Des vêtements venus de Chine produits avec du travail forcé?


Le Xinjiang est une région autonome de la Chine. Beaucoup de firmes étrangères font faire des vêtements de coton dans cette région. Malheureusement, c’est des ex-prisonniers, et parmi les plus pauvres Ouïgours, une ethnie minoritaire sont voués au travail forcé. Donc les vêtements de coton made in China provenant de cette région est fait par des personnes qui sont menacés pour le profit des autres.
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Des vêtements venus de Chine produits avec du travail forcé?

PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon des organisations de défense des droits de l’homme, l’importation de vêtements de coton en provenance du Xinjiang, en Chine, risque de contribuer à la campagne de répression des Ouïgours.

Les firmes étrangères qui font produire en Chine des vêtements de coton à des fins d’exportation courent le risque d’être mêlées à la campagne de répression en cours dans le Xinjiang.

MARC THIBODEAU
LA PRESSE

Plusieurs organisations de défense des droits de la personne préviennent qu’il est difficile de garantir que ces commandes ne seront pas produites sous la contrainte par des Ouïgours détenus ou recrutés de force dans la région, qui fournit 80 % du coton chinois.

Le risque de contribuer indirectement à la situation est si élevé que l’Uyghur Human Rights Project recommande aux entreprises occidentales de suspendre tout approvisionnement de coton, de textiles ou de vêtements venant de firmes établies au Xinjiang.

La mise en garde n’a rien de superflu puisque plusieurs entreprises connues ont dû répondre à des questions à ce sujet au cours des derniers mois.

Le détaillant Costco a notamment été interpellé en octobre après que les services frontaliers américains ont intercepté une commande de pyjamas pour enfants provenant de Chine.

Les autorités américaines sont intervenues parce que l’entreprise exportatrice chinoise, Hetian Taidai Apparel, avait déjà été identifiée comme l’une de celles qui profitent du travail forcé dans le Xinjiang.

Costo Wholesale a assuré, dans un communiqué, que son fournisseur chinois n’avait pas fait appel à des usines du Xinjiang utilisant du travail forcé.

L’entreprise a ajouté qu’elle « n’avait aucune raison de croire » que les produits commandés aient pu être fabriqués dans des circonstances répréhensibles.

La filière canadienne de Costco a indiqué à La Presse que les pyjamas en question n’avaient pas été vendus dans ses magasins et qu’elle n’avait aucun lien avec le fournisseur chinois.

Une entreprise japonaise, Muji, a été critiquée récemment pour avoir annoncé dans ses publicités que les chemises en coton qu’elle commercialise contiennent du coton provenant du Xinjiang.

Muji, qui n’a pas donné suite aux demandes d’entrevue de La Presse, continue d’utiliser la référence à cette région sur son site internet pour commercialiser des chemises, notamment dans la version de sa filière canadienne.

Scott Nova, directeur de Workers Rights Consortium, une organisation qui enquête sur les conditions de travail dans les usines de nombreux pays, juge que Muji fait preuve d’un grave manque de sensibilité éthique et politique en évoquant le Xinjiang à des fins de marketing.

L’enseigne japonaise dit enquêter pour s’assurer qu’elle ne bénéficie pas du travail forcé dans la région, mais cette promesse sonne creux dans la mesure où il est pratiquement impossible, note M. Nova, de procéder à des vérifications dignes de ce nom.

Régime de terreur

Les autorités chinoises, qui subventionnent la production de coton au Xinjiang, bloquent l’accès aux unités de production et cherchent à brouiller les pistes en utilisant des coquilles administratives. Elles imposent par ailleurs aux Ouïgours un régime de terreur qui fait en sorte que les ex-détenus ne peuvent parler ouvertement, même lorsqu’ils réussissent à passer à l’étranger, par crainte de représailles envers leur famille.

Selon M. Nova, nombre d’entreprises ayant des liens avec le Xinjiang « font profil bas à l’heure actuelle dans l’espoir que les médias et le public vont cesser de s’intéresser à la situation ».

Leurs dirigeants, dit-il, savent qu’il sera « coûteux et compliqué » de se désengager complètement de la région et rechignent à revoir leurs pratiques même s’ils devraient le faire.

Dans un récent rapport, le Center for Strategic and International Studies (CSIS), établi à Washington, dit avoir trouvé une trentaine d’usines et de parcs industriels au Xinjiang susceptibles d’utiliser du travail forcé.

La main-d’œuvre, indique-t-on, peut provenir de « centres de rééducation » assimilables à des prisons, dans lesquels les autorités chinoises détiennent des centaines de milliers d’Ouïgours. La population carcérale des prisons officielles, très élevée dans la région, est aussi mise à profit.

Amy Lehr, coauteure du rapport, note que la Chine force aussi un grand nombre d’Ouïgours vivant en milieu rural à travailler en usine dans le cadre d’une campagne officielle de « lutte contre la pauvreté » qui vise aussi à accélérer la dissolution de la communauté musulmane.

« Les entreprises étrangères doivent se demander si elles peuvent faire appel éthiquement à des fournisseurs du Xinjiang dans un tel contexte », dit Mme Lehr.

L’experte estime que les firmes désirant favoriser l’éradication du travail forcé devraient boycotter tout produit de coton venant de la région, de manière à faire pression sur la Chine.

Des centaines d’entreprises avaient convenu d’une telle stratégie relativement au coton ouzbek, favorisant une évolution progressive des conditions de travail dans le pays.

Le coton chinois représente une part « beaucoup plus substantielle » du marché international, ce qui risque de compliquer les choses, prévient-elle.

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Les vieux arbres géants du Canada de plus en plus exportés en Asie


C’est bien vrai, l’environnement, c’est une question d’argent avant tout. Si cela n’est pas profitable alors on ne protège pas, on trouve de belles excuses et si on y voit un profit pour poser des gestes environnementaux alors, on adhère. Des forêts anciennes dont les arbres sont présents depuis des siècles se font couper pour être exporté en Asie, alors qu’eux protègent de plus en plus leurs forêts
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Les vieux arbres géants du Canada de plus en plus exportés en Asie


Un arbre géant abattu avec une grande souche et une femme qui apparaît toute petite à côté.

Cet arbre de plusieurs centaines d’années a été abattu par une compagnie forestière, l’an dernier, sur l’île de Vancouver.

PHOTO : TJ WATT

La forêt ancienne a presque complètement disparu sur l’île de Vancouver; le Canada est le dernier pays du G7 pour la protection des aires terrestres.

Thomas Gerbet


Des siècles pour pousser. Quelques heures pour être coupés. Le Canada exporte des quantités records d’arbres vers les marchés asiatiques ces dernières années.

La souche mesure au moins deux mètres de diamètre. On pourrait s’y coucher sans dépasser. Autour de nous, une immense coupe à blanc, comme un carreau dans une forêt transformée en damier.

Nous sommes à Port Renfrew, municipalité autoproclamée « capitale canadienne des grands arbres ». Sur l’île de Vancouver, certaines souches mesurent jusqu’à six mètres de diamètre, ce qui témoigne de l’âge qu’avaient ces arbres avant d’être abattus.

Dans la forêt pluviale tempérée de l’Ouest, qui capte particulièrement bien le carbone, certains arbres ont plus de 1000 ans.

« Ce sont des écosystèmes importants pour les espèces en danger, pour le climat, pour le tourisme, pour la culture autochtone, explique TJ Watt, de l’Ancient Forest Alliance. La protection de ces arbres est vraiment déficiente. »

Cette forêt est coupée à un rythme de 10 000 terrains de football par an.TJ Watt, Ancient Forest Alliance

Comment l’intensité des coupes peut-elle se maintenir, alors que l’industrie forestière a connu un important déclin ces dernières années, avec une vingtaine de fermetures de scieries en Colombie-Britannique? La réponse se trouve du côté de l’Asie.

La quasi-totalité des troncs exportés depuis le Canada vient de Colombie-Britannique.

Les usines canadiennes ont priorité sur l’exportation, mais comme elles sont moins nombreuses et que la demande est forte ailleurs, les billes de bois d’ici partent à l’étranger sur de gigantesques navires.

En plus, les acheteurs japonais ou chinois sont prêts à payer plus cher nos arbres. Ironiquement, certains produits créés avec ce bois, comme des meubles, finissent par revenir chez nous et être achetés par les Canadiens.

Un douglas géant au milieu d'une ancienne coupe à blanc. Notre journaliste est en bas à gauche.


Un douglas géant au milieu d’une ancienne coupe à blanc. Notre journaliste est en bas à gauche.

PHOTO : RADIO-CANADA / THOMAS GERBET

Au milieu d’une coupe à blanc vieille de sept ou huit ans, un gigantesque douglas apparaît. Il mesure 66 mètres de haut et 4 mètres de diamètre à sa base.

L’arbre a été laissé là par la compagnie forestière à la demande d’un ingénieur forestier qui s’était ému qu’on coupe ce géant de plusieurs siècles.

Couper ces arbres est légal, puisque le territoire n’est pas protégé.

Les compagnies forestières rappellent que leurs activités génèrent des milliards de dollars et emploient des dizaines de milliers de Canadiens.

La Colombie-Britannique se vante d’offrir une protection à 55 % de la forêt ancienne, mais c’est un chiffre à prendre avec des pincettes, selon Andrea Inness, d’Ancient Forest Alliance.

« Les 55 % sont un pourcentage de la forêt encore debout, mais le chiffre n’inclut pas tout ce qui existait à l’origine. Selon cette logique, plus on coupe en dehors des zones protégées et plus le pourcentage de protection augmente. »

Même si la foresterie est de compétence provinciale, l’exportation de ressources naturelles est de responsabilité fédérale. Ottawa peut intervenir dans la conservation des milieux naturels.

« Le gouvernement fédéral devrait demander à chaque province d’adopter les cibles de conservation des aires terrestres protégées sous l’égide de la Convention de l’ONU sur la biodiversité : 17 % d’ici 2020. »

En ce moment, le Canada protège 10,7 % du territoire terrestre, ce qui en fait le plus mauvais élève de tous les pays du G7.

De son côté, la Chine protège de plus en plus ses forêts. Selon les données de l’ONU, les Chinois conservent 15,6 % de leur territoire terrestre, soit plus que le Canada.

https://ici.radio-canada.ca/

L’amputation d’ailerons de requin sera interdite au Canada


Je savais qu’amputer les ailerons d’un requin se fait dans les pays asiatiques, mais j’étais loin de me douter que cela se fasse aussi au Canada. Il était temps qu’on change cette loi.
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L’amputation d’ailerons de requin sera interdite au Canada

L'importation et l'exportation d'ailerons de requin qui ne... (PHOTO CHAIDEER MAHYUDDIN, AGENCE FRANCE-PRESSE)

L’importation et l’exportation d’ailerons de requin qui ne sont pas attachés à la carcasse du requin seront également prohibées.

PHOTO CHAIDEER MAHYUDDIN, AGENCE FRANCE-PRESSE


La Presse Canadienne
Ottawa

L’amputation des ailerons de requin sera interdite au Canada à compter de vendredi.

Comme le rappelle le ministère des Pêches et des Océans, cette pratique consiste « à couper les ailerons des requins, souvent pendant que le requin est encore vivant, puis à laisser le requin mourir en mer ».

L’importation et l’exportation d’ailerons de requin qui ne sont pas attachés à la carcasse du requin seront également prohibées.

Le ministre Jonathan Wilkinson a indiqué que le Canada interdit l’amputation des ailerons de requin comme condition de permis de pêche depuis 1994. Les modifications à la Loi sur les pêches récemment adoptées rendront cette pratique illégale en toutes circonstances.

À l’exception des pays asiatiques, le Canada est le plus important importateur d’ailerons de requin.

L’interdiction entrera en vigueur lorsque la loi aura reçu la sanction royale, laquelle est attendue vendredi.

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Un vaste réseau de braconnage d’ours noirs démantelé dans le nord-est du Québec


Faut-tu être stupide ! La médecine traditionnelle d’Asie, cherche partout dans le monde les ingrédients nécessaires a leurs supposés remèdes.Le Québec ne fait pas exception pour le braconnage. Ici, c’est l’ours noir qui est en danger. Ces gens vont tuer ni pour la peau et la viande, mais uniquement la vésicule biliaire, c’est la bile l’ingrédient recherché.
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Un vaste réseau de braconnage d’ours noirs démantelé dans le nord-est du Québec

 

GAIL SHOTLANDER VIA GETTY IMAGES

Ils étaient convoités pour leur vésicule biliaire.

  • La Presse Canadienne

Un vaste réseau de braconnage d’ours noirs, convoités pour leur vésicule biliaire, a été démantelé dans le nord-est du Québec.

Le ministère des Forêts a dévoilé mercredi les résultats de l’opération «Pochette», lancée en 2015.

Le directeur de la protection de la faune du Saguenay—Lac-Saint-Jean, Jasmin Larouche, explique que l’enquête a abouti à un total de 16 perquisitions, dont certaines réalisées jusque sur la Côte-Nord.

Selon le ministère des Forêts, les tentacules de ce réseau d’une soixantaine de personnes s’étendaient jusqu’à Laval et en Mauricie.

En entrevue avec La Presse canadienne, le commandant Larouche a expliqué que les vésicules biliaires, dont la quantité saisie reste à être déterminée, étaient destinées «en grande majorité» à l’exportation vers l’Asie.

Ce petit organe de l’appareil digestif est surtout recherché pour la bile qu’il renferme.

«C’est convoité parce qu’il y a des propriétés médicinales qui sont attribuées à sa consommation sous différentes formes», a précisé le commandant Larouche, qui situe la valeur d’une vésicule biliaire de taille moyenne entre 100 et 250 $.

Aucune arrestation n’a été effectuée jusqu’à présent, a-t-il ajouté. Les autorités de juridiction fédérale reprendront l’enquête sur l’exportation de cette partie très recherchée de l’animal.

Si les personnes visées sont reconnues coupables des 121 chefs d’accusation comptabilisés à ce jour, elles pourraient écoper d’amendes de plus de 325 000 $.

Les ours noirs sont «très sensibles» à de telles activités, a souligné le commandant, se désolant qu’une «bonne quantité» de bêtes ont été abattues seulement pour leur vésicule — dont la simple possession est d’ailleurs interdite dans la province.

«S’il y a un commerce relié (aux ours) qui peut être très lucratif, ça met une pression sur une population qui est à la base fragile», a-t-il fait valoir.

Un tel réseau de braconnage n’avait pas été démantelé depuis 2002 au Québec, lors de l’opération «América».

L’enquête «Pochette» a mobilisé plus de 150 agents, de même que l’escouade canine de la protection de la faune. Plusieurs citoyens ont aussi offert leur collaboration, dont des trappeurs et chasseurs.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-vous ► LE BANANIER : LA PLUS GRANDE "HERBE" DU MONDE


Quand on pense banane, c’est souvent celle que l’on met sur nos rôties le matin au déjeuner, ou pour clamer une petite fringale. On connait aussi les petites bananes vertes, brunes ou rouges et la banane a cuire comme le plantain. Mais la banane est étonnante par la quantité de variétés, mais aussi par sa plante
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Le bananier : La plus grande ‘’Herbe’’’ du monde

Le bananier n’est pas un arbre, mais une herbe géante qui peut atteindre jusqu’à 15 mètres de hauteur.

C’est, en fait, la plus grande herbe du monde.

En s’enroulant les unes autour des autres, Ies feuilles donnent naissance au « pseudo tronc » qui ressemble au tronc des arbres mais ne contient pas de bois. Comme la frondaison d’un arbre, les limbes des feuilles s’étalent,alors au-dessus du pseudo tronc. Le bananier pousse dans les régions chaudes et humides. Il est essentiellement constitué d’eau (80 %).

Près de 1000 variétés de bananiers poussent dans le monde !

Le bananier serait-il immortel ?
Le bananier est une plante étrange qui se succède à elle même. Lorsqu’on récolte son régime, le pied-mère meurt
(on sectionne alors, non seulement la tige florale, mais aussi le pseudo tronc). Mais avant la récolte, il a émis des ramifications latérales qui vont lui succéder. De sa tige souterraine (appelée aussi bulbe, souche ou rhizome) vont pousser des rejets (ou rejetons) qui assureront, par voie végétative, la pérennité du bananier. Chaque rejet peut donner un plant de bananier qui peut succéder au pied-mère sur la même souche ou être détaché pour être planté et cultivé ailleurs.

1000 variétés de bananier
On compte environ 1000 variétés de bananier regroupées en 50 groupes et il existe une multitude de banane différentes sur la planète.

À graines, sans graines, minuscules, énormes, longues, courtes, carrées, rondes, droites, courbes, vertes, jaunes, roses, panachées, argentées, tigrées, les bananes, consommées crues ou cuites, peuvent avoir tous les goûts et satisfaire tous les consommateurs.

En Afrique de l’Ouest, il existe un bananier plantain qui produit un seul fruit pouvant atteindre jusqu’à 50 cm de long ! Sur nos tables apparaissent surtout les variétés de bananes dessert cultivées pour l’exportation, les « Cavendish » : Lacatan, Poyo, Grande naine.

Le plus grand bananier du monde est un bananier sauvage !

Le plus grand bananier du monde s’appelle « Musa Ingens ».

Son pseudo tronc peut atteindre 15 mètres de hauteur et 2,5 mètres de circonférence et son régime de bananes peut peser jusqu’à 60 kg ! Hélas, ses fruits remplis de graines noires et dures ne sont pas comestibles. « Musa Ingens » pousse en altitude (de 1000 à 2100 mètres), dans les forêts de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Plus de 120 pays produisent des bananes

La production mondiale est estimée à 85 millions de tonnes, dont 30 millions de tonnes de plantains. Sur ce volume, 98 % des bananes et la totalité des plantains proviennent des pays en développement. Les nations les plus pauvres fournissent 42 % de la production totale de bananes. La production de bananes à cuire (plantains et autres bananes) est estimée à 20 millions de tonnes pour le continent africain, qui produit environ 50 % de la banane plantain au niveau mondial (l’Amérique du Sud 25 %, I’Asie 15 % et l’Amérique centrale 10 %).

Panama
En 1919, 7 millions de caisses de bananes sont embarquées à Almirante.

Équateur
De 1982 à 1983, des pluies exceptionnelles submergent plus de 27000 hectares de cultures. Cela n’a pas empêché l’Equateur de reprendre sa place de premier exportateur mondial.

Colombie
Les premières plantations se sont installées près du port de Santa Marta, dans la zone de Ciénaga. C’est le 24 octobre 1891, sur le bateau à vapeur « Claribel », que se fait le premier chargement de bananes (1582 régimes). Destination : La Nouvelle-Orléans !

Jamaïque
Au XIXe siècle, naissent les premières plantations de bananes dessert. Ces dernières approvisionnaient alors l’Europe et l’Amérique du Nord.

Mexique
Dans les années 40, l’exploitation de la banane constitue l’une des premières sources de revenus de la région de Tabasco où la production intensive avait débuté dès 1890.

Canaries
La banane Cavendish y est introduite par les Anglais à partir du jardin botanique de Kew avant de gagner I’Amérique du Sud.

Afrique de l’Ouest
Ce sont les voyageurs, puis les commerçants qui, au XVIe siècle, l’introduisent sur la côte ouest de l’Afrique.

Afrique centrale
On pense que les plantains sont en Afrique centrale depuis 8000 ans.

Inde
En Inde, la domestication du bananier remonte à une époque très lointaine.
Ce dernier figure sur les célèbres peintures et sculptures d’Ajanta et d’Ellora (300 à 400av.JC.).

Chine
Le bananier comestible serait originaire de Chine et aurait progressé vers l’Ouest, d’abord en Asie Mineure, puis en Afrique.

L’arbre du paradis, symbole de la fragilité
Le bananier, en accompagnant la vie des hommes, en a aussi nourri l’imaginaire. Rien d’étonnant dès lors qu’il apparaisse dans de nombreuses légendes. Ainsi prétend-on qu’il fut l’arbre 1u paradis : « Musa paradisiaca ».

Son concurrent direct était, alors, le palmier dattier. Les fruits de ces deux espèces furent, en effet, considérés comme également succulents, mais les feuilles du bananier, plus pratiques pour masquer les instruments du péché, firent la différence (de justesse !).

Parce-qu’il disparaît après avoir porté ses fruits Bouddha fit du bananier le symbole de la fragilité, de l’instabilité des choses. « Les constructions mentales sont pareilles à un bananier », peut-on lire dans un des textes fondateurs du Bouddhisme.

La peinture chinoise reprendra souvent le thème du sage méditant sur l’impermanence des choses au pied d’un bananier.

Le bananier est menacé
Outre les rafales de vents, les tempêtes, les cyclones, le bananier a de redoutables ennemis : des virus, des bactéries, des nématodes, des insectes (charançons) et des champignons ! Ces derniers attaquent les feuilles et peuvent provoquer de graves maladies comme les cercosporioses. C’est dans le bulbe du bananier que pond la femelle du charançon noir. Ses larves y creusent des galeries et font des dégâts considérables.

Quand aux racines, elles sont attaquées par des vers microscopiques, les nématodes. Les fruits, eux, sont la cible de petits insectes, les Thrips. La vie du bananier n’est pas de tout repos !

http://bakwaba.perso.neuf.fr/

Saisie de 16 000 hippocampes séchés


Une espèce protégée qui subissent des pêches excessives pour ses prétendues qualités médicinales .. Les l’hippocampes sont vendue au noir a gros pris pour être réduit en poudre. Quel triste sort pour ces magnifiques cheval de mer
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Saisie de 16 000 hippocampes séchés

 

Saisie de 16 000 hippocampes séchés

Photo: AFP/Archives

Plus de 16 000 hippocampes déshydratés voués à l’exportation illégale vers l’Asie ont été saisis jeudi à Lima, a annoncé la police écologique péruvienne.

 

«Nous sommes parvenus à saisir (…) 16.280 hippocampes qui devaient être commercialisées illégalement sur le continent asiatique», a déclaré à l’AFP le colonel Victor Fernandez, de la police écologique.

La cargaison, pesant au total environ 163 kilos, a été retrouvée dans trois caisses lors d’une opération policière dans le quartier liménien de San Miguel, proche de l’aéroport international de la capitale péruvienne.

En Asie, notamment en Chine, Corée et Japon, ce petit animal marin protégé par la Convention sur le commerce international des espèces sauvages (CITES) est recherché pour ses prétendues qualités médicinales (contre la calvitie notamment) ou aphrodisiaques. La poudre obtenue à partir de l’animal s’y revend à environ 6 000 dollars le kilo, a encore précisé M. Fernandez.

La pêche à l’hippocampe est totalement interdite au Pérou depuis 2004. La pêche d’espèces marines protégées y est passible de deux à cinq ans de prison.

Sur l’ensemble de l’année 2011, un total de deux tonnes d’hippocampes vouées à l’exportation ont été saisies par les autorités péruviennes.

http://fr.canoe.ca

Votre ordinateur est programmé pour mourir jeune


Étant donner le coûts des ordinateurs et tout ce qui va avec.. il est important que ce soit pour le consommateur ou l’environnement que les produits de la technologie soient durable et ce pendant plusieurs années ainsi alléger l’impact sur l’exportation de produits dangereux sans compter que l’environnement et notre portefeuille s’en portera mieux. Les compagnie doivent donc agir de façon responsable
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Votre ordinateur est programmé pour mourir jeune

 

 

Par Bruno Geoffroy

Des ampoules aux ordinateurs, l’espérance de vie des produits de consommation diminue. La faute à l’obsolescence programmée, affirme le documentaire Prêt à jeter présenté le 31 janvier à l’UQAM. Avis d’experts.

L’obsolescence programmée est un «régime minceur» que les fabricants font subir à la durée de vie des produits. Tout a commencé dès les années 1920, lorsque les industriels américains ont introduit le concept de produit jetable.
Un artifice pour doper la croissance

Il s’agissait alors d’un moyen artificiel de doper la croissance économique et de faire croire aux citoyens des pays industrialisés que la liberté et le bonheur passaient par une consommation infinie. Présentées dans le documentaire Prêt à jeter, ses conséquences environnementales et sociales sont désastreuses: gaspillage de ressources, pollution, exportation de déchets vers les pays pauvres…
Toutefois, cette pratique reste surtout cantonnée à certaines niches comme l’informatique et l’électroménager.

«Par exemple, Apple a longtemps obligé les consommateurs à racheter un nouvel appareil quand les batteries soudées de leurs iPod étaient arrivées en fin de vie», raconte Jérémy Bouchez, ex-directeur de Computation, une entreprise de reconditionnement et de recyclage d’équipements informatiques et électroniques, et coordonnateur bénévole du Cercle scientifique de la Fondation David Suzuki.

Allonger la durée de vie utile
Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, la durée de vie moyenne des ordinateurs, dans les pays développés, est passée de six ans en 1997 à seulement deux ans en 2005. De 20 à 50 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques sont ainsi générées chaque année.

Pour contrecarrer ces effets pervers, «il faut reconditionner nos appareils électroniques afin de maximiser leur durée de vie utile avant qu’ils ne passent dans le bac de recyclage. Environ 80 % des gens n’ont pas besoin d’un ordinateur dernier cri pour envoyer des courriels, surfer sur Internet ou visionner des vidéos sur YouTube», constate Jérémy Bouchez.

Économiser les ressources

«La durée de vie d’un produit n’est pas le facteur clé en matière de réduction des impacts environnementaux. Dans nos analyses de cycle de vie, on place l’accent sur l’utilisation du produit. C’est sur ce point crucial que les industriels doivent travailler afin d’économiser l’énergie et les ressources, notamment en augmentant l’efficacité et en réduisant la consommation», précise Dominique Maxime, analyste et associé de recherche au Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services de l’École polytechnique de Montréal.

Responsabiliser les fabricants s’avère aussi un bon moyen de faire évoluer les pratiques. Selon Recyc-Québec, le Règlement sur la responsabilité élargie des producteurs intégré à la nouvelle Politique québécoise de gestion des matières résiduelles obligera les producteurs des produits électroniques à payer les frais liés aux activités de récupération et à la prise en charge de ce type de matériel en fin de vie utile. Sa mise en application est prévue dans le courant de 2012.

Pour en savoir plus
L’Agence Science-Presse propose de voir le documentaire Prêt à jeter (Cosima Dannoritzer, Espagne, 2010) et d’en discuter avec Jérémy Bouchez.
Aide-mémoire de Recyc-Québec sur les points de collecte du matériel électronique et des résidus domestiques dangereux (PDF)
C’était mieux dans le bon vieux temps, février 2011