Le Saviez-Vous ► Les troubles bipolaires en 5 points


Quand une personne de notre entourage est atteinte de troubles bipolaires, cela peut être difficile à gérer à cause de son comportement tantôt euphorique, tantôt dépressif.
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Les troubles bipolaires en 5 points

 

Mama-Belle-and-the-kids/Shutterstock.com

En chiffres. Les troubles bipolaires touchent 1,2% de la population. Ils se situent 6erang parmi des maladies génératrices de handicap. Dans 10 à 15% des cas, ils conduisent le patient au suicide !

C’est quoi un trouble bipolaire ? Anciennement appelée maladie maniaco-dépressive, il s’agit d’une maladie mentale sévère. Elle se caractérise par une alternance exagérée de périodes dépressives et d’excitation. Entre ces deux phases, la personne retrouve un état normal. On estime que pour 30% des patients, l’apparition de leur maladie remonte à l’adolescence.

Quels sont les symptômes ? Comme évoqué précédemment, les troubles bipolaires se décomposent en deux phases. La phase d’excitation est caractérisée par une hyperactivité, une euphorie, une volubilité mais aussi des troubles de l’appétit, une réduction du besoin de sommeil, une irritabilité…

La phase dépressive est au contraire marquée par une grande tristesse, des idées suicidaires, une perte d’énergie et de l’estime de soi, des difficultés de concentration, un sentiment de culpabilité…

Des causes mal définies. Les causes du trouble bipolaire ne sont pas complètements connues. C’est une maladie multifactorielle. Un facteur génétique d’abord : le risque est 10 fois plus élevé si l’un des 2 parents est lui-même bipolaire.

Des facteurs biologiques ensuite : plusieurs études ont montré des anomalies des médiateurs chimiques au niveau du cerveau des patients. En effet, une diminution du taux de noradrénaline et de sérotonine est observée dans la dépression, alors que dans la manie, les taux de noradrénaline sont élevés…

Une prise en charge complexe.

« Les traitements sont divers », note la Fédération pour la recherche sur le cerveau. « Mais le principal est le traitement par le lithium (un sel qui a la propriété de stabiliser l’humeur) ou les thymorégulateurs pour combattre l’état dépressif. Ces traitements diminuent la fréquence et l’intensité des troubles mais nécessitent une surveillance biologique constante. Un traitement par électrochocs peut aussi être proposé lorsque les médicaments ont échoué, avec un effet régulateur de l’humeur. Enfin, une psychothérapie de soutien est très utile. »

  • Source : Fédération pour la recherche sur le cerveau
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Dominique Salomon

https://destinationsante.com/

 

Les animaux peuvent-ils être en deuil?


Sujet controversé entre scientifiques ! Cependant, du comportement animal, semble montré que certains animaux auraient conscience de la mort et vivent leur deuil à leur façon. Si les animaux ont des liens sociaux, sans vouloir humaniser les bêtes, je crois qu’il est probable qu’ils vivent des émotions de tristesse.
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Les animaux peuvent-ils être en deuil?

 

Une orque qui transporte la carcasse de son petit sur son nezUne femelle orque de la côte ouest a transporté son petit, mort, pendant des jours à l’été 2018. Photo: Ken Balcomb/Centre for Whale Research

Gaëlle Lussiaà-Berdou

Des animaux comme les orques peuvent-ils connaître des émotions comme la tristesse, le déni ou le découragement à la perte d’un proche? La question intéresse de plus en plus de chercheurs et a même donné naissance à une discipline appelée thanatologie comparée.

L’été dernier, les images d’une orque de la côte ouest transportant son bébé mort-né ont fait le tour de la planète. La femelle J35, surnommée Tahlequah par les observateurs, a mis bas fin juillet après 17 mois de gestation. Le bébé est mort à la naissance. Malgré cela, la mère a continué à garder son petit à la surface de l’eau pendant 17 jours, plongeant pour le récupérer quand il s’enfonçait dans les flots. Un exercice si épuisant que les scientifiques qui observent cette population d’épaulards ont craint pour sa vie.

« Elle était en deuil », croit Deborah Giles, directrice scientifique de l’organisme voué à la conservation des épaulards Wild Orca.

La chercheuse s’est précipitée sur place dès qu’elle a appris que la femelle avait mis bas.

« L’idée qu’elle ait pu donner naissance à un petit parfaitement formé qui a pu prendre une ou deux respirations avant de mourir… Ça a dû être horrible », dit la biologiste qui siège aussi sur le Killer Whale Recovery Task Force, un comité chargé d’établir un plan de rétablissement pour cette population menacée d’extinction établie au sud de l’île de Vancouver.

Les comportements des primates

Différentes études se penchent sur les éléphants, les oiseaux ou encore les insectes pour comprendre comment ces animaux réagissent à la mort. Sans surprise, ce sont nos plus proches parents, les singes, qui suscitent le plus d’intérêt.

En Zambie, par exemple, une trentaine de chimpanzés d’un sanctuaire ont été observés se rassemblant calmement autour d’un congénère mort d’une pneumonie. Sur des images filmées par des chercheurs américains et néerlandais, on les voit le toucher, le flairer et sa mère adoptive va même jusqu’à lui nettoyer les dents avec un brin d’herbe, du jamais-vu.

On voit la femelle chimpanzé manipuler le corps de son bébé, au sol.

Agrandir l’imageEn haut, à gauche, la femelle chimpanzé Noel s’approche du corps de Thomas, dont elle était la mère adoptive. Elle se tourne ensuite pour prendre un brin d’herbe. Elle ouvre après la bouche de Thomas pour finalement lui nettoyer les dents à l’aide du brin d’herbe. Photo : Edwin J. C. van Leeuwen, Katherine A. Cronin & Daniel B. M. Haun/Scientific Reports

Les mêmes chercheurs ont observé une femelle à la mort de son bébé de 16 mois. Après l’avoir transporté pendant toute une journée, elle l’allonge dans une clairière puis s’en approche régulièrement pour le toucher. Des gestes très inhabituels qui témoignent, selon les scientifiques, de la façon dont ces animaux apprivoisent la mort.

Sans nécessairement y voir un deuil au sens où on l’entend, des chercheurs concluent que ces primates peuvent, à la perte d’un proche, vivre un stress qui se traduit par des fluctuations hormonales et des pertes de sommeil. Des caractéristiques aussi associées au deuil chez l’humain.

La mort chez les cétacés

 

On voit le dos et la nageoire dorsale de deux orques qui filent à la surface de l'eau.

Plus tard à l’été 2018, la femelle orque J35 a été aperçue sans son bébé mort, qu’elle avait finalement abandonné. Elle chassait en compagnie de ses congénères. Photo : Ken Balcomb/Centre for Whale Research

Les mammifères marins intéressent aussi les scientifiques. Une étude publiée l’an dernier analyse 78 cas où des cétacés ont modifié leur comportement après la mort d’un congénère. Le geste le plus couramment observé est celui d’une femelle qui maintient son bébé mort à la surface, comme dans le cas de Tahlequah.

La plupart des cas recensés par les auteurs concernent des dauphins, sans doute parce qu’ils sont les plus étudiés. Les autres baleines à dents, comme les bélugas et les orques, sont aussi plus susceptibles de réagir à la perte d’un proche. Ces espèces ont des cerveaux plus développés et des liens sociaux plus solides que les autres cétacés.

En 2010, le biologiste Robin Baird a assisté à un comportement semblable de la part d’une autre femelle de la population d’orques résidentes du sud, dont le petit était mort-né. Il croit que si l’idée que ces animaux puissent vivre un deuil est de moins en moins controversée, c’est qu’on les connaît mieux qu’auparavant.

« Pensez à la vie qu’ils mènent : les femelles atteignent leur maturité sexuelle vers 16 ans, mettent bas en moyenne tous les cinq ans, vivent 60, 70 ou 80 ans, passent toute leur existence en petits groupes sociaux tissés serrés », explique-t-il. « Il n’y a aucune raison pour qu’ils ne vivent pas le même type d’émotions à la perte d’un bébé qu’un humain ou un autre mammifère. »

D’autres chercheurs sont plus sceptiques et croient que ces comportements relèvent de l’instinct, comme celui qui pousse une mère épaulard à garder son petit à la surface pour qu’il respire.

C’est le cas du biologiste Robert Pitman, qui a cosigné l’étude sur les réactions des cétacés à la mort.

« Certains individus ne se rendent peut-être même pas compte que leur petit est mort, ne comprennent pas ce qu’est la mort, mais leur instinct les pousse à faire la bonne chose, c’est-à-dire que tant que le petit est là, il faut le garder à la surface parce qu’il va peut-être s’en remettre. Je crois que certains individus savent quand laisser tomber et d’autres moins », croit ce chercheur du service des pêches de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère qui passe la moitié de sa vie à observer les animaux marins, dont les cétacés.

« Je ne dis pas que le deuil n’existe pas [chez ces animaux], mais je ne crois pas qu’on ait fait la démonstration qu’il existe. Simplement parce que ça ressemble à un deuil, ça ne veut pas dire que c’en est un », estime-t-il. « Le jury ne s’est pas encore prononcé », conclut le chercheur.

Le reportage de Gaëlle Lussiaà-Berdou

https://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► Le bleu : évolution à travers l’histoire et signification


Le croirez-vous que le bleu a déjà été une couleur de deuil avant même que cette couleur porte le nom de bleu ?
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Le bleu : évolution à travers l’histoire et signification

 

Parlement du Dauphiné

Crédits : Milky

par Louison

Michel Pastoureau est un éminent historien spécialiste de l’héraldique médiévale. Sa principale mission est donc d’étudier les blasons, entre autres les modifications et les couleurs qui sont utilisées. Ainsi, il a écrit de nombreux ouvrages parlant de l’histoire des couleurs. Ici, il nous parle de la couleur bleu.

Selon lui, nos ancêtres n’avaient pas de mot ou d’expression pour parler du bleu. Au début de son exposé (disponible en bas de page), il nous rappelle que les perceptions autour de cette couleur ont changé. Le bleu est passé d’une couleur mal-aimée et parfois méprisée durant l’époque antique, à la couleur préférée en occident. Cela est rendu possible grâce à plus de 2 000 ans d’histoire, de symboles, etc.

L’étude de l’histoire du bleu permet de voir qu’il n’y avait pas de mot précis pour parler de cette teinte en grec. Ainsi, kyaneos désignait le noir des vêtements de deuil, mais aussi le bleu de la mer et des yeux. Un autre exemple est le mot glaukos qui désigne la pâleur. Ce mot était utilisé aussi bien pour le bleu du ciel que le vert d’une feuille d’arbre.

mer et ciel bleu

Crédits : Pixabay

En fait dans la Grèce Antique, les couleurs étaient avant tout nommées sur un plan “métaphorique”, et pas direct. Ainsi, le bleu est apparu en Europe par le biais de trois facteurs : la Vierge Marie, le roi de France et l’idée de Morale.

Jusqu’au XIIe siècle, la Vierge est représentée en bleu, en noir ou en vert pour marquer le fait qu’elle porte le deuil de son fils sur la croix. Même si la signification est encore triste, la couleur se popularise en même temps que l’Église. Ensuite, Louis IX (plus connu sous le nom de Saint-Louis) fut le premier roi à utiliser le bleu comme une couleur à part entière pour ses vêtements. Là encore, la couleur gagne en réputation, mais pour d’autres raisons que le chagrin. En effet, Saint-Louis est un roi que le peuple aime. S’ajoute à cela un courant philosophique et religieux moraliste, qui utilise le bleu pour représenter l’idée de la Morale. Cela revient à associer le bleu aux idées et préceptes défendus par le Christ.

Avec cela, le bleu a commencé à conquérir l’Europe de l’Ouest. Ainsi, au fur et à mesure des siècles, le bleu va passer d’une couleur qui n’est jamais citée, à une teinte qui est énormément utilisée.

https://lesavaistu.fr/

Se plaindre est mauvais pour notre santé mentale et physique


Notre cerveau réagit à nos pensées. Si elles sont négatives, elles peuvent déclencher des réactions psychologiques, et même physiques maladies cardiaques, gain de poids, entre autres ainsi que des difficultés d’apprentissage et de mémorisation … Il faut apprendre a canalisé nos pensées pour qu’elles deviennent positives et se protéger des gens trop négatifs
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Se plaindre est mauvais pour notre santé mentale et physique

 

Se plaindre n’est pas un comportement inoffensif pour notre santé mentale et physique. Il y aurait même un danger de mort selon Steven Parton du site Psychpedia. Démonstration.

Nous avons dans notre cerveau une multitude de synapses séparées par une fente synaptique. Chaque pensée déclenche la production d’un produit chimique qui s’écoule à travers cette fente afin de relier les synapses entre elles. Ainsi un signal électrique contenant les informations peut circuler. Chaque fois que cette charge électrique se déclenche, les synapses se rapprochent pour faciliter la vitesse de transfert. Ainsi, nos pensées sont à l’origine d’un remodelage des circuits synaptiques en temps réel dans notre cerveau. Les pensées influent donc vraiment sur la réalité  ! Première information de taille !

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Steven Parton continue sa démonstration :

    Au plus nous sollicitons les mêmes connexions synaptiques (donc au plus nous avons les mêmes pensées), au plus le transfert de l’information est rapide via un réseau qui est choisi par défaut lorsque d’autres pensées/informations arrivent. C’est comme si des chemins de terre se transformaient en autoroutes au fur et à mesure que des véhicules les empruntaient. Par conséquent, les mailles de ce réseau synaptique à grande vitesse forme tout simplement notre personnalité (intelligence, aptitude, compétences) !

    Et là, on pourrait se dire :

     « chouette, j’ai toutes les cartes pour devenir un puissant optimiste en m’entrainant à penser positif ! »

    Ben non, car les humains sont des créatures sociales et la présence de neurones miroirs (outil de l’empathie) dans notre cerveau le confirme. Nous imitons nos semblables et nous nous imprégnons de leur « mode de pensée » et de leurs émotions.

    Ainsi, on ne pourra devenir un super-optimiste que si nous sommes au contact de personnes optimistes.  Or, si nous entendons des plaintes à longueur de journée, nous plongerons fatalement vers le pessimisme… Heureusement, on peut inverser la tendance ! Et ne tardons pas trop car nous sommes en danger de mort si nous cédons au négativisme.

    Pourquoi se plaindre tue ?

    Si nous éprouvons souvent de la colère ou de la tristesse, les circuits synaptiques adéquats se renforcent car ils sont de plus en plus empruntés. Or, ces émotions désagréables créent du stress que l’on peut mesurer par le taux de cortisol (son hormone) dans notre organisme.

    Ce cortisol a des effets très négatifs à moyen terme : baisse des défenses immunitaires, augmentation de la pression artérielle, maladies cardiaques, gain de poids, réduction de la longévité… mais aussi : blocage des capacités d’apprentissage, dégradation de la faculté de mémorisation, etc.

    Pour résumer :

  • nos pensées façonnent notre cerveau via un réseau synaptique qui s’optimise à mesure de son utilisation (les chemins de terre deviennent des autoroutes)

  • nos modes de pensée créent des habitudes (les réseaux autoroutiers sont empruntés en priorité car plus rapides)

  • notre environnement influe sur notre mode de pensée (neurones miroirs)

  • les pensées négatives provoquent des émotions désagréables qui augmentent notre niveau de stress (cortisol)

  • le cortisol dégrade nos capacités et diminuent notre longévité

    Des solutions ?

  • s’entourer de personnes positives

  • prendre conscience de notre mode de pensée (via la méditation par exemple)

  • acquérir des techniques pour lutter contre le stress (voir cet article)

  • pratiquer la gratitude (voir cet article)

http://anti-deprime.com/

Parole d’enfant ► Le droit de pleurer


Je trouve que c’est une belle parole de sagesse. On a le droit de pleurer.
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Le droit de pleurer

 


Maman raconte :

Ana demande à maman :

– Pourquoi maman, tu dis que tu avais de la peine de me voir triste ce matin ?
– Je t’aime et quand tu pleures et bien ca me rend un peu triste
– Maman, tu sais ça fais partie de la vie pleurer. J’ai le droit

Ana-Jézabelle, 5 ans / 20 juillet 2017