Le Saviez-Vous ► 8 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur les sorcières


Il y  a eu des hommes et surtout des femmes qui ont été accusés de sorcellerie et condamné à mort grâce aux aveux sous la torture ou une soi-disant preuve d’une marque du démon qui pouvait être un bouton, un abcès, une tache de vin … Aujourd’hui, sorcière est rentré dans une mode de certaines féministes pour dénoncer des injustices.
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8 choses que vous ne savez (peut-être) pas sur les sorcières

 

Supplice de Anneken Hendriks, brûlée à Amsterdam en 1571 (Cl Roger-Viollet/CC)

On a voulu vous parler de ces femmes et de ces hommes qui ont été persécutés.

 

Par Emilie Brouze, Alice Marunani et Renée Greusard

1 On disait qu’elles embrassaient le cul du diable

Que reprochait-on aux prétendues sorcières ?

« Beaucoup de choses », répond Michel Porret, professeur d’histoire à l’université de Genève et auteur de « l’Ombre du diable » (éd. Georg, 2010). L’argument du sabbatest abondamment cité. Un argument théorique, car « jamais les femmes n’ont été arrêtées en flagrant délit. »

Maxime Gelly – Perbellini, historien spécialiste de la représentation des sorcières au Moyen Age, détaille : « Il y a cette idée que des hommes et des femmes se réunissent la nuit sous l’ordre du diable et du démon afin de l’adorer et de commettre des crimes abominables. On dit qu’elles concoctent des recettes ignobles à base de graisse d’enfants, de cadavres ou qu’elles embrassaient le diable sur son derrière. »

Satan serait adoré dans ces assemblées nocturnes : le sabbat est l’église du mal, l’école de la débauche. La sorcière s’y rendrait de nuit, par voie aérienne, chevauchant parfois un balai, un animal noir voire le diable.

Lors des procès, on impute aux « sorcières » tous les malheurs biologiques : empoisonnements, stérilité, bétail tué, etc.

2 Des mecs aussi ont été accusés

« La sorcellerie n’était pas spécifique au sexe mais elle était liée au sexe », écrit Alison Rowlands, spécialiste de la chasse aux sorcières – qui culminera entre 1560-1570 et 1620-1630.

Durant la première période de cette chasse, à partir de 1420, les sorcières étaient surtout… des sorciers, explique Maxime Gelly – Perbellini.

 « Les procès étaient peu nombreux et touchaient tous les milieux. »

La bascule du genre se fait en 1550. Là, le nombre de procès augmente significativement, les accusations de sorcellerie se démocratisent et surtout, se féminisent.

 L’accusation devient une arme sexiste contre les femmes qui « remettaient en cause la vision patriarcale de la femme idéale », écrit Alison Rowlands.

« Avec un taux plausible de 48% des condamnations à mort sur 110.000 procès recensés en Europe (hors lynchages), les juges laïques font exécuter environ 60.000 à 70.000 sorcières et sorciers – 7 à 8 femmes sur 10 condamnés (Levack, 2001) « , lit-on dans « Présumées coupables » (éd. Iconoclaste, 2017).

Maxime Gelly – Perbellini ajoute :

« La question de la sorcière embrasse celle des stéréotypes que l’on véhicule sur les femmes et plus globalement sur les personnes à la marge. Ces stéréotypes peuvent se rapprocher de ce qu’on dit sur les juifs ou les errants, par exemple. »

3 C’était vraiment hardcore

Contrairement à un voleur ou à un assassin, la sorcière n’a pas d’autre issue que la mort. La plupart des femmes accusées avouent sous la torture.

« Les procès de sorcellerie suivent la procédure inquisitoire validée par le quatrième concile du Latran (1215), qui abolit aussi l’ordalie : écriture, instruction secrète, recherche médico-légale de la marque satanique, torture pour l’aveu, exécution publique », lit-on dans « Présumées coupables ».

La seule preuve qu’on essaie de trouver dans les procès en sorcellerie est la griffe de Satan. Une marque invisible, dont on dit qu’elle a fait mourir l’endroit où la sorcière a été marquée.

« La marque a la particularité de ne pas être naturelle », explique Michel Porret.

On lit ainsi dans les interrogatoires la référence au sperme glacé de Satan, preuve de non-naturalité.

Une fois que le juge est convaincu de la culpabilité de la sorcière, celle-ci est dénudée et « rasée de tout poil ». Le corps de l’accusée subit ensuite une inspection avec une aiguille chirurgicale, à la recherche du point d’insensibilité. Très souvent on la trouve sous la forme d’un abcès, pustule, tache de vin, tumeur ou verrue.

Une fois les sorcières condamnées, la plupart sont brûlées, comme une neutralisation symbolique.

« Brûlée vive ou étranglée au préalable », précise Michel Porret.

4 Mais parfois, ça ne se finit pas si mal

De temps en temps, les femmes accusées de sorcellerie obtiennent une lettre de rémission. Maxime Gelly – Perbellini évoque, par exemple, le cas de l’empoisonneuse de La Rochelle en 1382.

Jehanne Gaigne, âgée de 18 ans, est l’épouse de Guillaume Cusse, charpentier et bourgeois de La Rochelle.

« Sous l’influence d’une autre femme réputée sorcière, appelée Arzene, elle aurait utilisé des envoûtements, des philtres et enfin du poison, du sulfure d’arsenic mêlé de verre pillé, sur son époux, sans pour autant réussir à le faire mourir.

Elle est accusée par le prévôt de La Rochelle pour sorcellerie et est condamnée à la prison, elle demande elle-même sa rémission au roi de France. »

Et l’historien de commenter :

« Derrière les images cocasses, cette lettre doit nous rappeler que le regard de l’historien ne doit pas s’arrêter à une vision stéréotypée d’un phénomène. Toutes les ‘sorcières’ ne sont pas menées au bucher et que, plus que d’autres, cette accusation est au cœur de discours politiques, juridiques, idéologiques en constante tension. Le prévôt condamne pour affirmer sa justice ; la condamnée tente de minimiser sa responsabilité en se faisant elle-même victime du diable ; le roi, engagé à la fin du Moyen Age dans la structuration de l’ordre judiciaire, se montre timide à confirmer une condamnation qui ne repose sur aucun fondement criminel (pas de meurtre, pas de sang versé) et préfère laver Jehanne de ses accusations. »

5 Des figures féministes

« Après l’émergence des sciences humaines, post-soixante huitarde, on assiste à toute une reconstruction de la figure de la sorcière. On en fait une femme révoltée », confirme Michel Porret.

La figure autrefois maudite et crainte devient un symbole d’un rapport de domination et le symbole subversif de la révolte féminine.

En Italie, des féministes scandent :

« Tremblez, tremblez, les sorcières sont de retour » [‘Tremate, tremate, le streghe son tornate’]. »

La revue littéraire « Sorcières », fondée par Xavière Gauthier et à laquelle contribua Marguerite Duras ou Nancy Huston, est l’emblème de cette reconstruction.

La revue féministe, publiée de 1975 à 1981, est née dans le but de donner la parole aux femmes pour qu’elles puissent exprimer leur créativité et ainsi accompagner voire susciter l’émergence d’un mouvement de femmes créatrices. Une femme juchée sur un balai orne la couverture du premier numéro.

Pourquoi « sorcières » ? Dans un éditorial, Xavière Gauthier écrit :

« Parce qu’elles dansent. Elles dansent à la pleine lune. Femmes lunaires, lunatiques, atteintes – disent-ils – de folie périodique. Gonflées de révolte fulgurante, de colère bouillonnante, gonflées de désir, elles dansent sur la lande sauvage des danses sauvages.
Sauvages, comme l’homme blanc le dit des autres ethnies ; sauvages comme l’Etat et le syndicat le disent de certaines grèves, de certaines crèches. Elles dansent, sauvages et irrécupérables, comme le désir. »

6 La dernière sorcière d’Europe

Elle s’appelait Anna Göldi, elle était suisse et fut, en Europe, la dernière femme à être condamnée à mort pour sorcellerie. C’était en 1782. On lui a coupé la tête et puis on a enfoui son corps au pied de l’échafaud. 

Servante dans la famille d’un médecin, Anna a été accusée d’avoir empoisonné la fille de son patron à l’aide d’aiguilles magiques. Un article du « Monde » consacré à Anna Göldi raconte :

« Selon le récit fait plus tard au procès, des aiguilles sont à plusieurs reprises trouvées dans le bol de lait d’Annemiggeli, la seconde fille de la famille, âgée de 8 ans. Anna Göldi, qui fait office de gouvernante, est soupçonnée, puis finalement renvoyée. »

« Quelque temps après, la fillette tombe gravement malade, prise de violentes convulsions, d’une fièvre inexpliquée, d’accès de délire et de toux. La jeune Annemiggeli se met à vomir, presque chaque jour, des aiguilles dans des glaires mêlées de sang. Une centaine en tout. Certaines crises la laissent sourde et muette. »

Sous la torture, la servante finit par avouer ce crime. Pourquoi a-t-elle été accusée ? L’article du « Monde » dit, et cette résonance à l’actualité est troublante :

« Walter Hauser [un journaliste qui a enquêté sur l’affaire, NDLR] a retrouvé la trace – mais non le contenu – d’une plainte pour harcèlement sexuel déposée en décembre 1781 par Anna Göldi contre son employeur. Voilà qui aurait pu ruiner la réputation du bon docteur Tschudi qui, vraisemblablement, s’empressa d’allumer un contre-feu. »

7 La démonologie fut une science à la mode

La démonologie est l’étude des démons et des mauvais esprits. Il en existe dans toutes les religions, notamment dans la religion chrétienne. Le premier traité de démonologie imprimé est daté de la fin du XVe.

 « Il va devenir un best-seller », raconte Michel Porret. « La matrice de toute une série d’autres traités de démonologie. »

Les démonologues sont un peu les théoriciens de la chasse aux sorcières.

8 Les sorcières sont de retour (pour combattre l’ordre établi)

La sorcellerie revient en force dans les milieux féministes et queer, comme le racontent Vice et Cheek Magazine. Quel meilleur symbole de liberté et de danger pour l’ordre établi ? La publication en 2012 du livre d’Anna Colin « Sorcières : pourchassées, assumées, puissantes, queer », signe l’arrivée de cette mode américaine en France.

Un cortège de « sorcières », des féministes anarchistes de l’université Paris-VII s’est ainsi formé dans la manifestation contre la réforme du travail le 12 septembre dernier sous le nom de Witch Bloc, avec des slogans comme « Macron au chaudron ».

Des soirées queer et sorcellerie se lancent de partout, comme les événements Bitchcraft. La dernière Queerweek, grand événement queer parisien, proposait un atelier de confection de sortilèges.

Le mouvement est aussi porté par la mode du développement personnel et des thérapies alternatives. Jack Parker par exemple, blogueuse féministe, a lancé sa newsletter Witch, please ! où elle explique comment pratiquer la sorcellerie au quotidien (par exemple, en accrochant une branche d’eucalyptus dans sa douche ou en tirant le tarot). 

 

Emilie Brouze, Alice Marunani et Renée Greusard

https://www.nouvelobs.com/

Monsanto pourrait éviter de verser des indemnités


Ce serait le comble si Mosanto évite de payer des indemnités au jardinier qui à gagner sa cause devant les tribunaux en achetant Bayer. Maintenant, les pays devraient bannir pour de bon le Roundup
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Monsanto pourrait éviter de verser des indemnités

Les détails avec Normand Grondin.

Au moment où la condamnation de Monsanto pour avoir failli à informer de la dangerosité d’un de ses produits risque de faire boule de neige, des spécialistes de la question craignent que les indemnités ne soient jamais versées aux victimes. Le rachat du géant par Bayer pourrait lui permettre d’éviter de verser ces sommes dues, selon la journaliste d’enquête Marie-Monique Robin.

Le jugement d’un tribunal californien a accordé des indemnités de 289 millions de dollars au jardinier américain Dewayne Johnson qui a utilisé le Roundup – un herbicide à base de glyphosate commercialisé par Monsanto – et qui a été atteint d’un cancer.

Or, le tribunal a jugé que Monsanto aurait dû prévenir les utilisateurs de la dangerosité du produit.

Le jugement devrait ouvrir la voie à d’autres poursuites, selon Mme Robin.

« Il y a quelque 5000 autres agriculteurs et jardiniers qui ont porté plainte pour la même raison que le jardinier », a-t-elle souligné en entrevue à l’émission Midi info. « Ça ouvre la porte à tous les autres procès et ça va encourager les cours des divers États américains à aller dans le même sens. »

« Il y a certainement des agriculteurs au Québec qui ont ce type de cancer – un lymphome non hodgkinien, un cancer du système lymphatique – qui vont peut-être aussi porter plainte parce qu’ils vont se dire : « J’ai utilisé le même herbicide et j’ai la même maladie » », explique Marie-Monique Robin.

Malgré la victoire du jardinier, la journaliste craint que Monsanto ne verse jamais les indemnités, puisque, après avoir été achetée par la multinationale Bayer, la marque Monsanto est appelée à disparaître.

Nous craignons que ce mariage entre ces deux multinationales […] soit un arrangement pour que Monsanto n’ait pas à payer les indemnités qui seront réclamées dans tous les procès qui auront lieu en organisant l’insolvabilité [de l’entreprise]. Marie-Monique Robin, journaliste d’enquête

Monsanto deviendrait ainsi une coquille vide de Bayer qui serait dissoute.

« Ça arrangerait Bayer aussi, parce que les principaux actionnaires de Monsanto sont les mêmes que ceux de Bayer », ajoute Mme Robin.

Les « Monsanto Papers »

Auteure du livre Le Roundup face à ses juges, Marie-Monique Robin dénonce « la fausse polémique scientifique » alimentée par Monsanto. « D’un côté, vous avez des centaines d’études indépendantes, qui ont d’ailleurs été revues par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS, qui affirme que le glyphosate est un cancérigène probable pour les humains », avance Mme Robin.

« Probable, ça ne veut pas dire que ce n’est pas sûr, prévient-elle. Ça veut dire qu’il y a beaucoup de données sur les animaux […] et des études plus partielles sur des humains. »

« Et, de l’autre côté, vous avez l’industrie qui fournit des études, dont on a révélé récemment que c’étaient des études biaisées », poursuit-elle. « C’est un peu comme les dossiers du tabac et de l’amiante… »

Mme Robin cite les « Monsanto Papers » pour illustrer son propos. Il s’agit de documents internes de la société – comme des courriels envoyés par des cadres de l’entreprise – qui démontrent qu’ils savaient que leur produit était cancérigène. Ce sont des documents qui ont contribué à la condamnation de Monsanto en cour, ajoute la journaliste.

Réintroduit au Canada et en Europe

Malgré les études indépendantes et les documents internes de Monsanto, rendus public grâce au procès, Santé Canada a permis la réintroduction du Roundup dans l’agriculture canadienne. En Europe, l’herbicide est réintroduit pour cinq ans.

« Je ne peux pas imaginer que nos agences de santé – qui sont supposées protéger notre santé et celle de nos agriculteurs – ne tiennent pas compte de la décision d’un tribunal de Californie. »

Ils [les gouvernements] ont privilégié les études fournies par l’industrie. Marie-Monique Robin

La condamnation de Monsanto a toutefois déjà des répercussions économiques pour Bayer puisque son action a perdu 12 % de sa valeur, lundi, à la Bourse de Francfort.

https://ici.radio-canada.ca/

Le Saviez-Vous ► À Cancale, le bourreau était une femme


Le métier de bourrelle (bourreau au masculin) était plutôt rare, celles qui pouvaient faire ce travail exerçaient la flagellation comme torture seulement sur des femmes. Ce métier fut abandonné en 1601. Les faits racontés ici est une femme qui a passé quelques années dans la peau d’un homme. Elle aurait fait une excellente tueuse en série suite à son enfance si cela avait été à notre époque.
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À Cancale, le bourreau était une femme

 

C’est une étrange histoire que nous raconte Chloé Chamouton, dans son livre Histoires Vraies en Bretagne. L’histoire de Marguerite Le Paistour, une Cancalaise qui se plaisait à écarteler, brûler et marquer au fer rouge les condamnés au supplice.

 

Je l’ai trouvée en fouinant dans un vieux numéro d’Historia de 1980. Le magazine consacrait seulement trois, quatre lignes à cette femme bourreau. Et comme je suis de nature curieuse, j’ai eu envie d’en savoir plus. J’ai mené des recherches. Et là, je me suis rendu compte qu’il existait beaucoup d’écrits mentionnant son histoire. Notamment sur Internet où de nombreux sites sont consacrés aux bourreaux. L’histoire de Marguerite Le Paistour y figure en bonne place.

Le destin de cette femme bascule en fait dès sa naissance 

Sa mère meurt, alors qu’elle n’avait que 9 jours. Sans ce drame, elle aurait sans doute connu une existence paisible. Son père se remarie et comme dans Cendrillon, les deux femmes, au fil des années, vont se prendre en grippe pour finir par se détester. La haine qu’elle va éprouver envers sa belle-mère va façonner son avenir.

Ne pouvant plus la supporter, elle quitte Cancale et le foyer paternel à l’âge de 20 ans, et s’en va tenter sa chance en dehors de la Bretagne…

Elle cherche avant tout à passer inaperçue. Et pour cela, elle se coupe les cheveux et emprunte les habits de son frère aîné. Sur son chemin, elle rencontre un prêtre à qui elle propose ses services comme servant de messe. Le saint-homme ne se rend pas compte de la supercherie. Elle restera des années à son service sans jamais être démasquée.

Elle arrive même à se faire ensuite enrôler dans l’armée.

L’armée avait des besoins et n’était pas toujours très regardante… Et puis, Marguerite Le Paistour avait l’art de se travestir.

Et vous racontez là que la guerre lui paraît trop fade…

Oui. Elle ne répond pas assez à ses pulsions et ses envies de vengeance. Elle ressent ce besoin de tuer à tout prix. Et la guerre est trop facile pour elle. En plus, elle ne connaît pas l’adversaire. Il n’y a pas cette proximité qu’elle recherche avec la victime. Bourreau, elle verra la terreur dans le regard de ceux qu’elle va tuer. Et se vengera de sa belle-mère en le faisant payer aux femmes. Elle le confiera d’ailleurs en racontant avoir pris bien plus de plaisir à occire les femmes que les hommes.

Elle va ensuite quitter l’armée et errer quelques temps avant de faire une rencontre qui va finir de chambouler son destin !

Elle n’a pratiquement plus un sou en poche quand elle est abordée dans une rue de Strasbourg par un homme qui lui propose de travailler pour lui. Cet homme, c’est l’exécuteur de la ville. Par un simple regard, il semble avoir détecté chez elle ce potentiel pour accomplir cette tâche.

Et elle devient vite une élève modèle.

Elle est concentrée, rigoureuse et ne ressent pas la moindre émotion. Elle est reconnue pour ses qualités de bourreau. Et va vite gravir les échelons pour devenir bourreau en titre de Lyon. Elle est intronisée en grande pompe exécuteur de la seconde ville de France et est à ce titre, considérée, comme un haut dignitaire de la ville.

Et elle continue de se faire passer pour un homme en se faisant appeler Henri…

Personne n’imagine qu’une femme puisse se cacher derrière ce bourreau qui accomplit si bien sa tâche. C’est même inconcevable de le penser. À Lyon, le subterfuge va ainsi durer trois ans. Jusqu’au jour où, malgré ses précautions, elle se fera démasquer par sa servante. Le procureur est aussitôt prévenu. Le scandale éclate et notre bourreau-bourrelle conduit en prison.

Et tout celà est bien sûr une histoire vraie 

Durant ses dix mois de prison, elle reçoit la visite régulière d’un religieux qui lui inspire confiance. Elle éprouve sans doute le besoin de se confier et lui raconte alors le détail de ses aventures, ses sentiments et émotions. Un recueil que l’homme d’église consignera à son tour dans ses mémoires qui parviendront jusqu’à nous.

Finalement, l’histoire se termine plutôt bien.

En prison, elle rencontre l’amour avec qui elle reviendra s’installer à Cancale. De leur union et, ironie de l’histoire, naîtra une petite fille. On perd ensuite sa trace. J’ai fait quelques recherches mais ça reste assez flou. Je suppose qu’elle a mené une vie de famille normale, tout ce que finalement, elle n’avait pas connu enfant.

Recueilli par
Samuel SAUNEUF

https://actu.fr/

Aux États-Unis, une loi permet de condamner pour meurtre quelqu’un qui n’a tué personne


Je suis d’accord que tout acte criminel doit être puni. Alors que ce n’est pas ce qui s’est passés en Alabama aux États-Unis. Un homme devait avoir une sentence pour cambriolage et utilisation d’une arme a été accusé de responsabilité complice, parce que son ami est mort pendant un échange de coup de feu et qui a été tué par un policier. Il écope donc de 65 ans de prison. Pour ma part, je trouve cette sentence injuste
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Aux États-Unis, une loi permet de condamner pour meurtre quelqu’un qui n’a tué personne

 

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Une prison aux États-Unis | EZRA SHAW/AFP

Repéré par Claire Levenson

Un jeune Afro-Américain vient d’être condamné à 65 ans de prison pour meurtre et cambriolage, alors que tout le monde s’accorde sur le fait que techniquement, il n’a tué personne.

En 2015 en Alabama, un jeune homme qui tentait de cambrioler des maisons est mort lors d’un échange de coups de feu avec la police. Personne ne nie que c’est un policier qui a tué A’Donte Washington, mais c’est pourtant un de ses amis qui vient d’être condamné pour ce meurtre.

Lakeith Smith, qui a aussi participé au cambriolage, est considéré comme légalement responsable de la mort de Washington d’après la loi dite de «responsabilité du complice». Smith vient d’écoper de 65 ans de prison, dont 30 pour meurtre, 15 pour cambriolage et deux fois 10 ans pour vol.

La procureure a expliqué au jury que Smith n’avait pas besoin d’avoir appuyé sur la gâchette pour être considéré comme coupable d’après la loi. Le fait qu’il ait eu l’intention de cambrioler des maisons et que son ami soit mort pendant ce cambriolage est suffisant pour qu’il soit jugé responsable du décès de Washington.

L’avocate de Smith a rappelé que son client n’avait tiré sur personne, mais la loi de responsabilité du complice («accomplice liability») rend cette précision insignifiante. La grande majorité des États américains (tous sauf sept)ont des lois qui élargissent ainsi la notion de meurtre. La logique est la suivante: si ces jeunes n’avaient pas cambriolé, Washington ne serait pas mort, donc les cambrioleurs sont des meurtriers par extension.

http://www.slate.fr/

72 millions $ à la famille d’une femme morte du cancer


C’est une condamnation sévère contre une compagnie telle que Johnson & Johnson. On peut espérer que d’autres suivront envers des compagnies qui savent très bien que leurs produits sont nocifs pour la santé
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72 millions $ à la famille d’une femme morte du cancer

 

72 millions $ à la famille d'une femme morte du cancer

Photo Fotolia

L’entreprise pharmaceutique Johnson & Johnson a été condamnée par un tribunal du Missouri à verser 72 millions de dollars à la famille d’une femme décédée du cancer après avoir utilisé un de leurs produits.

Pendant 35 ans, Jacqueline Fox a utilisé de la poudre pour bébés de la célèbre marque américaine. Selon sa famille, c’était même un rituel comme celui de se laver les dents.

Cependant, la femme de 62 ans a succombé en octobre dernier à un cancer des ovaires diagnostiqué trois ans plus tôt.

Selon l’avocat de Mme Fox, Jere Beasley, du talc avait été retrouvé par un médecin dans les ovaires de la plaignante. La poudre aurait causé une inflammation qui se serait ensuite transformée en cancer.

Me Beasley, en s’appuyant sur des travaux d’experts, a également soutenu qu’environ 1500 femmes mourraient chaque année «des suites d’un cancer des ovaires lié à l’utilisation de poudre pour bébés».

Pour lui, l’entreprise américaine était au courant des risques depuis les années 1980 et avait choisi de «mentir au public».

De son côté, la porte-parole de Johnson & Johnson a assuré que la compagnie était «certaine que le talc cosmétique est inoffensif», recherches scientifiques à l’appui.

La Société américaine du cancer est plus mesurée dans ses conclusions, expliquant sur son site internet que «certaines études font état d’une petite augmentation du risque, tandis que d’autres ne constatent pas de changement».

Après plus de cinq heures de délibération, le jury réuni au tribunal de St. Louis a décidé de condamner Johnson & Johnson à verser 72 millions de dollars en dommages et intérêts à la famille de Mme Fox, dont 10 millions $ en dommages compensatoires et 62 millions $ en dommages punitifs, un par année de vie de la défunte.

Selon les jurés, l’entreprise n’a pas prévenu les consommateurs des risques encourus à utiliser cette poudre et a tout fait pour cacher la vérité, rapporte le St. Louis Post-Dispatch.

L’avocat de la famille de Mme Fox soutient que c’est la première fois qu’une compagnie est condamnée à payer une telle somme.

Près de 1200 autres femmes ont déposé des plaintes similaires contre Johnson & Johnson aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

Le géant pharmaceutique a d’ores et déjà fait appel de ce jugement et publié un communiqué qui soutient que ses poudres pour bébés peuvent être utilisées sans risque.

http://fr.canoe.ca/

Sorcières de Salem : le lieu des exécutions retrouvé


Les sorcières de Salem furent une bien triste époque comme d’ailleurs toutes les chasses aux sorcières dans le monde. À Salem, on maintenant affirmer le lieu de pendaisons de ces femmes et quelques hommes accusées pour d’obscures raisons de sorcellerie
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Sorcières de Salem : le lieu des exécutions retrouvé

 

La salle où se tenait les procès des sorcières de Salem. William A. Crafts

La salle où se tenait les procès des sorcières de Salem. William A. Crafts

Par Joël Ignasse

Condamnées pour sorcellerie en 1692, une vingtaine de personnes ont été exécutées par pendaison à Salem. Le site où se sont déroulées les exécutions a été retrouvé.

GALLOWS HILL. Les exécutions de Gallows Hill, une colline située juste à l’extérieur de la ville de Salem dans le Massachusetts, ont clos d’une façon dramatique l’épisode des sorcières de Salem qui reste ancré dans la mémoire collective, sans doute alimentée par les nombreux films d’horreur inspirés de ce fait. Malgré cette renommée, le site des exécutions n’a jamais été connu avec certitude et la culture populaire le situait au sommet de la colline. De nouvelles investigations conduites par un groupe de chercheurs de plusieurs universités invalident désormais cet emplacement.

Des pendaisons et un écrasement

Si la majorité des victimes des procès de Salem étaient des femmes, six hommes ont aussi été exécutés. La plupart (entre 20 et 25) le furent par pendaison et un des hommes, qui refusait de plaider, a subi la peine forte et dure, pratique consistant à empiler des grosses pierres sur la victime jusqu’à son trépas (le supplice a duré trois jours pour celui-ci). Grâce à un faisceau d’indices concordants, les scientifiques ont résolu le mystère du lieu où se déroulèrent les pendaisons. Ce site, appelé Proctor’s Ledge, est situé au pied de la colline. Il avait déjà été identifié par Sidney Perley, historien et spécialiste de Salem, au début du XXème siècle mais ses travaux sont peu à peu tombés dans l’oubli.

MEMORIAL. En 2010, Elizabeth Peterson directrice de la Maison de la sorcière (seul édifice encore debout datant de cette période et qui a été la demeure de Jonathan Corwin, le juge qui a prononcé les condamnations), qui avait eu vent des recherches de Perley, décida de réunir un groupe afin de vérifier ses allégations. Les scientifiques ont réuni des récits de l’époque et ont réalisé des modélisations de la ville telle qu’elle se dressait autrefois pour confirmer que Proctor’s Ledge était le bon emplacement. Ils se sont notamment fondés sur le récit d’une habitante qui racontait avoir assisté aux exécutions depuis sa fenêtre. En repositionnant sa maison sur le plan de la ville, ils ont découvert qu’elle pouvait effectivement voir Proctor’s Ledge et pas du tout le sommet de la colline, infirmant ainsi la croyance populaire.

Le sol sous Proctor’s Ledge a été sondé à l’aide d’un radar et d’un équipement de mesure de la résistivité. Les analyses indiquent que la couche meuble y est très fine. Bien trop pour qu’un cadavre puisse y être enterré. Ce qui confirme les récits de l’époque indiquant que les familles des condamnés venaient, le soir venu, récupérer les corps pour leur procurer une sépulture plus décente. Les résultats du groupe de recherche ont été communiqués à la ville de Salem qui envisage de valoriser le site et d’y placer une plaque commémorative.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Mort de Jun Lin Magnotta coupable de meurtre prémédité


Voilà la décision du jury après plusieurs jours de délibération sur le cas de Magnotta. Celui qui a tué, démembré son ami, un étudiant chinois, tout en filmant la scène et envoyer des morceaux du cadavre au Premier Ministre du Canada, puis avait fuit le pays. Il faut avouer que beaucoup de Québécois sont content du verdict, car à un moment donné, on se demandait si Magnotta allait s’en sortir sans trop de mal, tant que l’annonce du verdict a pris du temps.
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Mort de Jun Lin

Magnotta coupable de meurtre prémédité

 

(Crédit photo: TVA Nouvelles)

Par Michaël Nguyen

Luka Rocco Magnotta vient d’être déclaré coupable du meurtre prémédité de Jun Lin. Il a donc été condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération avant 2039.

Luka Rocco Magnotta (Crédit photo: Courtoisie)

«Coupable», a lancé le président des jurés, dans une salle comble.

Après 12 semaines de procès, 66 témoins et 43 jours d’audience, le jury a finalement retenu la thèse de la Couronne voulant que Magnotta avait planifié et délibérément tué l’étudiant chinois le 25 mai 2012.

Le jury n’a donc pas cru à la thèse de non-responsabilité criminelle proposée par la défense.

Prison à vie

En prononçant un seul mot, les huit femmes et quatre hommes composant le jury ont envoyé l’accusé de 32 ans en prison pour le reste de ses jours. Il pourra toutefois faire une demande de libération conditionnelle dans 25 ans, mais même si elle est acceptée, Magnotta restera toute sa vie sous le joug des services correctionnels.

Si le jury avait rendu un verdict de non-responsabilité criminelle, Magnotta aurait été interné à l’Institut Philippe-Pinel jusqu’à ce qu’il ne représente plus un danger pour la société.

 

Jun Lin (Crédit photo: Facebook)

    Son cas aurait été évalué chaque année.

    Deux thèses

    Lors du procès, deux thèses s’étaient affrontées.

    D’un côté, Me Luc Leclair de la défense a plaidé la folie de son client. Selon lui, les dossiers médicaux de Magnotta parlent d’eux-mêmes, puisqu’il a été diagnostiqué schizophrène dès 2001.

    Deux psychiatres experts avaient soutenu la thèse de la défense. Le juge avait toutefois souligné que leurs avis étaient basés sur la version de Magnotta, qui n’avait pas été prouvée en cour puisque l’accusé n’avait pas témoigné.

    Me Louis Bouthillier de la Couronne avait de son côté plaidé que Magnotta s’était donné comme mission de commettre le meurtre parfait et d’échapper à la justice.

    Magnotta était ultraorganisé et il avait même envoyé six mois plus tôt un courriel à un reporter anglais, indiquant qu’il allait filmer un meurtre.

    «C’est vous qui devrez décider de la valeur que vous accordez à chaque élément de preuve», avait rappelé le juge au jury.

    Notons que les délibérations des jurés seront secrètes. Personne ne saura jamais comment ils en sont arrivés à ce verdict.

    Le procès en chiffres

  • 43 jours d’audience devant jury

  • 12 semaines de procès

  • 52 témoins de la Couronne sur 25 jours

  • 14 témoins de la défense sur 15 jours

  • 6 psychiatres experts entendus, dont quatre pour la défense

  • 20 jours d’audience pour entendre les experts

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