Vos publications Facebook trahissent votre état de santé


Est-ce une étude à prendre au sérieux ? Les volontaires sont surtout des femmes afro-américaines. Donc, c’est une étude de petite envergure.  Quoique même lors des interventions de certaines personnes, on peut deviner certains troubles sans qu’il soit explicitement énoncé, surtout du point de vue psychologique. Cela montre que les gens se dévoilent plus qu’ils ne pensent …
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Vos publications Facebook trahissent votre état de santé

Nos publications sur Facebook en disent beaucoup sur nous… jusqu’à dévoiler nos petites faiblesses et quelques indiscrétions sur notre santé…

C’est ce que démontrent des chercheurs qui sont parvenus à identifier plusieurs troubles médicaux comme l’anxiété, la dépendance à l’alcool ou encore le diabète, en analysant les publications de près de 1.000 volontaires sur Facebook.

Publiée dans la revue Plos One, l’étude a été réalisée à partir des données médicales et les profils Facebook de près de 1.000 personnes qui ont toutes accepté de se prêter à l’expérience. Les chercheurs des universités de Pennsylvanie et de Stony Brook (États-Unis) ont comparé les informations médicales des volontaires avec les posts publiés sur le réseau social.

« Le contenu publié sur les réseaux sociaux représente une part importante de la vie quotidienne des patients, autrement difficile à cerner, et offre un moyen d’étudier et d’évaluer les facteurs de risque de maladies comportementales et environnementales », considèrent les auteurs de l’étude.

Ils se sont concentrés sur le langage utilisé dans les posts et les données relatives aux patients comme l’âge, le sexe et l’origine ethnique. Ils ont ensuite tenté d’établir des diagnostics en se basant sur 21 conditions médicales différentes (diabète, dépression, grossesse etc).

L’étude a été réalisée à partir des données médicales et des statuts Facebook de près de 1.000 personnes qui ont toutes accepté de se prêter à l’expérience. © bombuscreative, IStock.com

L’étude a été réalisée à partir des données médicales et des statuts Facebook de près de 1.000 personnes qui ont toutes accepté de se prêter à l’expérience. © bombuscreative, IStock.com

Personnaliser les soins grâce à nos statuts Facebook ?

Les catégories de diagnostics médicaux pour lesquelles les statuts Facebook ont montré le plus de précisions dans les résultats par rapport aux données démographiques sont le diabète, la grossesse et les troubles mentaux comme l’anxiété, la dépression et les psychoses.

« Il s’agit de la première étude à montrer que le langage utilisé sur Facebook peut prédire les diagnostics dans le dossier de santé des personnes qui l’utilisent, ce qui révèle de nouvelles possibilités de personnaliser les soins et de comprendre comment la vie quotidienne ordinaire des patients est liée à leur santé », considèrent les auteurs des travaux dirigés par Raina Merchant, directrice du Centre pour la santé digitale de l’université de Pennsylvanie. 

Toutefois, cette recherche comporte de sérieuses limites

Les chercheurs reconnaissent toutefois que cette recherche comporte de sérieuses limites, notamment si l’on tient compte du fait que les associations prédictives du langage avec la maladie peuvent varier d’une population à l’autre et que l’échantillon de cette étude comprenait majoritairement des femmes d’origine afro-américaine. Les scientifiques soulignent donc la nécessité d’élargir les recherches à d’autres catégories de population ainsi qu’à d’autres plateformes sociales, telles que Twitter.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce que la nomophobie ?


Avec les smartphone, une nouvelle phobie a fait son apparition et à été nommé en 2018 nomophobie. Cette peur de se retrouver sans téléphone à une époque ultra-connecté. On ne veut rien manqué, on partage tout sur l’Internet. Partout, on voit des gens rivés sur leur téléphone portable que ce soit en autobus, en marchant, en famille, au restaurant, c’est tellement partout qu’on doit interdire le téléphone au volant ou à vélo.
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Qu’est-ce que la nomophobie ?

Symptôme d’une époque ultra-connectée, la nomophobie serait le reflet de nos multiples dépendances numériques. Entre peurs fantasmées et réalités hétéroclites, décryptage d’un phénomène de société difficilement appréhendé.

“Votre temps d’écran était inférieur de 25% la semaine dernière, pour une moyenne de 4h et 12 minutes par jour.”

Comme chaque dimanche, avec une assiduité qui frise la provocation, mon téléphone estime utile de réduire à néant toute mon estime de moi en me rappelant à mon piètre statut de junkie numérique, chiffres et statistiques à l’appui. Le pire, c’est que je ne lui ai rien demandé.

D’autres modèles de smartphones proposent aussi de bloquer l’usage de certaines applis au bout d’un certain temps écoulé ou de passer en mode noir et blanc pour nous inciter à lâcher notre précieux téléphone. L’origine de ces innovations technologiques aux allures de garde-fous électroniques ? La nomophobie ou la peur irraisonnée de se retrouver sans son téléphone portable.

Le “mal du siècle” 

Couronné “mot de l’année” en 2018 par le Cambridge Dictionnary, ce terme résulte de l’ingénieuse contraction de “no mobile phone phobia”, une expression anglo-saxonne découlant du phénomène d’hyper-connectivité ambiant dicté par l’omniprésence d’Internet et des réseaux sociaux. Et pour cause, la nomophobie renvoie à l’ensemble des angoisses plus ou moins envahissantes qui peuvent nous envahir à l’idée d’être privée de notre smartphone adoré, dont 73% des français sont aujourd’hui équipés (source : Baromètre du numérique 2017/ CRÉDOC). Un week-end en rase campagne sans réseau, une soirée avec une batterie à 3% ou pire, une journée entière au bureau avec le portable tombé dans le creux du canapé : autant de situations qui plonge le nomophobe, novice ou avéré, dans un désarroi auréolé de crainte et d’ anxiété.

“Je déteste quand j’oublie mon téléphone chez moi. Je me sens vraiment toute nue quand je ne l’ai pas ! Avec toujours cette sensation désagréable que je vais rater le coup de fil du siècle. Du coup, quand je m’en rend compte dans le métro, dès que j’arrive au bureau, je mets un statut sur Facebook pour prévenir mes contacts. C’est ridicule, je sais, mais je peux pas m’en empêcher”, avoue Sandra, 30 ans.

On reconnaît également le nomophobe à sa capacité à consulter compulsivement son téléphone toutes les 2 minutes ou à scroller inlassablement son écran quand il a le malheur de l’avoir à portée de main.

“Je crois que je suis arrivé à un stade où je ne me rends même plus compte que je suis en train de “checker” mon téléphone. C’est devenu un tic : je regarde l’heure, je vérifie que je n’ai pas de notifications ou j’ouvre compulsivement Instagram, sans même vraiment savoir pourquoi”, confie Tomas, 28 ans.

En 2016, le très en-vue créateur Simon Porte Jacquemus, alors âgé de 26 ans, confiait même dans les colonnes de Stylist avoir frôlé la tendinite du pouce tant il passait du temps sur son smartphone.

Génération nomophobe

Au-delà de l’anecdote, cette confession un brin honteuse du presque trentenaire est symptomatique de ce terrible mal qui ronge sa génération et la suivante, tous sexes et genres confondus. En 2018, une étude OpinonWay/Smerep révélait ainsi que 20% des étudiants passaient plus de 6h par jour sur leur téléphone.

“Bien sûr, les plus vulnérables sont les adolescents et les jeunes adultes chez lesquels se retrouver sans portable signifie risquer de vivre un isolement insupportable.” explique le Dr Anne Marie Lazartigues*, psychiatre et psychothérapeute basée à Paris.

« Quand mon portable a dû partir en réparation, ce qui m’a réellement manqué a été de ne pas pouvoir communiquer avec le monde extérieur. Je voulais prévenir de mon retard ? Pas de téléphone ! Je voulais raconter une anecdote de ma journée ? Pas de téléphone ! Un joli coucher de soleil que j’aurai aimé immortaliser ? Pas de téléphone !” se souvient Katia, 31 ans. “On dit souvent que l’on se coupe du monde lorsque l’on est accro à son téléphone mais, étrangement, je ne m’étais jamais sentie si seule qu’en étant sans. »

Une angoisse de performance qui pousse à vouloir sans cesse être joignable

La nomophobie, un “mal du siècle” qui répondrait à des problématiques sociales, relationnelles mais également professionnelles, 60% des Français consultant leurs mails via leurs smartphones.

“Ayant une angoisse de performance qui les pousse à vouloir sans cesse être joignables, les trentenaires ne peuvent pas non plus se passer d’avoir leur portable en permanence à portée de main”, ajoute la spécialiste.

“J’aimerai bien passer moins de temps sur mon téléphone mais en réalité, je n’ai pas vraiment le choix avec mon travail, je dois vraiment être toujours connecté”, confirme ce responsable en communication politique qui a préféré rester anonyme.

Problème ?

“Cette utilisation compulsive du portable finit par avoir des conséquences néfastes sur la vie sociale, professionnelle ou familiale, ne serait-ce que du fait de son caractère chronophage”, prévient le Dr Lazartigues.

En effet, qui n’a jamais remarqué ses couples qui, en plein dîner en tête-à-tête, bloquent sur leur portable respectif pendant de longues minutes ? Ces réunions d’équipe improductives où tous les participants ont les yeux rivés sur leur écran ? Ces apéros entre amis qui virent aux concours de like et de selfies ?

“Malgré sa dénomination, la nomophobie nous semble entrer davantage dans la catégorie des addictions que dans celle des phobies. D’ailleurs, elle n’est pas reconnue dans les nomenclatures psychiatriques.” précise l’experte.

D’autres spécialistes incitent par ailleurs à la prudence face à ses termes un brin galvaudés qui témoignent des habituelles craintes générées par l’arrivée de nouvelles technologies. Certains soulignent également comment la nomophobie est devenu le parfait alibi d’une foire marketing aux digital detox des plus lucratives.

Dans quels moments utilisez-vous votre téléphone ? Quelle utilité en tirez-vous ? Que se passe-t-il si vous êtes dans l’incapacité de l’utiliser ?

Etre attentif aux difficultés, aux manquements ou encore aux erreurs qui résultent directement de notre usage excessif de téléphone : telle semble être la première façon de désamorcer toute potentielle dérive.

“Il a fallu que je frôle l’accident de voiture parce que je conduisais tout en consultant mon téléphone pour que je commence à me poser des questions. C’est vraiment idiot”, poursuit Tomas.

 Prêtez également attention à votre comportement : dans quels moments utilisez-vous votre téléphone ? Quelle utilité en tirez-vous ? Que se passe-t-il si vous êtes dans l’incapacité de l’utiliser ?

On peut ensuite se fixer progressivement des limites et s’autodiscipliner en se forçant à laisser son doudou numérique dans une autre pièce que celle où l’on dort, à couper les notifications ou à le ranger dans son sac-à-main pendant une réunion de famille.

“C’est bête mais, désormais, j’essaie de faire en sorte que la dernière chose que je regarde avant de m’endormir soit le visage de mon copain à côté de moi et pas une énième story sur Instagram”, rajoute Sandra.

Autre piste de réflexion conseillée par les spécialistes : celle du modèle que l’on souhaite donner à nos charmantes têtes blondes sur les bienfaits d’un usage modéré des nouvelles technologies. Difficile en effet de réprimander votre pré-ado sur son addiction smartphonesque quand vous avez vous-même le nez toujours collé dessus !

À moins que vous ne comptiez sur ce fameux rapport hebdomadaire généré par son téléphone dernier cri qui le rappellera à l’ordre avant même que vous n’ayez eu le temps de le faire. 

*Le Dr Anne Marie Lazartigues, psychiatre, psychotherapeute et sexologue, spécialisée dans les thérapies, reçoit dans son cabinet du 4e arrondissement de Paris.
** Source : Baromètre du numérique 2017/ CRÉDOC

https://www.marieclaire.fr/,

Quand le spray nasal devient une drogue


On ne parle pas ici des sprays d’eau salée, mais des sprays qui sont conçu comme décongestionnant. Adolescente, je l’ai utilisée avec succès, mais après en avoir parlé à mon père, lui, il a exagéré a du arrêter et a connu une petite période de désagrément. Comme tout médicament, il est important de lire les indications.
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Quand le spray nasal devient une drogue

 

© DR..

Charlotte Costenoble

Une réalité pour de nombreuses personnes.

Avoir le nez bouché est si désagréable qu’on s’oriente rapidement vers un spray (ou gouttes) décongestionnant. Une pulvérisation et déjà la sensation de confort s’installe, on respire enfin! Il suffit que le rhume persiste un peu plus longtemps que d’habitude et, sans s’en rendre vraiment compte, on dépasse la limite. On continue à employer ce spray miraculeux qui ne fait, finalement, que soulager un symptôme. L’usage de ces sprays décongestionnants est limité dans le temps. Classiquement, la posologie est de 2 à 3 pulvérisations par jour, maximum une semaine d’utilisation.

Rhinite médicamenteuse

La dépendance aux sprays décongestionnants pour le nez porte un nom: la rhinite médicamenteuse. Le mécanisme de cette pathologie est simple. En cas d’usage prolongé des sprays décongestionnants, la muqueuse nasale s’altère. L’inflammation, le gonflement de la muqueuse et la diminution des fonctions essentielles (mouvements ciliaires et sécrétion de mucus) s’installent rapidement. Le nez se bouche à cause de l’usage excessif du produit. Si on arrête le traitement d’un coup, après une utilisation prolongée, un effet « rebond » apparaît. Les vaisseaux sanguins se dilatent donnant la sensation d’un nez bouché… le nez « en redemande ».

Enfin, un effet de « tolérance » s’installe: il est nécessaire d’augmenter les doses du produit pour obtenir un effet équivalent, c’est l’accoutumance. Un cercle vicieux se crée et il est très difficile d’en sortir! Mieux vaut donc prévenir que guérir. Respecter scrupuleusement la limite d’utilisation de ces produits est donc une recommandation à suivre à la lettre.

L’accoutumance n’est pas le seul effet secondaire

En plus de cet effet néfaste, l’usage prolongé des décongestionnants peut avoir d’importants retentissements sur la santé: hypertension, troubles du rythme cardiaque, convulsions, agitation,… Ces médicaments, bien qu’ayant un effet plutôt local, passent inévitablement dans le sang (via les vaisseaux sanguins de la muqueuse nasale). Une raison de plus de bien observer la posologie de ces médicaments.

Comment venir à bout de la dépendance?

Tout dépend de quand date la dépendance. Si vous avez exagéré avec les gouttes ou le spray et que ça dure depuis quelques semaines, arrêtez tout de suite d’employer ces médicaments. Il faudra sans doute deux à trois jours d’adaptation pendant lesquels votre nez sera bouché mais la situation redeviendra rapidement normale. Les sprays d’eau de mer peuvent vous aider à passer le cap et à débarrasser vos narines des mucosités résiduelles. Si par contre, votre dépendance dure depuis quelques années, parlez-en à votre médecin traitant. Il établira avec vous un « plan d’attaque » pour vous permettre de tenir le coup et de vous en débarrasser définitivement.

https://www.7sur7.be/

L’addiction aux réseaux sociaux incite à faire les mauvais choix


C’est bien d’être connecté aux réseaux sociaux, mais il faut aussi modérer nos ardeurs. L’addiction des réseaux sociaux peut avoir les mêmes conséquences que l’addiction aux drogues, alcool, etc.
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L’addiction aux réseaux sociaux incite à faire les mauvais choix

 

Monkey Business Images/shutterstock.com

Selon des chercheurs américains, la fréquentation excessive des réseaux sociaux biaiserait la prise de décision. Un point commun avec les sujets dépendants aux opioïdes, à la cocaïne ou aux amphétamines.

La dépendance avec ou sans substance (alcool, cannabis, jeux vidéo, sexe…) est connue pour altérer la lucidité. Qu’en est-il de l’addiction aux réseaux sociaux ? Celles et ceux incapables de réfréner un clic pour scroller sur les dernières publications et partager leur quotidien souffrent-ils d’addiction ? Et si oui, comment cela se traduit-il ?

Pour le savoir, des scientifiques de l’Université du Michigan (Etats-Unis) ont sélectionné 71 volontaires. Chacun a renseigné par questionnaire son utilisation de Facebook, son sentiment lorsqu’il se connecte puis ferme l’onglet. Autre item interrogé, la place de ce réseau social dans sa vie étudiante ou professionnelle.

Une prise de décision équivalente à celle des usagers de drogue

Chaque participant a ensuite passé le test de l’Iowa Gambling, habituellement employé par les psychologues pour évaluer la capacité à prendre une décision. Résultats, les plus indécis étaient aussi ceux qui se connectaient massivement à Facebook. Les consommateurs « d’opioïdes, de cocaïne et d’amphétamines obtiennent les mêmes résultats : leur mécanisme de prise de décision est altéré de la même façon que les accros à Facebook », déclare le Pr Dar Meshi, principal auteur de l’étude.

« Etant donné le nombre de personnes ultra-connectées sur les réseaux sociaux, il semble important de comprendre l’impact de cette vie numérique », déclare le Pr Meshi. « Certes, ces plateformes ont de nombreux bénéfices sur la vie des gens, mais elles représentent aussi une menace quand les usagers deviennent incapables de s’en séparer. Nous devons mener d’autres études pour confirmer que les connexions intempestives aux réseaux sociaux constituent bien une réelle addiction. »

  • Source : Journal of Behavior Addictions,
  • Ecrit par : Laura Bourgault – Edité par : Vincent Roche

https://destinationsante.com/

Se détacher de la malbouffe produit des symptômes de sevrage similaires à ceux de la toxicomanie


Cela ne m’étonne pas du tout qu’une personne qui veut arrêter de la malbouffe passe par une sevrage au même titre que la cigarette.
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Se détacher de la malbouffe produit des symptômes de sevrage similaires à ceux de la toxicomanie

 

Crédits : Stevepb / Pixabay

par Brice Louvet

Maux de tête, sautes d’humeur, perte de sommeil… Une récente étude suggère que le fait de se détacher de la malbouffe déclenche les mêmes symptômes que ceux d’un sevrage de la cigarette ou du cannabis.

Si vous regardez attentivement les étiquettes des aliments que vous consommez quotidiennement, vous observerez alors que tous ou presque présentent une quantité de sucre généralement insoupçonnée. Et c’est encore plus pertinent avec la malbouffe et les aliments hautement transformés. Si beaucoup considèrent le sucre comme une drogue, quels sont alors les effets de la privation de cette nourriture sur l’organisme ?

Une récente étude publiée dans la revue Appetite nous montre aujourd’hui que celles et ceux qui tentent de réduire ou de stopper cette consommation de malbouffe éprouvent certains des mêmes symptômes physiques et psychologiques que les personnes qui tentent un sevrage de la cigarette ou du cannabis. Il s’agit notamment de sautes d’humeur, de maux de tête, d’anxiété et de troubles du sommeil.

« Cette étude offre la première preuve que les symptômes ressemblant à ceux du sevrage peuvent se produire lorsque les gens réduisent les aliments hautement transformés », note Erica Schulte, doctorante en psychologie à l’Université du Michigan (États-Unis) et principale auteure de l’étude.

Les chercheurs se sont ici appuyés sur les mêmes échelles utilisées pour évaluer les symptômes après un sevrage au tabac ou à la marijuana. Environ 200 adultes âgés de 19 à 68 ans qui tentaient de réduire leur consommation de nourriture hautement transformée ont été interrogés. Les mêmes symptômes sont alors ressortis. Ceux-ci semblaient par ailleurs plus prononcés entre le deuxième et le cinquième jour de sevrage.

« Les résultats ont montré que les symptômes que ressentent les personnes lors du sevrage du tabac ou de la marijuana peuvent également être perçus lorsque l’on élimine les aliments hautement transformés du régime », confirme la chercheuse.

Le fait de que le corps réagisse de la même manière prouve ainsi que les aliments hautement transformés peuvent – à l’instar de la cigarette ou du cannabis – créer une dépendance.

« Ces résultats font la lumière sur les obstacles auxquels les personnes sont confrontées lorsqu’elles changent leurs habitudes alimentaires, poursuit la chercheuse. En sensibilisant les gens au fait qu’ils peuvent éprouver de l’irritabilité ou des maux de tête lorsqu’ils réduisent leur consommation de malbouffe, ces derniers peuvent préparer des stratégies d’adaptation à l’avance ».

Source

https://sciencepost.fr/

À deux ans, il fume 40 cigarettes par jour


 

Des enfants plus vieux aidaient ce bambin a allumer des mégots trouvé dans les rues. Résultat, 2 ans et fume au moins 40 cigarettes par jour fourni par ses parents qui aimeraient bien qu’il arrête, mais ne sont pas en mesure d’affronter les conséquences du sevrage de nicotine
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À deux ans, il fume 40 cigarettes par jour

© Capture d’écran Youtube.

VIDÉO Rapi Pamungkas, un enfant indonésien âgé deux ans, est devenu accro à la nicotine en ramassant des mégots dans la rue. Désormais, il fume près de deux paquets de cigarettes par jour fournis par ses parents.

À deux ans, Rapi enchaîne les cigarettes tout au long de la journée sous le regard inquiet des passants. Inquiets, ses parents assurent l’être aussi, mais peinent à enrayer cette dépendance. Ils la cultivent même en offrant quotidiennement du tabac à leur enfant.

 

« Nous devons lui acheter deux paquets par jour, c’est cher. Il en fume environ 40 cigarettes par jour « , commente la maman qui se justifie en assurant  que Rapi ne parvient pas à dormir et entre dans de vives colères si son besoin de nicotine n’est pas assouvi. Lorsqu’il fume, l’enfant aime aussi boire une tasse de café.

Cette accoutumance est née via des mégots ramassés à terre. Des enfants plus âgés aidaient Rapi à les rallumer, le début de l’enfer pour ses parents qui confient vouloir l’amener rapidement chez un médecin pour soigner cette addiction.

 

 

https://www.7sur7.be/

Le «trouble du jeu vidéo», un problème de santé mentale


Jouer à tous les jours à des jeux vidéo même si c’est quelques heures par jours n’est pas une addiction. Cependant, quand le jeu devient la principale occupation jour et nuit, cela serait peut-être considéré comme un trouble de jeu vidéo qui demande des traitements comme toute autre dépendance
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Le «trouble du jeu vidéo», un problème de santé mentale

 

L'OMS a expliqué que la classification du «trouble... (Photo Kamil Zihnioglu, archives Associated Press)

L’OMS a expliqué que la classification du «trouble du jeu» en tant que condition distincte «servira un objectif de santé publique pour que les pays soient mieux préparés à identifier ce problème».

PHOTO KAMIL ZIHNIOGLU, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

JAMIE KEATEN, MARIA CHENG
Associated Press
Genève

Jouer compulsivement aux jeux vidéo se qualifie désormais comme une nouvelle maladie mentale, a annoncé lundi l’Organisation mondiale de la Santé.

L’agence onusienne de la santé a décidé d’inclure le «trouble du jeu vidéo» à la 11e révision de la Classification internationale des maladies (CIM-11).

Si cette décision risque de confirmer les craintes de plusieurs parents, de nombreux experts préviennent qu’elle risque aussi de stigmatiser les jeunes joueurs.

L’OMS a expliqué que la classification du «trouble du jeu» en tant que condition distincte «servira un objectif de santé publique pour que les pays soient mieux préparés à identifier ce problème».

Le directeur du département de santé mentale de l’OMS, le docteur Shekhar Saxena, a expliqué que l’agence accepte la proposition selon laquelle le trouble du jeu devrait être répertorié comme un nouveau problème en raison des preuves scientifiques, en plus «du besoin et de la demande pour des traitements dans de nombreuses régions du monde».

Une porte-parole de la Société britannique de psychologie, la docteure Joan Harvey, précise toutefois que seule une minorité de joueurs seront affectés par le trouble et craint que la nouvelle désignation ne cause des inquiétudes inutiles aux parents.

«Les gens doivent comprendre que cela ne signifie pas que chaque enfant qui passe des heures dans sa chambre à jouer à des jeux est un toxicomane, sinon les médecins vont être inondés de demandes d’aide »  a-t-elle dit.

D’autres se sont félicités de la nouvelle classification de l’OMS, affirmant qu’il était essentiel d’identifier rapidement ceux qui ont une dépendance aux jeux vidéo, car ce sont généralement des adolescents ou des jeunes adultes qui ne cherchent pas d’aide eux-mêmes.

«Nous rencontrons des parents qui sont désemparés, non seulement parce qu’ils voient leur enfant abandonner l’école, mais parce qu’ils voient s’effondrer toute une structure familiale», a déclaré la docteure Henrietta Bowden-Jones, une porte-parole du Royal College of Psychiatrists du Royaume-Uni qui n’était pas impliquée dans la décision de l’OMS.

La docteure Bowden-Jones a indiqué que les dépendances au jeu étaient généralement mieux traitées avec des thérapies psychologiques, mais que certains médicaments pourraient également fonctionner.

L’Association américaine de psychiatrie ne considère pas pour le moment que le trouble du jeu vidéo est un nouveau problème de santé mentale.

Dans une déclaration précédente, l’association expliquait c’était «une condition justifiant plus de recherches cliniques et d’expériences avant d’être considérée pour l’inclusion» dans son propre manuel de diagnostic.

Le groupe a noté qu’une grande partie de la littérature scientifique sur les joueurs compulsifs est basée sur des preuves provenant de jeunes hommes en Asie.

«Les études suggèrent que lorsque ces individus sont absorbés dans des jeux en ligne, certaines portions dans leur cerveau sont activées de la même manière directe et intense que le cerveau d’un toxicomane est affecté par une substance particulière, a expliqué l’association en 2013. Le jeu provoque une réponse neurologique qui influence les sentiments de plaisir et de récompense, et le résultat, à l’extrême, se manifeste comme un comportement addictif.»

Le docteur Mark Griffiths, qui étudie le concept du trouble du jeu vidéo depuis 30 ans, est d’avis que la nouvelle classification aidera à légitimer le problème et à renforcer les stratégies de traitement.

«Le jeu vidéo est une sorte de pari non financier d’un point de vue psychologique, a dit le docteur Griffiths, qui enseigne à l’Université de Nottingham Trent. Les joueurs utilisent l’argent comme un moyen de garder le score alors que les joueurs utilisent des points.»

Il croit que le pourcentage de joueurs de jeux vidéo ayant un problème compulsif serait inférieur à 1 pour cent et que plusieurs de ces joueurs auraient probablement d’autres problèmes sous-jacents, comme la dépression, le trouble bipolaire ou l’autisme.

Cependant, le docteur Saxena, de l’OMS, a estimé que deux à trois pour cent des joueurs pourraient être touchés.

Le docteur Griffiths a rappelé que les jeux vidéo, pour la grande majorité des gens, sont une question de divertissement et de nouveauté, comme en témoigne la popularité écrasante de jeux comme Pokemon Go.

«Vous avez ces explosions courtes et obsessionnelles, et oui, les gens jouent beaucoup, mais ce n’est pas une dépendance», a-t-il dit.

Le docteur Saxena croit que les parents et les amis des amateurs de jeux vidéo devraient toujours être conscients d’un problème potentiellement dangereux.

«Restez à l’affût, a-t-il dit, notant que des inquiétudes devraient être soulevées si l’habitude du jeu semble prendre le dessus. Si [les jeux vidéo] interfèrent avec les fonctions attendues de la personne – que ce soit des études, que ce soit la socialisation, que ce soit le travail – alors vous devez être prudent et peut-être demander de l’aide.»

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