Le Saviez-Vous ► Vaccins : 6 idées reçues décryptées


Ce que j’entends souvent des adeptes d’anti-vaccins est qu’il serait à l’origine de l’autisme, e ne crois pas que les vaccins soient la causes du vaccin. Cependant, il est vrai qu’il y en a plus qu’avant. La médecine évolue et le dépistage aussi pour mieux cataloguer certains troubles et maladies. On accuse les compagnies pharmaceutiques de faire de l’argent .. Bien oui, c’est sur, mais en font-ils vraiment quand les vaccins vont à des pays plus pauvres ? Des effets secondaires ? Tous les médicaments peuvent provoquer des effets indésirables généralement sans gravité, et parfois, il y a des cas très graves.
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Vaccins : 6 idées reçues décryptées

 

Comme tout médicament, la vaccination peut entraîner des effets secondaires, la plupart du temps bénins. © Irina, Fotolia

Comme tout médicament, la vaccination peut entraîner des effets secondaires, la plupart du temps bénins. © Irina, Fotolia

Céline Deluzarche
Journaliste

« Les vaccins contiennent des adjuvants dangereux », « il est préférable de se faire immuniser naturellement », « la vaccination est le fruit du lobbying de l’industrie pharmaceutique »,…

Ces idées circulent largement sur Internet et font même l’objet de publications scientifiques sérieuses Alors que faut-il vraiment en penser ?

Futura fait le point.

La vaccination sauve chaque année trois millions de vies, rappelle l’Unicef. Pourtant, les vaccinsvfont l’objet de nombreuses controverses et même de défiance : un sondage Ipsos de 2018 montrait ainsi que près d’un Français sur cinq était défavorable à la vaccination. Accusés de favoriser l’autisme, de contenir des produits toxiques ou même de nuire à l’immunité, les vaccins sont même remis en doute par certains médecins ou études scientifiques. Rien de très nouveau :

« En 1802 déjà, des pamphlets et des figures satyriques circulaient en Angleterre montrant des vaccinés contre la variole se transformer en vache et en porc », ironise Jean-Nicolas Tournier, chef du département des maladies infectieuses à l’Institut de recherche biomédicale des armées (Irba).

Pour démêler le vrai du faux, voici six mythes anti vaccins décryptés.

Les adjuvants utilisés dans les vaccins sont dangereux : faux

Les adjuvants sont utilisés dans certains vaccins pour augmenter la réponse immunitaire et réduire le nombre de doses nécessaires. Le thimérosal, un dérivé de mercure connu pour être neurotoxique, a ainsi été accusé de favoriser l’autisme chez les jeunes enfants. Mais les doses utilisées (entre 0,003 % et 0,01 %, soit au maximum 25-50 ug/dose) sont notoirement insuffisantes pour un quelconque risque de toxicité, explique l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Autre adjuvant mis en cause : l’hydroxyde d’aluminium, accusé de provoquer des lésions musculaires (myofasciites à macrophages). Problème : les études épidémiologiques sur le sujet semblent souffrir de nombreux biais statistiques et la maladie semble étonnamment une spécificité française, alors que ces sels d’aluminium sont utilisés dans le monde entier. De plus, l’aluminium injecté par voie intramusculaire est pour l’essentiel éliminé rapidement, note le Haut Conseil de santé Public dans un rapport de 2013.

Les vaccins favorisent l’autisme : faux

Plusieurs études scientifiques expliquent que la vaccination ROR (rougeole-oreillons-rubéole) peut favoriser l’apparition de troubles autistiques chez les enfants. Une polémique lancée en 1998 par The Lancet avec une étude sur le sujet, retirée depuis pour falsification. Les mouvements anti vaccins s’appuient aussi sur l’augmentation du taux d’enfants diagnostiqués autistes (la prévalence est passée de 1 sur 5.000 à 1 sur 68 entre 1975 et 2010), qu’ils mettent en parallèle avec la généralisation de la vaccination. En réalité, il n’y a pas de réelle augmentation des cas, mais des critères de diagnostic plus larges, explique notamment Franck Camus, directeur de recherche au CNRS. Au final, plusieurs études épidémiologiques portant sur ces centaines de milliers de cas n’ont trouvé aucune corrélation entre vaccination et autisme.

Les vaccins ont des effets secondaires : vrai

Comme n’importe quel médicament, les vaccins peuvent entraîner des effets secondaires, comme des rougeurs locales ou de la fièvre (environ 2 % à 15 % des cas selon l’OMS), mais ils sont généralement bénins et de courte durée. De très rares cas d’allergie sont toutefois possibles : le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) peut ainsi provoquer des chocs anaphylactiques (3,5 à 10 cas sur un million de doses injectées) ou des convulsions fébriles. Au final, les avantages de la vaccination dépassent largement les risques, rappelle le site Vaccination Info Service. Il existe toutefois des contre-indications, par exemple chez les personnes suivant un traitement immunosuppresseur ou en cas d’allergie connue à l’un des adjuvants. Les vaccins vivants atténué ssont également déconseillés aux femmes enceintes

Les vaccins sont 100 % efficaces : faux

Chaque année, beaucoup de personnes se plaignent d’avoir attrapé la grippe même en s’étant fait vacciner. Normal : étant donné qu’il existe des souches différentes, la composition du vaccin est décidée six à neuf mois à l’avance en fonction des souches circulant dans le monde et des prévisions. En 2019, le vaccin montrait par exemple un taux d’efficacité relativement faible en France, de l’ordre de 59 % contre le virus A(H1N1) et de 19 % contre le virus A(H3N2), les deux souches le plus courantes cette année-là. Mais même imparfait, le vaccin reste le meilleur moyen de se protéger : on estime que 2.000 décès par an sont évités chez les personnes âgées grâce à la vaccination. Les autres vaccins présentent une protection quasi intégrale (97 % pour la rougeole après deux doses par exemple). Attention : il faut compter une période d’incubation de deux semaines en moyenne avant que le système immunitaire ne développe une protection. Il est donc possible de contracter la maladie dans cet intervalle.

La vaccination est poussée par le lobby de l’industrie pharmaceutique : vrai et faux

« Comment ne pas s’étonner qu’une ministre qui a été en partie payée, pendant des années, par des labos pharmaceutiques, décide sans argument majeur le passage à onze vaccins obligatoires? », s’interrogeait le site Reporterre en janvier 2018, reprenant l’un des arguments préférés des antivaccins : celui d’un gouvernement à la solde du lobby pharmaceutique qui chercherait à tout prix à écouler ses produits.

Des soupçons largement alimentés par le fiasco de 2009, où 94 millions de vaccins avaient été commandés par la ministre de la Santé pour faire face à la pandémie annoncée de grippe H1N1, seuls six millions ayant été effectivement utilisés.

Certes, le business des vaccins est en constante progression dans le monde : il est passé de 23 à 42,3 milliards d’euros entre 2012 et 2016, selon le Leem (Les entreprises du médicament). Cela reste tout de même une toute petite partie des 1.000 milliards que génère au total l’industrie pharmaceutique (2017). De plus, ces vaccins sont largement écoulés dans des pays à faible revenu à des prix très bas, donc peu rentables pour les laboratoires par rapport à d’autres médicaments. Même pour les vaccins ayant un coût relativement élevé, la vaccination reste rentable pour les pouvoirs publics.

« Pour chaque euro investi dans la vaccination, le retour sur investissement est de 48 euros », rappelle le Gavi, l’organisation internationale qui fournit des vaccins à prix réduits aux pays en voie de développement.

Les vaccins empêchent le corps de se protéger naturellement : faux

Certains pensent qu’il est préférable d’attraper la grippe ou les oreillons plutôt que de passer par le vaccin, afin que le système immunitaire développe des défenses sur le long terme. En réalité, le vaccin agit de la même manière que l’infection elle-même : il stimule la production d’anticorps spécifiques contre le virus ou la bactérie, ce qui nous protège si notre corps rencontre par la suite ce microbe. Le vaccin étant spécifique à chaque maladie, il n’a aucun effet sur les autres pathogènes extérieurs

« Les 150 antigènes que l’on trouve dans les vaccins représentent une goutte d’eau dans l’océan des 10.000 milliards de bactéries et virus qui nous entourent et contre lesquels notre système immunitaire répond en permanence depuis notre naissance », insiste Jean-Nicolas Tournier.

De plus, mêmes des maladies que l’on croit bénines comme la grippe peuvent s’avérer mortelles en cas de complications

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https://www.futura-sciences.com/

L’amputation de la queue causerait des douleurs au chien sur le long terme


La caudectomie est une barbarie extrême. L’amputation de queue de certains animaux. Quelques chiens de race subissent cette amputation pour être dans les critères de l’espèce souvent recommandé dès leur très jeune âge. Il serait prouvé que couper la queue d’un chien aurait des effets secondaires un peu comme une douleur fantôme chez l’humain.
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L’amputation de la queue causerait des douleurs au chien sur le long terme

 

La caudectomie, ou coupe de queue, fait partie des pratiques ancestrales des éleveurs de chiens, en particulier pour certaines races, où c’était systématique

Or, des études sur différentes espèces tendent à montrer que cette pratique a des effets secondaires neurologiques importants. Voici un petit rappel de ce qu’est réellement la caudectomie, ses origines, ses conséquences, et les aspects légaux !

La caudectomie, ou coupe de queue, fait partie des pratiques ancestrales des éleveurs de chiens, en particulier pour certaines races, où c’était systématique. Or, des études sur différentes espèces tendent à montrer que cette pratique a des effets secondaires neurologiques importants. Voici un petit rappel de ce qu’est réellement la caudectomie, ses origines, ses conséquences, et les aspects légaux !

La caudectomie, une histoire de pratiques ancestrales

A l’origine, cette pratique était issue d’un certain nombre de croyances : couper la queue rendrait les reins plus forts, ou encore éviterait les blessures dans des fourrés épais au cours de la chasse. Au XVIIème siècle déjà, on recommendait déjà de couper la queue des chiots âgés de 6 semaines à deux mois.

De nombreuses mutilations de ce type sont pratiquées, depuis longtemps : en premier, la caudectomie et l’otectomie (coupe des oreilles), mais on citera aussi l’ablation des cordes vocales, ou le dégriffage chez le chat. En général, il s’agit d’adapter l’animal à nos besoins, ou même simplement notre confort.

Ce n’est que depuis peu que la sensibilité et le bien-être animal sont pris en compte dans ces pratiques, et malgré ces nouveaux paramètres, elles persistent encore année après année !

La caudectomie a des effets secondaires neurologiques

Cette pratique ne concerne d’ailleurs pas que le chien : des espèces de rente peuvent la subir, notamment les porcs et les ruminants. Chez le porc, la coupe de queue est même couramment utilisée en élevage intensif, car on observe beaucoup de comportements stéréotypés, et la coupe de queue réduit les automutilation et les morsures de queue.

Une étude parue en 2016, et présentée par le Dr Sandercock à la rencontre organisé par l’UFAW (Universities Federation for Animal Welfare), s’attarde sur les effets secondaires d’une amputation de la queue. Elle montre que la sensibilité dans le moignon de queue est supérieure à la norme 4 mois après l’opération, ce qui est courant dans les cas d’amputation.

En effet, un névrome se forme après cicatrisation, c’est-à-dire que le nerf qui court normalement dans la queue se développe sous la peau, dans le tissu cicatriciel. Cela augmente très fortement la sensibilité dans cette zone. Chez l’homme, cela explique aussi les douleurs fantômes (qu’on ne peut pas vraiment vérifier chez l’animal).

Le Dr Sandercock affirme pouvoir étendre ces résultats à d’autres espèces sans les avoir étudiées, mais il invite à réaliser d’autres études. Or, une publication similaire est parue en 2018, cette fois-ci sur les vaches, et en analysant la sensibilité tactile et à la température. Naturellement, des résultats similaires ont été observés.

Les chercheurs invitent donc fortement à abandonner ces pratiques coercitives, et à modifier la législation pour les rendre illégales.

https://wamiz.com/chiens/

Attention, certains médicaments deviennent dangereux avec la chaleur !


Quand il fait très chaud, il est important de bien suivre les conditions de conservations des médicaments. En cas de doute le pharmacien peut vous conseiller ou le médecin voir une alternative ou un arrêt temporaire d’un traitement. Attention, ne jamais arrêter un traitement sans l’avis du médecin
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Attention, certains médicaments deviennent dangereux avec la chaleur !

 

Attention, certains médicaments deviennent dangereux avec la chaleur !

Le 18 juillet 2018.

Si vous devez suivre des traitements médicamenteux pendant les vacances, pensez à bien vous renseigner sur leurs effets. Certains peuvent déshydrater ou amplifier les effets de la chaleur.

Respecter les conditions de conservation

Chaleur et médicaments ne font pas toujours bon ménage. C’est pourquoi l’Agence nationale de Sécurité du médicament (ANSM) a tenu à publier quelques conseils pratiques pour éviter d’éventuels effets secondaires indésirables.

« En cas de vague de chaleur, certains médicaments sont susceptibles d’aggraver un syndrome d’épuisement-déshydratation ou un coup de chaleur », note l’agence.

S’il fait chaud, ne prenez pas l’initiative d’arrêter « votre traitement sans demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien » mais pensez bien à « respectez les conditions de conservation indiquées dans la notice et évitez d’exposer vos médicaments directement au soleil ».

Parmi les médicaments qui peuvent provoquer des troubles de l’hydratation, on trouve les diurétiques. Ces médicaments augmentent la sécrétion rénale de sodium, ce qui accroit le volume des urines.

Faire le point avec son pharmacien

Certains médicaments peuvent altérer la fonction rénale. C’est le cas des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’aspirine ou l’ibuprophène, mais également de certains antibiotiques (notamment les sulfamides), d’antiviraux (notamment l’indinavir) et de certains antidiabétiques. Si vous devez en prendre et qu’il fait très chaud, pensez à vous rendre chez votre pharmacien pour qu’il vous conseille.

Il faudra être également prudent avec les lecteurs de glycémie car « l’exposition des bandelettes (ou électrodes), des solutions de contrôle et des lecteurs directement au soleil, à des températures élevées, à de fortes variations de températures ou à une atmosphère humide peut avoir une incidence sur leur bon fonctionnement », ajoute l’ANSM.

Enfin, soyez vigilant avec les traitements que vous devez vous appliquer sur la peau comme les solutions contre l’acné, des antiseptiques locaux ou des antimycosiques.

Marine Rondot

https://www.passeportsante.

Les leçons d’un médecin devenu patient


C’est comme quand on apprend dans les livres, mais quand on vit, c’est une autre affaire. Un médecin qui devient patient voir comment les choses se passent sur le côté du malade. Il a eu le cancer et tout ce qu’il a dit à ses patients, il voit les choses autrement. Il incite les médecins à se renseigner sur les traitements, les effets secondaires et en parler avec les infirmières qui sont au front ainsi que d’autres spécialistes pour mieux entourer un patient
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Les leçons d’un médecin devenu patient

 

Le Dr Philip Gordon... (Photo Robert Skinner, La Presse)

Le Dr Philip Gordon

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Pendant 42 ans, le docteur Philip Gordon a traité et opéré des patients atteints du cancer. Il pensait trouver les bons mots pour les accompagner. Jusqu’à ce qu’il se retrouve « de l’autre côté de la clôture » et soit frappé à son tour par le cancer.

Dans un témoignage poignant publié aujourd’hui dans la revue Diseases of the Colon & Rectum, celui qui dirige la division de chirurgie colorectale à l’Hôpital général juif et à l’Université McGill dit réaliser à quel point il mesurait mal la souffrance de ses patients. Il incite maintenant ses collègues à mieux se documenter sur les effets secondaires des médicaments qu’ils prescrivent.

« J’ai parlé aux patients, mais en rétrospective, je comprends que je n’ai pas fait un très bon travail, écrit l’homme de 75 ans. Ce n’était pas par manque de compassion envers les patients, parce que j’étais compatissant. Ce n’était pas parce que je ne consacrais pas suffisamment de temps à chaque patient, parce que je consacrais le temps nécessaire. Ce n’était pas parce que j’étais mal à l’aise devant cette maladie, parce que je ne l’étais pas. C’était simplement parce que je n’étais pas dans la peau de ces patients, et la seule personne qui peut comprendre les effets secondaires, c’est celle qui les subit. »

Frappé en 2016 par un cancer du pancréas avec des métastases au foie, aux poumons et à la paroi abdominale, le Dr Gordon raconte avoir vu sa vie « changer en un clin d’oeil ». Il a subi plusieurs traitements de chimiothérapie, dont certains expérimentaux et très invasifs, jusqu’à en trouver un auquel ses tumeurs semblaient finalement répondre.

« Les chirurgiens sont habitués à se sentir en contrôle dans la plupart des situations, mais ce n’est plus vrai lorsqu’on est le patient », témoigne le Dr Philip Gordon.

« ON NE SAIT PAS TOUT »

Dans son article, le Dr Gordon parle de la fatigue « écrasante, totalement dévorante, presque indescriptible » qui l’a frappé et qui l’a obligé à aborder la vie un jour à la fois. Il raconte ses nausées, ses diarrhées, sa perte d’appétit et ce goût métallique « agaçant » qu’il avait sans cesse dans la bouche. Seule la perte de cheveux ne l’a pas trop affecté.

« Ma femme m’a dit que j’avais l’air très à la mode. Vous aimez ma coupe de cheveux ? C’est mon oncologue qui l’a faite ! », blague-t-il.

En entrevue à La Presse, le Dr Gordon explique avoir livré son témoignage comme un « rappel de l’importance de l’empathie ».

« Évidemment, on ne peut pas demander aux médecins d’attraper le cancer pour qu’ils comprennent leurs patients. Mais je les incite à mettre le temps, ce temps en extra, pour s’informer et mieux comprendre », dit-il.

Il invite par exemple les médecins à parler aux infirmières, qui « sont dans les tranchées et voient directement les réactions des patients aux médicaments ». Les diététistes et les pharmaciens sont aussi des sources précieuses, dit-il.

« On ne sait pas tout », rappelle le Dr Gordon, qui refuse toutefois de parler d’arrogance. « Je ne me suis jamais considéré comme quelqu’un d’arrogant, dit-il. C’est simplement qu’il faut parfois marcher un mile dans les souliers de quelqu’un pour le comprendre. »

Selon lui, des médecins qui comprennent réellement les effets secondaires de traitements comme la chimiothérapie seront mieux à même de bien conseiller leurs patients et de savoir quand le temps est venu de cesser un traitement.

« Vous savez pourquoi ils mettent des clous dans les cercueils ? C’est pour que les oncologues ne puissent pas donner de chimiothérapie », écrit-il dans l’article, reprenant une vieille blague.

« Les médecins devraient fournir l’espoir sans être irréalistes, dit-il. Et les mots sont importants. Les mots comptent. »

http://www.lapresse.ca/

Message de la police aux Américains: ne tirez pas sur l’ouragan Irma!


Samedi soir, un peu avant 23 heures (heure de la Floride), les autorités en Floride ont réagi sur un groupe Facebook qui s’est créer face à l’ouragan Irma. Ce n’était qu’une blague, mais la police a tenu quand même à alerté la population de la Floride de ne pas tirer sur l’ouragan à cause des conséquences graves qui peut arriver. Car certains esprits tordus et armés ont peut-être trouvé l’idée intéressante. Voir ce que les gens peuvent avoir comme armement c’est carrément effrayant
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Message de la police aux Américains: ne tirez pas sur l’ouragan Irma!

 

Illustration de la page Facebook «Shoot At Hurricane Irma».

Illustration de la page Facebook «Shoot At Hurricane Irma».

Repéré par Jean-Marie Pottier

Repéré sur Twitter

Un shérif floridien a été obligé de faire ce rappel à ces concitoyens face au succès massif d’une page Facebook, a priori humoristique.

Les autorités floridiennes ont été obligées de rappeler qu’il ne servait à rien de tirer sur l’ouragan Irma, qui devait arriver sur les côtes de l’État, dimanche 10 septembre, avec une force 4.

«Soyons clairs, NE TIREZ PAS sur Irma. Vous ne le ferez pas s’éloigner et vous risquez des effets secondaires dangereux», a alerté sur Twitter, samedi 9 septembre, le shérif du comté de Pasco, dans l’ouest de l’État.

Le tweet s’accompagne d’un graphique montrant quelqu’un tirant sur un ouragan à la mitrailleuse, accompagné de la légende: «Les balles reviennent, ne tirez pas.»

En cause dans ces curieux messages, l’existence d’une page Facebook à plus de 25.000 participants, intitulée «Shoot At Hurricane Irma» et dont le message est plutôt clair:

«YO, DONC CETTE FOUTUE D’IDIOTE VENTEUSE PRÉNOMMÉE IRMA DIT QU’ELLE ARRIVE SUR NOUS. MONTRONS À IRMA QUE NOUS TIRONS LES PREMIERS.»

Une simple blague? Sans doute, au vu des propos d’un des cocréateurs de la page, Ryon Edwards, qui a expliqué à la BBC qu’il avait fait ça pour «alléger l’atmosphère» et qu’il y avait été poussé par «une combinaison de stress et d’ennui»:

«La réponse reçue est une surprise complète et totale pour moi. Je n’aurais jamais imaginé que cet événement devienne ce genre d’idée dingue complètement énorme. Tout cela a quelque peu échappé à mon contrôle.»

Mais il suffit d’un participant non-blagueur pour que l’idée provoque un drame. Le site pro-armes The Truth About Guns a accueilli l’initiative avec scepticisme:

«J’ai cliqué sur “intéressé” –intéressé par l’idée de voir s’il existait quelqu’un de suffisamment irresponsable pour violer une des quatre règles de sûreté des armes à feu: connaître sa cible et ce qu’il y a derrière elle. Un ouragan est déjà quelque chose de suffisamment mauvais à balancer des choses dans l’air à bien plus de 120 km/h. Ajouter des balles là-dessus… euh, qui a besoin de ça? Mais bon, c’est une blague et personne ne peut prendre cela au sérieux. N’est-ce pas?»

Espérons qu’au final, tous les participants à ce groupe Facebook prendront la situation avec autant d’humour que celui-ci.

http://www.slate.fr

Certains médicaments augmentent les risques d’accidents de la route chez les piétons


Il y a certains médicaments qui recommandent de ne pas conduire un véhicule à cause des effets secondaires. Cet avertissement, devrait semble t’il doit aussi comprendre les piétons, car même marcher demande une vigilance
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Certains médicaments augmentent les risques d’accidents de la route chez les piétons

 

Certains médicaments augmentent les risques d'accidents de la route chez les piétons

Le 28 juillet 2017

Selon une étude réalisée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), les effets secondaires de certains médicaments augmentent le risque d’être victime d’un accident de la route. Un risque qui concerne autant les conducteurs automobiles… que les piétons.

37 % des médicaments ont un impact sur la sécurité routière des piétons

Depuis plusieurs années, certains médicaments sont déclarés dangereux et empêchent la conduite en raison de leurs effets secondaires. D’après une étude menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la prise de ces médicaments augmenterait également les risques d’être victime d’un accident de la route chez les piétons. 

Selon nos confrères du Figaro, 37 % des médicaments disponibles en France mettraient la sécurité des piétons en danger. Il est possible de les reconnaître grâce à leur pictogramme : le rouge interdit formellement de conduire, l’orange invite à être prudent et le jaune à la vigilance. Bien entendu, plus le cryptogramme est élevé, plus le risque d’accidents augmente, chez les conducteurs comme chez les piétions.

Prise de médicaments chez les piétons et accidents de la route sont liés 

Pour réaliser cette étude, les chercheurs de l’Inserm ont comparé les chiffres de la police française sur les accidents de la route et les données de remboursement de l’Assurance-maladie entre 2005 et 2011. Les données de plus de 6 500 piétons ont permis de dresser le constat suivant : 20 % des piétons victimes d’un accident de la route étaient sous traitement au moment de l’événement.

Pour ne pas fausser les résultats de l’étude par des comportements individuels imprudents, les chercheurs ont comparé les données de chaque piéton au moment de l’accident avec celles qu’ils présentaient quelques mois auparavant.

Selon Emmanuel Lagarde, le directeur de l’Inserm, « c’est la première fois qu’un lien entre la prise de médicaments par les piétons et le risque d’accidents de la route est mis en évidence ».

http://www.passeportsante.net/

La chirurgie esthétique peut parfois virer au cauchemar


Tout cela pour enlever quelques rides et par la suite améliorer (selon la promesse) son visage. Un vrai fiasco. Cela ne vaut pas la peine de risquer un visage pour espérer une meilleure apparence
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La chirurgie esthétique peut parfois virer au cauchemar

 

Carol Bryan sait pertinemment qu’elle ne retrouvera plus jamais son visage d’antan. © (capture d’écran).

Christophe Da Silva

Selon The Sun et The Independent, Carol Bryan (54 ans) est aujourd’hui aveugle d’un oeil à cause d’une chirurgie esthétique cauchemardesque. Grâce à son témoignage, elle espère aider d’autres personnes à surmonter ce genre d’épreuves.

Si la chirurgie esthétique réalise parfois des miracles, le résultat final peut parfois être dramatique. C’est le cas de Carol Bryan, 54 ans. Le comble de cette histoire est qu’elle travaillait dans ce domaine.

Effets secondaires terribles

Selon The Sun, Carol Bryan a commencé les injections de botox autour de 30 ans, histoire d’effacer quelques rides. Tenue au courant des produits grâce à son activité professionnelle et conseillée par les médecins, elle a a voulu donner plus de volume à ses pommettes et parfaire son front en 2009.

Ce que Carol Bryan ne savait pas à l’époque, c’est que certains produits étaient destinés uniquement pour des zones spécifiques du visage. Sans connaître ce « petit » détail, elle a donc accepté l’injection du composé contenant du silicone et un autre produit sur les parties de son visage. Les effets secondaires ont été terribles: ecchymoses, gonflements… Trois mois plus tard, elle n’osait même plus se regarder dans un miroir. Terrifiée et défigurée, elle vivait constamment avec un chapeau, une écharpe et des lunettes de soleil. Pendant quatre ans, elle a fini par se replier sur elle-même, n’osant même plus fréquenter ses proches.

« J’avais l’impression d’avoir une tête d’un alien », a-t-elle raconté à The Independent.

UCLA et cinq opérations

En 2013, la fille de Carol Bryan a décidé de prendre les choses en main pour la sauver. Plusieurs hôpitaux ont été appelés mais seule l’UCLA (l’Université de Californie à Los Angeles) a répondu à l’appel. Le professeur Brian Boyd, un enseignant de chirurgie à la David Geffen School of Medecine à l’UCLA, a relevé le défi.

La première opération de chirurgie réparatrice a eu lieu en avril 2013. Elle a duré plus de 16 heures. Les médecins ont rencontré plusieurs difficultés car les produits injectés avaient durci avec le temps. Ils avaient aussi provoqué quelques déformations du visage. Malheureusement, le nerf optique de Carol Bryan a été touché durant cette opération. Elle est aujourd’hui aveugle d’un oeil.

Greffe et front totalement enlevé

Une seconde opération a eu lieu en octobre 2013. Après 17 heures de travail, le front de Carol Bryan a été totalement enlevé. Il a fallu une greffe de la peau en utilisant des tissus de son dos pour le reconstituer. Son front a finalement retrouvé une apparence normale après une troisième intervention chirurgicale en décembre 2013.  Deux autres opérations ont suivi en 2014 et 2015.

Si Carol Bryan sait pertinemment qu’elle ne retrouvera plus jamais son visage d’antan, elle ne se cache plus aujourd’hui. Elle espère que son témoignage aidera d’autres personnes à surmonter ce genre d’épreuves.

http://www.7sur7.be/

Gare aux régimes "détox" du Nouvel an


Il n’est pas prouvé que les cures de détox soient bénéfiques. Même si, les produits sont naturelle, ils ont des effets chimiques qui peuvent entrainer des effets secondaires. Et comme toutes choses, la modération est toujours indiquée
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Gare aux régimes « détox » du Nouvel an

 

Gare aux régimes détox

Très médiatisée après les périodes de fêtes, la cure « détox » consiste à « remettre en forme » l’organisme en éliminant les toxines qui s’accumuleraient au quotidien. Non prouvé scientifiquement.

FREDERIC J. BROWN / AFP

Une Britannique de 47 ans a été hospitalisée à la suite d’une cure « détox » du Nouvel an observée sans modération. On suspecte la racine de valériane de provoquer une carence importante en sodium dans le sang.

DÉTOX. C’est une mode comme une autre : suivre un régime « détox » pour purger son corps des excès alimentaires des fêtes de fin d’année. Cette période est en effet l’objet de nombreux appels à suivre ces régimes censés aider l’organisme à nettoyer les toxines, les fameux détox du Nouvel an. Mais ceux-ci peuvent parfois s’avérer plus dangereux qu’autre chose lorsqu’ils sont observés sans modération. C’est ce qui est arrivée à une Britannique de 47 ans, a priori en bonne santé, qui s’est retrouvée hospitalisée aux premiers jours de l’année 2017 à l’hôpital universitaire de Milton Keynes au nord de Londres pour avoir forcé sur la détox au point de… s’intoxiquer. Ce cas clinique a été décrit dans la revue spécialisée du British Medical Journal.

Si l’efficacité des « détox » n’a jamais été démontrée scientifiquement, leur éventuelle dangerosité est loin d’être un problème de santé publique… Il ne s’agit finalement que de boire un peu plus de tisane et autres bouillons qu’à l’habitude. Le principe est en effet de favoriser l’élimination des toxines en sollicitant les organes impliqués dans cette tâche (foie et reins essentiellement) grâce à une alimentation pauvre en graisses et en sucres, faisant la part belle aux jus, infusions, bouillons, avec, parfois, quelques compléments alimentaires.

Grande consommatrice de plantes médicinales

En l’occurrence, quelques jours après avoir entamé une cure « détox » à l’occasion de la nouvelle année, cette Britannique qu’on nommera Mme D., va connaître un épisode d’environ une heure de confusion mentale, accompagné d’un comportement répétitif caractérisé par un grincement des dents. Hospitalisée, elle subit des évanouissements accompagnés de crises convulsives. Interrogée par les médecins, la famille de la patiente reconnaît que celle-ci buvait plus d’eau et d’infusions ces derniers jours, sans toutefois que cette consommation paraisse particulièrement excessive. Il est vrai que lorsque quelqu’un commence à boire plus de trois litres par jour, les choses commencent, en principe, à se voir. Mais la patiente était aussi une grande consommatrice de produits de phytothérapie (plantes « médicinales ») comme le chardon-marie, la sauge, la racine de valériane…

Les médecins établissent ainsi que les évanouissements et crises convulsives sont dues à une hyponatrémie, une carence importante en sodium dans le sang. Cette condition est en principe observée chez les personnes atteintes de potomanie, maladie caractérisée par une consommation d’eau trop importante. Mais des niveaux aussi bas de sodium sont généralement observés chez des patients buvant jusqu’à plus de 10 litres d’eau par jour (!). La surhydratation des cellules aboutit en effet à une diminution de la quantité de sel (sodium) à l’intérieur du sang. En cherchant dans la littérature médicale, les médecins ont retrouvé un cas similaire, présentant les mêmes symptômes avec un historique semblable. Principale suspecte : la racine de valériane. Dans les deux cas, une utilisation relativement abondante de cette plante semble avoir conduit à des taux de sodium dangereusement bas sans consommation excessive de liquide.

« C’est désormais la deuxième fois que la racine de valériane est suspectée d’être en cause dans une hyponatrémie sévère menaçant la vie du patient. Les professionnels de santé devraient être vigilants à cela », recommandent les auteurs qui reconnaissent toutefois ne pas avoir de preuve formelle ou d’explication chimique à ce phénomène.

Fort heureusement, les cas de ce type sont très rares. Mais ils rappellent qu’aucun régime n’est anodin, fût-il fait avec des produits vendus comme naturels, ou garantis « sans produits chimiques », argument de vente à la mode chez les industriels de la phytothérapie. Un argument qui oublie que, dans la vie, tout est toujours déjà chimique.

Les auteurs rappellent ainsi que « les produits naturels ne sont pas dénués d’effet secondaire contrairement à ce que laisse entendre » les industriels.

Dans une précédente enquête, Jean-Michel Lecerf, directeur du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille expliquait ainsi à Sciences et Avenir que « les cures détox reposent bien souvent sur un imbroglio de croyances ésotériques qui mélangent spiritualisme et nutrition. Soutenir l’idée que l’alimentation nous intoxique par l’accumulation de toxines qui “encrassent” nos cellules peut encourager l’orthorexie, un trouble alimentaire grave qui correspond à l’obsession du manger sain ».

Hugo JalinièreJournaliste santé à Sciences

 

http://www.sciencesetavenir.fr/

Traitement du cancer du sein : un facteur psychologique influence les effets secondaires


Personnellement, je ne suis pas surprise et je crois que ces résultats peuvent se vérifier sur d’autres traitements et maladies. Le côté psychologique à une grande importance point de vue médicale
Nuage

Traitement du cancer du sein : un facteur psychologique influence les effets secondaires

 

Une étude, publiée dans la revue Annals of Oncology, a vérifié l’influence des attentes concernant les effets secondaires liés à l’hormonothérapie du cancer du sein.

Yvonne Nestoriuc du Département de médecine psychosomatique et psychothérapie du Centre médical universitaire de Hambourg-Eppendorf et ses collègues ont mené cette étude avec 111 femmes ayant subi une intervention chirurgicale pour un cancer du sein avec « récepteurs hormonaux positifs » et devant commencer un traitement hormonal adjuvant avec le tamoxifène ou des inhibiteurs de l’aromatase (ou anti-aromatases), tels que l’exémestane.

Les chercheurs ont interrogé les participantes sur leurs attentes concernant les effets du traitement hormonal au début de l’étude. Ils ont ensuite réalisé un suivi après trois mois (107 femmes) et après deux ans (88 femmes).

Neuf participantes (8 %) ne s’attendaient pas à ce que le traitement cause des effets secondaires ; 70 (63 %) s’attendaient à des effets secondaires bénins, et 32 (29 %) s’attendaient à des effets modérés à sévères.

Les résultats confirment un effet nocebo.

Après 2 ans, une plus grande proportion (87 %) de participantes adhéraient toujours au traitement chez celles qui avaient eu de faibles attentes d’effets secondaires que chez celles qui s’attendaient à des effets secondaires importants (69 %).

Celles qui s’attendaient au pire ont effectivement eu 80 % d’effets secondaires de plus et une moins bonne qualité de vie comparativement à celles qui s’attendaient à des effets secondaires légers.

Les effets secondaires incluaient des douleurs articulaires (71 %), un gain de poids (53 %) et des bouffées de chaleur (47 %). D’autres symptômes rapportés qui, selon les chercheurs, pourraient ne pas être directement attribuables aux médicaments étaient des maux de dos (31 %), des problèmes respiratoires (28 %) et des étourdissements (26 %).

L’équipe de chercheurs mène actuellement une étude randomisée afin de vérifier si des stratégies pour améliorer les attentes peuvent être efficaces.

Psychomédia avec sources : European Society for Medical Oncology, Annals of Oncology.

http://www.psychomedia.qc.ca/

7 habitudes dangereuses avec vos médicaments


Les médicaments ne peuvent pas se prendre avec n’importe quoi, n’importe comment et n’importe quand. Beaucoup d’entre eux ont des spécificités qu’il faut suivre
Nuage

 

7 habitudes dangereuses avec vos médicaments

 

Spontanément, vous écrasez votre médicament pour le prendre ou l’avalez avec un verre de soda. Attention ! Certaines mauvaises habitudes avec vos traitements peuvent altérer leur efficacité et entraîner des complications.

Ecraser un comprimé pour l’avaler

En avril 2014, la revue Prescrire mettait en garde contre le fait d’écraser un cachet pour l’avaler.

« Cela dépend de la forme du médicament. En écraser certains peut avoir des incidences sur les effets » confirme Carine Wolf, pharmacienne.

Les médicaments enrobés :

« L’enrobage d’un médicament est adapté à son mode de digestion souhaité. Parfois il doit passer dans l’estomac et parfois non. Il joue donc sur les bénéfices du médicament. »

L’écraser peut causer des effets secondaires allant de simples problèmes d’estomac en passant par l’ulcère jusqu’à une inefficacité du traitement.

A savoir : Si vous avez du mal à avaler les cachets, il existe des machines disponibles dans les pharmacies pour les couper en morceaux. Et pour les enfants de moins de 6 ans, il existe généralement une alternative en sirop. Demandez à votre médecin

Prendre un médicament en dehors des repas

Si le médecin prescrit un médicament à prendre pendant le repas, il y a une raison : limiter les risques d’effets secondaires.

« Lorsqu’on prend un médicament, il peut adhérer à la muqueuse de l’estomac et provoquer des lésions. Dans ce cas il vaut mieux le prendre au milieu du repas pour qu’il se mélange au bol alimentaire avec la nourriture ingérée » explique Carine Wolf.

A savoir : Certains médicaments ont des recommandations particulières qui seront communiquées au moment de la prescription. Les anti-acides, par exemple, doivent être pris après les repas « pour couvrir l’estomac et éviter les remontées acides« .

Ouvrir une gélule pour l’avaler 

Ouvrir une gélule et diluer la poudre dans l’eau n’est pas recommandé.

« La forme gélatineuse qui enferme le traitement a joue un rôle dans son mode de libération dans l’organisme. Elle est gastro-résistante », explique Carine Wolf. Sans la gélule, la poudre va passer directement dans l’estomac où elle risque d’être altérée par les sucs gastriques. Les effets du médicament peuvent être diminués » explique notre interlocutrice.

Prendre un médicament à n’importe quelle heure 

D’après des chercheurs anglais, l’heure à laquelle nous prenons nos médicaments influence leur niveau de présence dans le sang. Pour analyser la concentration sanguine de certaines molécules, ils ont comparé le métabolisme d’un groupe d’hommes après une nuit de sommeil normale et après une nuit blanche. Résultat ? 27 produits chimiques avaient un niveau plus élevé dans le sang des volontaires n’ayant pas dormi. L’horloge biologique devrait alors être prise en compte quand on est sous traitement.

Prendre un médicament avec de l’eau gazeuse

Il ne faut pas prendre un médicament avec n’importe quelle boisson.

« Le mieux reste l’eau car c’est une boisson neutre » conseille notre pharmacienne.

Les sodas :

« Les sodas sont des boissons gazeuses. Diluer un médicament effervescent dedans pourrait augmenter son acidité. Ils contiennent aussi beaucoup de sucre ce qui n’est pas recommandé aux personnes qui souffrent de diabète.« 

L’eau gazeuse :

« C’est déconseillé chez les personnes qui font de l’hypertension. Les comprimés contiennent déjà beaucoup de sel, les prendre avec de l’eau gazeuse risque de faire trop. »

L’alcool : Il est à bannir avec les médicaments.

« Il modifie la métabolisation du médicament ce qui peut soit considérablement augmenter son effet, soit le diminuer » indique Carine Wolf.

Prendre un médicament qui reste dans sa pharmacie

Décidez soi-même de piocher dans les restes de sa pharmacie demande de la vigilance.

Les médicaments sans ordonnance :

« On peut généralement en prendre sans grand risque » rassure Carine Wolf, pharmacienne.

Le mieux est toujours de passer voir son pharmacien pour lui demander conseil.

Les autres médicaments :

« Prendre un antibiotique qui reste dans sa pharmacie sans consulter un médecin n’est pas du tout recommandé », met en garde notre interlocutrice.

 Pourquoi ? Parce que la raison de vos maux est peut être une bactérie. Du coup, non seulement la bactérie peut avoir développé une résistance à l’antibiotique qui ne sera pas efficace. Mais aussi, parce que même si les symptômes sont les mêmes que la dernière fois, la bactérie peut être différente.

« Seul le médecin peut savoir si c’est bactérien et quel médicament est vraiment adapté », ajoute Carine Wolf

Arrêter un traitement avant la fin

Rhume, angine, sinusite… On peut parfois se sentir mieux, avant même d’arriver avant la fin du traitement prescrit par le médecin. Dans ce cas, peut-on arrêter les prises ? Tout dépend des cas.

Ceux que l’on peut arrêter :

« Tous ceux qui sont destinés à soulager des symptômes comme un mal de tête, faire baisser la fièvre ou les anti-inflammatoires » explique notre pharmacienne.

Ce que l’on ne peut pas arrêter : 

« Les antibiotiques. Ce sont vraiment LES médicaments qu’il ne faut pas arrêter avant la fin », met-elle en garde.

Ce sont des agents anti-infectieux, leur but est d’éradiquer une bactérie.

« Si jamais elle n’est pas complètement supprimée, elle risque de développer une résistance qui lui permettra de se défendre contre cet antibiotique si vous devez le ré-utiliser » prévient la spécialiste. Du coup, le médicament risque de ne plus faire effet.

par Bénédicte Demmer, rédactrice santé

http://www.medisite.fr