Pour Trump, ces militants "antifas" déguisés en banane sont une menace terroriste


Donald Trump n’en manque pas une pour se faire remarquer. Des bananes et licornes sont selon lui, des terroristes, alors qu’il n’a rien dit à propos de l’autre camp dont plusieurs groupes sont reconnus comme étant raciste et propageant des discours haineux.Comme dans tout regroupement de ce genre, la violence peut éclater d’un côté comme l’autre, il semble qu’heureusement, la situation a été contrôlée
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Pour Trump, ces militants « antifas » déguisés en banane sont une menace terroriste

Par Clément Vaillant

Le président américain craignait de violents affrontements dans les rues de Portland où les militants d’extrême gauche antifascistes s’invitaient dans une manifestation d’extrême droite. Il a eu droit à des bananes et des licornes!

ÉTATS-UNIS – Donald Trump envisage de placer les militants “antifas” sur la liste des organisations terroristes. Ces mêmes militants antifascistes qui ont défilé dans les rues de Portland ce samedi 17 août déguisés en banane, comme le montre notre vidéo en tête d’article.

Portland, bastion progressiste de la côte Ouest américaine était le théâtre d’un grand rassemblement d’extrême droite ce samedi. Une manifestation à laquelle de nombreux militants d’extrême gauche s’étaient invités, faisant craindre des heurts violents aux autorités locales et au président américain Donald Trump, qui surveillait l’événement “de très près”.

Le jour même, celui qui veut racheter le Groenland avait émis l’hypothèse sur Twitter de placer les antifascistes sur la liste des organisations terroristes.

“Sérieuse réflexion engagée sur la possibilité de désigner les ANTIFAS comme une ‘organisation terroriste’, peut-on lire dans son tweet. Portland est surveillée de très près. Espérons que le maire sera capable de bien faire son travail!”

Des bananes et des licornes

Dans la foule des antifas, une troupe hétéroclite de jeunes aux visages parfois masqués, entièrement vêtus de noir, côtoyant de simples habitants de Portland, pour certains déguisés en licorne ou en banane. Les manifestants -pour la plupart pacifiques- ont par la suite dansé sur les notes de la “fanfare banane”. Une image qui semble bien éloignée de celle décrite par Donald Trump sur Twitter, associant ces manifestants à des terroristes.

“Nous rejetons catégoriquement l’étiquette de terrorisme intérieur, explique à Reuters Felix, porte-parole du Rose City Antifa considéré comme le plus ancien groupe antifasciste du pays. “Les antifascistes ne sont pas des terroristes. Nous sommes des personnes qui défendons notre communauté et qui la défendent contre ceux qui veulent lui faire du mal.”

Face aux antifas, on trouvait des drapeaux américains brandis par un mélange de militants d’extrême droite comme les Proud Boys, considérés comme racistes par certains experts, et de partisans plus classiques du président Donald Trump, souvent coiffés de casquettes rouges “Make America Great Again”, le slogan de la campagne présidentielle de 2016.

Dans la foule, Connor, un habitant de la région de Portland s’est rallié contre les Proud Boys, un groupe qui propage un “discours de haine” et n’est pas le bienvenu dans sa ville.

“Nous allons faire en sorte qu’ils sachent que chaque fois qu’ils viendront ici, ils obtiendront la réponse qu’ils souhaitent, mais ce ne sera pas violence”, a-t-il déclaré à l’AFP. “Nous allons les faire sortir de cette ville.“

Aucun incident majeur entre les deux camps

Aucun incident majeur n’a été signalé samedi pendant ces deux rassemblements qui avaient mobilisé d’importantes forces de police. Ponts et rues fermés, policiers antiémeutes lourdement équipés et maniant de longues matraques, agents à vélo sillonnant les rues, bateaux sur la rivière Willamette divisant la ville: les forces de l’ordre ont déployé d’importants moyens pour s’interposer entre les deux groupes et empêcher les affrontements tout au long de la journée.

Si dans l’ensemble, les manifestants ont défilé dans le calme, certains étaient venus armés pour en découdre. En début de journée, la police avait indiqué avoir saisi des sprays répulsifs contre les ours, des boucliers artisanaux, des bâtons et même des tringles à rideaux.

Après la dispersion des manifestants à la mi-journée, de petits groupes d’extrémistes des deux bords ont échangé des quolibets et quelques coups accompagnés de gaz au poivre, selon plusieurs témoignages. La police de Portland a fait état d’au moins treize interpellations, mais personne n’a été sérieusement blessé, selon une porte-parole. 

Le maire démocrate de la ville, Ted Wheeler, a promis une tolérance zéro face à d’éventuels actes de vandalisme ou de violence. 

https://www.huffingtonpost.fr/

Par Clément Vaillant

Le président américain craignait de violents affrontements dans les rues de Portland où les militants d’extrême gauche antifascistes s’invitaient dans une manifestation d’extrême droite. Il a eu droit à des bananes et des licornes!

ÉTATS-UNIS – Donald Trump envisage de placer les militants “antifas” sur la liste des organisations terroristes. Ces mêmes militants antifascistes qui ont défilé dans les rues de Portland ce samedi 17 août déguisés en banane, comme le montre notre vidéo en tête d’article.

Portland, bastion progressiste de la côte Ouest américaine était le théâtre d’un grand rassemblement d’extrême droite ce samedi. Une manifestation à laquelle de nombreux militants d’extrême gauche s’étaient invités, faisant craindre des heurts violents aux autorités locales et au président américain Donald Trump, qui surveillait l’événement “de très près”.

Le jour même, celui qui veut racheter le Groenland avait émis l’hypothèse sur Twitter de placer les antifascistes sur la liste des organisations terroristes.

“Sérieuse réflexion engagée sur la possibilité de désigner les ANTIFAS comme une ‘organisation terroriste’, peut-on lire dans son tweet. Portland est surveillée de très près. Espérons que le maire sera capable de bien faire son travail!”

Des bananes et des licornes

Dans la foule des antifas, une troupe hétéroclite de jeunes aux visages parfois masqués, entièrement vêtus de noir, côtoyant de simples habitants de Portland, pour certains déguisés en licorne ou en banane. Les manifestants -pour la plupart pacifiques- ont par la suite dansé sur les notes de la “fanfare banane”. Une image qui semble bien éloignée de celle décrite par Donald Trump sur Twitter, associant ces manifestants à des terroristes.

“Nous rejetons catégoriquement l’étiquette de terrorisme intérieur, explique à Reuters Felix, porte-parole du Rose City Antifa considéré comme le plus ancien groupe antifasciste du pays. “Les antifascistes ne sont pas des terroristes. Nous sommes des personnes qui défendons notre communauté et qui la défendent contre ceux qui veulent lui faire du mal.”

Face aux antifas, on trouvait des drapeaux américains brandis par un mélange de militants d’extrême droite comme les Proud Boys, considérés comme racistes par certains experts, et de partisans plus classiques du président Donald Trump, souvent coiffés de casquettes rouges “Make America Great Again”, le slogan de la campagne présidentielle de 2016.

Dans la foule, Connor, un habitant de la région de Portland s’est rallié contre les Proud Boys, un groupe qui propage un “discours de haine” et n’est pas le bienvenu dans sa ville.

“Nous allons faire en sorte qu’ils sachent que chaque fois qu’ils viendront ici, ils obtiendront la réponse qu’ils souhaitent, mais ce ne sera pas violence”, a-t-il déclaré à l’AFP. “Nous allons les faire sortir de cette ville.“

Aucun incident majeur entre les deux camps

Aucun incident majeur n’a été signalé samedi pendant ces deux rassemblements qui avaient mobilisé d’importantes forces de police. Ponts et rues fermés, policiers antiémeutes lourdement équipés et maniant de longues matraques, agents à vélo sillonnant les rues, bateaux sur la rivière Willamette divisant la ville: les forces de l’ordre ont déployé d’importants moyens pour s’interposer entre les deux groupes et empêcher les affrontements tout au long de la journée.

Si dans l’ensemble, les manifestants ont défilé dans le calme, certains étaient venus armés pour en découdre. En début de journée, la police avait indiqué avoir saisi des sprays répulsifs contre les ours, des boucliers artisanaux, des bâtons et même des tringles à rideaux.

Après la dispersion des manifestants à la mi-journée, de petits groupes d’extrémistes des deux bords ont échangé des quolibets et quelques coups accompagnés de gaz au poivre, selon plusieurs témoignages. La police de Portland a fait état d’au moins treize interpellations, mais personne n’a été sérieusement blessé, selon une porte-parole. 

Le maire démocrate de la ville, Ted Wheeler, a promis une tolérance zéro face à d’éventuels actes de vandalisme ou de violence. 

https://www.huffingtonpost.fr/

La banane, espèce en voie d’extinction


Il existe plus de 1 000 variétés de banane, mais c’est la Cavendish est la plus consommée au monde. Malheureusement, avec les méthodes actuelles, elle serait en danger de disparaître à cause de maladie.
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La banane, espèce en voie d’extinction

Adieu, jolie Cavendish. | Mike Dorner via Unsplash

Adieu, jolie Cavendish. | Mike Dorner via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Repéré sur HuffPost

Adeptes de la crêpe Nutella-banane, prenez garde. La banane telle que nous la connaissons est sur le point de disparaître et c’est de notre faute.

C’est le premier fruit consommé au monde, et comme il pousse rarement des bananiers dans les campagnes françaises, on l’importe (en masse). Côte d’Ivoire, Équateur, Costa Rica, Inde, Philippines… Ça fait beaucoup de bananes dans le monde. A priori, pas de quoi s’inquiéter. Sauf que toutes ces bananes sont en fait une seule et même banane. Elle s’appelle la Cavendish et si cette variété disparaît, ce sont toutes les bananes de notre consommation qui s’en vont avec elle.

Une seule variété importée

La Cavendish n’est pas la seule banane au monde. En tout, il existe plus de 1.000 variétés. Mais celle qu’on importe dans tous les pays occidentaux, c’est elle –et à l’échelle globale, elle représente tout de même près de la moitié de la production. Qu’elle soit bio ou pas, sa composition génétique ne change pas. Pire, puisqu’elle a trois chromosomes, elle ne peut pas s’adapter génétiquement aux modifications de son environnement telles que les épidémies. Autrement dit, si une banane Cavendish a une maladie, toute l’espèce dans les plantations du monde entier se retrouve menacée. Et c’est précisément ce qui est en train de se passer.

Deux fléaux pèsent sur cette variété. Le premier, la cercosporiose noire, est une maladie provoquée par un champignon, qui réduit les rendements de 30 à 50%. Le deuxième est plus grave: il s’agit d’une mutation d’un champignon qui avait déjà exterminé toutes les bananes de nos grands-parents, les bananes Gros Michel, dans les années 1950. La fusariose, elle, détruit complètement les plants de banane en quelques mois, et empêche de replanter quoi que ce soit pendant des décennies. Pour l’instant cantonnée aux pays asiatiques, il suffit qu’elle atteigne les Caraïbes et l’Amérique latine pour que la Cavendish soit condamnée.

Des épidémies, il y en a toujours eues, la preuve avec la Famine de la pomme de terre en Irlande au XIXe siècle. Néanmoins, celles-ci préoccupent encore plus les agronomes, qui ont constaté que le risque d’infection avait augmenté de 44% depuis les années 1960. En cause: l’augmentation des températures qui forment des conditions d’humidité plus propices au développement du champignon.

Impasse de la banane

L’uniformité des bananes Cavendish a fait son succès: toutes mûrissaient, répondaient aux pesticides, évoluaient de la même façon. C’est maintenant dans sa diversité génétique que réside la rédemption de la banane.

Une des solutions ne fait pas l’unanimité. Si les outils actuels du génie génétique sont suffisamment puissants pour déceler quel gène est affecté par l’une ou l’autre des maladies et par quoi le remplacer, qui veut d’une super-banane transgénique? Il y a bien sûr des techniques de plus en plus développées, en particulier l’édition du génome (ou CRISPR) qui introduit de nouveaux caractères végétaux en réécrivant directement le code génétique des plantes. Mais le débat d’opinion fait obstacle.

La culture étagée (plusieurs cultures en même temps) couplée à une rotation des cultures (plusieurs culture qui se suivent) pourrait aussi améliorer la résistance des bananes à plus long terme que les OGM.

Pour être sauvée, la banane devra dans tous les cas sortir d’une monoculture intensive. Et pour cela, il nous faudra accepter qu’un fruit qui vient de l’autre côté de la planète coûte un peu plus d’un euro le kilo.

http://www.slate.fr/

Les pesticides font jaunir les singes


On n’a pas fini de voir les conséquences de nos abus à vouloir contrôler la nature. Les singes-hurleurs qui adorent les feuilles de palmiers d’ananas et de bananes à Costa-Rica. Le problème, c’est que le Costa-Rica est un grand consommateur de pesticides. Les conséquences sur ces singes sont inusitées. Leurs poils deviennent jaunes et ce n’est pas une couleur la plus discrète quand on veut éviter les prédateurs.
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Les pesticides font jaunir les singes

 

Céline Deluzarche
Journaliste

En hiver, le lièvre variable et le renard des neiges changent de couleur pour s’adapter à leur environnement. Mais si les singes hurleurs à manteau, au Costa Rica, virent au jaune, c’est pour une toute autre raison.

Depuis cinq ans, les scientifiques ont commencé à remarquer des animaux avec des curieuses tâches jaunes sur le pelage, habituellement d’un noir uniforme. Au départ, il s’agissait juste d’une petite partie de la fourrure, sur le bout de la queue ou sur une main. Mais au fll du temps, ces tâches se sont étendues sur des parties de plus en plus grandes du corps, deux des singes devenant entièrement jaunes.

Le singe hurleur se nourrit de feuilles issues des plantations de bananes, ananas et palmiers à huile arrosées de pesticides. © Arturo de Frias Marques

Le singe hurleur se nourrit de feuilles issues des plantations de bananes, ananas et palmiers à huile arrosées de pesticides. © Arturo de Frias Marques

Les plantations de bananes coupables ?

Pour comprendre cette mystérieuse décoloration, les chercheurs ont prélevé des échantillons de fourrure pour des analyses. Ils ont alors découvert que les poils décolorés possèdent cette variante différente de mélanine (le pigment qui colore la peau et les cheveux), appelée phéomélanine, responsable d’une coloration de jaune à rouge, tandis que les poils noirs en contiennent une autre sorte, l’eumélanine. Mais pourquoi les singes hurleurs se mettent-ils soudainement à fabriquer plus de phéomélanine ?

De tels cas n’ayant jamais été observés ailleurs dans la nature ou en captivité, les chercheurs penchent pour le soufre utilisé dans les pesticides. En effet, les singes vivent à proximité des plantations de bananes, ananas et palmiers à huile cultivés dans la région, dont ils raffolent des feuilles. Le Costa Rica est ainsi l’un des plus gros consommateurs de pesticides dans le monde, avec 22,9 kg par hectare de terre cultivée.

Or, « l’exposition au soufre augmente la disponibilité des sulfhydryles dans les cellules, ce qui peut favoriser la synthèse de la phéomélanine dans les mélanocytes », expliquent les chercheurs.

Cette dépigmentation risque fort d’attirer de sérieux ennuis au singe hurleur à manteau : les grosses tâches jaunes le rendent plus visible dans les arbres pour ses prédateurs, comme le jaguar, l’ocelot et le puma.

https://www.futura-sciences.com/

Le Savez-Vous ► Trois aliments solides pour bien vous hydrater


 

Nous voilà en pleine canicule ! Le hic, c’est qu’elle est intense et il est prévu qu’elle sera longue. Il faut donc s’hydrater. 3 aliments disponibles en été qu’il est bon de consommer. Les deux premiers tout le monde, je crois, le sais, mais le 3 ème, il est surprenant, non pas nécessairement pour la quantité d’eau qu’il contient, mais ces atouts sont important pour le corps et encore plus quand il fait chaud
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Trois aliments solides pour bien vous hydrater

 

La canicule devrait être particulièrement longue et intense. La vague de chaleur pourrait durer plus d’une semaine. Avec un tel phénomène, il est important de bien s’hydrater. Il faut donc boire régulièrement de l’eau…mais plusieurs aliments solides permettent de bien s’hydrater.

En voici trois.

1. Le concombre 

D’abord, le concombre, qui contient 95 % d’eau. Il est aussi rafraîchissant.

Et puis il se transporte facilement, souligne Diane Murphy, nutritionniste, et « on les trouve dans n’importe quelle épicerie ».

2. Le melon d’eau 

Autre aliment qui permet de bien s’hydrater : le melon d’eau. Le fruit contient à peine moins d’eau que le concombre : 91 %.

« On le trouve facilement, c’est pratique et peu cher », poursuit Diane Murphy.

Elle suggère aussi de mixer le melon d’eau, puis de le congeler afin de la transformer en popsicle. Idéal pour les enfants.

3. La banane 

Le troisième élément de cette liste est plus surprenant. C’est la banane. Elle contient 74 % d’eau… et beaucoup de potassium.

« On en a besoin pour réguler notre rythme cardiaque, pour équilibrer nos fluides, et pour la neurotransmission », indique encore Diane Murphy.

https://www.meteomedia.com/

Des robes en peau de bananes: la nouvelle idée d’une entreprise de mode pour réduire le gaspillage


Quoique les peaux de banane, feuilles d’ananas et autres matières organiques sont compostables, il est intéressant de faire des vêtements de façon plus naturels et sûrement moins pollueurs
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Des robes en peau de bananes: la nouvelle idée d’une entreprise de mode pour réduire le gaspillage

 

Une banane | Mauro Cateb via Flickr CC License by

Une banane | Mauro Cateb via Flickr CC License by

 

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur Fast Company

Circular Systems utilise aussi d’autres matériaux comme le chanvre ou les feuilles d’ananas.

On connaissait les baskets en plastique recyclé pour dépolluer les océans; voici maintenant les robes en peau de bananes et les T-shirts en écorce de sucre de canne. Dans un récent article, Fast Company présente Circular Systems, une entreprise de l’industrie de la mode qui recycle les déchets alimentaires pour en faire des vêtements.

À l’origine de cette initiative: Isaac Nichelson.

Dans les années 90, ce défenseur de longue date d’une «industrie de la mode durable» prend conscience de la quantité de produits chimique qui sont utilisés pour produire du tissu. Pourtant, pas plus tard que dans les années 60, «97% des fibres utilisées dans les vêtements étaient issues de produits naturels», rappelle Fast Company.

«Aujourd’hui, [l’industrie de la mode] est tellement extractive et destructrice. Et nous regardons nos ressources diminuer alors que la population augmente», s’inquiète Nichelson.

Avec l’aide d’un scientifique, Yitzac Goldstein, et d’un des artisans de la légalisation du chanvre au Canada, Geof Kime, l’industriel a donc créé Circular Systems.

270 millions de tonnes de peau et de tiges de bananes par an

Tous les trois sont partis d’un constat: des tonnes de nourriture sont gaspillés ou détruites à perte chaque année. Exemple, rapporte Fast Company: nous mangeons 100 milliards de bananes par an, ce qui crée pas moins de 270 millions de tonnes de déchets que l’on laisse pourrir ou que l’on brûle.

«Les brûler pollue l’air, et les laisser pourrir libère du méthane dans l’atmosphère, ce qui contribue au réchauffement climatique», développe le magazine.

Autre constat, souligné sur le site de Circular Systems: chaque année, 32 millions d’hectares de paille de riz sont brûlés en Inde.

L’entreprise de Nichelson a choisi de se concentrer pour le moment sur cinq matières: les peaux de bananes, les feuilles d’ananas, les fibres de lin, les écorces de sucre de canne et les tiges de chanvre. Avec ces différents matériaux, Circular Systems assure pouvoir produire 250 millions de tonnes de fibres par an, soit 2,5 fois la demande actuelle.

Alors, prêts à porter un pantalon en feuilles d’ananas ?

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Voici 13 aliments que vous ne devez jamais mettre au réfrigérateur !


Avec tout ce que l’on met dans le réfrigérateur, il est bien d’alléger le contenu avec des aliments qu’il faut éviter d’être en contact avec le froid. Certains aliments doivent être achetés en petite quantité pour éviter le gaspillage
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Voici 13 aliments que vous ne devez jamais mettre au réfrigérateur !

Les pommes de terre

L’amidon qui se trouve dans les pommes de terre se transforme en sucre bien plus vite – et vos pommes de terre deviennent plus sucrées et plus granuleuses.

Flickr

Les épices

Elles perdent leurs saveurs et vos recettes n’auront pas le gout escompté.

Pixabay

Les huiles

Elles changent de couleur et de texture.

Pixabay

Le basilic

Il flétrit plus vite au réfrigérateur – il a besoin de chaleur !

Pixabay

Les pommes

Elles tiennent mieux hors du réfrigérateur.

Pixabay

Le pain

Il s’assèche au réfrigérateur.

Pixabay

L’ail

Non seulement il perd sa saveur, mais il devient aussi caoutchouteux et moisi.

Pixabay

Les oignons

Ils deviennent mous et moisis. Il vaut mieux les ranger dans un endroit sombre à température ambiante.

Pixabay

Les tomates

L’air froid les empêche de murir et de ce fait, elles n’ont pas aussi bon gout.

Pixabay

Le café

Il perd sa saveur et absorbe les autres odeurs et saveurs.

Pixabay

Le miel

Il cristallise et change de saveur.

Pixabay

Les bananes

Elles perdent leurs nutriments, murissent plus lentement, deviennent marron et pourrissent.

Wikipedia

Les avocats

Ils arrêtent de murir au réfrigérateur. D’un autre côté, si vous avez des avocats mûrs que vous n’allez pas manger tout de suite, vous pouvez les ranger au réfrigérateur.

Pixabay

https://fr.newsner.com

Emballages: trop prêt à manger


On a mis des emballages dans denrées pour diminuer les coûts et qu’ils se conservent plus longtemps. Pourtant, il y a toujours un énorme gaspillage dans les fruits et légumes. Cependant, l’emballage est souvent exagéré.
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Emballages: trop prêt à manger

 

Le steak de chou-fleur a rapidement disparu des... (Photo tirée de l'internet)

Le steak de chou-fleur a rapidement disparu des présentoirs.

PHOTO TIRÉE DE L’INTERNET

 

STÉPHANIE BÉRUBÉ
La Presse

Y a-t-il trop de plastique au rayon des fruits et légumes ? Le débat a repris au début de l’année en Angleterre alors que deux supermarchés ont lancé des produits emballés qui ont laissé leur clientèle perplexe et fait le tour du monde par l’entremise des réseaux sociaux.

Chou-fleur à la tranche

Début janvier, la chaîne de supermarchés Marks & Spencer a présenté son « steak de chou-fleur » dans un emballage de plastique, une belle tranche de légume prête à être grillée. Prix : 3,42 $. Couvert de ridicule, le « steak » a rapidement disparu des présentoirs de la chaîne britannique.

Coco plastique

 

La noix de coco prête à boire, elle, est toujours là chez Sainsbury, une autre grande épicerie britannique. Prix : plus de 5 $ pour cette belle noix emballée de plastique.

Oignon tout nu

Autre exemple pour le moins étonnant, cet « oignon nu », un produit néerlandais où l’on a remplacé la pelure de l’oignon (pour faciliter la vie du consommateur) par une pellicule de plastique ! Au rayon des fruits et légumes, il y a suremballage et emballage intelligent.

« Il faut que l’emballage soit présent pour protéger l’aliment, mais il ne faut pas en mettre trop pour rien », dit Anne Maltais, chercheuse à l’Institut des technologies des emballages et du génie alimentaire (ITEGA).

Par exemple, dit-elle, si le fruit a une protection naturelle, comme une banane ou une orange, il n’a pas besoin de plus.

Orange emballée ou remballée

Ce très joli emballage a été remarqué lors d’un concours de design. Il est le fruit du travail d’une étudiante hongroise. Vert ou pas ?

« Le papier sort souvent comme le moins bon choix, car il en faut plus pour une même fonction », tranche Jean-François Ménard, du Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) de Polytechnique Montréal.

Aussi pratique soit-il – le Vitapac permet de facilement transporter un demi-kilo d’oranges -, il ne remplacera donc pas le sac réutilisable pour un choix écolo. L’emballage est toutefois moins controversé que celui adopté en 2016 par la chaîne Whole Food, qui a finalement retiré ses oranges « pelées-remballées » devant la colère de ses clients…

Banana la poubelle

Des chercheurs suédois de l’Université de Karlstad ont calculé que le fruit le plus jeté est la banane, sa période de mûrissement optimale étant courte. La banane est rapidement couverte de taches brunes, ce qui rebute certains consommateurs qui préfèrent la jeter plutôt que la transformer en gâteau. En observant les pertes dans le rayon des fruits et légumes de trois épiceries de leur pays, les chercheurs concluent que sept fruits et légumes représentent la moitié de tout le gaspillage dans cette partie du supermarché : les bananes, les pommes, les tomates, la laitue, les poivrons, les poires et les raisins.

Attention: si la banane est championne de la poubelle en quantité et en impact environnemental, selon le calcul de Réchauffement potentiel global, le fruit qui a le quota de perte le plus élevé est la poire.

« Elle est plus sensible et s’endommage plus facilement », explique la chercheure suédoise Lisa Mattsson, jointe par courriel.

Les poivrons et les raisins ont aussi un quota de perte élevé.

Chou chouchouté

L’ITEGA travaille à mettre au point des emballages qui prolongeront la durée de vie des fruits et légumes. Comment ? Une pellicule microperforée, par exemple, créera une atmosphère modifiée passive, véritable petit paradis pour le fruit ou le légume.

« On met à profit la respiration des végétaux », précise Anne Maltais.

Légumes verts verts

Si un emballage de plastique augmente la durée de vie d’une tomate, est-ce que la tomate est plus verte ?

« L’emballage n’est pas le principal contributeur à l’empreinte environnementale d’un aliment », nuance Jean-François Ménard, analyste en cycle de vie au CIRAIG.

Il faut donc arrêter de le voir comme celui qui a le poids le plus important dans la balance écologique. 

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Selon le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), dans une maison américaine moyenne, jusqu’à 51 % des fruits vont à la poubelle, et 44 % des légumes subissent le même sort. Pour Jean-François Ménard, quelqu’un qui achète tout en vrac, mais jette 50 % de ses fruits et légumes à la maison va certainement laisser une empreinte environnementale plus importante que son voisin qui achète ses légumes emballés, mais mange tout ce qu’il met dans son panier. Évidemment, le consommateur au poids plume sera celui qui achète en vrac et mange tout…

Tomates tripotées

La chercheuse Anne Maltais note que les fruits et légumes vendus en vrac génèrent une certaine perte étant donné que les consommateurs choisissent les plus jolis, laissant derrière eux ceux que l’on appelle désormais les moches.

 « Il se fait une certaine sélection naturelle », dit-elle.

 Sélection coûteuse : en palpant les fruits et légumes pour faire leur choix, les consommateurs laissent les fruits fragiles en plus mauvais état qu’au début de leur investigation. Rien pour elle, une tomate moche deviendra carrément en fin de vie après avoir été compressée par un ou deux clients sélectifs. 

Mochetés cuisinées

Oui, le vrac génère des pertes, confirme Sophie Macario, copropriétaire des deux épiceries montréalaises zéro déchet Loco.

« C’est pour cela qu’il faut l’accompagner d’un plan B », dit-elle.

Chez Loco, les fruits et légumes qui ne trouvent pas leur place dans le sac de tissu du client sont transformés en repas et vendus dans la petite section prêt-à-manger du commerce.

Nourrir le dépotoir

« Les emballages ont été développés pour que ça coûte le moins cher possible et pour qu’ils soient le plus performants possible au niveau de la conservation », dit Sophie Macario, doctorante en sciences de l’environnement de l’UQAM. Or, précise-t-elle, leur utilisation est si répandue qu’il faut considérer les déchets que les emballages génèrent.

« C’est ça, le problème de l’emballage. Et la seule solution, c’est de les réduire à la source. »

Dans cette question fort complexe, il faut aussi garder en tête que tous les déchets ne sont pas égaux.

« Chaque matière a sa durée de vie et le plastique est une des pires au niveau de l’impact environnemental, explique Sophie Macario. Produire l’emballage coûte aussi de l’énergie et demande du pétrole. Je ne crois pas que ça soit une technique durable. »

http://www.lapresse.ca/