La communication


La communication n’est pas juste à sens unique ou il n’y a qu’une personne qui aiment s’entendre. Il faut aussi se taire  de temps à autre pour écouter les autres
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La communication

 

 

 

La communication est une science difficile. Ce n’est pas une science exacte. Ça s’apprend et ça se cultive.

Jean-Luc Lagardère

Les enfants laissent-ils entrer n’importe qui ?


Déjà comme adultes, nous nous ne sommes pas toujours prudents envers les inconnus, les enfants, souvent, ne doutent pas que certaines personnes peuvent avoir de mauvaises raisons d’entrer dans les maisons
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Les enfants laissent-ils entrer n’importe qui ?

 

C’est l’expérience qu’a mené Joey Salads…

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Le Saviez-vous ► Que nous rapportent vraiment les programmes spatiaux


Il y a des fois qu’on se demande pourquoi tant d’argent de dépenser autant d’argent pour les explorations spatiales. Disons que je suis septique sur cet acharnement de vouloir coloniser Mars, mais pour le voyage d’exploration, c’est quelque chose de fantastique. Mais, il est important de comprendre que ces explorations spatiales des divers projets ont changé aussi quelque chose pour nous, et ce, nous sommes bien loin de s’imaginer tout l’impact que cela a contribué dans notre quotidien. Voici quelques exemples … Mais tout n’est pas énuméré et il reste encore bien des choses à découvrir
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Que nous rapportent vraiment les programmes spatiaux

Pas une journée ne s’écoule sans qu’un astronome ou un chercheur ne se voit  poser cette question : à quoi ça sert d’investir dans les programmes spatiaux ? Quels sont les bénéfices pour l’humanité ? Ou encore : ça coûte cher, on ferait mieux de s’occuper de ceux qui meurt de faim dans notre propre pays etc. Avec la crise, ce genre de discours se généralise de plus en plus et il est donc indispensable d’apporter un éclairage complet sur cette question.

En plus des acquis incroyables pour la connaissance humaine et pour la science, il faut bien comprendre que l’exploration spatiale bénéficie à toute l’humanité, à tous les niveaux, aussi bien économique qu’environnemental, pour l’industrie ou pour les entreprises, pour la médecine ou pour l’agriculture. Et toutes ces avancées ne sont pas exclusivement le résultat du programme Apollo.

Ce que l’espace apporte à notre vie quotidienne

Nous venons de voir que les technologies développées pour l’espace pouvaient avoir des applications médicales. Et quand on parle d’espace, on pense tout de suite aux satellites et à ce qu’ils nous permettent de réaliser. Grâce à eux, nous avons accès à des données qui permettent chaque année de sauver des milliers de vies humaines. Les satellites météo permettent de prédire les catastrophes naturelles, comme les inondations, les orages, les tornades, les typhons. Ils permettent également de repérer des incendies ou d’analyser leur étendu. Les humains peuvent dans ces conditions êtres prévenus en amont et des mesures de protections peuvent être mises en place.

satellite GPS bénéfice

Le GPS, le Global Positioning System, permet chaque jour de sauver des vies.

L’humanité en dépend pour les transports maritimes. Il a été inventé dès le premier satellite mis en orbite, Spoutnik en 1957. Les changements dans la fréquence radio ont aidé les scientifiques américains à suivre Spoutnik à la trace. C’est le résultat de l’effet Doppler, qui est un changement de fréquence des ondes sonores ou lumineuses selon les changements de position.  Ce principe a permis d’élaborer le système de navigation maritime baptisé TRANSIT conçu pour les sous-marins. Le GPS pour la navigation a été développé par la défense américaine dans les années 1970, ce qui a conduit au lancement du premier satellite GPS en 1978.

De nombreux marins ont également été sauvés grâce au canot de sauvetage développé par la NASA pour récupérer les astronautes en mer. Ce canot peut se gonfler en 12 secondes. Et même des vents forts et une grosse mer ne peuvent le retourner.

Bien sûr, les satellites sont aussi devenus nécessaires pour la télévision, les stations radio, le téléphone…

L’agriculture aussi dépend maintenant des satellites et de l’espace.

Les différentes caméras élaborées pour explorer la composition des planètes lointaines servent aussi à déterminer si des plantes ont besoin d’eau, d’insecticide. Aujourd’hui, les agriculteurs peuvent savoir quelle zone de leur parcelle a besoin d’attention, d’engrais, d’eau, etc.

L’environnement doit aussi beaucoup à l’espace. 

Quand les américains ont démantelé le lanceur Saturn 1B, ils ont découvert quelques années plus tard, que la peinture contenait des polychlorobiphényles (PCB), des polluants d’une grande toxicité qui empoisonnait le sol. Des scientifiques ont donc développé une pâte capable d’extraire le PCB de la peinture sans endommager la peinture elle-même. Ce système a depuis été légèrement transformé et il est régulièrement utilisé pour supprimer de nombreuses formes de contaminations sur terre.

Au CADMOS par exemple, j’ai pu voir personnellement une expérience qui est actuellement menée dans l’espace. L’objet de cette expérience est d’étudier le comportement du goudron sans gravité afin de trouver un moyen qui permettra dans les années à venir de recycler le goudron.

Les pneus de nos voitures utilisent aussi une technologie initialement inventée pour le parachute de Viking sur Mars. Ces parachutes étaient fabriqués avec une fibre qui sert aujourd’hui dans le pneu « radial » qui ont une durée de vie bien plus longue que les pneus classiques.

La détection de ressources naturelles se fait également depuis les satellites aujourd’hui. Et trouver du pétrole ou de l’eau qui se trouvent en profondeur sous la croûte terrestre est envisageable sans creuser n’importe au petit bonheur la chance. sans

Il ne faut pas oublier que les satellites doivent être régulièrement remplacés. Ainsi, si nous voulons continuer de vivre avec le même confort et la même sécurité, nous sommes aujourd’hui « obligés » d’envoyer de nouveaux satellites pour prendre le relais des satellites en fin de vie.

L’électronique

L’exploration spatiale a permis qu »aujourd’hui nous ayons des téléphones portables dans nos poches ou des ordinateurs dans des sacs. Les astronautes ont fabriqués dans les navettes spatiale ou dans la Station spatiale internationales des composants électroniques miniatures  qui ne pouvaient être fabriqués que dans l’espace. De plus, la nécessité de réduire le poids embarqué à bord des fusées a largement contribué à la miniaturisation des composants, ainsi qu’à l’invention des microprocesseurs et des ordinateurs modernes. Les piles à combustible inventées pour les programmes spatiaux sont actuellement à l’étude pour alimenter nos voitures à la place du pétrole.

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Charge-Couple Device, CCD

Concrètement, les CCD (les capteurs photographiques) qui se trouvent sur les téléphones portables, convertissent un rayonnement électromagnétique en valeur numérique. Ces CCD étaient à l’origine développé pour l’astronomie. Les CCD sont aujourd’hui utilisés dans la plupart des appareils photos, webcams et téléphones.

Les technologies de l’information

Les systèmes d’information et de données d’observation de la Terre de la NASA enregistrent et archivent quotidiennement un grand nombre de données sur l’atmosphère terrestre, les océans et la végétation. Ces données cumulées représentent plus de 4,5 Pétabytes, soit les mêmes données que 90 millions de placard à 4 tiroirs remplis de papiers. (Et ces chiffres datent de 2010). Pour accéder simplement à ces données, la NASA a développé un logiciel capable de gérer un grand nombre d’informations. Aujourd’hui, les hôpitaux, les fournisseurs d’accès, les entreprises, les organisations utilise la même technologie pour conserver leurs informations.

Forth, le langage informatique développé pour le télescope de 11 mètres en haut de Kitt Peak, est actuellement utilisé par FedEx pour suivre les colis.

AT&T, le plus grand fournisseur de services téléphoniques aux États-Unis, utilise un logiciel développé par le National Optical Astronomy Observatory pour analyser ses ordinateurs.

La sécurité

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Un détecteur de fièvre dans un aéroport

Les ­télescopes européens Herschel et Plancks sont 10 fois plus sensibles dans le domaine infrarouge et dans celui des rayons gamma que ceux lancés avant eux. Ils pourraient être utilisés sur Terre pour la surveillance des forêts et la détection précoce des incendies. Ou encore dans les aéroports pour repérer les gens fiévreux.

La Terre est fragile et de nombreuses menaces peuvent remettre en cause son équilibre. La chute d’un astéroïde a déjà bouleversé cet équilibre à de nombreuses reprises et il y aura forcément un nouvel astéroïde qui viendra nous menacer.

Les lanceurs de fusée servent aujourd’hui à lutter contre les incendies. Rory Groonwald, l’ingénieur en chef d’Orbital Technologies Coroporation, a travaillé en partenariat avec le groupe de recherche des pompiers de l’armée de l’air américaine pour concevoir un système similaire à haute-pression pour éteindre un feu en quelques secondes. Cette technologie a réduit la quantité d’eau nécessaire.

Les aéroports utilisent les avancées technologiques initialement conçues pour l’astronomie. La technologie d’observation par rayon-X est utilisé sur les tapis des bagages des aéroports. Et la chromatographie à gaz (un instrument conçu pour mission martienne) est utilisée pour détecter les explosifs dans les bagages.

Sans oublier que sans les instruments développés pour l’astronomie, on ignorerait la présence du trou dans la couche d’ozone, ou encore la faible intensité du champ magnétique terrestre en Amérique du Sud.

Quelles applications l’espace peut avoir dans la médecine ?

De nombreuses recherches effectuées pour l’exploration spatiale ont eu des applications pratiques inattendues dans la médecine de tous les jours.

Cœur artificiel français

Cœur artificiel : une minuscule ­pompe d’assistance ventriculaire, utilisée dans les cœurs artificiels, est dérivée des pompes à carburant de la navette spatiale américaine (2000). Et le premier cœur artificiel français est développé par des ingénieurs d’EADS et de MATRA (2008).

Pompes à insuline : le design s’inspire du concept du laboratoire biologique du vaisseau spatial Viking (1986) et plus précisément sur le bras robotique mécanique. Pensez-y la prochaine fois que vous croiserez quelqu’un avec le diabète.

Les machines de dialyse : le système de recyclage des fluides lors des missions Apollo na servi à élaborer le système de dialyse qui permet de filtrer les éléments toxiques de l’urine en cas d’insuffisance rénale.Cette technologie permet au patient de bénéficier d’une plus grande liberté pendant sa dialyse.

Détection des tumeurs : Lorsque le télescope Hubble a été mis en orbite, il était myope et ses images étaient floues. Les ingénieurs ont alors mis au point un logiciel pour améliorer la lecture des images. Ce logiciel est aujourd’hui utilisé en radiographie pour détecter des tumeurs cancéreuses à un stade très précoce. Cette technologie a permis de sauver des milliers de vie et justifie presque à elle seule l’investissement dans le spatial.

Les IRM :  La NASA n’a pas inventé l’IRM, mais l’agence spatiale a grandement amélioré la technologie. Dans le milieu des années 1960, le Jet Propulsion Laboratory de la NASA a mis au point un système de traitement d’images numériques afin de permettre aux ordinateurs d’agrandir les photos de la Lune. Aujourd’hui, ce procédé sert à créer et à améliorer les images des organes du corps humain dans les tomographies axiales informatisées et les IRM.

Pacemakers : le premier pacemaker utilise de nombreuses innovations développées par la NASA. Le pacemaker intègre une batterie rechargeable à longue durée directement inspiré des systèmes électriques des vaisseaux Apollo, une puce résultat de la miniaturisation développée grâce aux programmes spatiaux,  et un système de télémétrie bidirectionnelle utilisé pour communiquer avec les satellites. (1995)

Les matériaux à mémoire de forme servent bien sur pour nos matelas et aujourd’hui, notre qualité de sommeil s’est grandement amélioré. Ces matériaux étaient développés pour réduire la force des impacts quand les vaisseaux atterrissaient. Ils sont aujourd’hui également utilisés pour les voitures, les casques de moto ou les selles de chevaux.

D’autres alliages en nickel et en titane à mémoire de forme ont des propriétés intéressantes. Ils sont capables de revenir à leur état initial après avoir été déformé. Ils servent par exemple à fabriquer des « stents », des petits tubes que l’on glisse dans les artères pour les déboucher. On réduit leur taille avant de les poser, et ils reprennent leur forme sous l’action de la chaleur du corps. Certaine agrafes chirurgicales utilisent ce même matériaux développé à l’origine pour l’exploration spatiale. Et il y a actuellement d’autres voies en cours d’exploration, comme les vêtements. A suivre…

En construisant des télescope spatiaux, il a fallu inventer des environnement extrêmement propres pour éviter que des particules de poussières viennent obscurcir les miroirs ou les instruments. Des méthodes identiques sont utilisées dans les hôpitaux et les laboratoires pharmaceutiques.

Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive. Le nombre d’application est absolument incalculable.

Conclusion

Le champ d’application des avancées liées à l’exploration spatiale ou à l’observation de l’univers est absolument gigantesque. Il est dit que chaque euro dépensé dans la recherche spatiale rapporte de 4 à 20 euros dans les 10 ans qui suivent. s’il y a bien un domaine qui peut nous aider à sortir de la crise et à regarder l »avenir avec espoir, c’est bien celui-ci. En plus, il ne faut pas sous-estimer le sens que donnent ces recherches à notre humanité. En cherchant à découvrir de nouvelles planètes habitables ou habitées, nous avons découverts que nous étions nous-mêmes de la poussière d’étoiles. Les hommes que nous envoyons dans l’espace sont également une source d’inspiration qui nous rappelle sans cesse que l’homme est un explorateur, physiquement et intellectuellement. En regardant au-delà de notre planète, nous découvrons que l’univers est immense et que nous sommes juste un minuscule fragment mais que nous en faisons partie. L’autre chose, c’est que la vie est rare et précieuse et que la Terre, notre maison, doit donc être protégée.

http://www.sciences-mag.fr/

Une minute de 61 secondes dans la nuit de mardi à mercredi pourrait poser problème


Vous n’avez pas oublié que c’est demain le 30 juin que nous allons avoir une seconde de plus pour le dodo ! Il se pourrait que les choses ne tournent pas tout à fait rond par la suite, comme en 2012. Quoique, je doute que le commun des mortels s’en rappellent
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Une minute de 61 secondes dans la nuit de mardi à mercredi pourrait poser problème

 

La dernière minute du mois de juin durera 61 secondes. Une curiosité liée à la rotation irrégulière de la Terre, beaucoup moins disciplinée que les horloges atomiques. Mais cette seconde additionnelle est remise en cause par certains pays désireux de la supprimer.

Dans le monde entier, dans la nuit du 30 juin au 1er juillet, en « temps universel coordonné » UTC (souvent appelé GMT de façon obsolète), la minute entre 23h59 et 00h00 durera une seconde de plus que la normale.

Les particuliers ne verront pas la différence.

« Mais s’ils sont très sourcilleux, ils pourront toujours régler leur montre à la seconde près, au besoin en téléphonant à l’horloge parlante », explique Daniel Gambis, directeur du Service de la Rotation de la Terre, chargé de décider au niveau international de l’ajout de ces secondes intercalaires.

En revanche, « les grands systèmes de navigation par satellites, les systèmes de synchronisation des grands réseaux d’ordinateurs devront prendre en compte cette modification sous peine d’encourir des ‘bugs' », ajoute M. Gambis dont le service est basé à l’Observatoire de Paris.

Par cette seconde additionnelle, l’Homme entend réconcilier deux échelles de temps, celle du Temps Universel (TU) basé sur la rotation de la Terre et sa position par rapport aux astres et celle du Temps Atomique International (TAI), défini depuis 1971 à partir du parc mondial d’horloges atomiques.

Lorsque le Temps Universel Coordonné (UTC) a été créé en 1972 par un accord international, il a été convenu que l’écart entre les deux ne devait pas dépasser 0,9 seconde. Au-delà, une seconde intercalaire doit être insérée dans le temps UTC.
Depuis 1972, 26 secondes (en comptant celle du 30 juin) ont été rajoutées.

Une seconde de trop ?

Sur le très long terme, la planète bleue a tendance à ralentir, notamment en raison de l’attraction gravitationnelle de la Lune et du Soleil, responsable des marées.

Les horloges atomiques actuelles, qui s’appuient sur les propriétés des atomes pour mesurer le temps, sont en revanche d’une exactitude telle qu’elles n’enregistreraient qu’une seconde de dérive toutes les 300 millions d’années.

Actuellement, près de 400 horloges atomiques dans le monde permettent au Bureau International des Poids et Mesures (BIPM) basé à Sèvres (région parisienne) de calculer le Temps Universel Coordonné (UTC).

Mais l’exercice de la seconde intercalaire n’est pas du goût de tout le monde et certains pays (États-Unis, France…) souhaiteraient le supprimer, le jugeant inutilement compliqué, pour ne plus se fier qu’aux horloges atomiques alors que d’autres (Grande-Bretagne notamment) plaident pour son maintien.

Une réunion organisée dans le cadre de l’UIT (Union Internationale des Télécommunications) aura lieu à ce sujet en novembre 2015 à Genève.

Les tenants de la suppression de cette seconde additionnelle soulignent qu’elle devient plus difficile à gérer maintenant que de nombreux équipements ont des horloges internes.

Le dernier ajout d’une seconde intercalaire le 30 juin 2012 avait provoqué un problème de synchronisation sur le web, notamment pour des serveurs ou des sites marchands.

Le géant américain de l’internet Google, qui a eu des soucis par le passé à cause de cette seconde additionnelle, a pris des dispositions pour que cela ne se reproduise pas cette année.

Le monde de l’espace aussi est attentif. Il n’y a jamais de lancement de fusées ces jours-là.

Les tenants du statu quo jugent que le système actuel est un bon compromis.

Si la seconde intercalaire était supprimée, le temps UTC serait alors découplé de la rotation de la Terre.

Pour Daniel Gambis, supprimer la seconde intercalaire reviendrait « à s’abstraire du temps naturel », lié aux astres. « Est-ce qu’on veut mettre l’Homme au service de la technologie ou la technologie au service de l’Homme », s’interroge-t-il ?

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Un comportement animal étonnant : des loups font la paix avec des singes


Généralement, des singes fuient devant les loups, pourtant, quelque part en Afrique, des loups et des singes ont trouvé un terrain d’entente pour survivre
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Un comportement animal étonnant : des loups font la paix avec des singes

 

Le loup d’Éthiopie ou loup d’Abyssinie, ancien nom désignant le pays, se nourrissent essentiellement de rongeurs, comme le rat-taupe géant, et augmentent leurs chances de capture en se faufilant parmi des primates. © Harri J, Wikimedia Commons, cc by sa 2.5

Le loup d’Éthiopie ou loup d’Abyssinie, ancien nom désignant le pays, se nourrissent essentiellement de rongeurs, comme le rat-taupe géant, et augmentent leurs chances de capture en se faufilant parmi des primates. © Harri J, Wikimedia Commons, cc by sa 2.5

Andréa Haug,

En Afrique de l’Est, des canidés d’une espèce rare chasse ses proies en s’entourant de dizaines de singes. Pour se faire accepter des primates, les loups d’Éthiopie adoptent un comportement rassurant envers eux.

« Je ne te dévore pas, mais aide-moi à manger. »

Tel pourrait être le comportement qu’adoptent les loups d’Éthiopie (Canis simensis) envers des singes appelés géladas (Theropithecus gelada) vivant dans les hauts plateaux éthiopiens, indique une étude parue dans Journal of Mammalogy.

Les auteurs de cet article démontrent les bienfaits réciproques de cette coexistence peu courante entre une espèce de prédateur carnivore et l’une de ses proies potentielles, toutes deux endémiques de la corne de l’Afrique. Pour ce faire, ils ont observé plusieurs des canidés tolérés plus d’une heure parmi un groupe de 200 primates, entre 2006 et 2011, sur le plateau de Guassa, au centre-nord du pays, à plus de 3.000 mètres d’altitude.

Les résultats révèlent tout d’abord que dans 68 % des rencontres avec les loups d’Éthiopie, les géladas ne fuient pas. En outre, dans 11 % des cas, les singes ne se déplacent guère à plus de 10 mètres de la menace potentielle. En revanche, à la vue d’autres prédateurs, tels que des chiens, les herbivores s’éloignent sur de grandes distances et se réfugient sur des falaises. Quant aux loups, leur capture d’un rongeur parmi les géladas est couronnée de succès dans près de 67 % de leurs tentatives contre 25 % en dehors d’une troupe de primates.

Les géladas vivent en horde et se nourrissent principalement de graminées, de brins d’herbe et de jeunes pousses, parfois en creusant la terre, ce qui peut déloger des rongeurs par la suite capturés par des loups d’Éthiopie. © Donald Macauley, Wikimedia Commons, cc by sa 2.0
Les géladas vivent en horde et se nourrissent principalement de graminées, de brins d’herbe et de jeunes pousses, parfois en creusant la terre, ce qui peut déloger des rongeurs par la suite capturés par des loups d’Éthiopie. © Donald Macauley, Wikimedia Commons, cc by sa 2.0

La stratégie adaptative est profitable aux loups comme aux singes

Pour les scientifiques, ce taux de réussite s’explique par le fait que les petits animaux, dérangés par les géladas qui se nourrissent de la végétation, sortent de leur terrier. Leur champ visuel et leur sens auditif pourraient aussi être diminués ou perturbés par la présence des nombreux singes, les exposant ainsi davantage aux carnivores. Pour se faire accepter des primates au fil du temps, les loups d’Éthiopie adoptent un comportement non menaçant et renoncent à chasser les petits des primates.

Bien que non listés comme espèce en danger, les géladas ne se dénombreraient qu’entre 60.000 et 200.000 individus. Les loups d’Éthiopie sont encore moins nombreux : de 300 à 500 individus confinés dans des zones isolées de prairies et de landes afroalpines et figurent parmi les canidés les plus rares au monde. La stratégie adaptative observée avec les géladas augmenterait leurs chances de se nourrir et cette association interspécifique permet de mieux cerner les circonstances écologiques contribuant à la stabilité des groupes mixtes de prédateurs et de proies potentielles.

http://www.futura-sciences.com/

Que fait ce cousin des piranhas dans les eaux du New Jersey ?


Un poisson, un pacu a été pécher dans les eaux américaines. Que fait-il si loin de son territoire ? Il y a quelqu’un (un être humain) qui l’a mis dans l’eau. Pourquoi acheter un animal, un chien, un chat, un poisson et oiseaux ou animal exotique si c’est pour s’en débarrasser dans la nature ?
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Que fait ce cousin des piranhas dans les eaux du New Jersey ?

 

 

Poisson pacu (Myleus pacu) au Parc zoologique de Paris ©Manuel cohen

Par Grégory Ruffin

La prise insolite du pacu aux Etats-Unis est-elle juste anecdotique, le signe d’une invasion ou un problème d’ordre écologique ?

ENVIRONNEMENT. Un père et son fils ont pêché un gros poisson dans un lac du sud du New Jersey, sur la côte est des États-Unis. Pas de quoi réveiller la toile a priori. Sauf que le poisson en question présente deux particularités.

La première tient à une légende urbaine qui gravite autour de cette espèce de poisson d’eau douce, proche des piranhas et originaire d’Amérique du Sud. Le terme de poisson pacu (Myleus pacu) désigne plusieurs espèces de poissons dulcicoles, c’est-à-dire d’eau douce, dont le régime alimentaire peut être herbivore ou omnivore. La légende prêterait au pacu une attirance pour les organes génitaux masculins avec plusieurs cas reportés d’attaques, notamment en Nouvelle Guinnée en 2011. Mais il ne s’agit sans doute que de rumeurs propagées après la découverte de ce poisson endémique du continent sud-américain au Danemark, et à la fine plaisanterie d’un officiel suggérant aux messieurs de garder leurs maillots de bain bien serrés…

L’animal n’est pas un jouet

Le second point qui interpelle – et sur lequel scientifiques et responsables devront se pencher – est la présence de ce poisson exotique près de New York. Des individus ont été découverts au Danemark (2013), en Arizona (2006) et déjà dans le New Jersey (2013). Bien loin de leur habitat naturel, donc. Leur arrivée dans ces contrées lointaines est, selon les autorités, le fait de particuliers pris de cours par la taille atteinte à l’âge adulte par ce poisson. Ou d’autres personnes, simplement lassées ou ne pouvant plus les prendre en charge, par exemple lors de déménagement… C’est une observation relativement fréquente chez les propriétaires de nouveaux animaux de compagnie (NAC). L’excitation des premiers temps laisse place à une lassitude (ou une peur, ce qui pourrait être le cas avec des serpents imposants et potentiellement dangereux par exemple). Les achats impulsifs destinés aux enfants sont aussi la cause d’abandons… Dans le cas du pacu, parions que cela n’aura pas été le scénario le plus probable.

 

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Cerveau : pourquoi le trajet retour semble souvent plus court que l’aller


Il semble que ce soit une perception générale que tous, nous avons cette impression qu’un voyage aller-retour ne s’effectue pas dans les mêmes temps. Notre cerveau, en effet donne l’impression que le retour est toujours moins long
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Cerveau : pourquoi le trajet retour semble souvent plus court que l’aller

 

Le cerveau revisite et reproduit le voyage après-coup. © Ben Pipe Photography / Cultura Creative / AFP

Le cerveau revisite et reproduit le voyage après-coup. © Ben Pipe Photography / Cultura Creative / AFP

Par Lise Loumé

Des chercheurs japonais se sont penchés sur cette question que se posent de nombreux voyageurs, alors que leur trajet aller a la même durée que leur retour.

Que l’on voyage en voiture, en train ou en avion, le constat est souvent le même : le trajet aller semble plus long que le retour. Et ce même si la distance et le temps réel sont absolument identiques. Une erreur de perception du temps que l’on doit à notre cerveau seul, explique une équipe japonaise de l’université d’Osaka dans une petite étudeparue dans Plos One.

Une impression a posteriori

EXPÉRIENCE. Pour découvrir les mécanismes cérébraux à l’origine de ce phénomène, les chercheurs ont demandé à vingt personnes, âgées de 20 à 30 ans, de regarder plusieurs vidéos. Celles-ci, d’une durée de 26 minutes environ, ont été réalisées à partir d’images captées par une caméra accrochée à la poitrine d’un marcheur. La moitié des participants a regardé un aller-retour effectué sur une même route, tandis que l’autre a suivi la vidéo de deux trajets complètement distincts sur des routes différentes.

Durant l’expérience, chaque individu (seul dans une pièce) devait signaler oralement à quel moment trois minutes s’étaient selon lui écoulées, et ce sans pouvoir consulter ni montre ni horloge. Les scientifiques mesuraient l’activité cardiaque des participants via un électrocardiogramme, vérifiant ainsi que leur activité nerveuse ne biaise pas les résultats. Les chercheurs ont ainsi constaté que la perception du temps ne variait pas d’un panel à l’autre. Puis un questionnaire a été soumis à chacun à sa sortie. C’est à ce moment-là que les scientifiques ont remarqué une différence de perception du temps : a posteriori, les participants ont tous trouvé le trajet retour bien plus rapide que l’aller !

Ne pas se fier (toujours) à sa mémoire

« Les deux groupes ne semblaient pas ressentir le temps de manière différente au moment de l’expérience, en revanche, c’est en y repensant que les effets se font sentir », commente le Pr Ryosuke Ozawa, co-auteur de l’étude, au journal Los Angeles Times.

Ce phénomène n’est pas ressenti en temps réel, mais en repensant à son voyage : le cerveau reproduit le voyage après-coup.

« Ce n’est pas une question de mesurer le temps en lui-même, mais plutôt de jugement du temps passé, basé sur notre mémoire », résume-t-il.

Preuve, une nouvelle fois, que la mémoire peut nous jouer des tours.

PSYCHOLOGIE. En 2011, des chercheurs néerlandais avaient émis l’hypothèse que cette erreur de perception s’expliquait notamment par un phénomène appelé « la violation des attentes » :

« Les gens sont souvent plutôt optimistes avant un déplacement qui, au bout du compte, leur paraît plus long que prévu, explique Niels Van de Ven, l’un des auteurs de cette précédente étude, au Los Angeles Time. Au retour par conséquent, ils se disent : « Ça va encore être long, mais finalement ce n’est pas si terrible que ça ».

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