tolérable par l’organisme. C’est le cas des anti-épileptiques ou des immunosuppresseurs (utilisés dans la prévention ou le traitement du rejet de greffe de cœur, rein, foie, moelle osseuse ou cornée, et le traitement des maladies auto-immunes).

Des médicaments absorbés au niveau de l’intestin grêle

L’absorption des médicaments s’opère majoritairement dans l’intestin grêle, à la sortie de l’estomac. Pour schématiser, on peut dire que plus un médicament est soluble dans l’eau, moins il traverse la barrière intestinale, donc moins il est actif – il sera éliminé en grande partie dans les urines. En revanche, un médicament quasi huileux franchira aisément la muqueuse intestinale pour passer dans le sang.

Certains aliments affectent directement cette propriété. Ainsi, lorsqu’à la faveur d’un repas, le pH de la lumière intestinale (l’intérieur de ce tuyau qu’est l’intestin) augmente, ce qui signifie que le niveau d’acidité diminue, certains médicaments voient leur passage facilité. Pour d’autres, au contraire, l’effet est inverse: ils sont freinés, voire empêchés. Il convient, par exemple, d’être prudent avec les médicaments contre le VIH, souvent sensibles à ces modifications.

La présence dans le tube digestif de certains éléments comme le calcium (apporté notamment par les laitages) empêche la bonne efficacité de certains antibiotiques comme les tétracyclines ou les fluoroquinolones. L’absorption des biphosphonates, utilisés en rhumatologie, est, elle aussi, fortement compromise par la présence de calcium. Le lait n’est donc pas souhaitable, mais le jus d’orange ou le café ne font pas mieux… Le matin, pour faciliter l’absorption de ces médicaments, rien ne vaut un simple verre d’eau.

La consommation excessive d’alcool est irritante pour la muqueuse digestive et augmente le passage des médicaments en raison d’une vasodilatation. Elle ralentit également la vidange gastrique, avec un effet inverse: elle renforce la métabolisation hépatique des médicaments, diminuant ainsi leur efficacité.

Et les graisses? Certains médicaments voient leur absorption accrue en leur présence et d’autres, au contraire, diminuée. Pas de règle générale, donc. Les fibres? D’une manière générale, elles retardent et/ou diminuent l’absorption des médicaments. C’est particulièrement vrai pour les hormones thyroïdiennes.

Eviter les excès alimentaires

Au total, pour «s’en sortir» quand on n’est pas un expert en pharmacologie: l’absence d’excès alimentaires, la régularité de l’heure des repas, l’utilisation de l’eau plutôt qu’une autre boisson, sont autant de facteurs de sécurité, en particulier lorsqu’on doit prendre des médicaments pour un traitement de longue durée.

À titre de repères, voici quelques recommandations parmi les plus utiles.

Sont à prendre à distance des repas (plus d’une heure avant ou plus de deux heures après): Erythromycine (Erythrocine), Isoniazide (Rimifon), penicillamine (Trolovol), rifampicine (Rifadine).

Il faut avaler les médicaments suivants en dehors de l’absorption de tout produit laitier, sauf si le médicament est pris pendant le repas: les quinolones (Ciflox, Izilox, Oflocet, Peflacine, Tavanic).

À prendre pendant les repas: Pristinamycine (Pyostacine), atovaquone (Wellvone), artemether-lumefantrine (Riamet), levodopa (Modopar,Sinemet).

À prendre environ trente minutes avant le petit déjeuner avec un verre d’eau: Thyroxine (Levothyrox), diphosphonates (Fosamax, Actonel, Clastoban).

Avant de prendre un médicament, on demande de toute façon conseil à son pharmacien. Si on a oublié de le faire, la notice d’information présente dans la boîte ou accessible sur Internet donnera toutes les informations utiles à la sécurité des prises.

Attention au pamplemousse

Le cas particulier de l’effet du pamplemousse mérite d’y revenir plus longuement. Le pamplemousse a une saveur caractéristique, notamment due à une substance de la famille des flavonoïdes, la naringénine, présente dans le fruit en combinaison avec un sucre pour donner la naringine, deux substances pratiquement absentes dans les autres agrumes: oranges, citrons ou mandarines. Outre la présence de vitamine C, cette particularité fait du pamplemousse un fruit très précieux pour son action contre les radicaux libres. Mais il est préférable d’éviter l’excès de pamplemousse lors d’une prise régulière de médicaments.

En effet, naringénine, naringine et autres flavonoïdes comme la paradisine et, surtout, la bergamottine, présents dans le jus de pamplemousse, peuvent constituer un danger car ils modifient la réaction de l’organisme à l’égard de certains médicaments. Cette particularité a été découverte il y a seulement une vingtaine d’années. On a en effet constaté qu’un médicament destiné au traitement de l’angine de poitrine devenait toxique, provoquant hypertension, troubles du rythme cardiaque, maux de tête… chez des buveurs réguliers de jus de pamplemousse.

Certaines statines concernées

Seuls certains médicaments sont concernés. Ceux de la famille de la nifédipine (Adalate), dilatateurs des coronaires et destinés au traitement de l’hypertension artérielle, voient leur activité augmentée. C’est aussi le cas pour l’amiodarone (Cordarone), qui traite certains troubles du rythme cardiaque. Des médicaments anti-cholestérol (statines), atorvastatine (Tahor), mais surtout simvastatine (Zocor), sont concernés – mais pas la pravastatine (Elisor).

La ciclosporine (Neoral), un médicament antirejet utilisé dans les greffes d’organes ou certaines maladies immunitaires, voit son effet également augmenté. Même chose pour la cortisone. Enfin, indinavir (Crixivan) et saquinavir (Invirase), deux antiviraux utilisés contre le VIH, sont moins bien éliminés, donc plus toxiques, s’ils sont absorbés avec du jus de pamplemousse.

L’interaction du pamplemousse repose sur le blocage de certains membres d’une famille d’enzymes, les cytochromes P450, puissants agents du métabolisme des médicaments. Si ces cytochromes, localisés dans le foie ou l’intestin grêle, sont bloqués, l’élimination du médicament est réduite ou arrêtée et l’activité du médicament est accrue, ce qui peut faire apparaître des réactions toxiques.

Des effets sur plusieurs jours

Malheureusement, cette situation varie d’un malade à un autre et il est toujours délicat de modifier la posologie recommandée d’un médicament. En pratique, il suffit de boire deux verres de jus de pamplemousse pendant deux jours pour observer une interaction significative ! Et parfois de manière dramatique.

De plus, trois à sept jours sont nécessaires pour dissiper ces effets. Au total, le jus de pamplemousse est une excellente boisson, très intéressante pour ses propriétés nutritives. Mais si l’on prend des médicaments, il est préférable de l’éviter. Le jus d’orange peut, jusqu’à preuve du contraire, le remplacer très efficacement et sans danger.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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Mais non, mon chat n’a pas de vers !


Que ce soit un chat qui ne sort pas du tout où bien qu’il puisse sortir à sa guise, il peut faire de mauvaises rencontres et être infesté par les vers. Malheureusement, les chiens aussi sont à risque aux vers toxocara et cela est transmissible aux être humains, c’est surtout les enfants et les personnes plus âgées qui les plus à risques. La meilleure protection est de vermifuger ses animaux
Nuage

 

Mais non, mon chat n’a pas de vers !

 

Votre chat sort peu voire pas, n’habite pas à la campagne, fait souvent sa toilette… pour ces raisons, vous croyez impossible le fait qu’il puisse avoir des vers. Mais au fait, Savez-vous comment s’attrapent ces parasites ?

Les vers peuvent se trouver dans votre environnement sans que vous le sachiez. Votre chat avale une puce en faisant sa toilette, elles hébergent les vers plats. Votre chat marche sur un sol souillé, les larves des ankylostomes pénètrent sous la peau entre ses doigts. Votre chat chasse parfois des petits rongeurs ou des oiseaux ? Ils peuvent être porteurs du vers Toxocara.

La toxocarose, réel problème de santé publique, est transmissible à l’homme et elle représente la maladie parasitaire la plus commune…

Les symptômes d’une infestation par des vers

Une infestation par des vers est généralement peu visible. Mais diarrhée, vomissement, fatigue, démangeaisons, ballonnement ou tout simplement un mauvais état général peuvent vous alerter : ces différents signaux sont la conséquence de leur présence dans l’organisme votre chat.

Comment les vers du chat se transmettent à l’Homme ?

Les chiens et les chats sont une source de contamination importante pour l’Homme du vers appelé Toxocara. Les occasions de contamination sont fréquentes car il existe une forte contamination des sols (jardins publics, bacs à sable, jardins de ville…). L’Homme et surtout l’enfant se contaminent en portant à leur bouche des mains souillées. L’Homme peut aussi être contaminé, bien que plus rarement, par une caresse si votre chien porte des œufs de vers sur son pelage. Ces œufs sont tellement petits que vous ne les verrez pas. Heureusement la plupart des infestations sont bénignes.

Dans de rares cas les conséquences peuvent malgré tout être plus graves : perte de vision ou épilepsie. Les enfants et les personnes âgées sont les plus à risque.

Quel traitement utiliser pour protéger son chat contre les vers ? 

Pour lutter contre les vers et protéger votre famille il faut vermifuger votre chat. Il existe de nombreux vermifuges sur le marché. Demandez conseil à votre vétérinaire qui vous indiquera celui qui est le plus adapté pour votre chat.

Comme la re-contamination est fréquente il faut penser à vermifuger régulièrement votre animal. L’ESCCAP (Comité Scientifique Européen sur les Parasites des Animaux de Compagnie) recommande minimum 4 vermifugations par an, soit  tous les 3 mois. Discutez avec votre vétérinaire de la fréquence du traitement et surtout ne l’oubliez pas ! Cliquez ici pour télécharger l’application MonProgramVeto. Une notification, pour protéger toute votre famille !

Elanco
Vermifugeonsensemble.fr

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