Ils pensaient devoir sauver uniquement un chien errant


 

Cela ne doit pas être évident d’attraper sans faire mal à des chiens errants et encore plus avec des chiots qui se réfugier sur un chantier de construction. Imaginez le temps de les mettre en confiance alors qu’il y a tant de cachettes
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Ils pensaient devoir sauver uniquement un chien errant

 

Des gens ont reçu un appel disant qu’il y avait une chienne qui se promenait avec ses petits sur un site de construction qui était très dangereux.

Lorsqu’ils sont arrivés sur les lieux, ils ont trouvé les petits chiots, mais pas la maman.

Les bébés étaient affamés, alors ils ont réussi à les attirer avec de la nourriture.

Finalement, ils ont trouvé la maman des chiots. Les sauveteurs ont eu une surprise lorsqu’ils se sont aperçu qu’en fait, c’était le papa et non la maman des chiots. Le chien s’était occupé de ses petits tout ce temps !

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Le Saviez-Vous ►Ramadan, Yom Kippour, carême : d’où vient la tradition du jeûne dans les religions ?


Le jeûne du Ramadan est commencé a travers le monde, mais il y aussi les Juifs et les chrétiens qui pratiquent le jeûne de façon différente, mais pour des raisons similaires. Aujourd’hui, le jeûne est aussi un moyen de pression qui ne fonctionne pas toujours
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Ramadan, Yom Kippour, carême : d’où vient la tradition du jeûne dans les religions ?

Des Français de confession musulmane durant la première Tarawih du ramadan 2015, prière quotidienne du soir durant le mois de jeûne. ©CITIZENSIDE/SHAUKAT AHMED / citizenside.com / AFP

Des Français de confession musulmane durant la première Tarawih du ramadan 2015, prière quotidienne du soir durant le mois de jeûne. ©CITIZENSIDE/SHAUKAT AHMED / citizenside.com / AFP

Par Sylvie Briet

Judaïsme, christianisme et islam ont en commun d’avoir mis les interdits alimentaires au centre de la vie religieuse. Alors que le ramadan a officiellement débuté en France jeudi 18 juin 2015(ainsi qu’au Canada), retour sur ces jeûnes traditionnels.

Moïse, Jésus, Mohammed : les trois ont jeûné dans le désert. Yom Kippour, carême, ramadan : trois manières d’observer le jeûne. Nées au Moyen-Orient, dans des paysages de sable et de soleil, les trois grandes religions monothéistes ont inscrit cette pratique dans leur calendrier. La durée varie, les modalités ont évolué au fil des siècles, mais pour toutes, le temps de la diète est l’occasion de se recentrer sur le spirituel, de décupler la puissance de la prière, de s’ouvrir au partage. Une autre façon d’être au monde. Le ramadan correspond au neuvième mois du calendrier lunaire, durant lequel l’archange Gabriel a révélé le Coran à Mohammed, selon l’islam. Le jour exact de son commencement n’est décidé qu’à la toute fin du mois précédent le jeûne — le mois de Chaabane — et s’achève le premier jour de Chawwal, lors des fêtes de « rupture du jeûne », l’Aïd el-Fitr. Ainsi, cette année, le Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est réuni le 17 juin 2015 à 18 h pour annoncer la date précise : le croissant de lune étant déjà visible, le ramadan a commencé dès le lendemain, le jeudi 18 juin 2015 donc.

Le ramadan, quatrième « pilier de l’islam »

Selon la tradition, Mohammed l’aurait institué en l’an II de l’Hégire (623 dans le calendrier chrétien) mais il ne l’a pas inventé, comme en témoigne la sourate II du Coran :

« Ô vous qui croyez ! Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit aux générations qui vous ont précédées. Ainsi atteindrez-vous la piété. »

 Quatrième des cinq piliers de l’islam, il est obligatoire et correspond pour les croyants à une période de rupture, de dépouillement, de partage : chacun doit s’abstenir de boire, de manger, de fumer et d’avoir des relations sexuelles du lever au coucher du soleil. Seuls les malades, les femmes enceintes ou les voyageurs peuvent s’y soustraire mais ils devront « compenser » par d’autres journées d’abstinence au cours de l’année ou par des aumônes. Le reste de l’année, l’interdit alimentaire porte principalement sur la viande de porc, le cochon étant considéré comme un animal impur — comme c’est également le cas dans le judaïsme —, sans que les historiens sachent en expliciter clairement les raisons.

Chez les juifs, expier et obtenir le pardon de Yahvé

Reprise par Mohammed cette pratique était donc déjà profondément enracinée dans la tradition judéo-chrétienne, en témoignent les nombreuses références dans l’Ancien Testament. À plusieurs reprises, le peuple juif jeûne pour mettre fin à une calamité, expier ses fautes ou solliciter le pardon de Yahvé. Si la religion des Hébreux s’est construite en opposition à la dimension magique des croyances mésopotamiennes, elle en a repris certains principes, notamment les restrictions alimentaires. Aujourd’hui, pour les juifs, le principal jour de jeûne est Yom Kippour, temps de la repentance, du pardon et de la réconciliation. « 

Car en ce jour on fera l’expiation pour vous, afin de vous purifier de tous vos péchés devant l’Éternel », dit le Lévitique, un des cinq livres de la Torah.

Le compte à rebours débute au Nouvel An juif, Rosh Hashanah, qui tombe en septembre ou octobre, selon les années. Les fidèles observent dix jours de repentir et le dixième jour — Yom Kippour donc —, ils se privent de boire, de manger, de travailler, de prendre un bain ou d’avoir des rapports sexuels du crépuscule du soir précédent jusqu’au crépuscule du soir suivant. D’autres gestes encore sont interdits comme utiliser de la pommade ou porter des chaussures en cuir.

« C’est un rituel de retour sur soi en début d’année, une remise en état de pureté. Le peuple juif examine les péchés commis et procède à un examen de conscience, qui culmine à Yom Kippour, pour ressortir entièrement pur, explique Nicole Belayche, historienne des religions, directrice d’études à l’EPHE (École pratique des hautes études, Paris).

La tradition juive étant riche d’une infinité de commentaires, certains mettent en relation cette purification avec celle faite sur le mont Sinaï où Moïse reçut les tables de la Loi. » 

Il existe six autres jours de jeûnes, moins suivis, mais tous liés à l’histoire du peuple juif comme celui qui commémore les deux destructions du Temple de Jérusalem, appelé Ticha Béav.

Le carême, un temps de prière sans ostentation

Comme l’islam, le christianisme s’est inspiré du jeûne juif, à commencer par Jésus. Juste après son baptême, celui-ci se retire dans le désert et jeûne pendant 40 jours, une durée qui fait écho à celle observée par Moïse qui ne but ni ne mangea pendant 40 jours et 40 nuits sur le mont Sinaï. Cet épisode de l’Évangile est connu sous le nom de la « tentation du Christ », car le diable en profita pour l’éprouver à plusieurs reprises. Les disciples, en revanche, ne jeûnaient pas. Quand les juifs lui demandèrent pourquoi, Jésus répondit :

« Les compagnons de l’époux peuvent-ils mener le deuil tant que l’époux est avec eux ? Mais viendront des jours où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. »

Le jeûne, aussi pour protester contre les violences

Les premiers chrétiens respectaient une diète les mercredis et vendredis ainsi qu’une semaine avant Pâques. Au IVe siècle, ils étendirent cette période à 40 jours avant Pâques, en référence au jeûne du Christ. C’est le carême, temps de prière, de partage et d’abstinence auquel les fidèles sont censés se livrer sans ostentation, de même que l’aumône et la prière sont à observer en secret. La pratique s’est allégée au fil du temps. L’Église catholique dicte aujourd’hui un jeûne le mercredi des cendres et le vendredi saint (jour de la crucifixion). Par extension, tous les vendredis, on « mange maigre », c’est-à-dire sans viande, d’où le choix du poisson. Lors de la fête de Pâques (résurrection de Jésus), qui clôt cette période, il est de tradition de manger l’agneau pascal, également symbole pour les juifs lorsqu’ils célèbrent Pessah.

Si le jeûne traverse les siècles, il peut prendre aujourd’hui une connotation plus politique. Ainsi, après les attentats de janvier à Paris, un prêtre, un rabbin et un musulman, rejoints par un moine bouddhiste, ont appelé à un jeûne interreligieux pour protester contre la violence. Des milliers de personnes ont aussitôt répondu à l’appel.

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Les dangers des produits de nettoyage maison


Si vous pensez qu’après le nettoyage d’une maison cela aide à l’assainir, vous serez déçu ! Il faudra bien un jour ou l’autre se raisonner et nettoyer avec des moyens plus simples et beaucoup moins ou pas du tout polluant
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Les dangers des produits de nettoyage maison

 

Les dangers des produits de nettoyage maison

«Environmental Defence» réclame la divulgation obligatoire des ingrédients.Photo Fotolia

TORONTO – Les produits de nettoyage courants pourraient engendrer une pollution de l’air intérieur susceptible de causer des maladies respiratoires comme l’asthme, et affecter le développement des enfants à naître, selon une étude canadienne dévoilée mercredi.

Le rapport La sale vérité: les produits de nettoyage nuisent à la santé des Canadiens publié par le groupe «Environmental Defence» fait état des effets des produits de nettoyage en lien avec la présence de composés organiques volatils (COV) dans l’air à l’intérieur des domiciles au Canada.

«Environmental Defence» réclame d’ailleurs la divulgation obligatoire des ingrédients dans les produits de nettoyage ainsi que la publication d’un règlement fédéral sur le sujet, promis de longue date.

«Les Canadiens passent 90 % de leur temps à l’intérieur, si bien que la salubrité de l’air revêt une importance primordiale, a signalé Maggie MacDonald, responsable du programme des substances toxiques chez Environmental Defence. Le temps est venu pour le gouvernement et l’industrie de prendre des mesures vigoureuses pour protéger la santé humaine et assainir ces produits.»

Pour les besoins de l’étude, 14 volontaires des régions de Toronto, Montréal et Cobalt en Ontario ont nettoyé leur cuisine pendant 30 minutes en se servant de nettoyants courants, de produits écocertifiés ou de produits verts dont la composition n’est pas vérifiable. L’air de leur résidence a été testé le jour avant l’expérience et une deuxième fois pendant l’activité de nettoyage, puis les échantillons furent comparés.

Les chercheurs ont constaté que l’usage des produits de nettoyage avait fait augmenter le taux de COV dans toutes les maisons. De plus, ils ont relevé une différence marquée entre les produits classiques et les produits écologiques.

Ainsi, le taux de COV avait grimpé en moyenne de 120 % en utilisant des nettoyants classiques, de 100 % avec des produits présentés comme étant écologiques et de 35 % en moyenne avec des produits écocertifiés.

Après le nettoyage, 12 maisons sur 14 affichaient un taux de COV supérieur à la norme recommandée en Allemagne. Il n’existe pas de norme canadienne. Dans huit maisons, la qualité de l’air est passée de convenable à médiocre pendant le nettoyage.

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Le stress chez le chat, ses origines et ses graves conséquences sur sa santé


Personnellement, je n’ai jamais vu un chat stressé. C’est clair que j’ai eu des chats avec des personnalités différentes, mais de stress, dépression jamais. Quand cela arrive, mieux vaut trouver la cause et de s’adapter a la situation avec le chat
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Le stress chez le chat, ses origines et ses graves conséquences sur sa santé

 

chat

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : cameron.small – Flickr

S’ils sont parfois pour nous de véritables remèdes naturels contre l’angoisse, les chats souffrent malheureusement eux aussi de stress. Et si le problème n’est pas découvert et traité à temps, il peut avoir de graves conséquences sur la santé de votre compagnon à 4 pattes.

Quelles sont les origines du stress chez le chat ? Comment se manifeste-t-il ? Et comment peut-on aider un chat stressé ?

Les origines du stress chez le chat

Un chat peut être angoissé pour diverses raisons. Animal territorial très attaché à ses repères et sa routine, le chat peut être perturbé par un changement d’environnement ou de mode de vie.

L’arrivée d’un enfant, d’un conjoint, d’un autre animal, un déménagement, un changement d’alimentation, des horaires modifiés, un meuble déplacé ou un tapis remplacé : le chat est un animal très sensible que le moindre changement peut bouleverser.

Un chat qui s’ennuie est également un chat stressé. Il a besoin d’activités, d’endroits où grimper et observer, de jouets et de moments passés auprès de ses humains pour s’épanouir pleinement.

Les signes qui doivent vous alerter

Votre chat n’est plus propre, il délaisse sa litière, urine partout pour marquer son territoire ? Il est prostré, se cache ou est au contraire sans cesse sur le qui-vive ? Il émet des miaulements plaintifs, se montre agressif, ne mange plus ou mange bien plus que d’habitude ? N’attendez pas pour l’emmener chez le vétérinaire. Si aucune maladie n’est diagnostiquée, il est fort possible que votre compagnon souffre de stress et il faut alors agir vite.

Les dangers du stress sur la santé du chat

Anorexie, boulimie, léchage intensif… L’angoisse est dangereuse pour la santé des chats car elle le pousse à adopter des comportements qui peuvent gravement lui nuire.

S’il n’est pas traité à temps, le stress « peut mener à la dépression, voire au décès de l’animal » nous explique la comportementaliste Marie-Hélène Bonnet. « Certaines formes de stress vont pousser le chat à s’automutiler pour appeler au secours. Certains s’arracheront des morceaux de peau, des poils, voire des morceaux de queue… » souligne-t-elle.

Comment apaiser un chat stressé ?

Il est important de préparer son animal à un changement à venir. Mais si le chat est malgré tout stressé par le déménagement, l’arrivée d’une nouvelle personne ou d’un animal, sachez qu’il existe des moyens d’agir contre cette angoisse.

Des produits à base de phéromones agissant efficacement contre le stress peuvent être utilisés. Il existe aussi des compléments alimentaires réalisés à base d’une molécule apaisante fabriquée naturellement par les nourrissons lors de l’allaitement.

Les fleurs de bach peuvent aussi être des remèdes efficaces contre l’angoisse. N’hésitez pas à consulter un spécialiste pour savoir quels mélanges sont adaptés à votre chat. Votre vétérinaire pourra également s’il l’estime nécessaire, prescrire des anti-dépresseurs à votre chat.

http://wamiz.com/

Faut-il éradiquer le sucre ?


Le sucre, le garnement qui donne bien des maux à notre mode de vie. Doit-on le supprimer complétement ? Pourtant, le sucre est important pour le corps et surtout le cerveau. En fait, une alimentation équilibrée donnerait probablement assez sucre pour la journée et mieux vaut diminuer les bonbons, pâtisseries, etc.
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Faut-il éradiquer le sucre ?

 

Faut-il éradiquer le sucre ?

 

Éradiquer le sucre de son alimentation, c’est la nouvelle mode. Et ça démarre fort. Livres, témoignages, articles dans la presse, sur des blogs, buzz et défis sur les réseaux sociaux et bientôt un docu à la télévision. Le sucre est accusé de tous les maux et si on ne l’éradique pas, c’est qu’on va rater sa vie ! On fait le point.

Le sucre, c’est quoi ?

Un glucide, nommé saccharose, composé de deux molécules, une de fructose et une de glucose. Ce sucre se trouve à l’état naturel, en plus ou moins grandes quantités, dans les légumes, les fruits, le miel, la sève de l’érable et d’autres plantes.

Le « produit sucre » est extrait de la canne à sucre et de la betterave qui sont particulièrement riches en saccharose. Commercialisé sous diverses formes de poudres, le sucre est un des produits de base de la pâtisserie et de la biscuiterie, essentiel dans la confiserie et intensément employé par l’industrie alimentaire tant pour des boissons que pour toutes sortes de produits solides.  

C’est donc la suppression du produit sucre qui se répand. Cela dit, toutes celles qui plongent dans cette mode continuent de manger du sucre (saccharose) à l’insu de leur plein gré. Quand, par exemple, elles se régalent d’un abricot bien mûr, elles absorbent environ 5 g de sucre-saccharose.

Le sucre : à quoi sert-il ? 

Tous les glucides que vous absorbez, d’où qu’ils viennent, se transforment en glucose, le plus simple d’entre eux qui est nécessaire au fonctionnement de toutes les cellules de votre corps et l’essentiel fournisseur de cette énergie dont vous avez besoin en permanence (même quand vous dormez).

Cette transformation des glucides en glucose prend plus ou moins de temps, selon la nature du glucide : simple, comme le sucre, ou complexe, comme l’amidon des céréales. D’autre part, certaines cellules peuvent aussi utiliser d’autres nutriments (certains acides gras) pour trouver de l’énergie.

MAIS le seul et unique fournisseur d’énergie de votre cerveau, c’est le glucose. Sans lui, il ne peut pas fonctionner et dès qu’il en manque un peu dans le sang qui l’irrigue, il manifeste immédiatement son mécontentement sous forme de malaise (hypoglycémie).

Le sucre, qui contient une molécule de glucose et une autre de fructose (qui se transforme rapidement en glucose), est ainsi un des bons fournisseurs de votre cerveau. Les diabétiques le savent bien : ils ont toujours sur eux du sucre (ou une boisson sucrée) pour pallier immédiatement une hypoglycémie qui peut leur être fatale. Les sportifs le savent aussi : après un long effort, ils ont besoin d’un produit sucré.

Le sucre : quelle quantité ?

Le sucre ne contient rien d’autre que ses deux glucides. Il n’y a ni vitamines, ni sels minéraux. C’est le grand reproche qui lui est adressé car il apporte ce que l’on appelle des calories vides.

Depuis des années, toutes les instances nutritionnelles étaient d’accord sur le fait que les calories apportées par le sucre (4 par gramme) ne doivent pas dépasser 5 % des calories totales. Tout récemment, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) a incité à ne pas dépasser 10 % des calories quotidiennes, tout en précisant que 5 %, ça serait mieux pour la santé.

Si vous êtes une femme de taille moyenne n’ayant pas une grande activité physique, vous dépensez environ 2000 calories par jour. Vous pouvez donc consommer de 25 à 50 g de sucre (5 % de vos calories = 100 calories = 25 g de sucre). Soit 175 g à 250 g par semaine. Ce qui vous laisse quand même une certaine marge.

Le sucre : où se trouve-t-il ?

Ce quota quotidien sans danger, vous l’épuisez rapidement avec un soda à 30 g de sucre la cannette. C’est pourquoi vous avez tout intérêt à boire de l’eau qui, de toute façon, vous désaltère beaucoup mieux !

Mais vous l’entamez très peu avec les 2 à 3 g de sucre que vous apporte une barre de 10 g de chocolat noir à 70 %.

En revanche, si vous êtes une habituée des aliments industriels sucrés : viennoiseries, biscuits, pâtisseries, desserts industriels et produits sucrés de toutes sortes (bonbons, barres énergétiques et autres confiseries), il est évident que vous dépassez allègrement le quota OMS de 10 % et que vous consommez beaucoup trop de sucre.

Le sucre : quels méfaits ?

Le sucre est cariogène, ceci est démontré depuis longtemps. Mais si vous brossez vos dents matin et soir, le risque de caries est quasiment neutralisé. D‘où l’importance d’inculquer cette habitude de base à vos enfants.

Sinon, c’est uniquement l’excès des calories apportées par le sucre qui est nocif et qui fait le lit de pas mal de maladies, la vedette étant l’obésité (d’où découlent diabète, maladies cardiovasculaires, etc.).

Le sucre est aussi accusé d’être responsable de l’acné, de la stérilité, de perturber la digestion et la flore intestinale, etc. Aucune étude n’a encore clairement démontré ces méfaits.

Le sucre : suscite-t-il une dépendance ?

Le sucre suscite du plaisir, et ce dès la naissance. Un bébé à peine sorti du ventre de sa mère sourit si on lui met un peu de sucre sur la langue et grimace si c’est une substance salée, acide ou amère.

Ensuite, ce goût pour le sucré évolue selon l’environnement familial et les habitudes alimentaires. Il est évident que plus on donnera d’aliments sucrés à un enfant, plus il s’y habituera et plus ce goût lui restera toute sa vie. Rien de pire que le bonbon récompense et la bouteille de soda en permanence dans le frigo !

L’énergie quasi immédiate apportée par un produit sucré (ou une boisson sucrée) ne peut que renforcer ce goût pour le sucre.

Entraîne-t-il pour autant une dépendance ? La question fait débat. Cette dépendance au sucre, comme à une drogue, n’a été démontrée scientifiquement que par une étude sur des rats, ce qui ne signifie pas grand chose.

Mais ce qui n’a plus besoin d’être démontré, c’est qu’un aliment sucré déclenche une série de réactions qui s’enchaînent, comme les dominos qui dégringolent : sécrétion d’insuline (l’hormone nécessaire pour métaboliser le glucose dans les cellules), consommation de celui-ci par les cellules qui vont l’utiliser ou le stocker sous forme de gras, diminution du glucose dans le sang et besoin de sucre pour compenser le manque.

Tout cela se déroule lentement lorsque l’aliment sucré est consommé en fin de repas et assez vite lorsqu’il l’est entre les repas.

Autrement dit, plus vous grignotez de produits sucrés, plus vous buvez de boissons sucrées, plus vous avez envie de sucre. C’est physiologique et cela peut effectivement être qualifié de dépendance ou d’intoxication. 

Faut-il éradiquer le sucre de votre alimentation ?

Non, évidemment, si votre consommation de sucre ne dépasse pas les 25 à 50 g par jour admis.

Dans le cas contraire, il est évident qu’il faut la réduire, c’est une mesure de sécurité pour votre santé. Si vous avez des kilos en trop, c’est aussi une des bonnes mesures à prendre pour les évacuer. Mais il ne faut pas le remplacer par du faux sucre et des produits light : les édulcorants sont loin d’être innocents.

Faut-il céder à la mode actuelle et vous lancer le défi de l’éradiquer de votre alimentation ? À vous de décider, en pesant bien tout ce que cela va entraîner dans votre quotidien familial et social !

Article publié par Paule Neyrat, Diététicienne Nutritionniste

Sources : OMS Centre des medias http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2015/sugar-guideline/fr/ . Menella JA, Pepino Y, Reed DR. Genetic and environmental déterminants of bitter perception and sweet préférences. Pediatrics 2005, 115, e216-e222. Chiva, M. Le doux et l’amer. PUF, Paris, 1985. Lenoir M., Serre F., Cantin L. et al., Intense sweetness surpasses cocaine reward, PLoS One, 2007, 2, p. e698

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Agora d’Athènes : le mystère des 449 bébés au fond d’un puits résolu


Quand des archéologues trouvent près de 500 bébés dans le fond d’un puits, il a de quoi à se poser des questions. Mais comme on s’en doute, venir au monde dans l’Antiquité pouvaient plus souvent qu’autrement tourner au cauchemar et dépasser l’âge d’un an pour se rendre jusqu’à l’âge adulte était une prouesse
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Agora d’Athènes : le mystère des 449 bébés au fond d’un puits résolu

Mercure apportant Jupiter aux Nymphes Melisses (de Crète). © ABECASIS/SIPA

Mercure apportant Jupiter aux Nymphes Melisses (de Crète). © ABECASIS/SIPA

Par Bernadette Arnaud

Une nouvelle étude établit que la majorité de ces nourrissons sont décédés de mort naturelle. Les hypothèses d’un infanticide de masse ou d’une vaste épidémie ne sont plus retenues.

MYSTÈRE. Mais pourquoi au IIe siècle avant notre ère, les Grecs ont-ils jetés près de 449 nourrissons au fond d’un puits situé sur l’Agora d’Athènes, la place principale de la capitale antique ? Les Athéniens n’aimaient-ils pas leurs enfants ? L’analyse récente de ces petits restes vient lever le voile sur ce qui constituait depuis le milieu du 20e siècle, date de leur découverte, un mystère. Elle révèle des pratiques peu connues de la société grecque antique, et la façon dont les Athéniens géraient la perte des plus jeunes. Une tranche d’âge de la petite enfance qui semble avoir connu des traitements funéraires particuliers, y compris pour les petits non-désirés ou bien jugés non viables.

Dans un article à paraitre cet été dans la revue américaine Hesperia,  Maria Liston, anthropologue à l’université de Waterloo (Ontario, Canada) et Susan Rotroff de l’université Washington à St Louis (Missouri, Etats-Unis), reviennent en effet sur cette découverte macabre réalisée entre 1937 et 1938, juste avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. 449 squelettes d’enfants et de fœtus humains avaient été mis au jour par hasard, dans un puits creusé dans le rocher de l’Agora d’Athènes, à 40m au nord d’un temple dédié au dieu Héphaïstos. Les ossements de 150 chiens et chiots, mêlés à des milliers de tessons de céramique et bris de poterie diverses, y avaient également été retrouvés associés.

Stupéfaits, les scientifiques de l’époque avaient tenté de comprendre ce qui avait pu justifier une telle concentration de nourrissons et cette importante présence canine. Certains chercheurs avaient ainsi émis l’hypothèse d’un infanticide de masse, alors que d’autres, optaient pour une épidémie qui se serait propagée parmi cette frange de la population. Quelques décennies plus tard, grâce à la datation des tessons de poterie présents dans le puits, la date d’enfouissement des petits corps avait pu être précisément fixée entre 165 et 150 avant notre ère, à la fin de la période hellénistique, soit juste avant l’arrivée des Romains.

Tellus et ses enfants (milieu 1er siècle après J.C.), Paris, Louvre. © Véronique Dasen

Dans cette nouvelle étude, les deux chercheuses affirment que tous les nouveau-nés – sauf trois, âgés d’un an environ – avaient moins d’une semaine. La majorité d’entre eux seraient morts naturellement, soit lors d’une naissance prématurée, soit à la suite de maladies infectieuses sans lien avec une quelconque pandémie. Il apparait aussi qu’un tiers est décédé d’une méningite néonatale (infection des tissus cérébraux).

« Cette pathologie laisse des lésions spécifiques sur les os de la voute crânienne, explique Susan Rotroff.  Les autres bébés sont décédés des maladies ordinairement fatales de l’époque, liées aux mauvaises conditions sanitaires ».

D’autres vestiges présentaient des traces de défauts de naissance.

Biberon antique trouvé dans le puits de l’Agora d’Athènes. © Agora Excavation

Dès lors, pourquoi les avoir retrouvés dans un puits ? S’agissait-il d’enfants « mis au rebus » ou d’actes rituels ?

« Il faut savoir que la découverte de nouveaux-nés dans les fouilles archéologiques de l’antiquité est rare », poursuit l’anthropologue.

Ce qui fait de cette concentration de vestiges une aubaine pour les scientifiques. Si quelques-uns ont parfois été retrouvés dans des tombes, la plupart sont généralement découverts sous le plancher des habitations, dans des poteries, parfois dans des décharges… ou réunis dans des nécropoles à part, comme dans le cas des 3000 fœtus et nouveau-nés découvertes dans l’île grecque d’Astypalée. Il faut aussi rappeler que le taux de mortalité infantile était très élevé dans les sociétés grecque et romaine.

« A cette époque, un enfant sur quatre mourrait la première année, et seul un sur deux parvenait à l’âge adulte », rappelle Véronique Dasen, professeure de l’université de Fribourg (Suisse), spécialiste de l’anthropologie de la maternité et de la naissance.

Au point qu’un nouveau-né ne recevait de nom qu’à son 7e jour, la plupart des décès se produisant avant. Selon les lois coutumières en vigueur à l’époque, c’est seulement alors que le rituel de l’ « amphidromie » avait lieu : une cérémonie de reconnaissance et d’incorporation (ou non) de l’enfant au sein de la famille.

Des rites de purification ?

Les enfants du puits, étaient eux des enfants morts à la naissance ou à peine juste après. Au cours de son étude, Maria Liston pense avoir également identifié l’un des plus anciens cas de maltraitance. Un des rares nourrissons de plus de six mois retrouvé dans le puits portait en effet des traces de fractures multiples, y compris au crâne. Quant à la présence des chiens retrouvés associés aux enfants décédés, Lynn Snyder, zooarchéologiste qui a étudiés ces restes, a sa petite idée.

« Chez les anciens grecs, les chiens servaient à nettoyer », explique-t-elle.

Leurs sacrifices auraient donc pu être liés à des rites de purification. Véronique Dasen rappelle que de nombreux textes antiques mentionnent ainsi l’aptitude particulière qu’aurait eue cet animal à « absorber » les influences malignes.

« Ils auraient pu prendre sur eux la souillure qu’a pu représenter l’accouchement et la mort des bébés », poursuit l’archéologue suisse.

Sans compter le lien que les chiens entretenaient avec Hécate, la déesse de la naissance et de la mort. Notamment celle des prématurés.

Cette nouvelle étude est l’occasion d’approfondir la manière de gérer la mortalité, de mieux connaitre les causes et le contexte de la mortalité infantile à la période hellénistique ainsi que la place réservée aux nouveau-nés dans cette société où la naissance était essentiellement une affaire de femmes. Un thème que les historiens de l’antiquité – pour la plupart des hommes – n’ont pratiquement jamais abordé. Pourtant, ce traitement particulier des enfants morts en bas âge a été découvert dans différents lieux, que ce soit en Grèce, en Italie ou en Gaule romaine. Il fait donc l’objet d’un nouveau domaine de recherche. 

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