Le Saviez-Vous ► La France a envoyé le premier chat dans l’espace, et tout le monde l’a oublié


Tout le monde connaît le chien Laïka ce premier être vivant mis en orbite autour de la Terre. Il est mort en orbite dans la fusée Spoutnik 2. Alors que le premier félin était Félicette, une chatte qui a effectué un vol spatial et revenue vivante de cette expérience. Ce qui aide a accepter ce genre d’expérience, est qu’elle ne semblait pas être affectée, elle était en bonne santé et calme
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La France a envoyé le premier chat dans l’espace, et tout le monde l’a oublié

 

 

Ina.fr

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Repéré par Jean-Laurent Cassely

Repéré sur Gizmodo

L’histoire passionnante de Félicette.

 

C’est un épisode relativement peu connu de l’histoire de la conquête spatiale sur laquelle revient le site Gizmodo. Et il a des allures de séquence sortie d’un OSS 117. Ses protagonistes: la chatte Félicette et la fusée Véronique, lancées depuis la base de Colomb Bacar à Hammaguir dans le Sahara algérien le 18 octobre 1963 par l’armée française.

L’objectif du Centre d’études et de recherches de médecine aérospatiale (Cerma) était d’étudier le comportement de l’animal durant la dizaine de minutes dont cinq en absence de gravité, qu’il aura passées en vol.

Un documentaire archivé par l’INA a immortalisé les conditions dans lesquelles les chercheurs avaient sélectionné Félicette. La chatte faisait partie d’un groupe de quatorze, qui pendant plusieurs mois ont été entraînées et testées: une à deux heures enfermées dans une boîte chaque jour dans une cabine qui simulait les bruits de la fusée, et même des séances traumatisantes de centrifugeuse, le tout avec des électrodes plantées dans le crâne. Six chattes furent présélectionnées la veille du vol, choisies pour leur calme pendant les épreuves et, le jour J, Félicette devint l’élue.

Cet oubli relatif dans lequel l’astrochatte est tombée pourrait s’expliquer selon l’historien de la conquête spatiale Robert Pearlman, interrogé par Gizmodo, par l’absence d’une suite glorieuse aux tentatives françaises de se faire une place dans la course entre Soviétiques et Américains. L’histoire de Félicette «ne mène pas à une histoire plus large», à l’inverse de la célébrissime chienne Laika, qui sera la première à voyager dans l’espace en 1957 à l’initiative de l’Union soviétique. Bien que dix Français –dont, tout récemment, Thomas Pesquet– aient voyagé dans l’espace, leurs missions se sont déroulées dans le cadre de coopérations internationales, à l’inverse des premières missions américaines ou soviétiques.

Héros sans nom

 

Selon le site de Patrick Roberts, qui écrit sur les chats célèbres, les chattes sélectionnées par le Cerma pour partir dans l’espace n’étaient pas nommées, afin d’éviter que le personnel ne s’y attache. Félicette aurait été baptisée après coup, peut-être par la presse, lors de son retour triomphal à Paris. Une légende veut qu’elle ait remplacée au pied levé Félix, un chat de gouttière qui s’était échappé juste avant le lancement de la fusée, mais il s’agit selon l’historien d’un mythe.

Après le vol de Félicette, une carte postale fut envoyée aux participants avec la mention:

«Merci pour votre participation à mon succès du 18 octobre 1963».

Source: site du CNES

Le 24 octobre de la même année, un autre chat lancé par l’armée aura moins de chance: la fusée s’écrasa avec son occupant, laissant à Félicette le titre de première, mais aussi d’unique félin à avoir effectué un vol spatial et à en être revenu vivant.

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► Poux + bactéries = typhus, une maladie terrible


Le typhus est une maladie qui a beaucoup de morts à son actif. Il s’est fait connaitre dans le passé par les guerres, les camps de réfugiés, les catastrophes naturelles ainsi que dans les prisons surpeuplées. Il a réussi a décimés des peuples, des autochtones. Aujourd’hui, on entend moins parler, mais il est toujours possible de le rencontrer
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Poux + bactéries = typhus, une maladie terrible

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

En 1577 ont eu lieu des procès à Oxford en Angleterre qui reçurent le triste nom d’assises noires et qui entrèrent ainsi dans l’histoire. En réalité, les plaidoiries comme telles n’avaient rien d’extraordinaire si ce n’est le fait que les accusés souffraient de la fièvre des geôles et ont contaminé les magistrats ainsi que le public présent au tribunal. C’est plus de 300 personnes qui furent infectées, dont Sir Robert Bell, chancelier de l’Échiquier (ministre du gouvernement britannique chargé des finances et du trésor ainsi que du trésor de Sa Majesté), le shérif et le sergent assigné à la cause. Qui plus est, l’épidémie qui a suivi provoqua le décès de près de 10% de la population anglaise.

Le typhus était à ce point répandu dans les prisons qu’un emprisonnement jusqu’à la prochaine session du tribunal équivalait bien souvent à une sentence de mort. Cette fièvre mortelle pouvait toucher jusqu’à 25% des prisonniers.

De l’Antiquité jusqu’à nos jours

Plusieurs médecins et historiens ont affirmé que les épidémies en 430 av. J.-C. survenues durant la guerre du Péloponnèse, et celles des pestes parues en 429 av. J.-C. et 427 av. J.-C. étaient en réalité les manifestations du typhus. Périclès et ses deux fils aînés y ont succombé.

Les épidémies suivent le cours des guerres : Première révolution anglaise, guerre de Trente Ans, etc. Durant les guerres napoléoniennes, plus de soldats sont morts du typhus que sous les balles des ennemis.

Portrait de Girolamo Fracastoro

Ce n’est que vers les années 1083 que les premières descriptions furent consignées dans un couvent à proximité de Salerne en Italie. Près de 500 ans plus tard, le célèbre médecin florentin Girolamo Fracastoro en fit une description assez fidèle dans son traité De Contagione et Contagiosis Morbis. Lors du siège espagnol de la ville de Grenade en 1489, une chronique médicale fait mention d’une fièvre accompagnée de taches rouges sur le thorax, les bras et le dos, suivie successivement de délire et de la gangrène. Durant cette guerre, les Espagnols ont perdu 3000 hommes au combat et 17 000 autres qui ont péri du typhus ! On estime que durant la Première Guerre mondiale, le typhus a tué plus de 3 millions de personnes en Russie. La Deuxième Grande Guerre n’a pas non plus été épargnée et les camps de concentration furent des endroits de prédilection pour les poux et pour la transmission du typhus. La célèbre Anne Frank et sa sœur Margot en furent victimes.

Les épidémies suivent le cours des guerres : Première révolution anglaise, guerre de Trente Ans, etc. Durant les guerres napoléoniennes, plus de soldats sont morts du typhus que sous les balles des ennemis.

La fosse de Vilnius

À l’automne 2001, des ouvriers s’affairant à la construction d’un nouveau quartier découvrent à Vilnius en Lituanie, une fosse commune contenant les corps de près d’un millier de soldats. Les Lituaniens croient d’abord qu’il s’agissait des victimes de la répression stalinienne, mais réalisent très vite qu’il s’agit plutôt des soldats de la Grande Armée de Napoléon morts en décembre 1812. Il faut se rappeler que plus de 40 000 membres de cette illustre armée avaient péri lors de la défaite de Napoléon en Russie. Des recherches effectuées conjointement par des équipes françaises du CNRS et des chercheurs lituaniens dans ce charnier ont porté sur l’analyse des sols, les restes des tissus et des dents. Il fut alors démontré scientifiquement que plus de 30% de ces soldats avaient souffert et, pour la majorité, sont morts d’infections transmises par des poux. Celles-ci ont joué un rôle important dans la défaite de l’armée française. Les infections transmises ainsi furent identifiées comme étant la fièvre des poux (Bornelia recurrentis), la fièvre des tranchées (Bartonnella quintana) et le typhus (Rickettsia prowazekii). Cette découverte a pu être effectuée grâce à une nouvelle technique qui permet de déceler dans la pulpe des dents la présence d’ADN de ces microorganismes.

Le typhus au Canada

Le typhus serait apparu pour la première fois au Canada en 1659. En 1685, 20 personnes en moururent sur les 300 atteintes. Il aurait fait partie des neuf épidémies à Québec entre 1740 et 1759. Dans une tentative de reprendre Port-Royal, l’armée française envoya 3 150 soldats. Malheureusement pour elle, 2 400 de ceux-ci décédèrent du typhus. Le typhus tua aussi plus du tiers des Micmacs de cette région et Halifax fut littéralement décimée par le typhus qui emporta alors plus de 80% de sa population.

L’année 1847 marqua au pays de tristes records sur le plan de la mortalité due au typhus. On y recensa 9293 décès d’immigrants durant une traversée de l’Atlantique en provenance des îles britanniques et 10 037 autres répartis à Grosse-Isle, une station de quarantaines dans le Saint-Laurent, ainsi que dans les hôpitaux de Montréal, Québec, Kingston et Toronto. Le gouvernement canadien dut adresser une requête à l’Angleterre afin qu’on n’envoie plus de tels immigrants malades au Canada.

La science à la rescousse

On doit à Charles Nicolle d’avoir découvert dès 1909 que les poux étaient les vecteurs du typhus épidémique ce qui lui valut le prix Nobel de médecine et de physiologie en 1928. Nicolle a aussi pu développer un vaccin, mais qui n’était pas utilisable à grande échelle en raison surtout des difficultés de production. En 1910, un bactériologiste et pathologiste américain, Howard Taylor Ricketts, fut demandé au Mexique pour étudier une épidémie de typhus, appelé là-bas : tabardillo. Quelques jours après avoir identifié la bactérie responsable, Rickets décéda, infecté par le typhus. D’ailleurs un autre bactériologiste, l’Autrichien Stanislaus von Prowazek mourut aussi infecté après avoir découvert que la bactérie était responsable de l’épidémie de typhus en Serbie en 1913.

Un autre chercheur du nom de Henrique da Rocha Lima prouva finalement en 1916 que la bactérie qu’il nomma Rickettsia prawazekii , en l’honneur de Ricketts et Prowazek, était l’agent responsable de la maladie.

Rudolph Weigi


Quant aux vaccins, après celui de Nicolle en 1909 qui fut peu utile, Rudolph Weigl mit au point une méthode pratique et efficace de fabrication du vaccin, à partir du broyat des intestins des poux infectés. Il représentait cependant de nombreux dangers, car il pouvait facilement infecter ceux qui étaient chargés de le préparer. Grand savant, Weigl fut aussi un humaniste fort actif durant la Deuxième Guerre mondiale, cachant des juifs dans son institut de recherche et donnant en catimini des doses de ses vaccins dans des camps de concentration pour sauver des milliers de prisonniers du typhus. En 2003, l’État d’Israël l’honora en lui remettant à titre posthume la médaille du Juste parmi les nations. En 1938, le bactériologiste américain Herald R. Cox élabora une méthode plus sure et efficace de production du vaccin en utilisant des œufs embryonnés.

Un autre angle pour prévenir le typhus était le contrôle des poux. Le chimiste Othmar Zelder fut le premier à produire le DDT, ignorant qu’il s’agissait là d’un puissant insecticide en 1874. Ce n’est qu’en 1939 que Paul Herman Müller, travaillant chez Geigy, découvrit les vertus pesticides du DDT, il en reçut le prix Nobel en 1948. La compagnie fit part de cette découverte aux soldats tant du côté des alliés que chez les Allemands. Ces derniers toutefois demeurèrent plutôt indifférents à cette découverte qui aurait pu sauver des centaines de milliers de vies tant dans les camps de concentration que parmi les militaires.

Le typhus aujourd’hui

La vaccination, les antibiotiques et les pesticides ont diminué grandement la propagation du typhus de nos jours. Mais le typhus constitue toujours une menace et resurgit dès que les conditions le lui permettent : guerres, catastrophes naturelles, prisons surpeuplées, camps de réfugiés, etc. La guerre contre les microorganismes n’est, elle, jamais totalement gagnée.

http://quebec.huffingtonpost.ca/j

Le Saviez-Vous ► L’histoire des montgolfières en 20 cartes d’époque


Les balbutiements de la navigation ne s’sont pas passés sans heurt. Les montgolfières ont connu des échecs et des réussites
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L’histoire des montgolfières en 20 cartes d’époque

 

 

Les frères Montgolfier (1784)

Cette séries de cartes à collectionner à été publiée entre 1890 et 1900 par la compagnie Romanet.

Elles présentent les événements qui ont marqué le développement des ballons, des montgolfières et autres aérostats dans les années précédentes.

Comme vous pouvez le voir sur la fin, en plus des inventions et des premières, les nombreux accidents avaient bien marqué les esprits.

1re expérience aerostatique a Annonay (1783)

Charles lance à Paris le premier aérostat (1783)

Premier voyage aérien Pilâtre de Rozier et d’Arlandes (1783)

Premier voyage aérien par Charles et Robert (1783)

1er essai de direction de ballons, Guyton de Morveau (1784)

Traversée en balon du Pas-de-Calais par Blanchard et Jefferies (1785)

Mort de Pilâtre de Rozier et de Romain (1785)

Transport de l’Entreprenant de Mabeuge à Charleroi (1794)

L’Entreprenant, ballon monté par Coutelle, bataille de Fleurus (1794)

Le Commandant Coutelle au siège de Mayence (1795)

Les utopies de la navigation aérienne au siècle dernier

Sébastien Lenormand fait la 1re expérience du parachute, Montpellier (1783)

Descente de Jacques Garnerin en parachute (1797)

Gay-Lussac et Biot a 4,000 mètres de Hauteur (1804)

Le Ballon du couronnement de Napoléon (1804)

Mort de Mme. Blanchard (1819)

Zambeccari et ses deux compagnons dans L’Adriatique (1804)

Mort de Harris (1824)

Arban est recueilli par des pècheurs Italiens (1846)

http://www.laboiteverte.fr/

Le Saviez-Vous ► Vivre en Égypte à l’époque des pyramides


L’Égypte ancienne fait toujours des adeptes pour son histoire, l’héritage de ce vieux pays qui a laissé des traces malgré les millénaires que se sont écoulés. Un papyrus découvert en 2011 qui laisse des indices sur la façon qu’on vécut les travailleurs lors de la construction de la pyramide Chéops.
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Vivre en Égypte à l’époque des pyramides


(Source)

Les plus anciens papyrus de l’Égypte ancienne, datant de l’époque du pharaon Chéops, qui a fait construire la Grande Pyramide. Intéressons-nous à ces documents uniques et à travers eux brièvement à la vie en Égypte à cette époque!

Les papyrus et leur découverte:


Photo:
©Pierre Tallet

L’égyptologue français Pierre Tallet, de l’Université Paris-Sorbonne, a suivi les notes d’un voyageur britannique du XIXe siècle et celles de deux pilotes d’avion des années 1950 afin d’arriver sur le site de Ouadi el-Jarf, près de la Mer Rouge. Lors des premières fouilles en 2011, il y a découvert une trentaine de grottes scellées dans les falaises, réalisant en cours de fouilles qu’il s’agissait d’anciens entrepôts d’un port aujourd’hui disparu. Ces installations dataient de 4600 ans, soit de l’époque de l’Ancien Empire!


(Source)

En 2013, coup de théâtre! Lui et son équipe ont mis au jour quelque chose de rare pour cette époque de l’Égypte ancienne: des papyrus en relativement bon état de conservation. Jetés arbitrairement jadis, il s’agissait de documents de comptabilité datant essentiellement de la Ve dynastie (2498-2345 av. J.-C.), dont certains mentionnaient le chantier de construction de la pyramide Chéops. 


Photo:
©Amr Nabil

Non seulement certains de ces documents racontent-ils le travail dans les carrières de calcaire destiné à la Grande Pyramide, mais ils sont pour le moment les plus anciens documents écrits sur papyrus jamais découverts! Parmi ces précieux documents figure le journal de bord d’un inspecteur de l’État pharaonique du nom de Merer, qui décrit les travaux de chaque jour. 


Photo:
©Amr Nabil

Ces précieux documents, en cours d’étude et de déchiffrement, sont exceptionnellement exposés pour deux semaines au musée du Caire.

Vivre à l’époque de Chéops:


Photo:
Seule statuette connue de Chéops

L’époque de celle des bâtisseurs des pyramides s’est étendue de 2686 à 2345 av. J.-C. environ. D’un monde agricole et minier, l’Égypte se transforma alors en un royaume placé sous le signe des constructions, des essais, des erreurs et des innovations. Une vingtaine de pharaons convertirent de simples paysans en des tailleurs de pierre et des constructeurs de machine d’éternité pour leurs souverains, soit les pyramides. 


Photo: Vue du village des travailleurs du plateau de Gizeh ©Evelyne Ferron

À cette époque, l’Égypte était parvenue à développer un bon système administratif régenté par le pharaon et son vizir, basés dans la capitale qu’était Memphis. Le pays fut divisé en zones administrative appelées des nomes et gérées par des nomarques, soit des fonctionnaires chargés de faire le lien entre l’État et leur région.


Photo:
Statue d’un nomarque de la 6ème dynastie, MET

L’économie reposait sur l’extraction de l’or, associé aux dieux, mais aussi et surtout à l’agriculture favorisée par les crues annuelles du Nil. C’est à l’époque des pyramides que furent développées de meilleures techniques d’irrigation qui permirent, par le biais de canaux, de détourner l’eau du fleuve vers l’intérieur des terres afin d’aller chercher le maximum d’espaces cultivables dans une région autrement désertique.


(Source)

Si l’État avait besoin de paysans pour faire fonctionner l’économie agricole et dégager des surplus de céréales pouvant être échangés contre d’autres produits comme le bois par le biais des routes caravanières, il mobilisa à cette époque une importante force de travail pour les chantiers de construction des pyramides et des temples funéraires de pharaons comme Snéfrou, Chéops ou Céphren. Les ouvriers logeaient sur le site et étaient rémunérés entre autres en vêtements, en nourriture et en bière, qui calorique, désaltérait et nourrissait les travailleurs pendant la journée.


Photo: Le revêtement calcaire mentionné dans les papyrus découverts en 2013. Il en reste un petit morceau sur le sommet de la pyramide de Céphren. ©Evelyne Ferron

La pyramide de Chéops prit environ vingt ans à construire et a nécessité le déplacement estimé de 100 000 blocs de pierre par jour. Les plus imposants ont pu peser jusqu’à 16 tonnes! Les papyrus récemment découverts nous ouvrent une petite fenêtre sur la gestion du travail quotidien dans les carrières de pierres, qui n’étaient pas situées près du chantier de construction même.

La suite de leur étude nous permettra de mieux comprendre comment le travail des ouvriers était organisé et supervisé afin d’arriver au résultat qui impressionne encore autant aujourd’hui!

Evenlyne Ferron, s^pécialiste en histoire ancienne

 

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Le Saviez-Vous ►Vie et Mort des Gladiateurs Romains


Le statut de gladiateur n’a pas toujours été des esclaves et des criminels. Plus la popularité de « sport » était populaire, des hommes libres ont choisi de s’inscrire, et même à une époque des femmes ont combattu dans l’arène
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Vie et Mort des Gladiateurs Romains

(Source)

Ils étaient les grandes vedettes des arènes dans le monde romain antique et le sont encore aujourd’hui au grand et petit écran. Des corps figés de Pompéi à un cimetière de Turquie, les découvertes archéologiques nous aident, en plus des sources antiques, à mieux comprendre leur réalité. Que savons-nous sur la vie et la mort des gladiateurs romains? Voici quelques brèves pistes…

1- D’où venaient-ils?


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Source)

Le nom gladiateur vient du latin « gladiatores », qui était un lien direct avec une arme utilisée par eux et les légionnaires romains, soit le gladius, une courte épée. Les premiers combats en arène avec des armes remontent peut-être aux ancêtres des Romains, les Étrusques, mais ce sont véritablement les Romains qui en ont fait des spectacles organisés, au départ dans le cadre de funérailles d’hommes de la noblesse, et ces derniers devinrent graduellement de véritables spectacles à sensations fortes.


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Source)

Les origines de ces combattants étaient aussi variées que l’Empire romain était vaste! Avant le 1er siècle de notre ère, ils étaient des esclaves venant des territoires conquis par les armées romaines, certains d’entre eux étant punis par la gladiature car jugés pour des crimes. Ces combats d’hommes forts devinrent toutefois si populaires que des hommes libres choisirent de leur propre gré de devenir des gladiateurs dans l’espoir d’obtenir gloire et… argent!

2- Catégories et écoles:


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Source)

Qu’ils aient été esclaves ou anciens soldats à la recherche d’un métier à la hauteur de leurs talents, les gladiateurs étaient entraînés dans des écoles et classés en catégories bien précises. En effet, ces combats étaient devenus si populaires auprès des populations citadines d’Italie qu’à l’époque de l’ouverture du Colisée de Rome (80 de notre ère), la gladiature était désormais considérée comme un sport et non plus un simple combat à mort de criminels. 


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Source)

Ils étaient par conséquent classés selon leur expérience et surtout leur type d’armement de combat: avec épée et bouclier, à bord de chars, avec deux épées en même temps ou avec un filet et un trident. Certaines femmes ont aussi pris part à des combats jusqu’à leur bannissement par l’empereur Septime Sévère en l’an 200 de notre ère. Les bons gladiateurs étaient importants pour les écoles qui gagnaient en réputation et en prix en argent lorsque ces derniers remportaient plusieurs victoires et devenaient de véritables vedettes!

3- Jusqu’à la mort?


Pollice Verso par Jean Léon Jérôme, 1872
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Source)

Le cinéma et la télévision nous ont donné une image fortement romancée des combats de gladiateurs, surtout en ce qui a trait à leur mort. En devenant des divertissements populaires organisés, la mort n’était pas nécessairement l’objectif inéluctable de ces spectacles à partir du 1er siècle de notre ère. Les règles étaient strictes et impliquaient entre autres que les combattants choisis soient d’un gabarit similaire afin de s’assurer d’une certaine équité lors des combats. Comme les écoles payaient pour l’entraînement, le logement et la nourriture de leurs combattants, elles ne voulaient pas les voir mourir dans les arènes ce qui signifie que bien souvent, le combat était arrêté lorsqu’un des deux gladiateurs était sérieusement blessé. 


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Source)

Si tel était toutefois le cas, le sort du combattant grièvement blessé était alors remis entre les mains des spectateurs et de l’empereur s’il était présent. La foule utilisait-elle le pouce en bas comme signe de mise à mort? Probablement pas. Le pouce en bas ou un mouchoir blanc ont possiblement été des signes de grâce plutôt que de mort, alors qu’un pouce en l’air a peut-être été le signal indiquant que la foule souhaitait la mort d’un combattant, généralement par un coup d’épée entre les omoplates ou dans la gorge.

4- Des découvertes archéologiques importantes:


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Source)

Certaines découvertes archéologiques ont contribué à notre meilleure compréhension de leur vie et de leur mort. Notons la découverte de la caserne et de l’arène de Pompéi, bien préservés par les cendres du Vésuve, mais aussi l’étonnante découverte d’un cimetière de gladiateurs à Éphèse en Turquie. 


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Source)

Les pierres tombales indiquaient clairement des tombes de gladiateurs, ce qui est rare et les spécialistes étudient depuis 1993 les ossements de ces combattants afin de mieux comprendre leurs blessures et leur régime alimentaire. Nous savons que les gladiateurs étaient bien nourris et souvent végétariens et que plusieurs présentaient des signes de blessures bien guéries, démontrant que les écoles soignaient leurs combattants afin de les garder actifs le plus longtemps possible.

Certains de ces squelettes ont cependant témoigné de mort violente, comme des crânes présentant trois trous biens distincts, associés à un fatal coup de trident…

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Le Saviez-Vous ► Votre chien peut-il manger votre cadavre?


Question glauque, mais cela mérite quand même une réponse qui pourrait décevoir les amoureux des chiens .. Je crois que généralement, quand cela arrive, c’est une question de survie, mais est-ce toujours le cas ?
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Votre chien peut-il manger votre cadavre?

 

«My dog being bored»/joshme17 via FlickR CC Licence By

«My dog being bored»/joshme17 via FlickR CC Licence By

Brian Palmer

Selon la croyance populaire, le meilleur ami de l’homme préfèrerait se laisser mourir de faim plutôt que de s’attaquer à son maître chéri…

Après la mort de leurs maîtres, un couple de Canadiens, dans leur maison de la campagne du Saskatchewan, leurs sept chiens ont pu survivre plus d’une semaine durant en se nourrissant de leurs cadavres. Alors, la sagesse populaire, selon laquelle un chat pourrait sans problème manger le corps de son maître tandis qu’un chien préfèrerait se laisser mourir de faim, c’est du flan?

Oui. Les chiens sont parfaitement disposés à se nourrir de cadavres humains, et rien ne permet d’avancer qu’ils traiteraient celui de leur maître différemment d’un autre cadavre.

Dans beaucoup de cultures, on considère les chiens impurs du fait de cette propension à manger nos restes. Dans l’Iliade, Homère fait neuf fois référence à des chiens se nourrissant de cadavres. Dans l’Ancien Testament, le corps de la princesse Jezebel est dévoré par des chiens, après qu’elle se fut défenestrée.

Il existe des preuves selon lesquelles dans la Rome antique, on considérait la crucifixion sur une croix basse comme forme de supplice bien plus cruelle que la version haute, car elle permettait aux chiens de mettre le corps en lambeaux.

Certains historiens laïcs pensent même que le corps de jésus fut dévoré par des chiens, et que ses acolytes fabriquèrent le mythe de la mise au tombeau en guise de mécanisme de survie. Certaines communautés musulmanes d’Afrique de l’Est les abhorrent, car ils croient que le corps du prophète Mahomet fut mangé par des chiens.

Les chiens d’aujourd’hui se comportent de la même façon et beaucoup se sont nourris du corps de leur maître après sa mort. Un certain nombre d’articles de presse ont traité des cas de chiens dévorant des membres de leur famille, d’autres n’ont pas été rapportés (amis des chats, inutile de vous sentir supérieurs. Vos amis félins ne font pas mieux).

Mangeurs d’hommes depuis la nuit des temps

 

Les chiens qui se nourrissent du corps de leur maître ne font que remplir la tâche qui leur a été assignée au cours de l’évolution. Voici 10 000 à 12 000 ans, les proto-chiens vivaient en périphérie des campements humains et se nourrissaient des restes : nourriture, déjections et autre déchets humains.

Les hommes, pense-t-on, constatant l’intérêt de la chose, ont laissé les individus les moins agressifs vivre parmi eux. Il est probable que ces compacteurs à ordure canins traitaient les cadavres comme n’importe quel autre type de déchet. Leurs descendants ne font pas autrement.

 Certains chiens n’attendent même pas la mort de leur maître pour passer à l’action. De nombreux rapports font état de chiens mangeant les orteils blessés de membres de la famille. Souvent, les victimes souffrant de diabète — qui provoque une insensibilité du pied — ne sentent pas les chiens leur ronger les petons.

Les études épidémiologiques contredisent également ce désir de croire que jamais Youki ne pourrait se retourner contre son maître. Chaque année, plus de 900 personnes se rendent aux urgences pour des morsures de chien, des attaques qui ont eu lieu à la maison dans plus de la moitié des cas.

Enfin, il est à noter qu’il y avait non pas un seul, mais sept chiens mangeurs d’homme dans ce foyer du Saskatchewan. Les béhavioristes soulignent que les chiens sont plus agressifs en meute (PDF) et qu’une fois que ceux-ci sont passés à l’attaque contre des humains, ils sont rejoints par les individus les plus timides.

Brian Palmer

L’explication remercie Raymond Coppinger, coauteur de Dogs: A New Understanding of Canine Origin, Behavior and Evolution. Merci également à notre lecteur Stephen Roddick pour sa question

http://www.slate.fr/