Une application pour tuer des diabétiques créée… pour mieux les protéger


Des chercheurs en sécurité informatique ont forcé la main de Medtronic à prendre au sérieux des risques de la pompe à insuline MiniMed 508 à une attaque pour changer la dose d’insuline nécessaire ou ne pas en donner du tout. Ils ont même rendu public l’application qui peut tuer un diabétique.Medtronic a été lent à avouer la vulnérabilité de ses pompes, mais il a fini par agir.Il a fallu des moyens drastiques pour changer les choses. J’avoue ne pas trop aimer ce genre de procédé qui permet de rester en vie que ce soient les pompes insulines ou autres outils, alors qu’il y a toujours une personne qui pourrait pirater le programme.
Nuage


Une application pour tuer des diabétiques créée… pour mieux les protéger


Une personne dont on ne peut voir que la taille vérifie l'écran de sa pompe à insuline.

Deux chercheurs ont voulu démontrer le potentiel meurtrier des vulnérabilités informatiques des pompes à insuline MiniMed 508 de Medtronic.

PHOTO : GETTY IMAGES / MARKHATFIELD

Radio-Canada

Des chercheurs en sécurité informatique ont mis au point une application pouvant se connecter à des pompes à insuline et administrer des doses fatales d’insuline aux personnes diabétiques. Dans une entrevue avec Wired, ces chercheurs disent avoir conçu l’application pour forcer le fabricant à réagir aux vulnérabilités de ses appareils.

Il y a deux ans, les chercheurs de la firme QED Billy Rios et Jonathan Butts faisaient une découverte troublante en étudiant le fonctionnement des pompes à insuline MiniMed 508 de Medtronic. Avec un peu de savoir-faire, une personne mal intentionnée pouvait aisément copier les radiofréquences de la télécommande de ces appareils pour lui envoyer des instructions à distance. Résultat : il était possible d’administrer de multiples doses d’insuline ou encore d’en bloquer l’injection à une personne diabétique.

Rapidement après leur découverte, les deux hommes contactent Medtronic pour la prévenir du danger et tentent de négocier avec l’entreprise pour mettre en place un système de protection ou un plan de remplacement des appareils.

Exaspérés par la résistance de Medtronic, les deux chercheurs rendent leur découverte publique dans l’espoir de faire bouger les choses. Leur présentation au congrès de cybersécurité Black Hat de Las Vegas, en août 2018, attire l’attention des médias du monde entier, et la Food and Drug Administration (FDA), l’équivalent de Santé Canada aux États-Unis, émet un avertissement public (Nouvelle fenêtre) sur son site web.

Mais ni Medtronic ni la FDAFood and Drug Administration n’agissent concrètement pour régler le problème et protéger les diabétiques utilisant une pompe MiniMed 508. Medtronic ne reconnaît d’ailleurs pas publiquement l’existence des vulnérabilités avant la publication sur son site web d’un bulletin de sécurité (Nouvelle fenêtre) en mars 2019.

L’application qui tue

À ce moment-là, Billy Rios et Jonathan Butts sont à bout de patience. Selon eux, un nouveau coup d’éclat est nécessaire pour forcer Medtronic à réagir. Cette fois, au lieu d’expliquer les risques théoriques liés à leur découverte, ils démontrent le véritable potentiel meurtrier des vulnérabilités des MiniMed 508.

Ces pompes à insuline sont généralement contrôlées directement par la personne diabétique, mais elles sont livrées avec une télécommande permettant au personnel médical de l’activer dans un rayon de quelques mètres.

Les communications entre la télécommande et la pompe ne sont toutefois pas chiffrées, ont découvert Billy Rios et Jonathan Butts, avec l’aide des chercheurs Jesse Young et Carl Schuett. Cela fait en sorte qu’il est relativement facile d’imiter le signal de la télécommande et de contourner les défenses rudimentaires en place à l’aide d’une télécommande fabriquée de toute pièce.

Une fois le contact entre la télécommande frauduleuse et la pompe établi, une personne mal intentionnée peut contrôler l’appareil à partir de son téléphone cellulaire.

Rappel volontaire

Le pari des chercheurs a porté fruit. Le 27 juin dernier, la FDAFood and Drug Administration a émis un avis de rappel volontaire (Nouvelle fenêtre) pour les pompes MiniMed 508 et pour 10 autres modèles de MiniMed. Selon Medtronic et la FDAFood and Drug Administration, il n’existe aucun moyen de mettre à jour les pompes à insuline pour les prémunir contre ce genre d’attaque.

Medtronic offre des appareils de remplacement équipés de « capacités de sécurité améliorées ». L’entreprise exhorte par ailleurs les diabétiques à consulter leur médecin pour savoir s’ils et elles devraient changer de pompe.

Avec les informations de Wired et CNBC

https://ici.radio-canada.ca

Prix de l’insuline: des Américains se tournent vers le Canada


Le Canada, comme bien des pays industrialisés, les prix des médicaments sont soumis a un conseil pour empêcher des prix excessif, alors qu’aux États-Unis c’est selon ce que les gens sont prêt à payer pour avoir le médicaments, ce qui n’a aucun sens, car il me semble que cela pénalise les moins nantis. C’est ce qui arrive pour l’insuline qui se vend aux USA qui est vendu à un prix exorbitant à comparer au Canada.
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Prix de l’insuline: des Américains se tournent vers le Canada

Bien que le tourisme lié à l'insuline soit... (PHOTO JOHN LOCHER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

Bien que le tourisme lié à l’insuline soit un phénomène relativement rare, il suscite déjà certaines inquiétudes.

PHOTO JOHN LOCHER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

COLIN PERKEL
La Presse Canadienne
Toronto

La flambée du coût de l’insuline aux États-Unis a poussé un groupe de diabétiques américains à se rendre au Canada, vendredi, pour se procurer le médicament en vente libre à une fraction du prix.

Quelque 25 personnes ont quitté Minneapolis, dans l’État du Minnesota, pour London, en Ontario, où elles comptent tenir une conférence de presse samedi.

L’une des organisatrices de l’expédition, Quinn Nystrom, en est à son deuxième voyage de ce type, depuis l’explosion des prix de l’insuline.

La jeune femme de 33 ans a reçu un diagnostic de diabète de type 1 il y a 20 ans, lorsque le prix de l’insuline s’élevait à près de 16 $ US par fiole. Aujourd’hui, un fiole lui coûte environ 340 $ US, soit dix fois plus qu’en sol canadien.

Le quart des diabétiques américains en arrivent à rationner leurs doses – une pratique qui peut leur coûter la vie, rapporte-t-elle.

Les touristes peuvent rapporter chez eux un approvisionnement personnel d’au plus trois mois, précise Mme Nystrom, mais certains peuvent seulement se permettre une ou deux fioles. Une fiole de l’hormone peut durer de quelques jours à quelques semaines, selon le patient.

Bien que le tourisme lié à l’insuline soit un phénomène relativement rare, il suscite déjà certaines inquiétudes.

« Dès qu’une population nombreuse comme celle des États-Unis vient au Canada pour avoir accès à des médicaments destinés au marché canadien, il y a un risque de dérèglement », soulève Barry Power, directeur principal de l’Association des pharmaciens du Canada.

Santé Canada et l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux doivent se pencher sur la situation, estime M. Power.

La ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, devrait selon lui s’entretenir avec son homologue américain pour s’assurer que l’approvisionnement au Canada soit protégé. Les fabricants pourraient également en faire davantage pour limiter les exportations, relève-t-il.

Étant donné que l’insuline n’est pas sous ordonnance au Canada, il n’y a aucun mécanisme de suivi permettant de déterminer la quantité de fioles qui traversent la frontière.

« Je ne veux pas être une mauvaise voisine, explique Mme Nystrom. Je ne viendrais jamais au Canada s’il y avait une pénurie de médicaments et je ne pense pas que venir au Canada soit une solution à long terme. C’est comme mettre un diachylon sur une plaie par balle. »

Le groupe #insulin4all compte se rendre à la maison Banting, à Londres, où Sir Frederick Banting a eu l’idée qui a conduit à la découverte de l’insuline, il y a 99 ans. Ironiquement, le scientifique a vendu les droits rattachés à son brevet pour un seul dollar parce qu’il croyait que sa découverte ne devrait pas servir à générer des profits.

Le Canada, à l’instar d’autres pays industrialisés, réglemente les prix des médicaments par le biais d’un conseil d’examen quasi-judiciaire, dont le mandat est d’empêcher tout prix excessif. Les États-Unis s’en remettent plutôt aux forces du marché, c’est-à-dire selon ce que les gens sont prêts à payer.

https://www.lapresse.ca/

Diabète juvénile : un diagnostic tardif peut être dangereux


            Mieux vaut prévenir que guérir, cependant, il faut reconnaître certains signes du diabète juvénile. Si cette maladie n’est pas diagnostiquée à temps, il y a un risque d’acidocétose diabétique. Il faut savoir que le diabète de type 1 est la plus fréquente chez les 17 ans et moins.
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            Diabète juvénile : un diagnostic tardif peut être dangereux

            Une jeune fille s'injecte de l'insuline.

            Vivre avec le diabète de type 1 exige de vérifier régulièrement son taux de sucre dans le sang et de s’injecter de l’insuline plusieurs fois par jour. Photo: Radio-Canada / Ivanoh Demers


          • Normand Grondin

            Les symptômes du diabète juvénile sont encore mal connus du grand public, disent les spécialistes, si bien que beaucoup de jeunes se présentent en crise à l’urgence avec un problème médical grave et pourtant évitable : l’acidocétose diabétique.

            « Quand votre fille ne reconnaît pas sa mère, c’est là qu’on prend conscience à quel point elle est affectée. » Josée Dufresne a une fille de 16 ans, Sophie.

            En décembre dernier, Sophie se présente presque inconsciente à l’urgence de l’Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM. Puis elle passe les trois jours suivants dans le coma.

            « Du début de l’événement, du séjour à l’hôpital, je n’ai aucun souvenir, dit-elle. C’est peut-être mieux comme ça. »

            Sophie était atteinte de diabète de type 1, mais elle l’ignorait. Depuis plusieurs semaines, son corps lui envoyait des signaux de détresse qu’elle ne reconnaissait pas. Entre autres, parce qu’elle avait subi une commotion cérébrale quelques mois auparavant, ce qui confondait les médecins qu’elle avait consultés.

          Avant qu’on arrive à l’hôpital, avant que je le sache, je n’avais jamais entendu parler de cette maladie-là. Même chose pour ma mère aussi. Sophie Roy, 16 ans, atteinte du diabète juvénile

          Mais ce n’est pas la commotion cérébrale qui l’a conduite sur une civière, mais bien une complication liée au diabète juvénile non traité : l’acidocétose diabétique.

          Graves conséquences

          Vivre avec le diabète de type 1 exige de vérifier régulièrement son taux de sucre dans le sang et de s’injecter de l’insuline plusieurs fois par jour.

          « L’insuline est essentielle pour contrôler le sucre dans l’organisme », explique la Dre Marie-Ève Robinson, pédiatre endocrinologue à l’Hôpital de Montréal pour enfants.

          « Or, quand l’insuline n’est pas présente, comme c’est le cas avec le diabète de type 1, il y a une accumulation de sucre dans l’organisme qui cause une accumulation de cétones, des composés organiques acides. Donc, ça intoxique l’organisme parce que le sang devient acide », révèle la docteure Robinson.

          Résultat : lorsqu’un enfant ignore qu’il souffre du diabète, il va progressivement s’intoxiquer sans le savoir, avec parfois de graves conséquences.

          Les premiers symptômes, ça va être mal de coeur, vomissements, perte d’appétit, mal de tête, et quand ça progresse, on peut aller au coma, et dans les cas extrêmes, on peut en mourir. Docteure Marie-Ève Robinson, pédiatre endocrinologue à l’Hôpital de Montréal pour enfants

          Reconnaître les symptômes

          Sophie n’est pas la seule dans son cas. Selon une étude publiée dans le journal de l’Association médicale canadienne, CMAJ Open, sur les 4000 jeunes atteints de diabète au Québec, 30 % ont souffert d’acidocétose diabétique. Et ce nombre est en hausse en moyenne de 2 % par année.

          La solution : apprendre à reconnaître les principaux symptômes du diabète juvénile. Parmi les signes les plus fréquents, il y a le besoin d’uriner souvent, avoir une soif anormale, perdre du poids, avoir un grand appétit, être en manque d’énergie et, pour les plus jeunes, uriner au lit fréquemment.

          « Ce que je réalise avec le recul, c’est que ça serait bien qu’on soit avisé, dit la mère de Sophie, Josée Dufresne. Ce n’est pas un reproche aux professionnels de la santé, mais c’est simplement quelque chose qui n’est pas connu. Peut-être qu’on aurait dû se faire poser la question : avez-vous vérifié pour le diabète, ça pourrait être une cause? »

          Et la prévention, ça fonctionne, disent les spécialistes.

          « On sait qu’il y a des pays comme la Finlande, par exemple, où l’on retrouve une incidence très élevée de diabète de type 1, où les gens connaissent relativement bien la maladie et où l’incidence d’acidocétose diabétique est beaucoup plus basse que chez nous », rappelle la Dre Marie-Ève Robinson.

          Le diabète de type 1 est une maladie relativement fréquente qui frappe majoritairement des jeunes de moins de 17 ans.

          https://ici.radio-canada.ca/

          Le Saviez-Vous ► Médecine: de l’horreur à la menace


          Il fut un temps que les maladies infectieuses, les épidémies, des maladies n’avaient pas de moyen pour l’enrayer et beaucoup trop de victimes y succombaient, comme diabète avant l’insuline, les gens souffraient le martyre à cause des infections et la putréfaction des plaies, ou encore la diphtérie avant le vaccin qui était transmissible d’un humain à un autre, ne sont que des exemples. Grâce à la recherche, beaucoup de maladies et infections possiblement mortelles sont maintenant évité par des médicaments ou des vaccins. Aujourd’hui, certaines maladies reviennent à cause des campagnes d’anti-vaccins. Malheureusement, ces personnes mettent leur vie et la vie des autres en danger.
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          Médecine: de l’horreur à la menace

          En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l'équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l'autre. La beauté de l'histoire est que nous avons le contrôle sur l'un et l'autre de ces facteurs.

          En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l’équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l’autre. La beauté de l’histoire est que nous avons le contrôle sur l’un et l’autre de ces facteurs.

          D-KEINE VIA GETTY IMAGES


          Nous pouvons tous constater le recul des maladies mortelles et des épidémies qui décimaient des populations entières. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant.

          • Jacques Beaulieu Communicateur scientifique

          Voici des situations auxquelles les gens étaient trop souvent confrontés et qui n’existent plus de nos jours.

          Une odeur de mort dans toute la maison

          Le grand-père était couché dans son lit. Tout le monde savait qu’il n’en avait plus pour bien longtemps à vivre. Donc, inutile d’appeler le médecin ou encore de l’amener à l’hôpital. De toute façon, personne dans la famille n’aurait eu les moyens financiers pour payer le docteur et, encore moins, l’hôpital.

          Alors on laissait grand-père s’éteindre lentement, trop lentement, de son diabète. Hier, son gros orteil s’était détaché de lui-même, complètement rongé par la gangrène. Sa jambe était bleuâtre et l’odeur infecte de viande pourrie embaumait la maison. En après-midi, monsieur le curé était passé et l’encens qu’il avait apporté réussissait à peine à camoufler cette odeur.

          Ce tableau était fréquent avant que l’insuline ne fut découverte.

          Brûlée vive ou dangerosité?

          Toute la ville était aux abois. Une nouvelle épidémie faisait rage dans tout le pays et les premiers cas venaient d’apparaître dans la ville. Mais l’horreur atteint son comble quand Violette, la cadette de sept ans, présenta les premiers signes de la maladie.

          Deux solutions s’offraient alors. Ou bien on laissait aller la maladie, alors la fillette vivrait quelque temps. Mais cette solution impliquait que durant sa brève existence, elle infecterait plusieurs autres personnes de son entourage. L’autre solution consistait à plonger la jeune enfant dans un bassin d’huile chaude.

          Si elle en survivait, elle serait complètement défigurée pour toute sa vie, mais ne pourrait plus contaminer personne. Imaginez-vous, si vous l’osez, être la mère ou le père de Violette. Quelle décision prendrez-vous ?

          Ce tableau était fréquent avant l’arrivée du premier vaccin.

          Un père meurt après avoir été mordu par son fils de 4 ans

          Nous sommes en 1620. La diphtérie est alors une maladie relativement fréquente et… mortelle. Infectées, les muqueuses de la gorge s’épaississent et finissent par obstruer complètement le passage de l’air dans les poumons.

          Le patient aura beau vouloir inspirer ou expirer de l’air de toutes ses forces, plus rien ne passe. La mort par suffocation a alors lieu dans les minutes qui suivent l’obstruction complète. Le père voyant son fils souffrir ainsi et étant sur le point d’agoniser, il plongea sa main dans la bouche du petit et tenta d’enlever ce qui bloquait le passage de l’air.

          Le fils, par réflexe, referma violemment sa bouche et mordit la main de son père jusqu’au sang. Quelques jours plus tard, le père développa aussi la diphtérie et, comme son fils, en mourut. Louis Mercado, médecin privé du roi d’Espagne Philippe III, en fut témoin et fut le premier à constater la nature transmissible de cette horrible maladie.

          Bien sûr, les vaccins n’avaient pas encore été découverts.

          Oui, mais

          Nous pouvons tous constater le recul des maladies mortelles et des épidémies qui décimaient des populations entières. Et il est tout à fait normal et même louable de s’en féliciter. Mais la partie n’est pas gagnée pour autant.

          En réalité, il existera toujours deux facteurs qui feront pencher l’équilibre de la maladie et de la santé dans un sens ou dans l’autre. La beauté de l’histoire est que nous avons le contrôle sur l’un et l’autre de ces facteurs.

          Premier facteur: le patient

          Le public a un rôle primordial à jouer en santé publique. S’il n’adopte pas un mode de vie sain et ne respecte pas les normes d’hygiène minimales requises, il forcera la balance à pencher du côté de la maladie. Les campagnes anti-vaccination ainsi que les doutes colportés contre les médicaments en général contribuent aussi à faire pencher la balance du côté de la maladie.

          Quand une personne refuse de se protéger en se faisant vacciner ou en faisant vacciner ses enfants, elle met non seulement en jeu sa vie et celles de ses proches, mais représente une menace en santé publique. Il n’est pas normal qu’alors que des vaccins existent et sont disponibles certaines personnes refusent de faire vacciner leurs enfants. La résurgence de foyers épidémiques de rougeole, comme on le voit présentement, n’a aucune raison d’être acceptée.

          La vaccination a éliminé complètement la variole de la surface de la Terre. Elle aurait pu, si tous les pays l’avaient adoptée, éliminer une autre maladie grave: la poliomyélite. Quant à la tuberculose, elle ne sévit qu’à des endroits où la promiscuité est grande et les mesures d’hygiène déficientes.

          Quand le patient deviendra réellement un partenaire de sa santé, non seulement il favorisera sa propre santé, mais aussi il contribuera à l’amélioration de la santé publique.

          Deuxième facteur: la recherche

          La recherche demeure la seule garantie de pouvoir lutter efficacement contre les maladies présentes et futures. Ainsi, les antibiotiques ont longtemps été, et sont encore très efficaces contre les maladies infectieuses.

          Mais les bactéries ne lâchent pas si facilement prise. Avec le temps, certaines bactéries peuvent développer des résistances aux antibiotiques. Qui plus est, on a découvert que ces bactéries résistantes peuvent partager leur «savoir-faire» avec d’autres bactéries augmentant ainsi les foyers de résistance.

          Dans un article paru il y a quelques semaines, le Journal de Montréal rapportait que depuis cinq ans, 197 Québécois sont morts après avoir été infectés par l’une des bactéries résistantes surveillées par le ministère de la Santé (MSSS). Ce fléau pourrait devenir plus meurtrier que le cancer d’ici 2050.

          Dans cette guerre sans fin entre l’homme et les microbes, notre seule arme efficace est la recherche scientifique. Elle vise deux objectifs: mieux connaître l’univers des microbes pour mieux se prévenir (recherche fondamentale) et développer de nouvelles armes (recherche appliquée et clinique) pour lutter contre les infections et les autres maladies.

          S’asseoir sur ses lauriers et se contenter de bénéficier des avancées existantes n’est pas une option. Pour contrer les menaces, il faut encourager de toutes les façons possibles la recherche fondamentale et la recherche clinique en soutenant le mieux possible les médicaments novateurs.

          En résumé, les deux clefs du succès: motiver le patient à devenir réellement partenaire de sa santé et favoriser la recherche et l’émergence de nouveaux médicaments.

          https://quebec.huffingtonpost.ca/

          Diabète chez le chat : causes, symptômes et traitement


          Les animaux aussi peuvent avoir le diabète. Chez le chat, c’est surtout le diabète II qui se voit plus souvent. La médecine vétérinaire, ne sait pas tout ce qui peut affecter un chat, mais des indices comme certains médicaments, l’obésité, la génétique … Cela se traite, et une rémission est envisageable.
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          Diabète chez le chat : causes, symptômes et traitement

           

          Quintus, 18 ans, en rémission du diabète depuis un an

          Le diabète du chat est une endocrinopathie grave qui gagne du terrain. Il touche environ 1 chat sur 200. Son traitement est contraignant, mais on peut obtenir de bons résultats (jusqu’à 80% de rémissions) avec une gestion stricte et une détection précoce.

          Qu’est-ce que le diabète du chat ?

          Le diabète apparaît quand l’insuline, une hormone sécrétée par le pancréas, n’arrive plus à faire son travail : faire passer le glucose (sucre) du sang vers les cellules où il sert de carburant (cerveau, muscles…). Une hyperglycémie persistante s’installe : il y a trop de glucose dans le sang de votre matou.

          Le diabète du chat peut être provoqué par une incapacité des cellules à bien utiliser l’insuline (insulino-résistance, diabète de type II) ou une insuffisance de la production d’insuline par le pancréas (diabète de type I). Chez le chat, le diabète est en général de type II, mais cette résistance à l’insuline épuise les cellules bêta qui produisent l’insuline dans le pancréas, associant donc au trouble de l’activité de l’insuline des troubles de la sécrétion.

          L’excès de glucose dans le sang a des effets néfastes sur les organes du chat, y compris sur le pancréas. Il entrave le fonctionnement des cellules-mêmes qui produisent l’insuline et les endommage. C’est la glucotoxicité.

          Il favorise également les infections. Le déficit de glucose dans les cellules de l’organisme met celles-ci en souffrance car elles ne reçoivent plus l’énergie dont elles ont besoin : le chat perd rapidement du poids.

          La glycémie normale chez le chat se situe entre 0,6 et 1,45 g/l de sang. En cas de diabète chez le chat, il n’est pas rare de voir ce taux monter au-dessus de 4g/l.

          Symptômes du diabète chez le chat

          • Augmentation de la prise d’eau, de la fréquence et du volume des urines (PUPD : (polyuro-polydipsie) ; c’est un des signes les plus précoces de diabète chez le chat.
          • Mictions à côté de la litière
          • Urines collantes
          • Amaigrissement
          • Augmentation de l’appétit
          • Démarche plantigrade (le chat marche sur les talons au lieu des orteils)
          • Modification du comportement (fatigue, léthargie) ou excitation en rapport avec l’alimentation (chat boulimique)

          Diabète chez le chat : causes, symptômes et traitement

           

          Diagnostic

          Généralement, on remarque que le chat diabétique boit, mange, et urine beaucoup. Le vétérinaire va faire une prise de sang pour mesurer la glycémie. Si elle est élevée, il fera une analyse de fructosamine, qui reflète la moyenne de la glycémie sur les dernières semaines.

          Une unique mesure de glycémie pourrait en effet amener à une erreur de diagnostic, le stress provoqué par la visite chez le vétérinaire pouvant faire augmenter la glycémie. La fructosamine confirme que l’hyperglycémie est persistante. On peut aussi répéter les dosages de glycémie à divers moments.

          Traitement

          Votre vétérinaire va mettre en place une insulinothérapie (injection d’insuline, deux fois par jour). Vous devrez apprendre à faire des injections sous-cutanées, simples à faire.

          Diabète chez le chat : causes, symptômes et traitement

          Il faut savoir que les insulines les plus lentes donnent les meilleurs résultats avec les meilleures chances de rémission. Le suivi de la glycémie à domicile à l’aide d’un glucomètre est aussi un facteur important dans la qualité de la régulation et les chances de rémission.

          En parallèle, il est essentiel de trouver une alimentation adaptée qui réponde aux besoins du chat diabétique : riche en protéines, pauvre en glucides. Un taux de glucides de 10% environ est préconisé. Il faut faire maigrir les chats diabétiques en surpoids et grossir les chats maigres.

          Le traitement par hypoglycémiants oraux ne donne que 25% de réponse, au mieux une stabilisation avec très peu d’espoir de rémission. Il est inefficace en cas de diabète compliqué d’acidocétose. De plus, il peut être toxique pour les cellules bêta du pancréas qui sont sur-stimulées.

          Le traitement du chat diabétique va aussi passer par la correction de tous les facteurs qui peuvent l’être et qui seront traités dans le chapitre Prédisposition.

          Rémission

          Le chat diabétique peut entrer en rémission et ne plus avoir besoin d’injections d’insuline. Les chances de rémission varient de 25% à 85% suivant l’insuline utilisée et le type de prise en charge.

          Les meilleurs taux de réussite sont obtenus avec un suivi intensif de la glycémie à domicile, une insuline à action très lente et une alimentation pauvre en glucides (moins de 10%).

          Tous les chats ne sont toutefois pas égaux devant les chances de rémission.

          Voici les facteurs qui favorisent une rémission :

          • Chat âgé

          • Diabète récent
          • Diabète induit par un traitement aux corticoïdes.

          Un chat souffrant de diabète lié au surpoids a peu de chances de rémission sans revenir d’abord à son poids de forme.

          Complications

          • L’hyperglycémie à long terme fait courir des risques aux organes (reins, foie, coeur).
          • L’absence de glucose disponible pour les cellules peut entraîner une acidification de l’organisme. L’obligation d’utiliser les graisses comme carburant va en effet produire des corps cétoniques qui vont faire baisser le pH du sang. Le chat vomit, perd l’appétit. Cette acidocétose peut entraîner un coma, voire la mort, si elle n’est pas traitée très rapidement.
          • Plantigradie : le glucose va “attaquer” la myéline des nerfs et empêcher une bonne posture des pattes arrière, et parfois avant. Le chat marche sur ses talons, a du mal à courir et sauter.
          • Contrairement aux chiens, les chats ne font qu’exceptionnellement des cataractes diabétiques.

          Prédisposition

          Toutes les causes du diabète chez le chat ne sont pas encore élucidées. Certains facteurs sont sous notre contrôle, d’autres pas, mais leur connaissance nous permettra d’augmenter notre vigilance.

          Facteurs hors contrôle

          • Age : les chats de plus de sept ans sont le plus souvent atteints, avec un pic entre 10 et 13 ans.
          • Sexe : les mâles sont plus souvent atteints.
          • Génétique : certains chats ont une prédisposition génétique au diabète, entre autres les chats de race Burmese ; on trouve aussi des lignées ou fratries de chats qui développent un diabète.

          Obésité

          Les adipocytes (cellules graisseuses) libèrent des facteurs de l’inflammation qui induisent une insulino-résistance pouvant conduire au diabète chez le chat.

          Diabète chez le chat : causes, symptômes et traitement

          Les causes de l’obésité sont nombreuses :

          • Chats confinés à l’intérieur ayant un mode de vie sédentaire.
          • Ennui, stress ou anxiété chroniques pouvant mener à une surconsommation de nourriture.
          • Distribution de nourriture à volonté, sans contrôle des portions par le propriétaire.
          • Nourriture très appétente, à haute teneur énergétique.
          • Stérilisation : les chats stérilisés ont des besoins énergétiques réduits et sont en général moins actifs.

          Maladies

          • Insulino-résistance sévère : hyperadrénocorticisme (maladie de Cushing), acromégalie (tumeur de l’hypophyse) ou présence d’anticorps anti-insuline (AAI).
          • Insulino-résistance modérée : pancréatite, pathologie de la cavité buccale, inflammation chronique, insuffisance rénale, insuffisance hépatique, hyperthyroïdie, infections (notamment la cystite, sans signes cliniques dans 20% des cas), hyperlipidémie, néoplasie, progestéronémie liée à un lymphome.

          Médicaments

          Certains médicaments augmentent la glycémie et peuvent donc induire un diabète chez votre chat (glucotoxicité) :

          • Les corticoïdes, surtout à haute dose ou en injection longue durée.
          • Les progestagènes, contenus dans la fameuse pilule contraceptive. Elle est à proscrire totalement, lui préférant la stérilisation chirurgicale.

          Stress

          Outre son action sur le comportement alimentaire (boulimie), le stress chronique peut conduire à une hyperglycémie, des maladies comme la cystite et à de la glucotoxicité.

          Diabète chez le chat : causes, symptômes et traitement

          Conclusion

          Si votre chat présente un diabète, sachez que cette maladie n’est pas une fatalité pour peu qu’on la prenne à bras le corps. Votre vétérinaire est là pour vous montrer comment injecter l’insuline et tester la glycémie de votre chat à domicile. En parallèle des groupes constitués de propriétaires de chats diabétiques se sont créés sur Facebook afin de vous fournir un soutien moral et répondre à toutes vos questions.

          Sylviane Cazenelle, docteur vétérinaire (Alfort 85), membre du groupe Facebook sur le diabète du chat

          Stephanie Booth, fondatrice du groupe Facebook Diabète félin, apprendre à gérer son chat diabétique

          https://wamiz.com

          Diabète de type 2 : les premiers signes visibles 20 ans avant son diagnostic !


          Les Japonais auraient trouvé le moyen de prédire le risque dans les années à venir d’avoir le diabète de type 2. Ce qui pourrait sûrement la prévenir pour les personnes les plus susceptibles d’être atteint
          Nuage

           

          Diabète de type 2 : les premiers signes visibles 20 ans avant son diagnostic !

          Diabète de type 2 : les premiers signes visibles 20 ans avant son diagnostic !

          Le 9 octobre 2018.

          Des chercheurs viennent de découvrir plusieurs marqueurs de notre corps pouvant donner des indices sur la probalité ou non de développer un diabète de type 2.

          Déceler le diabète de type 2 avant l’arrivée de la maladie

          Des scientifiques japonais permettent d’avancer encore un peu plus dans la connaissance du diabète de type 2. Grâce à leurs découvertes publiées dans le Journal of Endocrine Society, il serait désormais possible de déceler quelques indices laissant penser que la personne pourrait développer un diabète de type 2 dans les années qui suivraient.

          Les chercheurs sont même capables de prédire l’arrivée de la maladie parfois vingt ans avant que celle-ci ne se déclare réellement. Comment cela est-il possible ? Trois marqueurs sont détectables et peuvent alerter les médecins : la glycémie à jeun, l’indice de masse corporelle (IMC) et la sensibilité à l’insuline.

          Des symptômes qui ne trompent pas

          Si la glycémie à jeun, l’indice de masse corporelle (IMC) et la sensibilité à l’insuline, peuvent être contrôlés avant que la maladie ne se déclare, les chercheurs expliquent néanmoins qu’une fois le prédiabète confirmé, il n’est déjà plus possible de soigner la maladie.

          « Nous devrons peut-être intervenir beaucoup plus tôt que le stade de prédiabète, afin de prévenir la progression vers le diabète complet », estime Hiroyuki Sagesaka, auteur principal de l’étude.

          Aujourd’hui, la Fédération internationale du diabète estime que 425 millions de personnes sont atteintes du diabète dans le monde et rappelle qu’une personne meurt du diabète toutes les secondes. C’est plus que le sida, la tuberculose et la malaria. 

          Maylis Choné

          https://www.passeportsante.net/

          Le Saviez-Vous ► Quelles sont ces hormones qui rythment notre journée?


          Les hormones sont très importantes pour le corps. Il se présente à toutes les étapes de la journée que ce soit pour le réveil, la faim, l’énergie, la fatigue … Quand une hormone ne fonctionne pas très bien, ou qu’on ne respecte pas notre horloge biologique, le corps en ressent
          Nuage

           

          Quelles sont ces hormones qui rythment notre journée?

           

          © getty.

          Morgane Goffin

          Ah, les fameuses hormones! On leur en met souvent un paquet sur le dos lors de l’adolescence ou de la ménopause mais on oublie bien souvent que ce sont elles qui nous guident chaque jour. Le réveil, la sensation de faim, les pics d’énergie ou les envies de sieste, tout cela est induit par nos hormones. Alors, qui fait quoi et à quel moment de la journée?

          Comment fonctionnent les hormones?

          Les hormones sont des substances chimiques produites par le système endocrinien qui, à travers la circulation sanguine, assurent une fonction de communication dans notre organisme. Ces petites messagères influencent, de jour comme de nuit, de nombreux processus corporels mais aussi comportementaux. C’est dire si elles ont un rôle important! Elles interviennent, par exemple, dans la régulation de la croissance, du niveau d’énergie, du sommeil ou de notre activité physique.

          Ces hormones suivent un rythme bien précis, basé sur une journée de 24 heures et sur l’alternance des saisons. De par la cadence actuelle de la société, cette petite horloge biologique est souvent contrariée. Savoir ce qui guide nos activités journalières peut aider à harmoniser la vie de tous les jours et le rythme biologique.

          Le réveil

          Deux hormones contribuent à mettre le corps en mouvement le matin: il s’agit du cortisol et de la ghréline. La première, qui atteint son pic entre 6h et 8h, puise dans le stock de sucre contenu dans le sang pour activer le niveau d’énergie. La seconde provoque une sensation de faim car le corps ne peut pas tenir longtemps sans réserves. Sans ces deux-là, difficile de soulever les paupières! Le petit déjeuner augmente le taux de sucre et, pour que celui-ci reste constant, l’hormone qu’on appelle l’insuline entre en action en favorisant son absorption par les muscles, les tissus adipeux (contenant les cellules graisseuses) et le foie.

          Le début de la journée

          De 9h à 11h, le corps est au top de sa forme physique et intellectuelle. C’est le moment de s’atteler aux tâches les plus compliquées avec un maximum de concentration. On dit merci aux hormones thyroïdiennes qui augmentent la consommation d’énergie de l’organisme.

          Une heure plus tard, vers 12h, la ghréline fait de nouveau son effet. C’est l’heure de manger: le corps se relâche et l’activité diminue.

          L’heure de la sieste

          On l’a tous expérimenté, après la pause de midi, l’organisme prend un sacré coup de mou. En fait, on ferait bien une petite sieste et celle-ci serait tout indiquée! En cause: la diminution du cortisol, cette hormone qui agit au réveil. C’est le moment de se livrer à des activités moins gourmandes en énergie.

          Un nouveau pic d’énergie

          À partir de 16h, la vitalité revient grâce à l’insuline qui module le taux de sucre. La température du corps est plus élevée et la mémoire à court terme est optimale. C’est l’occasion d’abattre encore quelques tâches avant la fin de la journée. Et puis, jusqu’à 20h, c’est aussi le moment parfait pour faire du sport. Pendant celui-ci, on libère de l’endorphine qui procure une sensation de bien-être.

          L’heure intime

          Entre 17h et 19h agit un phénomène moins connu mais pourtant très intéressant. Les taux de testostérone, responsable de la libido, et de la sérotonine, hormone de l’émotivité, augmentent pour initier des moments de passion.

          L’heure du coucher

          À partir de 20h, les premiers signes de fatigue se font sentir. La mélatonine, qui prépare notre endormissement, grimpe tout doucement. Étant dépendante de l’absence de lumière, son action est diminuée en été, lorsque le soleil se couche tard. C’est aussi pour cette raison, qu’il est difficile de s’endormir en journée.

          Pendant la nuit, la leptine, hormone de la satiété, et la vasopressine, hormone antidiurétique, veillent sur notre sommeil. La première régule notre faim tandis que la seconde nous évite d’aller aux toilettes. C’est aussi le moment où notre corps se repose et permet à notre énergie de se rétablir pour le lendemain.

          http://www.7sur7.be/