Un mystérieux pathogène fongique inquiète les médecins canadiens



Le Candida auris est un pathogène fongique qui cible les personnes dont le système immunitaire est diminué et proviendrait du tourisme médical. Malheureusement, le moyen de propagation n’est pas encore compris Le Candida auris, pour le moment est rare, mais il est résistant à la chaleur. Les médecins craignent qu’avec les changements climatiques, il risque de devenir plus fréquent.
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Un mystérieux pathogène fongique inquiète les médecins canadiens

Une souche de Candida auris

Une souche de Candida auris

PHOTO : REUTERS / HANDOUT .

Médecins et spécialistes de partout au pays se penchent depuis près de dix ans sur un pathogène fongique partiellement résistant aux médicaments afin de déterminer son origine et d’en venir à bout.

Il s’agit du Candida auris, identifié pour la première fois en 2009 chez une patiente japonaise.

Depuis, la présence de ce pathogène a été constatée dans plusieurs pays, touchant les malades hospitalisés, principalement les patients dont le système immunitaire est affaibli, tels que les patients recevant une chimiothérapie, ceux ayant subi une chirurgie ou ceux à qui on administre des traitements par intraveineuse.

Le docteur Isaac Bogoch, de l’Hôpital général de Toronto, affirme que le Candida auris est relativement rare, mais qu’il présente toutefois des caractéristiques inquiétantes.

Le pathogène est difficilement identifiable pour certains laboratoires, son traitement est difficile lorsqu’il atteint le sang et il est souvent résistant à plusieurs médicaments antifongiques, explique-t-il.

« Avec le diagnostic tardif, cela peut souvent retarder le traitement approprié – et si nous retardons le traitement de l’infection fongique, en particulier quand il est dans le sang, les gens peuvent devenir très malades, très rapidement. », s’inquiète le Dr Bogoch.

Selon des informations partielles, les spécialistes estiment que plus d’un patient sur trois présentant une infection invasive au Candida auris décède.

Présence dans tout le pays

L’Agence de santé publique du Canada (ASPC) affirme qu’au total 20 cas ont été enregistrés au pays de 2012 à 2019, dont six au Québec et en Ontario entre 2012 et 2017, et 14 cas dans les provinces de l’Ouest entre 2014 et 2019.

Le premier cas canadien de Candida auris multirésistant a été diagnostiqué en juillet 2017 chez un voyageur de retour au pays, selon Anna Madison de l’ACSP, qui précise que certaines infections résistantes aux médicaments ont été contractées dans des hôpitaux à l’étranger.

Selon Mme Madison, cette infection provient de personnes qui font du tourisme médical à l’étranger.

Le Dr Bogoch estime de son côté qu’il v a y avoir plus de cas à l’avenir.

Les raisons de la propagation de cette infection restent inconnues pour le moment.

Résistance à la chaleur

Selon le Dr Arturo Casadevall et son équipe de la faculté de santé publique de Johns Hopkins à Baltimore, l’agent pathogène est plus résistant à la chaleur et se développe à des températures plus élevées.

Le Dr Casadevall a indiqué que le génome s’adapte à des températures plus élevées. Cette tolérance à la chaleur pourrait contribuer à son émergence en tant que maladie fongique chez l’homme.

Le Dr Casadevall et ses collègues de l’Université du Texas à Houston et du Westerdijk Fungal Biodiversity Institute à Utrecht, aux Pays-Bas, soupçonnent que le réchauffement climatique mondial pourrait contribuer à la propagation de cette infection.

Ils ont cherché un dénominateur commun pour expliquer l’apparition de Candida auris dans trois régions très différentes du monde, caractérisées par une flore et des conditions géographiques distinctes : l’Afrique du Sud, l’Amérique du Sud et l’Inde.

« Problème imminent »

« Le gros problème ici, c’est que, à mesure que la planète se réchauffe, de plus en plus de ces organismes [fongiques] qui ne constituent actuellement pas une menace peuvent s’adapter aux températures plus élevées », a déclaré le Dr Casadevall.

« C’est un problème imminent. »

Selon le Dr Tom Chiller, l’expansion de l’agriculture industrielle, les températures plus chaudes et les mutations du champignon lui-même sont des facteurs qui pourraient favoriser l’émergence de Candida auris.

Même après le traitement de l’infection, les patients peuvent continuer à porter le pathogène à des endroits comme la peau, mais sans que cela cause la maladie, selon les spécialistes.

Ces patients peuvent aussi transmettre le pathogène à d’autres patients.

Pour cette raison, les spécialistes de la santé publique préconisent des mesures telles que l’hygiène des mains, le port de gants ou encore le placement des patients atteints de Candida auris dans une chambre individuelle. 

Avec les informations de CBC

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Le Saviez-Vous ► 7 signes indiquant que vous ne mangez peut-être pas assez de protéines


Pour une alimentation équilibrée, que l’on soit omnivore, végétarien, végan, végétalien, il est nécessaire de choisir de bons aliments. Entre autres, les protéines sont importante pour la satiété, le maintien du poids, des muscles et du corps en général.
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7 signes indiquant que vous ne mangez peut-être pas assez de protéines

 

Par Clare Varellas

Votre corps dispose de bien des manières de vous dire que vous ne mangez pas assez d’œufs, de viandes maigres, de noix, de produits laitiers et de légumes riches en protéines pour alimenter vos muscles et votre santé en général.

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Istock/Robedero

Vous vous sentez constamment faible et affamé

Terry Hope Romero, auteure de livres de cuisine santé à succès, a constaté que son régime végétalien la laissait sans énergie et avec une sensation de manque durant la journée.

«Quand vous travaillez dur, que vous faites des longs déplacements matin et soir, que vous vous entraînez régulièrement ou que vous avez des tas de courses à faire, il est facile de céder à la tentation de vous gaver de sucres transformés, dit l’auteure. Ce n’est pas vraiment la meilleure chose à faire, surtout quand vous faites travailler vos muscles

Les protéines sont plus longues à digérer, ce qui vous donne un sentiment de satiété plus durable et davantage d’énergie. Quand elle a commencé à absorber plus de protéines (en ajoutant par exemple des protéines naturelles en poudre, comme les protéines de graines de chanvre ou des protéines de riz brun dans sa nourriture quotidienne, comme elle suggère de le faire dans son dernier livre, Protein Ninja), elle s’est vite sentie plus forte et plus assouvie.

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Istock/Is_Imagesource

Vos muscles ont l’air anémiques

Il ne suffit pas de fréquenter le gym au quotidien pour avoir l’air et se sentir plus fort. Si vous ne mangez pas assez de protéines pour donner à vos tissus suffisamment d’acides aminés (les petits composés de la protéine), votre corps n’aura d’autre choix que d’aller chercher ceux-ci dans vos fibres musculaires. Une des parties du corps les plus révélatrices de cette carence est la clavicule, explique Jessica Bihuniak, qui enseigne la nutrition à l’université de New York. Si votre clavicule est vraiment proéminente, alors le temps est venu de vous assurer que vous ingurgitez assez de protéines et, plus généralement, de calories.

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Vous luttez pour perdre du poids

Une recherche, publiée dans Nutrition Metabolism, et dont parle le magazine Women’s Health, a démontré que les gens au régime qui augmentaient leur apport en protéine de 30 pour 100 dans leur consommation calorique quotidienne absorbaient 450 calories de moins chaque jour et perdaient cinq kilos en trois mois. Manger assez de protéines est particulièrement important si vous suivez un régime parce que cela vous assure, lorsque vous maigrissez, de perdre du gras plutôt que les muscles qui stimulent votre métabolisme.

«Il faut plus longtemps pour digérer, métaboliser et utiliser les aliments riches en protéines, ce qui veut dire que vous dépensez plus de calories pour les traiter, explique le magazine. Il leur faut aussi plus de temps pour quitter votre estomac, ce qui fait que vous éprouverez une impression de satiété plus tôt et plus longtemps.»

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Vous perdez vos cheveux

Les nutritionnistes testent parfois la santé de leurs clients au régime en leur demandant de se passer la main dans les cheveux pour voir combien il en tombe après un seul passage. Les cheveux sont avant tout composés de protéines, et ils ont besoin d’en recevoir suffisamment pour pousser et rester en bonne santé. En manque de protéines, votre corps cherchera à maintenir celles-ci à un niveau acceptable en mettant la croissance de vos cheveux en «mode repos». Vous pourriez donc en arriver à perdre plus de cheveux qu’à l’accoutumée. Veillez à la santé de vos cheveux en mangeant deux ou trois portions de protéines chaque jour.

 

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Istock/Monkeybusinessimages

Vous êtes toujours malade

Éliminer les reniflements demande souvent plus qu’une bonne hygiène et une bonne nuit de sommeil. Une bonne alimentation est tout aussi fondamentale. Pour bien fonctionner, le système immunitaire a besoin du bon carburant ! Une étude publiée dans Progress of Food and Nutrition Science arrive à la conclusion qu’une carence en protéines se traduit par une perte de lymphocytes T, un soldat important dans la guerre aux microbes. Il en résulte que le système immunitaire ne peut combattre aussi bien bactéries et virus.

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Istock/Fluxfoto

Le bas de vos jambes et vos pieds gonflent d’un coup

Si vous manquez de protéines, vous pourriez faire de la rétention de fluides autour des chevilles et des pieds. Les protéines aident à retenir le sel et l’eau dans les vaisseaux sanguins. Quand les protéines se font rares, ces fluides peuvent se répandre dans les tissus environnants. Ce blocage attribuable au gonflement de la partie inférieure des jambes et des pieds – appelé œdème – est plutôt inconfortable. Il se manifeste en général par une peau distendue et brillante qui gardera la marque d’une empreinte si vous la pressez du doigt pendant un moment.

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Istock/Yingshi

Votre peau devient rugueuse par endroits

Une carence en protéines peut parfois causer une dermatite ou une irritation de la peau, surtout à l’arrière des cuisses et sur les fesses, note le Dr Bihuniak. Le manque d’une certaine protéine dans la barrière protectrice de la peau peut rendre celle-ci plus vulnérable aux allergènes et autres irritants.

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Une énigme médicale résolue grâce à une chercheuse montréalaise


Malheureusement, le cancer chez les enfants est une dure réalité. À Montréal, un lymphome a été diagnostiqué chez un enfant de 10 ans, puis plus tard chez sa soeur. Le même cancer dans une famille est, parait-il impossible. Ce cas a permis de découvrir que c’est une mutation d’un génome qui serait survenue, il y a environ 4 000 ans. Cette découverte a permis d’éviter la chimiothérapie et de soigner par l’immunothérapie simplement avec un médicament. Ce qui laisse a pensé que d’autres maladie comme la sclérose en plaques, le VIH et d’autres cancers pourront être soigné par de nouvelles formes d’immunothérapie.
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Une énigme médicale résolue grâce à une chercheuse montréalaise

 

La Dre Nada Jabado, hémato-oncologue pédiatre à l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, s'entretient avec Thomas et Meagan Trinh.

La Dre Nada Jabado, hémato-oncologue pédiatre à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, s’entretient avec Thomas et Meagan Trinh. Photo: Radio-Canada

Dominique Forget

Grâce à deux enfants montréalais, la Dre Nada Jabado a fait une découverte majeure. Elle a identifié une maladie génétique inconnue des médecins jusqu’à présent. Elle reçoit maintenant des appels de partout dans le monde.

En 2016, les médecins de l’Hôpital de Montréal pour enfants sont abasourdis. Deux enfants se sont présentés à l’urgence avec une forme étrange de cancer, qu’on arrive mal à soigner. D’abord, un garçon : Thomas Trinh. Puis, sa sœur Meagan.

« Même le docteur nous a dit : c’est impossible. Deux fois dans la même famille, c’est impossible », se rappelle King Trinh, le père des enfants.

Thomas a 10 ans lorsque les premiers symptômes se manifestent : une fièvre persistante, puis des bosses douloureuses sous la peau. Un test médical confirme le pire. Thomas est atteint d’un lymphome, un type de cancer qui touche les lymphocytes – ces cellules du système immunitaire chargées de nous protéger contre les infections. À cause de la maladie, les lymphocytes de Thomas se multiplient de façon effrénée.

La chimiothérapie s’avère inefficace. On fait donc appel à un traitement de dernier recours. On détruit toutes les cellules du système immunitaire de Thomas et on les remplace par celles de son frère aîné, Brandon. C’est ce qu’on appelle une greffe de moelle osseuse.

La greffe est un succès. Mais pour la famille, le répit est de courte durée. Quelques mois plus tard, Meagan développe les mêmes symptômes.

On voit les deux enfants, de profil.

Thomas et Meagan Trinh étaient atteints d’une forme rare de cancer. Une greffe de moelle osseuse a permis de les guérir. Mais tous n’ont pas la même chance. Photo : Radio-Canada

La Dre Nada Jabado, hémato-oncologue pédiatre, est appelée en renfort.

« Mes collègues, dès qu’il y a une histoire un peu bizarre, ils m’appellent », raconte cette médecin, rattachée à l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill.

Gène défectueux

La Dre Jabado est une spécialiste du cancer du cerveau chez les enfants. Mais c’est aussi une experte en génétique. Elle propose à la famille Trinh de séquencer leur génome.

« Au moment où j’ai reçu les résultats, j’étais dans un congrès à Okinawa qui était ennuyant à un point inimaginable, se rappelle-t-elle. Alors j’ai ouvert. »

Sous ses yeux se trouve le génome des parents et des enfants Trinh : de longues chaînes d’ADN où se trouvent les gènes, ces recettes qui servent à fabriquer des protéines essentielles au fonctionnement du corps humain.

Chaque gène se trouve en deux copies : une héritée du père et une de la mère.

La Dre Jabado identifie rapidement un gène défectueux; une mutation, dans le jargon. Les parents Trinh – qui ne sont pas atteints de la maladie – en ont chacun une copie. Thomas et Megean ont deux copies défectueuses.

« Ce gène agit beaucoup dans le système immunitaire », explique la Dre Jabado.

Plus spécifiquement, la mutation empêche le corps humain de fabriquer une protéine appelée TIM3. Normalement, cette protéine agit comme un frein sur le système immunitaire. Quand elle ne fonctionne pas correctement, les lymphocytes T s’emballent.

Un ancêtre commun

En passant au crible les banques de données génétiques sur Internet, la Dre Jabado constate que la mutation est particulièrement répandue en Asie du Sud-Est. Plusieurs adultes sont porteurs d’une copie défectueuse et susceptible de donner naissance à des enfants malades.

« J’ai contacté une collaboratrice en Australie, un pays où se retrouvent beaucoup de patients qui viennent d’Asie du Sud-Est, partage la Dre Jabado. Je lui ai demandé si elle avait des enfants qui présentaient les mêmes symptômes que Thomas et Meagan. Elle en avait six. »

La Dre Jabado séquence le génome des enfants australiens. Ils ont la même mutation génétique que Thomas et Meagan. Grâce à d’autres collaborateurs, elle repère 32 cas similaires en France.

Elle n’est pas au bout de sa quête. Elle veut remonter jusqu’à l’origine de la mutation. Elle fait appel à Simon Gravel, expert en génétique des populations à l’Université McGill.

« On voyait la mutation au Japon, en Polynésie, chez les Maoris en Nouvelle-Zélande et en Chine, raconte le mathématicien. Si on essaie de remonter au dernier ancêtre commun de tous ces peuples, ça nous amène plusieurs milliers d’années en arrière. »

Selon les estimations, la mutation serait survenue il y a environ 4000 ans.

Une cible prometteuse pour l’immunothérapie

La bonne nouvelle pour les patients, c’est qu’ils éviteront désormais les chimiothérapies inutiles. La Dre Jabado a un traitement beaucoup plus efficace à leur proposer. Un simple médicament : la cyclosporine. Elle stoppe l’activation des lymphocytes T, permettant une rémission des patients.

La chercheuse reçoit maintenant des appels de médecins, de partout dans le monde.

Un frère et une sœur atteints d'une forme étrange de cancer, une énigme médicale

La famille Trinh a permis de faire avancer les connaissances sur cette forme rare de cancer. Photo : Radio-Canada

La portée de sa découverte va bien au-delà du traitement de lymphomes rares. Elle laisse croire qu’en bloquant le gène responsable de la protéine TIM3 chez certains malades, on pourrait donner un coup de fouet au système immunitaire. Cela pourrait ouvrir la voie à de nouvelles formes d’immunothérapie contre le cancer, la sclérose en plaques ou le VIH.

« La famille Trinh nous a donné un énorme cadeau, reconnaît la chercheuse. Pour aider d’autres patients atteints de la même maladie que Thomas et Meagan, mais surtout en montrant à la communauté scientifique que si on veut exciter le système immunitaire, c’est possiblement là qu’il faut travailler. »

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Cet additif alimentaire affaiblirait nos défenses contre la grippe


Les chercheurs croient, mais des études plus poussés devront être faites que le BHQT, (code E319) que l’on retrouve dans les aliments ultra-transformés, serait responsable de l’affaiblissement du système immunitaire pour combattre la grippe et diminuerais aussi l’efficacité des vaccins anti-grippaux. Quoi qu’il en soit, les additifs alimentaires n’aident sûrement pas au corps pour rester en santé.
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Cet additif alimentaire affaiblirait nos défenses contre la grippe

Nathalie Mayer

Journaliste

On le trouve dans les aliments dits ultra-transformés. Car dans les huiles de cuisson, il sert à stabiliser les gras. Selon des chercheurs, le butylhydroquinone tertiaire (BHQT), ou E319, aurait pourtant pour effet d’affaiblir notre système immunitaire notamment lorsqu’il s’agit de lutter contre la grippe.

Entre 290.000 et 650.000. C’est le nombre de personnes qui mourraient chaque année de complications respiratoires liées à la grippe. Et la découverte faite par des chercheurs de l’université d’État du Michigan (États-Unis) pourrait apporter une explication. Des travaux menés sur des souris suggèrent en effet que le butylhydroquinone tertiaire (BHQT) affaiblit notre réponse immunitaire au virus de la grippe !

Mais le BHQT, c’est quoi ? Un additif alimentaire. Nom de code E319. Un additif plutôt courant que l’on trouve par exemple dans les chewing-gums, dans les céréales de petit déjeuner, dans les préparations pour gâteaux, dans les soupes ou encore dans les viandes surgelées.

« Nous avons observé qu’un régime alimentaire riche en BHQT supprime la fonction des cellules T auxiliaires et des cellules T tueuses », explique Robert Freeborn.

De quoi aggraver les symptômes des souris atteintes de la grippe.

Les chercheurs de l’université d’État du Michigan (États-Unis) comptent désormais étudier les effets d’un régime riche en butylhydroquinone tertiaire (BHQT) sur des échantillons de sang humain. © Bokskapet, Pixabay License

Les chercheurs de l’université d’État du Michigan (États-Unis) comptent désormais étudier les effets d’un régime riche en butylhydroquinone tertiaire (BHQT) sur des échantillons de sang humain. © Bokskapet, Pixabay License

BHQT diminuerait aussi l’efficacité du vaccin

Les chercheurs soupçonnent le BHQT de réguler à la hausse la production de certaines protéines – à savoir CTLA-4 et IL-10 – connues pour affaiblir le système immunitaire. Mais des travaux plus poussés seront nécessaires pour confirmer cette hypothèse.

Un régime riche en BHQT semble par ailleurs également affecter la mémoire du système immunitaire. Car lors d’une nouvelle infection par une souche apparentée, les souris soumises à ce régime ont subi une grippe plus longue que les autres. Une observation qui inquiète les chercheurs. Elle pourrait en effet avoir des conséquences sur l’efficacité des vaccins antigrippaux qui repose justement sur le principe de mémoire du système immunitaire.

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Voya­ger dans l’es­pace provoque de l’her­pès chez les astro­nautes selon la NASA


Un autre problème qu’il faudra résoudre pour les voyages spatiaux de très longues durées. Le stress semble réveiller le virus de l’herpès chez les astronautes. Sur Terre, ce virus est supprimé et éliminé par le système immunitaire, mais dans l’espace, c’est plus difficile.
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Voya­ger dans l’es­pace provoque de l’her­pès chez les astro­nautes selon la NASA

 

Crédits : NASA

par  Laura Boudoux

 

Des tests effec­tués par la NASA montrent que le virus de l’her­pès dormant est réac­tivé chez plus de la moitié des astro­nautes qui voyagent au sein de la navette spatiale améri­caine et de la Station spatiale inter­na­tio­nale. 

Ce phéno­mène, causé notam­ment par le stress, pour­rait deve­nir problé­ma­tique lors des missions spatiales loin­taines, précise l’agence. 

« Au cours d’un vol spatial, on constate une hausse de la sécré­tion des hormones du stress, tels que le corti­sol et l’adré­na­line, qui sont connues pour anni­hi­ler le système immu­ni­taire », explique Satish Mehta, l’au­teur de l’étudepubliée le 15 mars 2019.

Les cher­cheurs ont donc constaté « que les cellules immu­ni­taires des astro­nautes, en parti­cu­lier celles qui suppriment et éliminent norma­le­ment les virus, deviennent moins effi­caces pendant les vols spatiaux, parfois jusqu’à 60 jours après leur retour ».

C’est après avoir observé que les astro­nautes secré­taient plus d’her­pès dans leur urine et leur salive qu’a­vant ou après un voyage dans l’es­pace qu’ils ont soupçonné que le stress des vols en était la cause.

« Les astro­nautes endurent des semaines, voire des mois d’ex­po­si­tion à la micro­gra­vité et au rayon­ne­ment cosmique, sans parler des extrêmes accé­lé­ra­tions du décol­lage et du retour sur Terre », explique Satish Mehta.

Des facteurs physiques qui seraient en plus aggra­vés par « l’iso­la­tion sociale, le confi­ne­ment, et un cycle du sommeil modi­fié ». L’ap­pa­ri­tion de virus s’ac­cen­tue lorsque le séjour des astro­nautes dans l’es­pace se prolonge, ce qui pour­rait « présen­ter un risque impor­tant pour leur santé lors des missions sur Mars et au-delà ».

Sources : Phys.org/NASA

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Le Saviez-Vous ► 15 faits inusités sur le rhume


Le rhume a au moins 150 amis pour contaminer les gens !! Quelque rare personne, comme ma fille ne sont jamais malade alors que nous pauvres mortels si le rhume plane, il nous attrape. Il y a quand même des moyens pour essayer de l’éviter que ce soit le lavage des mains, désinfectés les objets, aérés malgré le froid la maison, être actif etc ..
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15 faits inusités sur le rhume

 

Les virus du rhume mutent régulièrement.

Pormezz/Shutterstock

Par Brandon Specktor avec Jeanne Moncada, Sélection du Reader’s Digest

Rhume ou grippe? Pour mieux prévenir la maladie et se sentir bien durant tout l’hiver, mieux vaut être informé : voici 15 faits à connaître sur le rhume.

 

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Le rhume et les virus

Le rhume ou « rhinite infectieuse » est causé par de nombreux virus – plus de 150 selon la Pre Caroline Tapparel-Vu, virologiste au laboratoire de virologie des Hôpitaux universitaires de Genève. Tous sont capables de provoquer congestion et toux, et de contraindre au repos. Chacun de ces virus arrive à tromper à sa façon nos défenses immunitaires.

« Très petits et très malins, ils mutent régulièrement », précise Caroline Tapparel-Vu.

Voilà pourquoi il est peu probable qu’on trouve un jour un remède universel au rhume.

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Le rhume ne serait peut-être pas lié aux chutes de température.

Zaitsava Olga/Shutterstock

Le mot rhume, synonyme de temps froid?

Le mot évoque souvent les temps froids. Pourtant, l’effet des basses températures sur l’agressivité d’un virus n’est pas clair. Si les rhumes sont plus fréquents en hiver, c’est probablement parce que nous passons plus de temps à l’intérieur, en contact rapproché avec des personnes et des surfaces contaminées.

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Le rhume et l’air sec des pièces chauffées

L’air des pièces chauffées assèche les narines, empêchant le mucus de piéger les microbes avant qu’ils n’atteignent les poumons. Le corps sécrète davantage de mucus pour les évacuer. L’écoulement du nez n’est donc pas causé par le rhume, mais par le corps qui implore d’agir…

La fréquence du rhume

Nous attrapons plus de rhumes qu’il n’y paraît. Selon Roland Reynaert, médecin généraliste à Bruxelles, les jeunes enfants peuvent avoir de six à huit rhumes par an, là où les adultes n’en auront que de deux à quatre. Certaines personnes ne l’attraperont jamais.

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Pour éviter d'attraper un rhume, tenez-vous à un mètre de distance des autres.

Estrada Anton/Shutterstock

Un mètre et un rhume

Un mètre. C’est la distance minimale à conserver pour se prémunir du rhume d’un tiers, précise Anne Iten, médecin aux Hôpitaux universitaires de Genève.

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Remède gratuit contre le rhume

Le meilleur remède, et il est gratuit, c’est le repos. Selon une étude auprès de 200 personnes, parue dans Brain, Behavior, and Immunity, les sujets enrhumés se sentent moins vigilants et de mauvaise humeur. Leurs facultés mentales sont altérées et leurs réactions plus lentes que celles des sujets en bonne santé.

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Les secrets d’un bon repos

Le repos en position allongée est déconseillé, car le mucus du nez descend et irrite la gorge, déclenchant des quintes de toux qui nuisent au sommeil. Adoptez plutôt une position semi-assise pour réduire la stimulation des récepteurs sensitifs de la gorge responsables de la toux. En prime, le mucus s’écoule plus facilement et on respire mieux.

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Guérir plus vite?

Pour guérir plus vite et gratuitement, vous pouvez aussi recruter un proche pour qu’il vous dorlote. Dans une étude de 2009 de l’Université du Wisconsin, les patients ayant attribué la note maximale à leur médecin dans un questionnaire mesurant l’empathie ont été malades un jour de moins que ceux dont le médecin était jugé moins prévenant. Les taux d’IL-8, une protéine produite par un organisme malade, étaient deux fois plus élevés chez les sujets des médecins plus attentifs.

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Stimuler son système immunitaire

De petites séances d’exercice léger peuvent stimuler les défenses immunitaires. Une expérience menée sur des femmes ménopausées en surpoids ou obèses a montré que celles qui étaient actives attrapaient moins de rhumes que les autres. Une analyse de 2014 laisse croire qu’un entraînement d’intensité modérée contribuerait à prévenir le rhume….

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En cas de rhume, les bouillons de viande sont bénéfiques.

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Bouillon de viande ou de légumes?

Le bouillon de viande fonctionne peut-être, mais pas parce que c’est la recette de maman. La plupart des bouillons clairs sont bénéfiques; le liquide chaud décongestionne et facilite l’écoulement du mucus. La soupe au poulet est un excellent réhydratant – un liquide chaud, salé et plein d’électrolytes. Le Dr Reynaert recommande de faire des inhalations qui permettent de liquéfier les sécrétions collantes.

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Qu’en est-il de la vitamine C?

Ne comptez pas sur les suppléments de vitamine C. En 2013, une analyse de 29 expériences différentes a établi que, dans l’ensemble, ils ne prévenaient pas le rhume. Mais, dans certains cas, les doses destinées à atténuer les symptômes avaient eu des effets légers.

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Le zinc et la guérison

Le zinc, en revanche, semble accélérer la guérison. Pris en pastille ou en sirop dans les 24 heures suivant l’apparition des symptômes, il réduirait la durée du rhume d’une journée. Le système immunitaire a en effet besoin de zinc pour travailler. Bien sûr, consultez d’abord un médecin pour éviter une interaction indésirable avec d’autres médicaments.

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Pour éviter d'attraper un rhume, lavez-vous les mains régulièrement.

Summer Photographer/Shutterstock

L’espérance de vie d’un virus

Un virus du rhume peut survivre plus de 24 heures hors du corps humain; lavez-vous les mains après avoir touché une poignée de porte ou  un robinet du bureau. Une étude de 2011 a révélé que les porteurs du rhinovirus, le virus du rhume le plus répandu, contaminaient 41 % des surfaces de leur maison – poignées, télécommandes, robinets, etc. Une heure après avoir touché ces surfaces, les doigts de presque 25 % des sujets étaient encore infectés..

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Toujours prendre le rhume au sérieux

C’est bénin, mais on le prend au sérieux. Ces infections sont habituellement anodines et guérissent spontanément, mais elles peuvent entraîner de graves complications (bronchiolite, pneumonie, etc.) chez les personnes âgées et les jeunes enfants.

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Prévenez le rhume en faisant des gargarismes.

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Gargarismes préventifs

Grand-mère avait raison : les gargarismes sont efficaces, peut-être même préventifs. Certains volontaires d’une étude japonaise se sont gargarisés régulièrement avec de l’eau, d’autres non. Après 60 jours, le premier groupe affichait presque 40 % de rhumes en moins par rapport au groupe témoin.

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Le Saviez-Vous ► Que se passe-t-il lorsque vous êtes en colère?


Nous avons tous un jour ou l’autre des moments de colère, le hic, c’est leur intensité et leurs fréquences qui peuvent finir par miner notre santé
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Que se passe-t-il lorsque vous êtes en colère?

Déceler les premiers signes

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Lorsque vous êtes sur le point d’exploser, votre corps réagit. Découvrez le processus physiologique qui s’enclenche lors de vos accès de rage!

Votre cerveau se met en mode réflexe

La colère bloque le raisonnement (lobes préfrontaux) et les zones réflexes du cerveau prennent la relève. L’hémisphère gauche est de plus en plus stimulé sous l’impulsion des hormones du cerveau et des réactions cardiovasculaires.

Lorsque l'on est en colère, l'estomac est perturbé.

Mr.Thanathip Phatraiwat/Shutterstock

Votre estomac est perturbé

La réponse de combat-fuite peut induire le système nerveux à couper l’alimentation sanguine de l’estomac afin de l’acheminer vers les muscles en perturbant les contractions du système intestinal et les sécrétions digestives.

Être en colère donne des boutons.

Dragon Images/Shutterstock

La colère n’embellit pas

Elle provoque une poussée de cortisol, une hormone de stress qui intensifie la production de gras et cause l’acné et autres problèmes cutanés.

Être en colère affecte le système immunitaire.

Dmytro Zinkevych/Shutterstock

Votre système immunitaire est affecté

Au cours d’accès de rage fréquents et prolongés des parties du système nerveux sont surexcitées et nuisent à la détente ce qui, avec le temps, affecte le système immunitaire.

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