Qui est vieux ?


L’âge n’est qu’un point de repère dans le temps, car nous avons avançons tous un jour à la fois, et non une année à la fois. On est vieux quand nous restons des heures à ne rien faire, quand nous n’avons plus de projets, ni de défis à relever, ni de curiosité à comprendre ou à apprendre
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Qui est vieux ?

 

« On n’est vieux que le jour où on le décide. »

Jean Anouilh

Le Saviez-Vous ► 9 objets quotidiens plus sales qu’un siège de toilette et comment les nettoyer


Quel endroit pensez-vous qu’il y a le plus de bactéries dans la maison ? Le siège de toilette ? Et bien non, et sachez-le, le siège de toilette est probablement l’endroit le plus propre
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9 objets quotidiens plus sales qu’un siège de toilette et comment les nettoyer

 

Ces objets présentent plus de microbes qu’un siège de toilette moyen, et vous avez probablement déjà touché au moins l’un d’entre eux aujourd’hui. Apprenez comment les nettoyer adéquatement.

Par Kelsey Kloss

Planche à découper

Crédits photo: Shutterstock

Des chercheurs de l’Université de l’Arizona ont découvert qu’une planche à découper présente en moyenne 200 fois plus de bactéries fécales qu’un siège de toilette. Le grand coupable : la viande crue, car beaucoup de bactéries fécales viennent des organes internes des animaux. À quand remonte le dernier blanc de poulet que vous avez coupé en dés? Les rainures minuscules que votre couteau a faites dans la planche sont l’endroit privilégié par les microbes.

Nettoyage : Lavez les planches à découper en plastique avec de l’eau et du détergent à vaisselle liquide, puis mettez-les à tremper dans une solution de 1 c. à café d’eau de Javel pour 2 L d’eau. Faites la même chose pour les planches en bois, mais en utilisant 1 c. à soupe d’eau de Javel pour 2 L d’eau. Ne laissez pas tremper toute la nuit.

Bol de votre animal de compagnie

Une des surfaces les plus sales de la maison pourrait être son plat à croquettes. Si votre chien lèche un siège de toilette, sa langue va ramasser 295 bactéries par pouce carré. Mais s’il lèche la bordure intérieure sale de son bol de nourriture, il engloutit 2 110 bactéries par pouce carré. Connaissez-vous un chien qui ne lèche qu’un pouce carré de surface?

Nettoyage : Pour que vos animaux restent en bonne santé, lavez leur bol après chaque repas à l’eau chaude et au savon, ou mélangez à parts égales du bicarbonate de soude, de l’eau chaude et du sel et frottez la surface en rond avant de rincer. Si vous ne le faites pas, les bactéries vont se multiplier sur les résidus de bave et de morceaux de nourriture de votre chien, un peu en comme si vous utilisiez la même fourchette tous les jours sans la laver.

Linge propre

Crédits photo: Shutterstock

Une charge de sous-vêtements transférera au moins 100 millions de bactéries E. coli – la bactérie responsable de la diarrhée – à la machine à laver, qui devient un terrain fertile pour contaminer les autres vêtements. Avec une machine à chargement frontal, c’est pire : l’eau stagne au fond, créant l’environnement humide favorable aux germes. Votre siège de toilette, en revanche, est trop sec pour soutenir une importante population bactérienne.

Nettoyage : Désinfectez votre machine en commençant vos lavages par une charge de blancs avec de l’eau de Javel, ou nettoyez-la à l’eau de Javel au moins une fois par mois (versez 2 tasses d’eau de Javel dans le compartiment du détergent et faites fonctionner à vide sur le cycle le plus chaud avant de bien essuyer; laisser ensuite la porte ouverte). Pour éviter la propagation des bactéries, lavez les sous-vêtements séparément à l’eau chaude avec un produit non chloré qui n’abîme pas les couleurs.

Téléphone intelligent ou tablette

Dans une étude de 2013, des chercheurs britanniques ont frotté avec un coton-tige 30 tablettes, 30 téléphones intelligents et un siège de toilette de bureau. Le coton-tige des tablettes présentait jusqu’à 600 unités de staphylocoque (qui peut causer des maux d’estomac) et celui des téléphones jusqu’à 140 unités. Le siège de toilette typique avait moins de 20 unités. Un autre détail peu inspirant : dans un sondage en 2011, 75 % des Américains ont déclaré qu’ils utilisaient leurs cellulaires alors qu’ils étaient sur la toilette pour texter, envoyer des courriels et téléphoner. Il ne s’agissait pas juste des adolescents — 91 % des répondants de la génération Y avaient utilisé leur téléphone aux toilettes, ainsi que 80 % de la génération X et 65 % des Baby-Boomers.

Nettoyage : Diminuez votre exposition aux microbes en nettoyant vos écrans électroniques avec des lingettes pour écran ou un chiffon doux humide, mais surtout laissez-les en dehors de la salle de bains.

Tapis

Crédits photo: Shutterstock

Fait amusant : les bactéries adorent les cellules de peau morte. Considérant qu’une personne émet en moyenne 1,5 million de cellules mortes toutes les heures, ceci transforme votre tapis en une expérience culinaire raffinée lorsque vous ajoutez des particules alimentaires, des squames d’animaux, du pollen et autres. Environ 200 000 bactéries vivent dans chaque pouce carré de tapis (près de 700 fois plus que sur votre siège de toilette), incluant colibacilles, salmonelle et staphylocoque.

Nettoyage : Comme votre aspirateur ne peut pas atteindre le fond du tapis, faites appel à une entreprise pour le nettoyer en profondeur au moins une fois par an.

Poignées de robinet

Votre poignée de robinet de salle de bains peut avoir 21 fois plus de bactéries que votre siège de toilette. Pire encore, vos poignées de robinet de cuisine peuvent héberger 44 fois plus de bactéries que le siège de toilette.

Nettoyage : Désinfectez-les et nettoyez-les régulièrement en même temps que le lavabo et l’évier pour vous assurer que lorsque vous vous lavez les mains, elles ne deviennent pas plus sales.

Clavier d’ordinateur

Crédits photo: Shutterstock

Cliquer sur les touches de votre ordinateur entre deux bouchées pendant l’heure du lunch peut vous mettre en contact avec des microbes (espérons qu’il ne s’agit pas de virus!). Lorsque des chercheurs britanniques ont frotté 33 claviers avec un coton-tige dans un bureau à Londres, ils ont découvert que les claviers contenaient jusqu’à cinq fois le nombre de germes d’un siège de toilette. En 2007, une épidémie de grippe intestinale dans une école primaire de Washington, D.C. a frappé plus de 100 personnes et a pu se répandre grâce à des équipements informatiques sales, comme les claviers, selon les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis.

Nettoyage : Lavez-vous les mains et nettoyez souvent ces surfaces.

Sac à main

Il contient de tout, y compris des microbes. Des chercheurs britanniques ont étudié 25 sacs à main pour constater que le sac à main moyen est trois fois plus sale qu’un siège de toilette de bureau. Les sacs à main utilisés régulièrement sont 10 fois plus sales. Ce sont les poignées qui portent le plus de bactéries, mais même des éléments à l’intérieur du sac étaient crasseux : les crèmes pour les mains et le visage étaient parmi les articles les plus sales, avec les rouges à lèvres. On a pu également relier certains virus de la grippe intestinale à des sacs d’épicerie réutilisables.

Nettoyage : Ne déposez pas vos sacs sur le sol, et lavez les sacs en tissu régulièrement, si c’est possible. Pour les sacs en plastique ou en cuir, utilisez des lingettes désinfectantes.

Éponge ou chiffon de cuisine

Des chercheurs d’Arizona ont recueilli 1 000 torchons et éponges dans les cuisines : ils ont trouvé que 10 % d’entre eux contenaient de la salmonelle. Chaque pouce carré de leurs surfaces contenait environ 134 630 bactéries, soit 456 fois plus qu’un siège de toilette. Les chiffons et les éponges de cuisine abritent la plus grande quantité d’E. coli et autres bactéries fécales dans la maison, surtout parce qu’ils ne sont pas remplacés aussi souvent qu’ils le devraient.

Nettoyage : Chaque semaine, mettez les torchons dans la machine à laver et les éponges dans le lave-vaisselle ou faites-les chauffer au micro-ondes (mouillés) pendant 30 secondes.

http://selection.readersdigest.ca/

Les justiciers du Web sont incontrôlables (et parfois dangereux)


Je trouve important de dénoncer les injustices comme ce dentiste qui a chassé Cecil, mais de là à rendre public des informations personnelles, menaces et harcèlements, cela va trop loin. Devenir des justiciers du web est dangereux, car des innocents risques d’en payer le prix
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Les justiciers du Web sont incontrôlables (et parfois dangereux)

 

La porte d'entrée du cabinet du dentiste responsable de la mort du lion Cecil | REUTERS/Eric Miller

La porte d’entrée du cabinet du dentiste responsable de la mort du lion Cecil | REUTERS/Eric Miller

Repéré par Vincent Manilève

Le meurtre de Cecil le lion par un dentiste américain nous rappelle qu’il existe certains internautes bien décidés à venger les injustices tout autour du monde.

Fin juillet, on apprenait que Walter Palmer, un dentiste du Minnesota, avait tué Cecil, l’un des lions les plus célèbres du Zimbabwe. Après une traque de quarante heures,l’animal a été achevé à l’arme à feu, décapité et dépecé.

Très vite relayée sur Internet, cette nouvelle a provoqué aussi bien l’émotion que la colère. La chasse a alors commencé, mais cette fois pour traquer le dentiste. Comme l’expliquait Buzzfeed, certains internautes ont commencé à partager sur les réseaux sociaux d’autres photos de ses trophées de chasse, l’adresse de son cabinet dentaire, des informations sur sa famille, mais aussi à envoyer des menaces de mort. Sur la page Yelp du cabinet, certains ont commencé à publier des avis négatifs (supprimés par le site depuis). Même chose sur Facebook, où les commentaires et les messages indignés ont inondé la page gérée par le cabinet.

Une pétition a été même lancée pour demander «justice» et une pancarte «Va rôtir en Enfer» a été accrochée sur la porte du cabinet du dentiste.

Pour Vox.com, il s’agit là d’une nouvelle étape franchie par les «justiciers du Web», qui deviennent de plus en plus incontrôlables.

«C’est une mode grandissante au sein des justiciers du Web, qui entraîne souvent un harcèlement dans le monde réel avec des conséquences dans le monde réel».

Le site rappelle alors l’affaire du Gamergate, dans laquelle des femmes travaillant dans le secteur de la technologie ont été harcelées, tout comme de nombreuses journalistes femmes.

Manque d’objectivité

Ce que craint le journaliste de Vox, c’est de voir de telles méthodes devenir «mainstream». Il est en effet assez effrayant de voir à quel point certains internautes utilisent des leviers psychologiques ou financiers dans le monde réel pour mettre à mal la vie d’une personne ou d’un groupe:

Le système judiciaire se trouve relégué au second plan

«Il est facile d’oublier à quel point une “quête de justice“ est injuste est dangereuse quand elle vise quelqu’un que vous méprisez, Plus ce comportement est normalisé, et plus il sera déployé contre des cibles qui ne méritent pas forcément d’avoir leur vie détruite.»

Pire encore, le système judiciaire se trouve relégué ici au second plan. La mobilisation en ligne souffre d’un manque d’objectivité criant, à l’inverse de la justice, qui s’efforce de mettre en place des punitions adéquates et de maintenir les valeurs de démocratie et d’égalité.

Harcèlement et menaces

En février 2015, le New York Times racontait en détail l’histoire de Justine Sacco, responsable des relations publiques du groupe média américain IAC, dont la vie a été ruinée après un tweet raciste sur l’Afrique.

«Je vais en Afrique. J’espère ne pas attraper le sida. Je plaisante. Je suis blanche!»

Les gens bien intentionnés, quand ils sont dans une foule, poussent souvent la punition trop loin

Le New York Times

Au-delà de la colère et de l’indignation que ce tweet a provoquées, et à juste titre, le journal américain expliquait que cette quête de justice par le peuple existe en réalité depuis longtemps, et qu’Internet n’a fait que la rendre encore plus puissante et plus visible:

«Beaucoup de gens des siècles passés déploraient l’énorme cruauté de la pratique, estimant que les gens bien intentionnés, quand ils sont dans une foule, poussent souvent la punition trop loin.»

Plus grave encore, ce problème peut concerner n’importe qui, et même des personnes innocentes. En 2013, après les attentats de Boston, rappelle Vox.com, un jeune homme a été pris en chasse sur Reddit parce qu’une personne lui ressemblant a été vue sur des photos ce jour-là. Sa famille a été harcelée et menacée. À tort, le jeune homme s’était en fait suicidé quelques jours avant l’attentat. 

http://www.slate.fr/

Les membres de l’expédition Franklin ont eu recours au cannibalisme


Comment réagirons-nous si nous étions dans un groupe sans nourriture, ni force pour chasser dans un environnement hostile ? Je crois que j’aimerais mieux mourir de faim que manger une personne, mais si la situation se présentait … ?
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Les membres de l’expédition Franklin ont eu recours au cannibalisme

 

Un chercheur examine des ossements qui démontrent que les membres de l'expédition Franklin ont eu recours au cannibalisme.

Un chercheur examine des ossements qui démontrent que les membres de l’expédition Franklin ont eu recours au cannibalisme. Photo :  Simon Mays

Un texte de Josée St-Onge

Des chercheurs de l’Université de l’Alberta et de l’organisme public Hictoric England ont trouvé des preuves de cannibalisme sur 36 os découverts sur l’île King William, au Nunavut, qui datent de l’époque de l’expédition Franklin dans l’Arctique.

Le chercheur anglais Simon Mays, qui a participé aux fouilles et à l’analyse des ossements, affirme que les ossements avaient été entaillés avec un objet tranchant et démontraient des signes d’avoir été bouillis, afin d’extraire et de consommer la moelle à l’intérieur.

« Grâce aux entailles sur les ossements, nous pouvons démontrer que des actes de cannibalisme ont eu lieu. » — Simon Mays, chercheur, Historic England

Sir John Franklin a mené une expédition dans l'Arctique canadien en 1845.

Sir John Franklin a mené une expédition dans l’Arctique canadien en 1845.  Photo :  CBC

L’explorateur anglais John Franklin a mené une expédition en 1845 pour découvrir le passage du Nord-Ouest dans l’Arctique canadien.

Une note retrouvée sur l’île King William indiquait que les deux navires et les 129 membres de l’équipage ont été piégés par la glace à la fin 1846 et que M. Franklin était mort le 11 juin 1847.

Des hommes désespérés

Le chercheur Simon Mays affirme que le cannibalisme a tendance à survenir en étapes, la première étant la consommation de pièce de viande. Au fur et à mesure que le temps passe, les actes de cannibalisme progressent, dit-il.

« La dernière étape est de briser les os et la moelle et c’est ce que nous avons observé dans ce cas. »— Simon Mays, chercheur. Historic England

Simon Mays dit que les os ont été retrouvés à plusieurs endroits, une autre preuve que les actes de cannibalisme des membres de l’expédition ont eu lieu sur une longue période de temps.

L’histoire orale des Inuits

L’historien Louie Kamookak, de la communauté de Gjoa Haven, au Nunavut, affirme que les Inuits racontent l’histoire du cannibalisme des membres de l’expédition Franklin depuis le 19e siècle.

« Il y a plusieurs histoires qui ont été partagées oralement et qui sont plutôt macabres. »— Louie Kamookak, historien de Gjoa Haven

Louie Kamookak raconte qu’au 19e siècle, des Inuits avaient découvert une tente près d’une embarcation. Un homme mort se trouvait à l’intérieur ainsi qu’un pot contenant des restes humains.

L’historien affirme que les Inuits ont évité cet endroit pendant des années de peur de rencontrer de mauvais esprits.

« Les mauvais esprits représentent ce qu’ils ont vu, des hommes blancs qui se mangeaient entre eux, » dit-il.

http://ici.radio-canada.ca/

La corde à sauter : un sport complet


Quand nous étions jeunes, garçons et filles sautaient à la corde à danser, a l’école ou sur les trottoirs. Aujourd’hui, je remarque que j’ai vu une seule fois une corde dans les mains d’un enfant..en 10 ans. La corde à danser ne devrait jamais être mise au rancart ni pour les enfants, ni pour les adultes D’ailleurs, il y a des compétitions de sauts à la corde et des chorégraphies impressionnantes fait avec des cordes à danser. En France, on incite même les enfants à sauter pour la santé.
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La corde à sauter : un sport complet

 

Auteur:  Sylvie Dellus

Les championnats du monde de Double dutch, une variante de la corde à sauter, se tiennent cette semaine à Paris. Le Dr Sarah Dobrowolski nous en explique les bienfaits.

La finale du championnat du monde de corde à sauter aura lieu le 25 juillet 2015, à la Halle Carpentier à Paris. L’occasion de redécouvrir ce sport de cours de récréation dans une version de compétition : le Double dutch. Des Hollandais auraient introduit ce sport à New York, d’où ce nom énigmatique.

Il se pratique soit en individuel, soit en équipe, chaque participant ayant une corde dans chaque main. À haut niveau, les sauts deviennent des figures tout à fait spectaculaires.

Bon pour le cœur et la mémoire

Mais pour ceux qui veulent pratiquer, juste pour le plaisir, la corde à sauter reste un sport complet.

« Nous avons beaucoup de preuves scientifiques de son efficacité sur le système cardiovasculaire, assure le Dr Sarah Dobrowolski, médecin canadien spécialisée en médecine physique et réadaptation. Mais, on sait moins que les personnes qui sautent à la corde ont des aptitudes cognitives meilleures que les autres, au niveau de la mémoire, de l’organisation, de la créativité et de la coordination. C’est également excellent pour développer la vitesse et l’équilibre. »

Au niveau articulaire, il n’y a pas de données qui laissent penser que cette activité soit néfaste. Toutefois, il vaut mieux éviter si on a mal au dos ou des problèmes de ligaments.

« Il n’y a pas de contre-indications dans 99 % des cas, à condition de ne pas pratiquer de façon trop intense et sans entraînement », précise le médecin.

Prévenir l’ostéoporose en sautant à la corde

Sauter à la corde est excellent pour brûler des calories et permet de développer les muscles des mollets, des cuisses et des fesses. C’est également un bon moyen de prévenir l’ostéoporose, cette perte de densité osseuse qui apparaît chez les femmes après la ménopause.

D’ailleurs, de plus en plus de mamans qui accompagnent leurs enfants à un cours de Double dutch se renseignent pour elles-mêmes.

« Des programmes de prévention de l’ostéoporose se mettent en place pour des femmes de 40-50 ans », confirme le Dr Dobrowolski.

Pour commencer, il faut choisir une corde en plastique, assez longue (lorsqu’on pose les pieds joints sur la corde, elle doit monter jusqu’aux aisselles).

« On commence par cinq sauts, puis une série de trois fois cinq. Ensuite, on augmente la vitesse. On peut aussi sauter en avançant et en croisant les pieds », suggère le Dr Dobrowolski.

Le programme « Sauté santé » pour les enfants

Pour les enfants, la Fédération française de Double dutch met en place à partir du mois de septembre le programme « Sauté santé ». Il s’agit de mettre à disposition des établissements scolaires, des maisons des jeunes et des clubs sportifs, des cordes à sauter et des documents pédagogiques (renseignements sur www.doubledutch.fr).

Tous les enfants peuvent pratiquer, même s’ils sont en surpoids.

« S’ils ne peuvent pas sauter, ils peuvent tourner les cordes. Cela facilite la sociabilisation », assure Christine Bourdel, attachée de presse de la fédération. 

http://www.santemagazine.fr/

La plante qui tue pour nourrir ses gardes du corps


Beaucoup savent que certaines plantes vont s’allier pour se protéger de leurs agresseurs Comme l’acacia qui nourrit les fourmis qui elles défendent corps et âme la plante. Mais des plantes qui semblent n’avoir rien à donner peuvent aussi se trouver des gardes du corps digne de ce nom
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La plante qui tue pour nourrir ses gardes du corps

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Fleur d’Aquilegia eximia. © Brad Kelly.

Souvent les plantes engagent des gardes du corps pour les protéger contre les agresseurs, qu’ils soient grands herbivores ou petites larves.

Un des exemples les plus connus et spectaculaires est celui de cet acacia africain qui héberge et nourrit de sa sève des fourmis, lesquelles défendent l’arbre… contre les éléphants qui veulent en manger les feuilles. Leurs morsures étant particulièrement douloureuses, même pour un pachyderme, les insectes jouent avec efficacité leur rôle protecteur pour leur plante nourricière. Mais les végétaux qui ne sécrètent rien de comestible ont-ils les moyens de se payer une protection ? Une surprenante étude américaine, à paraître dans la revue Ecology et dont j’ai découvert l’existence grâce au blog « Inkfish » d’Elizabeth Preston, montre que oui…

Ses auteurs se sont intéressés à Aquilegia eximia, une ancolie poussant sur la côte nord de la Californie. Celle-ci présentait trois particularités, trois pièces qui pouvaient, en s’emboîtant d’une certaine manière, écrire un scénario digne d’un film sur la pègre.

Premier élément : l’agresseur. A. eximia a un ennemi, la chenille du papillon de nuit Heliothis phloxiphaga, qui a pour habitude de dévorer les structures reproductrices – boutons, fleurs, fruits – de plusieurs espèces de plantes.

Deuxième élément : les protecteurs. On note souvent, sur ce végétal, la présence de plusieurs arthropodes chasseurs ou charognards, comme une araignée-crabe ou la punaise tueuse Pselliopus spinicollis qui ne crache pas sur les œufs de papillon…

Troisième élément (potentiel, celui-là) : la récompense pour les gardes du corps. Les chercheurs ont ainsi remarqué que l’ancolie en question produisait une sorte de liquide visqueux capables de piéger, d’engluer, des insectes arrivés là en « touristes », pour reprendre l’expression utilisée dans l’étude. A partir du mois de juin, une seule tige de fleur peut être recouverte de plusieurs centaines de cadavres de petits arthropodes. Se pouvait-il, se sont interrogés les auteurs de l’étude, que la plante attire et tue les « touristes » afin de les offrir en pâture aux bestioles capables de la défendre ? Un peu comme si, dans un film de mafieux, un restaurateur invitait à dîner quelques costumes rayés en leur demandant, par la même occasion, de le débarrasser de quelques importuns.

Pour le déterminer, ces scientifiques ont mené l’expérience sur le terrain. En juillet 2014, ils ont marqué 50 pieds d’Aquilegia eximia. Pour la moitié d’entre eux, qui devaient servir de groupe témoin, rien n’a été fait. On les a laissés vivre leur vie. L’autre moitié, en revanche, a eu droit à un traitement un peu particulier : une fois par semaine pendant tout l’été, armés de sortes de pinces à épiler, les chercheurs venaient nettoyer la tige portant la fleur de tous les cadavres d’insectes mesurant au moins un millimètre qui s’y étaient scotchés. A chaque fois étaient comptés les cadavres retirés et les prédateurs présents sur la plante. On notait également le nombre de structures reproductrices de l’ancolie ainsi que leur état – mangées ou pas par les chenilles.

Résultat : chez les ancolies du groupe témoin, on trouvait 74 % de gardes du corps en plus par rapport à celles qui avaient été nettoyées des cadavres d’arthropodes. Du coup, délaissées par leurs anges gardiens, ces dernières avaient plus de deux fois plus de chances que les autres de voir leurs structures reproductrices endommagées par les chenilles. Restait à déterminer si Aquilegia eximia agissait d’une quelconque manière pour faire venir à elle les malheureux« touristes » vers elle ou si seul le hasard les menait là. Une expérience simple a montré que la plante émettait probablement des signaux chimiques attractifs, une sorte de « chant des sirènes », écrivent les auteurs en référence à Homère. On se souvient en effet que l’Odyssée évoque ces monstres qui, grâce à leur chant auquel nul ne résiste, attirent les marins sur des récifs où leurs bateaux se fracassent et où les sirènes dévorent les naufragés. La seule différence avec la mythologie grecque tient dans le fait que, dans le cas de cette ancolie californienne, la plante elle-même n’est pas carnivore : elle ne fait que s’acheter une protection à coups de protéines animales…

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/