Le Saviez-Vous ► La grande barrière de corail a échappé 5 fois à la mort en 30 000 ans


Aux cours des millénaires, la grande barrière de corail a risqué 5 fois de disparaître. Sois par manque d’eau, ou trop d’eau ou encore trop de sédiment. Ce sont des causes naturelles ! Alors que la 6 ème fois, elle ne pourra probablement pas s’en remettre à cause de l’être humain.
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La grande barrière de corail a échappé 5 fois à la mort en 30 000 ans

 

Crédits : pixabay

par  Mehdi Karam

« I’m A Survivor! » chantaient les Destiny’s Childs. Désormais, cette chanson peut devenir l’hymne de la grande barrière de corail, qui vit sa sixième vie.

Comme le rapporte une étude publiée le 28 mai dans Nature par des chercheurs de l’université de Sidney, le récif corallien le plus important au monde a échappé à la mort cinq fois en 30 000 ans.

Les premières fois se sont produites il y a 30 000 ans et 22 000 ans. À l’époque, la chute du niveau des océans exposait les récifs à l’air libre, entraînant l’endommagement de la barrière. Il y a 17 000 ans et 13 000 ans, c’était l’inverse : l’augmentation important du niveau de la mer a failli noyer les coraux, incapables de survivre à de grandes profondeurs.

La dernière fois que la grande barrière a failli disparaître, c’était il y a 10 000 ans. Ni l’augmentation ni la baisse du niveau de l’eau n’étaient de la partie. Ce qui a failli la tuer, c’était la pauvre qualité des eaux, victime d’une accumulation de sédiments. Heureusement, à chaque fois, les capacités d’adaptation – et de migration – des coraux ont permis à la structure de survivre.

Si les coraux ont réussi à retarder l’échéance jusqu’ici, il semblerait néanmoins que leur fin soit proche. L’action de l’homme accélère à la fois la baisse de qualité des eaux ainsi que l’augmentation de son niveau.

«Nos découvertes donnent peu de raisons de penser à une résistance de la grande barrière de corail au cours des prochaines décennies », expliquent les chercheurs dans l’étude.

Source : Nature

http://www.ulyces.co/

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20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir


On dit qu’une image vaut mille mots, le National Geographic l’a bien compris. Le plastique est un véritable fléau sur notre planète. On le sait pourtant, mais voir toutes ces images aide j’espère, à prendre conscience de nos choix aux plastiques à usage unique. Il est important de réagir, de trouver des solutions plus durables et qui protègera la faune et la flore qu’elle soit marine ou terrestre.
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20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Le nouveau numéro du National Geographic présentera une campagne sur la pollution plastique.

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

National Geographic

Le magazine National Geographic vient de lancer une campagne informative et percutante intitulée « Planet or Plastic? » et tout le monde doit la voir.

Voilà l’un des objectifs de la campagne du magazine emblématique qui vise à changer la façon dont les consommateurs utilisent le plastique. Si les consommateurs et les autres organisations qui partagent les mêmes idées sont capables de travailler ensemble pour faire changer la mentalité des gens, les entreprises pourront, espérons-le, répondre à l’opinion publique et réduire la quantité de plastique utilisée dans leurs produits.

Plusieurs d’entre nous sont conscients qu’il y a beaucoup trop de plastique dans l’environnement.

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

John Cancalosi / National Geographic

On se sent tous un peu coupables quand on jette un emballage plastique à la poubelle, sachant que l’on contribue à un immense problème très difficile à comprendre.

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Randy Olson / National Geographic

Mais que se passerait-il si on finissait par être confronté aux conséquences horribles de notre dépendance au plastique ?

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Jayed Hasen / National Geographic

Ces images puissantes et déchirantes montrent les dommages que 9 millions de tonnes de pollution plastique causent chaque année à l’environnement et à la faune.

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Randy Olson / National Geographic

Elles constituent le début d’une initiative pluriannuelle visant à réduire considérablement ce type de pollution.

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Jordi Chias / National Geographic

Parce que chaque changement, aussi futile que cela puisse paraître, aide à un certain niveau.

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Shawn Miller

Le magazine lui-même donne l’exemple alors qu’il a commencé à publier ses éditions en papier plutôt qu’en plastique.

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Justin Hofman / National Geographic

La campagne a identifié les sacs en plastique, les bouteilles et les pailles comme produits problématiques.

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

David Higgins / National Geographic

Et elle exhorte les consommateurs à s’engager à réduire considérablement leur utilisation du plastique en faisant de simples choix conscients.

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Brian Lehmann / National Geographic

Êtes-vous prêt à vous engager ?

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

David Jones / National Geographic

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Ohn Johnson

« Pendant 130 ans, National Geographic a documenté les histoires de notre planète, offrant aux spectateurs du monde entier un aperçu de la beauté à couper le souffle de la Terre, ainsi que des menaces qui pèsent sur cette dernière. »

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Praveen Balasubramanian / National Geographic

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Abdul Hakim / National Geographic

« Chaque jour, nos explorateurs, chercheurs et photographes témoignent directement de l’impact dévastateur du plastique à usage unique sur nos océans, et la situation devient de plus en plus difficile. »

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Randy Olson / National Geographic

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Randy Olson / National Geographic

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Randy Olson / National Geographic

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Randy Olson

« À travers l’initiative Planet or Plastic?, nous partagerons les histoires de cette crise croissante, nous travaillerons pour y remédier grâce aux dernières recherches scientifiques, et nous éduquerons le public du monde entier sur la façon d’éliminer les plastiques à usage unique pour les empêcher de pénétrer dans nos océans. »

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Randy Olson / National Geographic

20 images percutantes sur la pollution plastique qui vont vous faire réfléchir

Randy Olson / National Geographic

https://www.ipnoze.com/

Cajoler un nourrisson influence son ADN


Voilà l’importance de cajoler les bébés, spécialement les nourrissons jusqu’au sevrage. Cela a des points positif sur l’ADN. Les chercheurs croient que les dépressifs, et la schizophrénie pour être une conséquence de l’environnement dès les premiers mois de vie d’un bébé
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Cajoler un nourrisson influence son ADN

 

Câjoler un nourrisson influence son ADN

Une étude américaine vient de démontrer le lien entre l’attention portée à un nourrisson et les effets sur son ADN et sa santé future. 

L’ADN du nourrisson influencé par le comportement des parents

On savait qu’un bébé câjolé était un enfant heureux ! On sait désormais, grâce à une étude américaine menée par des chercheurs de l’université de San Francisco, que l’attitude et la qualité de la relation des parents envers leur nourrisson influencent concrètement son ADN. De manière plus précise, l’étude explique que ces interactions de la naissance jusqu’au sevrage (autour de six mois) peuvent modifier « la structure même de l’ADN des cellules cérébrales ». 

C’est donc la « répartition et le nombre de gènes sur le brin d’ADN » qui peut changer selon l’environnement du tout-petit. On ne connaît pas encore les conséquences précises sur les bébés privés de ces attentions mais on sait déjà que les câlins et les soins effectués par l’entourage du bébé jouent sur sa santé psychologique et son stress futurs.

Des expériences sur les bébés souris

Les chercheurs estiment également que l’adaptation à l’environnement, la dépression et la schizophrénie pourraient être liées à ces modifications de l’ADN des premiers mois de vie d’un enfant. Ils se sont assurés également que ces changements n’étaient pas héréditaires, et ce, notamment grâce à leurs expériences sur plusieurs souris et leurs petits. Deux groupes de souris ont été étudiés : le premier comportait des mères souris très protectrices et attentionnées.

Dans le second groupe en revanche, les mères souris étaient moins prévenantes envers leurs petits souriceaux. Ils ont aussi échangé les petits d’un groupe à l’autre pour constater les mêmes changements.

Résultats, les nouveau-nés souris les plus choyés comptent moins de « gènes sauteurs », c’est-à-dire des gènes qui se dupliquent, se copient-collent, plusieurs fois sur un brin d’ADN : c’est la rétrotransposition. L’ADN des souriceaux choyés reste stable, mais celui des bébés délaissés se modifie.

Maylis Choné

https://www.passeportsante.net/fr/

Le Saviez-Vous ► Naît-on intelligent ?


L’intelligence est-elle innée ? Bien sûr, la génétique peut y être pour quelque chose, mais cela ne suffit pas. À la naissance le cerveau des bébés est malléable. D’autres facteurs y sont importants, telque l’environnement de lequel ils grandissent ainsi que l’alimentation
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Naît-on intelligent ?

 

Par la rédaction de Futura

 

Naît-on intelligent ? Pour répondre à cette question, il faut déjà définir le terme d’ « intelligence ». Reste ensuite à savoir s’il existe une intelligence innée…

 

Pour les scientifiques, l’intelligence désignerait la capacité à s’adapter à de nouvelles situations. Or, la source de cette capacité est située dans une région particulière du cerveau, les lobes frontaux du cortex cérébral, naturellement plus développée chez l’Homme que chez l’animal. Un bébé qui vient de naître serait donc naturellement intelligent. Pourtant, cela n’est pas si simple !

    Des nouveaux cerveaux malléables

    Le cerveau d’un nouveau-né n’est pas structuré de façon définitive. Au contraire. Étant très malléable, il ne demande qu’à créer de nouvelles connexions neuronales, responsables de son apprentissage. C’est ainsi qu’un bébé apprend sans difficulté à marcher, à parler une ou plusieurs langues, à effectuer des gestes de la vie courante.

    Intelligence innée et rôle de l’environnement

    Si les bébés en bonne santé ont tous plus ou moins les mêmes possibilités intellectuelles à la naissance, ils ne vont pas tous devenir des surdoués car l’environnement joue un rôle prépondérant dans le développement cérébral. L’ « effet Flynn », qui désigne le fait que le quotient intellectuel (QI) a tendance à augmenter de génération en génération, montre d’ailleurs que la génétique seule ne suffit pas à expliquer l’intelligence.

    Alimentation et stimulation

    Deux facteurs permettent de favoriser le développement intellectuel de l’enfant :

    • D’une part, une bonne alimentation est essentielle puisqu’elle offre au cerveau tous les nutriments dont il a besoin pour fonctionner de façon performante.

    • D’autre part, l’environnement familial est également primordial car il est la source principale de stimulations qui permettront de développer au mieux les capacités intellectuelles et l’envie d’apprendre de l’enfant. On ne « naît » donc pas intellectuel, on le devient !

    https://www.futura-sciences.com/

    Ces bulles se sont formées il y a 1,6 milliard d’années !


    Des bulles, pas des bulles de savon, ni quelques boissons pétillantes, plutôt des bulles fossilisées qui témoigne le début des cyanobactéries qui ont permit après plus d’1 milliard d’années à transformer la Terre accueillante pour que la faune et la flore puisse prospérer sur terre grâce à l’oxygène. Vous imaginez comment l’homme détruit en peu de temps l’environnement, alors que pour réussir a y vivre, cela a pris des millions, des milliards d’années pour arriver a pouvoir respirer sur notre planète bleue 
    Nuage

     

    Ces bulles se sont formées il y a 1,6 milliard d’années !

    Bulles des cyanobatéries

    Bulles fossilisées et tissus cyanobactériens provenant de tapis microbiens phosphatés âgés d’1,6 milliard d’années.

    STEFAN BENGTSON

    Par Joël Ignasse

    Ces bulles fossilisées témoignent de l’activité des cyanobactéries qui ont transformé la Terre en produisant de l’oxygène. 

    Il y a 1,6 milliard d’années, la vie florissait déjà sur Terre (et depuis presque deux milliards d’années) et la planète était peuplée de microorganismes divers dont des cyanobactéries, encore appelées algues photosynthétiques. Ces microbes ont joué un rôle capital pour l’évolution de la vie : ce sont eux qui sont à l’origine de l’enrichissement de l’atmosphère en oxygène et qui ont ainsi rendu l’air respirable pour les plantes et les animaux modernes.

    Bulles témoins

    Ce bulles fossilisées témoignent de l’activité des cyanobactéries et de leur capacité à produire des gaz dont de l’oxygène. Elles proviennent de roches phosphatées du Supergroupe Vindhyan, au centre de l’Inde et ont été analysées par Therese Sallstedt et ses collègues de l’Université du Sud du Danemark, du Muséum d’histoire naturelle de Suède et de l’Université de Stockholm. A l’époque s’étalait dans cette zone une mer peu profonde dont les fonds étaient tapissés d’un lit de matière microbienne constitué de microbes actifs et de déchets organiques. Lorsqu’elles ont été produites par des colonies de cyanobactéries, les bulles ont été piégées dans le tapis microbien et figées ainsi au fil du temps au lieu de remonter à la surface. La description de ce fossile original fait l’objet d’une publication dans la revue Gebiology.

    Les bulles vues au microscope électronique. Crédit: Stefan Bengtson.

    L’enrichissement de la terre en oxygène a commencé lorsque les premières cyanobactéries ont utilisé la photosynthèse pour avoir de l’énergie, il y a environ 2,7 milliards d’années. Dans ce processus, ces bactéries transforment le carbone et l’eau en carbone organique et en oxygène libre, ce dernier se combinant presque instantanément avec de l’hydrogène et du carbone pour former d’autres composés. Ce qui explique que l’oxygène libre ne se soit pas accumulé facilement dans l’atmosphère. En fait, il faudra attendre près de 300 millions d’années pour que ces sources d’oxygène soient suffisamment nombreuses et compensent cette consommation immédiate en enrichissant l’atmosphère qui, dans le même temps, s’allègent en méthane (détruit par les rayons ultraviolets du Soleil).

    https://www.sciencesetavenir.fr/

    Le Saviez-Vous ► 4 espèces qui se sont adaptées en milieu urbain


    Avec l’urbanisation, certains animaux ayant perdu leur territoire ont quand même réussit à s’adapter au milieu urbain. Leur physionomie a changé pour s’accommoder à la pollution, aux espaces sans arbres … Et cela a permis de transmettre ces nouveaux gènes à leurs descendants
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    4 espèces qui se sont adaptées en milieu urbain

     

    Par Daniel Casillas

    Metro World News

    L’urbanisation, qui avance à vitesse grand V partout sur la planète, affecte l’environnement et force les animaux à s’adapter ou à disparaître à jamais.

    Voici qui quatre exemples d’espèces qui résistent.

    L’anolis


    À Porto Rico, l’anolis, un lézard, a désormais des membres plus longs et de nouvelles écailles qui lui permettent de se déplacer plus facilement sur les murs. Avant l’urbanisation, il vivait principalement dans les arbres et dans les buissons.

    Le poisson killi

    Le petit poisson killi, qui vit dans plusieurs cours d’eau du nord-est des États-Unis, a développé une résistance génétique aux PCB, des polluants chimiques.

    Le roselin familier

    À Tucson, en Arizona, le roselin a développé un bec plus long, plus profond et plus fort que son cousin du désert de Saguaro, une région rurale.

    La phalène du bouleau

    Les ailes noir et blanc de cet insecte l’aidaient à se camoufler dans certains arbres. Mais la révolution industrielle a couvert ces arbres de suie et certains représentants de l’espèce se sont transformés : ils ont maintenant des ailes toutes noires, ce qui les aide à survivre. Ils transmettent ce gène à la génération suivante.

    http://journalmetro.com

    Devons-nous ressusciter les espèces disparues?


    Personnellement, je suis contre qu’on fasse revivre les animaux disparus, alors que nous avons beaucoup qui existent et son en danger de disparaître. De plus, comme on le souligne, faire revivre ces bêtes alors que leur environnement à changé, serait aussi irresponsable. Car une espèce animale qui disparait, est une alarme que son écosystème est en danger, que les actions contre le braconnage et la chasse sportive ne sont pas suffisantes.
    Nuage

     

    Devons-nous ressusciter les espèces disparues?

     

    Tigres de Tasmanie, au zoo national de Washington D.C., 1904 | Wikimedia Commons License by

    Tigres de Tasmanie, au zoo national de Washington D.C., 1904 | Wikimedia Commons License by

    Repéré par Léa Polverini

    Repéré sur The Guardian

    Le clonage d’espèces disparues ne pose pas seulement des questions éthiques, mais aussi écologiques.

    La liste des espèces disparues, consignée à partir du début des années 1960 par l’UICN, s’allonge lentement mais sûrement. Pendant ce temps, les progrès de la génétique font leur chemin.

    Des scientifiques, pris de scrupules ou sujets à une tentation démiurgique, envisagent de plus en plus de se servir des possibilités offertes par le clonage pour opérer une sorte de retour vers le futur et faire revivre des espèces éteintes.

    Le 7 mars 2013, la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES) signait l’arrêt de décès du tigre de Tasmanie, 77 ans après la mort du dernier représentant connu de l’espèce.

    Or depuis, la séquence génétique de l’animal, aussi appelé thylacine ou loup marsupial, a pu être documentée et reconstituée, ce qui en théorie rendrait possible son clonage. Cette éventualité ne va pas sans poser de questions éthiques, mais également et surtout écologiques.

    Devoir moral

    «Nous étions responsables d’avoir chassé le thylacine jusqu’à son extinction –dans ce cas, c’est presque comme si nous devions aux espèces de les ramener [à la vie]», avance Andrew Pask, professeur à l’université de Melbourne, chargé des études sur l’ADN du marsupial.

    Cette tentation n’est pas nouvelle. En 2003, une équipe de chercheurs espagnols et français avaient fait «revivre» le bouquetin des Pyrénées, en utilisant des tissus vivants prélevés sur la dernière représentante de l’espèce avant sa mort. Le clone nouveau-né avait survécu une dizaine de minutes, avant de mourir à son tour, et le projet avait été mis en sourdine.

    Récemment, le quagga, une sous-espèce de zèbre d’Afrique du Sud décimée par les Boers, est à son tour réapparu sur les terres australes, ou presque. Une équipe de chercheurs, relevant qu’il appartenait à la même espèce que le zèbre des plaines, s’est servi de ce dernier pour réintroduire dans les cycles de reproduction le gène responsable des motifs zébrés propres au quagga. On a donc affaire ici à un cas d’ingénierie génétique, où une espèce proche de la disparue est utilisée pour la faire revivre, du moins sous ses traits les plus caractéristiques.

    Conditions écologiques

    À cet égard, le Guardian insiste sur le fait que s’il est possible de reconstituer une apparence en modifiant le génome d’une espèce, il s’avère bien plus problématique de recréer son comportement et son environnement écologique. Quand bien même serait-il possible de faire revivre ces espèces, leur survie dans un écosystème qui a lui-même évolué n’est pas garanti.

    À propos du tigre de Tasmanie, Andrew Pask relevait d’ailleurs que «même si nous ne l’avions pas chassé jusqu’à l’extinction, nos analyses montrent que le thylacine avait une santé génétique très faible», ce qui laisserait supposer que sa population actuelle «serait très sujette aux maladies et ne serait pas en très bonne santé».

    La disparition d’espèces devrait à cet égard être envisagée davantage comme un symptôme que comme le point d’orgue d’écosystèmes en péril. Réintroduire ces espèces alors que leur environnement s’est lui-même dégradé ne permettra pas de rétablir un équilibre. Ce ne sera jamais que restaurer une seule pièce au sein d’un ensemble décadent: louable, mais pas suffisant

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    http://www.slate.fr