Le syndrome d’Asperger, «super-pouvoir» de Greta Thunberg?


Je trouve intéressant cette analyse pour répondre aux détracteurs de Greta Thunberg face à le syndrome d’Asperger. Beaucoup, on été choqué lors de son discours à l’ONU. Personnellement, j’ai trouvé qu’il fallait tout un courage pour parler de la sorte devant une assemblée qui décide de l’avenir de notre planète. On l’a même traitée de malade mentale et pourtant il n’en ai rien. Elle dit les choses comme elle le voit, comme elle le ressent. Peut-être le fait qu’elle soit autiste cela aide pour son franc-parler. Ce qui compte, c’est qu’elle a raison de militer pour la planète et accusée les gouvernements de promettre d’agir, alors que les faits ne donnent rien.
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Le syndrome d’Asperger, «super-pouvoir» de Greta Thunberg?


Les gens atteints d’un syndrome d’Asperger ont comme particularité d’être...

EDUARDO MUNOZ ALVAREZ/APLes gens atteints d’un syndrome d’Asperger ont comme particularité d’être très focalisés dans les choses qu’ils aiment et d’être très intenses sur des sujets précis.

Est-ce que, sans ce «super-pouvoir», une jeune femme de 16 ans trouverait le courage nécessaire pour sermonner vertement les leaders de la planète?

  • Jean-Benoit Legault

  • La Presse Canadienne

«Dans de bonnes circonstances, être différent est un super-pouvoir», a récemment répliqué à ses détracteurs la jeune militante écologiste Greta Thunberg.

La jeune femme est atteinte du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme. Elle a servi cette riposte sur Twitter à ceux qui s’en prennent à elle en raison de sa façon de s’exprimer ou de ses expressions faciales particulières.

Greta Thunberg

@GretaThunberg

When haters go after your looks and differences, it means they have nowhere left to go. And then you know you’re winning!
I have Aspergers and that means I’m sometimes a bit different from the norm. And – given the right circumstances- being different is a superpower.
#aspiepower

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806 k

17:44 – 31 août 2019


«C’est tout à fait représentatif de l’exclusion que peuvent vivre plusieurs personnes dans le spectre autistique, a commenté le docteur Baudouin Forgeot d’Arc, un psychiatre et chercheur du CHU Sainte-Justine qui s’intéresse aux interactions sociales des personnes autistes. Si on s’attend à une communication typique, on peut trouver que la communication est étrange, mais ça ne veut pas du tout dire que le message n’est pas cohérent, au contraire. Ce sont souvent des personnes qui sont très logiques dans leur raisonnement.»

Il n’est en effet pas rare d’entendre les détracteurs de Mme Thunberg évoquer son autisme, comme si cela permettait du même souffle de décrédibiliser son message — un peu comme cela se produit lors de fusillades et qu’on s’empresse de mentionner la personnalité «solitaire» et «asociale» du tireur pour expliquer la tragédie, au lieu d’examiner les véritables enjeux.

Et même s’il hésite à porter un jugement clinique sur une patiente qu’il ne connaît pas, la description que fait le docteur Forgeot d’Arc du syndrome d’Asperger suscite un écho immanquable quand on voit Greta Thunberg en pleine action.

«Le caractère très direct de la communication, le rejet de formes plus manipulatrices ou sophistiquées de communication et puis la passion très forte pour un domaine, et la capacité à devenir expert à un âge tout à fait inhabituel et de façon tout à faite inhabituelle, ça semble être des particularités qui ont l’air d’être présentes chez cette personne et qui sont assez centrales dans l’autisme en général et dans le syndrome d’Asperger en particulier», a-t-il dit.

Expressions faciales et regard

Les gens atteints d’un syndrome d’Asperger n’utiliseront pas nécessairement les expressions faciales ou le regard pour communiquer ou pour passer des messages, ajoute le docteur Forgeot d’Arc.

Ils ont aussi comme particularité d’être très focalisés dans les choses qu’ils aiment et d’être très intenses sur des sujets précis.

Leurs relations avec leur entourage seront souvent différentes des relations considérées «normales». Les adolescents atteints de cette forme d’autisme, par exemple, pourront avoir moins d’intérêt pour les groupes que les adolescents typiques.

Elle dit les choses comme ça parce qu’elle les pense comme ça et qu’elle les comprend comme ça .Dr Baudouin Forgeot d’Arc, psychiatre et chercheur du CHU Sainte-Justine

«Effectivement, elle dit les choses, et elle dit les choses de front, et on n’a pas l’impression que c’est pour provoquer les gens, ou pour manipuler les gens, mais plutôt qu’elle dit les choses comme ça parce qu’elle les pense comme ça et qu’elle les comprend comme ça. Il y a un caractère très direct dans la communication et peut-être moins sophistiqué», a analysé le docteur Forgeot d’Arc.

Mme Thunberg semble donc avoir des caractéristiques qu’on va retrouver dans le syndrome d’Asperger et ces caractéristiques-là semblent jouer un rôle important dans la façon dont elle se présente: la ténacité sur un sujet et le fait d’oser être très direct sans forcément tenir compte des conventions et des attentes, poursuit-il.

«Dans le caractère très direct (…) il y a aussi souvent un certain rejet, un certain dégoût pour le comportement manipulateur des autres, et dans le petit peu que j’ai entendu (d’elle), il y avait un peu ça: vous les politiciens, vous nous dites et vous ne faites pas, alors que les données sont claires, a-t-il dit. C’est quelqu’un qui peut être assez radical dans son jugement sur la façon dont les autres ne sont pas directs dans leurs communications.»

Dire ce qui relève du syndrome d’Asperger ou pas là-dedans, j’ai l’impression que ça relève plus de la boule de cristal que de l’expertise psychiatrique.Dr Baudouin Forgeot d’Arc, psychiatre et chercheur du CHU Sainte-Justine

Est-ce que Greta Thunberg ferait ce qu’elle fait sans le syndrome d’Asperger? Est-ce que, sans ce «super-pouvoir», une jeune femme de 16 ans trouverait le courage et la confiance en elle nécessaires pour sermonner vertement les leaders de la planète?

Impossible à dire, prévient le docteur Forgeot d’Arc.

«C’est quelqu’un qui manifestement a de grandes capacités à parler, à savoir porter un message — Asperger ou pas, ce n’est pas le cas de tout le monde. Dire ce qui relève du syndrome d’Asperger ou pas là-dedans, j’ai l’impression que ça relève plus de la boule de cristal que de l’expertise psychiatrique», a-t-il conclu.

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La capacité d’imitation «fascinante» des ours malais


On sait que certains animaux comme les singes sont capables d’imiter les expressions faciales. Curieusement, les ours malais sont aussi capables de ce genre d’exploit.
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La capacité d’imitation «fascinante» des ours malais

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

La capacité d’un animal d’imiter les expressions faciales de ses semblables n’est pas une preuve d’organisation sociale complexe de cette espèce, avancent dans la revue Scientific Reports des biologistes européens et malais.

Les ours malais ont cette capacité, même si à l’état sauvage ils vivent en solitaire plutôt qu’en groupe. Jusqu’à maintenant, l’imitation des mimiques faciales n’avait été observée que chez les espèces vivant en groupe comme les singes, et certaines qui vivent en contact étroit avec les humains, comme les chiens.

« Imiter les expressions faciales d’autrui de manière exacte est l’un des piliers de la communication humaine », expliquent les auteurs dans l’étude. « Seuls les humains et les grands singes ont cette capacité au même degré que les ours malais. »

Les grands singes sont une catégorie dont font partie le gorille, le chimpanzé et l’orang-outang, entre autres.

L’imitation des mimiques de leurs congénères par les ours malais est très sophistiquée, allant jusqu’à lever le nez et froncer l’aile nasale. Certaines mimiques surviennent plus souvent lors de jeux plus agressifs entre ours malais, pour une raison inconnue.

La prochaine étape est de comprendre la signification de cette imitation et des mimiques. Les chercheurs qualifient de « fascinant » cette capacité d’imitation, proposant que le caractère peu sociable à l’état naturel de l’ours malais signifie que l’imitation des mimiques faciales pourrait être plus répandue que prévue chez les mammifères.

Les chercheurs ont enregistré par vidéo une douzaine de paires d’ours malais à un centre de conservation à Bornéo, en Malaisie. Cette espèce, dont le nombre d’individus est inconnu mais en décroissance selon l’ONG WWF, est présente dans tout le Sud-Est asiatique, du Bangladesh à l’Indonésie. C’est la plus petite espèce d’ours, mesurant 1,5 mètre et pesant 75 kilos au maximum.

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Les chevaux perçoivent les émotions humaines et s’en souviennent


Étonnant, probablement que ceux qui ont des chevaux le savent déjà, mais les recherches sur ces bêtes peuvent reconnaître les émotions des gens, lire les expressions faciales humaines, même en photo et se comporter selon l’humeur de cette personne en le voyant plus tard en réalité.
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Les chevaux perçoivent les émotions humaines et s’en souviennent

 

Un cheval.

Les chevaux domestiques peuvent lire les expressions faciales des humains et s’en souvenir. Photo : iStock

Les chevaux domestiques peuvent lire les expressions émotionnelles des humains et s’en souvenir, ont montré des chercheurs britanniques.

Un texte d’Alain Labelle

Des recherches antérieures avaient montré que les chevaux reconnaissaient les expressions faciales humaines, mais celle-ci est la première à établir qu’ils peuvent se souvenir d’expériences émotionnelles avec des individus en particulier.

La psychologue en comportement animalier Karen McComb et ses collègues des universités du Sussex et de Portsmouth pensent que les chevaux utilisent cette capacité de se souvenir des émotions humaines pour identifier les personnes qui pourraient représenter une menace potentielle à leur sécurité.

Cette capacité pourrait aussi leur être utile dans l’établissement de liens sociaux.

Ce que nous avons découvert, c’est que les chevaux peuvent non seulement lire les expressions faciales humaines, mais aussi se souvenir de l’état émotionnel d’une personne lorsqu’ils la revoient plus tard dans la journée. Karen McComb

« Cette capacité leur permet d’adapter leur comportement en conséquence », ajoute Karen McComb.

Pour arriver à ce constat, les chercheurs ont mené des expériences contrôlées au cours desquelles ils ont présenté à des chevaux les photographies d’un visage humain en colère ou heureux. Quelques heures plus tard, les bêtes ont rencontré cette personne qui prenait bien soin de garder une expression neutre sur son visage

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Une chercheuse garde une expression faciale neutre.

Une chercheuse garde une expression faciale neutre  Photo : Université de Sussex

Or, la courte exposition à la photographie de l’expression faciale de la personne a été suffisante pour générer des différences claires dans les comportements de chevaux lorsqu’ils rencontraient la personne plus tard dans la journée.

Les chercheurs ont constaté que, malgré l’expression neutre des humains lors de leur rencontre, la direction du regard des chevaux a révélé qu’ils percevaient la personne de façon plus négative s’ils l’avaient précédemment vue en colère plutôt qu’heureuse sur la photo.

Nous savons que les chevaux sont des animaux socialement intelligents, mais c’est la première fois qu’il a été démontré qu’un mammifère possède cette capacité particulière. Leanne Proops, Université de Portsmouth

Le saviez-vous?

D’autres travaux ont montré que les animaux ont tendance à voir les événements négatifs avec leur œil gauche en raison de la spécialisation de l’hémisphère droit du cerveau dans le traitement des stimuli menaçants. L’information de l’œil gauche est traitée dans l’hémisphère droit.

Il faut noter que, dans l’expérience actuelle, les humains ne savaient pas quelles photographies les chevaux avaient vues auparavant, afin d’éviter tout risque de se comporter différemment.

Ce qui frappe les auteurs de ces travaux publiés dans le journal Current Biology, c’est que les comportements des chevaux se sont produits après n’avoir vu que brièvement une photo de la personne avec une expression émotionnelle particulière — ils n’avaient pas vécu une expérience fortement positive ou négative avec la personne.

En 2016, d’autres chercheurs britanniques avaient montré que les chiens pouvaient, à partir des expressions du visage et des intonations de voix, connaître l’humeur d’une personne.

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Un sourire qui vaut mille mots


Le sourire dépend comment la personne qui reçoit le perçoit. Ce test est sur un groupe limité d’homme, alors que probablement, les femmes pourraient réagir autrement. Il y a des sourire qui sont perçu comme bonheur, joie et aussi de pouvoir et dominance.
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Un sourire qui vaut mille mots

Des sourires.

Photo : iStock/bowie15

Tous les sourires n’expriment pas que de la joie ou du bonheur. Ils sont parfois associés à la dominance ou au pouvoir, et nos corps réagissent différemment selon le message perçu.

Explication.

Un texte d’Alain Labelle

Des psychologues américains et israéliens ont montré que les sourires associés à la dominance mènent à une forte réaction physique. En fait, le corps des destinataires de ces sourires réagit et voit une augmentation d’hormones associées au stress.

De l’autre côté, les sourires associés à la récompense ou au renforcement d’un comportement semblent servir de tampon contre le stress pour ceux à qui ils sont destinés.

Les expressions faciales mènent réellement le monde. Nous le savions, mais il n’y avait pas beaucoup de science qui le prouvait. Jared Martin, Université du Wisconsin-Madison

    Ces travaux montrent que les différences subtiles dans vos expressions faciales pendant que vous discutez avec quelqu’un peuvent fondamentalement changer son expérience, ses réactions corporelles et la façon dont il perçoit que vous l’évaluez.

    Dans ces travaux, trois types de sourire ont été évalués :

  • de dominance (lié au pouvoir et au statut)

  • d’affiliation (communique un lien et montre que vous n’êtes pas une menace)

  • de récompense (grand sourire que vous donnez à quelqu’un pour lui faire savoir qu’il vous rend heureux)

    Les chercheurs ont testé la réaction de 90 étudiants masculins qui devaient donner une présentation orale devant une webcam à des juges, d’autres camarades de classe (qui participaient à l’étude).

    Pendant leurs présentations, les participants ont pu apercevoir de brefs extraits de réactions des juges, mais chacune des vidéos avait été préenregistrée et représentait un type de sourire.

    Durant ces présentations, les chercheurs surveillaient la fréquence cardiaque des présentateurs et prélevaient périodiquement des échantillons de salive pour mesurer la présence de cortisol, une hormone associée au stress.

    Constat : s’ils recevaient des sourires de dominance qu’ils interpréteraient comme négatifs et critiques, les présentateurs ressentaient plus de stress, si bien que leur niveau de cortisol montait et restait élevé longtemps après leur discours.

    D’un autre côté, s’ils recevaient des sourires de récompense, les orateurs les associaient à une approbation, et cela les empêchait d’être stressés et de produire du cortisol.

    L’effet des sourires d’affiliation se rapprochait de ceux de récompense, mais les résultats étaient plus difficiles à interpréter. Les auteurs estiment que le message d’affiliation dans le contexte de jugement était probablement plus difficile à percevoir pour les présentateurs.

    En outre, les participants dont le rythme cardiaque variait le plus montraient des réactions physiologiques plus fortes aux différents sourires.

    Mais les chercheurs affirment que la variabilité du rythme cardiaque peut être influencée par plusieurs facteurs, de l’obésité à l’anxiété en passant par la dépression. Ces facteurs peuvent entraîner une diminution de la variabilité du rythme cardiaque. Ils peuvent rendre les personnes moins susceptibles de reconnaître les signaux sociaux tels que la domination et d’y réagir.

Ces choses que nous portons en nous changent notre façon de percevoir le monde. Jared Martin

Les résultats de l’étude montrent que les sourires ne constituent pas nécessairement une rétroaction non verbale positive et qu’ils peuvent influer sur les interactions sociales en affectant la réaction physiologique des personnes qui les perçoivent.

Le petit échantillon de participants exclusivement masculins limite la possibilité de généraliser ces résultats. D’autres recherches sont nécessaires pour déterminer si les hommes et les femmes réagissent différemment au même type de sourire.

Le détail de ces travaux est publié dans Scientific

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Le Saviez-Vous ► Que veulent vraiment dire les expressions faciales des chats ?


Les chats peuvent aussi exprimer leurs émotions par leurs expressions faciales quand ils sont inconfortables ou qu’ils ont peur
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Que veulent vraiment dire les expressions faciales des chats ?

 

Une gueule un peu ouverte, un regard de côté, un clignement des yeux… des chercheurs ont décrypter toutes ces expressions communes aux chats pour en connaître la signification en utilisant un système habituellement employé pour analyser les émotions humaines.

Les humains ne sont pas les seuls êtres à faire transparaître leurs émotions sur leur visage. Les animaux aussi ont une vaste palette d’expressions faciales que de nombreux chercheurs tentent depuis des décennies d’identifier. Une nouvelle étude réalisée par des scientifiques australiens et britanniques est parvenue à en cataloguer de nouvelles grâce à l’utilisation d’une technologie normalement appelée FACS (pour Facial Action Coding System) destinée à reconnaître les réactions humaines en fonction de critères spécifiques.

Des animaux insatisfaits

Appliquée aux chats et rebaptisée pour l’occasion CatFACS, ce système a permis de décoder certaines expressions observées sur 29 chats issus de refuges, en présence d’un humain ou bien seuls dans une cage. La plus flagrante est celle de la frustration qui se manifeste à la fois de manière faciale, à travers un lèchement de museau plissé, une gueule entrouverte, une langue légèrement sortie et des oreilles baissées, et vocale (miaulement sourd, feulement).

Les yeux des matous en disent également long sur leur confort. En effet, alors que l’on attribuer les clignements à de l’interrogation ou de l’indifférence, ils traduiraient en réalité de la peur lorsqu’ils sont rapprochés. Une crainte moindre se traduira par un regard et une tête tournée vers la gauche. En revanche, s’ils sont détendus, leurs mirettes et leur museau se dirigeront vers la droite. En revanche, le bonheur ou la tristesse n’ont pas pu être clairement codifiés.

https://wamiz.com/

Pourquoi certains menteurs ratent leur mensonges?


C’est difficile de réussir un mensonge, mais plus facile quand les gens ne sont pas trop observateurs dans le comportement, le langage gestuel, les émotions, ne connais pas la personne …
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Pourquoi certains menteurs ratent leur mensonges?

 

Éric Goulard

Expert en intelligence non verbale & crédibilité

Vous avez essayé de mentir et vous n’avez pas été cru? Cela peut arriver… mais pourquoi? Rassurez-vous, cela arrive à tout le monde. Voici les raisons de l’échec du mensonge.

Lorsque le menteur laisse échapper des indices

Le comportement de la personne est une formidable source d’informations. Il suffit d’observer la façon dont la personne se comporte dans une situation donnée pour apprendre beaucoup de choses la concernant. Observer une personne seule donnera des indications sur son état d’esprit ou son humeur. Une analyse rapide de son attitude, de sa posture et de ses gestes fournira des informations sur son dynamisme, son état de fatigue, son aisance par rapport à l’environnement, etc.

Mais avant toute analyse, prenez le temps de connaître le comportement de référence de la personne.

Le mensonge peut échouer à cause du comportement du menteur

• Apparition d’indices comportementaux
Il y a les gestes qui accompagnent le langage verbal. Ils sont naturels et soulignent le langage. Ces mouvements sont accompagnés d’expressions en relation avec ce qui est dit et ressenti.

Il y a également les gestes et les expressions qui ne sont pas en accord avec les paroles. Ils peuvent être simulés. Aussi, le ressenti peut trahir les pensées de l’individu. Ce sont ces gestes et expressions qu’il faut analyser. Il s’agit de repérer les désynchronisations entre le langage verbal et le comportement affiché.

Encore une fois, ce qui est montré n’est pas forcément ce qui est ressenti. Les simulations nous envahissent et il faut pouvoir les identifier.

Exemples d’indicateurs:

Les expressions faciales, les changements d’expressions, les micro-expressions ou les expressions anormalement longues.

Les gestes synchronisés ou désynchronisés avec le langage verbal, ou totalement en désaccord.

La respiration est un indicateur de stress et de tension. Par exemple: elle peut être longue ou saccadée, ou anormalement calme alors que la situation est stressante.

La voix nous indique si la personne est stressée ou calme. Ses variations sont une base intéressante : la hauteur, le ton, le rythme, le volume, etc.

• Apparition d’émotions non contrôlées
Il est difficile de cacher les émotions ressenties au moment du mensonge, car leur apparition est soudaine. Le menteur doit affronter le regard de l’autre tout en se contrôlant. Plus le nombre d’émotions à cacher est élevé, et plus le mensonge est difficile à réaliser. Simuler une émotion non ressentie est compliqué, car l’auteur oublie souvent de produire des signes distinctifs de cette émotion. Le mensonge « sonne faux » pour celui qui en est la cible.

• Tentative de créer une émotion non ressentie
La création d’une fausse émotion fait apparaître du stress, de l’angoisse ou de l’anxiété chez celui qui la produit. Le menteur doit être très bon pour réussir son mensonge.

• Méfiance insuffisante
Les gens n’ont généralement pas conscience qu’il est possible de décoder leur comportement. Soit ils ne le savent pas, soit ils sont peu méfiants.

• Manque d’entraînement
Un menteur peu entraîné à mentir, sur le sujet concerné ou vis-à-vis d’une cible particulière, aura plus de difficultés à convaincre et plus de chances d’échouer.

• Manque d’anticipation d’une question
La préparation, c’est aussi l’anticipation. Le bon menteur est préparé aux différentes alternatives qui risquent de se présenter. Un mensonge échoue parfois parce que le menteur a sous-estimé la cible. Il a prévu un scénario, puis il l’a répété. Cependant, il a oublié d’inclure un plan B ou un plan C, dans le cas où son mensonge ne passerait pas. Il a peut-être été préparé à la hâte… ou pas du tout. S’il n’est pas suffisamment entraîné face à cette cible et dans ce contexte, il n’a pas les ressources suffisantes pour rebondir. Dans son vécu, il n’a pas de souvenirs sur lesquels il peut se retourner pour rebondir. Donc, sans anticipation des questions qui pourraient surgir, il est démasqué.

• Peur
Le menteur qui n’est pas sûr de lui a peur d’être démasqué. Cela génère un stress. La peur est une émotion négative et visible. Une expression de peur laisse transparaître le stress, l’angoisse et l’anxiété. Le sentiment de perte de confiance fragilise le menteur. La peur est responsable de l’apparition de nombreux indicateurs comportementaux : de la transpiration, des tensions sur le visage ou sur le corps, des gestes saccadés, une voix tremblante, etc.

• Trop de contacts visuels ou contacts visuels trop intenses
Avez-vous déjà remarqué que les commerciaux ont souvent tendance à regarder leurs clients droit dans les yeux? Trois personnes sur quatre identifient un menteur parce qu’il ne les regarde pas dans les yeux ou détourne le regard. C’est une idée reçue. Ce n’est pas la personne qui regarde son interlocuteur droit dans les yeux qui est la plus honnête. C’est même le contraire! Les menteurs produisent plus de contacts visuels, car ils vérifient que leurs mensonges sont crus. Ils ont besoin de se rassurer. À l’inverse, dans une conversation avec une personne honnête, il est normal que son regard passe de gauche à droite tout en regardant son interlocuteur.

• Culpabilité
La culpabilité est une émotion qui joue contre le menteur. Le menteur peut ressentir un sentiment de culpabilité s’il a un lien personnel avec la cible ou s’il partage des valeurs sociales communes. Il est plus difficile de tromper une personne que l’on connaît bien, surtout si on l’apprécie. En trompant quelqu’un qui lui ressemble, c’est un peu comme si le menteur se trahissait lui-même. Il passera aussi plus facilement aux aveux. Dans une situation où le menteur ne connaît pas la cible, il réussira plus facilement son mensonge. À moins qu’il ait une attirance particulière pour sa cible, ses émotions mensonge peut échouer à cause de la cibleseront très probablement négatives. Si son interlocuteur est inconnu ou peu connu, celui-ci sera une cible parmi d’autres, anonyme. Alors, le menteur ne ressentira pas de culpabilité. Il sera plus facilement cru.

• La cible a la réputation d’être difficile à tromper.
Comme dans une négociation, les paramètres doivent être connus avant la rencontre, parfois même longtemps en amont. Il faudra pouvoir anticiper les objections de son interlocuteur. Les paramètres sont matériels et humains. C’est là que cela se complique!

• La cible a un comportement qui déroute le menteur.
Le comportement de la cible peut aussi influer sur le bon déroulement d’un mensonge. Elle peut annoncer la couleur brutalement, afin de provoquer un choc dans l’esprit du menteur. Elle peut avoir un comportement indiquant une méfiance. Le fait d’émettre des soupçons dès le départ peut ruiner les chances du menteur de réussir son mensonge.

• La cible a un bon sens de l’observation et de l’analyse.
Les indices comportementaux sont nombreux. Un menteur qui a conscience que son corps peut exprimer des expressions identifiables, comme des mensonges, aura peur. Même s’il ne s’agit pas d’une peur franchement exprimée, il ne sera pas complètement naturel. Les tentatives d’autocontrôle sont visibles et n’échappent pas à un regard entraîné à les reconnaître.

• La cible est face au menteur.
Il est plus facile de mentir à un inconnu : le menteur culpabilise moins. C’est aussi plus simple de mentir au téléphone ou par e-mail. En revanche, si la cible est face au menteur, la situation se complique, même si le menteur ne connaît pas personnellement la cible. Si la personne est assise devant lui, le menteur va devoir affronter son regard. Il sera plus difficilement crédible, car la pression qu’il aura sur les épaules sera beaucoup plus importante.

Lorsque le contexte n’est pas favorable au menteur

• Les enjeux du mensonge sont très élevés.
Plus les enjeux sont élevés, plus la pression augmente. Le menteur qui doit réussir son mensonge ressentira une pression liée à cette obligation de réussite. Le stress ressenti pourra être à l’origine de fuites comportementales. La capacité du menteur à gérer les tensions sera déterminante dans le succès du mensonge. La bonne gestion des émotions facilitera grandement sa réalisation, surtout si les enjeux sont élevés. Les enjeux peuvent être positifs ou négatifs. Le mensonge peut servir à obtenir une récompense ou à éviter une sanction.

• Le menteur est face à un groupe et non à une personne isolée.
Plus le nombre de personnes présentes est élevé, plus le menteur risque d’avoir des difficultés à maîtriser ses émotions. S’il s’agit d’un groupe, l’interlocuteur n’est pas unique. L’orateur devient un sujet d’observation, et tous ses gestes sont potentiellement observés par les autres personnes. Le groupe ne sera pas forcément capable de les analyser et de décrypter leur signification, mais si quelque chose ne va pas, il le verra.

• Le menteur est dans un environnement inhabituel
Un cadre familier permettra au menteur de mieux rester concentré sur le sujet. S’il se trouve dans un milieu inconnu, il devra apprendre à le connaître, en plus de la maîtrise de son comportement.

En conclusion

Il est extrêmement difficile d’avoir une parfaite maîtrise du comportement. Il suffit parfois d’un rien pour que le menteur perde les pédales et laisse échapper des signes de mensonge…

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Les chevaux peuvent comprendre certaines de nos émotions


Je ne connais pas assez bien les chevaux, mais je suis certaine que ceux qui les côtoient seront d’accord avec cette étude que les chevaux peuvent détecté les émotions humaines, surtout les expressions négatives
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Les chevaux peuvent comprendre certaines de nos émotions

 

Un cheval content | via Pixabay CC License by

Repéré par Vincent Manilève

L’animal serait capable de lire une partie de nos expressions faciales.

A-t-on sous estimé les relations qui unissaient le magicien Gandalf et son cheval Gripoil(ou encore cette homme qui fait des chevaux des partenaires sexuelles)? Alors que l’on savait l’homme capable d’entretenir des liens forts avec les chevaux, il apparaît aujourd’hui que ces derniers sont eux aussi en mesure de nous comprendre. Ou du moins en partie.

En plus de comprendre leurs propres expressions, les chevaux sont aussi en mesure d’analyser certaines de nos expressions faciales, explique New York Magazine. Une équipe de psychologues de l’université de Sussex affirme que l’animal répond de manière comportementale et physiologique à l’homme quand il exprime certains sentiments.

«Selon un papier publié dans Biology Letters, écrit le NY Mag, quand on montre à un cheval une photo d’un visage humain exprimant une émotion négative, son battement de cœur augmente significativement, suggérant un pic dans les niveaux de stress». 

De plus, l’œil gauche du cheval est plus utilisé dans ce genre de situation, signalant une activité de l’hémisphère droit du cerveau, qui gère les émotions négatives. Pour les auteurs de l’étude, cela veut dire que les chevaux arrive à détecter l’antagonisme de l’homme sur son visage.

En revanche, les réactions aux émotions positives de l’homme sont moins évidentes, peut-être parce qu’elles sont moins significatives que les négatives.

«Si quelqu’un vous regarde de façon positive, il est moins probable qu’il veuille vous blesser, il n’y a donc pas de menace immédiate pour leur capacité à survivre ou à se reproduire», écrit le New York Magazine.

«Ce qui est intéressant dans cette recherche, c’est qu’elle montre que les chevaux ont la capacité de lire les émotions au-delà de la barrière des espèces, a expliqué au Guardian Amy Smith, doctorante et co-auteure de l’étude. Nous savons depuis longtemps que les chevaux sont des espèces socialement sophistiquées mais c’est la première fois que nous voyons qu’ils peuvent distinguer les expressions positives et négatives du visage humain.»

Reste à savoir pourquoi les chevaux sont dotés de cette capacité exceptionnelle. Karen McComb, autre auteure de l’étude, a proposé au Guardian deux hypothèses:

«Les chevaux ont peut-être adopté une capacité ancestrale pour lire les repères émotifs des chevaux afin de répondre de façon appropriée aux expressions faciales des hommes pendant leur co-évolution. Ou alors il se peut qu’un cheval ait appris à interpréter les expression humaines au cours de sa propre vie.»

Un jour, il n’est donc pas impossible que l’on découvre que les chevaux sont aussi capables de murmurer à l’oreille des hommes. 

http://www.slate.fr/