Le nouveau Guide alimentaire canadien : «une petite révolution»


Le Nouveau Guide alimentaire canadien est sorti, depuis le temps qu’on entend parler. C’est une nouvelle manière de voir l’alimentation, non en temps de portions d’un groupe alimentaire, mais de variété équilibrée.
Nuage

 

Le nouveau Guide alimentaire canadien : «une petite révolution»

 

SANTÉ CANADALe nouveau Guide alimentaire canadien

Un guide complètement revampé, qui fait le bonheur des nutritionnistes.

  • Par Camille Laurin-Desjardins

Le fameux arc-en-ciel qui vous dictait quelle quantité de viande, de produits laitiers, de fruits et légumes et de produits céréaliers il fallait manger en une journée n’est plus. En fait, le concept même de groupe alimentaire est mis de côté dans le nouveau Guide alimentaire canadien. Et tant mieux, disent les nutritionnistes!

«C’est le premier guide qui adopte une vision plus holistique de l’alimentation, lance d’emblée Jean-Claude Moubarac, professeur adjoint au département de nutrition de l’Université de Montréal. On fait un lien entre l’alimentation et l’environnement, on tient compte de la transformation des aliments et de son impact sur la qualité. C’est une petite révolution!»

Exit les portions, donc, et bienvenue aux proportions. L’image qui représente le guide est maintenant celle d’une assiette, dont la moitié est composée de fruits et légumes. Un autre quart est représenté par des produits protéinés (des noix, des légumineuses, de la viande, du poisson et du yogourt). Et le dernier est composé d’aliments à grains entiers (du pain, des pâtes, du riz).

Une très bonne idée, selon la nutritionniste Isabelle Huot. «Moi, je dis toujours :  »mangez équilibré, et vous n’avez pas besoin de calculer ». Le message est très simple: c’est la variété.»

Beaucoup de Canadiens étaient d’ailleurs confus, quant au calcul des portions que prônait auparavant le guide, ajoute-t-elle.

La présidente de l’Ordre professionnel des diététiciens du Québec, Paule Bernier, se réjouit de l’attention qui est portée aux aliments frais, dans le guide (que vous pouvez consulter ici).

«Je crois que c’est un excellent moment pour la population de faire une réflexion sur notre mode d’alimentation : manger moins d’aliments transformés, de sorte à vieillir en santé, indique-t-elle. Nous voyons dans les hôpitaux les ravages que font le diabète, l’hypertension et les maladies cardiovasculaires.»

Les produits laitiers au second plan

Autre grand changement: les produits laitiers et les viandes ne sont plus des groupes alimentaires, ils font désormais partie de la famille des aliments protéinés, au même titre que les légumineuses. Cela confirme donc la nouvelle qui avait fait beaucoup réagir, au début du mois.

«C’est cohérent avec l’évolution de la science, affirme Jean-Claude Moubarac. Les produits laitiers peuvent faire partie d’une saine alimentation, mais ne sont pas essentiels. C’est ce message que Santé Canada veut refléter.»

Paule Bernier ajoute que la nutrition a beaucoup évolué depuis 1942, l’année de la première parution du fameux Guide alimentaire canadien.

«On essayait de prévenir les carences alimentaires, mais on n’en a plus autant besoin, aujourd’hui.»

«C’est surtout une bonne idée de ne pas avoir consulté l’industrie agro-alimentaire pour l’élaboration de ce guide», ajoute Isabelle Huot, comme c’était le cas pour les précédentes versions.

Les Producteurs de lait du Canada (PLC) accueillent cette nouvelle avec prudence.

«On constate que les produits laitiers font toujours partie du guide, souligne Isabelle Neiderer, directrice nutrition et recherche pour les PLC. C’est une nouvelle approche, une nouvelle façon de présenter les aliments.»

«En tant que diététiste, je dois avouer que ça me préoccupe, de mettre tous les aliments protéinés dans le même panier, parce qu’ils n’ont pas le même profil nutritionnel», ajoute-t-elle.

Une inquiétude que partage Isabelle Huot, puisque les produits laitiers contiennent par exemple de la vitamine D et du calcium, des nutriments que d’autres aliments protéinés ne renferment pas.

«Ce sont des nutriments qui sont déficients dans l’alimentation des Canadiens et des Québécois, note Isabelle Neiderer. Il va falloir être vigilant et faire plus d’éducation, pour que les gens comprennent bien l’apport nutritionnel de ces produits, et qu’ils aient une alimentation adéquate.»

SANTÉ CANADAQuelques conseils qu’on peut lire dans le nouveau Guide alimentaire canadien

Et maintenant?

Globalement, Jean-Claude Moubarac est très satisfait de cette nouvelle mouture du guide, dont la précédente version remontait à 2007.

«Ce n’est pas parfait, mais ça se rapproche beaucoup plus d’une alimentation humaine, qui tient compte des éléments socio-culturels», soutient-il.

Il espère maintenant que des politiques de santé publique suivront.

«On parle beaucoup du plaisir de cuisiner en famille, de l’importance des aliments frais… Il va falloir l’enseigner à nos enfants, maintenant, et ramener les cours de cuisine dans nos écoles», illustre-t-il.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Un médusarium pour montrer l’avenir des océans


L’Aquarium de Paris a inauguré mercredi, il offre un magnifique spectacle de méduses. Cependant, outre la beauté de ces créatures, c’est aussi un cri d’alarme sur la santé des océans qui subissent une gélification avec la prolifération des méduses qui prennent la place des poissons.
Nuage

 

Un médusarium pour montrer l’avenir des océans

 

Le réchauffement climatique rend les requins droitiers


Le réchauffement climatique avec des eaux plus chaudes aurait une conséquence probable de devenir droitier. Il serait plus dangereux étant plus efficace comme prédateur.
Nuage

Le réchauffement climatique rend les requins droitiers

 

Céline Deluzarche
Journaliste

On savait déjà que l’acidification et le réchauffement de l’océan affectait la reproduction des poissons. Voilà qu’une nouvelle conséquence vient d’être révélée : le changement climatique risque de rendre le requin encore plus redoutable.

Chez la plupart des espèces animales, dont l’Homme, le cerveau est latéralisé, ce qui signifie que l’hémisphère droit est particulièrement dédié à certaines fonctions quand l’hémisphère gauche en commande d’autres. Cette latéralisation permet au cerveau de « libérer » de l’espace en automatisant une partie des tâches. Selon une étude du CNRS et du CEA de Bordeaux, l’asymétrie hémisphérique semble ainsi conférer un léger avantage cognitif. Le même phénomène est observé chez les poissons, dont le requin est l’un des plus gros représentants.

Quand l’eau est chaude, le requin devient droitier

Des chercheurs de l’université Macquarie de Sydney (Australie) ont cherché à étudier l’impact du réchauffement climatique sur le cerveau du requin, spécifiquement celui vivant dans la baie de Port Jackson, à l’est de Sydney. Ils ont plongé des oeufs de requin dans l’eau de mer à 23,6 °C, une température 3 °C supérieure à celle de leur habitat naturel, l’océan indien à l’est de l’Australie. Cette hausse correspond à celle attendue à la fin du siècle si les émissions de gaz à effet de serre continuent sur le même rythme. Première constatation : seuls, 60 % des embryons ont survécu, signe que l’eau trop chaude est néfaste à leur survie. Les poissons restants ont ensuite été placés dans un aquarium en forme de Y pour examiner leur latéralisation. Lorsque les requins sont nés dans une eau à température normale, ils ne montrent aucune préférence. Ceux qui ont éclos dans l’eau chaude ont, pour la plupart, opté pour la branche à droite, signe d’une asymétrie cérébrale plus prononcée.

Né dans une eau à 20,6 °C, le requin ne semble monter aucune préférence de direction dans un aquarium en Y. Lorsqu’il éclot dans une eau à 23,6 °C, il a fortement tendance à tourner à droite, signe d’une asymétrie cérébrale plus prononcée. ©

Né dans une eau à 20,6 °C, le requin ne semble monter aucune préférence de direction dans un aquarium en Y. Lorsqu’il éclot dans une eau à 23,6 °C, il a fortement tendance à tourner à droite, signe d’une asymétrie cérébrale plus prononcée. ©

« L’eau chaude accélère le métabolisme des embryons, ce qui épuise plus rapidement leurs réserves d’énergie, explique Catarina Vila Pouca, spécialiste du comportement animal à l’université Macquarie à Sydney. Le cerveau consommant beaucoup d’énergie, c’est l’organe qui va être touché en priorité ».

 Afin d’économiser de la ressource cognitive, le requin a, semble-t-il, tendance à automatiser plus de tâches en les répartissant dans chaque hémisphère.

Son cerveau aguerri, le requin se change en redoutable prédateur

Loin de le desservir, cette automatisation aboutirait en fait à une meilleure efficacité, avancent les chercheurs. Une latéralisation plus marquée du cerveau lui permet de mieux cerner son environnement et ses proies, donc d’améliorer sa technique de chasse. Bonne nouvelle pour le requin, mais moins pour ses malheureuses proies.

« Des requins meilleurs chasseurs vont faire peser une pression encore plus forte sur les petits poissons, eux-mêmes déjà menacés par le changement climatique », s’inquiète Catarina Vila Pouca.

Pour autant, il n’est pas encore certain que le changement comportemental des requins va, au final, lui être bénéfique.

« Cela peut être une réponse adaptative positive au changement climatique, mais simplement aussi un dommage cérébral », relativise Leon Green Ekelin, écologue à l’université de Göteborg en Suède.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • L’asymétrie cérébrale confère un avantage cognitif.
    Le réchauffement de l’eau semble accentuer cette asymétrie chez le requin.
    Cela pourrait le rendre plus efficace et dangereux.

https://www.futura-sciences.com

Le Saviez-Vous ► Quelles sont les marques les plus polluantes en matière de déchets plastiques ?


Étant donné que si 9 % des des plastiques sont recyclés, il est clair qu’il y a beaucoup a faire pour inciter les gens a s’y mettre Cependant, étant que des marques de commerce polluent plus d’autres, ils devraient participer activement à des solutions durables tout en étant active physiquement et monétairement pour dépolluer les océans
Nuage

 

Quelles sont les marques les plus polluantes en matière de déchets plastiques ?

 

TOP 10 pollueurs marques plastique

Crédits : Break Free From Plastic

par Yohan Demeure

Une ONG ayant mené de nombreuses opérations de nettoyage dans le monde entier a dressé un Top 10 des marques les plus polluantes en fonction des déchets récoltés. En tête du classement, et loin devant : Coca-Cola.

Trouver un endroit totalement vierge de tout déchet est devenu très délicat de nos jours. La situation des plages est une des plus préoccupantes car à chaque marée, des déchets sont charriés à raison de quelques tonnes dans certaines zones. Les déchets plastiques sont les plus nombreux dans les océans et sont devenus avec le temps un problème très sérieux. De fait, la mobilisation est en marche, comme en témoigne – entre autres – l’évolution du projet Ocean Cleanup.

Il faut également savoir que les opérations de nettoyage concernant les déchets plastiques permettent d’identifier les marques ! Ce travail délicat effectué par de nombreuses organisations à travers le monde doit effectivement permettre de désigner les responsables de la production de tout ce plastique. Dans un communiqué publié le 11 octobre 2018, l’ONG Break Free From Plastic a indiqué avoir mené une expérience afin d’établir un classement des marques les plus polluantes.

Sur un total de 187 851 déchets plastiques récupérés, le trio de tête des marques les plus présentes est composé de Coca-Cola (9 216 déchets), PepsiCo (5 720) et Nestlé (2 950). Elles représentent ensemble 14 % des déchets récoltés lors de l’opération. Citons également la présence dans ce Top 10 d’autres géants mondiaux tels que Danone, Procter & Gamble (P&G), Unilever ou encore Colgate-Palmolive.

Le communiqué de Break Free From Plastic rappelle que seulement 9 % des déchets plastiques sont réellement recyclés. L’ONG cite un rapport du Center for International Environmental Law (CIEL) publié en septembre 2017, dans lequel a été prédite une augmentation de 40 % de la production plastique dans les dix prochaines années ! Ce document rappelait aussi le fait que 99 % des plastiques fabriqués à partir de produits chimiques proviennent de combustibles fossiles.

Sources : ConsoGlobeThe Guardian

https://sciencepost.fr//

Le Saviez-Vous ► Cette plante peut en imiter d’autres pour se protéger des insectes


On sait que certains animaux ont la capacité de se fondre dans le décor pour éviter les prédateurs. Chez la plante, le mimétisme, c’est rare, mais cela existe. En Amérique du Sud, une plante est capable d’imiter d’autres plantes pour ne pas faire manger ses feuilles par des insectes.
Nuage

 

Cette plante peut en imiter d’autres pour se protéger des insectes

 

Boquila trifoliolata

Le mimétisme est l’aptitude d’une plante ou d’un animal à prendre l’aspect d’éléments de son milieu. C’est une stratégie adaptative qui permet d’échapper à la vision des prédateurs, en fonction des caractéristiques de l’environnement.

Chez les animaux, le mimétisme est une particularité plutôt commune mais peu de plantes ont cette caractéristique. C’est ce qui rend la découverte d’Ernesto Gianoli et de son équipe fascinante: une vigne dotée d’une qualité de mimétisme surdéveloppée.

Cette vigne s’appelle Boquila trifoliolata, elle est présente en Amérique du sud. Afin de se défendre contre les insectes herbivores, cette plante peut grimper le long des arbres et varier la forme, la taille, la couleur, l’orientation et la nervure de ses feuilles. La photo ci-dessus montre la variété de feuilles que cette vigne peut produire. Le V représente la feuille de la vigne et le T celle de l’arbre que la vigne copie. Cette image montre bien que la plante peut se doter d’une dizaine de feuilles différentes.

Cette vigne possède des propriétés intéressantes pour empêcher l’insecte de se nourrir de son feuillage. Mais si Boquila trifoliata se trouvait dans une parcelle française, elle ne pourrait copier son feuillage que sur les vignes avoisinantes, ce qui ne la protégerait pas contre les prédateurs. Cela dit, le mimétisme chez les plantes est une propriété très intéressante à étudier qui pourrait résoudre l’utilisation de pesticides et donc lutter contre la pollution des terres agricoles.

Source :

Leaf Mimicry: Chameleon-like Leaves in a Patagonian Vine,

http://www.anova-plus.com/

Sera-t-il plus facile de commettre un crime sur Mars?


Commettre un meurtre sur Mars est-il plus facile étant donné l’atmosphère et l’environnement est très différent. C’est une question qu’il faut penser si jamais, une colonie serait établi sur la planète rouge. Les indices seront peut-être plus faciles a trouver surtout si déjà le Big Brother fait partie de la communauté.
Nuage

 

Sera-t-il plus facile de commettre un crime sur Mars?

 

Mars Attack  | D Mitriy via Wikimedia CC License by

Mars Attack | D Mitriy via Wikimedia CC License by

Repéré par Nina Pareja

Repéré sur The Atlantic

Un journaliste de The Atlantic s’est très sérieusement posé la question.

 

Imaginons, dans quelques dizaines ou centaines d’années, que l’humanité colonise Mars. Il est probable qu’elle emporte avec elle ses tendances auto-destructrices. Comment sera alors gérée la criminalité? Un journaliste de The Atlantic, Geoff Manaugh, a tenté de répondre, tout à fait sérieusement, à cette question.

Christyann Darwent, archéologue californienne de l’université de Davis, travaille sur l’Arctique canadien, utilisé comme centre d’entraînement pour les astronautes en mission sur Mars. Si son expertise reste pour le moment terrestre, assure-t-elle à The Atlantic, elle peut tout de même apporter quelques réponses à propos de la planète rouge. Si un corps est laissé sur le sol de l’Arctique, sa partie exposée au vent et au froid se détériore de manière accélérée, rendant une identification plus complexe. En revanche, la partie ancrée dans le sol glacé peut, elle, être préservée. Ötzi, «l’homme des glaces» découvert en 1991, avait été assassiné 5.300 ans auparavant, mais son corps avait pourtant été retrouvé presque intact. Mars, dont les températures en surface sont en moyenne de -65°C pourrait donc fournir un sol plus ou moins adéquat aux crimes.

Climat sec, air gelé et exposition au soleil… Sur Mars l’ADN évolue différemment, compliquant l’analyse d’une scène de crime. Un coup de couteau ne produit pas non plus les mêmes éclaboussures de sang à cause de la plus faible gravité, et la datation au carbone pourrait bien être complexifiée, nous apprend Darwent, à cause de l’atmosphère de la planète.

L’environnement même de Mars est davantage mortel, suggérant pour Darwent, qu’un potentiel criminel pourrait bien s’en servir pour masquer ses crimes. Un empoisonnement pourrait passer pour une exposition à différents produits chimiques, le joint d’une combinaison spatiale pourrait être facilement saboté, une bouteille d’oxygène rendue volontairement défectueuse. Déguiser un crime paraît tout de suite plus simple.

Les lois de l’espace

Reste à savoir qui enquêterait sur d’éventuels crimes. Pour le moment, il n’y a pas encore de lois dans l’espace, ce qui suggère, pour Geoff Manaugh, que les Marshals américains pourraient jouer un rôle interplanétaire, en faisant appliquer les lois internationales.

Elsbeth Magilton, directrice exécutive du programme de droit de l’espace, informatique et télécommunications à l’école de droit de l’université du Nebraska, ajoute que «techniquement, votre juridiction vous suit. D’où êtes-vous le citoyen? Ce sont ces lois que vous emportez avec vous».

Dans l’espace, les lois pourraient aussi être adaptées à l’avance pour s’appliquer à une mission ou à certaines personnes selon leur nationalité. Veiller au bon respect de la loi pourrait aussi être une tâche confiée à un organisme extérieur pour éviter l’imbroglio en cas de meurtre de proportions internationales.

David Paige, un planétologue californien, membre d’une équipe de la Nasa qui travaille sur un système de radar pour explorer la surface martienne, se veut rassurant: les crimes seraient difficiles à commettre:

«Il y aura tellement de surveillance des gens de différentes façons», chaque ouverture de porte sera enregistrée et datée, chaque personne sera en permanence localisée et les signes vitaux des habitantes et habitants devraient être enregistrés en continu par des capteurs dans les vêtements.

«Si tout est plus ou moins confiné, je suppose qu’un enquêteur aura la vie facile en comparaison des enquêtes sur Terre.»

Pour Paige, le peuple envoyé sur Mars, sélectionné et choisi ne devrait tout simplement pas poser de problème. Pour Geoff Manaugh, cela ne constitue aucune garantie, puisqu’il n’existe aucun moyen de prédire l’état psychologique des descendantes et descendants des colons martiens.

Se préparer à se battre dans l’espace, Josh Gold, maître d’arts martiaux l’envisage déjà, et développe même le premier art martial de l’espace au monde qui prend en compte la différence de gravité.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les escaliers Montréalais sont-ils à l’extérieur


Vous imaginez les facteurs qui doivent grimper des rues complètes d’escaliers pour livrer le courrier. Ils doivent avoir les jambes assez musclées. Il est vrai que Montréal est particulier avec ses escaliers extérieurs.
Nuage

 

Pourquoi les escaliers Montréalais sont-ils à l’extérieur

 

Encore aujourd’hui, les historiens ne s’entendent pas sur la cause de ce phénomène architectural typiquement montréalais.

 

Les touristes viennent les photographier tandis que les résidents les redoutent quand la glace s’y accumule. Qu’on les aime ou non, les escaliers extérieurs des plex donnent à Montréal un cachet architectural unique au monde. Une particularité plutôt curieuse pour une ville où l’hiver dure plusieurs mois par année.

Les escaliers extérieurs sont apparus dans la deuxième moitié du 19e siècle, alors que la métropole vivait une explosion démographique sans précédent. Certains historiens avancent que les promoteurs immobiliers ont commencé à les construire devant les maisons par souci d’économiser sur le chauffage. Une hypothèse contestée, puisque cette charge était aux frais des locataires.

Selon le professeur Dany Fougères, du département d’histoire de l’UQAM, deux règlements municipaux pourraient expliquer ce mystère architectural. En 1845, le droit de vote était réservé aux hommes majeurs qui possédaient un terrain d’une certaine valeur. Les locataires pouvaient exercer également leur droit de vote, à condition d’occuper un logis doté d’une entrée indépendante.

« Dans ce contexte, un logement dont la porte donnait sur la voie publique devenait plus attrayant et les promoteurs ont répondu à la demande. »

Le second règlement concerne l’environnement. Déjà préoccupé par la qualité de l’air de ces concitoyens, le maire William Workman a obligé les propriétaires à planter des arbres au-devant de leurs maisons en 1869. Leurs promoteurs étaient donc contraints de laisser une marge entre la façade des nouvelles maisons et la rue. Un espace où pouvait être installé l’escalier afin « de maximiser la surface habitable de la maison » ainsi que sa valeur, souligne M. Fougères.

Escaliers de Montréal

Luba Markovskaia

La disposition sur le droit de vote est tombée en 1889, mais la coutume d’installer les escaliers devant les plex a perduré jusqu’au début de la Deuxième Guerre mondiale. Quant à la réglementation sur l’environnement, les propriétaires de résidences sont toujours tenus de verdir une partie de leur cour avant.

Pour admirer cet élément architectural typiquement montréalais, les curieux se baladeront dans les quartiers de Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont, Villeray et sur le Plateau-Mont-Royal.

Construction: De 1890 à 1940 environ

Matériau: métal

Histoire: Dans la deuxième moitié du 19e siècle, Montréal doit faire face une densité de population grandissante. On pense alors à des appartements étroits et en profondeur sur deux et trois étages, collés les uns aux autres. Ceux-ci sont faciles à chauffer l’hiver. Afin de ne pas réduire l’espace habitable – les familles sont grosses! –, on construit les escaliers à l’extérieur. En 1940, par souci de sécurité et d’esthétisme, un règlement interdira la pratique. Ce règlement est révoqué en 1980

.

http://ville.montreal.qc.ca/

http://journalmetro.com/