Après un tragique acci­dent de voiture, il reçoit une greffe du visage histo­rique


Robert Chelsea a eu un accident de voiture causé par un chauffeur ivre. Il a été complètement défiguré. La première fois qu’on lui a proposé une greffe du visage, il a refusé et pour cause, le donneur était blanc. Puis un autre donneur, un afro-africain lui a été offert. Il est le 15e aux États-Unis à recevoir un greffe facial, mais le premier afro-américain à recevoir une transplantation complète du visage et aussi le plus vieux.
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Après un tragique acci­dent de voiture, il reçoit une greffe du visage histo­rique


Crédits : Time Maga­zine

par  Adrien Gingold

Il y a six ans, Robert Chel­sea a été complè­te­ment défi­guré et brûlé au troi­sième degré sur plus de la moitié de son corps suite à un tragique acci­dent de voiture. Cette semaine, il est retourné chez lui suite à une trans­plan­ta­tion faciale complète histo­rique, relate le maga­zine Time.

Après avoir eu des ennuis méca­niques avec sa voiture, Robert Chel­sea s’était garé en bordure de cette route de Los Angeles. Il a alors été violem­ment percuté par un chauf­fard ivre, puis brûlé par la voiture en feu. Ce n’est qu’en 2018 qu’on a proposé une trans­plan­ta­tion faciale à Robert Chel­sea, qui a décliné l’offre : il est afro-améri­cain, et on lui propo­sait la peau d’un donneur blanc.

Un an plus tard, les méde­cins ont enfin trouvé une méla­nine corres­pon­dant à celle de l’ac­ci­denté. Et en juillet dernier, Robert Chel­sea est ainsi devenu le premier patient noir à rece­voir une greffe faciale complète – mais aussi le plus vieux, à 68 ans. Selon l’éta­blis­se­ment, un autre patient noir avait reçu, en 2007, à Paris, une greffe partielle du visage.

Sa greffe aura néces­sité en tout une tren­taine d’opé­ra­tions, 16 heures et le travail de 45 méde­cins, infir­mières, anes­thé­sistes et cher­cheurs.

Après une longue conva­les­cence, Robert Chel­sea, très ému et éprouvé, a enfin pu rentrer chez lui :

« Que Dieu bénisse le donneur et sa famille qui ont choisi de faire don de ce précieux cadeau et de me donner une seconde chance. Les mots ne peuvent décrire comment je me sens. Je suis submergé de grati­tude. »

Robert Chel­sea espère que son expé­rience fera réflé­chir sur le don d’or­ganes, et notam­ment au sein de la commu­nauté afro-améri­caine. Robert Chel­sea est devenu le quin­zième patient à rece­voir une trans­plan­ta­tion faciale aux États-Unis.

Source : Time

https://www.ulyces.co/

Le receveur d’une greffe du visage se porte bien


Ce n’est pas la première fois qu’une transplantation de visage. Une quarantaine a été effectué dans le monde.  Au Québec, c’est la première fois mais aussi M. Desjardins est le plus vieux au monde à recevoir ce genre de greffe. Avec ce visage, il a pu retrouver des dents, lèvres, l’odorat, et respirer sans trachéotomie.
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Le receveur d’une greffe du visage se porte bien

 

Graham HughesGraham Hughes / La Presse Canadienne

 

Par Sidhartha Banerjee, La Presse canadienne

MONTRÉAL — Sept ans et demi après avoir été gravement défiguré dans un accident de chasse, le sexagénaire qui a reçu une greffe du visage il y a quatre mois se porte bien, a précisé mercredi l’équipe médicale montréalaise qui a réalisé l’exploit.

Dans ce que les médecins qualifient de «première canadienne», des chirurgiens de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont ont réussi à greffer un nouveau visage à Maurice Desjardins, âgé de 64 ans. L’opération, qui a duré 30 heures, a été pratiquée en mai dernier. Cette opération avait déjà été pratiquée une quarantaine de fois dans le monde depuis 2005, mais selon l’équipe montréalaise, dirigée par le chirurgien plasticien Daniel Borsuk, M. Desjardins serait le plus vieux receveur d’une telle greffe du visage.

Le docteur Borsuk, qui enseigne aussi à l’Université de Montréal, a indiqué que la délicate opération avait été le résultat d’années de travail concerté et méticuleux de l’équipe, et aussi «du courage et de la coopération incroyables» du patient et de sa famille. Mais pour M. Desjardins, il n’y avait pas d’autre option, soutient le chirurgien.

«Imaginez: vous souffrez chez vous en silence pendant des années et vous ne sortez pas aussi souvent que vous le voudriez, vous dormez dans une pièce à part, à cause du son de la trachéotomie (ouverture dans la trachée): vous menez une existence très difficile», a expliqué le chirurgien. «Et puis, du jour au lendemain, vous avez droit à une deuxième chance.»

Pouvoir sortir sans gêne

Un accident de chasse en 2011 avait laissé M. Desjardins sans mâchoire, sans nez et sans dents. Il vivait constamment dans la douleur et l’isolement, même après cinq chirurgies reconstructives. En s’adressant au docteur Borsuk à Montréal, il espérait pouvoir respirer normalement, parler correctement, et retrouver un nez, des lèvres, des mâchoires et des dents. Le docteur Borsuk a ajouté mercredi que M. Desjardins voulait aussi pouvoir sortir sans gêne avec sa petite-fille.

Le patient a été soigneusement suivi pendant des années avant l’intervention.

«Nous voulions nous assurer qu’il était en bonne santé», indique le docteur Borsuk. «Ses besoins étaient réels, il n’y avait pas d’autre option pour lui, il n’y avait aucune autre possibilité qu’il retrouve une vie normale.»

L’hôpital Maisonneuve-Rosemont offre la seule équipe multidisciplinaire au Québec pour la chirurgie cranio-maxillo-faciale adulte. Le chirurgien a précisé que l’équipe d’experts comprenait aussi un psychologue, qui a évalué les capacités mentales de M. Desjardins au fil des ans.

«Il est si fort mentalement que même avec tout ce qui a été fait, il a déjà commencé à (accepter) son nouveau visage», a soutenu M. Borsuk. «Nous comptions là-dessus.»

Le chirurgien a décrit la procédure comme «une combinaison de science, de technologie, d’ingénierie et d’art», qui a nécessité des années de planification et de formation à la morgue de l’hôpital, afin de minimiser les risques et maximiser les résultats.

L’opération a nécessité l’expertise de neuf chirurgiens, de multiples spécialistes et la collaboration de plus de 100 professionnels, dont des médecins, des infirmières et de nombreux autres membres du personnel.

Après sept ans et demi de calvaire, 30 heures sur la table d’opération et une semaine aux soins intensifs, M. Desjardins, en découvrant son nouveau visage dans un miroir, a levé le pouce et a serré son chirurgien dans ses bras.

Pas n’importe quel donneur

Transplant Québec, l’organisme responsable des dons d’organes, a souligné la générosité de la famille du donneur non identifié, qui a autorisé le prélèvement. Le docteur Borsuk a précisé que contrairement à des organes internes, le visage ne pouvait provenir de n’importe quel donneur: il devait avoir la même couleur de peau, la même taille, la même structure osseuse, et jusqu’à la même couleur de cheveux.

Louis Beaulieu, de Transplant Québec, a déclaré qu’une fois le donneur identifié, un consentement spécial avait été obtenu pour la procédure de transplantation faciale, ce qui a été fait de façon éthique et respectueuse, puisque la famille du donneur était bien sûr endeuillée.

Ni M. Desjardins ni sa femme n’étaient présents mercredi à la conférence de presse, mais quatre mois après l’opération, le docteur Borsuk a indiqué que le patient se remettait bien et pouvait respirer sans trachéotomie, mastiquer avec ses nouvelles mâchoires, sentir et parler correctement.

La convalescence et la réadaptation prendront encore au moins un an, car M. Desjardins doit réapprendre des gestes quotidiens comme manger, boire et même sourire. Il prendra aussi pour le reste de sa vie des médicaments immunosuppresseurs, pour éviter le rejet du nouvel organe.

Quant aux enjeux éthiques d’une transplantation de visage d’un autre être humain, M. Borsuk ne considère pas que cette greffe diffère d’une autre. Car sous le visage transplanté il y a quatre mois, on retrouve le même Maurice Desjardins, a-t-il rappelé aux journalistes mercredi.

«À l’époque de nos grands-parents, c’est le nom qui signifiait quelque chose. Aujourd’hui, les gens veulent voir votre visage.»

http://journalmetro.com/

Elle rencontre l’homme qui a reçu le visage de son mari


2 suicides, un qui réussit son geste de nom retour laissant une femme enceinte de 8 mois, et l’autre, il a manqué son coup et c’est défiguré complètement le visage. Grâce à la veuve, l’homme a eu droit a une seconde chance pour reprendre goût à la vie
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Elle rencontre l’homme qui a reçu le visage de son mari

 

Un « incroyable cadeau ».

Défiguré par une tentative de suicide en 2006, Andy Sandness a bénéficié d’une greffe du visage il y a un an et demi. Une opération spectaculaire qui a duré 56 heures, dont nous vous parlions ici. Grâce à l’équipe de la Mayo Clinic de Rochester (Minnesota), Andy, 31 ans, a aujourd’hui retrouvé une vie normale, et il y a quelques jours, il a rencontré la femme qui a rendu cette transformation possible.

Après le suicide de son mari Rudy en 2016, Lilly Ross, enceinte de huit mois, a fait don de ses organes. C’est le visage de Rudy qu’Andy a reçu.

« Je suis terrifiée mais aussi excitée », confie la jeune femme avant la fameuse rencontre.

Très ému, Andy a pris Lilly dans ses bras et l’a longuement remerciée.

« C’est un incroyable cadeau, je ne pourrai jamais lui dire assez merci. » 

http://www.7sur7.be/

Cinq ans après avoir reçu un nouveau visage, il se confie


Il y a quelques années cela aurait été impossible d’imaginer qu’une greffe d’un visage complet soit possible. Heureusement pour cet homme qui a pu recevoir une greffe pour reprendre une vie presque normale
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Cinq ans après avoir reçu un nouveau visage, il se confie

 

Cinq ans après avoir reçu un nouveau visage, il se confie

Mitchell Hunter après sa greffe (à gauche) et avant (à droite).Captures d’écran YouTube

Un Américain qui a reçu une greffe complète du visage après un terrible accident s’est confié à une chaîne de télé américaine, cinq ans après, racontant comment cette opération a changé sa vie pour le mieux.

Mitchell Hunter avait été gravement brûlé au visage et avait perdu sa jambe dans un accident de la route en 2001, a rapporté la chaîne WISH-TV. L’homme dont le véhicule avait frappé un poteau électrique a reçu une décharge de plus de 10 000 volts pendant plusieurs minutes.

 

Dès lors, cet ancien officier de l’armée américaine a passé plusieurs années à vivre avec un visage déformé.

«Imaginez marcher dans une salle et tomber, et que tout le monde s’en rende compte. C’est comme ça que c’était à chaque fois que j’entrais dans une salle en raison de l’apparence de mon visage», a raconté ce père de 35 ans à la chaîne locale de l’Indiana.

En 2011, il a toutefois eu la chance d’être l’un des premiers patients au monde à recevoir un visage entier d’un donneur.

L’opération a duré 14 heures durant lesquelles on lui a greffé de nouvelles paupières, un nez, des nerfs et muscles faciaux, selon le site Medical Daily.

Les procédures chirurgicales ont visiblement été couronnées d’un grand succès. L’homme dit pouvoir maintenant percevoir tous les types de sensations sur son visage.

Mais c’est surtout la différence dans le regard des étrangers qui a changé sa vie.

«C’est beaucoup plus facile de se montrer en public, je vous le dis», s’est-il réjoui, en entrevue avec WISH-TV.

«Je me sens tout aussi en santé que lorsque j’avais 21 ans», avant l’accident, a-t-il affirmé.

http://fr.canoe.ca/

Une greffe totale de visage présentée comme la plus complète jamais réalisée


Une transplantation totale du visage pour un pompier qui avait perdu son visage lors d’un feu. En fait, son visage n’avait plus rien d’humain et aujourd’hui, c’est succès. Il ne restera qu’a peaufiner les yeux et la bouche
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Une greffe totale de visage présentée comme la plus complète jamais réalisée

 

 

Greffe de visage de Patrick Hardison, la plus complète jamais réalisée à ce jour. ©NYU Langone / AFP

Greffe de visage de Patrick Hardison, la plus complète jamais réalisée à ce jour. ©NYU Langone / AFP

Une équipe de chirurgiens new yorkais a annoncé avoir réalisé une greffe totale de visage sur Patrick Hardison, un ancien pompier volontaire dont le visage avait été entièrement brûlé.

CHIRURGIE. Une équipe du centre de recherche médicale NYU Langone de New York a réalisé une greffe totale du visage présentée comme la plus complète à ce jour. En plus de la face, les chirurgiens ont en effet réalisé une greffe du cuir chevelu, des oreilles et des conduits auditifs sur Patrick Hardison, un ancien pompier volontaire de 41 ans. Il ne s’agit pas de la première greffe totale du visage, mais le professeur Eduardo Rodriguez, qui a dirigé l’opération mi-août 2015, a assuré que plusieurs éléments constituaient une avancée sur le plan médical.

Aucune cicatrice ou irrégularité sur le visage

C’est notamment la première fois que le résultat ne présente aucune cicatrice ou irrégularité sur le visage même (les cicatrices sont sur le cou et sur le crâne), a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. Un résultat obtenu grâce à un travail préparatoire qui a consisté à retirer une quantité importante de tissus du greffé avant de lui implanter le nouveau visage, selon M. Rodriguez. Patrick Hardison a reçu le visage d’un jeune homme de 26 ans, qui était en état de mort cérébrale après un accident de vélo à Brooklyn en juillet. L’équipe a également transplanté des fragments osseux et posé des plaques et des vis pour donner à l’ensemble un aspect symétrique et régulier. La greffe des oreilles et des canaux auditifs a aussi été présentée comme une première.

Le chirurgien a souligné que des progrès avaient été faits à cette occasion pour mieux gérer la réaction immunitaire de l’organisme. Patrick Hardison devra néanmoins prendre des médicaments immuno-suppresseurs durant le reste de sa vie. C’est lors d’une intervention dans un bâtiment en feu dans le Mississippi (sud) en septembre 2001 que ce pompier volontaire avait été brûlé au visage, au cou et au torse. Il avait perdu ses oreilles, ses lèvres, l’essentiel de son nez, ses cheveux et ses paupières. Des images de Patrick Hardison prises trois mois après l’intervention réalisée fin août 2015 donnent l’impression d’un visage sans cicatrice apparente, sans marque évidente, seuls les yeux et les paupières présentant un aspect tuméfié. Les images montrent également que ses cheveux et sa barbe poussent désormais de façon normale.

Plus de 150 personnes ont été mobilisées durant plus d’un an pour préparer cette intervention de 36 heures, a indiqué NYU Langone. 

Il est désormais en état de manger « normalement » et son élocution, encore difficile, « va s’améliorer de manière très importante » dans les mois à venir, a affirmé M. Rodriguez. « Il vient de manger un kebab », a-t-il expliqué en souriant au sujet de son patient, qui n’était pas présent lors de la conférence de presse.

Nouvelle opération dans les prochains mois

Patrick Hardison aux côtés du docteur Eduardo Rodriguez.... (PHOTO REUTERS)

Patrick Hardison aux côtés du docteur Eduardo Rodriguez.

Le coût de la greffe, estimé entre 850.000 et un million de dollars, a été pris en charge par une bourse spéciale de NYU Langone, a précisé M. Rodriguez. Le chirurgien avait indiqué à Patrick Hardison et sa famille que l’intervention présentait une probabilité de succès de 50 %, même si l’équipe tablait plutôt sur 90 %, a-t-il expliqué.

Patrick Hardison sera de nouveau opéré en janvier ou février prochain pour ajuster les tissus autour des yeux et de la bouche, a annoncé M. Rodriguez. Le chirurgien a précisé que les techniques de transplantation étaient aujourd’hui suffisamment avancées pour commencer à opérer des blessés de guerre.

La toute première greffe du visage a été réalisée novembre 2005 en France, par l’équipe du professeur Bernard Devauchelle du centre hospitalier français d’Amiens (Somme, nord). Il s’agissait d’une greffe partielle (nez-lèvres-menton), dont avait bénéficié Isabelle Dinoire, 38 ans, défigurée par son chien. La première greffe totale du visage, avec les paupières et tout le système lacrymal, a été réalisée fin juin 2010 en France, à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne) par le professeur Laurent Lantieri. En 2012, Eduardo Rodriguez avait déjà réalisé avec succès à Baltimore une greffe intégrale du visage sur Richard Norris, un Américain de Virginie (sud) victime d’un accident de chasse en 1997.

http://www.sciencesetavenir.fr/