Le Saviez-Vous ► Godzilla, le monstre fictif qui représente nos craintes bien réelles


Avec le nouveau film de Godzilla, des chercheurs se sont intéressés au personnage fictif par son évolution depuis sa création en 1954. Cette année-là, le Japon a voulu relier ce monstre de la crainte de l’arme nucléaire. À cette époque, il mesurait 50 mètre et celui de 2019 mesure maintenant 120 mètre. Au cours des années les craintes on évoluer aussi et Godzilla semble représenter les peurs qui étrangement semblent aussi aller dans le même sens des dépenses militaires pas juste pour la guerre, la sécurité alimentaire, le manque d’eau et provoque l’instabilité mondiale. Enfin, bien des films de catastrophes représentent souvent des craintes, comme les changements climatiques, les séismes, volcan, contagion etc ..
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Godzilla, le monstre fictif qui représente nos craintes bien réelles


On voit le monstre « Gojira » en train de dévorer un train, dans une ville.

Image tirée du premier film, « Gojira », de 1954. Photo: Toho Company Ltd

Renaud Manuguerra-Gagné

Au cours de ses 65 ans de règne sur nos écrans, Godzilla, roi des monstres cinématographiques, a plus que doublé de taille. Cette croissance exceptionnelle s’explique par de meilleurs effets spéciaux et une industrie qui en demande toujours plus; mais pour certains chercheurs, un autre élément influerait sur la taille du monstre : notre angoisse collective!

Godzilla est l’un des monstres les plus connus du cinéma, ayant paru dans 35 films depuis 1954, ainsi que dans plusieurs bandes dessinées, mangas et séries télévisées.

L’apparence du monstre a subi bien des transformations au cours de ses décennies d’existence, mais peu importe son format, il est toujours resté synonyme de destruction à grande échelle.

Le personnage est aussi parvenu à maintenir une présence quasi constante dans la culture populaire, tandis que bien d’autres monstres du cinéma des années 50 ont sombré dans l’oubli.

Pour deux chercheurs du Dartmouth College, une université américaine, la fascination qu’exerce encore aujourd’hui ce personnage n’est pas uniquement due à notre amour des films-catastrophes ou à la qualité – variable – des histoires qui y sont racontées.

Ce qui a commencé par une discussion amusante à propos du nouveau film Godzilla : roi des monstres a rapidement évolué en une analyse sérieuse, parue il y a quelques jours dans la revue Science(Nouvelle fenêtre).

Pour ces chercheurs, si Godzilla maintient l’attention du public, c’est parce que sa forme et surtout sa taille évoluent en réponse à l’angoisse collective ressentie par l’humanité au moment de la parution d’un de ces films.

Frise dessinée qui montre l'évolution de la taille de Godzilla.L’évolution de la taille de Godzilla au fil des ans. Photo : N. CARY/SCIENCE

Un monstre créé par un drame réel

Dès sa conception en 1954, Godzilla se voulait une métaphore de la crainte de l’arme nucléaire. Sa première apparition était une réponse directe à un grave accident qui a secoué la population japonaise en 1954.

Le monde était alors en pleine guerre froide : les États-Unis et l’Union soviétique étaient dans une course pour concevoir et tester de nouvelles armes nucléaires. Pour les Américains, l’un des plus importants lieux de test était l’atoll de Bikini, un archipel au milieu de l’océan Pacifique.

Le 1er mars 1954, les Américains y ont fait exploser leur plus puissante arme atomique, une bombe à hydrogène nommée « Castle Bravo ». Selon leurs calculs, l’explosion devait avoir une puissance équivalente à 6 mégatonnes de TNT, et une région de 150 000 kilomètres carrés autour de l’emplacement de test avait été interdite d’accès.

Or, la bombe s’est avérée plus puissante que prévu, explosant avec une force de 15 mégatonnes de TNT, 6000 fois plus puissante que les bombes qui ont frappé Hiroshima ou Nagasaki en 1945.

Les retombées de l’explosion ont largement dépassé la zone d’interdiction et ont exposé à de très fortes doses de radiations un bateau de pêcheurs japonais qui passait à proximité.

De retour au Japon, ces pêcheurs, qui avaient subi de multiples brûlures, ont tous reçu un diagnostic de syndrome d’irradiation aiguë. L’un des 24 membres de l’équipage en est mort, et les autres ont dû être hospitalisés pendant plusieurs mois.

L’histoire a fait le tour du Japon et rouvert les plaies collectives laissées par les deux bombes atomiques qui avaient frappé le pays neuf ans plus tôt.

Huit mois après l’incident, le film Gojira arrivait sur les écrans au Japon. On y présentait un monstre qui rejoignait la surface après les tests nucléaires américains et qui réduisait en cendres les villes japonaises, à la manière d’une bombe atomique.

Une analyse sérieuse d’un personnage fictif

En 1954, Godzilla faisait environ 50 mètres de haut. Dans le plus récent film, paru en 2019, le monstre fait 120 mètres de haut, soit plus du double de sa première incarnation.

Les chercheurs ont amorcé leur réflexion en évaluant la plausibilité biologique d’une telle croissance. Dans les films, Godzilla a toujours été dépeint comme une espèce inconnue de cératosaure, un dinosaure carnivore bipède de l’ère jurassique.

Une telle appartenance voudrait dire qu’il a peu évolué en presque 155 millions d’années. Puis, à partir de 1954, son corps a subi des transformations accélérées.

En comparant sa croissance à celle d’autres dinosaures de la période jurassique, les chercheurs ont calculé, à la blague, que Godzilla grandissait 30 fois plus rapidement que ne le feraient des espèces animales sauvages. Pour eux, cette croissance était donc due à une forte pression sélective, le résultat d’une menace externe le poussant à s’adapter.

La crainte d’une menace plus grande que nature

On voit Godzilla qui crache du feu vers le ciel.L’affiche du film de 2019 « Godzilla : roi des monstres » Photo : Warner Bros.

Bien que les chercheurs reconnaissent qu’une part des pressions sur ce personnage fictif vient de l’industrie du cinéma elle-même, ils ont voulu aller plus loin en observant les stress vécus par le public au cours de l’évolution du monstre.

Même s’il est difficile d’évaluer l’angoisse collective humaine avec précision, les chercheurs ont pu utiliser un équivalent facilement accessible : les dépenses militaires. Ils expliquent que, de tout temps, les investissements militaires de superpuissances comme les États-Unis reflétaient l’état des tensions politiques et sociales à travers le monde.

Ces investissements ne reflètent pas uniquement les conflits armés, comme les risques de guerre nucléaire ou les menaces du terrorisme. Dès 2003, un premier rapport du Pentagone associe les changements climatiques à un effet déstabilisant capable de modifier la sécurité alimentaire ou les ressources en eau. Depuis, d’autres directives et dépenses ont permis de s’y préparer.

En comparant la taille de Godzilla avec les dépenses militaires américaines, les chercheurs ont constaté une très forte corrélation entre les deux. Le monstre gagne en taille au cours de la période allant de 1954 aux années 1990, suivant le climat politique de la guerre froide. Il perd ensuite de sa masse pendant une brève période d’accalmie, puis reprend sa croissance accélérée avec une hausse de l’instabilité mondiale.

Pendant ce temps, le discours des personnages des films change, passant de la dénonciation de l’arme nucléaire à des réflexions sur les dommages environnementaux causés par l’humain, dans les plus récents films.

Pour les chercheurs, dans tous les cas, ce monstre représente une menace plus grande que nature, qui ne peut être affrontée qu’en mettant de côté nos différends et en travaillant ensemble pour le bien commun.

Cette fable permet à un monstre vieux de 65 ans de maintenir son règne sur nos écrans encore aujourd’hui.

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L’écoanxiété : quand le sort de la planète vous angoisse


On parle beaucoup des changements climatiques et l’impact dans le futur. Il est important d’en parler pour essayer de diminuer les conséquences. Le hic, est que des personnes souffrent d’anxiété envers le réchauffement planétaire. En 2000, un nom a été donné pour cette détresse, l’écoanxiété ou solastalgie.
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L’écoanxiété : quand le sort de la planète vous angoisse

 

Les changements climatiques font l’objet de multiples études, conférences et discussions sur la place publique. Pour certaines personnes, ils sont source d’un profond malaise appelé écoanxiété : un phénomène bien réel qui est de plus en plus observé par les scientifiques.

Un texte de Jacaudrey Charbonneau

Ils sont angoissés, ne dorment plus, ressentent un mal de vivre, une tristesse ou encore une colère face à leur propre impuissance et face à l’inaction des autres sur le plan du réchauffement planétaire; ils souffrent d’écoanxiété.

Krystel Papineau se décrit comme une écoanxieuse. Elle travaille dans le milieu de l’environnement depuis 20 ans et commence à ressentir les effets des changements climatiques sur sa santé mentale.

L’élément déclencheur a été l’arrivée de mes enfants. Je me suis demandé si c’était une bonne idée de les avoir mis au monde dans ce contexte-là Krystel Papineau

Angoisse, impuissance, colère, chagrin profond, les symptômes de cette anxiété écologique sont multiples.

Pour Amélie Côté, activiste écologique, cette anxiété se manifeste de façon cyclique. « Ce n’est pas constant, mais ça revient toujours », dit-elle.

« Il y a une bonne palette de sentiments qui peuvent être vécus. Parfois, ça prend la forme d’une grande fatigue. Face à l’ampleur de la tâche, on devient fatigué ou découragé. Il peut y avoir de la colère face à l’inaction ou encore face à des gestes qu’on voit », explique-t-elle.

Un concept étudié

Inventé à l’aube des années 2000 par le philosophe australien Glenn Albrecht, le terme solastalgie ou écoanxiété se décrit comme une forme de détresse existentielle causée par les changements environnementaux.

Ce phénomène observé par des chercheurs est de plus en plus répandu dans le monde.

À Montréal, le psychologue Joe Fanders note une augmentation du nombre de patients inquiets par le sort de l’humanité.

Les gens sont très préoccupés par ce qu’on lit, ce qu’on entend dans les nouvelles et c’est dérangeant émotionnellement. Cela peut vraiment affecter notre sentiment de bien-être à un niveau assez profond. Joe Fanders, psychologue

Faire son épicerie peut devenir une source de culpabilité et de stress, illustre le spécialiste.

« C’est très difficile de vivre dans un milieu urbain et de prendre conscience de l’omniprésence du plastique autour de nous. Ce sont des éléments déclencheurs à cette anxiété », indique-t-il.

Un stress pour les jeunes

Plusieurs études démontrent que les jeunes sont plus touchés par les enjeux environnementaux que les générations qui les précèdent, comme c’est le cas d’Adam Debbih, un élève de 16 ans.

« En fait, je suis vraiment stressé par ces changements parce que je sais qu’on ne les voit pas, mais c’est ça qui me fait peur. Ça va venir d’un coup et nous frapper en plein visage. »

De son côté, Béatrice Grace Castonguay admet faire des cauchemars dans lesquels la Terre est complètement détruite à cause des changements climatiques. « C’est un stress et ça affecte mes choix de vie », lance-t-elle.

Je me suis toujours imaginé avoir des enfants et devenir mère de famille, mais je me questionne vraiment si je devrais. Béatrice Grace Castonguay

D’autres de ses camarades de classe affirment que l’enjeu climatique les pousse à remettre en question leurs ambitions.

Audrey Bibeau, une jeune fille de 16 ans, s’interroge sur son avenir.

« Ça me brime dans mes choix de carrière. Je veux un emploi écoresponsable. Je n’ai pas envie de choisir un domaine comme le marketing, par exemple, pour encourager encore plus la consommation », confie-t-elle.

Des pistes de solution

 

Pour Joe Fauders, le traitement de l’éco-anxiété est le même que pour n’importe quel type d’anxiété.

« L’aspect très important du traitement repose dans la gestion de l’incertitude. Avec les changements climatiques, le niveau d’incertitude est très élevé, puisque personne ne sait précisément quand ni à quel point nous allons être affectés par ces bouleversements. C’est pour cette raison qu’il faut demeurer optimiste et apprendre à vivre avec cette incertitude », affirme-t-il.

Une autre piste de solution est le militantisme. Selon l’écosociologue Laure Waridel, le meilleur antidote à l’écoanxiété réside dans l’engagement social.

« Il existe une panoplie de gestes qu’on peut poser et qui font qu’on fait plus partie des solutions que du problème », déclare Laure Waridel.

Comme toute problématique de santé mentale, briser l’isolement est aussi une source puissante de résilience et d’espoir.

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La mauvaise habitude à perdre immédiatement


 

Il est de plus en plus évident que les écrans que ce soit le mobile, la tablette ou l’ordinateur avant de dormir à des effets sur le sommeil surtout quand une personne est réveillée en plus par les notifications. Si les enfants commencent tôt à posséder une tablette, la génération après nous auront de grande difficulté de sommeil qui pourrait aller jusqu’à la dépression
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La mauvaise habitude à perdre immédiatement

 

© thinkstock.

Jeanne Poma

Les réseaux sociaux génèrent un stress négatif pour notre sommeil. A une époque où certains enfants ont accès à une tablette avant l’âge de 4 ans, les chercheurs s’intéressent aux conséquences de l’utilisation des technologies sur notre santé. Les études révèlent que les écrans ont une influence bien inquiétante.

Une tentation qui pourrait nous mener à la dépression

D’après Brian Primack, directeur du Centre de recherche sur les médias, la technologie et la santé à l’Université de Pittsburgh, au plus on utilise les réseaux sociaux, au plus le risque de développer des angoisses, une dépression ou un sentiment d’isolement grandit. Comme dans un cercle vicieux, une personne déprimée aura d’autant plus envie de consulter son téléphone, ce qui ne fera qu’aggraver encore son état psychique. Les études tiennent pour responsable de ce phénomène la lumière bleue de nos écrans. Celle-ci inhibe nos niveaux de mélatonine, un produit chimique qui nous annonce que l’heure du coucher est arrivée.

Parallèlement à cela, les réseaux sociaux rendent parfois anxieux, ce qui rend notre endormissement difficile. La vie des autres semble plus lumineuse que la nôtre sur les réseaux, ce qui affecte notre confiance en nous.

« Ainsi, les pensées et les sentiments reviennent nous hanter alors que nous essayons de nous endormir », ajoute Brian Primack.

Avant de dormir, 30 minutes sans technologies

Les médias sociaux nous obligent à rester statiques. Ils réduisent notre activité physique, qui nous aide à bien dormir. Au moins le week-end, il est recommandé de chercher des choses à faire loin des écrans. Un adulte passe en moyenne plus de temps devant un écran que dans son lit. Il se penche environ 3h par jour sur les réseaux, quand les jeunes générations y passent en moyenne 6 à 8h. Parmi les indicateurs menant à une mauvaise nuit de sommeil, l’utilisation des réseaux durant les 30 minutes avant le coucher figure parmi les indicateurs les plus forts, indépendamment de la durée totale d’utilisation dans la journée.

Les jeunes générations sont les plus touchées par le manque de sommeil. Les parents peuvent fixer des lieux et des périodes durant lesquelles les appareils peuvent ou ne peuvent pas être utilisés. Il n’est pas pour autant nécessaire d’arrêter de consulter les réseaux sociaux, nous ne pouvons pas rivaliser, selon Brian Primack. Mais la modération est la clé. Si vous êtes un peu fatigués aujourd’hui, allez-vous couchez tôt ce soir et laissez votre téléphone en dehors de la chambre. Vous l’utilisez pour le réveil? Achetez un réveil vintage. Vous vous sentirez déjà mieux demain.

http://www.7sur7.be/

Londres : un hôpital réalise les rêves de ses patients en fin de vie grâce à la réalité virtuelle


Je trouve que c’est une idée merveilleuse d’utiliser la réalité virtuelle pour les personnes en fin de vie, ainsi réalisé un rêve impossible à réaliser
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Londres : un hôpital réalise les rêves de ses patients en fin de vie grâce à la réalité virtuelle

 

Un patient en pleine immersion virtuelle./ - Royal Trinity Hospice & Flix Films

Un patient en pleine immersion virtuelle./ Royal Trinity Hospice & Flix Films

Un hôpital londonien, le Royal Trinity Hospice, a choisi d’accompagner ses patients en fin de vie durant leurs derniers jours en leur proposant de réaliser leurs rêves… grâce à la réalité virtuelle.

Le Royal Trinity Hospice accueille des patients en fin de vie depuis 1891, et le personnel est bien placé pour savoir que l’accompagnement de ces personnes, à qui il ne reste plus beaucoup de temps à vivre, est particulièrement difficile et délicat. Toutefois, cet accompagnement reste précieux et c’est pour ça que l’hôpital a choisi d’explorer les possibilités qu’offre la réalité virtuelle pour aider ses patients. L’idée est plutôt simple, il s’agit d’aider les patients à réaliser leurs rêves les plus fous sans bouger de leur lit, et ainsi, les aider à oublier la douleur et les angoisses du quotidien. Car d’après les premières expériences, la réalité virtuelle aurait eu des effets très positifs sur la santé physique et mentale des patients.

Un producteur de films à l’origine de cette initiative

Durant leurs derniers instants, de nombreuses personnes partagent leurs souvenirs, leurs joies, quelques peines, mais surtout leurs regrets : ceux de ne pas avoir réalisé un rêve. Et cette initiative est d’ailleurs partie des regrets d’une patiente. En 2016, Leon Ancliffe, un producteur Flix Films, rencontre Sarah Ezekiel, une mère paralysée depuis seize ans. Durant leur échange, Sarah raconte que son plus grand regret était de n’avoir jamais pu nager avec des dauphins. Touché par son histoire, le producteur décide de réaliser son rêve grâce à la réalité virtuelle. Il a alors conçu un film pour la maman, qui a pu vivre une expérience incroyable. Face à cet émerveillement, Leon a alors l’idée de s’associer avec un hôpital accueillant des personnes en fin de vie pour leur proposer de réaliser leurs rêves.

Un rêve réalisé, la douleur oubliée

C’est donc le Royal Trinity Hospice qui a accepté de poursuivre l’expérience de la réalité virtuelle pour les patients en fin de vie. Et le processus est assez simple : il suffit aux patients de dire à l’équipe médicale quel rêve ils aimeraient réaliser avant de mourir. Ensuite, l’équipe de Leon choisir une vidéo parmi la playlist d’expériences virtuelles disponibles. Ainsi, les patients peuvent découvrir de nouvelles sensations, admirer des paysages, voyager à travers le monde, sans bouger de leur lit. Les patients sont dans un tel état de bonheur et d’émerveillement, que les contraintes de la maladie, et les angoisses se font oublier le temps de cette expérience immersive.

Le principal objectif est donc de réduire la douleur et l’anxiété des patients, et que les derniers instants d’une personne ne soient pas les pires de sa vie. Une patiente nommée Susie, atteinte d’un cancer en phase terminale, particulièrement douloureux, a fait l’expérience de la réalité virtuelle. Avant son voyage vers les Maldives, elle évaluait sa souffrance à 7 sur 10, et après avoir retiré le casque, elle disait ne souffrir qu’à 3 sur 10. Si l’idée de Leon Ancliffe se généralise, il se pourrait qu’elle change totalement notre façon de vivre nos derniers instants.

http://www.ladepeche.fr/

L’angoisse des appels téléphoniques est bien réelle, et elle se soigne


Avec tous les téléphones qui circulent dans le monde, on est loin de se douter que certaines personnes ne sont pas à l’aise des appels téléphoniques. Parler à une personne via ce téléphone développe un stress difficile à gérer. Ces personnes préfèrent les courriels, les réseaux sociaux et les SMS. Cela se guérit ! Je présume pour ces personnes doivent faire de gros efforts pour avancer
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L’angoisse des appels téléphoniques est bien réelle, et elle se soigne

 

President Barack Obama talks with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu | The Official White House Photostream via Wikimédia CC License by

President Barack Obama talks with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu | The Official White House Photostream via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur Science of Us, Studio404

La popularisation des SMS et des mails a rendu cette épreuve encore plus compliquée pour certaines personnes

Pour quelqu’un qui n’est pas concerné par ce problème, l’anxiété au téléphone peut paraître étrange. Après tout, l’appareil devait permettre de vaincre l’angoisse de parler, en permettant de ne plus avoir à regarder l’autre dans les yeux. Et pourtant, cette angoisse existe belle et bien, et elle est beaucoup plus complexe qu’on ne le croit. L’année dernière, dans le cadre de l’émission Studio404 (à laquelle participe la rédactrice en chef adjointe de Slate.fr Mélissa Bounoua), le chroniqueur Fibre Tigre partageait ses propres angoissesquand il s’agissait d’appeler quelqu’un:

«Vous composez un numéro et vous attendez qu’on vous réponde ou non, chaque bip est un point de suspension, vous vous introduisez dans la vie de quelqu’un sans savoir si à cet instant il souhaite vous répondre. Cette “création d’instance IRL” forcée a un petit coté agressif, voire impoli.»

Et de nos jours, comme les outils de communication (réseaux sociaux, applications de chat, SMS,…) permettent d’éviter de plus en plus les contacts vocaux, les appels deviennent de plus en plus exceptionnels, et donc angoissants.

Pour y remédier, Science of Us a étudié le phénomène et tenté de trouver des solutions. Tout d’abord, il leur fallait comprendre pourquoi ce mal existe. On vient de le voir, les appels téléphoniques deviennent plus rares, à tel point qu’on oublie comment se comporter. Mais ce n’est pas tout. En temps normal, une large partie du langage passe par le corps, une donnée qui disparaît lors d’échanges uniquement vocaux. Il est donc impossible de savoir au téléphone ce que l’autre personne pense réellement, ce qui peut provoquer une source de stress. La situation s’aggrave quand l’appel se déroule à côté d’autres personnes.

Dans un open space par exemple, il est très facile de se sentir jugé si votre voix est la seule à briser le silence ambiant. L’on a alors tendance à trop se contrôler, ce qui peut «rendre une conversation encore plus bizarre, exacerbant les problèmes et les anxiétés qui vont avec».

Ne pas hésiter à se parler à soi-même avant un appel

De plus, explique le site, l’appel téléphonique est source de «pression temporelle».

Fibre Tigre expliquait ainsi à juste titre que «le téléphone est aussi le territoire de l’improvisation: contrairement à un message écrit, vous n’avez pas la possibilité de relire vos bêtises avant d’appuyer sur entrée. Elles sont dites, et puis tant pis  – heureusement que les paroles s’envolent…»

Pour y remédier, Science of Us conseille de s’imposer des appels car c’est en répétant une expérience angoissante que l’on parvient progressivement à la rendre inoffensive. En citant le professeur Alexander Queen de l’université de Tufts, un spécialiste des phénomènes d’anxiété, le site explique qu’il faut utiliser la technique de la «restructuration cognitive».

«Vous pouvez vous dire “Bon, pourquoi est-ce qu’ils répondraient au téléphone s’ils n’étaient pas disponibles pour parler?”»

Un autre professeur explique qu’il faut s’imposer des appels d’au moins cinq minutes avec des personnes désignées.

«Peut-être que vous devriez essayer de vous dire quelques mots à vous-même, à voix haute. Puis, quand il ne reste rien d’autre à faire que de composer le numéro, vous téléphonez.» 

http://www.slate.fr/

A l’unisson


On se plaint beaucoup de notre quotidien, de nos peurs, de notre souffrance, mais rassurons-nous, nous ne sommes pas seule dans cette situation ?
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A l’unisson

 

Je ne suis pas seule à être fatiguée, malade, triste ou angoissée, je le suis à l’unisson de millions d’autres à travers les siècles, tout  cela c’est la vie.

Etty Hillesum

L’automne 2016 vous fait ressentir de la nostalgie? Ce n’est pas si mal…


Quel sentiment qu’on peut éprouver à l’automne ? Cette année, faut dire que l’automne est assez spécial, par les températures qui sont clémentes. Certains sont plus stressés ou dépressif en cette période de transition, alors que d’autres personnes éprouvent des émotions, de la nostalgie, des souvenirs du passé qui ne sont pas nécessairement négatifs.
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L’automne 2016 vous fait ressentir de la nostalgie? Ce n’est pas si mal…

 

Le HuffPost  |  Par Sandra Lorenzo


  • Ce changement de saison peut avoir des effets sur notre moral. Une psychologue du Pays de Galles, Ginny Sculy, parle même d’anxiété automnale pour qualifier le regain d’angoisses qui se fait parfois jour entre la fin de l’été et le début de cette nouvelle saison. Mais l’automne n’apporte pas seulement son lot de déprime.

    Dans le dernier film de François Ozon, Frantz, actuellement au cinéma, le bruit du vent dans les feuilles en automne fait écho aussi bien à une belle histoire d’amour qu’à la mort de l’un des personnages. Le cinéaste n’est pas le seul à voir dans cette saison une telle dualité. Jaunissement des feuilles, températures qui descendent sont l’occasion de se laisser envahir par une sensation plutôt agréable, une douce mélancolie qui amène souvent à de la nostalgie, soit le regret d’une chose, d’une personne, d’un état que l’on a connu dans le passé.

    autumn

    Regarder la nature s’endormir avec le froid et en profiter pour se recentrer, au coin du feu, sur soi, sur son univers, sur ses souvenirs en somme. Sur le site Quora, où des internautes du monde entier postent des questions sur tous types de sujets, nombreux sont ceux qui ont même essayé de comprendre pourquoi l’automne pouvait provoquer ce genre d’émotions.

    La nostalgie pour combattre la solitude

    L’un d’entre eux avance que l’automne, ses paysages, ses parfums et le bruit du vent dans les feuilles peuvent agir comme

     « un détonateur qui débloque des souvenirs liés à l’enfance ».

    Il va trop loin?

    Une autre internaute assume l’ambivalence de ce sentiment:

    « J’adore l’automne. Les feuilles qui tombent et le fait de penser à la mort peuvent souvent nous rendre déprimé ou triste, mais c’est plutôt sain de ressentir ça. Il ne faut pas le rejeter seulement parce que ce n’est pas joyeux. »

    Un chercheur anglais en psychologie, Constantine Sedikides, s’est interrogé sur la nostalgie qui s’était emparée de lui au souvenir de l’automne. Nous étions en 1999 et il venait de déménager. Était-ce le début d’une déprime comme lui suggérait l’un de ses collègues? Non, ce sentiment ne le rendait pas triste. C’est à partir de ce moment-là qu’il fit de la nostalgie son sujet d’étude. Il a ainsi pu faire avancer la recherche et démontrer que ce sentiment pouvait contrer l’isolement, l’ennui ou encore l’anxiété.

    La nostalgie nous réchauffe, littéralement

    « La nostalgie nous rend un peu plus humain », explique le professeur Sedikides auNew York Times.

    Après avoir récolté de nombreuses histoires dans son laboratoire de recherche et sur la base d’un test qu’il a mis au point et qui fait désormais référence, ce chercheur a compris que les souvenirs nostalgiques sont un moyen de nous raccrocher à notre entourage:

    « Les histoires nostalgiques commencent souvent mal, sur la base d’un problème puis elles tendent à bien se terminer grâce à l’aide de quelqu’un de proche. Ainsi, on finit avec un sentiment renforcé d’appartenance et d’affiliation et l’on devient plus généreux envers les autres. »

    À la suite des travaux de Sedikides, deux équipes de recherche aux Pays-Bas et en Chine se sont intéressées au fait que la nostalgie ne nous réchauffait pas seulement le cœur mais le corps tout entier.

    Cinq expériences ont ainsi été menées. Des volontaires ont tenu un journal de leurs pensées nostalgiques pendant 30 jours, les jours les plus froids ont aussi été les plus productifs. Une deuxième expérience a visé à comparer le ressenti d’un groupe de participants dans une salle à une température de 20°C, une autre à 24°C et une dernière à 28°C. Les participants ont ensuite répondu à un questionnaire visant à mesurer la niveau de nostalgie qui s’était emparé d’eux. C’est dans la première salle que la nostalgie a le plus été présente.

    La troisième étude a fait écouter de la musique liée à la nostalgie en ligne et les internautes devaient ensuite dire si ce type de musique les avaient rendus nostalgiques, si oui, ils ont aussi affirmé s’être sentis plus au chaud. L’avant-dernière expérience a placé d’autres volontaires dans une pièce froide en leur demandant de se souvenir soit d’un événement qui les rendaient nostalgiques, soit d’un événement du passé anodin. Ils devaient ensuite deviner la température de la pièce. Les nostalgiques percevaient la pièce plus chaude qu’elle ne l’était. Pour la dernière expérience, des participants devaient penser au passé de manière nostalgique ou non et ensuite plonger leurs mains dans une bassine d’eau glacée. Les premiers ont tenu plus longtemps que les seconds.

    Les jeunes adultes et les personnes âgées particulièrement sensibles à la nostalgie

    Selon le professeur Wildschut qui travaille avec Constantine Sedikikes, ce rapport entre l’esprit et le corps pourrait être un mécanisme d’adaptation hérités de nos lointains ancêtres. Et voilà qui explique aussi peut-être pourquoi ce sentiment peut nous surprendre plus en automne qu’en été par exemple.

    autumn

    Une chercheuse en psychologie de l’Université de Surrey en Angleterre a aussi montré que certaines personnes étaient plus enclines que d’autres à se montrer nostalgiques, les jeunes adultes et les personnes âgées par exemple. Ce sentiment s’affirme en effet particulièrement pendant les périodes de transitions. En ce sens, l’automne est le moment parfait. L’année touche bientôt à sa fin. En un rien de temps, décembre et les fêtes de fin d’année seront là, d’où l’envie de se remémorer l’année mais aussi plus largement de bons souvenirs.

    Ce que la recherche a pu prouver, certains l’avaient déjà touché du doigt. Un texte publié dans le Guardian en 1840 et mis en ligne en 2013 tente d’expliquer

    « la douce mélancolie de l’automne ». « Devant la nature désolée, nous ressentons la petitesse de nos propres passions ; […] nous imaginons les tombes de ceux que nous détestons et de ceux que nous aimons. Chaque passion néfaste retombe avec les feuilles qui tombent autour de nous ; et nous retournons lentement chez nous, retrouver les gens qui nous entourent avec le seul souhait de les éclairer ou de nous consacrer à eux. »

    De quoi regarder les feuilles d’automne, emportées par le vent, en ronde monotone tomber en tourbillonnant d’un autre œil.

http://quebec.huffingtonpost.ca/