Pour décourager une mouette de piller votre lunch, fixez-la du regard


Les mouettes se sont adaptées au milieu urbain, ils mangent à peu près n’importe quoi. Ils vont même jusqu’à voler les aliments dans les mains des humains. Il semblerait que les fixés du regard puissent les intimider, enfin dépendant de la personnalité des oiseaux. Cependant, il est préférable de ne pas les nourrir pour éviter justement des comportements plus téméraires.
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Pour décourager une mouette de piller votre lunch, fixez-la du regard


Les mouettes fixées des yeux ont mis 21 secondes de plus à trouver le courage de s’emparer de la nourriture.

Voilà une information bien utile en vue de votre prochain séjour à la plage: une mouette fixée du regard hésitera longuement avant de piller votre lunch, selon une nouvelle étude britannique.

Des chercheurs de l’Université d’Exeter ont abandonné un sac de croustilles sur le sol. Ils ont ensuite comparé le temps que mettaient les mouettes à s’en approcher quand un humain les regardait et quand l’humain regardait ailleurs.

En moyenne, les mouettes fixées des yeux ont mis 21 secondes de plus à trouver le courage de s’emparer de la nourriture. Certaines ont tout simplement refusé de s’approcher, pendant que d’autres n’ont clairement pas été intimidées par la présence de l’humain.

Les chercheurs croient que les mouettes ont possiblement différentes «personnalités», certaines étant plus agressives que d’autres. Ils expliquent aussi que les différents comportements sont potentiellement attribuables aux interactions antérieures des oiseaux avec les humains — ceux qui sont habitués à être nourris seront plus entreprenants.

Ultimement, ils en viennent à la conclusion que la mauvaise réputation des mouettes est imputable à une poignée de délinquants. Il pourrait donc être possible de régler le problème des lunchs éventrés en identifiant ces individus et en adoptant les mesures préventives appropriées.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Votre personnalité pourrait influencer celle de votre chat


Pourquoi pas ! Les chats ressentent beaucoup choses de leur humain. Alors, il me semble logique qu’ils ont des comportements parfois similaires
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Votre personnalité pourrait influencer celle de votre chat

 

La psychologie de votre chat dépendrait de vous.| Eric Han via Unsplash

La psychologie de votre chat dépendrait de vous.| Eric Han via Unsplash

Repéré par Jasmine Parvine

Si votre chat est agressif ou stressé, c’est peut-être de votre faute. Des recherches menées par l’Université de Nottingham Trent et celle de Lincoln ont établi un lien entre la personnalité des propriétaires de chat et l’attitude de ce dernier. Ces résultats peuvent être apparentés au phénomène des enfants qui assimilent des traits de caractère de leurs parents.

Pour cette étude, 3.000 propriétaires de chats, majoritairement britanniques, ont été interrogés. Les scientifiques ont posé des questions aux maîtres et maîtresses sur leur personnalité, ainsi que sur la santé et le mode de vie de leurs félins. Ils ont découvert que les individus avec un neuroticisme élevé –c’est-à-dire des personnes plus susceptibles de souffrir d’anxiété, de dépression, de colère et de solitude– avaient des animaux dont le comportement était semblable. Leurs chats étaient plus agressifs et craintifs, souffraient de maladies liées au stress, ainsi que des problèmes de santé continus, comme un surpoids.

Inversement, les propriétaires psychologiquement stables et en bonne santé avaient des félins plus calmes, heureux, et prospères.

Des chats considérés comme un membre de la famille

Mark Farnworth, professeur à l’Université de Nottingham Trent, explique que «de plus en plus, nous apprenons que le bien-être des animaux de compagnie dépend de la nature sous-jacente du propriétaire, et pas simplement de décisions et comportements conscients».

La Dr. Lauren Finka, co-autrice de l’étude, estime que le lien entre un animal domestique et son maître ou sa maîtresse peut être comparé à celui entre un parent et son enfant:

«De nombreux propriétaires considèrent leurs animaux de compagnie comme un membre de la famille et forment des liens sociaux étroits avec eux», déclare-t-elle au Telegraph

«Il est donc très possible que nos animaux de compagnie soient affectés par la manière dont nous interagissons avec eux et dont nous nous en occupons, et que ces deux facteurs soient à leur tour influencés par nos différences de personnalité», ajoute Lauren Finka.

De nombreuses études ont montré que des parents névrosés ont une influence négative sur l’état psychologique de leur progéniture, et qu’à l’inverse, une relation éducative basée sur la confiance et la bienveillance a des conséquences positives sur les enfants.

http://www.slate.fr/story/173961/personnalite-influence-celle-chat

Ce peintre syrien transforme les chefs d’Etat en réfugiés


Un peintre s’exprime avec son art. Il imagine les personnalités qui gouverne ce monde en réfugiés, en immigrants désarmées, humiliées et vulnérables. Car ceux qui gouvernent sont responsables de ce qui a causé le chaos dans des pays comme la Syrie. Personnellement, je trouve que cela porte à une grande réflexion et il n’a qu’à espérer que son art puisse toucher les présidents, premiers ministres ou autres titre de gouvernement, c’est probablement irréaliste qu’ils en tiennent compte.
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Ce peintre syrien transforme les chefs d’Etat en réfugiés

Le Saviez-Vous ► Cerveau droit ou cerveau gauche : quelles différences ?


On a longtemps cru que nous étions plus d’un côté du cerveau que de l’autre. D’ailleurs, il existe beaucoup de tests en psychologie qui prétendent découvrir votre personnalité en dévoilant le coté du cerveau qui serait plus utilisé. Maintenant, on sait que c’est un mythe.
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Cerveau droit ou cerveau gauche : quelles différences ?

 

 

Le cerveau comprend deux hémisphères, le droit et le gauche. Existe-t-il une différence importante dans le fonctionnement de ces deux parties du cerveau ? En réalité, l’idée que certaines personnes utilisent plus un hémisphère cérébral que l’autre relève plutôt du mythe.

Vous êtes plutôt cerveau gauche ou cerveau droit ? Vous avez peut-être déjà fait le test dans un magazine ou sur un site dédié à la psychologie… Cette question fait référence à l’idée qu’un hémisphère cérébral prend le dessus sur l’autre, ce qui expliquerait la personnalité des individus. Au départ, dans l’étude du cerveau, des chercheurs ont pu montrer une spécialisation des aires cérébrales. Ainsi au XIXe siècle, Paul Broca et Karl Wernicke ont décrit des zones de l’hémisphère gauche impliquées dans le langage : l’aire de Broca et l’aire de Wernicke. Ces découvertes ont commencé à inspirer l’idée d’une asymétrie du cerveau. La reconnaissance des visages est quant à elle plutôt contrôlée par une zone de l’hémisphère droit du cerveau.

Les fonctions sensorielles et motrices sont portées par les deux hémisphères cérébraux. Les muscles de la partie gauche du corps sont contrôlés par l’hémisphère droit du cerveau, et vice versa, ce qui peut donner l’impression que les deux hémisphères travaillent indépendamment l’un de l’autre. Mais en fait ils communiquent pour accomplir des tâches complexes.

Un mythe bien ancré en psychologie

On présente souvent le cerveau gauche comme associé au raisonnement logique et rationnel, le cerveau droit étant plutôt intuitif et émotionnel. Il y aurait ainsi des personnalités plutôt « cerveau gauche » ou « cerveau droit », qui utiliseraient plus un côté du cerveau que l’autre. Cette conception attribue même plus souvent le cerveau gauche aux hommes et le droit aux femmes, connues pour être plus intuitives… De même, les artistes, plus portés sur la création, utiliseraient davantage leur cerveau droit !

Mais il s’agit là bien d’un mythe qui ne s’appuie pas sur des connaissances scientifiques avérées : il n’est pas possible de définir des personnalités par une spécialisation d’un hémisphère cérébral qui prendrait l’ascendant sur l’autre. Nous utilisons bien nos deux hémisphères cérébraux, quelle que soit notre personnalité.

https://www.futura-sciences.com/

Notre prénom influence-t-il notre vie?


Plusieurs sont sûrement d’accord que le choix d’un prénom d’un enfant est important et faire un mauvais choix, cela pourrait être très négatif pour l’enfant. Que ce soit un nom difficile à prononcer ou un nom connu mais avec une orthographe non conventionnel cela peut porter préjudice pendant toute une vie
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Notre prénom influence-t-il notre vie?

 

Le choix du prénom fait toujours l'objet d'un débat lorsqu'on attend un enfant.... (Photomontage La Presse)

PHOTOMONTAGE LA PRESSE

 

OLIVIA LÉVY
La Presse

Le choix du prénom fait toujours l’objet d’un débat lorsqu’on attend un enfant. Avant de l’appeler Flaurance, Plume, Hannibal ou Benjamyn, sachez que trop d’originalité pourrait avoir un impact néfaste sur la vie de votre progéniture.

Comme un tatouage

Dans son livre Le pouvoir des prénoms, paru il y a quelques mois, l’auteure Anne Laure Sellier démontre, études à l’appui, à quel point notre prénom influence notre vie et que son choix est d’une importance capitale. Entrevue.

«Le choix du prénom de vos enfants est la décision la plus grave et fondamentale que vous aurez à prendre dans votre vie, lance d’emblée Anne Laure Sellier, professeure et chercheuse en sciences cognitives à HEC Paris. On a désormais des données scientifiques et on sait que le prénom influence notre vie. On espère que ça va responsabiliser les parents, poursuit-elle. Car notre prénom, c’est l’acte fondateur de notre existence et une étiquette sociale que nous traînons toute notre vie.»

La professeure indique qu’il y a la volonté chez plusieurs parents d’hyper-individualiser l’enfant, de le rendre unique en lui donnant par exemple un prénom original.

«Le culte de l’individu est à son paroxysme, mais ils ne se rendent pas compte de la portée de l’influence du prénom sur le plan psychologique, car le prénom, c’est comme un tatouage», explique Mme Sellier.

Elle ajoute qu’il a une influence sur notre vie personnelle et professionnelle, voire intime.

«C’est logique, quand on y pense. On vous appelle par votre prénom 20 fois par jour depuis que vous êtes petit, on y met des intonations particulières, ça conditionne vos réactions et votre façon de vous comporter et, avec le temps, ça finit par forger votre personnalité et façonner votre vie, soutient-elle. Aujourd’hui, on a des données scientifiques, on a des outils, notamment avec l’intelligence artificielle, qui mesure ce qu’on peut apprendre sur la véritable portée du prénom.»

Elle cite une étude américaine réalisée par les économistes Saku Aura et Gregory D. Hess qui a démontré que certaines caractéristiques des prénoms ont une influence sur la réussite dans la vie. Par exemple, le nombre de syllabes, l’orthographe conventionnelle ou pas, les prénoms d’origine africaine ou non, si le prénom est fréquemment répertorié à l’échelle nationale, si c’est un surnom (Bob, Mike)… Leurs analyses (sur 6000 personnes) révèlent que les caractéristiques du prénom peuvent prédire le statut social, le niveau d’études et le salaire de la personne.

Selon Anne Laure Sellier, notre visage pourrait même porter les traces de notre prénom. Elle indique que la manifestation de notre prénom sur notre visage est l’aboutissement d’années de travail inconscient.

Elle écrit que «si le stéréotype d’une Julie correspond à celui d’une fille souriante et lumineuse, les gens vont s’adresser à Julie en s’attendant à ce visage. Julie, par imitation inconsciente, se met à sourire à la hauteur des attentes de son interlocuteur. Sur plusieurs années de ce comportement répété, au cours de milliers d’interactions avec les autres qui – à l’intérieur de notre groupe culturel – partagent ce stéréotype de Julie, notre Julie finit par porter la marque permanente d’un visage lumineux et souriant. Afin d’être reconnus et acceptés par les autres, on se met dans le pli de la représentation que les autres se font de notre prénom. C’est comme les couples qui finissent par se ressembler».

La mauvaise intuition des parents

Anne Laure Sellier signale que l’intuition des jeunes parents est souvent mauvaise parce qu’on souhaite à nos enfants un destin hors du commun.

«On se dit: « Je ne vais quand même pas l’appeler Louis. » Alors, on est tenté de changer l’orthographe du prénom. Or, une des choses qui portent le plus préjudice, c’est lorsque vous donnez un prénom classique et que vous en changez l’orthographe. C’est la pire chose à faire, car toute votre vie, il devra épeler son prénom, prévient-elle. Ce sera Louys avec « y », sauf que ce petit truc en plus qu’on pense extraordinaire, ça va devenir un petit truc en moins pour la personne.»

Un prénom trop hors du commun peut aussi nuire à son détenteur.

 «Quand on répète son prénom deux ou trois fois et que les gens ne l’ont pas encore compris, vous imaginez l’enfer? L’effort que ça va demander à la société de systématiquement bien comprendre le prénom porte préjudice à la personne, explique la professeure. Sur le plan du cerveau, ce qui relève de l’inconscient, on aimera moins la personne simplement parce que c’est dur de toujours buter sur son prénom.»

On a tous envie d’avoir ou de donner un prénom extraordinaire à notre enfant, mais la chercheuse met en garde, car un enfant a besoin de simplicité et surtout d’être accepté.

«C’est déjà difficile pour un adolescent de se constituer une personnalité, il ne faudrait pas que le prénom vienne compliquer les choses.»

Depuis que son livre est sorti, elle n’imaginait pas recevoir autant de commentaires de gens qui ont souffert à cause de leur prénom et qui n’ont pas osé le changer.

«Changer de prénom, serait-ce un reniement de soi? Un tabou social? Un travail de justification trop complexe? Des parents qui ne l’accepteraient pas? En tout cas, socialement, une chose est certaine, ce n’est pas bien admis.»

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Le pouvoir des prénoms. Anne Laure Sellier. Éditions Héliopoles.

«Comment tu t’épelles?»

Témoignages de trois personnes qui doivent vivre avec un prénom inhabituel.

Kayou Lepage, né en 1972

«C’est lourd à porter et, surtout, je ne suis pas aussi excentrique que mon prénom. Ça m’oblige presque à développer une originalité parce qu’on se dit qu’avec un prénom comme celui-là, je suis forcément excentrique, alors que je suis réservé. Je ne m’identifie pas du tout à mon prénom. J’aurais pu le changer, mais en même temps, c’est si intime. Mes parents ont ajouté le prénom Aleksi (oui, oui, avec un « k ») parce qu’à l’école, on riait de moi.

«Mes parents étaient des hippies qui utilisaient l’orthographe phonétique. Kayou est une référence à la chanson de Gilles Vigneault, Caillou Lapierre.»

L’orthographe de Kayou rend les choses encore plus compliquées.

«C’est complexe de me présenter à de nouvelles personnes… Les gens se demandent si c’est mon vrai nom, d’où ça vient, pourquoi. Je dois raconter ma vie chaque fois et je répète la même histoire depuis 45 ans. C’est épuisant! Les gens me disent aussi que mes parents devaient en fumer du bon. Heureusement que je ne fais pas de politique ou que je ne suis pas devenu avocat. Maître Kayou, ça ne fait pas très sérieux.»

Il a publié un roman, et l’éditrice a refusé qu’il signe Kayou.

«Alors je l’ai publié sous Aleksi K. Lepage.»

«Le seul avantage est que Kayou, c’est sympathique et on dirait un surnom. Ça me distingue vraiment. Kayou, c’est clair que c’est moi, il n’y a pas de doute!»

Notons qu’il est l’inspiration derrière le nom du personnage pour enfants Caillou. Sa créatrice était sa voisine.

Anie Deslauriers, née en 1984

Elle confie qu’elle passe sa vie à épeler son prénom et que malgré les années qui passent, elle ne s’habitue pas.

«Depuis que je suis toute petite à l’école, on me demande s’il n’y a pas une erreur dans l’orthographe de mon prénom: « Tu es sûre qu’il n’y a pas deux « n »? » C’est ce que j’entends au quotidien.

«Je n’en veux pas à mes parents. Je leur en ai parlé et je leur ai demandé à quoi ils avaient pensé. Mes parents sont enseignants et savent pourtant ce que c’est qu’épeler! C’est ma mère qui a décidé de m’appeler Anie. C’était en hommage à une de ses étudiantes (avec deux « n »). Elle s’est dit qu’au pire, ça forgerait mon caractère.

«J’ai une fille qui s’appelle Ophélie et ma mère m’a dit: « Tu devrais l’écrire Aufélie. » J’ai répondu NON!!! Je ne veux surtout pas qu’elle passe sa vie à épeler son prénom. Si je devais revenir en arrière, je dirais à ma mère de garder les deux « n ».»

Chrystian Guy, né en 1970

Sa mère pensait qu’elle attendait une fille et voulait l’appeler Chrystine, qui s’est transformé en Chrystian à sa naissance.

«Ma mère a choisi des orthographes différentes pour tous ses enfants : mon frère, c’est Erick, et ma soeur, Karoline. Je n’aime pas mon prénom. Je n’aime pas que les gens m’appellent par mon prénom, ça m’agresse de l’entendre. Le pire, c’est que j’ai découvert lorsque je me suis marié, à 30 ans, qu’à l’État civil, mon prénom s’écrit avec un « i » et sur mon baptistaire avec un « y ». Ma mère m’a confié qu’elle a ajouté le « y » lors de mon baptême. Incroyable!

«Ça fait désormais partie de mon brand, moi qui travaille en marketing. Le fait d’avoir cette originalité a aussi des avantages, car tout le monde se souvient de moi et j’ai une bonne histoire à raconter. À 47 ans, je ne changerais plus de prénom. Je voulais le faire à 20 ans, mais mon père m’avait prévenu que ça ferait trop de peine à ma mère.»

https://www.lapresse.ca/

L’endroit où nous vivons conditionne la façon dont fonctionne notre cerveau


La façon de voir la psychologie est en train d’évoluer. Généralement, il y a des bases qu’on peut relier à un groupe de personne. Aujourd’hui, on comprend maintenant, que d’ou l’on vient, notre héritage culturel influence beaucoup notre perception, la mémorisation, le cognitif, et même certains syndromes en psychiatrie. Un Occidental n’aura pas la même réponse sur une question, comme par exemple se décrire soi-même. Il est même prouver que ce ne sont même pas les mêmes régions du cerveau qui s’active… Une avancée en psychologie qui semble intéressante
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L’endroit où nous vivons conditionne la façon dont fonctionne notre cerveau

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Méandres de la psyché | Daniel Hjalmarsson via Unsplash License by

Nicolas Geeraert

Les Japonais mémorisent différemment des Américains, et les Occidentaux ne se décrivent pas de la même manière que les Africains ou les Asiatiques.

La psychologie, en tant que discipline universitaire, a largement été développée en Amérique du Nord et en Europe. D’aucuns considèrent qu’elle nous permet de comprendre ce qui motive nos comportements et nos processus mentaux, que l’on a longtemps considérés comme universels.

Au cours des dernières décennies, certains chercheurs ont commencé à remettre en question cette approche, faisant valoir que de nombreux phénomènes psychologiques sont façonnés par la culture dans laquelle nous vivons.

Échantillons non représentatifs

Bien sûr, les humains, où qu’ils vivent, sont très semblables –après tout, nous partageons la même physiologie et éprouvons les mêmes besoins, qu’il s’agisse d’alimentation, de sécurité ou de sexualité. Quelle influence la culture peut-elle bien avoir sur les aspects fondamentaux de notre psychisme, tels que la perception, la cognition et la personnalité?

Les chercheurs en psychologie, à travers leurs expériences, étudient généralement le comportement d’un petit groupe de personnes, en partant du principe qu’il peut être généralisé à l’ensemble de la population humaine. Si l’on considère que la population est homogène, de telles inférences peuvent effectivement être faites à partir d’un échantillon aléatoire.

Ce n’est pourtant pas le cas. La plupart du temps, les chercheurs en psychologie mènent leurs études en expérimentant sur des groupes composés d’étudiantes et étudiants de premier cycle, tout simplement parce qu’ils sont une ressource proche et disponible. Plus important encore, plus de 90% des personnes participant à des expériences en psychologie viennent de pays occidentaux, éduqués, industrialisés, riches et démocratiques. Il est évident qu’elles ne représentent un échantillon ni aléatoire ni représentatif de la population humaine.

Styles de pensée

Un panda, un singe et une banane: d’après vous, dans cette liste, quels éléments font la paire? Les répondants des pays occidentaux choisissent couramment le singe et le panda, parce que les deux sont des animaux. Il s’agit d’un style de pensée analytique, dans lequel les objets sont perçus indépendamment de leur contexte.

Les participants des pays orientaux, quant à eux, retiennent souvent le singe et la banane, parce que ces objets appartiennent au même environnement et partagent une relation –les singes mangent des bananes. Il s’agit d’un style de pensée holistique, dans lequel l’objet et le contexte sont perçus comme étant interconnectés.

Dans une étude bien connue des différences culturelles associées à différents styles de pensée, on a présenté à des Japonais et à des Américains une série de scènes animées. D’une durée d’environ vingt secondes, chaque scène montrait diverses créatures aquatiques, de la végétation et des roches, dans un décor sous-marin.

On demandait ensuite aux deux groupes de se remémorer ce qu’ils avaient vu: les participants se souvenaient tous des objets les plus marquants, à savoir les plus gros poissons, mais les Japonais étaient plus aptes à se remémorer des éléments de l’arrière-plan que les Américains. Ils avaient noté, par exemple, la couleur de l’eau: leur style de pensée holistique se concentre à la fois sur l’arrière-plan et le contexte, et sur le premier plan.

L’expérience démontre clairement comment les différences culturelles peuvent affecter quelque chose d’aussi fondamental que notre mémoire –toute théorie sur la mémoire devrait logiquement en tenir compte.

Des études ultérieures ont montré que les différences culturelles qui influencent les styles de pensée sont omniprésentes dans la cognition: elles affectent la mémoire, l’attention, la perception, le raisonnement et la façon dont nous parlons et pensons.

Description de soi et des autres

Si on vous demandait de vous décrire, que diriez-vous? Avanceriez-vous des caractéristiques personnelles –intelligence, humour– ou mentionneriez-vous des préférences, comme

«J’adore la pizza»? Peut-être parlierez-vous de votre position sociale, en disant «J’ai un enfant»?

Les psychologues sociaux soutiennent depuis longtemps que les gens sont beaucoup plus susceptibles de se décrire et de décrire les autres en termes de caractéristiques personnelles stables. Leur méthode de description semble néanmoins étroitement liée à leur culture.

Les individus du monde occidental sont plus susceptibles de se considérer comme des individus libres, autonomes et uniques, possédant un ensemble de caractéristiques fixes. Dans de nombreuses autres parties du monde, les gens se décrivent avant tout comme faisant partie intégrante de différents cercles sociaux et fortement liés les uns aux autres. Ce phénomène est plus répandu en Asie, en Afrique et en Amérique latine; il renvoie à d’autres manières d’aborder les relations sociales, la motivation et l’éducation.

Cette différence dans la construction de l’identité a même été démontrée au niveau du cerveau. Dans une étude par imagerie cérébrale (IRMf), les chercheurs ont montré des qualificatifs à des participants chinois et américains et leur ont demandé dans quelle mesure ils se reconnaissaient dans ces traits de caractère. On les a également incité à réfléchir à la façon dont ils se représentaient leur mère, tandis que leur activité cérébrale était observée grâce au scanner.

Dans les réponses cérébrales des participants américains, on observait dans le cortex préfrontal médian –une région du cerveau habituellement associée aux représentations de soi– une nette différence entre la représentation de soi et la représentation de leur mère. Chez les participants chinois, il y avait peu ou pas de différence entre les deux représentations –ce qui signifie que la représentation de soi recoupe en grande partie la représentation que l’on se fait du proche parent.

Syndromes spécifiques

La culture peut également affecter notre compréhension de la santé mentale. En raison de l’existence de différences culturelles, notre cadre de réflexion habituel –fondé sur la détection des comportements déviants ou non normatifs– est incomplet. Ce qui peut être considéré comme normal dans une culture –par exemple la modestie– peut être considéré comme s’écartant de la norme dans une autre –et qualifié, à la place, de phobie sociale.

Un certain nombre de syndromes sont d’ailleurs spécifiques à une culture donnée. En Asie, le syndrome de Koro touche des hommes –surtout en Asie– qui croient à tort que leur pénis se rétracte et va disparaître. Au Japon, le terme de Hikikomori décrit les individus solitaires qui se retirent de la vie sociale. Dans les pays méditerranéens, le syndrome du mauvais œil consiste à croire que la jalousie ou le simple fait d’envoyer un regard noir à autrui peut causer des malheurs à la personne qui en fait les frais.

L’Organisation mondiale de la santé et l’Association américaine de psychiatrie ont récemment reconnu l’existence de certains de ces syndromes liés à une culture particulière, en les incluant dans leurs classifications des maladies mentales.

Distinguer le culturel de l’universel

Il est évident que la culture joue un rôle dans la façon dont nous nous percevons nous-mêmes et dont nous sommes perçus par les autres –pour l’instant, nous avons à peine commencé à explorer ce champ de connaissances.

Ce domaine, connu sous le nom de «psychologie interculturelle comparative» cross-cultural psychology»), est de plus en plus enseigné dans les universités du monde entier. La question est de savoir dans quelle mesure elle changera la psychologie telle que nous la connaissons aujourd’hui –certains la considèrent en effet comme une dimension supplémentaire, tandis que d’autres la voient comme un élément central de l’élaboration de la théorie en psychologie.

En poussant plus loin nos investigations dans cette direction, nous pourrions bien constater que les différences culturelles s’étendent à de nombreux autres domaines dans lesquels le comportement humain était auparavant considéré comme universel. C’est à cette seule condition que nous serons peut-être capables, un jour, d’identifier ce qui relève de l’universel dans l’esprit humain.

http://www.slate.fr/

Être fidèle à soi-même


On cherche le superflu, on s’inquiète sur notre apparence, comment les autres nous perçoivent, alors qu’on devrait plutôt enrichir notre propre personnalité
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Être fidèle à soi-même

 

 

Je sais qu’à moins d’être fidèle à moi même, je ne peux pas être heureuse. De nos jours on met trop l’accent sur les apparences et pas assez sur la personnalité

Betty White