Vivre ensemble


Il serait temps à notre époque de conflits et à la lumière de l’histoire l’humanité. Les conflits, les guerres, la ségrégation, l’esclavage, l’exclusion des minorités ainsi que le racisme n’apporte rien de bon. Nous avons pourtant évolué et ce sont les mêmes ressentiments qui existent depuis des millénaires. Nous aurions vraiment intérêt d’apprendre à vivre ensemble, nous aurions beaucoup plus à gagner
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Vivre ensemble

 

«Non seulement nous pouvons, mais nous devons nécessairement apprendre à vivre ensemble.» –

Gaétan Bouchard

21 Photos Qui Vous Feront Connaître Les Détails De L’histoire


Les photos sont des souvenirs de notre vie et de ceux que nous aimons. C’est notre histoire. Il y a d’autres photos qui font partie de l’Histoire du monde. Des sites historiques qui ont marqué un peuple, des évènements qui a changer beaucoup de choses dans la vie des gens
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21 Photos Qui Vous Feront Connaître Les Détails De L’histoire

 

1. Les propriétaires de cet appartement avaient accumulé 130 tonnes d’ordures.

2. La procédure pour porter une robe de soirée.

3. La tradition chinoise qui serrait les pieds des femmes pour une question de beauté.

4. Un facteur avec, probablement, son fils.

5. La princesse Dagmar et le fils de Nicolas II Nikolaï Alexandrovitch.

6. Elin Wagner devant la pile de registres contenant les signatures pour obtenir le vote des femmes.

7. L’alcool est jeté pendant la période de prohibition.

8. Conditions de travail des mineurs belges.

9. Le gang entièrement féminin qui semait la peur à Londres.

10. L’enchevêtrement de câbles à New York City recouverts de neige après une tempête.

11. La foule sur le Golden Gate Bridge, le 24 mai 1987, à l’occasion du 50e anniversaire.

12. Peinture vivante, Nouveau Mexique, 1915.

13. Pratique dentaire ancienne.

14. Fouilles sur l’île de Pâques.

15. La curieuse tenue des médecins de la peste, qui cachaient dans le long bec des herbes parfumées pour dissimuler les odeurs.

16. École de danse en Russie.

17. Trafic à Berlin après la chute du mur.

18. Un des navires arrivant au port de New York, rempli de soldats revenant de la Seconde Guerre mondiale.

19. Orphelins de la guerre du Vietnam amenés aux Etats-Unis.

20. Enfants à vendre en raison de la famine.

21. New York, 14 août 1945: célébration de la fin de la guerre.

Tags: PhotographieHistoire

http://www.regardecettevideo.fr

Le Saviez-Vous ► Les régimes et cures detox sont des arnaques


Une des choses qui m’exaspère sur le net, ce sont les régimes ou aliments particuliers de toutes sortes supposés faire maigrir ou une détoxication du corps. C’est payant de vendre ces régimes, car cela coûte cher, mais pourtant ne donne pas grande chose. Bien sûr, le choix des aliments est important pour la santé, mais une alimentation équilibré
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Les régimes et cures detox sont des arnaques

Green spinach and kale protein smoothie  / Robert Gourley via Flickr CC License By

Green spinach and kale protein smoothie / Robert Gourley via Flickr CC License By

Repéré par Cécile Dehesdin

Repéré sur Guardian, Sciences et avenir, BBC

Scientifiquement, il n’est pas possible de «detoxifier» son corps.

Impossible d’être une star féminine hollywoodienne de nos jours si vous n’adhérez pas à un quelconque «régime detox» ou «detox jus verts». L’idée de ces régimes, qui peuplent également les pages des magazines féminins français, est de «purifier» son corps de l’intérieur via des techniques qui consistent généralement à jeûner ou ne pas manger d’aliments solides pendant un certain temps, ou à ne se nourrir que de jus de légumes.

Or, explique le Guardian, «l’idée qu’il est possible de vider son système de ses impuretés et laisser ses organes propres comme des sous neufs et au taquet est une arnaque. C’est un concept pseudo-médical créé pour vous vendre des choses».

Le journal britannique a interrogé un professeur de médecine de l’université d’Exeter, qui précise:

«Soyons clair. Il y a deux types de detox, l’un est respectable, l’autre non.»

La detox respectable, c’est celle des centres de désintoxication ou des hôpitaux qui aident les malades accros à la drogue à décrocher.

«L’autre, c’est le mot confisqué par des entrepreneurs, et des charlatans pour vendre des traitements bidons censés vider votre corps de toutes les toxines qu’il est censé avoir accumulé.»

(…) la detox est avant tout un business, avec ses livraisons de jus, ses shampoings, ses cures, ses retraites ou randonnées… Il existe même des «patches pour pieds» censés absorber nos toxines pendant notre sommeil, avec en guise de preuve la couleur marron du patch après une nuit de sommeil: une arnaque totale, décortiquée dès 2012 par Sciences et Avenir.

Le magazine a exposé les patchs à la chaleur, l’air libre et l’eau distillée, et le patch a viré au noir dans le dernier cas:

Conclusion: l’eau contenue dans la sueur fait noircir les patchs plus sûrement que les «toxines» qu’ils sont censés avoir absorbées!

Nos corps ont déjà leurs propres instruments (reins, foie, poumons…) pour éliminer nos toxines -sans quoi nous serions morts ou à l’hôpital, précise le professeur au Guardian.

«On ne connaît pas de façon -certainement pas de traitement detox- de faire en sorte que quelque chose qui fonctionne parfaitement bien dans un corps fonctionne mieux», conclut-il.

«Le minimum que ces vendeurs de produits detox devraient pouvoir faire, c’est donner une compréhension claire de ce qu’est la detox et une preuve que leur produit fonctionne effectivement. Les gens que nous avons contacté n’ont pu faire aucune de ces deux choses.»

http://www.slate.fr/

Elle rencontre l’homme qui a reçu le visage de son mari


2 suicides, un qui réussit son geste de nom retour laissant une femme enceinte de 8 mois, et l’autre, il a manqué son coup et c’est défiguré complètement le visage. Grâce à la veuve, l’homme a eu droit a une seconde chance pour reprendre goût à la vie
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Elle rencontre l’homme qui a reçu le visage de son mari

 

Un « incroyable cadeau ».

Défiguré par une tentative de suicide en 2006, Andy Sandness a bénéficié d’une greffe du visage il y a un an et demi. Une opération spectaculaire qui a duré 56 heures, dont nous vous parlions ici. Grâce à l’équipe de la Mayo Clinic de Rochester (Minnesota), Andy, 31 ans, a aujourd’hui retrouvé une vie normale, et il y a quelques jours, il a rencontré la femme qui a rendu cette transformation possible.

Après le suicide de son mari Rudy en 2016, Lilly Ross, enceinte de huit mois, a fait don de ses organes. C’est le visage de Rudy qu’Andy a reçu.

« Je suis terrifiée mais aussi excitée », confie la jeune femme avant la fameuse rencontre.

Très ému, Andy a pris Lilly dans ses bras et l’a longuement remerciée.

« C’est un incroyable cadeau, je ne pourrai jamais lui dire assez merci. » 

http://www.7sur7.be/

Si vous dites souvent ces mots, vous devez être stressé


En cas de stress, certaines personnes réussissent à cacher leurs émotions, mais il semble que d’autres indices puissent démontrer qu’une personne est stressée, simplement par les mots qu’ils choisissent
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Si vous dites souvent ces mots, vous devez être stressé

 

Même si vous pensiez contrôler vos émotions, ou du moins, bien les cacher, une nouvelle étude suggère que le langage que vous utilisez pourrait témoigner de votre niveau de stress.

Selon la recherche menée par des chercheurs de l’Université d’Arizone, les gens ont tendance à utiliser davantage les adverbes «tellement», «très», «vraiment» dans leur discours lorsqu’ils sont stressés.

Les experts ont également noté que les personnes stressées avaient tendance à parler moins en général, comparativement à ceux qui ne se sentent pas sous pression.

Pour enregistrer la façon dont le stress influait sur l’élocution, les chercheurs ont analysé les tics de langage de 143 bénévoles qui ont accepté de porter des enregistreurs audio pendant deux jours.

Les enregistreurs s’allumaient puis enregistraient ce que les participants disaient à des intervalles aléatoires.

Les chercheurs ont ensuite transcrit les enregistrements et ont analysé les types de mots utilisés en relation avec les changements dans l’«expression génétique» liée au stress.

Le terme «expression génétique» fait référence au processus par lequel l’information contenue dans un gène est utilisée ou «exprimée» pour alerter le corps de la situation de stress. L’expression génétique change en réponse au stress.

Plus centrés sur eux

L’étude a également démontré que les personnes stressées ont moins tendance à utiliser les pronoms de la troisième personne du pluriel, tels que «ils» ou «leur».

Les chercheurs suggèrent que ça pourrait être parce que nous sommes moins enclins à penser aux autres quand nous nous sentons affectés par quelque chose intérieurement.

Un indice plus précis

Ils ajoutent que l’examen des changements de langage et de l’expression génétique donnait un indice significativement plus précis sur les moments pendant lesquels une personne ressent du stress que l’exercice de simplement demander aux sujets de déclarer eux-mêmes leurs sentiments de stress, de dépression ou d’anxiété.

«Le langage reflète comment les gens sont connectés avec leur monde, mais qui aurait cru que l’expression génétique serait liée au langage, a déclaré le psychologue de l’Université du Texas James Pennebaker à Nature. C’est une nouvelle façon de penser tellement excitante.»

La recherche a été publiée dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost UK a été adapté de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Suivre la trace d’un «monstre» de 40 tonnes


Les archéologues ont suivi la piste, des traces laissé par un dinosaure au long cou. Il ont pu évaluer sa vitesse de déplacement ainsi que la grandeur des pattes et bien entendu, la grandeur et le poid sur une distance de plus de 150 mètres en France
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Suivre la trace d’un «monstre» de 40 tonnes

 

D'au moins 35 mètres de long et d'un... (Photo archives AP)

D’au moins 35 mètres de long et d’un poids de 35 à 40 tonnes, l’animal a laissé des empreintes de pieds «de 94 à 103 cm».

Agence France-Presse
Paris

Plus longue succession de pas au monde d’un dinosaure, une «piste» de 110 pas découverte en 2009 en France, a été laissée par un sauropode de près de 40 tonnes, long de plus 35 mètres et se déplaçant à 4 km/h.

Le marcheur, un dinosaure au long cou, appartient à la famille des sauropodes, la classe de dinosaures qui abrite les plus grands animaux ayant jamais parcouru la surface de la Terre.

Ces traces qui s’étendent sur plus de 150 mètres avaient été mises au jour en 2009 lors d’une campagne de fouilles à Plagne, une localité du massif du Jura (est de la France). Depuis, des recherches complémentaires ont permis d’en savoir un peu plus sur ce monstre.

D’au moins 35 mètres de long et d’un poids de 35 à 40 tonnes, l’animal a laissé des empreintes de pieds «de 94 à 103 cm», précise un communiqué du CNRS diffusé lundi. Avec ses enjambées d’environ 2,80 m, l’animal se déplaçait à une vitesse de 4 km/h.

Les travaux, publiés dans la revue Geobios, ont également permis de mieux décrire les énormes pattes de l’animal:

les traces de pieds «portent cinq marques de doigts elliptiques, tandis que les mains présentent cinq marques de doigts circulaires, organisées en arc de cercle».

Selon les chercheurs, ces traces sont vieilles de 150 millions d’années et ont été laissées à une période où la région de Plagne était recouverte d’une mer chaude et peu profonde, parsemée de nombreuses îles, à la végétation suffisamment fournie pour nourrir de telles créatures.

«Au gré des fluctuations du niveau marin, ces chapelets d’îles devaient se connecter afin que ces grands vertébrés puissent migrer depuis les terres émergées du Massif Rhénan», précise le communiqué.

Sur le même site, les chercheurs ont également mis au jour d’autres séries de pas, dont une de 18 pas s’étalant sur 38 mètres laissée par un monstre carnivore.

http://www.lapresse.ca

L’enfer des femmes népalaises victimes de traite sexuelle


Au Népal, la pauvreté, le manque d’éducation touche surtout les femmes. En plus, les femmes sont vues des êtres inférieures voir des objets que l’on peut disposer à sa guise. La traite d’être humain est une vraie plaie pour ce pays. Sois qu’elles n’ont pas d’autres choix pour survivre, ou encore des gens leur propose un travail pour aider à leur famille en promettant mer et monde ou pire que des amis ou leurs propres familles les laissent entre les mains de trafiquants pour satisfaire des hommes sans scrupules
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L’enfer des femmes népalaises victimes de traite sexuelle

 

Cabin restaurant, Usha Bar, Kalanki, quartier de Katmandou —mars 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

 

«Au Népal, la traite des êtres humains est massive et plurielle depuis longtemps. L'extrême pauvreté, le manque d'éducation, l'analphabétisme touchent tous les Népalais, mais surtout les filles des territoires reculés. Or, 80% de la population habite dans ces zones. À cela s'ajoute le fait que les femmes sont vues comme des êtres inférieurs, voire comme des biens. Selon une étude du gouvernement népalais, la moitié des femmes sont confrontées à la violence au cours de leur vie. Presque toutes celles que j'ai interviewées disent avoir été violées par leur beau-père, un oncle ou un cousin. Elles se sauvent, errent, et finissent exploitées sexuellement. Sur cette photo, on peut voir Kopila, 18 ans, dans une cabine, un petit espace à l'intérieur d'un restaurant à l'abri des regards, où les hommes peuvent la toucher.»

TF

Cabin restaurant, Usha Bar, Kalanki, quartier de Katmandou —mars 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

Fanny Arlandis

«J’ai passé les quatre cinquièmes de ma vie de photoreporter à travailler sur l’atteinte aux droits humains, et particulièrement à ceux des femmes, dans plusieurs pays, dont la France, raconte la photographe française Lizzie Sadin. Alors quand j’ai vu que le thême du prix Carmignac était la traite des femmes, j’ai postulé», poursuit la lauréate du prix. «J’ai proposé de travailler sur le Népal car le tremblement de terre en 2015, qui a fait 9.000 morts, a aggravé la vulnérabilité des femmes. Elles sont devenues plus que jamais des proies pour les trafiquants, fragilisées par le chômage, la précarité ou la mort de leur mari dans la catastrophe».

 

 

«Au Népal, la traite des êtres humains est massive et plurielle depuis longtemps. L’extrême pauvreté, le manque d’éducation, l’analphabétisme touchent tous les Népalais, mais surtout les filles des territoires reculés. Or, 80% de la population habite dans ces zones. À cela s’ajoute le fait que les femmes sont vues comme des êtres inférieurs, voire comme des biens. Selon une étude du gouvernement népalais, la moitié des femmes sont confrontées à la violence au cours de leur vie. Presque toutes celles que j’ai interviewées disent avoir été violées par leur beau-père, un oncle ou un cousin. Elles se sauvent, errent, et finissent exploitées sexuellement. Sur cette photo, on peut voir Kopila, 18 ans, dans une cabine, un petit espace à l’intérieur d’un restaurant à l’abri des regards, où les hommes peuvent la toucher.»

Usha Bar, Kalanki, quartier de Katmandou - mai 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

 

«La plupart de ces filles sont mineures. Elles travaillent dans des cabin restaurants, des dance bars, des dohoris (bars chantants) ou des “salons de massages”. Elles servent les hommes en boisson et doivent se laisser toucher. On leur promet bien souvent un salaire de 250 ou 300 euros, mais elles n'en gagnent que 50 ou 70 au final. À cela s'ajoutent les pourboires qu'elles obtiennent en fonction du nombre de boissons consommées par les clients, ce qui crée une rivalité entre les filles: celles qui font vendre le plus de boissons ont plus à manger. C'est terrifiant! Elles travaillent sept jours sur sept, sans repos, sans contrat et peuvent être renvoyées à tout moment. Elles ne peuvent pas dire à leur famille qu’elles travaillent là, de peur d'être déshonorées. Je trouve cette image forte car on voit les hommes dans le miroir, la patronne au centre et des filles, dont Nina qui n'a pas 15 ans.»

TF

Usha Bar, Kalanki, quartier de Katmandou – mai 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

«La plupart de ces filles sont mineures. Elles travaillent dans des cabin restaurants, des dance bars, des dohoris (bars chantants) ou des “salons de massages”. Elles servent les hommes en boisson et doivent se laisser toucher. On leur promet bien souvent un salaire de 250 ou 300 euros, mais elles n’en gagnent que 50 ou 70 au final. À cela s’ajoutent les pourboires qu’elles obtiennent en fonction du nombre de boissons consommées par les clients, ce qui crée une rivalité entre les filles: celles qui font vendre le plus de boissons ont plus à manger. C’est terrifiant! Elles travaillent sept jours sur sept, sans repos, sans contrat et peuvent être renvoyées à tout moment. Elles ne peuvent pas dire à leur famille qu’elles travaillent là, de peur d’être déshonorées. Je trouve cette image forte car on voit les hommes dans le miroir, la patronne au centre et des filles, dont Nina qui n’a pas 15 ans.»

Quartier de Nakhu, Katmandou —mars 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

 

«Une jeune femme attend le client dans la cabin restaurant. Le lieu est divisé en petites cabines en bois où les filles sont seules avec leur client. De nombreuses filles sont originaires des zones rurales et sont venues travailler dans la vallée de Katmandou. À la suite du tremblement de terre de 2015, beaucoup de ces filles se sont retrouvées sans toit, leur mari était mort et il y a eu une énorme féminisation des taches ménagères, familiales ou agricoles. Les femmes n’en peuvent plus. Alors quand quelqu'un leur fait miroiter un travail, l'obtention de bijoux et de beaux habits, la possibilité de nourrir leurs enfants, toutes y croient. Des hommes bien habillés arpentent ces territoires reculés et se font passer pour de riches commercants de Katamandou cherchant à se loger dans le village, afin de convaincre les filles. Les parents finissent par les inviter à diner et à dormir; c'est à ce moment-là que les hommes leur parlent de leur fille et leur proposent de l'emmener, pour la faire travailler et pour qu'elle ramène de l'argent. Les parents doivent payer les frais et le voyage. D'autres fois, les filles se font embarquer par des personnes de leur propre famille ou par des “amies” du village.»

TF

Quartier de Nakhu, Katmandou —mars 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

«Une jeune femme attend le client dans la cabin restaurant. Le lieu est divisé en petites cabines en bois où les filles sont seules avec leur client. De nombreuses filles sont originaires des zones rurales et sont venues travailler dans la vallée de Katmandou. À la suite du tremblement de terre de 2015, beaucoup de ces filles se sont retrouvées sans toit, leur mari était mort et il y a eu une énorme féminisation des taches ménagères, familiales ou agricoles. Les femmes n’en peuvent plus. Alors quand quelqu’un leur fait miroiter un travail, l’obtention de bijoux et de beaux habits, la possibilité de nourrir leurs enfants, toutes y croient. Des hommes bien habillés arpentent ces territoires reculés et se font passer pour de riches commercants de Katamandou cherchant à se loger dans le village, afin de convaincre les filles. Les parents finissent par les inviter à diner et à dormir; c’est à ce moment-là que les hommes leur parlent de leur fille et leur proposent de l’emmener, pour la faire travailler et pour qu’elle ramène de l’argent. Les parents doivent payer les frais et le voyage. D’autres fois, les filles se font embarquer par des personnes de leur propre famille ou par des “amies” du village.»

King Road Street, quartier central de Katmandou —avril 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

 

«Ces cabin restaurants ou ces bars dansants servent aussi de lieu de recrutement pour le trafic externe. Les filles sont envoyées en Inde: les Indiens aiment les Népalaises parce qu'elles sont belles et ont la peau claire. Elles sont jetées dans une chambre sans possibilité de s'échapper et ne sont pas nourries quand elles refusent de travailler. Depuis les années 2000, il y a un deuxième trafic vers les pays du Golfe, le Moyen-Orient, la Corée du Sud, la Chine et la Malaisie. Elles partent avec des passeports et de visas falsifiés par les trafiquants, qu'elles doivent ensuite rembourser. Elles sont sous le régime de la “kafala”, une sorte de “parrainage” qui stipule que le père de famille a tous les pouvoirs sur elle durant les deux ans que dure le contrat. Certaines dorment par terre, n'ont pas accès au téléphone, ne sont pas nourries, travaillent 21h par jour et sont parfois violées par leur patron.»

TF

King Road Street, quartier central de Katmandou —avril 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

«Ces cabin restaurants ou ces bars dansants servent aussi de lieu de recrutement pour le trafic externe. Les filles sont envoyées en Inde: les Indiens aiment les Népalaises parce qu’elles sont belles et ont la peau claire. Elles sont jetées dans une chambre sans possibilité de s’échapper et ne sont pas nourries quand elles refusent de travailler. Depuis les années 2000, il y a un deuxième trafic vers les pays du Golfe, le Moyen-Orient, la Corée du Sud, la Chine et la Malaisie. Elles partent avec des passeports et de visas falsifiés par les trafiquants, qu’elles doivent ensuite rembourser. Elles sont sous le régime de la “kafala”, une sorte de “parrainage” qui stipule que le père de famille a tous les pouvoirs sur elle durant les deux ans que dure le contrat. Certaines dorment par terre, n’ont pas accès au téléphone, ne sont pas nourries, travaillent 21h par jour et sont parfois violées par leur patron.»

Thamel, quartier central de Katmandou —mars 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

 

«Les contrats de travail sont la plupart du temps des faux. Même quand ils sont vrais, on ne leur montre qu’à l’aéroport, quand elles sont prêtes à embarquer. Or, comme beaucoup sont analphabètes, rares sont celles qui peuvent vérifier ce qu’on leur dit. Elles pensent aller travailler dans des usines textiles et deviennent des esclaves sexuelles. 300.000 femmes népalaises partent ainsi chaque année. Le trafic interne, lui, concerne 20.000 femmes, dont un tiers sont mineures. Au Népal, le suicide est la cause principale de mortalité des femmes de 15 à 49 ans. Tous les jours, cinq à sept corps reviennent dans des cercueils à l’aéoport de Katmandou: des femmes, mais aussi hommes travaillant dans le bâtiment, par exemple dans le Golfe. Ils sont âgés entre 18 et 35 ans en moyenne, et le gouvernement dit qu'ils sont morts de crise cardiaque. Mais des ONG militent pour réaliser des autopsies, car elles savent grâce aux témoignages qu'ils ont en réalité été victimes de mauvais traitements.»

TF

Thamel, quartier central de Katmandou —mars 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

«Les contrats de travail sont la plupart du temps des faux. Même quand ils sont vrais, on ne leur montre qu’à l’aéroport, quand elles sont prêtes à embarquer. Or, comme beaucoup sont analphabètes, rares sont celles qui peuvent vérifier ce qu’on leur dit. Elles pensent aller travailler dans des usines textiles et deviennent des esclaves sexuelles. 300.000 femmes népalaises partent ainsi chaque année. Le trafic interne, lui, concerne 20.000 femmes, dont un tiers sont mineures. Au Népal, le suicide est la cause principale de mortalité des femmes de 15 à 49 ans. Tous les jours, cinq à sept corps reviennent dans des cercueils à l’aéoport de Katmandou: des femmes, mais aussi hommes travaillant dans le bâtiment, par exemple dans le Golfe. Ils sont âgés entre 18 et 35 ans en moyenne, et le gouvernement dit qu’ils sont morts de crise cardiaque. Mais des ONG militent pour réaliser des autopsies, car elles savent grâce aux témoignages qu’ils ont en réalité été victimes de mauvais traitements.»

King Road Street, quartier central de Katmandou —avril 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

 

«Sur cette image, prise de façon cachée, le propriétaire du dance bar simule une scène de viol devant les clients. Je suis ensuite allée le voir pour lui demander pourquoi il avait fait ça: “pour que les clients aient envie de sexe”, a-t-il répondu. Je n'ai fait aucune photo à Katmandou le premier mois. J'ai arpenté ces bars et ces quartiers. Il a été difficile de gagner la confiance des ONG et des femmes. Au début, les patrons me refusaient l'entrée dans ces lieux fréquentés uniquement par des hommes. Mais j'ai continué à y retourner, à me faire jeter et finalement, on m'a permis de rester cinq minutes. Je ne posais pas de questions frontales qui auraient pu mettre les filles en danger devant leur patron.»

TF

King Road Street, quartier central de Katmandou —avril 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

«Sur cette image, prise de façon cachée, le propriétaire du dance bar simule une scène de viol devant les clients. Je suis ensuite allée le voir pour lui demander pourquoi il avait fait ça: “pour que les clients aient envie de sexe”, a-t-il répondu. Je n’ai fait aucune photo à Katmandou le premier mois. J’ai arpenté ces bars et ces quartiers. Il a été difficile de gagner la confiance des ONG et des femmes. Au début, les patrons me refusaient l’entrée dans ces lieux fréquentés uniquement par des hommes. Mais j’ai continué à y retourner, à me faire jeter et finalement, on m’a permis de rester cinq minutes. Je ne posais pas de questions frontales qui auraient pu mettre les filles en danger devant leur patron.»

Chabahil, quartier nord de Katmandou —avril 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

 

«Rita a 17 ans. C'est une “amie” de son village qui lui a proposé de partir pour l'Inde, avec des promesses d'argent et de bijoux. Arrivée là-bas, l'“amie” a disparu et Rita a été emmenée dans un bordel, sans comprendre ce qui lui arrivait. Elle a d'abord refusé de travailler mais a aussitôt été enfermée pendant une semaine avec juste assez de nourriture pour survivre.  “Maquille-toi et mets ces vêtements... Qui va te donner à manger si tu ne travailles pas?” Elle n'avait aucun moyen de s'échapper et a été obligée de se prostituer. Les clients étaient violents et la battaient. Elle a finalement été libérée par un raid de la police, et l'organisation Shakti Samuha l'a ramèné au Népal.»

TF

Chabahil, quartier nord de Katmandou —avril 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

«Rita a 17 ans. C’est une “amie” de son village qui lui a proposé de partir pour l’Inde, avec des promesses d’argent et de bijoux. Arrivée là-bas, l’“amie” a disparu et Rita a été emmenée dans un bordel, sans comprendre ce qui lui arrivait. Elle a d’abord refusé de travailler mais a aussitôt été enfermée pendant une semaine avec juste assez de nourriture pour survivre.  “Maquille-toi et mets ces vêtements… Qui va te donner à manger si tu ne travailles pas?” Elle n’avait aucun moyen de s’échapper et a été obligée de se prostituer. Les clients étaient violents et la battaient. Elle a finalement été libérée par un raid de la police, et l’organisation Shakti Samuha l’a ramèné au Népal.»

Chabahil, quartier nord de Katmandou —avril 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

 

«Même chose pour Nilan, 21 ans. Lorsqu'elle avait 15 ans, une “amie” est arrivée chez elle avec de très beaux vêtements et des bijoux et lui a dit qu'elle pourrait en avoir autant si elle la suivait à l'étranger: “Je reviens d'Arabie Saoudite, tu verras, ce serait très bien pour toi.” Le voyage passe par Delhi, avec sept autres filles. Enfermées dans une chambre, elles attendent un faux passeport pour s'envoler vers le Kenya. Enfin, c'est ce que les trafiquants lui ont dit. Elle se retrouve en fait à Dubai. Elle devient femme de ménage pour une famille nombreuse, avec huit enfants. Forcée à travailler plus de vingt heures par jour, elle est mal nourrie et devient rapidement victime d'attouchements sexuels de la part des hommes de la famille. Suite à un viol, elle tombe enceinte et se fait renvoyer. On lui procure un emergency ticket, un billet d'avion gratuit pour se débarasser de ces femmes devenues encombrantes... Son patron la laisse à l'aéroport, non sans l'avoir violée une dernière fois. Mais, arrêtée par la police, elle passe trois mois en prison pour détention de faux passeport. Elle est ligotée, pieds et mains liés pendant sa grossesse. Une fois de retour au Népal, elle perd son enfant, mort-né. Elle a ensuite été recueillie dans un foyer. Un procès a eu lieu, mais le trafiquant a menacé sa famille si elle ne retirait pas sa plainte. Cette photo résume à elle seule plein de choses.»

TF

Chabahil, quartier nord de Katmandou —avril 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

«Même chose pour Nilan, 21 ans. Lorsqu’elle avait 15 ans, une “amie” est arrivée chez elle avec de très beaux vêtements et des bijoux et lui a dit qu’elle pourrait en avoir autant si elle la suivait à l’étranger: “Je reviens d’Arabie Saoudite, tu verras, ce serait très bien pour toi.” Le voyage passe par Delhi, avec sept autres filles. Enfermées dans une chambre, elles attendent un faux passeport pour s’envoler vers le Kenya. Enfin, c’est ce que les trafiquants lui ont dit. Elle se retrouve en fait à Dubai. Elle devient femme de ménage pour une famille nombreuse, avec huit enfants. Forcée à travailler plus de vingt heures par jour, elle est mal nourrie et devient rapidement victime d’attouchements sexuels de la part des hommes de la famille. Suite à un viol, elle tombe enceinte et se fait renvoyer. On lui procure un emergency ticket, un billet d’avion gratuit pour se débarasser de ces femmes devenues encombrantes… Son patron la laisse à l’aéroport, non sans l’avoir violée une dernière fois. Mais, arrêtée par la police, elle passe trois mois en prison pour détention de faux passeport. Elle est ligotée, pieds et mains liés pendant sa grossesse. Une fois de retour au Népal, elle perd son enfant, mort-né. Elle a ensuite été recueillie dans un foyer. Un procès a eu lieu, mais le trafiquant a menacé sa famille si elle ne retirait pas sa plainte. Cette photo résume à elle seule plein de choses.»

Bhairahawa, district de Sunauli —mai 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

 

«Leha de Ki Nepal (à gauche) suspecte cette femme qui voyage seule (à droite). Elle est confuse, se contredit, reste muette devant certaines questions. Les numéros de téléphones fournis ne répondent pas. Elle dit qu'elle va rejoindre un ami de l'autre côté de la frontière, mais n'est pas capable de l'appeler. Leha décide de l'emmener au commissariat de police pour pousser l'enquête. Elle pense qu'elle s'apprêtait à rejoindre un trafiquant. La jeune femme continue d'argumenter et tente de convaincre le policier qui surveille la cellule des détenus. L'homme derrière les barreaux, mis en garde à vue, porte un tee-shirt sur lequel il est écrit '“Je ne suis pas EN danger, je suis LE danger”.»

TF

Bhairahawa, district de Sunauli —mai 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

«Leha de Ki Nepal (à gauche) suspecte cette femme qui voyage seule (à droite). Elle est confuse, se contredit, reste muette devant certaines questions. Les numéros de téléphones fournis ne répondent pas. Elle dit qu’elle va rejoindre un ami de l’autre côté de la frontière, mais n’est pas capable de l’appeler. Leha décide de l’emmener au commissariat de police pour pousser l’enquête. Elle pense qu’elle s’apprêtait à rejoindre un trafiquant. La jeune femme continue d’argumenter et tente de convaincre le policier qui surveille la cellule des détenus. L’homme derrière les barreaux, mis en garde à vue, porte un tee-shirt sur lequel il est écrit ‘“Je ne suis pas EN danger, je suis LE danger”.»

Birgunj, district de Parsa —mai 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

 

«Cet homme se trouvait dans une calèche avec une jeune femme. La police l'a interrogé. Il a répondu qu'elle était sa femme et qu'ils retournaient chez eux à Dehli. Elle restait silencieuse. Il se contredit, hésite puis fini par avouer qu'il est déjà marié avec une femme à Dehli et qu'elle est sa seconde femme, avant de prétendre qu'il avait “invité cette jeune femme à danser pour un mariage”. Il a évidemment été mis en garde à vue. Il encourt quinze à vingt ans de prison, jour et nuit. Le système népalais compte en effet les nuits et les jours séparément. Cela réduit la durée de détention de moitié...»

TF

Birgunj, district de Parsa —mai 2017 | Lizzie Sadin pour le Prix Carmignac du Photojournalisme

«Cet homme se trouvait dans une calèche avec une jeune femme. La police l’a interrogé. Il a répondu qu’elle était sa femme et qu’ils retournaient chez eux à Dehli. Elle restait silencieuse. Il se contredit, hésite puis fini par avouer qu’il est déjà marié avec une femme à Dehli et qu’elle est sa seconde femme, avant de prétendre qu’il avait “invité cette jeune femme à danser pour un mariage”. Il a évidemment été mis en garde à vue. Il encourt quinze à vingt ans de prison, jour et nuit. Le système népalais compte en effet les nuits et les jours séparément. Cela réduit la durée de détention de moitié…»

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