Les femmes


Il y a encore des hommes qui croient que la femme n’est pas assez intelligente pour faire carrière. Certains n’aiment pas avoir au travail être sous les directives d’une femme. Pourtant, nous les femmes, sommes capables de faire autant que les hommes
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Les femmes

 

Cela fait plusieurs siècles déjà que nous avons admis que les femmes ont une âme. N’est-il pas grand temps d’admettre qu’elles ont également un cerveau.

Phyllis Dorothy James dite P.D. James

Le Saviez-Vous ► En Inde, des femmes achetées pour quelques centaines d’euros


Il y a des endroits dans ce monde qui doivent évoluer pour de meilleures conditions de la femme. Dans des villages en Inde, des hommes ont de la difficulté à se trouver des femmes, alors ils les enlèvent ou les achètent. Elles sont devenues des esclaves domestiques et sexuelles. Si ces hommes décident de les délaissées, elles se retrouvent seules rejeter par leurs voisins, et même par leur famille.
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En Inde, des femmes achetées pour quelques centaines d’euros

 

Une mariée, à Ahmedabad, en Inde, le 11 février 2018. | Sam Panthaky / AFP

Chaque année en Inde, des dizaines de milliers de femmes sont enlevées pour être vendues comme épouses.

 

À treize ans, Tahmina a été vendue 50.000 roupies (environ 620 euros/ 994,06 $ canadien) à un homme de plus de quarante par sa sœur et son beau-frère, dans un village de l’État d’Haryana.

En Inde, le rapport ministériel du National Crime Records Bureau indique qu’en 2016, 33.855 personnes ont été enlevées pour un mariage, un peu plus de la moitié d’entre elles étant mineures, et la quasi totalité, des femmes (seulement 59 hommes sur le total).

«Pendant des siècles, le trafic de femmes à marier a été un marché florissant dans les États de l’Haryana, du Pendjab et du Rajasthan, au nord de l’Inde. Il n’existe pas de données officielles du gouvernement sur le nombre de victimes du trafic d’alliances, mais l’on estime que des centaines de milliers de femmes et de filles, principalement venant d’Assam, du Bengale-Occidental, du Jharkhand ou du Bihar, ont été vendues en mariage», rapporte Elena del Estal pour le Guardian.

Six semaines plus tard, Tahmina a été retrouvée par sa mère dans un petit centre d’hébergement géré par le gouvernement, grâce à l’aide de l’organisation Empower People, qui lutte contre le trafic de femmes à marier et les crimes d’honneurs perpétrés contre les femmes.

Une vie d’esclave sexuelle et domestique

Les femmes ainsi vendues sont souvent réduites à une vie d’esclave sexuelle ou domestique, quand elles ne sont pas abandonnées et, éventuellement, revendues. On les appelle «paro» ou «molki», ce qui signifie «volée» ou «achetée» –manière supplémentaire de les humilier.

Sanjida a vécu comme «paro» pendant quinze ans dans le district de Mewat. Comme Tahmina, à qui sa sœur avait fait croire qu’elle l’emmenait à Dehli, elle pensait rejoindre la capitale pour trouver un emploi de baby-sitter. Au lieu de cela, on l’a vendue pour 10.000 roupies (124€ /194,92 $).

Quand elles se retrouvent veuves, la plupart des paros sont expulsées de la maison. Un retour au premier foyer est souvent mal vécu par les femmes ayant été vendues comme épouses, qui font face à des discriminations, du voisinage comme de leur propre famille.

Le père de Tahmina a refusé de l’accueillir dans sa maison à son retour. Il a décidé de quitter leur village avec sa mère et ses frères et sœurs, la laissant vivre chez sa grand-mère.

La pratique de mariage forcé par troc et enlèvement trouve sa légitimation auprès de certaines populations, lorsque trouver une femme locale se révèle trop ardu.

«Les hommes pauvres comme nous, qui n’ont pas beaucoup de terres, ont beaucoup de difficulté à trouver une femme ici», explique l’homme qui a acheté et épousé Sanjida.

Samsuddil, lui, a acheté Najida 10.000 roupies pour qu’elle le rejoigne… lui et sa femme: incapable à 41 ans d’avoir un enfant avec cette dernière, et ne pouvant pas trouver d’autre femme au village, il se justifie:

«Avoir des enfants est important». Najida a vingt ans.

 

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Un sourire qui vaut mille mots


Le sourire dépend comment la personne qui reçoit le perçoit. Ce test est sur un groupe limité d’homme, alors que probablement, les femmes pourraient réagir autrement. Il y a des sourire qui sont perçu comme bonheur, joie et aussi de pouvoir et dominance.
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Un sourire qui vaut mille mots

Des sourires.

Photo : iStock/bowie15

Tous les sourires n’expriment pas que de la joie ou du bonheur. Ils sont parfois associés à la dominance ou au pouvoir, et nos corps réagissent différemment selon le message perçu.

Explication.

Un texte d’Alain Labelle

Des psychologues américains et israéliens ont montré que les sourires associés à la dominance mènent à une forte réaction physique. En fait, le corps des destinataires de ces sourires réagit et voit une augmentation d’hormones associées au stress.

De l’autre côté, les sourires associés à la récompense ou au renforcement d’un comportement semblent servir de tampon contre le stress pour ceux à qui ils sont destinés.

Les expressions faciales mènent réellement le monde. Nous le savions, mais il n’y avait pas beaucoup de science qui le prouvait. Jared Martin, Université du Wisconsin-Madison

    Ces travaux montrent que les différences subtiles dans vos expressions faciales pendant que vous discutez avec quelqu’un peuvent fondamentalement changer son expérience, ses réactions corporelles et la façon dont il perçoit que vous l’évaluez.

    Dans ces travaux, trois types de sourire ont été évalués :

  • de dominance (lié au pouvoir et au statut)

  • d’affiliation (communique un lien et montre que vous n’êtes pas une menace)

  • de récompense (grand sourire que vous donnez à quelqu’un pour lui faire savoir qu’il vous rend heureux)

    Les chercheurs ont testé la réaction de 90 étudiants masculins qui devaient donner une présentation orale devant une webcam à des juges, d’autres camarades de classe (qui participaient à l’étude).

    Pendant leurs présentations, les participants ont pu apercevoir de brefs extraits de réactions des juges, mais chacune des vidéos avait été préenregistrée et représentait un type de sourire.

    Durant ces présentations, les chercheurs surveillaient la fréquence cardiaque des présentateurs et prélevaient périodiquement des échantillons de salive pour mesurer la présence de cortisol, une hormone associée au stress.

    Constat : s’ils recevaient des sourires de dominance qu’ils interpréteraient comme négatifs et critiques, les présentateurs ressentaient plus de stress, si bien que leur niveau de cortisol montait et restait élevé longtemps après leur discours.

    D’un autre côté, s’ils recevaient des sourires de récompense, les orateurs les associaient à une approbation, et cela les empêchait d’être stressés et de produire du cortisol.

    L’effet des sourires d’affiliation se rapprochait de ceux de récompense, mais les résultats étaient plus difficiles à interpréter. Les auteurs estiment que le message d’affiliation dans le contexte de jugement était probablement plus difficile à percevoir pour les présentateurs.

    En outre, les participants dont le rythme cardiaque variait le plus montraient des réactions physiologiques plus fortes aux différents sourires.

    Mais les chercheurs affirment que la variabilité du rythme cardiaque peut être influencée par plusieurs facteurs, de l’obésité à l’anxiété en passant par la dépression. Ces facteurs peuvent entraîner une diminution de la variabilité du rythme cardiaque. Ils peuvent rendre les personnes moins susceptibles de reconnaître les signaux sociaux tels que la domination et d’y réagir.

Ces choses que nous portons en nous changent notre façon de percevoir le monde. Jared Martin

Les résultats de l’étude montrent que les sourires ne constituent pas nécessairement une rétroaction non verbale positive et qu’ils peuvent influer sur les interactions sociales en affectant la réaction physiologique des personnes qui les perçoivent.

Le petit échantillon de participants exclusivement masculins limite la possibilité de généraliser ces résultats. D’autres recherches sont nécessaires pour déterminer si les hommes et les femmes réagissent différemment au même type de sourire.

Le détail de ces travaux est publié dans Scientific

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Le syndrome de résignation qui affecte des enfants migrants


Il y a des maladies étranges que peuvent éprouver des personnes face à la fatalité. Des enfants immigrants qui avec leur famille demande l’asile sont face à l’humiliation, le racisme, voir des attaques dans un pays d’accueil finissent par déconnecter le corps et le cerveau et sont dans un état catatonique. Ils peuvent rester des mois, des années dans cet état. Le remède est l’espoir, une vie meilleur.
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Le syndrome de résignation qui affecte des enfants migrants

 

Le reportage d’Alexandra Szacka

C’est un mal étrange, présent surtout en Suède. Il frappe les enfants des demandeurs d’asile, principalement ceux venus des pays de l’ex-URSS et de l’ancienne Yougoslavie.

Un texte d’Alexandra Szacka

On l’appelle le syndrome de résignation. L’enfant est dans un état semi-comateux, une sorte de catatonie. Il a les yeux fermés, les dents serrées, il ne bouge pas, ses muscles n’ont aucun tonus et il doit être nourri à l’aide d’une sonde gastrique.

Cet état peut durer jusqu’à trois ans, dans certains cas.

On a commencé à diagnostiquer le syndrome en Suède à la fin des années 90. Entre 2003 et 2005, plus de 400 enfants de migrants en ont été frappés. Aujourd’hui encore, on diagnostique le syndrome chez plusieurs dizaines d’enfants chaque année.

À trois heures de route au nord de la capitale suédoise, Stockholm, Radio-Canada est allé voir l’une de ces familles de demandeurs d’asile, un couple d’Arméniens originaires de Moscou, avec trois enfants.

Les deux plus vieux, Kostan, 18 ans, et Miléna, 13 ans, souffrent du syndrome de résignation.

Couchés côte à côte dans une chambre vide aux murs tristes, le frère et la sœur donnent l’impression d’adolescents tout ce qu’il y a de plus normal, juste endormis. Pourtant, ils sont couchés là depuis deux ans et demi pour Kostan et presque deux ans pour sa sœur.

Elisabeth Hultcrantz, une docteure qui consacre aujourd’hui tout son temps à soigner bénévolement une cinquantaine de ces jeunes, les a examinés devant nous.

« Je n’arrive pas à obtenir de contact visuel », se plaint-elle en soulevant tour à tour les paupières de l’un et de l’autre. Et c’est comme ça depuis le début.

Toute une série d’examens simples lui permet de constater, encore une fois, qu’il n’y a pas de dommages neurologiques. Ces enfants se sont simplement retirés de la vie.

« Ils ont tous subi un traumatisme, une situation où leur vie était menacée. Et en général, ce traumatisme date d’avant leur venue en Suède », explique la Dre Hultcrantz, qui était spécialisée en oto-rhino-laryngologie avant de prendre sa retraite et de se consacrer à ces enfants.

C’est un syndrome de dissociation. Le cerveau se dissocie du corps. La docteure Elisabeth Hultcrantz

Elisabeth Hultcrantz ajoute que ces enfants appartiennent pratiquement tous à des minorités ethniques, souvent persécutées dans leur pays d’origine.

Sonia Lupien, spécialiste en neurosciences et fondatrice du Centre d’études sur le stress humain (CESH) de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, abonde dans le même sens. « [C’est] une très, très grande peur, un très grand stress qui va faire en sorte que toute la mobilisation du corps, qui devrait être là pour vous aider à survivre, va tout simplement tomber et on va faire le mort. »

Généralement, les symptômes commencent par un état dépressif et petit à petit, il y a une perte de conscience suivie d’un état catatonique.

Malades imaginaires ou réels?

Pendant des années, des gens ont avancé qu’il s’agissait de simulation pour faciliter l’obtention d’une résidence permanente en sol suédois. D’autres ont évoqué une maladie contagieuse. Toutes ces théories ont finalement été écartées.

« Ils ne réagissent pas à la douleur, la douleur ce n’est pas quelque chose à quoi on peut simuler de ne pas réagir, c’est impossible », indique Sonia Lupien.

Les parents des deux jeunes, qui préfèrent témoigner anonymement, tellement ils ont peur d’être expulsés, confirment qu’ils ont été témoins de toutes les étapes de la maladie.

Ils sont désespérés. Arrivés en Suède à la suite d’humiliations et d’attaques racistes dont ils ont été victimes en Russie, ils pensaient trouver un havre de paix pour eux-mêmes et pour leurs enfants.

Aujourd’hui, leur vie est rythmée par les soins à donner à leurs deux enfants atteints du syndrome. La toilette, la gymnastique, la prise d’aliments cinq fois par jour, toujours à travers le tube gastrique, les promenades en fauteuil roulant.

Mes enfants étaient tous joyeux, ils avaient de bons résultats à l’école. Ils n’étaient pas du tout fermés. La mère de Kostan et de Miléna

La mère raconte qu’au début, quand son fils s’est effondré, inconscient, ils ont appelé l’ambulance en pensant que cela allait se résorber rapidement. Mais à l’hôpital, on ne leur a pas donné beaucoup d’espoir : Kostan allait demeurer dans cet état pour longtemps.

L’angoisse liée à leur situation précaire en Suède est l’un des éléments-clés pour comprendre la source du mal qui afflige les deux enfants du couple. À l’origine toutefois, les enfants ont d’abord été traumatisés par des attaques racistes violentes contre leur père.

Kostan et Miléna ont vu ces attaques de leurs propres yeux.

Un stress constant

Aujourd’hui, au sein de la famille, la tension est à son comble. Les autorités suédoises leur ont refusé l’asile l’automne dernier.

Ils ont porté leur cause en appel, mais gardent peu d’espoir. Les autorités suédoises ont été catégoriques : l’état de leurs enfants n’empêchera pas leur expulsion.

La Dre Hultcrantz est pourtant formelle. Voyager en avion constitue un très grand danger pour ces enfants. Ils peuvent en mourir.

Malgré cela, les autorités suédoises se montrent inflexibles. Il y a quelques jours, une famille arménienne de cinq personnes, dont la fille aînée souffre du syndrome depuis près d’un an, a été expulsée vers la Pologne.

Mais il existe un espoir de guérison pour ces enfants.

Dans pratiquement tous les cas, aussitôt que les parents ont obtenu un permis de séjour, les enfants ont commencé à aller mieux. Le retour à la vie normale peut prendre jusqu’à un an, mais le sentiment de sécurité est pratiquement le seul remède.

Il n’y a qu’un médicament possible pour ces enfants et c’est la restauration de l’espoir. Sonia Lupien, spécialiste en neurosciences

Même son de cloche du côté de la Dre Hultcrantz, qui a elle-même vu plusieurs de ces enfants revenir à une vie normale après que leurs familles ont obtenu le droit d’asile.

« J’étais comme dans une bulle. Je ne comprenais pas ce qu’on disait, mais j’entendais des voix joyeuses », lui aurait confié une de ses jeunes patientes. « Tout à coup, la bulle a éclaté et j’ai commencé à entendre ce qu’on disait », a-t-elle relaté.

Il a ensuite fallu plusieurs mois pour que cette jeune fille revienne complètement à la vie normale.

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Il y a cinq formes de diabète et non deux, selon des chercheurs


Les chercheurs ont catégorisé le diabète en 5 formes, qui permettrait probablement à de meilleurs traitements
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Il y a cinq formes de diabète et non deux, selon des chercheurs

 

Le diabète de type 1 (environ 10 % des cas),... (123RF)

Le diabète de type 1 (environ 10 % des cas), qui apparaît le plus souvent de manière brutale chez l’enfant ou chez le jeune adulte, est caractérisé par une production insuffisante d’insuline.

 

Agence France-Presse

Des scientifiques ont proposé une nouvelle classification du diabète en estimant qu’il en existait cinq formes différentes et non pas deux comme admis actuellement, ce qui peut selon eux permettre d’affiner les traitements.

Actuellement, ce trouble d’assimilation des sucres par l’organisme est classé selon deux catégories.

Le diabète de type 1 (environ 10 % des cas), qui apparaît le plus souvent de manière brutale chez l’enfant ou chez le jeune adulte, est caractérisé par une production insuffisante d’insuline. Cette hormone sécrétée par le pancréas permet de maintenir l’équilibre du taux de glucose dans le sang.

Le diabète de type 2 (près de 90 % des cas) correspond à une hausse prolongée du taux de sucre dans le sang, souvent associée à l’obésité et aux modes de vie (sédentarité, alimentation déséquilibrée).

Les auteurs d’une étude suédoise qui vient d’être publiée dans la revue spécialisée Lancet Diabetes & Endocrinology proposent d’affiner cette classification en instaurant cinq catégories, trois sévères et deux plus bénignes.

« C’est un premier pas vers des traitements personnalisés du diabète (…). La classification actuelle ne suffit pas à prédire les complications qui peuvent survenir », a estimé l’un des auteurs de l’étude, le professeur Leif Groop, de l’université de Lund.

Pour aboutir à ces cinq catégories, les chercheurs ont examiné les données de 13 720 patients depuis 2008, en analysant notamment leur production d’insuline, leur niveau de sucre dans le sang ou l’âge auquel la maladie est apparue.

La première de ces cinq nouvelles catégories correspond au diabète de type 1. Les quatre autres sont des subdivisions du diabète de type 2, avec chacune ses caractéristiques particulières.

L’une d’elles se caractérise par un risque plus grand de rétinopathie (atteinte de la rétine qui touche près de 50 % des patients diabétiques de type 2). Une autre concerne des patients obèses et est marquée par une importante résistance à l’insuline, avec un risque élevé d’atteinte rénale.

Les deux dernières catégories, moins sévères, regroupent des patients obèses qui développent la maladie à un jeune âge pour la première, et des patients plus âgés pour la seconde (le groupe le plus important, 40 % des patients environ).

Un adulte sur onze dans le monde (425 millions) est atteint de diabète, soit 10 millions de plus qu’en 2015, selon des chiffres publiés mi-novembre par la Fédération internationale du diabète (FID) à l’occasion de la Journée mondiale consacrée à cette maladie.

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Sam est tétraplégique depuis qu’il a avalé un escargot pour un pari


 

Un pari a rendu un jeune homme tétraplégique. Il a tout simplement avaler un escargot vivant. Le fait soit vivant, il a beaucoup plus de chance d’être contaminé par une bactérie. Normalement, les personnes contaminées peuvent s’en sortir avec quelques séquelles, mais pour ce jeune sportif, la bactérie s’est installer au cerveau, le rendant paralysé de ses membres et totalement dépendant des autres
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Sam est tétraplégique depuis qu’il a avalé un escargot pour un pari

par Julien Collignon

  Source: news.com.auSam en 2010, avant que sa vie ne bascule © DR.

Un pari un peu stupide a fait basculer la vie de Sam Ballard en 2010, alors âgé de 19 ans. Des amis de ce robuste rugbyman l’ont mis au défi d’avaler un escargot vivant lors d’une soirée. Les conséquences pour le jeune homme furent dramatiques. Ses parents se battent aujourd’hui contre le gouvernement australien, qui a diminué ses aides financières alors que le jeune homme est complètement paralysé.

Katie Ballard aime décrire son fils comme une sorte de « chef guerrier invincible ». Sportif accompli, Sam jouait régulièrement au rugby. Sa carrure imposante lui donnait une aura particulière. Personne n’aurait pu imaginer qu’un petit escargot pouvait l’envoyer dans une chaise roulante pour le restant de ses jours.

Après avoir avalé l’escargot, Sam est tombé malade. A l’hôpital, les médecins ont découvert qu’il était infecté par le angiostrongylus cantonensis. Ce nématode, dont la contamination reste rare et exceptionnelle, peut se propager chez l’être humain via les rats ou les mollusques. La plupart du temps, les personnes qui sont touchées s’en sortent sans aucune séquelle au bout de quelques jours.

Le cas de Sam est différent puisque son cerveau a été touché. Le jeune homme est alors tombé dans un coma de 420 jours. A son réveil, il était tétraplégique et incapable de se débrouiller tout seul pour les simples gestes du quotidien.

Seulement trois ans après être tombé malade, il a pu quitter l’hôpital. Il est désormais dépendant de sa chaise roulante motorisée. Son équipe de rugby a collecté de l’argent pour aider sa famille à supporter ses frais médicaux très lourds, dont il a besoin en permanence. Aujourd’hui âgé de 28 ans, il fait régulièrement des crises, est alimenté par une sonde et son corps n’est pas capable de maintenir sa température corporelle.

En 2016, la famille Ballard a reçu une allocation de 492.000 dollars, un peu plus de 300.000 euros. Mais en septembre, les indemnités ont subitement baissé à 135.000 dollars (85.000 euros) sans aucune explication. Entre-temps, la famille a accumulé une montagne de dettes. Ils doivent par exemple encore rembourser près de 26.000 euros pour les infirmières à domicile. Et ce ne sont que des frais parmi tant d’autres.

Le ministère australien qui organise les soins de santé a toutefois indiqué « travailler en étroite collaboration » avec la famille pour trouver une solution.

http://www.7sur7.be/