Ces cher­cheurs ont recréé le parfum envoû­tant que portait Cléo­pâtre


Un parfum qui aurait servi a Cléopâtre refait son apparition à notre époque. Grâce à des résidus dans une amphore et des inscriptions sur des textes anciens, des chercheurs ont pu reconstituer la recette du parfum de Cléopâtre

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Ces cher­cheurs ont recréé le parfum envoû­tant que portait Cléo­pâtre


par  Laura Boudoux

La fragrance recréée par deux profes­seurs de l’uni­ver­sité d’Ha­waï, à Mānoa, serait la même que celle que portait Cléo­pâtre. Connue pour le carac­tère enivrant de son parfum, la reine d’Égypte ancienne aurait envoûté Marc Antoine avant même qu’il ne la voie grâce à son essence musquée.

La légende raconte en effet que Cléo­pâtre, à l’oc­ca­sion de sa première visite à Tarse, avait fait enduire les voiles pourpres de son bateau d’un parfum si puis­sant qu’il flot­tait jusqu’au rivage.

Le 30 juillet 2019, l’uni­ver­sité d’Ha­waï annonçait sur son site que les profes­seurs Robert Litt­man et Jay Silver­stein avaient réussi à repro­duire cette fragrance épicée, grâce aux rési­dus retrou­vés dans une amphore, à Thmuis en Basse-Égypte. C’est dans cette ville que des archéo­logues ont retrouvé des fours datant du IIIe siècle avant J.-C., utili­sés notam­ment pour la fabri­ca­tion de parfums. Grâce aux analyses des rési­dus trou­vés dans l’une des jarres, et à la lecture de textes anciens, les deux profes­seurs ont repro­duit de la myrrhe, une résine natu­relle extraite d’arbres.

« Quel plai­sir de sentir un parfum que personne n’avait plus senti depuis 2000 ans, et qui a pu être porté par Cléo­pâtre », s’émeut encore Robert Litt­man. « C’est le Chanel No. 5 de l’Égypte ancienne, le parfum le plus prisé de l’an­cien monde », assure le profes­seur.

L’es­sence de Cléo­pâtre embaume actuel­le­ment le Natio­nal Geogra­phic Museum, à Whashing­ton D.C., à l’oc­ca­sion de expo­si­tion Queens of Egypt, qui a lieu jusqu’au 15 septembre.

Sources : Univer­sity of Hawai’i News

https://www.ulyces.co/

Le Saviez-Vous ► Les 6 odeurs que les chiens détestent le plus au monde


 

Les chiens ont un odorat plus puissant que le nôtre. Ils sentent donc, mieux les bonnes et mauvaises odeurs. Certaines sont pires que d’autres quoique parmi eux, il y a certaines odeurs qui peuvent être utilisées comme répulsifs.
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Les 6 odeurs que les chiens détestent le plus au monde

Top 10 des odeurs de chiens détestent

par Clara Zerbib, journaliste animalière

On le sait, les chiens possèdent un odorat 40 fois plus puissant que le nôtre. La preuve, ils sont capables de retrouver des personnes disparues plusieurs jours après leur disparition grâce à leur seul flair. Ils peuvent également détecter une maladie simplement en nous reniflant ou encore sentir l’endroit exact où se situe une victime d’avalanche, enfouie sous des tonnes de neige.

Mais cet incroyable odorat peut parfois s’avérer contraignant. En effet, nos amis canins ont la capacité de sentir une bonne odeur à des centaines de mètres de distance, mais cela signifie également que les mauvaises odeurs, qui sont elles aussi amplifiées, peuvent vite leur devenir insupportables. Mais existe-t-il vraiment des odeurs que les chiens détestent ? La réponse est oui !

1. Les piments

Il existe différentes sortes de piments, mais chacune d’entre elles dégage une odeur on ne peut plus incommodante pour les chiens. En effet, les piments contiennent une substance particulièrement irritante, la capsaïcine. C’est cet ingrédient qui produit la sensation de brûlure dans la bouche lorsque l’on mange un piment.

Si les chiens venaient à renifler un piment, ils se mettraient à éternuer frénétiquement et à sentir des picotements désagréables dans leur nez, signe d’une irritation. Ainsi, il est indispensable de toujours bien se laver les mains après avoir manipulé un piment et avant de toucher son chien !

piment rouge

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Crédits : pixel2013/Pixnio

2. Les agrumes

L’odeur de citron ou encore d’orange est souvent utilisée dans les produits nettoyants. En effet, les odeurs d’agrumes sont rafraîchissantes et sentent le propre. Cependant, les chiens ne supportent pas ces odeurs et la journée ménage est pour eux un véritable supplice.

En revanche, les agrumes peuvent faire office de répulsif naturel pour votre chien. Ainsi, si vous voulez empêcher ce dernier de monter sur le canapé ou d’uriner à un endroit bien précis de la maison, pulvérisez une solution à base d’eau et d’écorces d’agrumes.

orange

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3. L’ammoniaque

L’ammoniaque est couramment utilisée pour nettoyer et désinfecter son intérieur. Mais c’est un produit extrêmement toxique qu’il est nécessaire de manipuler avec précaution. De plus, les chiens y sont très sensibles et le simple fait d’en respirer l’odeur pourrait endommager leurs voies respiratoires.

Par ailleurs, l’urine contient de l’ammoniac. Ainsi, nettoyer votre tapis, par exemple, avec ce produit pourrait donner envie à votre chien de se soulager à cet endroit, croyant qu’un autre chien y aurait uriné pour marquer son territoire.

spray vaporisateur

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Crédits : Mimzy/Pixabay

4. Le vinaigre

On ne peut pas dire que l’odeur intense du vinaigre soit très agréable pour nous autres humains… Alors, imaginez pour votre chien ! En revanche, tout comme les agrumes, le vinaigre constitue un excellent répulsif naturel et sans danger qui peut notamment être utilisé dans le jardin pour protéger les plantes des chiens et des chats.

chien vinaigre de cidre

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Crédits : iStock

5. La naphtaline

Souvent utilisée comme antimites, la naphtaline se présente la plupart du temps sous la forme de petites boules blanches que l’on place dans nos armoires pour parfumer le linge ou éloigner les mites. Mais la naphtaline est en fait un pesticide dont l’odeur est particulièrement toxique pour l’Homme, et encore plus pour le chien. Pire, s’il venait à en avaler, il pourrait en mourir.

Ainsi, mieux vaut utiliser des produits naturels comme de la lavande, du bois de cèdre, des clous de girofle, du thym ou encore du laurier pour parfumer ses placards !

armoire commode

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Crédits : Pxhere

6. Le parfum

Comme vous pouvez vous en douter, les produits avec lesquels vous parfumez votre peau ou vos vêtements émettent une odeur bien trop forte pour les canidés. Et ce peu importe qu’ils sentent bon ou non !

parfum

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Crédits : pixel2013/Pixabay

Source

https://animalaxy.fr/

Jardin intérieur


Notre vie est comme un jardin, notre personnalité, nos agissements, notre philosophie face a cette vie dépend ce que nous semons à l’intérieur de nous
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Jardin intérieur

 

 

Arrose ta vie avec  amour, cultive les pensées positives, laisse la lumière te guider et focalise sur ce que tu veux voir grandir. Sème tous les jours le meilleur et tu verras ton jardin intérieur s’embellir des plus belles fleurs et parfumer le livre de ta vie.

Christine Gonzalez

Le shampoing presque aussi nocif pour vous que le gaz d’échappement des voitures


Longtemps, les automobiles ont été le principale facteur polluant, mais avec les voitures de plus en plus écolo, une autre pollution prend de l’ampleur, c’est la pollution intérieure avec des produits chimiques volatiles tels que parfum que l’on trouve partout que ce soient les shampoings, les produits pour le ménage, les parfums diffusés …
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Le shampoing presque aussi nocif pour vous que le gaz d’échappement des voitures

Le shampoing, les produits de nettoyage et même les parfums que nous utilisons pourraient causer autant de pollution de l’air que les voitures, selon une nouvelle étude.

  • Thomas Tamblyn HuffPost Royaume-Uni

 

Le shampoing, les produits de nettoyage et même les parfums que nous utilisons pourraient causer autant de pollution de l’air que les voitures, selon une nouvelle étude.

La croyance populaire a toujours véhiculé que les voitures, l’industrie et les transports en commun étaient principalement responsables de la pollution de l’air. L’Environmental Protection Agency des États-Unis estime que 75% de la pollution fossile provient de sources liées au carburant (voitures), et que seulement 25% de la pollution provient de différents produits chimiques (produits de nettoyage, cosmétiques, peinture, parfum).

Cependant, l’équipe de scientifiques de l’Université du Colorado et de l’Université de Californie à Berkeley croit que ces chiffrent ne tiennent pas compte d’un certain nombre de changements récents dans la façon dont la pollution de l’air est produite.

«À mesure que le transport devient plus écologique, les autres sources de pollution deviennent de plus en plus importantes», a expliqué Brian McDonald, l’auteur principal de l’étude. « Les substances que nous utilisons dans notre vie quotidienne peuvent avoir un impact important sur la pollution de l’air. »

Ce qu’ils ont trouvé est surprenant. Depuis que l’industrie automobile a diminué les émissions provenant des voitures, il est devenu évident que les composés organiques volatils (COV) proviennent d’une autre source.

Les chercheurs ont observé les récentes statistiques au sujet de la production de produits chimiques. Ils ont ensuite combiné ces données avec des chiffres récents sur la pollution de l’air intérieur provenant d’un de Los Angeles.

«L’essence est stockée dans des conteneurs fermés, nous l’espérons hermétique, et les COV dans l’essence sont brûlés pour l’énergie produite», a-t-elle déclaré. « Mais les produits chimiques volatils utilisés dans les solvants courants et les produits de soins personnels sont littéralement conçus pour s’évaporer. Vous portez du parfum ou utilisez des produits parfumés pour que vous ou votre voisin puissiez profiter de l’arôme. Vous ne faites pas cela avec de l’essence », a expliqué Gilman.

Les résultats de l’étude mettent en évidence un nouveau problème auquel la population devra faire face. Les émissions des véhicules automobiles diminueront et que les gouvernements devront commencer à s’attaquer aux dangers croissants associés à la pollution de l’air intérieur.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Royaume-Uni a été traduit de l’anglais.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le pouvoir de l’odorat


Pour ma part, l’odeur de ma grande soeur Céline, une odeur réconfortante, l’odeur de la sauce à spaghetti, des moments complicité avec mon père. Une odeur particulière d’humidité me fait rappeler la cave de la salle de quilles. Les odeurs peuvent déclencher de bons ou mauvais souvenirs. Une situation vécue qui se réveille quand une odeur semblable surgit. Parfois, lors d’un évènement traumatisant, l’odeur peut apparaître sans pour autant être là, mais une situation peut donner l’impression que l’odeur est présent.
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Le pouvoir de l’odorat

 

L'odeur d'un savon à lessive qui nous ramène à notre enfance. Un parfum... (ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE)

ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE

 

ISABELLE AUDET
La Presse

L’odeur d’un savon à lessive qui nous ramène à notre enfance. Un parfum pourtant banal qui déclenche une réaction de détresse. Les effluves du café qui nous tirent du sommeil. L’odorat n’est pas qu’un sens banal à la remorque de la vue et du toucher: c’est, au contraire, une autoroute pour les souvenirs et les émotions. Pour le meilleur et pour le pire.

Des effluves bouleversants

Le phénomène est aussi soudain que puissant. Parfois, il suffit d’enfiler un vieux chandail, de racheter une marque de shampoing particulière ou encore de faire rissoler du bacon dans la poêle pour qu’un parfum nous ramène à lui seul le souvenir de moments marquants.

«L’odeur est un sens extrêmement important dans les souvenirs», explique Christophe Fortin, professeur de psychologie à l’Université d’Ottawa.

Le psychologue, aussi chercheur associé au centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, nous explique en détail les origines de ce phénomène parfois bouleversant.

À notre insu, notre cerveau tisse des liens parfois puissants, parfois simplement saugrenus entre les parfums, les émotions et les souvenirs.

«Sans doute vous souvenez-vous de l’odeur fantastique du plat que faisait mijoter votre maman. Vous rentriez dans la maison et, ahhhh… vous y pensez, et toute une gamme d’émotions vous revient. Notre cerveau est programmé pour faire cette association», illustre-t-il.

Dans le cerveau, l’espace où est traitée l’information olfactive est lié au siège des émotions et à la mémoire. Ainsi, plus un événement est significatif, plus ces zones sont stimulées… et plus le souvenir lié à une odeur est puissant.

«On l’observe chez les militaires qui reviennent du combat, illustre le spécialiste. Beaucoup vont associer à leur expérience des éléments comme la viande avariée ou la chair brûlée. On peut alors observer une généralisation de l’odeur. Certains ne pourront pas se faire un barbecue, parce que l’odeur de la viande grillée va trop leur rappeler ce qu’ils ont vu à la guerre.»

Réactions inattendues

En pratique, ce mécanisme permet aux individus d’éviter les dangers.

«C’est un mécanisme qui existe chez l’être humain depuis l’avènement d’Homo sapiens. C’est pour nous protéger! Quand ça sent l’ours, ce n’est pas le temps de rester là, c’est le temps de s’enfuir!»

Le lien est si puissant qu’il suffit parfois de penser à un événement significatif pour que les odeurs qui y sont liées nous reviennent. Notre cerveau reproduit parfaitement le parfum lié à ce souvenir sans qu’il existe réellement.

«Ça va même plus loin. Parfois, quand on cherche une information dans notre tête et que l’on n’est pas capables de la trouver, s’il y a une odeur qui est connexe à ce souvenir, elle peut nous permettre de réactiver cette information. Ça va au moins favoriser le rappel.»

Selon cette logique, l’odeur de la mer pourrait donc nous permettre de nous rappeler le nom de cet auteur qu’on a découvert dans nos dernières vacances à la plage? «Tout à fait», soutient le psychologue.

Expériences traumatisantes

Ce mécanisme est particulièrement puissant lorsqu’une personne traverse une expérience traumatisante.

«Lorsque l’on vit un événement stressant, la présence du cortisol, une hormone de stress, peut cristalliser un souvenir. On va avoir beaucoup plus de difficultés à oublier l’événement. Par exemple, si vous êtes agressé dans une petite ruelle où il y a une odeur de déchets, le lien se fait, qu’il soit volontaire ou non.»

Peut-on briser cette association, afin d’éviter que la moindre odeur de poubelles nous plonge dans un état de détresse?

«Oui, c’est possible. En psychologie, il y a plusieurs approches. Le traitement le plus éprouvé pour le trouble de stress post-traumatique, c’est la thérapie cognitivocomportementale. Si l’on a un trauma, on ne peut pas traiter que l’odeur. Il y a probablement d’autres éléments qui sont liés à l’événement, mais dans un cas très hypothétique où il n’y aurait que l’odeur, la bonne stratégie, généralement, c’est l’exposition graduelle.»

Cette désensibilisation ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un long processus, qui demande un accompagnement particulier.

«Le but, c’est d’arriver à ce que l’odeur n’évoque plus l’événement traumatique, explique Christophe Fortin. Pour atteindre ça, on expose tranquillement la personne à l’odeur, dans un processus thérapeutique adéquat. On la lui fait sentir brièvement, et on regarde comment elle s’adapte, quel souvenir lui revient. On fait de la restructuration cognitive, jusqu’à ce que la personne ne ressente plus l’odeur comme quelque chose de dangereux.»

Le plaisir, aussi

Comme l’écrivain Marcel Proust le décrivait dans À la recherche du temps perdu, l’odeur d’une simple madeleine peut nous ramener des années en arrière de façon totalement inattendue.

Car le cerveau ne fait pas que des associations négatives entre les odeurs et les émotions. Les amateurs de bacon en savent d’ailleurs quelque chose.

«Quand vous vous réveillez le matin et que ça sent le bacon, votre cerveau va se mettre à libérer de la dopamine. Juste l’odeur va amener un sentiment de joie, car le bacon est associé à des moments heureux. Les odeurs peuvent influencer nos émotions très rapidement!», s’enthousiasme Christophe Fortin.

L’émotion doit toutefois être constante pour que l’odeur évoque un souvenir particulier.

«Si vous prenez un café une journée où ça va bien, une autre journée où ça va mal… le lien avec l’odeur du café ne sera ni très clair ni très puissant. Les stimuli doivent être les mêmes pour que l’association soit faite.»

Le chercheur évoque d’ailleurs un souvenir très personnel lié à une hospitalisation d’un mois alors qu’il était adolescent. Le souvenir n’a rien de négatif, mais il est lié… à l’odeur d’un savon.

 «On me lavait tout le temps avec du savon Lux, et 27 ans plus tard, si j’entre dans une salle de bains et qu’il y a du savon Lux, je le reconnais automatiquement. C’est l’odeur qui est liée à ce souvenir.»

 

«Je sens encore son odeur…»

L’après-midi du 31 août 2011, Brigitte Beauregard quitte son travail. Il est 15 h 30, et elle souhaite aller faire des courses. Au volant de son véhicule, elle s’arrête quelques minutes plus tard au bout d’un terre-plein afin de tourner à gauche. C’est à ce moment-là, en plein milieu d’un boulevard de Joliette, qu’elle plonge en plein cauchemar.

«Je voulais me rendre dans le stationnement du centre d’achats et…» Brigitte s’arrête et soupire. «Je revis les événements en vous les racontant… C’est comme si le gars était à côté de moi. Je sens son odeur», souffle-t-elle, avant de nous assurer qu’elle tient à raconter son histoire.

«C’est là que, derrière moi, j’ai vu quelqu’un, poursuit-elle. C’était un homme. Il est entré dans ma voiture, du côté du passager. Il criait, il était en détresse. Il m’a dit qu’on allait me tuer. Que j’allais mourir! Qu’on allait mourir tous les deux! Et là, les odeurs arrivent. Il n’est pas propre. Il pue, et il me tient.»

Paniquée, Brigitte arrive à sortir de sa voiture, mais elle voit des gens courir vers elle. Traumatisée, elle a le réflexe de retourner dans son véhicule.

«Je suis rentrée dans la voiture parce que je pensais qu’on allait me tuer. Mon impression, c’était que j’allais vraiment me faire tuer: les gens qui arrivaient, je pensais qu’ils me couraient après!»

Il s’agissait toutefois de gardiens de sécurité du centre commercial et de passants alertés par l’irruption de l’homme dans la voiture de Brigitte.

En retournant dans son véhicule, Brigitte comprend que quelque chose ne va pas. C’est l’odeur qui lui fait comprendre que le danger n’est pas à l’extérieur: il est devant elle. À l’extérieur, les odeurs lui semblent agréables, mais à l’intérieur du véhicule, l’homme empeste la sueur, le sang et la saleté.

«Mes sens étaient à l’extrême, explique-t-elle. Il m’a convaincue qu’on allait se faire tuer! Que j’étais morte ! Mais là, à un moment donné, je me suis dit: « Attends une minute, Brigitte, il y a quelque chose qui ne va pas. Ça sent mauvais pas à peu près, ici, et dehors, ça sent bon. » J’ai regardé ses mains en sang, ses cheveux sales, mais surtout, il empestait…»

L’homme jure et hurle. Il ordonne à Brigitte de le conduire plus loin, puis il tente de prendre le contrôle du véhicule. L’odeur est insupportable pour Brigitte. Elle est blessée légèrement, mais elle parvient à s’extirper une deuxième fois de sa voiture.

Une odeur qui persiste six ans plus tard

La femme n’a pas de souvenir des minutes qui ont suivi. Quand elle revient à elle, elle constate que l’homme s’est enfui avec son véhicule et que plusieurs personnes prennent soin d’elle. Le traumatisme est toutefois violent et le souvenir précis de l’odeur de son assaillant est incrusté dans son cerveau, plus de six ans après l’arrestation de l’agresseur.

«Encore aujourd’hui, chaque fois que j’arrive à une lumière, que je suis la première et que je dois attendre, je barre ma porte… et je sens encore l’odeur du gars. C’est encore là! La menace est encore là. Ça ressort. C’est fou, hein? Je vous en parle et je le sens, je le vois.»

Les odeurs prédominent dans les souvenirs de Brigitte, mais l’image de son assaillant est aussi toujours vive dans ses pensées. Elle possède toujours la voiture dans laquelle a eu lieu l’agression, puisque les policiers l’ont retrouvée peu de temps après. Elle explique toutefois que les odeurs liées à son traumatisme lui viennent aussi dans d’autres véhicules qui s’arrêtent premiers à une intersection. Elle y échappe seulement lorsqu’elle circule à moto.

Heureusement, explique-t-elle, elle a pu compter sur l’aide de plusieurs spécialistes et de son amoureux, qui la soutient lorsque ses sens lui rappellent l’événement. Elle a suivi une thérapie cognitivocomportementale.

Elle soutient avoir tout de même «appris à vivre avec» ses sens qui la trompent à l’occasion. «Il y a quand même de l’espoir, nuance-t-elle. J’ai compris que ça fait partie de moi. L’inconscient, le cerveau, c’est fort!»

L’histoire de Brigitte est racontée sur le site de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

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Les humains ont autant de nez que les chiens


Il semblerait que l’être humain n’a rien à envier aux mammifères ayant un bon odorat. Bien que les chiens détectent les différentes odeurs dans l’urine, nous pourrions peut-être distinguer des milliards de milliards d’odeurs différentes ce qui influence notre comportement
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Les humains ont autant de nez que les chiens

 

Selon les chercheurs, les humains pourraient peut-être distinguer... (ARCHIVES AFP)

Selon les chercheurs, les humains pourraient peut-être distinguer un milliard de milliards d’odeurs différentes, soit largement plus que les quelque 10 000 mentionnées dans les manuels de psychologie

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

Les hommes aussi ont du flair! Ils n’ont même rien à envier aux autres mammifères, notamment aux rats ou aux chiens dont l’odorat est si réputé, selon des scientifiques jeudi.

Ceux-ci affirment que la soi-disant infériorité des hommes à distinguer une vaste palette d’odeurs n’est qu’un mythe entretenu depuis le XIXe siècle.

«Il y a une croyance culturelle ancienne selon laquelle pour qu’une personne soit rationnelle et raisonnable, elle ne peut pas être dominée dans ses actions par le sens de l’odorat, vu comme purement animal», explique John McGann, professeur adjoint de psychologie à l’Université Rutgers, dans le New Jersey.

Il est le principal auteur de ces travaux basés sur un ensemble d’études, publiés jeudi dans la revue américaine Science.

En fait, explique ce scientifique, «le bulbe olfactif humain qui transmet des signaux à d’autres zones du cerveau pour aider à identifier les odeurs est plutôt développé et contient un nombre similaire de neurones que chez les autres mammifères».

«Nous pouvons donc nous mesurer, pour la capacité à détecter et à distinguer les odeurs, aux chiens et aux rats, qui comptent parmi les meilleurs renifleurs du règne animal», affirme-t-il.

Selon les chercheurs, les humains pourraient peut-être distinguer un milliard de milliards d’odeurs différentes, soit largement plus que les quelque 10 000 mentionnées dans les manuels de psychologie.

«Nous pouvons détecter et différencier une palette extraordinairement étendue d’odeurs», assure le professeur McGann, selon qui l’odorat humain est plus sensible à certaines odeurs et parfums que celui des rats et des chiens.

Les humains sont capables de détecter des odeurs sur un sentier ou une piste, assure le scientifique, relevant aussi que «nos comportements et états affectifs sont influencés par l’odorat».

Perte d’odorat et Alzheimer

Il ajoute que les chiens sont probablement meilleurs pour détecter les différentes odeurs de l’urine, mais que l’odorat humain est sans doute bien supérieur pour sentir la palette des effluves d’un grand vin.

Les auteurs de cette étude estiment que les préjugés sur la capacité de l’odorat humain remontent au neurologue et anthropologue français du XIXe siècle Paul Broca, selon qui l’homme a un appareil olfactif limité.

De ce fait, selon cette théorie, contrairement aux animaux les hommes dépendent de leur intelligence pour survivre, pas de leur odorat.

Cette assertion avait même influencé l’inventeur de la psycho-analyse, Sigmund Freud, selon qui cette déficience olfactive rendait les humains plus vulnérables à des maladies mentales, rappelle le professeur McGann.

Cette idée de l’infériorité olfactive humaine avait aussi été alimentée au cours des décennies par des études génétiques. Celles-ci ont révélé que les rats et souris possédaient des gènes agissant sur environ mille différents capteurs sensoriels qui sont activés par les odeurs, contre seulement 400 environ chez les humains.

En réalité, juge le professeur McGann, rien n’appuie la notion selon laquelle un bulbe olfactif plus grand par rapport au reste du cerveau confère une supériorité de l’odorat.

Ce chercheur explique que la capacité à sentir un vaste éventail d’odeurs a une grande influence sur le comportement humain en déclenchant des émotions ou en faisant ressurgir des souvenirs, jouant ainsi un rôle important dans le syndrome post-traumatique.

Une perte du sens de l’odorat, qui diminue avec l’âge, peut aussi signaler des problèmes de mémoire et de maladies neurologiques comme Alzheimer ou Parkinson, relève l’étude.

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La langue la plus utilisée sur Terre : le terpène


Le langage le plus utilisé sur la Terre, serait universel et chimique. Ce langage permet de communiquer entre deux espèces différentes telles que les champignons et les bactéries. On inclut les plantes, conifères, herbacées
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La langue la plus utilisée sur Terre : le terpène

 

Champignons et bactéries du sol

Ce champignon et ces bactéries au sol communiquent grâce à des terpènes.

21 LUX PHOTOGRAPHY/HEIKE ENGEL

Joël Ignasse Sciences et Avenir

Champignons et bactéries peuvent communiquer par l’intermédiaire de composés organiques comme les terpènes. Et ce « langage » est peut-être aussi employé par de nombreux autres êtres vivants.

PARFUMS. Les terpènes dont la formule chimique est (C5H8)n font partie des ingrédients couramment utilisés dans l’élaboration des parfums. Ils sont produits par de nombreuses espèces de plantes notamment les conifères ou les herbacées de la famille des géraniums. Les champignons et les bactéries en fabriquent aussi mais peu d’études ont été réalisées sur leur rôle chez ces micro-organismes. C’est désormais chose faite : les scientifiques de l’Institut néerlandais d’écologie (NIOO-KNAW) ont démontré que les terpènes servaient de moyen de communication entre ces deux formes, très différentes, de vie.

De véritables conversations chimiques

Dans un article publié dans la revue Nature, ils démontrent que Serratia, une bactérie commune présente dans les sols réagit aux composés volatils émis par Fusarium, un champignon aussi présent dans les sol et également pathogène des plantes. A leur contact, la bactérie devient motile et émet à son tour des terpènes. Les chercheurs ont ensuite séquencé l’ADN de la bactérie et identifié des gènes spécifiquement activés par les terpènes de Fusarium.

« Ces parfums ne sont pas juste des produits de dégradation. Ce sont des instruments dédiés à la communication longue distance entre ces bactéries et ce champignon«    souligne Paolina Garbeva, qui a dirigé cette recherche

Depuis quelques années les biologistes ont également découvert que des terpènes étaient utilisés par les plantes pour attirer certains insectes, l’équipe du NIOO va maintenant tenter de capter des échanges entre le champignon et les plantes qu’il infecte.

D’ores et déjà, Paolina Garbeva affirme que : « les micro-organismes peuvent être catalogués dans le vaste groupe des êtres vivants qui parlent le terpène« . 

Et ce groupe ne se réduit pas aux plantes, aux bactéries et aux champignons. En effet, les terpènes entrent aussi dans la composition de certaines protéines animales et notamment des hormones et des phéromones sécrétées par les invertébrés. Ce composé semble donc servir de « langage » universel sur Terre. Et bien-sûr l’humain y est aussi sensible : derrière la fragrance des forêts ou la saveur d’un mojito  (à la menthe)  se cachent aussi des terpènes. D’autres composés odorants sont aussi utilisés dans la nature pour communiquer.

« En fait les organismes sont multilingues mais le langage terpène est celui qui est utilisé le plus souvent« , conclut Ruth Schmidt, principale auteure de la publication.

https://www.sciencesetavenir.fr