Bons baisers de l’Antarctique : les photos à geler le souffle de l’expédition-exploit de Parker Read


L’hiver avec la neige, le froid, c’est de saison dans mon coin du monde, mais je trouve courageux ceux qui vont faire des expéditions dans des endroits les plus froids de la terre. Quand tu entends la neige craquer sous les pas, c’est qu’il fait un temps vraiment glacial. Mais dépasser ces capacités pour réussir cet exploit ont doit se sentir vidé, mais aussi comme avoir accompli quelque chose de grand
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Bons baisers de l’Antarctique : les photos à geler le souffle de l’expédition-exploit de Parker Read

Ce jeune homme de 19 ans a établi un nouveau record en traversant le pôle sud en seulement 18 jours. Une façon d’attirer l’attention du grand public sur les conséquences du changement climatique.

C’est une magnifique performance, sur le plan humain et sportif, qu’a réalisé en décembre dernier Parker Liautaud. Ce Californien de 19 ans est devenu l’homme le plus rapide du monde à avoir traversé le pôle Sud. Selon Business Insider, cet explorateur a mis 18 jours, 4 heures et 43 minutes et ce, sans aucune assistance.

Mais ce n’était pas vraiment la préoccupation première du jeune homme. En effet, si Parker Liautaud, actuellement étudiant en deuxième année à l’Université de Yale, s’est rendu sur place c’est avant tout pour la bonne cause. Par le biais de ce record, il a souhaite alerter le grand public sur les conséquences du réchauffement climatique.

Au cours de son voyage, il a prélevé des échantillons à près de 2 mètres sous la glace. D’après le site Actualités News Environnement, des chercheurs de GNS Science, un institut de recherche néo-zélandais, analysent actuellement les échantillons pour identifier d’éventuels changements de composition qui pourraient permettre de comprendre la vitesse du changement climatique dans la région.

Si cette question environnementale ne vous intéresse pas particulièrement, vous pouvez toujours regarder les magnifiques photos que Parker Liautaud a ramenées de son expédition.

La mission, appelée Willis Resilience Expedition, a commencé à la fin du mois de novembre, lorsque Parker et une équipe de quatre hommes ont atterri à la base Union Glacier.

Voici le chemin emprunté par le jeune explorateur.

Pour cette expédition, Parker était accompagné du vétéran Doug Stoup.

Au cours de son trek, Parker Liautaud a effectué des prélèvements de glace afin de mieux comprendre l’accélération du réchauffement climatique.

Parker a rencontré d’autres explorateurs dont la Britannique, Maria Leijerstam, qui tente de devenir la première personne à parcourir le pôle Sud à vélo.

 

NB : Crédits photos Willis Resilience Expedition Media

 

http://www.atlantico.fr/

7 signes pour détecter un vrai psychopathe


Avoir dans son entourage un psychopathe est très destructeur. Ce genre de personne n’a pas vraiment de moralité et a une facilité de manipuler son entourage
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7 signes pour détecter un vrai psychopathe

 

On emploie souvent le terme de « psychopathe » mais sans savoir vraiment ce qu’il veut dire. Voici les 7 signes révélateurs de cette maladie.

Il ne ressent rien pour les autres

Les psychopathes ne ressentent rien pour les autres mais seulement pour eux. Ils ressentent bien biologiquement des émotions mais psychologiquement les troubles caractériels de leur maladie viennent troubler et altérer le ressenti de ces émotions. Ils n’ont aucun sentiment envers les autres. Toute émotion est ramenée à eux de n’importe quelle façon. Les autres ne sont que des objets qui servent à assouvir leurs envies.

Ce problème d’absence d’empathie explique pourquoi ils n’ont aucune morale et donc aucune limite à faire du mal à autrui physiquement et moralement. D’où leur dangerosité.

Il n’avoue jamais sa culpabilité

Mensonges, manipulations, violence… Les psychopathes sont prêts à tout pour que chaque chose conviennent à leurs envies. Tout individu, lorsqu’il n’agit pas comme le psychopathe le souhaite, lui rappelle cette réalité qu’il déteste. Il n’est pas question de déni ou de fuite de la réalité, un psychopathe cherche juste à la modifier pour qu’elle soit conforme à l’idée que lui se fait. Si quelqu’un agit différemment, il fera tout pour le détruire. Et s’il fait du mal c’est uniquement parce que les autres l’ont bien cherché.

Jamais de leur faute ? Jamais un psychopathe n’avoue sa culpabilité. Il cherche à trouver n’importe quoi pour se justifier ou tente de manipuler l’autre pour lui faire croire que tout est de sa faute.

« Pour satisfaire sa personnalité narcissique jamais le psychopathe ne doit baisser dans l’estime des autres. Il n’y a aucune préoccupation pour le sort de la victime, aucune expression d’amour et de remords » explique J.Reid Maloy, professeur de psychatrie à l’université de Californie, dans son ouvrageLes psychopathes.

Il dévalorise les autres sans cesse

Le psychopathe vit dans une réalité qu’il se fabrique. Tous les autres individus extérieurs le sortent de cette réalité et lui rappellent ce qu’il déteste. En conséquent, il a tendance à rabaisser les autres plus bas que terre continuellement. C’est une sorte d’extériorisation agressive afin de détruire tout ce qui peut lui faire mal. Un moyen d’attaquer les autres pour être sûr qu’il ne le blesse pas un jour. Etant un être tourné sur lui même, le psychopathe ne prendra pas le risque que quelque chose puisse toucher à l’estime qu’il a de lui. Pour arriver à ses fins, il est prêt à tout. Néanmoins il est important de ne pas confondre un pervers narcissique qui rabaisse pour son plaisir avec un psychopathe qui souffre d’une maladie violente beaucoup plus dangereuse

Aucune relation sociable durable

Contrairement à ce qu’on croit, les psychopathes ont quelques facilités à nouer des liens avec les autres. Mais ces liens ne durent jamais. Comme une pause au milieu de la maladie, les psychopathes ont besoin des autres pour tester la réalité. Le problème c’est qu’à cause de leurs caractéristiques narcissiques, colériques et paranoïaques n’importe quelle personne viendra un jour heurter leur susceptibilité et déchaîner leur colère sans même le vouloir. Comme un mécanisme de défense, le malade va tenter de détruire l’autre, moralement ou physiquement. Quoiqu’il arrive, les psychopathes finissent par être isolés.

Paranoïaque, il s’énerve rapidement

C’est dans son caractère colérique que l’on ressent le plus l’aspect d’un psychopathe. Cette particularité s’apparente à une sorte de délire paranoïaque parce qu’il veut être constamment admiré et envié.

« Les personnes réelles sont perçues comme des objets familiers mais néanmoins maléfiques qui attaquent et qui méritent la rage du psychopathe » explique J.Reid Maloy dans son livre Les psychopathes.

Un événement bénin, une petite insulte ou même un regard de travers peuvent suffir à renvoyer au psychopathe l’impression qu’on ne le voit pas comme il le souhaiterait.

« L’expérience consciente de rage dans le processus psychopathique débouche typiquement sur la violence en l’absence de structuration du surmoi » ajoute l’auteur.

La tromperie continuelle

Une personne atteinte de psychopathie a conscience du mal qu’elle cause à l’autre. Pour éviter que les autres ne fassent quelque chose qui lui déplaise ou l’angoisse, elle utilise la tromperie. Il y a une réelle intention de manipulation des autres pour le dénuer de tout attribut. Par ce moyen, le psychopathe est sûr de dominer et satisfaire sa personnalité narcissique.

Psychopathie : 3% d’hommes et 1% de femmes

La psychopathie est une maladie grave très peu connue qui touche 3% d’hommes et 1% de femmes.

C’est un trouble permanent du développement comportementale caractérisé par des comportements associables impulsifs et pour lesquels le sujet ne ressent aucune culpabilité.

Ce trouble psychologique peut intéragir et/ou accentuer d’autres troubles comme la schizophrénie ou la dépression bipolaire. Il existe plusieurs degrés dans la maladie pouvant aller de la psychopathie modérée à un passage à l’acte criminel et dangereux pour les autres. Elle ne peut être diagnostiquée avant 18 ans mais en générale on peut toujours constater des antécédents au cours de l’adolescence.

Source

Les psychopathes, essai de pathologique dynamique, J.Reid Maloy, 2011, Editions Frison-Roche.

http://www.medisite.fr/

Whisper: l’appli qui partage anonymement vos secrets


La majorité des utilisateurs de cette application sont des femmes, c’est épouvantable, Quelle honte ! Je qualifie ce genre d’activité de commérage et médisance quand ils sont à déblatérer aux sujets des autres et ce que l’information soit vraie ou non. En plus, ces rumeurs peuvent faire vraiment du tort à des gens et avoir des dommages collatéraux. Et jusqu’où cela peut aller, ces rumeurs peuvent t’il engendre des problèmes plus important que l’adultère, maladie, consommation de drogue ?
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Whisper: l’appli qui partage anonymement vos secrets

Whisper:

Whisper vous permet de partager un secret ou un potin de façon anonyme. Photo Fotolia

Cette semaine, l’actrice Gwyneth Paltrow a dû nier une rumeur d’adultère qui est apparue non pas sur Twitter, sur le site TMZ ou dans les tabloïds, mais bien sur une application pour téléphone intelligent dont vous n’avez probablement jamais entendu parler.

Whisper (murmure, en français) est une application qui vous permet de partager un secret ou un potin de façon tout à fait anonyme.

Lancée il y a deux ans, l’application gagne rapidement en popularité et compte 3,5 milliards de pages vues par mois, c’est plus que le site web de CNN. L’équipe d’une quarantaine de personnes travaille dans une maison à Santa Monica en Californie.

L’application est disponible partout à travers le monde. «On a même des utilisateurs en Corée du Nord, en Chine et en Iran», explique Neetzan Zimmerman, le nouvel éditeur en chef de Whisper. Il se décrit sur sa page Twitter comme le «gardien des secrets».

Zimmerman, 32 ans, vient de quitter son poste chez Gawker, où il était connu comme la star du contenu viral.

COMMENT ÇA FONCTIONNE?

Sur Whisper, tout le monde peut partager un message anonyme. Le court texte est écrit sur une image (un peu à la manière des mèmes internet).

Lorsque vous ouvrez l’application, vous verrez sur la page d’accueil six de ces images. Les éditeurs de Whisper se chargent de sélectionner les secrets les plus intéressants et les plus populaires. Vous pouvez ensuite répondre à ces secrets en message public ou privé.

L’application s’adresse surtout aux adolescents, mais le contenu que l’on y retrouve est non moins fascinant.

«J’ai dit que j’étais enceinte pour garder mon copain, mais la nouvelle s’est tellement répandue que j’ai dû prétendre faire une fausse-couche. Personne ne sait la vérité à ce jour», a écrit une jeune femme.

«Mes parents ont dépensé 35 000 $ pour ma cure de désintoxication et je leur mens par rapport à ma sobriété» a écrit une autre personne.

«Je suis professeur de maternelle et je truque toujours les jeux pour que mes élèves préférés gagnent», a écrit un enseignant.

«Regardez ce que je viens de trouver dans le sac à dos de mon copain et ce n’est pas à moi», a écrit une femme sur une photo de sous-vêtements.

SANS PUDEUR

«La réalité est que nous nous exposons beaucoup trop sur internet. Avec Instagram et Facebook, on embellit notre vie et on ne révèle que le meilleur, mais parfois les gens ont besoin de se vider le coeur. Whisper vous permet d’être vous-même», a souligné M. Zimmerman.

Il affirme que plusieurs journalistes utilisent l’application pour partager des informations qui sont beaucoup trop litigieuses pour être imprimées.

«Pour la majorité des secrets, nous ne vérifions pas qui se trouve derrière, mais quand il s’agit de rumeurs concernant des personnalités publiques, nous allons faire des vérifications pour nous assurer que la source est crédible», dit-il.

Ce fut le cas pour la rumeur concernant Gwyneth Paltrow apparue lundi, selon laquelle elle aurait une liaison avec un avocat de Los Angeles.

«Je ne peux pas révéler l’identité de la source pour des raisons évidentes, mais c’est une personne ayant des liens très étroits avec Gwyneth qui est venue à nous directement quand Graydon Carter (l’éditeur du magazineVanity Fair) a décidé de ne plus publier un reportage qui aurait pu nuire à l’actrice.»

Selon le site Business Insider, la majorité des utilisateurs de Whisper ont entre 17 et 28 ans, moins de 4 % sont âgés de moins de 18 ans. La grande majorité de ses utilisateurs, soit 70 %, sont des femmes.

http://fr.canoe.ca/

Alberta Une petite roche? Non, un crâne de dinosaure!


Quand tu espères trouver quelque chose et que ce qui parait tout a fait insignifiant voir improbable est en fait une découverte majeur, est encore mieux. Chaque rocher a son histoire et ce rocher avait en plus l’histoire d’un animal disparu il y a des millions d’années
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Alberta

Une petite roche? Non, un crâne de dinosaure!

 

Une petite roche? Non, un crâne de dinosaure!

Crédit photo : Agence QMI

Darla Zelenitsky, professeure à l’Université de Calgary

Par Renato Gandia | Agence QMI

Ce qui ne semblait être qu’une petite roche à la surface s’est plutôt avéré être le crâne d’un dinosaure géant.

La professeure adjointe Darla Zelenitsky de l’Université de Calgary et son assistant ont découvert en octobre une grosse tête de pachyrhinnosaure.

«Nous avons été agréablement surpris de voir le spécimen, parce que cela n’avait l’air de rien au début et il s’est avéré que c’était une grande partie du crâne d’un dinosaure», a déclaré Mme Zelenitsky.

(Agence QMI)

La dernière découverte de ce type dans la région remonte à plus de 50 ans, alors que seulement le morceau d’un crâne avait été recueilli.

Les pachyrhinnosaures étaient des herbivores à cornes à quatre pattes qui vivaient il y a environ 70 millions d’années dans des régions qui font maintenant partie de l’Alberta et de l’Alaska.

Ce dinosaure pouvait avoir plus de six mètres de hauteur et sa tête était ornée de grosses bosses osseuses, de cornes, et d’une grande frange à l’arrière qui descendait jusqu’au cou.

A la suite de la découverte, l’équipe de recherche de la professeure Zelenitsky a retiré cinq à six tonnes de roches en 10 jours pour extraire le crâne du site.

«Selon nos estimations préliminaires, le crâne du dinosaure aurait été de plus de deux mètres et appartenait à un spécimen mature ou vieux.»

http://tvanouvelles.ca/

Les fourmis utilisent leurs petits pour flotter


Tout le monde le sait que les fourmis sont des petites bêtes hyper organisées. Cependant ce qui est surprenant lors de catastrophes relier à l’eau, ce sont les petits qui sont la clé de leur survie
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Les fourmis utilisent leurs petits pour flotter

 

 

Vidéo: des fourmis construisent un raft par la revue scientifique PLOS // Image de une: « Fire and raft » par Maggie via FlickR licence cc by

Les femmes et les enfants d’abord! Enfin, sauf pour les fourmis. En cas de naufrage ou d’inondations, ces insectes, qui ont l’incroyable capacité de s’organiser en radeau, préfèrent en fait utiliser leurs petits comme flotteurs.

«Nous avons constaté que les larves et les pupes [les fourmis encore dans leur cocon, NDLR] étaient placées comme fondations du radeau, au-dessous des ouvrières qui s’agglutinaient pour former une seule structure», explique à la Tribune de Genève Jessica Purcell, directrice de l’équipe de chercheurs de l’Université de Lausanne, en Suisse, à l’origine de la découverte.

Publiée le 20 février dans la revue scientifique PLOS One, leur étude vient ajouter «un niveau de sophistication aux radeaux qui n’était jusque-là pas compris», estime pour sa part David Hu, membre de l’équipe et ingénieur de l’Institute of Technology de Georgia, aux Etats-Unis, cité par le Los Angeles Times.

Pourquoi les fourmis exposent-elles leurs progénitures «aux poissons affamés et au potentiel risque de noyade»; un choix qui, note le journal américain, peut nous paraître assez contre-intuitif?

Au départ, les chercheurs pensaient «que ce comportement montrait que certaines catégories d’individus étaient sacrifiées en cas de crise», explique la Tribune de Genève.

En réalité, cette action ne relève ni d’un sacrifice, ni d’une cruauté particulière à l’égard des plus jeunes. Comme c’est souvent le cas avec les colonies de fourmis, dont «les incroyables pouvoirs d’organisation» sont depuis longtemps établis par la communauté scientifique, rappelle le LA Times, c’est en fait très pragmatique.

Jessica Purcell l’explique à National Geographic:

«Les larves et les pupes sont plus capables de flotter, sans être complètement submergées. Elles comportent aussi pas mal de graisse, ce qui peut être l’une des caractéristiques qui les aide à résister à l’eau froide.»

En clair, cette organisation permet de sauver plus de vies:

«Sans larves et pupes sous le radeau, reprend National Geographic, 25% à 50% des ouvrières auraient un contact partiel avec l’eau, ce qui les mettraient en danger».

 Sans compter que ces fourmis adultes mettent davantage de temps à récupérer après un bain froid, ajoute le site.

Quant aux petits, rassurez-vous, ils récupèrent bien: les chercheurs ont constaté qu’ils atteignaient l’âge adulte de la même façon que les larves épargnées par cette expérience aquatique.

L’équipe met néanmoins en garde sur la portée de son étude: menée en laboratoire sur une espèce répandue le long du Rhône (Formica Selysi), elle a permis d’observer la constitution d’un radeau dans une colonie de 60 adultes, une reine et dix couvains. Or dans la nature, une embarcation fourmilière peut supporter jusqu’à 100.000 membres d’une colonie!

Vous pouvez avoir un aperçu de cette prouesse dans le récent dessin animé français Minuscule, qui retrace les aventures d’une fourmi et d’une coccinelle –rien ne dit en revanche que les fourmis sont capables de voler une boîte de sucre et des cures-dents!

 

http://www.slate.fr/

Freiner la myopie… sans opération!


Connaissez-vous l’orthokératologie ? Une méthode pour aider les enfants atteints de myopie de d’améliorer et de stabiliser leur vision. Cela n’empêchera pas la myopie de prendre du terrain une fois adulte, mais peut-être, il sera moins fort que prévu. Il y a du pour par les résultats spectaculaires mais aussi du contre a cause des risques d’infections sévère a l’oeil. Mais surement qu’avec les années, cette méthode aura une grande place en optométrie
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Freiner la myopie… sans opération!

 

L'orthokératologie permet de ralentir la progression de la... (Photo Masterfile)

L’orthokératologie permet de ralentir la progression de la myopie chez les enfants.

PHOTO MASTERFILE

SOPHIE ALLARD
La Presse

Une technique offerte depuis peu au Québec permet de stopper la progression de la myopie chez les enfants, et ce, sans intervention chirurgicale. Encore méconnue du grand public, l’orthokératologie – ou le port de lentilles de nuit – fait de petits miracles.

Antoni, âgé de 10 ans, est fortement myope. Sa vision s’est mise à décliner soudainement lorsqu’il était en première année. Il se plaignait d’avoir de la difficulté à lire au tableau en classe. Lorsqu’il regardait un match de hockey à la télévision, il peinait à suivre la rondelle. Un caprice pour avoir des lunettes comme son ami Éloi, ont d’abord pensé ses parents.

Par précaution, ils ont tout de même accompagné Antoni chez l’optométriste. À leur grand étonnement, l’examen a révélé une légère myopie (-2 dioptries). En septembre, sa vision était pourtant parfaite. Le déclin s’est poursuivi de façon constante, et pas très rassurante.

«Tous les six mois, on se rendait chez l’optométriste. Sa vue baissait à tout coup. On avait de la difficulté à suivre le rythme avec les lunettes, qui devenaient rapidement inadéquates», raconte Manon Lavoie, mère d’Antoni.

En 2013, le garçon présentait une myopie de -6, incapable même de voir clairement sa table de chevet à partir de son lit!

«Existe-t-il un moyen de freiner la progression de la myopie?», ont demandé sans relâche les parents d’Antoni au fil des consultations.

Non, leur répondait l’optométriste en haussant les épaules. Puis, l’automne dernier, la réponse a changé. On leur proposait maintenant l’orthokératologie. Coïncidence? La clinique venait de se doter d’un appareil essentiel à cette technique… qu’elle proposait à fort prix!

« Je n’avais aucune idée de ce que c’était. J’étais bien fâchée de ne pas en avoir été informée avant, surtout que l’efficacité est optimale à -4», déplore Manon Lavoie.

Ils ont néanmoins décidé de tenter le coup dans une nouvelle clinique. Avec succès.

Comme un cadeau

Antoni a reçu ses lentilles de nuit un mois avant Noël, comme un cadeau inespéré. Après à peine trois nuits de traitement, sa vision était presque parfaite.

«Ça faisait tellement longtemps qu’on l’avait pas vu sans lunettes. Il peut désormais jouer au hockey et au soccer sans support visuel», raconte sa mère.

Il est toujours un peu nerveux quand sa mère met ses lentilles avant le coucher, mais s’il avait à choisir, il aurait commencé le traitement bien avant, confie-t-il.

«C’est vraiment génial!», s’exclame le garçon.

Il a même commencé à mieux dormir la nuit. Enfin, il sait à quoi ressemble sa chambre dans la pénombre. Avant, il ne s’endormait que s’il y avait de la lumière. Plus maintenant.

Son plus récent examen de suivi, il y a quelques semaines, a révélé une myopie de… -1,5 dioptrie.

«On vient de lui commander des lunettes pour l’école, mais elles sont tellement moins fortes que celles qu’il portait. C’est le jour et la nuit. On a une tranquillité d’esprit en sachant que ça va stabiliser la myopie ou, à tout le moins, en ralentir la progression. En prime, Antoni a une meilleure vision au quotidien. Pour nous, ça n’a pas de prix.»

Ralentir la progression

Portées la nuit, les lentilles d’orthokératologie sont rigides et exercent une pression spécifique sur l’oeil. Elles remodèlent la courbure de la cornée centrale sur une petite zone et, ce faisant, corrigent de façon temporaire la myopie. Au matin, après le retrait des lentilles, la vue est claire.

«La correction s’opère rapidement: de 75 à 80% de la réduction visée est achevée après une seule nuit de port. L’effet total de la correction survient de 7 à 10 jours après le début du traitement», indique Langis Michaud, professeur titulaire à l’École d’optométrie de l’Université de Montréal et président de l’Ordre des optométristes du Québec.

Le jour, l’oeil garde en mémoire la forme induite par la pression de la lentille. Mais cette mémoire est de courte durée. Dès 24 heures après l’arrêt du traitement, la myopie revient au galop de façon aussi rapide qu’elle a été compensée.

«Une bonne vision au quotidien, c’est bien. Mais le but premier de l’orthokératologie moderne est de ralentir la progression de la myopie. C’est la première méthode non chirurgicale qui montre une telle efficacité, indique Langis Michaud. Chez les enfants dont la myopie progresse rapidement, les effets sont même supérieurs que chez les myopes légers, selon de récentes études.»

Le taux de succès en prévention de la progression de la myopie tourne autour de 80 à 90%, souligne le professeur d’optométrie.

«Ça ne veut pas dire que la myopie de l’enfant n’augmentera plus, mais elle va peut-être augmenter de 0,25 par année au lieu de 1. Au bout de quelques années, quand l’oeil aura atteint sa maturité, ça fera une bonne différence.»

À l’âge adulte, la myopie sera moins marquée. C’est vrai même si le traitement est stoppé après quelques années.

Agir tôt

Plus on agit tôt, mieux c’est. La myopie s’installe parfois dès 6 ans. Si la on corrige avec des lunettes, on ne fait qu’aggraver la situation, indique M. Michaud.

«La correction de la myopie avec une lunette est très droite, alors l’image est très claire au niveau central, mais ça crée une perte de focus en périphérie de la rétine. On sait depuis cinq ou six ans que l’oeil réagit en s’allongeant et que ça crée de la myopie.»

À l’affût des récentes découvertes, l’industrie s’adapte et commence à proposer des lunettes spécialement conçues pour stopper la myopie.

«Comme il n’y a pas de contact direct avec l’oeil, le taux de succès est moindre [de 50 à 60 %] qu’avec l’orthokératologie», précise le professeur d’optométrie.

Depuis un an, on offre également sur le marché des lentilles souples de jour pour ralentir la myopie.

«Des résultats positifs ont été publiés il y a quelques mois. Tout le monde est excité, mais j’ai une approche prudente. C’est intéressant à essayer pour les patients intolérants à la lentille rigide, mais on verra dans quelques années à quel point c’est efficace. C’est embryonnaire. Avec l’orthokératologie, on a un recul de 10 à 15 ans. On travaille sur des bases solides, on a des résultats très pertinents.»

Antoni et ses parents, déjà heureux des effets quotidiens, sont confiants.

La technique en cinq points

Pour qui?Les enfants de 8 ans et plus.

«On considère que c’est l’âge idéal pour inculquer de bonnes habitudes d’hygiène. Plus tôt, les parents doivent être prêts à collaborer, l’entretien doit être fait méticuleusement et l’enfant doit savoir ce qu’est une sensation anormale dans l’oeil.»

 En contrepartie, si le traitement débute à 12 ans ou plus, c’est risqué parce que les adolescents, surtout les garçons, se sentent invincibles et sont moins vigilants en ce qui concerne l’hygiène, selon Langis Michaud, professeur d’optométrie à l’Université de Montréal.

Combien ça coûte?

Entre 800 et 1500$ en moyenne. À ce jour, le traitement n’est pas couvert par les compagnies d’assurances ni par l’assurance maladie.

Où l’offre-t-on? 

Dans une quinzaine de cliniques de Montréal, Québec et Sherbrooke.

«C’est une technique appelée à croître, estime M. Michaud. Les diplômés des 10 à 15 dernières années [qui représentent de 40 à 50% de la profession] sont formés à l’orthokératologie. Tous ne l’appliquent pas, mais ils sont en mesure de vous orienter.»

Le coût d’un topographe cornéen, essentiel à l’évaluation, a diminué et est passé de 40 000 à 15 000$ en quelques années, d’où l’intérêt nouveau des professionnels.

Comment se déroule le traitement?

Évaluation.

«Si la cornée est très rigide et plus épaisse de nature, et si son taux d’aplatissement est très faible, on n’obtiendra pas de résultats concluants», explique M. Michaud

Adaptation. On mesure une première fois la topographie de la cornée et, après la réception des lentilles, on procède à l’essayage. On s’assure que la lentille convient à l’oeil et on donne les instructions de manipulation et d’entretien.

Suivi. Le premier suivi se fait idéalement au lendemain de la première nuit de port (avec lentille sur l’oeil), et un deuxième rendez-vous a lieu la semaine suivante. S’il y a présence d’oedème ou d’anomalie, on procède alors à des ajustements et à une nouvelle commande de lentilles. «Environ 15% des cas nécessitent des ajustements», précise M. Michaud. L’effet obtenu doit correspondre à 70% de la cible.

À long terme. On se présente tous les trois mois durant un an et tous les six mois par la suite.

Y a-t-il d’autres applications?

On utilise l’orthokératologie – quoique plus rarement – pour corriger l’hypermétropie, l’astigmatisme et la presbytie (en monovision).

Une technique risquée?

 

La Société canadienne d’ophtalmologie (SCO) «ne cautionne pas l’utilisation de l’orthokératologie dans la tentative de réduire la myopie, car il y a des risques importants pour la santé des yeux et la vision», selon l’énoncé de principes et de politique de la SCO publié en 2007.

Le président de la SCO a refusé de nous accorder une entrevue, mais nous a dirigé vers cet énoncé.

«L’utilisation de lentilles cornéennes rigides perméables au gaz n’empêchera pas la myopie de progresser et tout effet temporaire bénéfique est réversible si l’utilisation des lentilles cornéennes est interrompue. Nous pensons que cet avantage ne justifie pas les risques», indique-t-on.

L’American Academy of Ophtalmology tient le même discours.

Selon des rapports publiés en 2005, la kératite microbienne est associée à l’utilisation nocturne de lentilles cornéennes rigides perméables au gaz ortho-k, note la SOC.

«La majorité des infections signalées sont centrales et graves, causées par des organismes agressifs tels que les bacilles Gram négatifs ou Acanthamoeba.»

«Il demeure un grand danger de dormir avec les lentilles, admet le professeur d’optométrie Langis Michaud. On augmente de cinq fois le risque de contracter un ulcère cornéen ou une pathologie cornéenne majeure qui peut induire des cicatrices et rendre la personne aveugle. D’où l’importance d’une bonne hygiène.»

Cela dit, les infections graves sont très rares aujourd’hui, estime-t-il. «Les ophtalmologistes se fient aux données des années 80, époque où il y avait un taux d’infection majeur.»

Avec les nouvelles lentilles (offertes depuis environ 10 ans), «ça ne tient pas la route». «L’encadrement de la pratique a été resserré et le taux d’infection a baissé.»

http://www.lapresse.ca/