Prosélytisme dans les hôpitaux et les CHSLD: «Il faut que ça cesse»


Il est normal que des personnes puissent être présentes chez des patients qui demandent une assistance religieuse. Cependant, les abus sont inacceptables. Il est important que des règles soient clairement établies dans ce domaine, malheureusement, il y aura toujours des excès de zèle de certains illuminés qui visent les personnes les plus vulnérables. Imaginez parler de démon à des patients en psychiatrie, ou de guérison miraculeuse à une personne souffrant de maladie difficile ou incurable. Cela peut créer des conséquences aux soins.
Nuage


Prosélytisme dans les hôpitaux et les CHSLD: «Il faut que ça cesse»

PHOTO FRANÇOIS ROY, ARCHIVES LA PRESSE

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais

Le gouvernement Legault dénonce des dérives « inacceptables » dans le système de santé lorsque des patients vulnérables vivent des « abus spirituels » et sont livrés à des individus qui leur parlent du démon et de supposées guérisons miraculeuses.

HUGO PILON-LAROSE
LA PRESSE

MATHIEU PERREAULT
LA PRESSE

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, en avait le souffle coupé.

« Il faut que ça cesse », a-t-elle tonné, ce week-end, à la lecture d’une enquête de La Presse sur des individus aux « théologies toxiques » qui infiltrent le réseau public de la santé. Elle a immédiatement saisi le sous-ministre à la santé de l’enjeu.

Une majorité « de personnes hébergées en CHSLD sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles cognitifs majeurs. On ne va pas commencer à supporter des dérives religieuses de cette nature. Ça n’a pas de sens », a affirmé Mme Blais hier.

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a pour sa part exprimé son « extrême » préoccupation.

« Les personnes hospitalisées et les personnes vivant en CHSLD ont droit à un environnement serein, paisible et exempt de toute dérive religieuse. Les situations rapportées dans l’article sont inacceptables. » Danielle McCann, ministre de la Santé et des Services sociaux

La Presse a révélé samedi que l’Association des intervenants et intervenantes en soins spirituels du Québec (AIISSQ) talonne le gouvernement du Québec pour qu’il révise les exigences requises pour faire de l’intervention spirituelle auprès des patients du réseau public de la santé.

« Des groupes fondamentalistes aux théologies toxiques » s’infiltrent et commettent des abus spirituels, dénonce un courriel de l’AIISSQ envoyé le 8 août au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Dans son reportage, La Presse a révélé qu’une « prophétesse » avait notamment distribué sa carte dans une aile de soins psychiatriques ou que des religieux payés par l’État avaient promis à des patients que Dieu guérirait leur cancer.

Les intervenants en soins spirituels, qu’ils soient laïques ou religieux, sont payés de 24 $ à 40 $ de l’heure par le ministère de la Santé.

Des dommages « désastreux »

Sur son compte Twitter, la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) a déclaré ce week-end qu’« il est inacceptable que des patients soient exposés à du harcèlement religieux ou spirituel dans les corridors d’hôpitaux ou de CHSLD et que pire, du personnel y prenne part ».

Le psychiatre Yves Quenneville, spécialiste des soins palliatifs, a pour sa part écrit sur Twitter qu’« en 30 ans de pratique de soins palliatifs, il a fallu en débusquer, démasquer et expulser… leur infiltration est insidieuse. Les dommages désastreux ».

Yves Casgrain, ancien directeur de la recherche d’Info-Secte, a confié que « malgré [sa] longue expertise dans ce domaine, [il est] toujours aussi bouleversé par ces histoires potentiellement dommageables pour les victimes ».

Un hémato-oncologue du CHU de Québec, Maxime Chénard-Poirier, a pour sa part indiqué que « trop souvent, clientèle vulnérable égale opportunité pour personne mal intentionnée. On doit être plus vigilant ».

La ministre de la Santé, Danielle McCann, a précisé ce week-end qu’« en mars dernier, le CHU de Québec a reçu, par l’entremise du Centre Spiritualitésanté, le mandat de coordination de la révision des orientations ministérielles pour l’organisation des services d’animation spirituelle pour l’ensemble des établissements du réseau au Québec ».

« Nous nous assurerons de mettre en place des mesures pour protéger les usagers et nous assurer qu’ils soient traités dans le plus grand respect », a-t-elle promis.

https://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Vous avez sûrement lu un de ces livres les plus censurés au monde


Il existe beaucoup de livres à travers le monde. Des auteurs laissent aller leur plume pour raconter des faits politiques, religieuses, sataniques, magies, sexualité, bref le choix des sujets sont vastes. Pourtant, certains de ces livres ont été critiqués, et même censurés
Nuage

 

Vous avez sûrement lu un de ces livres les plus censurés au monde

 

par Marine

Propos satanistes, contenu sexuellement explicite, idées politiques, racisme, etc. La censure est aussi vieille que la diffusion de livres, et les arguments invoqués pour stopper la diffusion de certains ne manquent pas. La démocratisation de la lecture et de la vente de livres aura permis d’atteindre un public toujours plus large. Mais celui-ci est parfois peu réceptif aux idées qui sont véhiculées – à tort ou à raison. Voici donc la liste (non exhaustive) de 10 livres qui font partie de ceux ayant le plus été victimes de ce type de critiques.

La Bible 

Chacun pouvait s’y attendre, mieux vaut donc ne pas faire durer le suspense plus longtemps. Avant sa traduction en langue vernaculaire et son impression en 1455, seules les élites religieuses avaient le droit de lire – et par conséquent d’interpréter les messages sacrés de cet ouvrage. Maintenant un des titres plus vendus au monde, La Bible est toujours autant controversée en raison de la violence de certains propos, voire de racisme.

Cinquante nuances de Grey, E.L. James (2011) 

Autre temps, autres mœurs, changement d’ambiance ! L’un des best-sellers de ces dernières années n’a pas échappé aux critiques. Si nombreux sont ceux qui déplorent la pauvre qualité de l’écriture de l’auteure, les aventures d’Anastasia Steele et de Christian Grey ont avant tout été bannies de certaines librairies en raison d’un contenu jugé « semi-pornographique ».

Lolita, Vladimir Nabokov (1955) 

Repris au cinéma par Stanley Kubrick, ce qui est considéré comme le chef-d’œuvre de Nabokov est aussi son œuvre la plus controversée. Les raisons ? Évocation de relations incestueuses et pédophiles. À ce titre, l’Angleterre, l’Argentine ou encore la France interdiront sa publication pendant un temps

.

lolita nabokov kubrick

Share

La figure de Lolita mise en scène par Stanely Kubrick. Crédits : Wikimedia Commons

La saga Harry Potter, J.K. Rowling (1997)

Fait plus surprenant, l’œuvre de la célèbre romancière anglaise a aussi été condamnée par la censure. Des chrétiens extrémistes y voyaient en effet un étalage de propos contraires à ceux de la Bible (elle-même censurée, rappelons-le) sur la famille. D’autre part, les livres ont été accusés d’encourager la pratique de la sorcellerie. Ils ont à ce titre été retirés de certaines classes et bibliothèques au Canada.

L’Appel de la forêt, Jack London (1903)

Autre incontournable de la littérature jeunesse, les événements qui y sont relatés sont pourtant bien ancrés dans le réel avec l’histoire d’un chien qui revient peu à peu à la Nature. C’est justement ce qui a dérangé les fascistes yougoslaves, italiens et allemands aux alentours des années 1930. L’œuvre est selon eux une vitrine cachée du socialisme, et encourage à tourner de dos à la Civilisation.

American Psycho, Brett Easton Ellis (1991)

Figurant parmi les maîtres du roman noir, l’auteur a acquis une renommée internationale grâce à son livre. Toutefois les évocations sans filtre du viol, du meurtre et du cannibalisme – entre autres – ne passent pas auprès du grand public. De même, la réalisatrice Mary Harron rencontrera néanmoins le succès avec son film éponyme, mettant en scène Christan Bale.

Les versets sataniques, Salman Rushdie (1988)

Comme on peut le constater, tout est dans le titre. Interdit de publication dans pas moins de cinq pays, des libraires qui le mettent en vente seront même victimes d’attaques à la bombe et de dégradations diverses.

livre lecture censure

Share

Crédits : Wikimedia Commons / Mutant669

Manifeste du parti communiste, Karl Marx (1848)

Essai jugé comme politiquement inacceptable et hautement subversif dans de nombreux pays, sa diffusion a souvent créé nombre de polémiques et interdictions. En Turquie, il a même été censuré pendant 165 ans !

Des souris et des hommes, John Steinbeck (1934)

Pourtant au programme dans de nombreux établissements scolaires et universitaires, les romans de Steinbeck sont également vivement critiqués. Pour celui-ci, c’est particulièrement la vulgarité, et la violence de certains passages et qui ont été vivement reprochés. Il fait partie des livres les plus souvent sujets à controverse aux États-Unis.

L’attrape-coeur, J.D. Salinger (1951)

La violence, la vulgarité et le contenu sexuel en font un des livres les plus critiqués au monde, et a fortiori un des plus censurés. Ce livre est aussi connu pour avoir une sombre réputation, qui veut que beaucoup de tueurs l’aient lu un jour – dont l’assassin de John Lennon, retrouvé avec un exemplaire en poche après son crime.

Source

https://lesavaistu.fr/

Le Saviez-Vous ► Quelle est l’origine des 7 péchés capitaux ?


    L’origine des 7 péchés capitaux a certes une source chrétienne, mais ils ne sont pas explicitement écrit dans la Bible. L’ébauche a été écrite au IVe siècle et c’étaient 8 passions, puis plus tard la liste a été modifié pour devenir ce que les chrétiens connaissent aujourd’hui.
    Nuage

     

    Quelle est l’origine des 7 péchés capitaux ?

     

    par Marine

    À l’évocation de ce sujet, chacun·e aura peut-être en tête le film Seven (1996) de David Fincher avec Morgan Freeman et Brad Pitt, avec son final haletant. Les crimes qui rythment cette fiction sont en effet basés sur les 7 péchés capitaux, et force est de constater que personne n’est à l’abri de correspondre à l’un de ces défauts. Mais quelle en est l’origine au juste ?

    Sauriez-vous tous les citer (sans tricher) ?

    Que l’on en cumule plusieurs ou que l’on ne se reconnaisse dans aucun en particulier (auquel cas il faut tout de même se pencher sur celui d’orgueil, sait-on jamais), tout le monde a déjà entendu parler des péchés capitaux. Au cas où votre mémoire aurait quelques difficultés à tous les lister, les voici :

  • Orgueil

  • Avarice

  • Luxure

  • Envie

  • Gourmandise

  • Colère

  • Paresse

    Une origine religieuse

    Quant à savoir à qui nous devons cette liste, il s’avère que plusieurs contributeurs ont aidé à la bâtir au fil des siècles, et qu’ils sont tous des religieux issus du christianisme. Également, les 7 péchés capitaux ne sont pas évoqués dans la Bible en tant que tels, ce qui peut paraître surprenant.

    En vérité, le premier à avoir réfléchi et écrit au sujet de péchés impardonnables est le moine Évagre le Pontique, au IVe siècle. Plus précisément, il évoque 8 “passions” parmi les plus préjudiciables aux mortels dans leur quête de la vie éternelle. Y figurent ceux évoqués plus haut, avec quelques différences. Il y inscrit donc la tristesse, l’acédie (le découragement et la paresse dans la pratique de la foi) et la notion de vaine gloire. La paresse et l’envie n’en font pas partie.

    Bien plus tard – au VIe siècle -, le pape Grégoire Ier le Grand effectue une modification de cette liste. La vaine gloire est intégrée à la notion d’orgueil et celle de l’acédie est retirée au profit de la tristesse. Il ajoute également l’envie. Plus tard, Saint Thomas d’Aquin réfléchira lui aussi à la notion de péché, affirmant que ceux-ci ne devraient pas être classés selon un ordre d’importance comme c’était le cas jusqu’alors.

    C’est grâce à tous ces débats religieux et à l’hégémonie incontestable de la pensée chrétienne de l’époque que les 7 péchés capitaux vont prendre de l’importance. En témoignent les nombreuses œuvres picturales et littéraires qui les évoquent, notamment pendant la Renaissance.

    Pourquoi “seulement” 7 péchés capitaux ?

    Au XVIIe siècle, le péché de tristesse est remplacé par celui de la paresse. La liste est désormais “complète” – si tant est qu’il soit possible d’établir une liste de tous les péchés humains. Et justement, pourquoi le meurtre, le vol ou d’autres crimes ne figurent-ils pas dans cette liste ?

    Pour répondre à cette question, il faut partir du principe que ceux qui ont créé cette liste ont souhaité retenir des termes génériques. Leur simple évocation peut en effet amener à des actes répréhensibles : il est possible de tuer par colère, de tromper son ou sa partenaire par luxure, de voler par avarice, etc. De manière générale, les 7 péchés capitaux ont longtemps fait office de lignes de conduite – à éviter bien sûr – pour ne pas s’éloigner de Dieu.

    Et il ne faut pas non plus oublier que 7 est un chiffre clé dans la religion chrétienne. Il est maintes fois évoqué dans la Bible. Selon cet ouvrage, Dieu a par exemple créé le monde en 7 jours, et il existe également 7 sacrements. Voilà qui peut expliquer pourquoi les péchés capitaux sont au nombre de 7 eux aussi. Mais il existe aussi leur contraire !

    Voici les 7 vertus qui contrebalancent les péchés capitaux :

  • Chasteté

  • Prodigalité

  • Modestie

  • Courage

  • Humilité

  • Charité

  • Tempérance

    https://lesavaistu.fr/

Migrations: le défi est mondial


Le problème de migrants touche tous les continents. C’est des millions de personnes qui fuient quelque chose, que ce soit des conflits, génocides, pauvreté et autres. Il y a aussi les changements climatiques qui va augmenter ces migrants a trouver un endroit pour survivre. Nous ne pourrons pas fermer nos frontières
Nuage

 

Migrations: le défi est mondial

 

Le Bangladesh a dû faire face à une arrivée massive de réfugiés Rohingyas. Le plus grand camp de réfugiés du monde s'y trouve désormais, un demi-million de personnes.

MOHAMMAD PONIR HOSSAIN / REUTERS

Le Bangladesh a dû faire face à une arrivée massive de réfugiés Rohingyas. Le plus grand camp de réfugiés du monde s’y trouve désormais, un demi-million de personnes.

François LaRochelle

Ancien diplomate canadien

L’Agence pour les réfugiés des Nations Unies estime que l’on compte 66 millions de personnes déplacées à travers le monde: le nombre le plus élevé jamais connu.

La question migratoire est devenue un enjeu majeur dans de nombreux pays. Que ce soit en Europe ou en Amérique du Nord. Sans oublier l’Asie ou le Moyen-Orient. L’arrivée massive de migrants d’Afrique divise l’Union européenne. L’accueil fait par l’Allemagne au million et demi de réfugiés venant de Syrie et des environs a mis en péril la survie politique de la chancelière allemande Angela Merkel.

Chez notre voisin du sud, des politiciens se servent de l’immigration pour des fins démagogiques. En Hongrie et en Pologne, on évoque la «protection de la civilisation chrétienne» contre les «hordes» de musulmans pour refuser l’accueil de réfugiés. On se croirait revenu au temps où l’Empire ottoman menaçait Vienne! En Autriche et en Italie, les gouvernements ont été composés en fonction d’idées anti-immigration.

Ailleurs, c’est le Bangladesh qui a dû faire face à une arrivée massive de réfugiés Rohingyas. Le plus grand camp de réfugiés du monde s’y trouve désormais (un demi-million de personnes). Le Mexique sert d’escale aux migrants d’Amérique centrale et même d’Haïti, porteurs de l’espoir de traverser aux États-Unis. Sans oublier la Turquie, le Liban ou la Jordanie qui abritent des millions de Syriens.

Des millions de personnes déplacées

Au total, l’Agence pour les réfugiés des Nations Unies (HCR) estime que l’on compte actuellement 66 millions de réfugiés ou de personnes déplacées à travers le monde. Il s’agit du nombre le plus élevé jamais connu. Les raisons sont nombreuses: guerres au Moyen-Orient, violence et criminalité en Amérique centrale, pauvreté en Afrique, actions génocidaires en Birmanie, etc. La crise la plus récente voit deux millions de Vénézuéliens quitter leur patrie pour trouver refuge chez les pays limitrophes et même jusqu’au Chili.

Les changements climatiques provoqueront sécheresses et inondations, qui pousseront des populations à quitter leurs pays en quête de vie meilleure ou pour survivre.

Et malheureusement, ces statistiques ne feront qu’augmenter. Pas nécessairement parce que les conflits vont se multiplier, quoique, mais notamment parce que les changements climatiques provoqueront sécheresses et inondations, qui pousseront les populations touchées à quitter leurs pays en quête de vie meilleure ou pour simplement pour survivre.

L’ONU dans un rapport récent évoque que 800 millions de citoyens en Asie (Pakistan et Inde, en particulier) seront affectés négativement par les hausses de température. Ces pays ne sont évidemment pas équipés pour y faire face. Le manque de pluie nuit aux récoltes en Amérique centrale, poussant les paysans vers le nord. Il n’est sans doute pas à la veille de se résorber. La désertification en Afrique non plus. On peut prévoir que l’accès de plus en plus difficile à l’eau potable déstabilisera encore plus le Moyen-Orient, avec sa population en constante augmentation. L’Iran vit déjà ce problème. L’Égypte et ses 100 millions d’habitants ne comptent que sur le Nil.

Chercher des solutions au mouvement migratoire

Pour rassurer un certain électorat inquiet, les dirigeants occidentaux cherchent des solutions. Ainsi l’Union européenne essaye d’endiguer le mouvement migratoire en provenance d’Afrique par de l’aide financière aux pays d’origine ou de transit, comme c’est le cas au Niger. Avec un certain succès, semble-t-il.

Bruxelles aide la Libye à retourner les migrants qui s’y trouvent dans leur pays. Le président Trump martèle l’idée de son mur avec le Mexique et renforce le rôle des services frontaliers, quitte à séparer les enfants de leurs parents. Le Canada tente de convaincre les communautés haïtiennes ou centrales américaines aux États-Unis que de venir illégalement au pays ne se concrétise pas obligatoirement par l’obtention du statut de réfugié. On note une certaine diminution des arrivées sur les côtes européennes, à la frontière mexicaine et aussi au Canada. Mais pour combien de temps?

Il est illusoire de croire que les pays les plus riches pourront stopper complètement le flot de migrants frappant à leur porte.

Avec les problèmes liés au climat, à la présence de dirigeants incompétents qui s’accrochent au pouvoir comme au Vénézuéla, au Nicaragua, de sanglants conflits régionaux et du désespoir d’une jeunesse africaine ou maghrébine qui préfère prendre le risque de perdre la vie en traversant la Méditerranée que de mourir à petit feu chez elle, il est illusoire de croire que les pays les plus riches pourront stopper complètement le flot de migrants frappant à leur porte.

Face à ce constat, les gouvernements occidentaux n’auront finalement pas d’autres choix que d’accueillir davantage de migrants, choisis ou pas. Et de favoriser leur intégration. Il est statistiquement illusoire, malgré ce qu’en disent des dirigeants ou des candidats politiques de droite, de faire comme si de rien n’était et de croire qu’ils pourront empêcher les migrants économiques et les opprimés de vouloir améliorer leur sort en venant chez nous, légalement ou pas.

La solution serait, bien sûr, pour la communauté internationale, d’agir de manière concertée pour protéger l’environnement, pour trouver des solutions aux crises régionales et de travailler à l’amélioration économique des pays les plus pauvres. Malheureusement, il semble que cela ne soit plus envisageable pour l’instant avec certains de nos leaders, la montée des nationalismes et l’impuissance des nations à s’unir dans un monde de plus en plus éclaté.

Ce n’est pas avec des projets à courte vue, visant à compliquer l’arrivée de migrants ou leur intégration, que l’on règlera ce défi.

Ce n’est pas avec des projets à courte vue, visant à compliquer l’arrivée de migrants ou leur intégration, que l’on règlera ce défi. On ne fait que repousser l’inévitable. Il faut une stratégie internationale allant au-delà des slogans ou de promesses irréalisables. Il n’y a pas d’autre choix.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► En Inde, l’État du Karnataka a banni certaines pratiques de magie noire


Comment peut-on accepter de vivre dans ce genre de religion. Bien que la magie noire existe partout, dans certains pays, ils sont plus visibles et un État de l’Inde, le gouvernement essaie de diminuer l’influence de la magie noire.
Nuage

 

En Inde, l’État du Karnataka a banni  certaines pratiques de magie noire

 

Crédits : grabhouse

par  Mehdi Karam

Dans certaines régions de l’Inde, la magie noire et la sorcellerie sont courantes.

En réaction, le gouvernement de l’État du Karnataka, au sud du pays, a validé le 27 septembre un projet de loi intitulé Karnataka Prevention and Eradication of Inhuman Evil Practices and Black Magic, qui tente tant bien que mal de réguler ces pratiques, rapporte The Hindu.

À compter de maintenant, il est entre autres formellement interdit de provoquer des mouvements de foule en invoquant les esprits en public, d’effectuer de la chirurgie à mains nues pour changer le sexe d’un foetus, d’inciter quelqu’un à tuer un animal en lui mordant la nuque (la pratique est nommée gaavu) ou encore de pratiquer le baibiga, piercing en bois allant de part et d’autre de la mâchoire en passant par la langue.

Il est toutefois notamment autorisé d’être adepte de la religion de son choix, de percer le nez ou les oreilles de ses enfants par croyance et de célébrer les fêtes religieuses, comme les naissances.

Crédits : The Hindu

http://www.ulyces.co/

Un tiers des milléniaux américains n’est pas sûr que la Terre est ronde


Si 1/3 des milléniaux (gens qui sont nés entre 1982 et 2004) américains croient que la Terre est plate alors sûrement que d’autres ailleurs le croient aussi. Est-ce avec Internet qui propage diverses théories du complot ? Il semble que le salaire et la croyance d’une religion peuvent influer sur le fait que la terre soit plate, alors que tout prouve le contraire.
Nuage

 

Un tiers des milléniaux américains n’est pas sûr que la Terre est ronde

 

/

Ronde ou plate? | Greg Rakozy via Unsplash License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

Ou pense même qu’elle est plate.

 

Repéré sur Forbes

YouGov, le site de sondages en ligne, a voulu faire un état des lieux des croyances des Américains quant à la forme de la Terre. À la question «Pensez-vous que la terre est ronde ou plate?», les 8.215 participants avaient le choix entre plusieurs réponses:

– «J’ai toujours été convaincu que la Terre était ronde.»

– «J’ai toujours été convaincu que la Terre était ronde mais depuis quelque temps j’en doute/je suis sceptique.»

– «J’ai toujours été convaincu que la Terre était plate.»

– «Autre/Pas sûr.»

Sur le total des personnes interrogées, seulement 2% d’entre elles sont fermement convaincues que la Terre est plate alors que 84% sont persuadées du contraire –le reste des participants ayant répondu «Autre/Pas sûr». Jusque-là, aucune surprise.

Cependant, les chiffres deviennent intéressants quand on analyse les résultats par tranche d’âge: seulement 66% des personnes de dix-huit à vingt-quatre ans pensent que la Terre est ronde, pour 94% des seniors. Comment expliquer ce clivage?

En 2015, le magazine Harvard Political Review révélait la méfiance grandissante des jeunes Américains quant à la science: selon le sondage annuel Harvard Public Opinion Project, 23% des millenials déclaraient que «le réchauffement climatique est une théorie qui n’a pas encore été prouvée».

La religion et le salaire: deux autres indicateurs révélateurs

Quand on étudie le niveau de revenus des participants, un autre écart significatif frappe: 92% de ceux qui gagnent plus de 80.000 dollars par an sont convaincus que la Terre est ronde contre 79% de ceux qui gagnent moins de 40.000 dollars par an.

Les différences salariales sont parfois synonymes de fossé éducationnel. En 2015, The Atlantic expliquait que les riches sont plus susceptibles d’obtenir un diplôme d’études supérieures que les personnes issues d’une famille à faible revenu.

Pour Neil deGrasse Tyson, un astrophysicien, c’est la faute du système éducatif américain: «On doit apprendre aux élèves à questionner le savoir que les professeurs leur enseignent et pas simplement à tout absorber. Sans ça, les enfants vont commencer à croire à tout et n’importe quoi», expliquait-il dans une vidéo sur sa chaîne Youtube StarTalk.

À partir d’un autre échantillon de données, Forbes a établi une corrélation entre la religion et le fait de croire ou non que la Terre est ronde: 52% des 55.172 profils inscrits sur YouGov se définissant comme «très religieux» croient que la Terre est plate.

On aurait pu penser que ce débat était clos depuis longtemps, mais ces dernières années le mouvement des flat-earthers –ceux qui croient que la Terre est plate– a refait surface. Peut-être, comme l’indique Forbes France, parce qu’internet est l’outil parfait pour favoriser la prolifération de la désinformation et les théories du complot.

https://www.slate.fr

Les sanglants crucifiements du Vendredi Saint aux Philippines


Dans toute religion, il y a des pratiques extrémistes. Même si l’Église n’approuve pas ce genre de tradition aux Philippines pour le vendredi saint. Des gens croient que de s’auto flageller permet de guérir des gens ou encore que leurs péchés seront absolue grâce à se faire crucifier
Nuage

 

Les sanglants crucifiements du Vendredi Saint aux Philippines

 

Des clous de huit centimètres traversent les mains... (NOEL CELIS, AFP)

Des clous de huit centimètres traversent les mains et les pieds des pénitents. Ces derniers ne passent toutefois que quelques minutes ainsi crucifiés, leur poids étant supporté par une petite marche fixée à la croix, avant d’être redescendus et de recevoir des soins.

NOEL CELIS, AFP

JOSHUA MELVIN
Agence France-Presse
SAN FERNANDO 

Certains fidèles se font crucifier, des pénitents se fouettent le dos jusqu’au sang : les Philippins ont célébré le Vendredi Saint avec les traditionnelles manifestations sanglantes qui illustrent la ferveur religieuse de l’archipel en grande partie catholique.

Chaque année, des villages célèbrent deux jours avant Pâques le souvenir de l’un des moments les plus emblématiques de la Passion, au grand dam de l’Eglise, qui ne valide pas ces pratiques.

Vendredi, huit personnes ont été clouées sur des croix dans des villages au nord de Manille. Ces scènes attirent des milliers de fidèles et de touristes dans une atmosphère quasi carnavalesque qui est aussi du pain béni pour les affaires.

Des clous de huit centimètres traversent les mains et les pieds des pénitents. Ces derniers ne passent toutefois que quelques minutes ainsi crucifiés, leur poids étant supporté par une petite marche fixée à la croix, avant d’être redescendus et de recevoir des soins.

Parmi eux, Mary Jane Sazon, 39 ans, seule femme du lot, pour qui c’est le septième crucifiement.

« C’est important pour moi de réaliser ma promesse, depuis que j’ai commencé à faire cela le Seigneur répond à mes prières », dit-elle.

Un autre temps fort est la procession de pénitents torses nus, qui se flagellent le dos jusqu’au sang, devant des spectateurs qui font des égoportraits

« C’est ce qu’on fait lorsqu’un membre de la famille tombe malade », dit Norman Lapuot, 25 ans, tandis qu’il se flagelle avec un fouet à l’extrémité duquel ont été attachés des bâtons de bambou.

Ce fidèle explique que c’est la quatrième fois qu’il participe à la cérémonie. Il est persuadé que c’est ce qui a permis à son grand-père de se remettre d’un accident vasculaire cérébral.

Si la majeure partie des 80 millions de catholiques philippins passent la journée à l’église ou en famille, les dévots qui endurent ces crucifiements le font pour se faire pardonner leurs péchés ou témoigner de leur reconnaissance pour des interventions divines.

L’Église philippine, elle, désapprouve ces pratiques en avançant que Jésus Christ a déjà vécu ces moments pour les hommes et qu’il n’y a aucune raison de les répéter.

« L’Église n’encourage jamais l’autoflagellation et encore moins le crucifiement », déclare à l’AFP le père Roy Bellen, porte-parole de l’archidiocèse de Manille.

« Les sacrifices demandés aux catholiques pendant le carême et la semaine sainte doivent déboucher sur des actions qui viennent en aide aux pauvres et aux nécessiteux ».

Les vendeurs de nourriture et de souvenirs, les chauffeurs de taxi, profitent chaque année de l’affluence.

Près de 80 % des Philippins sont catholiques, héritage du règne colonial espagnol qui s’est achevé à la fin du XIXe siècle.

http://www.lapresse.ca/