Incroyables fonds marins


De magnifiques photos des fonds marins dont des photographes amateurs ont participé a un concours de l’Université a Miami, aux États-Unis. Le premier prix est vraiment époustouflant
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Incroyables fonds marins

 

Maëlle Boudet

 

L’Université de Miami et son école de sciences marines et atmosphériques lance tous les ans un grand concours de photos amateur, récompensant les plus belles images de fonds marins.

Planet.fr vous propose de découvrir les lauréats de la dernière édition.

1 – Le grand gagnant du concours : le phoque et la forêt de varech

 

Cette année, quatre catégories avaient été créées : portrait de poisson ou animal marin, macro, objectif grand angle et étudiant. Le grand gagnant toutes catégories confondue est Kyle McBurnie, avec sa photo de phoque entouré de varech prise au large de San Diego.

2 – Des poissons colorés

 

3 – Drôle de poisson

 

4 – Crevette et anémone

 

5 – Mollusque bariolé

 

6 – La vie sous-marine

 

8 – Un banc de poissons en Mer rouge

 

9 – Des dauphins à Hawaï

 

10 – Un mérou géant

 

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5 FAÇONS GÉNIALES DE PRÉSERVER UN BOUQUET DE FLEURS


Les fleurs coupées, c’est beau, mais malheureusement éphémère. On peut les faire sécher par la méthode traditionnelle, la tête en bas, mais il y a d’autres trucs qui pourraient être intéressants
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5 FAÇONS GÉNIALES DE PRÉSERVER UN BOUQUET DE FLEURS

Cueillez les fleurs le matin ou le soir quand elles sont à leurs meilleurs. Quand vient le temps de les conserver, utilisez ces techniques de séchage spécialisées.

Par Alyssa Jung

Comment sécher des fleurs : au micro-ondes

Séchez des fleurs en quelques minutes plutôt qu’en plusieurs semaines en utilisant un micro-ondes. Choisissez les fleurs à sécher. Une à la fois, placez les fleurs dans un bol allant au micro-ondes et recouvrez-la d’environ quatre tasses de litière pour chat. Faites fonctionner à la puissance maximale de deux à trois minutes. Quand la litière pour chat est refroidie, retirez la fleur et brossez l’excédent.

Comment sécher des fleurs : au gel de silice

Crédit Photo : iStockphoto/Thinkstock

Si vous souhaitez que vos fleurs ressemblent à ce dont elles avaient l’air dans votre jardin, essayez le gel de silice. Cette substance sablonneuse qu’on trouve dans les magasins d’artisanat fonctionne mieux avec des fleurs robustes comme les zinnias ou les roses. Dans un grand récipient, recouvrez vos fleurs de gel de silice. De quelques jours à une semaine, découvrez délicatement des fleurs préservées et vibrantes.

Comment sécher des fleurs : par pressage

Crédit Photo : iStockphoto/Thinkstock

Pour utiliser des fleurs séchées à d’autres fins que la décoration,utilisez la méthode du pressage. Prenez une encyclopédie ou un autre livre lourd. Chemisez une page de papier-parchemin ou de papier ciré et arrangez les fleurs, tête en bas, de sorte qu’elles ne se chevauchent pas. Fermez le livre et oubliez-les pendant sept à dix jours. Une fois que toute l’humidité s’est évaporée et qu’elles ont une texture semblable à du papier, utilisez vos fleurs pressées pour faire des signets, de la papeterie, ou remplissez un cadre à photo pour une jolie décoration murale.

Comment sécher des fleurs : par séchage à l’air

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Suspendre un bouquet à l’envers est la plus traditionnelle technique pour sécher des fleurs. Rassemblez les fleurs en bouquet et attachez les tiges avec une bande élastique. Suspendez le bouquet, tête en bas, dans un endroit bien aéré, hors du soleil direct, sur un crochet dans la cuisine ou dans un placard vide par exemple. Observez les pétales rétrécir et changer de couleur. En quelques semaines, vous aurez de belles fleurs séchées dans des tons d’époque. Organisez-les pour faire ce joli centre de table.

Comment sécher des fleurs : la manière paresseuse

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Sécher des fleurs dans un vase est sans effort. Placez les tiges dans quelques centimètres d’eau et oubliez-les. Une fois que toute l’eau sera évaporée, les fleurs doivent être en position verticale, pimpantes, mais sèches. Les hortensias ou les soupirs de bébé sont de bons choix pour cette méthode, parce que des fleurs avec de tiges plus tendres pourrait s’affaisser. Il suffit d’utiliser le vase comme décoration de table ou d’enlever le bouquet, d’attacher un ruban autour des tiges et de l’accrocher au mur.

http://selection.readersdigest.ca

La fillette entre en Turquie avec un passeport du "Pays des licornes"


C’est une situation assez cocasse, mais d’un autre côté inquiétant … Si jamais une personne aurait voulu enlever un enfant, cela aurait été le drame, Bon, c’est peut-être juste une grosse erreur d’inattention, mais espérons que ce soit un cas vraiment isolé
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La fillette entre en Turquie avec un passeport du « Pays des licornes »

 

Emily Harris, 9 ans, a déjoué les agents de sécurité de la frontière turque. La petite fille a en effet présenté un passeport du « pays des licornes » et a passé la douane d’Antalya sans encombre.

Mais que fait la police ? A l’heure des contrôles drastiques dans les aéroports, une fillette de 9 ans a passé la douane turque après avoir présenté un passeport du « Pays des licornes ». Il s’agit en effet d’un faux passeport offert avec une peluche.

La famille Harris, originaire du Pays de Galles, se rendait en Turquie pour y passer une semaine de vacances. Dans la précipitation, la maman d’Emily a présenté le mauvais passeport au douanier de l’aéroport d’Antalya. Ce derrnier n’y a vu que du feu, il a même tamponné le passeport « DesignaBear ».

Le passeport de Licorne tamponné. http://www.freepressseries.co.uk

« Je n’ai remarqué mon erreur que bien plus loin. J’étais en panique, j’ai cru que quelqu’un allait venir nous chercher en nous suspectant du pire« , a expliqué la maman de la fillette.

 « C’est fou parce que ce passeport n’a absolument pas l’air vrai, il y a des dessins sur sa couverture et à l’intérieur, il n’a pas la même taille que les passeports traditionnels et en guise de photo, on trouve un dessin de licorne rose ».

« L’agent a même demandé à Emily quel âge elle avait et elle lui a répondu qu’elle avait neuf ans. Il a ensuite estampillé son passeport. Les fonctionnaires de tous les pays sont supposés vérifier les passeports. Certes, nous avons beaucoup ri face à la situation, mais en même temps, c’est angoissant de se dire qu’on peut faire passer un enfant à la douane d’un autre pays sans aucune vérification sérieuse », a conclu la mère de famille.

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Paralysie cérébrale chez les enfants Une étude donne beaucoup d’espoir


C’est une belle avancée médicale pour éviter aux enfants atteint de paralysie cérébrale d’être plus autonome pour se déplacer
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Paralysie cérébrale chez les enfants : Une étude donne beaucoup d’espoir

 

Une étude donne beaucoup d'espoir

Crédit photo : TVA Nouvelles

Sara est atteinte de paralysie cérébrale, depuis son opération, elle peut marcher toute seule.

TVA Nouvelles

Une étude médicale réalisée à Montréal vient donner de grands espoirs aux parents d’enfants atteints de paralysie cérébrale.

L’Hôpital de Montréal pour enfants et les Shriners ont réussi pour la première fois à mesurer l’efficacité d’une intervention chirurgicale qui permet aux patients d’éviter de se retrouver en fauteuil roulant.

Sara a quatre ans et est atteinte de paralysie cérébrale.

Il y a un an, elle avait beaucoup de difficulté à se déplacer et devait utiliser une marchette. Depuis son intervention chirurgicale subie à l’Hôpital de Montréal pour enfants, elle n’a pratiquement plus besoin d’aide pour se déplacer.

Sara a été opérée pendant huit heures par l’équipe du docteur Jean-Pierre Farmer afin de traiter ses raideurs musculaires et ses réflexes exagérés. On appelle ça la spasticité.

Ils stimulent électroniquement les terminaisons des fibres nerveuses qui acheminent l’influx nerveux des muscles à la moelle épinière dans le dos.

«Les racines d’un nerf […] ça aide un peu à orienter. On divise […] en morceaux, en branches et on stimule chaque branche, après. On coupe les fils où le courant passe moins bien, où il y a un court-circuit, si vous voulez», explique Chantal Poulin, neurologue à l’Hôpital de Montréal pour enfants.

Depuis 1991, 250 jeunes patients ont ainsi été opérés à l’Hôpital de Montréal pour enfants, qui vient de publier la première étude scientifique sur une longue période démontrant les bienfaits de cette méthode.

«Si des muscles sont déjà serrés à 3 ans; à 13 ans puis à 15 ans, tu vas être en chaise roulante, à ce moment-là», affirme le Dr Jean-Pierre Farmer.

Ali Ammar a 24 ans. Il a été opéré à l’âge de deux ans et demi. Il avait beaucoup de difficulté à bouger.

Depuis, il est devenu comédien et a joué le rôle d’une personne atteinte de paralysie cérébrale dans le film québécois Roméo onze.

Le jeune homme donne beaucoup d’espoir à cette mère de famille de Saguenay, dont le fils a été opéré la semaine dernière.

Il pourra maintenant suivre les pas d’Ali.

http://tvanouvelles.ca

Étude sur les gangs de rue Des criminels dès 9 ans


Des enfants souvent abusés moralement, physiquement quittent leur famille pour vivre dans une gang de rue et survivre avec la drogue, les vols et la prostitution. Ces jeunes qui sont supposées se comporter comme des enfants commencent bien mal leur avenir
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Étude sur les gangs de rue : Des criminels dès 9 ans

 

Des criminels dès 9 ans

Crédit photo : TVA Nouvelles

TVA Nouvelles

La plupart des jeunes qui font partie de gangs de rue ont commencé leur carrière criminelle dès 9 ou 10 ans et tenteraient de se venger de leur famille en commettant des délits. C’est ce qui ressort d’une étude dont TVA a obtenu copie et qui sera rendue publique jeudi lors du colloque sur les gangs de rue qui se tient à Montréal.

Ce jeune homme de 18 ans a passé le quart de sa vie en centre jeunesse. Depuis un an, il a été placé par le tribunal en garde fermée dans une unité pour jeunes contrevenants du centre Cité des Prairies de Montréal.

Trafic de drogue, vol à main armée, prostitution, il a tout fait.

Il faisait partie d’un gang de rue et sa carrière criminelle a commencé très tôt. Dès l’âge de 11 ans, il vendait des stupéfiants dans la rue.

Depuis dix ans, Ali Nestor Charles, un ex-membre de gang, aide des jeunes à s’en sortir en leur inculquant une discipline, en les incitant à étudier.

«Il faut que les jeunes soient encadrés à l’école, encadrés à la maison. Il faut vraiment qu’ils soient dans un bon cercle», explique le fondateur de Princes de la rue.

Dans cette étude, qui sera rendue publique jeudi lors d’un colloque du Centre jeunesse de Montréal, on démontre que ces jeunes essaient de fuir quelque chose.

«C’est en raison de la violence qu’ils vivent à la maison et par vengeance aussi, que plusieurs jeunes quittent la famille pour se joindre aux rangs de gangs. La violence à laquelle ils échappent peut être physique, sexuelle ou psychologique», peut-on lire dans le document.

«Ma mère n’était pas très présente chez nous. Elle criait, elle me frappait», d’ajouter le jeune homme.

Après avoir purgé sa peine, il va bientôt être libre et jure qu’il va se tenir tranquille parce qu’il ne veut pas se retrouver dans une prison pour adultes.

«Un jour ou l’autre, tu vas finir par te faire prendre», conclut-il.

Heureusement, plusieurs s’en sortent, mais le chemin vers la réhabilitation est toujours long, surtout quand la carrière criminelle a commencé durant l’enfance.

http://tvanouvelles.ca

Ces aliments qui nous rendent malades : Allergie, intolérance ou sensibilité?


Il y a les allergies, les intolérances et la sensibilité aux aliments. Un article qui explique bien les différences et les symptômes, mais pour une confirmation, ce n’est que le médecin qui peuvent le diagnostique
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Ces aliments qui nous rendent malades : Allergie, intolérance ou sensibilité?

Photo: iStockphoto

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On a beau bien manger, certains aliments ne nous conviennent pas. Mais s’agit-il d’une allergie, d’une intolérance ou de sensibilité ? Nous avons les réponses.

J’ adore les ananas. Tous les matins, je pouvais manger la moitié de ce fruit exotique. Un jour, une bosse douloureuse est apparue sous ma mâchoire inférieure. Mon médecin était perplexe ; mon dentiste aussi. Puis, j’ai remarqué que la masse était plutôt discrète au réveil et se mettait à enfler à l’heure du petit-déjeuner. « Arrête de te bourrer d’ananas », m’a alors ordonné ma mère. Dans sa jeunesse, ce fruit lui avait valu d’être conduite à l’hôpital avec de violentes douleurs abdominales. Comme les allergies ont souvent une composante héréditaire, j’ai suivi son conseil. Ma bosse suspecte a fini par disparaître.

« Quand l’organisme commence à développer une allergie, on éprouve parfois des symptômes bizarres, comme des picotements ou une enflure des muqueuses, explique le Dr Michel Petit, à la tête de la Clinique d’allergie, à Rosemère. Si on persiste à consommer cet aliment, une réaction beaucoup plus grave peut se produire. »

L’asthme, la crise d’urticaire, le boursouflement des yeux, les crampes abdominales sont des réactions du système immunitaire contre une substance qu’il croit dangereuse. Mais il y a pire : une enflure de la gorge, une difficulté respiratoire et une baisse anormale de la tension artérielle indiquent un choc anaphylactique. Sans une injection ou deux d’épinéphrine, cette réaction peut être fatale.

Allergique au pollen, donc aux fruits ?

On peut être allergique à n’importe quel aliment, mais une dizaine de suspects sont le plus souvent cités : les arachides, les noix et leurs huiles, les graines de sésame, le lait, les œufs, les poissons, les fruits de mer, les mollusques, le soya, le blé et la moutarde. On peut aussi souffrir d’une allergie croisée. Par exemple, les personnes allergiques au pollen (ce qui est mon cas) peuvent l’être aussi à certains fruits, comme l’ananas ou le kiwi.

« Il est toujours préférable de voir un spécialiste qui confirmera le diag­nostic grâce à un test cutané », dit le Dr Petit. S’il se révèle positif, on doit dire adieu à l’aliment incriminé.

Car, en ce qui concerne les allergies alimentaires, les traitements de désensibilisation ne sont pas encore au point.

L’intolérance : digestion chamboulée

Si on ressent des crampes abdominales après avoir bu du lait, on ne souffre pas d’allergie mais plutôt d’intolérance alimentaire. La différence ? Une allergie implique le système immunitaire, qui provoque des réactions subites au niveau de la peau, des voies respiratoires et de l’appareil digestif. L’intolérance, elle, se manifeste un certain temps après l’ingestion. La quantité d’aliments nécessaire pour déclencher une réaction diffère aussi. Un microscopique morceau d’arachide peut provoquer un choc anaphylactique. Mais une seule goutte de lait ne causera pas d’intolérance.

Photo: iStockphoto

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En fait, c’est une incapacité à digérer ou à absorber certaines substances qui entraîne cette dernière affection. Les sucres sont souvent en cause. Par exemple, les gens intolérants au lait ne digèrent pas le lactose, sucre du lait – la lactase, enzyme qui sert à assimiler le lactose, leur fait défaut.

« Les bébés viennent au monde avec cette enzyme, mais elle a tendance à disparaître avec l’âge », explique le Dr Idriss Djilali-Saiah, immunologiste à l’Hôpital Sainte-Justine.

Un adulte sur cinq serait intolérant au lactose. Les manifestations sont connues : ballonnements, crampes abdominales, diarrhée. Dans ce cas, on doit boire du lait sans lactose ou prendre des comprimés de lactase avant de consommer des produits laitiers.

Il existe aussi une intolérance au fructose, sucre que l’on trouve dans les fruits, certains légumes, le miel et les boissons gazeuses.

« Les aliments industrialisés sont inondés de fructose de sirop de maïs, explique le Dr Mickael Bouin, gastro-entérologue au CHUM. Or, la capacité d’absorption de notre intestin est limitée et déterminée génétiquement : si nous dépassons ce seuil, nous éprouvons des symptômes comme des ballonnements, de la diarrhée, des gaz. »

La maladie cœliaque, qu’est-ce au Juste ?

Les intolérances au lactose et au fructose engendrent des malaises parfois pénibles, mais ne sont pas dangereuses pour la santé. Par contre, la maladie cœliaque – ou intolérance au gluten, une protéine qu’on trouve dans le blé, le seigle, l’orge, l’épeautre, le kamut – est plus grave. Cette affection se situe en quelque sorte à mi-chemin entre l’intolérance et l’allergie, car le gluten amène le système immunitaire à s’attaquer à l’intestin grêle. Mais, contrairement à l’allergie au blé – qui existe bel et bien et dont les symptômes apparaissent peu de temps après la consommation –, l’intolérance au gluten se manifeste dans le système digestif une heure ou plus après le repas. On ressent alors des ballonnements, des crampes abdominales, qui peuvent s’accompagner de vomissements ou de diarrhée.

À plus long terme, ces attaques répétées finissent par endommager la paroi de l’intestin et les nutriments sont moins bien assimilés. Les personnes atteintes peuvent souffrir d’anémie ou d’ostéoporose, parce que le fer et le calcium sont mal absorbés. La maladie cœliaque augmente aussi les risques de cancer.

Elle est diagnostiquée au moyen d’un prélèvement sanguin et d’une biopsie de l’intestin grêle. Si on soupçonne le gluten d’être la source de ses malaises, il faut passer un test pour éviter des dommages permanents. Car si le diagnostic se confirme, il faut à tout prix bannir le gluten de son assiette.

« On a longtemps pensé que cette intolérance existait surtout chez les enfants, note le Dr Djilali-Saiah, mais on diagnostique aujourd’hui cette maladie chez des gens de 80 ans ! »

Les naturopathes avaient-ils raison ?

Mais comment expliquer que, malgré des biopsies et des tests sanguins négatifs, des gens continuent à se plaindre de divers maux après avoir mangé du blé et d’autres produits contenant du gluten ? En 2011, une quinzaine d’experts de plusieurs pays sont arrivés à la même conclusion : ces personnes ont une sensibilité au gluten, et non une intolérance.

« Elles éprouvent des malaises digestifs, des douleurs musculaires et articulaires et ont des éruptions cutanées, dit le Dr Djilali-Saiah, qui en rencontre beaucoup dans sa pratique. Mais les prises de sang sont négatives et les biopsies ne révèlent pas de dommages à l’intestin. »

Quand elles retirent le gluten de leur alimentation, elles se portent mieux.

Photo: iStockphoto

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Mais si on peut ressentir autant de ma­laises en étant « sensible » au gluten, cela pourrait-il se produire également avec d’autres aliments ? Depuis des années, des praticiens de médecines naturelles prétendent que l’arthrose, la fibromyalgie, la fatigue, l’eczéma et tout un cortège de maux mal expliqués proviendraient du contenu de notre assiette. Il y a quelque temps, on rejetait cette hypothèse. Aujourd’hui, les spécialistes se montrent plus ouverts.

Des tests inutiles

« Même si on n’a jamais démontré qu’un aliment ou un groupe d’aliments était responsable de troubles comme les douleurs articulaires ou musculaires, c’est théoriquement possible, dit le gastro-entérologue Mickael Bouin. Après tout, la maladie de Crohn, une inflammation auto-immune de l’intestin, s’accompagne bien de douleurs articulaires. »

Le Dr Djilali-Saiah est d’accord. « Le problème, c’est que, faute de résultats probants à des tests, les preuves scientifiques ne sont pas là », précise-t-il.

Il arrive que des examens coûteux soient recommandés par des praticiens de médecines douces : ce sont les tests d’IgG alimentaires et le test ImuPro300, prétendument capables de détecter la présence d’anticorps sécrétés en réaction à certains aliments. Selon les fabricants , ces tests sanguins révéleraient des sensibilités et des intolérances qui provoquent de l’inflammation dans l’organisme à l’origine de diverses dysfonctions. Reste qu’en 2012, la Société canadienne d’allergie et d’immunologie clinique a mis la population en garde : ces tests ne sont pas fiables.

Bien des gens peuvent avoir des résultats positifs sans connaître de problèmes de santé. Ou inversement, obtenir un faible taux d’IgG et présenter une allergie pouvant mettre leur vie en danger. « Ce n’est pas parce qu’on développe des anticorps qu’on est allergique ou intolérant », ajoute le Dr Bouin.

Ces tests ne diagnostiquent pas grand-chose et, en plus, ils coûtent très cher (de 400 $ à 700 $). Ce qui n’exclut pas, par contre, l’existence de sensibilités particulières.

« Il est possible que nous réagissions mieux à certains aliments qu’à d’autres », note le Dr Michel Petit.

Aussi, les additifs chimiques, les agents de conservation, les colorants et certains sucres artificiels comme le sorbitol peuvent être mal tolérés par l’organisme.

« Une façon d’éviter les problèmes d’hypersensibilité est de manger le moins transformé possible », ajoute-t-il.

Notre intestin héberge quelque 100 000 milliards de bactéries, déterminées en partie par ce que nous mangeons.

« Certains types de bactéries pourraient libérer des substances susceptibles de mener à des inflammations chroniques silencieuses, conclut le Dr Petit. Mais les recherches en sont encore aux balbutiements… »

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