Le Respect


Je trouve que cela rejoint très bien ce que Gandhi aussi dit  « On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux » Sans respect pour les animaux, l’environnement, alors comment l’être humain peut respecter son semblable ?
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Le Respect

 

Le respect que nous souhaitons obtenir de l’homme envers ses semblables n’est qu’un cas particulier du respect qu’il faudrait ressentir pour toutes les formes de vie …

Claude Levi-Strauss

Comment prendre soin de son humain quand on est un chat ?


Ceux qui ont des chats, vont reconnaitre certains comportements, comme de quoi, ces poilus savent bien s’occuper de leur maitre
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Comment prendre soin de son humain quand on est un chat ?

 

Par Sophie Le Roux Crédits photo : youtube – Cole theBlackCat

Cole & Marmalade, duo félin très célèbre sur Youtube, nous reviennent avec un nouvelle vidéo, dans laquelle ils expliquent à leurs congénères comment aimer et prendre soin de son humain.


Des conseils très précieux que nous conseillons à tous les chats de suivre, surtout à l’approche de la Saint Valentin !

1. S’assurer que son humain se lève à l’heure pour aller travailler vous donner à manger
2. Lui chanter la sérénade jusqu’à qu’il vous donne à manger
3. Le protéger des insectes
4. Vous assurer qu’il est toujours présentable
5. Créer pour lui des oeuvres d’art originales
6. Rendre les tâches ménagères plus amusantes
7. Lui tenir compagnie tout le temps (mêmes aux toilettes)
8. Marquer son territoire
9. L’accueillir quand il rentre du travail
10. Et le plus important : se détendre et apprécier sa compagnie.

http://wamiz.com/

Le Saviez-vous ► LE BANANIER : LA PLUS GRANDE "HERBE" DU MONDE


Quand on pense banane, c’est souvent celle que l’on met sur nos rôties le matin au déjeuner, ou pour clamer une petite fringale. On connait aussi les petites bananes vertes, brunes ou rouges et la banane a cuire comme le plantain. Mais la banane est étonnante par la quantité de variétés, mais aussi par sa plante
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Le bananier : La plus grande ‘’Herbe’’’ du monde

Le bananier n’est pas un arbre, mais une herbe géante qui peut atteindre jusqu’à 15 mètres de hauteur.

C’est, en fait, la plus grande herbe du monde.

En s’enroulant les unes autour des autres, Ies feuilles donnent naissance au « pseudo tronc » qui ressemble au tronc des arbres mais ne contient pas de bois. Comme la frondaison d’un arbre, les limbes des feuilles s’étalent,alors au-dessus du pseudo tronc. Le bananier pousse dans les régions chaudes et humides. Il est essentiellement constitué d’eau (80 %).

Près de 1000 variétés de bananiers poussent dans le monde !

Le bananier serait-il immortel ?
Le bananier est une plante étrange qui se succède à elle même. Lorsqu’on récolte son régime, le pied-mère meurt
(on sectionne alors, non seulement la tige florale, mais aussi le pseudo tronc). Mais avant la récolte, il a émis des ramifications latérales qui vont lui succéder. De sa tige souterraine (appelée aussi bulbe, souche ou rhizome) vont pousser des rejets (ou rejetons) qui assureront, par voie végétative, la pérennité du bananier. Chaque rejet peut donner un plant de bananier qui peut succéder au pied-mère sur la même souche ou être détaché pour être planté et cultivé ailleurs.

1000 variétés de bananier
On compte environ 1000 variétés de bananier regroupées en 50 groupes et il existe une multitude de banane différentes sur la planète.

À graines, sans graines, minuscules, énormes, longues, courtes, carrées, rondes, droites, courbes, vertes, jaunes, roses, panachées, argentées, tigrées, les bananes, consommées crues ou cuites, peuvent avoir tous les goûts et satisfaire tous les consommateurs.

En Afrique de l’Ouest, il existe un bananier plantain qui produit un seul fruit pouvant atteindre jusqu’à 50 cm de long ! Sur nos tables apparaissent surtout les variétés de bananes dessert cultivées pour l’exportation, les « Cavendish » : Lacatan, Poyo, Grande naine.

Le plus grand bananier du monde est un bananier sauvage !

Le plus grand bananier du monde s’appelle « Musa Ingens ».

Son pseudo tronc peut atteindre 15 mètres de hauteur et 2,5 mètres de circonférence et son régime de bananes peut peser jusqu’à 60 kg ! Hélas, ses fruits remplis de graines noires et dures ne sont pas comestibles. « Musa Ingens » pousse en altitude (de 1000 à 2100 mètres), dans les forêts de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Plus de 120 pays produisent des bananes

La production mondiale est estimée à 85 millions de tonnes, dont 30 millions de tonnes de plantains. Sur ce volume, 98 % des bananes et la totalité des plantains proviennent des pays en développement. Les nations les plus pauvres fournissent 42 % de la production totale de bananes. La production de bananes à cuire (plantains et autres bananes) est estimée à 20 millions de tonnes pour le continent africain, qui produit environ 50 % de la banane plantain au niveau mondial (l’Amérique du Sud 25 %, I’Asie 15 % et l’Amérique centrale 10 %).

Panama
En 1919, 7 millions de caisses de bananes sont embarquées à Almirante.

Équateur
De 1982 à 1983, des pluies exceptionnelles submergent plus de 27000 hectares de cultures. Cela n’a pas empêché l’Equateur de reprendre sa place de premier exportateur mondial.

Colombie
Les premières plantations se sont installées près du port de Santa Marta, dans la zone de Ciénaga. C’est le 24 octobre 1891, sur le bateau à vapeur « Claribel », que se fait le premier chargement de bananes (1582 régimes). Destination : La Nouvelle-Orléans !

Jamaïque
Au XIXe siècle, naissent les premières plantations de bananes dessert. Ces dernières approvisionnaient alors l’Europe et l’Amérique du Nord.

Mexique
Dans les années 40, l’exploitation de la banane constitue l’une des premières sources de revenus de la région de Tabasco où la production intensive avait débuté dès 1890.

Canaries
La banane Cavendish y est introduite par les Anglais à partir du jardin botanique de Kew avant de gagner I’Amérique du Sud.

Afrique de l’Ouest
Ce sont les voyageurs, puis les commerçants qui, au XVIe siècle, l’introduisent sur la côte ouest de l’Afrique.

Afrique centrale
On pense que les plantains sont en Afrique centrale depuis 8000 ans.

Inde
En Inde, la domestication du bananier remonte à une époque très lointaine.
Ce dernier figure sur les célèbres peintures et sculptures d’Ajanta et d’Ellora (300 à 400av.JC.).

Chine
Le bananier comestible serait originaire de Chine et aurait progressé vers l’Ouest, d’abord en Asie Mineure, puis en Afrique.

L’arbre du paradis, symbole de la fragilité
Le bananier, en accompagnant la vie des hommes, en a aussi nourri l’imaginaire. Rien d’étonnant dès lors qu’il apparaisse dans de nombreuses légendes. Ainsi prétend-on qu’il fut l’arbre 1u paradis : « Musa paradisiaca ».

Son concurrent direct était, alors, le palmier dattier. Les fruits de ces deux espèces furent, en effet, considérés comme également succulents, mais les feuilles du bananier, plus pratiques pour masquer les instruments du péché, firent la différence (de justesse !).

Parce-qu’il disparaît après avoir porté ses fruits Bouddha fit du bananier le symbole de la fragilité, de l’instabilité des choses. « Les constructions mentales sont pareilles à un bananier », peut-on lire dans un des textes fondateurs du Bouddhisme.

La peinture chinoise reprendra souvent le thème du sage méditant sur l’impermanence des choses au pied d’un bananier.

Le bananier est menacé
Outre les rafales de vents, les tempêtes, les cyclones, le bananier a de redoutables ennemis : des virus, des bactéries, des nématodes, des insectes (charançons) et des champignons ! Ces derniers attaquent les feuilles et peuvent provoquer de graves maladies comme les cercosporioses. C’est dans le bulbe du bananier que pond la femelle du charançon noir. Ses larves y creusent des galeries et font des dégâts considérables.

Quand aux racines, elles sont attaquées par des vers microscopiques, les nématodes. Les fruits, eux, sont la cible de petits insectes, les Thrips. La vie du bananier n’est pas de tout repos !

http://bakwaba.perso.neuf.fr/

Le girafon Marius exécuté malgré la révolte des internautes


Oui, je sais, je l’ai déjà dit, mais quand je lis des conneries de ce genre, j’ai une tendance à me répéter, je DÉTESTE les ZOOS. Que l’on ne vient pas dire que ceux qui gèrent des zoos aiment les animaux. C’est inimaginable ce qu’ils peuvent prendre pour décision
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Le girafon Marius exécuté malgré la révolte des internautes

 

Le girafon a fait l’objet d’une campagne importante su Internet. En vain. Photo : KELD NAVNTOFT / SCANPIX DENMARK / AFP

DANEMARK – Pour éviter la consanguinité des girafes, le girafon Marius, âgé d’un an et demi et en parfaite santé, a été abattu dimanche matin au zoo de Copenhague. Jusqu’au bout, les internautes s’étaient mobilisés sur la Toile pour le sauver.

 

La révolte des Internautes n’aura pas suffi. Le girafon Marius a été abattu à 9h20 ce dimanche matin au zoo de Copenhague, au Danemark. Ce dernier, âgé d’un an et demi, était pourtant en parfaite santé. Une aberration qu’avaient pointé de nombreux internautes et militants pour la cause animale, au Danemark et ailleurs. Dimanche matin, plus de 5200 d’entre eux étaient inscrits à un groupe Facebook appelé « Sauvez Marius ». Près de 3400 avaient signé une pétition en danois sur skrivunder.net, et plus de 26.000 une autre pétition, en anglais, surthepetitionsite.com. En vain.

Le zoo avait longuement expliqué sur son site internet mercredi qu’il n’avait pas d’autre choix que de ne pas laisser le girafon devenir adulte. Dans le cadre de l’Association européenne des zoos et des aquariums (EAZA), il est en effet tenu d’éviter la consanguinité entre girafes. Or, la castration a été jugée plus cruelle et aurait « des effets indésirables ». Et la réintroduction dans la nature est un processus qui a peu de chances de réussir et qui, dans le cas des girafes, n’est pas souhaité par les pays africains.

Des offres de « sauvetage » ignorées

Une autre solution aurait été de transférer le girafon dans un autre zoo. Mais Marius n’a pas pu trouver refuge dans l’un des autres établissements du réseau de l’EAZA, qui en compte 300, « pour des raisons génétiques », fait-on savoir.

Pourtant, le zoo de Frösö, à Östersund (Suède), qui n’est pas membre de l’EAZA, a révélé samedi au quotidien suédois Expressen avoir demandé sans succès à récupérer Marius. Samedi soir, le quotidien danois Ekstrabladet avait aussi rapporté les propos d’un imprésario danois installé à Los Angeles, Claus Hjelmbak, qui disait avoir trouvé un acheteur. Mais le zoo a fait savoir que sa politique était de ne pas vendre ses animaux.

Dépecé pour nourrir les fauves

Si les internautes sont montés au créneau, les deux principales associations de défense des animaux danoises, elles, sont restés muettes. A aucun moment, Dyrenes Beskyttelse (« protection des animaux ») et Anima (pour le véganisme) n’ont fait mention du sort de Marius sur leurs site ou par communiqué.

Marius a été exécuté avec un pistolet d’abattage en début de matinée. Une autopsie ouverte au public a eu lieu dimanche matin. L’animal finira dépecé pour nourrir les fauves.

« Cela s’est passé comme prévu », a indiqué le zoo. Triste fin pour le petit Marius.

http://www.metronews.fr/

FUMER LA CHICHA : QUATRE IDÉES FAUSSES À COMBATTRE ABSOLUMENT !


Fumer la chicha est vraiment intéressant comme goût, cependant, c’est tout aussi nocif que la cigarette. Une bouffé peut correspondre à une bouffée de 40 cigarettes en même temps. Et comme ex fumeur, c’est à fuir comme la peste. Si on vous dit que cela est sans danger, ne les croyez surtout pas
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FUMER LA CHICHA : QUATRE IDÉES FAUSSES À COMBATTRE ABSOLUMENT !

Avez-vous déjà fumé la chicha ?


Cette pipe à eau très populaire au Moyen-Orient et en Asie du Sud est de plus en plus souvent utilisée chez nous, soit dans des bars ou chez des particuliers.

La chicha est aussi très à la mode chez les ados, pour qui elle représente un moyen ludique et convivial d’être en groupe…

Or, trop souvent, les utilisateurs de chicha ne sont pas conscients des dangers qu’elle présente pour leur santé…

Chicha : 4 idées fausses à combattre absolument.

Rappel : la chicha, c’est quoi ?

Il s’agit d’une pipe à eau.
Le tabac est mis dans un petit réservoir et recouvert de papier d’aluminium troué. On place ensuite sur l’alu un
charbon ardent qui va faire se consumer le tabac. La fumée passe ensuite dans de l’eau, puis elle est aspirée par la personne qui fume au travers d’un tuyau souple.

Problème : cette pratique est de plus en plus populaire, surtout auprès des jeunes : à 18 ans, un jeune sur deux a déjà tenté l’expérience ! Pire encore, les jeunes sont nombreux à considérer la chicha comme complètement inoffensive alors qu’elle est largement aussi néfaste que la cigarette.

Idée reçue n°1 – La fumée de la chicha est filtrée par l’eau, donc elle contient moins de substances néfastes que celle d’une cigarette

FAUX

Il est vrai que la fumée est filtrée par l’eau, mais cela retient à peine la moitié des substances nocives. Et celles qui restent présentes sont les plus petites, c’est-à-dire celles qui vont pénétrer le plus profondément dans les poumons… et faire les plus gros dégâts.

Par ailleurs, quand on fume la chicha, on inhale beaucoup plus qu’en tirant sur une cigarette. Ajoutons à cela qu’une chicha contient beaucoup plus de tabac qu’une cigarette, et que les « séances » de pipe à eau peuvent durer plusieurs heures… La comparaison n’est pas facile à faire, mais il est clair que l’effet filtre de l’eau est une illusion.

A savoir : le volume d’une bouffée de chicha est plus de 20 fois supérieur à celui pris d’une bouffée de cigarette et 40 bouffées d’une seule chicha intoxiquent autant que 2 paquets !

Fumer une pipe à eau est au moins aussi néfaste que fumer une cigarette ordinaire.

Ainsi, en Syrie, une étude qui comparait des personnes qui fumaient uniquement des cigarettes et d’autres qui n’utilisaient que la chicha n’a pas trouvé de différences significatives dans leur exposition à des substances cancérigènes (1).

Idée reçue n°2 – Le tabac pour chicha est mélangé à du miel, il est donc moins dangereux

 

FAUX

La teneur en tabac des produits fumés en pipe d’eau varie. Le plus connu, le tabamel, contient 30% de tabac seulement, mais on peut aussi fumer du tabac pur, ou faire des mélanges…

 

Il est vrai que les tabacs le plus souvent utilisés dans les chichas sont mélangés avec d’autres produits (mélasses, miel, extraits de fruits…), mais cela ne la rend pas moins dangereuse. En effet, la combustion des substances aromatiques entraîne aussi la création de composés mauvais pour la santé, comme du goudron.

Par ailleurs, le fonctionnement de la chicha fait que les personnes qui l’utilisent inhalent aussi la fumée du charbon posé sur le tabac, ainsi que de l’aluminium qui les sépare.

Attention, les étiquettes apposées sur les paquets de tabac pour chicha sont rarement fiables. Elles présentent les ingrédients du tabac, pas ce qui se dégage quand on le fume !

 

Idée reçue n°3 – Si je vais dans un bar à chicha et que je ne fume pas, je ne risque rien

FAUX

Le tabagisme passif est particulièrement néfaste dans le cas de la chicha.

En effet, les personnes qui sont près des fumeurs sont contaminés de deux manières :

  • Par la fumée qui se dégage directement du charbon ardent.
  • Et par l’air expiré par les fumeurs.
    Rappelons que les volumes de fumée aspirés (et donc expirés) sont beaucoup plus importants dans la chicha par rapport à la cigarette.

Précisons aussi que certains utilisent des charbons traités pour allumage rapide dans leur chicha. Mais les produits ajoutés au charbon dégagent encore plus de substances toxiques…

Enfin, il n’est pas rare que l’utilisation de la chicha entraine la création de monoxyde de carbone. Dans une pièce très enfumée ou mal ventilée, ceci peut entraîner de véritables intoxications.

Idée reçue n°4 – Ex-fumeur(se), je peux me permettre une après-midi chicha de temps en temps

FAUX

C’est même un piège terrible !
Plus ludique et conviviale qu’une simple cigarette, bénéficiant à tort d’une image de produit doux pour la santé, la chicha contient tout de même de fortes doses de nicotine.
Plus, même que les cigarettes normales ! Certes, celle-ci
atteint le cerveau moins rapidement – on évite donc le « pic » de nicotine qui est le plus addictif.

Mais pour une personne qui a déjà été dépendante à la nicotine, le risque de rechute est bien réel.

par Marion Garteiser, journaliste santé
Sources : (1)
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/23988862 2013 Sep 2. doi: 10.1136/tobaccocontrol-2013-051206. [Epub ahead of print]. Fonds des affections respiratoires – service prévention tabac – Bertrand Dautzenberg, président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFPT), auteur avec Jean-Yves Nau, de Tout ce que vous ne savez pas sur la chicha (Éd. Margaux Orange).

http://www.e-sante.fr/

Électrocuté à 14 ans, disculpé 70 ans plus tard?


Il y a des époques sombres dans l’histoire humaine qui ne devraient plus jamais se reproduire. Un procès mal fait d’un double meurtre de fillettes blanches qu’on a mis cela sur le dos d’un adolescent noir en 1944 qui probablement n’était pas coupable. Oui, si cela est possible de réhabiliter l’innocence de cet enfant exécuté sans preuves tangibles, soit lavé. Bien sur, que cela ne le fera pas revenir, mais au moins sa réputation sera sauvée
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Électrocuté à 14 ans, disculpé 70 ans plus tard?

 

George Junius Stinney, un Afro-Américain de 14 ans,... (Photo associated press/South Carolina Department of Archives and History)

George Junius Stinney, un Afro-Américain de 14 ans, a été reconnu coupable du double meurtre de deux fillettes blanches, Betty June Binnicker, 11 ans, et Mary Emma Thames, 8 ans.

PHOTO ASSOCIATED PRESS/SOUTH CAROLINA DEPARTMENT OF ARCHIVES AND HISTORY

RICHARD HÉTU
La Presse

(NEWARK, New Jersey) La plus jeune personne à avoir été exécutée au XXe siècle aux États-Unis était-elle innocente? C’est la question dont débattent des avocats de Caroline-du-Sud, ces jours-ci. Les membres de la famille de George Stinney ne doutent pas de la réponse.

«Attendez un moment, je vais vous montrer quelque chose», lance Amie Ruffner en écrasant sa cigarette dans un cendrier.

La femme de 78 ans, coiffée d’une casquette en laine et vêtue d’un survêtement en coton, se dirige d’un pas alerte vers un salon au décor défraîchi et en revient avec une photo mal ajustée dans son cadre.

«C’est mon frère», me dit-elle en montrant l’image vieillie d’un adolescent chétif portant une cravate et esquissant un mince sourire. «Vous pensez que mon frère, petit comme il était, aurait pu faire ça?»

Douze jurés blancs ont répondu oui à cette question. C’était il y a 70 ans, en Caroline-du-Sud, un État au lourd passé raciste. George Junius Stinney, Afro-Américain de 14 ans, a été reconnu coupable du double meurtre de deux fillettes blanches, Betty June Binnicker, 11 ans, et Mary Emma Thames, 8 ans.

Et il a été condamné à mort.

Le verdict du jury est tombé après seulement dix minutes de délibérations et deux heures d’un procès au cours desquelles aucun témoin n’a été appelé à la barre par l’avocat de la défense.

À l’aube du 16 juin 1944, George Stinney est devenu le plus jeune condamné à mort à être exécuté aux États-Unis au XXe siècle. En raison de sa petite taille – il mesurait 1,52 m et pesait 43 kg -, on l’a assis sur une bible pour arriver à le sangler correctement à la chaise électrique.

«Je veux qu’il soit innocenté», dit Amie Ruffner au cours d’une entrevue dans son apparemment de Newark, où elle vit depuis les années 60. «Je veux qu’on cesse de croire que mon frère a tué ces enfants.»

Une bataille juridique inhabituelle

Soixante-dix ans après la condamnation et l’exécution de son frère, le voeu d’Amie Ruffner sera peut-être exaucé. Le mois dernier, des avocats de Caroline-du-Sud ont demandé à une juge de l’État de casser le verdict de culpabilité prononcé contre George Stinney. Ils ont fait défiler devant elle des témoins n’ayant pas été entendus lors du procès de l’adolescent, dont ses deux soeurs et son frère.

«Nous estimons que George Stinney a été exécuté à tort, qu’il n’a pas eu un procès juste, même selon les critères de 1944, et qu’il est fort probablement innocent», a déclaré à La PresseMiller Shealy, professeur de droit à l’Université de Charleston, qui a plaidé devant la juge Carmen Mullen. «Et il y a le fait qu’il n’avait que 14 ans.»

La juge devrait rendre sa décision dans les prochaines semaines.

L’histoire de George Stinney a déjà inspiré un roman, Carolina Skeletons, et un téléfilm du même titre mettant en vedette Louis Gossett. Mais Steve McKenzie, avocat blanc de Manning, en Caroline-du-Sud, n’en avait jamais entendu parler avant de lire un article faisant état des efforts d’un militant noir, George Frierson, pour laver l’honneur de l’adolescent.

C’était en 2009. Cinq ans plus tard, c’est son cabinet d’avocats qui a lancé l’une des batailles juridiques les plus inhabituelles de l’histoire de Caroline-du-Sud. Bataille pour laquelle Miller Shealy a été recruté.

«Le dossier de George Stinney a choqué ma conscience en tant qu’avocat qui pratique le droit depuis 20 ans dans le tribunal même où il a été injustement jugé», a dit Steve McKenzie au cours d’un entretien téléphonique.

Des aveux contestés

George Stinney a été reconnu coupable sur la seule foi de ses aveux devant le shérif du comté de Clarendon, où se trouve Alcolu, petite ville papetière où l’adolescent vivait. Ni ses parents ni son avocat n’étaient présents lorsqu’il aurait avoué avoir tiré les deux fillettes à coups de crampon de rail.

Comme tous les documents reliés à ce procès, la transcription de la confession de George Stinney a disparu.

L’adolescent avait participé avec son père à la battue organisée pour retrouver les enfants le soir de leur disparition. Il avait déclaré qu’il les avait vues plus tôt cette journée-là.

Après la découverte des cadavres des filles, la police a arrêté George Stinney. Et tous les membres de sa famille ont aussitôt fui Alcolu, ayant compris qu’ils n’étaient plus en sécurité.

Durant le procès, l’avocat de George Stinney ne s’est pas seulement abstenu d’appeler à la barre des témoins qui auraient pu disculper son client. Il a également refusé d’en appeler du verdict.

«Personne n’était du côté de George Stinney, a dit Steve McKenzie. Il était le seul Noir dans la salle de tribunal lors de son procès. Il y avait douze jurés blancs, un juge blanc, un avocat blanc, un procureur blanc, et tous les membres de l’assistance étaient blancs. Pouvez-vous imaginer ça?»

L’État de Caroline-du-Sud est aujourd’hui représenté dans cette affaire par un procureur afro-américain, qui s’oppose à l’annulation du verdict.

«En 1944, nous aurions dû mieux agir, mais nous ne l’avons pas fait», a dit Ernest Finney devant la juge Carmen Mullen. «Hélas, nous ne pouvons pas récrire l’histoire.»

L’alibi de George Stinney

Amie Ruffner se souvient de la surprise qu’elle avait ressentie en voyant deux jeunes filles blanches s’approcher d’elle et de son frère George, à la fin d’un après-midi de mars, en 1944.

«Les Blancs ne venaient jamais de notre côté de la voie ferrée», a-t-elle rappelé lors d’une entrevue dans son appartement de Newark au New Jersey. « Elles nous ont demandé si nous savions où elles pourraient trouver des passiflores [un genre de plantes]. Nous avions dit non. »

Et, selon Amie Ruffner, Betty June Binnicker, 11 ans, et Mary Emma Thames, 8 ans, ont poursuivi leur chemin, poussant leurs bicyclettes.

Quant à George Stinney, il a terminé la corvée quotidienne qui lui était assignée, à savoir faire brouter la vache de la famille, appelée Lizzie. Après avoir l’avoir ramenée dans son enclos, l’adolescent est rentré dans la maison pour finir ses devoirs avec sa soeur Amie, alors âgée de 8 ans.

Et il n’en est pas ressorti avant de partir avec son père pour participer à la battue organisée pour retrouver les deux filles blanches.

C’est du moins le témoignage qu’Amie Ruffner a livré en janvier devant la juge Carmen Mullen, qui doit décider d’annuler ou non le verdict de culpabilité prononcé contre George Stinney. C’est aussi le témoignage qu’elle aurait livré en 1944 si elle avait été appelée à la barre lors du procès de son frère.

« Mon frère ne parlait pas beaucoup, a rappelé Amie Ruffner. La seule chose qu’il voulait était devenir un artiste. Il dessinait tout le temps, des avions, des bateaux, des ponts… Mais on lui a tout enlevé. »

Plusieurs autres témoins ont défilé devant la juge Mullen les 21 et 22 janvier, dont une psychiatre légiste qui a mis en cause la fiabilité de la confession d’un adolescent noir face à des représentants de l’ordre blancs.

Les avocats de la famille Stinney ont également présenté des déclarations assermentées, dont l’une était signée par un homme ayant partagé la cellule du jeune George après sa condamnation. Celui-ci lui aurait dit qu’il allait être exécuté pour un double meurtre qu’il n’avait pas commis.

Les plus jeunes condamnés aux États-Unis

> James Arcene, 10 ans, 1882, Arkansas

> George Stinney, 14 ans, 1944, Caroline-du-Sud

> Leonard Shockley, 16 ans, 1958, Maryland

> Sean Sellers, 16 ans, 1999, Oklahoma

> Charles Rumbaugh, 17 ans*, 1985, Texas

* Au moins 20 autres adolescents de 17 ans ont été condamnés à mort de 1986 à 2003. En 2005, la Cour suprême des États-Unis a interdit la peine de mort pour les moins de 18 ans.

http://www.lapresse.ca/

Un courageux ado sauve un faon de la noyade


Il y a des pays ou la vie animale est aussi importante que n’importe quelle vie. Et des jeunes qui ont ce respect de la flore et la faune dont ce jeune homme qui n’a pas hésité de sauver un faon
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Un courageux ado sauve un faon de la noyade

 

BAMBI – Walt Disney n’y aurait pas songé pour un scénario. Au Bangladesh, quitte à se noyer lui-même, un garçon d’une petite douzaine d’années s’est jeté dans un fleuve en cru pour sauver un bébé cerf.

 

Sous l’objectif d’un photographe, au bon endroit au bon moment, un jeune Bangladais a bien failli se noyer pour sauver un bébé cerf

Entre cyclones et raz-de-marée, moussons et crues, du fait de sa situation géographique, le Bangladesh est bien souvent le théâtre de catastrophes naturelles. De quoi rendre les Bangladais humbles, mais pas résignés, en tout cas pas Belal, un jeune garçon qui au péril de sa vie, s’est jeté dans un fleuve en crue pour porter secours à un bébé cerf.

Un photographe immortalise la scène

Le geste héroïque de cet adolescent n’avait pas vocation à faire la une de la presse. Oui, mais il se trouve qu’un photographe animalier se trouvait sur place et a réalisé le reportage de sa vie. Il faut comprendre a expliqué Hasibul Wahab, dont les images époustouflantes sont publiées sur le site du Daily Mail, que dans la région de Noakhali, à l’embouchure du Meghna, les inondations déciment régulièrement les cerfs, de sorte que les habitants sont sensibles au problème.

Sous les yeux stupéfaits d’une poignée de spectateurs, hésitant eux-mêmes à se jeter à l’eau pour porter secours à l’ado, Belal a plongé dans le cours d’eau torrentiel pour tenter de sauver un tout petit faon séparé de ses parents par la rapide montée des eaux. Portant l’animal à bout de bras, d’une seule main, le niveau de l’eau bien plus haut que son cou, il est parvenu à regagner l’autre rive sous les acclamations des témoins. Le jeune héros va bien, il a retrouvé sa famille, tout comme son petit protégé.

 

http://www.metronews.fr/