Diabète juvénile : un diagnostic tardif peut être dangereux


            Mieux vaut prévenir que guérir, cependant, il faut reconnaître certains signes du diabète juvénile. Si cette maladie n’est pas diagnostiquée à temps, il y a un risque d’acidocétose diabétique. Il faut savoir que le diabète de type 1 est la plus fréquente chez les 17 ans et moins.
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            Diabète juvénile : un diagnostic tardif peut être dangereux

            Une jeune fille s'injecte de l'insuline.

            Vivre avec le diabète de type 1 exige de vérifier régulièrement son taux de sucre dans le sang et de s’injecter de l’insuline plusieurs fois par jour. Photo: Radio-Canada / Ivanoh Demers


          • Normand Grondin

            Les symptômes du diabète juvénile sont encore mal connus du grand public, disent les spécialistes, si bien que beaucoup de jeunes se présentent en crise à l’urgence avec un problème médical grave et pourtant évitable : l’acidocétose diabétique.

            « Quand votre fille ne reconnaît pas sa mère, c’est là qu’on prend conscience à quel point elle est affectée. » Josée Dufresne a une fille de 16 ans, Sophie.

            En décembre dernier, Sophie se présente presque inconsciente à l’urgence de l’Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM. Puis elle passe les trois jours suivants dans le coma.

            « Du début de l’événement, du séjour à l’hôpital, je n’ai aucun souvenir, dit-elle. C’est peut-être mieux comme ça. »

            Sophie était atteinte de diabète de type 1, mais elle l’ignorait. Depuis plusieurs semaines, son corps lui envoyait des signaux de détresse qu’elle ne reconnaissait pas. Entre autres, parce qu’elle avait subi une commotion cérébrale quelques mois auparavant, ce qui confondait les médecins qu’elle avait consultés.

          Avant qu’on arrive à l’hôpital, avant que je le sache, je n’avais jamais entendu parler de cette maladie-là. Même chose pour ma mère aussi. Sophie Roy, 16 ans, atteinte du diabète juvénile

          Mais ce n’est pas la commotion cérébrale qui l’a conduite sur une civière, mais bien une complication liée au diabète juvénile non traité : l’acidocétose diabétique.

          Graves conséquences

          Vivre avec le diabète de type 1 exige de vérifier régulièrement son taux de sucre dans le sang et de s’injecter de l’insuline plusieurs fois par jour.

          « L’insuline est essentielle pour contrôler le sucre dans l’organisme », explique la Dre Marie-Ève Robinson, pédiatre endocrinologue à l’Hôpital de Montréal pour enfants.

          « Or, quand l’insuline n’est pas présente, comme c’est le cas avec le diabète de type 1, il y a une accumulation de sucre dans l’organisme qui cause une accumulation de cétones, des composés organiques acides. Donc, ça intoxique l’organisme parce que le sang devient acide », révèle la docteure Robinson.

          Résultat : lorsqu’un enfant ignore qu’il souffre du diabète, il va progressivement s’intoxiquer sans le savoir, avec parfois de graves conséquences.

          Les premiers symptômes, ça va être mal de coeur, vomissements, perte d’appétit, mal de tête, et quand ça progresse, on peut aller au coma, et dans les cas extrêmes, on peut en mourir. Docteure Marie-Ève Robinson, pédiatre endocrinologue à l’Hôpital de Montréal pour enfants

          Reconnaître les symptômes

          Sophie n’est pas la seule dans son cas. Selon une étude publiée dans le journal de l’Association médicale canadienne, CMAJ Open, sur les 4000 jeunes atteints de diabète au Québec, 30 % ont souffert d’acidocétose diabétique. Et ce nombre est en hausse en moyenne de 2 % par année.

          La solution : apprendre à reconnaître les principaux symptômes du diabète juvénile. Parmi les signes les plus fréquents, il y a le besoin d’uriner souvent, avoir une soif anormale, perdre du poids, avoir un grand appétit, être en manque d’énergie et, pour les plus jeunes, uriner au lit fréquemment.

          « Ce que je réalise avec le recul, c’est que ça serait bien qu’on soit avisé, dit la mère de Sophie, Josée Dufresne. Ce n’est pas un reproche aux professionnels de la santé, mais c’est simplement quelque chose qui n’est pas connu. Peut-être qu’on aurait dû se faire poser la question : avez-vous vérifié pour le diabète, ça pourrait être une cause? »

          Et la prévention, ça fonctionne, disent les spécialistes.

          « On sait qu’il y a des pays comme la Finlande, par exemple, où l’on retrouve une incidence très élevée de diabète de type 1, où les gens connaissent relativement bien la maladie et où l’incidence d’acidocétose diabétique est beaucoup plus basse que chez nous », rappelle la Dre Marie-Ève Robinson.

          Le diabète de type 1 est une maladie relativement fréquente qui frappe majoritairement des jeunes de moins de 17 ans.

          https://ici.radio-canada.ca/

          Huiles essentielles : une médecine alternative "naturelle" qui n’est pas sans risque


          Les huiles essentielles sont utilisées à divers usages. Ces huiles sont faites de concentrés. Même s’ils sont dits naturels, il est important de comprendre que malgré tout, il peut avoir des effets secondaires pour les enfants de bas âge, les femmes enceintes et les jeunes garçons, car il peut être un perturbateur endocrinien
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          Huiles essentielles : une médecine alternative « naturelle » qui n’est pas sans risque

           

          Aromathérapie

          Aromathérapie

          GARO / PHANIE

          Par Camille Gaubert

            Souvent d’usage banalisé par l’appellation « produit naturel », les huiles essentielles (ou aromathérapie) illustrent le fait qu’il n’y a pas de bénéfices sans risques. 

            Les huiles essentielles de lavande et d’arbre à thé pourraient entrainer une croissance de la poitrine chez les jeunes garçons (gynécomastie prépubertaire), a récemment suggéré une étude communiquée à l’occasion du congrès de la Société américaine d’Endocrinologie. La dénomination de « produits naturels » entraine en effet une banalisation de l’usage des huiles essentielles, qui sont pourtant des concentrés actifs de plantes et ne doivent pas être prises sans précautions.

            Huiles essentielles : une efficacité reconnue

            Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l’huile essentielle est « une substance odorante volatile extraite principalement par distillation à la vapeur d’eau, à partir de plantes » pour laquelle il n’existe pas de définition réglementaire.

            On la trouve ainsi en en vente libre en pharmacie, grande surface, magasins spécialisés, internet ou directement chez les producteurs. Il existe plus de 500 huiles essentielles ayant chacune leurs propriétés et leurs usages.

            « En vente libre, elles sont proposées pour traiter divers maux tels que rhume (huile d’eucalyptus), stress (huile de lavande), eczéma (huile de camomille) et utilisées en diffuseur, ajoutées à l’eau d’un bain, appliquées sur la peau ou en inhalation », énumère le Centre Anti-poison belge.

            L’aromathérapie bénéficie d’un recul d’utilisation et de « nombreuses publications scientifiques » que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) estime « sécurisant ».

            Cependant, la plupart de ces travaux ont été réalisés sur les substances pures composant le produit et non sur un « profil chimique complexe (…) préalablement déterminé avec précision ».

            Pas d’efficacité sans effets indésirables

            Cependant, le Centre Anti-poison belge alerte : « l’origine naturelle et végétale des huiles essentielles les font souvent considérer, à tort, comme inoffensives », mais ces préparations très concentrées « peuvent provoquer des symptômes d’intoxication en cas de surdosage ».

            Car si comme le disait Paracelse, « c’est la dose qui fait le poison« , c’est aussi le cas des médicaments : trop peu et ils sont sans effet, trop et ils sont délétères.

            Or, « les huiles essentielles sont très concentrées en éléments chimiques actifs et peuvent présenter certains dangers », alerte la DGCCRF, rappelant que « l’Union européenne classe d’ailleurs certaines d’entre elles comme substances dangereuses ».

            « Certaines (huiles essentielles) peuvent révéler une toxicité qui peut être redoutable en raison de leur passage par voie transdermique et de leur impact sur certaines cibles de l’organisme », notamment pour les enfants et les femmes enceintes, rappelle l’ANSM.

            Ainsi, plusieurs huiles essentielles à base de terpènes (eucalyptus, menthol, camphre) ont été retirées du marché après qu’elle ont entrainé des effets indésirables de type neurologiques (convulsions) chez des enfants. Ainsi, ces huiles essentielles sont déconseillées pour les enfants de moins de 3 ans (sauf dans les produits d’hygiène bucco-dentaire), et leur usage doit être limité entre 3 at 6 ans. Il faut donc rester prudent et n’utiliser l’aromathérapie qu’à bon escient, selon les recommandations d’un professionnel de santé. Les huiles essentielles peuvent en effet avoir plusieurs fonctions : thérapeutique, alimentaire, biocide ou cosmétique, et le responsable de leur mise sur le marché a l’obligation de leur attribuer un usage précis.

            REGLEMENTATION. Si les huiles essentielles à visée thérapeutique exclusivement à base de plantes n’ont pas besoin d’une autorisation de mise sur le marché (AMM), contrairement aux médicaments, elles doivent malgré tout être enregistrées auprès de l’ANSM. Selon leur utilisation et leur revendication, les huiles essentielles sont soumises à la réglementation des produits cosmétiques, des biocides (sprays assainissants), ou des médicaments à base de plantes, d’après l’ANSM. (En France)

            L’huile essentielle de lavande et d’arbre à thé : de potentiels perturbateurs endocriniens

            La gynécomastie masculine survenant avant la puberté est relativement rare, mais une quantité croissante de cas coïncide avec une exposition cutanée aux huiles essentielles de lavande et d’arbre à thé, expliquent des chercheurs américains. Ils se sont donc penchés sur l’effet de 8 produits chimiques dont 4 apparaissent dans les deux huiles, et 4 autres sont présents dans l’une des deux. Ces produits chimiques ont ainsi été appliqués in vitro à des cellules humaines pour observer l’activité des récepteurs aux œstrogènes et aux androgènes (hormones).

            Résultat : les huit produits chimiques ont présenté des propriétés œstrogéniques et/ou anti-androgéniques (inhibiteurs de la testostérone) variables, de nulle à élevée, qui correspondent aux conditions hormonales qui stimulent la gynécomastie chez les garçons prépubères.

            « Notre société considère les huiles essentielles comme sûres », a déclaré le chercheur principal de l’étude, J. Tyler Ramsey, chercheur aux Instituts américains de la santé (NIH), dans un communiqué. « Cependant, ils possèdent une grande variété de produits chimiques et doivent être utilisés avec précaution car certains de ces produits chimiques sont des perturbateurs endocriniens potentiels », c’est à dire un produit de l’environnement qui interfère avec les hormones et leurs actions dans le corps.

            Si les chercheurs précisent que la maladie disparaît après que les garçons ont cessé d’utiliser les produits incriminés, ils s’inquiètent malgré tout que certains soient présents dans au moins 65 autres huiles essentielles.

            BON USAGE. Pour rappel, voici les recommandations officielles d’usage des huiles essentielles de la DGCCRF et de l’ANSM :

          • L’usage des huiles essentielles est déconseillé chez l’enfant, la femme enceinte ou allaitante, les personnes âgées ou souffrant de pathologies chroniques

          • Ne pas injecter d’huiles essentielles par voie intraveineuse ou intramusculaire

          • Ne pas les ingérer

          • Ne jamais appliquer d’huiles essentielles directement sur les muqueuses, le nez, les yeux, le conduit auditif, etc.

          • Pour les personnes à tendance allergique, effectuer systématiquement un test d’allergie avant toute utilisation

          • Après un massage ou une application cutanée, bien se laver les mains

          • Veiller à la qualité des huiles essentielles, à leur provenance ainsi qu’au mode de culture dont elles sont issues

          • Ne jamais chauffer une huile essentielle pour la diffuser

          • Les huiles essentielles ne doivent pas être utilisées de façon prolongée (au-delà de quelques jours) sans avis médical. 

          https://www.sciencesetavenir.fr/

          OSTÉOPOROSE : LES HOMMES EN SOUFFRENT AUSSI… SANS LE SAVOIR


          L’ostéoporose est souvent relier a des problèmes chez la femme alors que chez l’homme peut aussi présenter des cas de perte de la densité osseuse.
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          OSTÉOPOROSE : LES HOMMES EN SOUFFRENT AUSSI… SANS LE SAVOIR

           

          • Ostéoporose : les hommes en souffrent aussi... sans le savoir
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          On pense souvent que l’ostéoporose affecte uniquement les femmes. Or une étude récente montre que les hommes aussi peuvent en souffrir.

          Que les mots « homme » et « ostéoporose » ne soient jamais utilisés ensemble dans la littérature médicale américaine, c’est ce qui a frappé le Pr Robert Adler, chef du service d’endocrinologie de l’hôpital pour Vétérans de Richmond (Etats-Unis).

          « Je pense que pour la majorité des praticiens, l’ostéoporose est une pathologie qui ne touche que les femmes. »

          Or, pour cet endocrinologue, les principaux facteurs de risque pour l’ostéoporose chez les hommes ne sont guère différents de ceux des femmes : une carence en vitamine D et en calcium, le tabagisme, les changements hormonaux dûs à l’âge, le manque d’exercice physique.
          Mais il existe aussi des facteurs de risque typiquement masculins : la privation d’hormones androgènes chez les hommes qui ont eu un cancer de la prostate a des répercussions sur la santé des os. Et l’usage de stéroïdes comme les glucocorticoïdes utilisés pour soigner la BPCO a le même effet négatif sur la densité osseuse.

          « Or rare sont les patients hommes à qui l’on propose de faire un test d’ostéodensitométrie, un examen qui permet de mesurer la densité osseuse » explique le Pr Adler.

          Col du fémur : les hommes ne se méfient pas assez

          Pour confirmer ses dires, le Pr Adler a mené une étude auprès de 115 hommes hospitalisés dans un service d’urologie et qui étaient sous privation d’androgènes. Résultat : un homme sur 3 était atteint d’ostéoporose sans le savoir.

          « Cela ne me surprend pas car sur les 2 millions de fractures dues à l’ostéoporose enregistrées chaque année aux Etats-Unis, environ 595 000 sont enregistrées chez les hommes » insiste le Pr Adler.

          « Or il faut savoir que les conséquences d’une fracture du col du fémur sont plus redoutables chez les hommes que chez les femmes : un homme sur 3 décède dans l’année qui suit la fracture. »

          Le Pr Adler conseille donc aux hommes de demander à leur médecin traitant s’il convient de passer une ostéodensitométrie. Rappelons qu’en France, pour la Haute autorité de santé, cet examen est indiqué : en cas de pathologie ou traitement qui pourrait provoquer une ostéoporose (prise de corticoïdes pendant au moins 3 mois consécutifs par exemple ou en cas d’hyperthyroïdie) et en cas de signes d’ostéoporose, quels que soient l’âge et le sexe.

          Auteur : Catherine Cordonnier

          http://www.topsante.com