Être fidèle à soi-même


On cherche le superflu, on s’inquiète sur notre apparence, comment les autres nous perçoivent, alors qu’on devrait plutôt enrichir notre propre personnalité
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Être fidèle à soi-même

 

 

Je sais qu’à moins d’être fidèle à moi même, je ne peux pas être heureuse. De nos jours on met trop l’accent sur les apparences et pas assez sur la personnalité

Betty White

Le Saviez-Vous ► Une bataille navale de la Seconde Guerre mondiale a eu lieu dans le fleuve Saint-Laurent au Québec


J’ai appris beaucoup sur ce billet une partie de l’histoire du Québec lors de la Deuxième Guerre mondiale. En fait, je ne me souviens pas que ces faits ont été présentés dans les cours d’histoire à l’école secondaire. Bien sûr, on parlait de guerre avec les colons qui ont conquis l’Amérique surtout quand l’Angleterre et la France étaient en guerre, les Français et anglais étaient aussi en guerre en Amérique. Il semble que je ne sois pas la seule (heureusement) qui ignore cette partie de l’histoire de sous-marins allemand présent dans le fleuve Saint-Laurent et autres eaux canadienne. Le pire a cette époque la barrière de la langue (anglais, français),a été un obstacle important lors des premiers signes de la présence de ces sous-marins et l’armée n’a pas vraiment été efficace sauf vers la fin
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Une bataille navale de la Seconde Guerre mondiale a eu lieu dans le fleuve Saint-Laurent au Québec

Un U-Boat

Sous-marins allemands dans les eaux québécoises

 

Pierre Vennat
Journaliste-historien

Ce texte a d’abord été publié dans le magazine en ligne HistoMag’44, no77 (mai 2012). Il est reproduit avec l’aimable autorisation de ses éditeurs.

Au printemps 1942, quand les Québécois surent que des sous-marins allemands s’aventuraient jusqu’à torpiller des navires dans le fleuve Saint-Laurent, en face de Rimouski, ils réalisèrent que la guerre n’était pas aussi lointaine que certains voulaient leur faire croire et que l’ennemi, somme toute, était à leurs portes.

Un U-Boat

Un U-Boat

On ne sait trop quand le premier sous-marin allemand se pointa au Québec, mais l’on sait que le 11 mai 1942, le gardien du phare de Cap des Rosiers, au Québec, appela sans attendre la base militaire de Gaspé, après avoir appris qu’un pêcheur gaspésien avait aperçu un « tuyau de poêle » qui dépassait de l’eau. Plusieurs autres pêcheurs s’étaient également plaints de filets déchiquetés, ce qui semblait confirmer la thèse d’un sous-marin et le gardien du phare fut dès lors convaincu qu’un étrange sillon qu’il avait lui-même aperçu dans la journée, avait été causé par un périscope.

Malheureusement, le personnel de la base de Gaspé ne parlait pas français et notre gardien de phare ne parlait pas anglais. Son cri d’alarme demeura donc incompris pendant quelques jours. Mais le gardien de phare avait vu juste : le « tuyau de poêle » était bel et bien le périscope du sous-marin U-553 sous les ordres du commandant Karl Thurmann,

Une heure avant minuit, en ce 11 mai 1942, le sous-marin fit surface dans la nuit et aperçut le navire britannique SS Nicoya. Deux torpilles furent lancées dans sa direction, mais une seule suffit. Le SS Nicoya coula immédiatement. Deux heures et 45 minutes plus tard, c’est le cargo néerlandais Leto qui fut coulé.

Les forces de l’armée et de la marine canadiennes avaient été complètement prises par surprise. Douze personnes avaient perdu la vie, les premières victimes de la guerre en sol canadien. Il y eut heureusement des survivants et les Gaspésiens, qui avaient mis à l’eau leurs bateaux de pêche pour leur venir en aide, les acheminèrent à l’Anse au Verseau et à Cloridorme où les habitants furent d’une aide précieuse dans l’évacuation des rescapés.

Pour la première fois depuis la guerre de 1812 contre les Américains, le Canada était attaqué sur son propre territoire, mais cette fois-ci,  le gouvernement a tout fait pour que la population ignore le danger. La stratégie du gouvernement canadien fut de taire au maximum cet épisode de son histoire, afin « de ne pas divulguer des informations importantes à l’ennemi ». C’est pour cette raison que l’invasion du fleuve Saint-Laurent par les Allemands demeure encore aujourd’hui, un chapitre d’histoire largement inconnu des Québécois.

Ces premiers succès encouragèrent les Allemands à envoyer de nouveaux sous-marins dans l’embouchure du Saint-Laurent et le 6 juillet, trois navires marchands furent coulés coup sur coup : les SS Dinaric, SS Haineault et le SS Anastasios, toujours au large de Cap Chat, tandis que le SS Frederika Lensen fut lui aussi attaqué quelques jours plus tard au large de Grande Vallée, mais heureusement, ne fut pas coulé. On ignore le nombre de pertes humaines causées par ces attaques.

Les attaques se multiplièrent jusqu’en octobre 1942. Pas moins de 15 autres navires furent coulés, faisant au moins 231 morts connues.

La pire tragédie imputable aux sous-marins allemands durant cette période est survenue hors des eaux québécoises mais toujours en eaux canadiennes. Il s’agit du traversier SS Caribou,, un bâtiment évidemment civil, qui faisait la navette entre Sydney en Nouvelle-Écosse et Port-aux-Basques, Terre-Neuve et qui, coulé par une torpille, entraîna dans  la mort 136 personnes, dont dix enfants.

Ces attaques ne pouvaient pas être tenues secrètes éternellement, vu le nombre considérable de gens de la région qui étaient au courant. Sasville Roy, député de Gaspé, plongea le ministre de la Marine Angus MacDonald dans l’eau bouillante en l’interrogeant de son siège de député et déclencha tout un débat sur la présence des sous-marins ennemis dans les eaux québécoises.

Amenant des faits précis pour appuyer sa thèse, Sasville Roy déclara que « nos gens se demandent comment il se fait que des avions survolent la région quand il ne se passe rien et disparaissent quand l’ennemi attaque », allant jusqu’à affirmer que quel que soit le nombre de navires coulés dans le fleuve ou dans le golfe ou dans les environs de Terre-Neuve, « la bataille du Saint-Laurent a été perdue par imprévoyance et manque d’organisation ».

Carte du fleuve Saint-Laurent

Carte du fleuve Saint-Laurent

Il était difficile pour le ministre de réfuter les faits puisque vers la fin de juillet 1942, à midi pile,  par une belle journée, un sous-marin allemand torpilla un navire à Griffin-Cove, exactement en face de la maison du député Roy. Comme la bataille s’engageait, un de ses voisins téléphona d’urgence à Gaspé, demandant qu’on informe la base aérienne. La bataille se poursuivit pendant une heure et demie et pourtant, aucun hydravion de la base de Gaspé, située à seulement six kilomètres de là, ne se pointa. Il n’en vint que le lendemain après-midi, alors que, bien sûr, le sous-marin ennemi avait depuis longtemps plié bagage.

Le député Roy mentionna trois autres attaques survenues en septembre et affirma que toute la population de son comté savait qu’aucun avion canadien n’avait participé à ces batailles au cours desquelles des navires avaient été coulés par des sous-marins ennemis.

Citant un cinquième cas, le député Roy souligna que toujours en septembre, un sous-marin fut repéré par le gardien du phare de Cap-des-Rosiers. Le gardien téléphona  aussitôt à l’officier en charge des opérations de défense dans le secteur. Quelques minutes plus tard, un convoi s’approcha en direction du phare, là même où le gardien avait aperçu le sous-marin. Des jeunes filles du village montèrent alors dans le clocher de l’église du village pour voir ce qui allait se passer et en peu de temps, le convoi arriva au-dessus du sous-marin, deux navires ont été coulés en quelques minutes mais aucun avion ne s’est montré pour aider les corvettes.

« La population civile savait et surveillait ce qui allait se produire. Seuls la marine et la aérienne semblaient l’ignorer », lança le député Roy aux Communes.

Le ministre MacDonald rétorqua en promettant que les défenses du Saint-Laurent seraient lus fortes en 1943 qu’elles ne l’avaient jamais été.

« Nous aurons plus de navires pour monter la garde. Mais je ne puis garantir que même si nous triplons le nombre de navires de guerre, aucun coulage ne se produira. C’est impossible et cela serait impossible, même si toute la marine canadienne abandonnait les postes où elle nous défend pour monter la garde dans le golfe Saint-Laurent. Aucun pays ne peut le faire. »

La capture de l’espion Janowski

Quant aux espions allemands qui auraient pu se trouver dans la région du Saint-Laurent, le ministre déclara que chacun devait réaliser que de parler de la prise ou de la capture d’espions serait rendre service à l’ennemi. Mais un cas, au moins, est connu.

Le 8 novembre 1942, un message codé d’un  sous-marin allemand se trouvant dans la baie des Chaleurs et ayant pour mission d’embarquer un espion et de le ramener en Europe fut intercepté par l’armée canadienne. Se rendant compte qu’ils étaient découverts, les Allemands prirent la poudre d’escampette et abandonnèrent leur espion en sol québécois.

Werner Janoski se cacha d’abord dans une grange abandonnée. Janowski, officier de l’Abwher parlait un français impeccable, mais se prétendant né à Québec, son accent curieux intrigua l’hôtelier Earl Annett, de New Carlisle, où il s’était présenté pour louer une chambre. Puis Janowski commit quelques bourdes. Il voulut payer sa chambre avec un vieux billet canadien qui avait été retiré de circulation en 1920. Puis il sentait le diesel, curieux pour quelqu’un qui prétendait être arrivé par autobus, d’autant que les horaires d’autobus venaient d’être changés avec le passage à l’heure avancée et que par conséquent, il était impossible qu’il soit arrivé à l’heure qu’il prétendait être arrivé. Et enfin, il alluma sa cigarette avec des allumettes françaises et eut la maladresse d’abandonner le carton sur le comptoir de l’hôtel.

Il n’en fallut pas plus pour que les Annett appellent la police, mais Janowski avait réussi à partir et à monter à bord d’un train en direction de l’ouest. Prévenue, la police l’attendait à Bonaventre, où il fut capturé par un agent de la Police provinciale qui le remit ensuite aux mains de la Gendarmerie royale. Dans sa valise, se trouvait un radio émetteur. Janowski, une fois interné, agit comme agent double et achemina, sous contrôle de la GRC, de faux messages en Allemagne, destinés à dérouter l’ennemi. C’est le seul cas connu d’espion capturé au Québec.

Jean-Paul Desloges, nommé coordonnateur

Afin d’éviter les incidents de l’année précédente, le premier ministre William Mackenzie King annonça, au printemps 1943, la nomination du chef d’escadrille (major d’aviation) Jean-Paul Desloges, héros de la bataille aérienne de Grande-Bretagne, comme officier de coordination de la défense de la région de Gaspé et du Saint-Laurent. Sa tâche consistait à coordonner le travail dans la région de  la marine, l’armée et l’aviation actives, l’armée de réserve, la Gendarmerie royale, la Police provinciale du Québec, les Comités de protection civile et le Service de détection des sous-marins, afin qu’ils collaborent ensemble et se tiennent au courant de ce que chacun faisait. Des milliers de civils de la région furent appelés à contribuer au Service de détection des sous-marins ainsi qu’aux Comités de protection civile.

 

Le chef d’escadrille Desloges, ancien policier de la Gendarmerie royale du Canada, s’était joint à l’aviation canadienne comme pilote dès 1937, et avait été l’un des premiers officiers canadiens engagés dans la Bataille de Grande-Bretagne. Blessé au combat en août 1940, il perdit un œil et avait dû être rapatrié au pays et fut éventuellement promu commandant d’escadre (lieutenant-colonel d’aviation). Après quelques mois au poste d’officier de coordination de la lutte contre les sous-marins dans le Bas Saint-Laurent, le commandant d’escadre Desloges avait été nommé attaché de l’air de la mission canadienne à Alger auprès du Comité de libération de la France libre et, en mai 1944, alors qu’il faisait une tournée des aérodromes français de l’Afrique du Nord, il devait trouver la mort dans l’écrasement de l’avion qui le transportait et fut inhumé à Rabat, au Maroc.

Dès le début de juin 1943, des cours spéciaux de détection de sous-marins et d’avions suspects  furent donnés par des instructeurs qualifiés aux habitants de chaque localité des bords du Saint-Laurent. Des exercices de détection et d’alerte furent faits et une double campagne d’éducation populaire fut entreprise pour inviter la population à collaborer à cette défense collective d’une part, mais également pour inviter les gens à garder le plus grand secret sur le mouvement des navires. Enfin, un triple réseau de communications téléphoniques fut également mis en place de façon à fonctionner 24 heures sur 24.

En 1943, les U-boot allèrent surtout semer la terreur dans d’autres eaux, mais firent néanmoins deux incursions dans les eaux canadiennes pour tenter d’aider des prisonniers de guerre allemands à s’enfuir du Canada. C’est ainsi qu’en septembre 1943, le U-536 pénétra dans la Baie des Chaleurs pour embarquer des fugitifs, évadés d’un camp de prisonniers de guerre de Bowansville, en Ontario. Mais, prévoyant le coup, la marine canadienne avait dépêché un destroyer, trois corvettes et cinq dragueurs de mines avec mission de fermer la Baie et d’en chasser les sous-marins. Finalement, le seul évadé qui avait réussi à se rendre jusque sur les bords du Saint-Laurent fut arrêté mais le U-536 réussit à s’enfuir.

En octobre l944, les U-Boats revinrent toutefois dans le golfe du Saint-Laurent et le 14 octobre, la frégate militaire HMCS Magog fut torpillée au large de Pointe-des-Monts, à seulement 200 milles (330 kilomètres) de la ville de Québec. Bien que considérée une perte totale, la frégate ne coula pas. Idem pour le SS Fort Thompson, qui fut attaqué le 2 novembre, à seulement 170 milles (270 kilomètres) de la Vieille capitale (Québec).

Le SS Shawinigan, coulé en novembre 1944 avec 94 hommes à bord.

Le SS Shawinigan, coulé en novembre 1944 avec 94 hommes à bord.

Malgré le désastre du ferry SS Caribou, le service de traversiers entre la Nouvelle-Écosse et Terre-Neuve continua ses activités, mais cette fois-ci les traversiers étaient escortés par des navires militaires. C’est ainsi que le 25 novembre 1944, la corvette HMCS Shawinigan qui escortait le traversier SS Burgeo, fut torpillée par un U-Boat allemand. Les 94 hommes à bord disparurent au fond de l’eau et aucun cadavre ne fut même retrouvé.

Les attaques se poursuivirent encore quelque temps. En fait, la dernière attaque en eaux canadiens survint moins d’un mois avant la fin de la guerre alors que le sous-marin allemand U-190 coula le HMCS Esquimalt au large de la capitale de la Nouvelle-Écosse, Halifax.

On recense donc 28 attaques et 23 bateaux coulés ainsi que des centaines de victimes dans les eaux canadiennes par des sous-marins allemands, la plupart dans le golfe et le fleuve Saint-Laurent, en territoire québécois.

Pourtant, encore aujourd’hui, la plupart des gens, tant ici au Québec qu’en Europe, ignorent complètement l’existence de cette page d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale qui ensanglanta les eaux du Saint-Laurent.

http://www.lequebecetlesguerres.org/

Un cheval zébré peuplait autrefois l’Amérique du Nord


 

Il y a 17 millions d’années une espèces de cheval avec une robe bien différente de ce que l’on connait aujourd’hui parcouraient avec une autre espèce sans se reproduire en eux arpentaient presque tout l’Amérique du Nord. Sa particularité qu’il était zébré.
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Un cheval zébré peuplait autrefois l’Amérique du Nord

 

Représentation artistique de l'Haringtonhippus francisci.

Représentation artistique de l’Haringtonhippus francisci.   Photo : Jorge Blanco

Un genre de chevaux aujourd’hui éteint peuplait l’Amérique du Nord lors de la dernière période glaciaire, révèle un nouvel examen ADN d’ossements fossilisés découverts au Wyoming, au Nevada et au Yukon.

Un texte d’Alain Labelle

Avant ces travaux auxquels ont participé des équipes américaines et canadiennes, les chercheurs pensaient que ces chevaux à museau mince et à ossature légère étaient apparentés à l’âne sauvage asiatique ou à l’onagre, ou simplement à une espèce distincte du genre Equus, qui comprend les chevaux vivants, les ânes et les zèbres.

Ces nouveaux résultats publiés dans le journal eLife tendent à montrer que ces chevaux n’étaient pas étroitement liés à une espèce actuelle.

Les restes avaient été découverts dans des cavernes naturelles, des grottes et des champs aurifères.

Des crânes fossilisés d'Haringtonhippus francisci

Des crânes fossilisés d’Haringtonhippus francisci   Photo : Eric Scott

La nouvelle espèce identifiée a reçu le nom Haringtonhippus francisci.

Son nom lui a été donné en l’honneur du paléontologue Richard Harington du Musée canadien de la nature à Ottawa. Ce scientifique a consacré sa carrière à l’étude de la faune de la dernière période glaciaire. C’est lui qui a mis au jour les premiers fossiles de cette espèce au début des années 1970.

L’espèce aurait divergé du tronc principal de l’arbre généalogique du genre Equus il y a environ 5 millions d’années.

La grande distance sur le plan évolutif entre ces chevaux disparus et tous les chevaux actuels nous a surpris, mais elle nous a offert une rare occasion de nommer un nouveau genre de cheval. Beth Shapiro, Université de la Californie à Santa Cruz

L’Haringtonhippus francisci était une espèce très répandue. Elle peuplait une grande partie de l’Amérique du Nord, vivant aux côtés des populations d’Equus, sans jamais se reproduire avec elles. Dans le Nord canadien, Haringtonhippuss a survécu jusqu’à il y a environ 17 000 ans.

À la fin de la dernière période glaciaire, les deux groupes de chevaux ont disparu du continent, ainsi que d’autres grands animaux comme les mammouths laineux et les tigres à dents de sabre.

Bien qu’Equus ait survécu en Eurasie après la dernière période glaciaire, conduisant finalement à des chevaux domestiques, l’Haringtonhippus s’est retrouvé dans une impasse évolutive.

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Le réconfort d’un adulte s’inscrit dans les gènes d’un enfant


C’est fascinant et dramatique en même temps, bien qu’il reste encore beaucoup de recherche sur l’impact des contacts ou non chez les bébés, il semble qu’un bébé qui a eu des contacts réconfortant ou non s’inscrit sur des gènes dont le système immunitaire et sur le métabolisme 4 ans plus tard …
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Le réconfort d’un adulte s’inscrit dans les gènes d’un enfant

 

Un homme et un bébé

Un homme et un bébé Photo : iStock/GrapeImages

Le degré de contacts physiques réconfortants entre les bébés et leurs parents ou leurs soigneurs peut être détecté dans le profil moléculaire d’un enfant quatre ans plus tard, ont montré des chercheurs canadiens.

Un texte d’Alain Labelle

L’étude réalisée par le Pr Michael Kobor et ses collègues du département de génétique médicale de l’Université de la Colombie-Britannique montre que les enfants de quatre ans qui ont connu plus de détresse et qui ont reçu moins de réconfort lorsqu’ils étaient bébés présentaient un profil moléculaire sous-développé pour leur âge.

Cette réalité épigénétique, c’est-à-dire qui module l’expression des gènes en fonction de l’environnement et non de l’hérédité, indique peut-être que ces enfants sont déjà à la traîne sur le plan biologique.

Nous pensons qu’un vieillissement épigénétique plus lent chez l’enfant peut être synonyme d’une incapacité à s’épanouir. Pr Michael Kobor

L’expression génétique

Les conséquences de ces observations sur le développement de l’enfant et la santé des adultes ne sont pas clairement établies. Il s’agit de la première recherche à montrer chez les humains que le simple fait d’être touché tôt dans la vie a des conséquences profondes et potentiellement permanentes sur l’expression génétique d’une personne. Des travaux similaires avaient déjà été réalisés sur des rongeurs.

Pas moins de 94 enfants en santé ont participé à ces travaux dont les résultats sont publiés dans la revue Development and Psychopathology (en anglais). Les parents de nourrissons de cinq semaines ont tenu des journaux des comportements de leurs bébés (pleurs, sommeil, réveil, etc.), mais aussi de leurs soins, dont ceux qui comportaient des contacts physiques.

Lorsque les jeunes ont atteint l’âge de 4 ans et demi, les chercheurs leur ont prélevé un échantillon d’ADN en frottant un coton-tige à l’intérieur de leurs joues.

La méthylation sous la loupe

L’objectif de l’analyse génétique était d’observer la méthylation de l’ADN, un processus biochimique dans lequel certaines parties du chromosome sont marquées avec de petites molécules de carbone et d’hydrogène. Ces molécules agissent un peu comme des « commutateurs gradateurs » qui aident à contrôler l’activité de chaque gène et qui ont un effet sur le fonctionnement même des cellules.

L’étendue du processus de la méthylation et l’endroit précis où il se produit sur l’ADN peuvent être influencés par des conditions extérieures, en particulier au cours de l’enfance. Ces modèles épigénétiques peuvent aussi changer de façon prévisible pendant le vieillissement.

Les auteurs ont trouvé des différences de méthylation à cinq endroits de l’ADN entre les enfants aux contacts nombreux et ceux aux faibles contacts. Deux de ces endroits font partie de gènes : l’un joue un rôle dans le système immunitaire et l’autre dans le métabolisme.

Les effets de ces changements épigénétiques sur le développement et la santé des enfants restent inconnus. D’autres travaux doivent être menés pour mieux les cerner.

En 2009, des chercheurs de l’Université McGill avaient reçu le titre de Scientifiques de l’année de Radio-Canada pour leurs travaux sur les effets de la maltraitance infantile sur le cerveau humain. Leurs travaux, effectués à partir de cerveaux de personnes suicidées, ont montré que les mauvais traitements subis dans l’enfance altéraient de façon durable des gènes impliqués dans la réponse au stress.

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Yéti : l’abominable homme des neiges serait un ours


En 2014, on commençait à y voir plus clairement pour l’animal légendaire qu’on appelle yéti, bigfoot ou encore le Sasquatch on sait que c’est un ours, un ours polaire … et peut-être un ours brun, ce qui est confirmer aujourd’hui, une espèce d’ours qui aurait été séparer par les autres et aurait donc évoluer indépendamment
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Yéti : l’abominable homme des neiges serait un ours

 

Marie-Céline Jacquier
Journaliste

Depuis des siècles, la légende du yéti perdure au Népal et au Tibet, avec des témoignages et des récits transmis de génération en génération. Une nouvelle analyse ADN de huit échantillons provenant de supposés yétis montre qu’il s’agirait en fait d’ours asiatiques.

Le yéti, cette créature qui habiterait dans les hautes montagnes de l’Asie, est-il un mythe ou une réalité ? Une étude de l’université d’État de New York, à Buffalo (États-Unis), apporte de nouvelles informations sur cette légende. Elle se base sur l’analyse de neuf échantillons de musées et collections privées supposés appartenir à des yétis : os, dent, peau, poils, fèces provenant de l’Himalaya et du plateau tibétain. Ces échantillons ont été fournis par la production qui avait réalisé un film sur le yéti en 2016, Yeti or Not.

D’après les résultats de l’étude génétique, un échantillon venait d’un chien et les huit autres d’ours noirs asiatiques, d’ours bruns de l’Himalaya ou d’ours bruns tibétains.

Charlotte Lindqvist, auteur de ces travaux, a expliqué dans un communiqué : « Nos résultats suggèrent fortement que les fondements biologiques de la légende du yéti peuvent être trouvés chez les ours locaux, et notre étude démontre que la génétique devrait être capable de démêler d’autres mystères similaires ».

L’ours brun de l’Himalaya isolé par une glaciation

Cette recherche apporte aussi des informations sur l’histoire évolutive des ours d’Asie, dont certains, comme les ours bruns de l’Himalaya, sont actuellement menacés. Les scientifiques ont séquencé l’ADN mitochondrial de 23 ours asiatiques, y compris celui des supposés yétis, et l’ont comparé à celui d’autres ours dans le monde.

L’analyse a montré que les ours bruns de l’Himalaya appartiennent à une lignée qui a divergé tôt par rapport aux autres ours bruns, il y a 650.000 ans environ, au cours d’une glaciation. La croissance des glaciers a dû séparer les ours de l’Himalaya des autres, ce qui expliquerait qu’ils aient évolué indépendamment.

POUR EN SAVOIR PLUS

Bigfoot : génétiquement, le yéti serait un ours

 

Article d’Andrea Haug paru le 6 juillet 2014

Des chercheurs ont analysé une série d’échantillons de poils d’animaux attribués au yéti en provenance de plusieurs pays où la légende perdure. Résultat : une fois écartés les fibres de verre et les restes de vaches, de ratons laveurs ou même d’êtres humains, il reste deuxgénomes qui ressemblent à celui d’un ours polaire… fossile.

L’abominable homme des neiges, l’autre nom donné au yéti, pourrait être un ours. C’est ce que concluent des chercheurs dans une sérieuse étude parue dans le journal Proceedings of The Royal Society B. Habitant de l’Himalaya, ce mystérieux animal résiderait aussi — ou alors serait-ce des cousins — dans d’autres régions du monde sous le nom de Bigfoot en Amérique du Nord et d’Almasty ou de Kaptar dans le Caucase. Les témoignages abondent un peu partout sur la planète, mais laissent les scientifiques de marbre : ce primate humanoïde énigmatique reste considéré comme un être légendaire devant le manque flagrant de preuve matérielle incontestable.

 

Partout dans le monde, des légendes décrivent un être mi-homme mi-animal, couvert de poils hirsutes, marchant sur deux jambes et mesurant entre 1,50 et 3,75 m. Son nom varie selon les localités : yéti au Népal et au Tibet, Mande barung en Inde, Bigfoot aux États-Unis, Sasquatch au Canada, Almasty ou Kaptar dans le Caucase, Yowie en Australie, Mapinguari au Brésil, Sajarang gigi en Indonésie ou encore Basajaun au Pays basque. © Wanida.w, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Partout dans le monde, des légendes décrivent un être mi-homme mi-animal, couvert de poils hirsutes, marchant sur deux jambes et mesurant entre 1,50 et 3,75 m. Son nom varie selon les localités : yéti au Népal et au Tibet, Mande barung en Inde, Bigfoot aux États-Unis, Sasquatch au Canada, Almasty ou Kaptar dans le Caucase, Yowie en Australie, Mapinguari au Brésil, Sajarang gigi en Indonésie ou encore Basajaun au Pays basque. © Wanida.w, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Depuis 2012, Bryan Sykes, généticien à l’université d’Oxford au Royaume-Uni, et ses collègues se sont lancés dans l’analyse des échantillons de poils et de cheveux en provenance de différents pays du Globe. Les résultats confirment ce que nous avions annoncé en octobre 2013 : le génome du yéti serait celui d’un ours polaire.

Parmi les 57 échantillons issus de musées et de collections privées, deux présentent une séquence génétique qui correspond « à 100 % à l’ADN d’un fossile d’ours polaire (Ursus maritimus) âgé de plus de 40.000 ans, mais pas avec des spécimens modernes de cette espèce », concluent-ils.

Or, l’un de ces deux échantillons proviendrait d’un animal du Ladakh, en Inde, qui se serait montré particulièrement agressif et qui aurait été abattu par un chasseur expérimenté, il y a 40 ans. L’autre spécimen à qui appartiendraient les poils serait originaire d’une forêt de bambous, à 3.500 m d’altitude, dans une région du Bhoutan réputée pour être le nid d’un Migyhur, la version bhoutanaise du yéti.

Le yéti, ours rocheux tibétain, logerait notamment sur l'Everest, montagne située dans la chaîne de l'Himalaya, à la frontière entre le Népal et le Tibet. Le naturaliste britannique B. H. Hodgson est le premier Européen à faire référence explicitement à la créature dans son récit Rencontre avec le yéti, paru en 1832 dans le Journal de la société asiatique du Bengale. © R. Hyland, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Le yéti, ours rocheux tibétain, logerait notamment sur l’Everest, montagne située dans la chaîne de l’Himalaya, à la frontière entre le Népal et le Tibet. Le naturaliste britannique B. H. Hodgson est le premier Européen à faire référence explicitement à la créature dans son récit Rencontre avec le yéti, paru en 1832 dans le Journal de la société asiatique du Bengale. © R. Hyland, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Il n’y aurait pas un, mais des yétis

Pour les auteurs de l’article scientifique, les deux échantillons pourraient appartenir à une espèce d’ours inconnue jusqu’alors ou bien à un ours polaire qui aurait un pelage brun, ou encore à une espèce hybride d’ours polaire (Ursus maritimus) et d’ours brun (Ursus arctos).

En prenant cette dernière hypothèse, les deux spécimens, bouthanais et indien, pourraient être les descendants d’une « souche apparue au tout début de la différenciation entre l’ours brun et l’ours polaire », supposent les chercheurs.

Si elle était répandue et que le comportement agressif observé sur l’animal indien était représentatif de l’espèce, ce nouveau mammifère expliquerait la persistance de la légende du yéti. Avant toute conclusion, les chercheurs souhaitent poursuivre leurs investigations.

Qu’en est-il des 55 autres échantillons ? Après avoir écarté ceux qui n’étaient pas de la matière organique animale — l’un d’eux était composé de fibres de verre —, l’équipe en a expertisé 34 autres. Vaches, chevaux, ratons laveurs, humains, cerfs, coyotes et même un tapir de Malaisie : les espèces à qui on a fait jouer le rôle de l’animal mystère étaient variées. Mais aucun des échantillons n’a révélé une nouvelle espèce de primate bipède.

Ce résultat ne découragera pas les « pro-yéti » ou plutôt les « pro-Bigfoot », affirme le psychologue Rhettman Mullis, co-auteur de l’article scientifique… et qui en est un lui-même

Convaincu de la réalité de cet être communément connu sous le nom de ou de Bigfoot aux États-Unis et qu’il dit avoir croisé de nombreuses fois, il est aussi responsable du site Bigfootology consacré au phénomène Bigfoot. Pour lui, certes, le yéti décrit dans l’Himalaya est un ours mais l’étude ne démontre pas que Bigfoot n’existe pas…

http://www.futura-sciences.com/

Les vers de terre seraient capables de coloniser Mars


Si l’homme ne peut pas coloniser Mars, le ver de terre le peut. Avec un sol similaire a Mars, ils ont survécu et fait des bébés. Cependant, rien n’est sur le long terme
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Les vers de terre seraient capables de coloniser Mars

Crédits : Maryna Pleshkun

Rien ne peut arrêter la reproduction des semblables d’Earthworm Jim. Pas même la composition singulière du sol martien, indique une étude menée par le biologiste Wieger Wamelink, de l’université de Wageningue aux Pays-Bas.

Après avoir laissé deux lombrics, des plants de roquette et de l’engrais sur une reproduction du sol de Mars conçue par la NASA, ils ont remarqué que non seulement les vers de terre avaient survécu, mais que, mieux encore, ils avaient fait des petits.

Généralement utilisé par la NASA pour mener des expériences incluant la planète rouge, cette reproduction du sol martien pourrait nous permettre d’en savoir plus sur notre éventuelle future destination – sans risquer de s’y aventurer.

Si les vers de terre ont prouvé une fois de plus leur inconditionnelle fertilité, leur survie sur Mars n’est pas pour autant assurée. Les mécaniques de météorisation – la réponse des minéraux pour trouver un équilibre s’ajustant avec les conditions climatiques – est moins observée que sur Terre, ce qui signifie que les grains du sol, dont les lombrics se nourrissent, pourraient être bien plus solides et tranchants, risquant d’endommager leurs voies digestives.

Les chercheurs sont donc en train d’expérimenter des techniques pour favoriser le développement de végétaux sur le sol martien, qui ne bénéficie que de 60 % du taux de lumière présent sur Terre.

Source : Université de Wageningue

http://www.ulyces.co/