La bêtise humaine ne prend pas de vacances


Ce billet rejoint ce que je pense depuis un certains temps et sûrement que beaucoup ont une réflexion semblable. Je ne peux dire si c’est depuis que Donald Trump est au pouvoir aux États-Unis, mais il semble qu’il soit plus évident que des propos haineux, discriminatoire, intimidant et vulgaire soit de plus en plus acceptable. Les réseaux sociaux semblent aussi être une des grandes causes. Les gens ne se gênent plus pour insulté les autres sachant que devant ils sont  »invincibles ». Cette tolérance serait acceptable ?
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La bêtise humaine ne prend pas de vacances


«Commençons par Trump qui y va de ses tweets

JGI/JAMIE GRILL VIA GETTY IMAGES

Des propos racistes, haineux, misogynes, il y en a tous les jours, dans tous les coins du monde. Le pire dans tout ça? Les gens ne se cachent même plus.

  • Par Chan Tep, Collaboration spéciale pour HuffPost

«Commençons par Trump qui y va de ses tweets infectes.»

En tant que jeune femme racisée, mère, et de surcroît, réfugiée, je rage intérieurement de voir toutes les insanités qui sont légitimées ce mois-ci par des personnes influentes et en autorité de ce monde (*mais pas seulement, comme vous le lirez plus bas!).

Commençons par Trump qui y va de ses tweets infectes, semblant mener une «campagne de haine» – dixit ses opposants. Parmi ses cibles récentes? L’élu démocrate Elijah Cummings.

Que dire de ses propos complètement délirants de renvoyer «dans leur pays» d’autres élues démocrates – surnommées «La Brigade», pour la plupart nées aux États-Unis (Alexandria Ocasio-Cortez de New York, Ilhan Omar de Minnesota, Ayanna Pressley du Massachusetts et Rashida Tlaib du Michigan)? Elles représentent pourtant un souffle nouveau pour l’électorat américain.

Or, depuis quand la loi territoriale est-elle devenue suprémaciste au point de rendre toutes personnes non-issues d’un pays non-légitimes? Les femmes de couleur seraient-elles devenues les nouvelles cibles de Trump? 

Les femmes de couleur sont-elles devenues les nouvelles cibles de

SKYNESHER VIA GETTY IMAGESLes femmes de couleur sont-elles devenues les nouvelles cibles de Trump?

Toutes ces manœuvres du président américain et de ses supporteurs ne suscitent qu’une réaction en chaîne de propos et d’actes xénophobes et racistes. Tout cela vient appuyer un mouvement sournois: le «droit» à la haine et au dénigrement des autres. 

La preuve: Alexandria Ocasio-Cortez avait été ciblée à la suite d’une menace de mort par un policier américain (il suggérait de la «tirer» sur Facebook), déclaration que le corps policier a immédiatement condamné en le démettant de ses fonctions.

Jusqu’où peut-on laisser une personne en autorité sous-entendre des propos clairement racistes et xénophobes et qui seront, par la suite, portés par d’autres comme une traînée de poudre?

Rendre l’impardonnable possible, c’est laisser libre cours aux influences banalisant le mal.

Le cerveau humain 

Il existe une étude menée en 2018 par des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie, qui cherchaient à comprendre certains mécanismes du cerveau humain, notamment ceux permettant des actes de divisions de groupes sociaux.

Ils cherchaient à comprendre comment le «nous» et «les autres» se forment dans l’esprit humain (clairement l’une des stratégies du président républicain) et si cette racine pouvait provenir d’une émotion comme la haine.

Or, la haine et la déshumanisation ne seraient pas reliées ensemble; ce qui  ressort de l’étude, c’est que notre cerveau classerait ces deux concepts de façon tout-à-fait distinctes. 

On constate une grande déconnexion de l’humanité partout sur notre

GREMLIN VIA GETTY IMAGESOn constate une grande déconnexion de l’humanité partout sur notre planète.

Au nom de valeurs puristes et d’une meilleure société, certains appliqueraient le processus de déshumanisation envers des personnes parce qu’elles ne les considèreraient pas comme humaines (elles les verraient même inférieures à des animaux) du fait qu’elles ne partageraient pas les mêmes valeurs qu’elles. 

Les actes de violence, ainsi que leur répétition, seraient donc banalisés, et par le fait même, rendus légitimes, par pur principe et conviction profonde… C’est simple: ces personnes croient véritablement au bien-fondé de leurs pensées.

Avouez que ça fait peur, surtout dans un contexte où chaque société contient ce type d’individu.

La haine, tant qu’à elle, découlerait d’un sentiment antipathique qui peut mener jusqu’au souhait de la mort d’une tierce personne…

Ce que je déplore, c’est la grande déconnexion de l’humanité qui se passe un peu partout sur notre planète, chez nos voisins américains tout comme chez nous.

Pour l’avoir vécu personnellement, pour être intimement liée au sort tragique d’un peuple qui s’est vu s’entretuer et se diviser, j’observe certains comportement et je ne peux comprendre comment certains acceptent de séparer des enfants de leur famille, de mettre des migrants en prison et de démoniser des communautés entières au regard de leurs origines culturelles (comme le cas des Roms présentement, pris dans des camps d’urgence par milliers en Italie).

Et au Québec, on n’est toujours pas sortis du bois! 

Ne venez surtout pas me dire qu’il est normal qu’un homme qui s’abaisse à la hauteur d’une petite fille de 3 ans pour l’insulter en lui disant: «Demande à ta maman si je peux fourrer ta mère, enfant de salope?» est légitime! Bien sûr que non – mais ça s’est réellement passé, capté sur vidéo par une autre femme témoin de cet incident, pas plus tard que quelques jours, ici, à Montréal.

Sans crier gare, l’homme (visiblement frustré de la vie) est allé attaquer verbalement une mère et sa fille parce qu’elles parlaient en arabe…

A-t-il pensé aux conséquences psychologiques d’une telle altercation? Clairement non. 

Il a été porté par sa colère, il a pris en otage pendant plusieurs minutes ces deux victimes, il a déversé sa haine sur autrui et ne s’en est même pas caché parce qu’il est probablement convaincu qu’il a raison de ne pas vouloir entendre de langue étrangère dans la rue (et qui sait quelles autres frustrations il avait en tête ce jour-là)! 

Et quelles seront les conséquences sur lui? Je suivrai cette affaire et ses répercussions, qui seront j’espère exemplaires, question de me rendre moins cynique envers notre système de justice.

Les gens ne se cachent plus 

Des propos racistes, haineux, misogynes, il y en a tous les jours, dans tous les coins du monde, et ce, proliférés par n’importe qui. Du plus commun des mortels, sans tribune ni statut particulier aux représentants des pays les plus puissants sur la planète. Le pire dans tout ça, c’est qu’ils ne se cachent même plus. 

Des gens prennent d’assaut la place publique, les réseaux sociaux, les rues  pour des...

VISOOT UTHAIRAM VIA GETTY IMAGESDes gens prennent d’assaut la place publique, les réseaux sociaux, les rues  pour des terrains de jeux où la pire insulte peut survenir.

Des gens prennent d’assaut la place publique, les réseaux sociaux, les rues et même les médias, les voient comme des terrains de jeux où la pire insulte peut survenir, question d’élargir notre tolérance aux insanités, et ce, au nom d’une pensée qui ne fait pas de sens et qui discrimine plusieurs personnes.

La place de la femme racisée, minoritaire dans son milieu, qui veut s’exprimer et qui cherche l’équité, elle est où dans ce grand melting pot de cette violence banalisée?

Thank God qu’il y a des mouvements qui se créent contre ça et qui le dénonce. Chaque injustice, chaque violence peu importe sa teneur, se doit d’être décriée mais aussi réprimandée.

Pourquoi? Parce que la contamination des pensées se fait plus rapidement que ce que l’on croit, elle se transmet sans répit… car la bêtise humaine ne prend jamais de vacances!

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Attention aux ingrédients inactifs des médicaments


Les médicaments contiennent bien des ingrédients actifs pour soigner, il y a aussi des ingrédients inactifs qui sont ajoutés pour l’absorption du médicament, améliorer le goût ou prolonger la durée de conservation. Ces ingrédients inactifs sont généralement sans danger, mais pourrait indisposer ceux qui ont des allergies ou des intolérances, quoique souvent, la quantité n’est pas suffisante pour provoquer des désagréments.
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Attention aux ingrédients inactifs des médicaments

 

Une pilule moyenne contient huit ingrédients inactifs, mais... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

Une pilule moyenne contient huit ingrédients inactifs, mais certaines en contiennent 20 ou plus.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

LAURAN NEERGAARD
Associated Press
Washington

 

Les pilules contiennent souvent des ingrédients dits « inactifs » capables de provoquer des réactions allergiques ou gastro-intestinales chez un petit nombre de personnes sensibles à des composés spécifiques, prévient un nouveau rapport.

Et il est difficile pour ces patients, ou même leur médecin, de savoir si une pilule contient un ingrédient supplémentaire à éviter, ont déclaré mercredi des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de l’hôpital Brigham and Women’s, de Boston.

Les médicaments contiennent un « ingrédient actif » – celui qui, on l’espère, améliorera la santé. Mais les patients peuvent ne pas réaliser que des ingrédients inactifs constituent le reste de la pilule, des substances qui ne sont pas censées affecter directement votre santé. Elles sont utilisées pour faciliter l’absorption du médicament, améliorer le goût ou prolonger la durée de conservation.

La plupart des gens n’ont pas à s’inquiéter des ingrédients inactifs, mais les chercheurs ont souligné les rares rapports publiés sur les réactions de patients souffrant d’allergies ou d’intolérances à certains composés – et réclament plus d’informations sur les personnes à risque.

L’étude a analysé les données sur les ingrédients inactifs à partir d’une base de données de plus de 42 000 médicaments sur ordonnance et en vente libre. Une pilule moyenne contient huit ingrédients inactifs, mais certaines en contiennent 20 ou plus.

Près de 40 % des personnes âgées prennent au moins cinq médicaments sur ordonnance par jour, ont rappelé les chercheurs dans la revue « Science Translational Medicine ».

Les chercheurs ont notamment découvert :

– qu’environ 45 % des médicaments analysés contenaient du lactose. Les quantités peuvent être trop petites pour que certaines personnes intolérantes au lactose le remarquent, mais une personne prenant des médicaments habituels pour le traitement de l’hypertension artérielle et du cholestérol pourrait prendre environ un gramme par jour ;

– qu’un tiers des médicaments contenait un colorant alimentaire associé à des réactions allergiques ;

que plus de la moitié contenait au moins un type de sucre que les personnes atteintes du syndrome du côlon irritable sont censées éviter ;

que dans une récente enquête, 18 % des fabricants ont déclaré que leurs médicaments contenaient du gluten, ce qui peut provoquer des réactions graves si les patients atteints de la maladie coeliaque consomment aussi peu que 1,5 milligramme par jour. Mais les étiquettes peuvent ne préciser que de « l’amidon » inoffensif.

Les patients ne devraient pas s’inquiéter, selon une experte en allergie non impliquée dans le rapport. Souvent, la quantité est trop faible pour déclencher une réaction, et des substances telles que l’huile de soja sont raffinées pour éliminer les protéines provoquant des allergies avant leur utilisation dans des médicaments, a ajouté la docteure Roxanne Oriel, de l’institut new-yorkais Mount Sinai.

Néanmoins, les fabricants de médicaments à base d’huile d’arachide raffinée, comme certaines versions de l’hormone progestérone, mettent souvent un avertissement concernant les allergies sur l’étiquette.

La question attire l’attention. Une proposition en attente de la Food and Drug Administration américaine recommande d’ajouter des informations sur le gluten aux étiquettes des médicaments.

https://www.lapresse.ca

Pourquoi tout nous tombe sur les nerfs?


Sommes-nous rendu une société intolérante ? Le stress, l’impatience face aux bruits, à l’attente, aux enfants, la rage au volant et la liste est longue. Nous avons tellement d’informations en une seule journée, on interagie avec les gens avec un bref instant qu’il est frustrant de ne pas avoir de réponse dans l’immédiat. On ne sait plus attendre avec un monde qui tourne autour beaucoup plus vite. Faut-il réapprendre la courtoisie, la patience, le lâcher-prise ?
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Pourquoi tout nous tombe sur les nerfs?

 

Sommes-nous devenus plus intolérants face aux petites choses irritantes de la... (Photo thinkstock)

PHOTO THINKSTOCK

OLIVIA LÉVY
La Presse

Sommes-nous devenus plus intolérants face aux petites choses irritantes de la vie ? Le bruit des voisins est insupportable ? Les bouchons de circulation sont atroces ? Les transports en commun bondés ? Le quotidien est devenu un véritable enfer ? Pourquoi ? La faute au stress ? Au manque de temps ? Au manque de savoir-vivre ?

L’IMPATIENCE

Pour la Dre Johanne Lévesque, neuropsychologue, nous vivons désormais dans une société de l’instantané. Attendre est devenu impossible, voire intolérable.

« Le côté instantané des communications fait en sorte qu’on est de plus en plus impatient. Regardez dans quel état vous êtes quand vous n’avez pas de réponse instantanée à un courriel ou à un texto ! »

Elle explique que d’un point de vue cérébral, il y aurait un déséquilibre de la dopamine.

« C’est le messager chimique responsable de l’inhibition, de l’attente. La dopamine est aussi le neurotransmetteur le plus important dans le plaisir et la motivation. Comme on n’est plus habitué à patienter, 15 minutes vont sembler une éternité parce que désormais, la production de dopamine n’est déclenchée que pour des événements agréables et stimulants », affirme la neuropsychologue.

La peur de manquer quelque chose nous rend aussi plus impatients. Les gens s’activent sans cesse pour ne rien manquer et sont toujours connectés à leurs cellulaires.

« Il y a 100 ans, l’être humain recevait en une année la même quantité d’information qu’on reçoit aujourd’hui en une journée ! », soutient la Dre Johanne Lévesque.

LES COLÈRES SPONTANÉES

« Sur le stress chronique, ce qu’on sait, c’est que si vous prenez un rat [on ne fait pas de tests sur ce sujet sur les humains], et que vous le stressez tous les jours, qu’est-ce qui va arriver ? Sa réponse de stress biologique va diminuer, car il va s’habituer à ce même stress quotidien, mais il va y avoir un prix à payer : il va devenir 10 fois plus réactif à tout nouveau  » stresseur « , explique Sonia Lupien, fondatrice et directrice du Centre d’études sur le stress humain (CESH). Et chez l’humain, ce sera pareil. On va réagir au quart de tour à des choses qui nous laissaient indifférents. On appelle ça les colères spontanées, c’est un indice que le cerveau envoie, et qui signifie qu’il y a un stress chronique. »

 Les rages au volant sont un bel exemple de colères spontanées.

L’AUGMENTATION DES INTERFÉRENCES

« On n’a jamais été autant en interaction les uns avec les autres. En étant aussi proches, il est évident que le bruit des voisins va nous déranger. Les études démontrent qu’il y a plus de stress en milieu urbain que rural, car il y a plus d’interférences, ce qui pourrait expliquer cette sensibilité et irritabilité face aux autres », soutient Sonia Lupien.

Elle cite les recherches du Dr Irwin Sarazon qui a conclu que le stress résultait d’une interférence. Par exemple, lors d’un concert, si une personne de grande taille s’assoit devant et vous bloque la vue, c’est une interférence. C’est désagréable, ça gâche votre plaisir et ça vous cause du stress.

« Si vous êtes déjà à un niveau de stress élevé et que vous êtes dérangé par des interférences à répétition, vous serez évidemment plus irritable, mais le sujet n’a pas été étudié de cette façon », explique Sonia Lupien.

La spécialiste du stress estime que le festival des cônes orange n’est autre que de l’interférence cognitive à temps plein sur des milliers de gens.

« C’est un laboratoire humain sur le stress. Jour après jour, les gens se retrouvent devant des situations imprévisibles et se disent : où vais-je encore rester pris et quel sera mon retard ? C’est la recette parfaite où on joue avec nos nerfs. »

MANQUE DE SAVOIR-VIVRE

Il n’y a aucun doute, il y a un manque de civilité et de courtoisie au quotidien. La politesse est en déclin.

« Quand on sort de chez soi, on se rend compte qu’il y a des décalages dans le savoir-vivre. On se demande si la politesse se transmet encore ou qu’elle est chose du passé », déplore Julie Blais Comeau, spécialiste de l’étiquette.

Sur les trottoirs, elle remarque que les gens ont la tête penchée sur leur téléphone intelligent, écouteurs dans leurs oreilles, ne voient et n’entendent plus rien et foncent donc dans les passants !

« Il y a des campagnes de publicité qui ont pour thème la courtoisie au volant et dans les transports en commun. Pourquoi ? Parce qu’on a oublié les règles de base ! Il faut nous les rappeler à coups de publicité ! Vous imaginez ! On ne met plus les clignotants, on dépasse n’importe comment, on se bat pour entrer dans l’autobus et dans la rue les voitures éclaboussent les passants ! »

Elle suggère le retour des cours de respect et de civilité à l’école.

PERFORMANCE, PRESSION ET MANQUE DE TEMPS

« Dans le contexte actuel de la conciliation travail-famille, les gens manquent de temps. Le travail déborde sur les moments passés en famille, car les exigences sont plus élevées, les échéances plus serrées, on demande d’être très performants, et c’est stressant. Le marché du travail est précaire et les revenus incertains, alors les employés sont sous pression », explique Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’École des sciences de l’administration, TELUQ.

Du côté de la famille, la professeure indique que les ruptures familiales sont de plus en plus nombreuses et qu’on demande aux enfants d’être toujours plus performants.

LES EMPLOYÉS EN MAL DE RECONNAISSANCE

En ressources humaines, Diane-Gabrielle Tremblay observe qu’il y a une grande absence de reconnaissance.

« J’entends souvent dans les enquêtes que le travail accompli n’est jamais reconnu à sa juste valeur alors que ça ne coûte rien de féliciter ses employés à qui on en demande toujours plus ! Pourquoi les cadres ne donnent pas cette reconnaissance tant demandée et qui fait toute la différence ? », s’interroge-t-elle. 

Le télétravail, une ou deux fois par semaine est une des pistes de solution pour avoir des employés plus heureux et donc moins irritables, au quotidien.

« Les études sont très positives et démontrent que les gens ne sont pas dérangés, qu’ils ne perdent pas de temps dans les transports et veulent conserver ce qu’ils considèrent comme un avantage. C’est dommage, car on ne considère pas assez le télétravail, alors qu’il y a un vrai intérêt, un taux de performance élevé et moins de stress », estime Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’école des sciences de l’administration, TELUQ.

ON TOLÈRE MOINS LES ENFANTS

« Dans une société vieillissante, on perçoit les enfants comme le choix des adultes qui en sont les uniques responsables. C’est très néo-libéral comme approche alors que dans d’autres cultures, les enfants font partie de la vie de la collectivité, tout le monde participe à leur bien-être, l’État, la municipalité et ils sont, en quelque sorte, la responsabilité de tous, ce qui n’est pas le cas ici, constate Stéphanie Gaudet, professeure de sociologie à l’Université d’Ottawa. Nous vivons dans une société qui individualise tous nos choix, c’est certain qu’on est plus intolérant parce qu’on se dit, quand on voit des enfants agités, qu’il n’est pas normal que les parents ne les contrôlent pas, car ils ont fait le choix d’en avoir ! »

LE MODE DE VIE EN SOLO

28 % des Canadiens 33 % des Québécois.

On vit plus que jamais seul, c’est le mode de vie

« Évidemment, ça a un impact sur notre façon d’être, car cette individualité fait en sorte qu’on tolère moins les autres », observe la professeure.

LA CULTURE MARCHANDE

« La culture marchande fait ressortir le côté individualiste. Je suis un client, j’ai payé pour mon billet d’avion, j’ai droit à avoir un vol calme, car quand on paye pour un service, on veut qu’il soit adéquat. […] La culture de la consommation est valorisée, de nombreux ménages canadiens sont endettés, notre mode de vie fait en sorte qu’on n’a pas de marge de manoeuvre pour faire face aux imprévus de la vie : un enfant en difficulté, des parents malades et tout déraille. Toute l’organisation de la société n’aide pas les individus. C’est chacun pour soi, chacun à sa place, ça manque d’humanité », se désole la sociologue.

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>Comment rester calme ou éviter de s’énerver ?

Le fameux « lâcher-prise » est de mise. On ne peut pas tout faire et tout maîtriser, tout le temps ! Il faut faire des choix et accepter ses limites. Si les colères spontanées deviennent récurrentes, c’est peut-être le temps de prendre un moment de réflexion.

« Il faut diminuer notre réponse au stress, aller faire une marche et perdre l’énergie mobilisée, car c’est ce qui fait en sorte que nous sommes tendus. Fondamentalement, il va falloir un jour changer de mode de vie, car quand vous êtes en colère, dites-vous que la seule personne qui souffre, c’est vous » estime Sonia Lupien, directrice du Centre d’études sur le stress humain.

http://www.lapresse.ca

Île d’Oléron: Des touristes insupportés par le chant matinal du coq


Des vacanciers qui veulent aller dans un environnement champêtre doit s’attendre que les bruits soient différents de la ville. La vie animale ne s’arrêtera pas pour plaire aux touristes. Nous n’avons pas à demander aux animaux de se taire, mais plutôt aux êtres humains d’être plus discrets et tolérants
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Île d’Oléron: Des touristes insupportés par le chant matinal du coq

 

Illustration: Un coq.

Illustration: Un coq. — Anupam Nath/AP/SIPA

Si certains vacanciers de Saint-Pierre d’Oléron, en Charente-Maritime, cherchent à se mettre au vert, ils ne sont pas prêts à toutes les concessions pour un séjour champêtre. Les occupants d’une résidence voisine d’un poulailler ne supportent plus le chant du jeune coq Maurice, âgé de 2 ans, tous les matins au lever du soleil, vers 6 h du matin, et sont allés se plaindre auprès du maire de la commune.

Une lettre recommandée d’un conciliateur juridique a même été envoyée à l’élu par le voisinage de la propriétaire du coq afin qu’une solution soit trouvée rapidement, relate France Bleu La Rochelle.

Une marche a été organisée dans le village

La propriétaire de Maurice a déjà fait des efforts, tentant de mieux isoler le poulailler et de cacher le plus possible la lumière du jour aux volatiles mais rien n’y fait, le coq est réglé comme une pendule et fait des vocalises dès les premières lueurs du jour. Pour sauver son animal, la propriétaire a alors lancé une pétition en ligne qui a recueilli près de 30.000 signatures.

Elle a également organisé une marche avec son coq dans sa commune, sensibilisant les habitants. Elle a le soutien de son maire qui dénonce une forme d’intolérance de la part de ses voisins.

« Que doit-on interdire ? Le chant des tourterelles, le cri des mouettes ?

Nous sommes sur une île, les oiseaux tous les matins qui gazouillent ? Les cloches qui sonnent ? », s’agace la propriétaire du coq dans le texte de sa pétition.

http://www.20minutes.fr/

Gluten 101


Avant de choisir un régime sans gluten, mieux vaut en parler avec son médecin à savoir s’il y a possibilité d’être intolérant ou sensible au gluten avant de bannir certains produits dans son alimentation, car il faut éviter les carences de certaines vitamines et minéraux
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Gluten 101

 

Gluten

Photo: iStock by Getty Images

Doit-on bannir le gluten de son alimentation? Et ces maux de ventre sont-ils un signe d’intolérance ou de sensibilité? Des réponses afin de dissiper toute confusion.

20 juin. 2017 Chantal Éthier

 

Qu’est-ce que l’intolérance au gluten ?

Le gluten est une protéine contenue dans le blé, l’épeautre, le kamut, le seigle et l’orge. C’est elle qui donne, entre autres, de la texture et du volume aux produits de boulangerie. Chez 1 % de la population, cette protéine entraîne une destruction d’origine inflammatoire de l’intestin grêle – on parle alors d’intolérance au gluten ou de maladie cœliaque.

« Avec pour conséquences des douleurs abdominales, de la diarrhée, des éruptions cutanées et des carences en vitamines et en minéraux », indique le Dr Idriss Djilali-Saïah, immunologiste au CHU Sainte-Justine.

Les symptômes varient d’un individu à l’autre et sont parfois si légers qu’ils passent inaperçus. Sur 10 personnes affectées, 9 ne le sauraient pas, selon la Fondation québécoise de la maladie cœliaque.

Pourquoi l’autodiagnostic est-il dangereux ?

La seule façon de savoir si l’on est atteint de la maladie cœliaque est de subir des tests sanguins et une biopsie de l’intestin. Retirer le gluten de son alimentation sans avoir reçu un diagnostic peut atténuer les symptômes, mais les dommages causés à l’intestin vont se poursuivre en sourdine.

« La moindre molécule de blé peut causer de l’inflammation, dit la nutritionniste Nicole LeBlanc. C’est une maladie sérieuse, qui ne se traite pas seulement en achetant du pain sans gluten. Pour éviter la contamination avec les céréales proscrites, par exemple, il faut utiliser un grille-pain différent de celui du reste de la famille. »

Sans être intolérantes, certaines personnes se disent « sensibles » au gluten. Est-ce possible ?

« Même si aucun test ne permet de le détecter, ce syndrome existe bel et bien », précise le Dr Idriss Djilali-Saïah.

Les symptômes ressentis sont similaires à ceux de la maladie cœliaque, mais sans les dommages à l’intestin grêle.

« Par contre, on a découvert une certaine forme d’inflammation de la paroi intestinale des gens sensibles au gluten. Et les biopsies de ces patients diffèrent légèrement de la normale. »

On croit qu’une flore intestinale perturbée et une paroi intestinale trop perméable feraient partie des causes. La sensibilité au gluten toucherait moins de 6 % de la population. Le tiers des gens atteints du syndrome du côlon irritable seraient en réalité sensibles au gluten. On a également découvert que le retrait de cette protéine améliore la condition des patients atteints de troubles inflammatoires de l’intestin, comme la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse.

Le blé contient-il plus de gluten qu’auparavant ?

Les experts ne s’entendent pas sur la question. Ce qui est certain, c’est que le pain en contient davantage, car on ajoute du gluten au moment de sa fabrication pour le rendre plus moelleux. Le blé et l’orge sont également utilisés comme agent épaississant ou rehausseur de goût dans les sauces, soupes, assaisonnements de légumes surgelés, saucisses, cretons

Les aliments sans gluten sont-ils plus santé ?

Pas nécessairement, d’après la nutritionniste Nicole LeBlanc.

« Pour donner de la texture au pain, aux biscuits et aux craquelins, le gluten est souvent remplacé par du gras, du sucre et de l’amidon. Alors, quand on opte pour une diète sans gluten, il faut d’abord choisir des aliments qui n’ont pas été transformés », dit-elle.

Est-ce que des maux de ventre après l’ingestion de pain ou de pâtes de blé sont un signe probant de sensibilité au gluten ?

« Certaines personnes qui se croient sensibles au gluten vont éviter le pain et se sentir effectivement mieux, explique le Dr Mickaël Bouin, gastroentérologue au CHUM. Mais, en fait, elles pourraient réagir aux fructanes, des sucres ­présents dans le blé, le seigle et l’orge. »

On a réuni sous l’acronyme FODMAPs des sucres difficiles à digérer qui, chez certains, provoquent des gaz et des douleurs abdominales. Le fructane en fait partie. (On trouve également ce sucre dans les oignons, les échalotes et les artichauts.)

Selon le Dr Bouin, la découverte des FODMAPs ne remet pas en question l’existence de la sensibilité au gluten.

« Certains malaises intestinaux ont des causes multiples qu’on commence seulement à mieux comprendre. »

Comment détecter le gluten qui se cache dans les aliments transformés ?

« Sur la liste des ingrédients, les mentions protéines végétales hydrolysées, extraits de levure, malt, sirop de malt ou amidon modifié ­signifient que ce produit peut contenir du ­gluten », explique la nutritionniste Nicole LeBlanc.

Que peut-on mettre dans son assiette quand on souffre d’intolérance ou de sensibilité au gluten ?

Des céréales naturellement sans gluten, comme le millet, le quinoa, le riz, le maïs, l’avoine non contaminée [cette céréale est souvent en contact avec le blé au moment de sa commercialisation]

De même que des produits nature : yogourt, viandes, poisson, fruits de mer, légumineuses, œufs, noix, graines, tofu, fruits et légumes.

 « J’ai moi-même reçu un diagnostic de maladie cœliaque il y a 17 ans, confie la nutritionniste. Et, croyez-moi, il y a tout de même moyen de bien manger… »

http://fr.chatelaine.com

Vous détestez certains bruits? Voilà pourquoi!


Il y a des bruits qui vous dérangent ? Tout le monde a des bruits qu’ils n’aiment moins. Mais dans certains cas, c’est très handicapant à cause des symptômes qu’ils ressentent
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Vous détestez certains bruits? Voilà pourquoi!

 

Vous détestez certains bruits? Voilà pourquoi!

Les ongles sur le tableau, les ustensiles sur une assiette…Capture d’écran Gentside

Il suffit de faire un rapide sondage auprès de votre entourage pour vous en rendre compte: nombreuses sont les personnes qui ne supportent pas certains types de sons. Au sommet du palmarès des bruits les plus détestés, on compte notamment celui d’un ongle sur un tableau noir, d’un couteau effleurant une assiette ou encore celui de quelqu’un qui mastique.

Pour certains, ces sons spécifiques peuvent provoquer des sentiments extrêmement négatifs allant de la colère jusqu’à la anxiété en passant par le dégoût. Cette répulsion auditive est scientifiquement reconnue et documentée sous le nom de misophonie, un terme qui signifie littéralement «haine du son».

UN TROUBLE RÉCEMMENT ÉTUDIÉ 

Si ce trouble est rarement diagnostiqué, il n’en reste pas moins commun. On doit sa découverte à des chercheurs et docteurs américains qui se sont penchés sur le problème à la fin des années 1990. Une équipe de psychiatres de l’Academic Medical Center d’Amsterdam aux Pays-Bas, a suivi leurs traces quelques temps plus tard, en 2013.

Leur étude, menée sur 42 patients misophones, a ramené sur le devant de la scène cette pathologie proposant de la classifier en tant que trouble psychiatrique à part. Depuis, des analyses neurologiques ultérieures ont été réalisées pour mieux comprendre la nature de la misophonie et le profil des individus qui en sont atteints.

Selon les experts, ce syndrome se caractérise par une répulsion de sons bien spécifiques, de faibles intensités et appartenant le plus souvent au registre du quotidien. Les patients en question détestent ce genre de sons dans la mesure où ils sont générés ou émis par les autres et non par eux-mêmes.

UNE AVERSION SYMPTOMATIQUE

La misophonie se manifeste généralement dès le plus jeune âge et peut prendre de nombreuses formes de réactions symptomatiques physiques ou mentales. Transpiration excessive, accélération du rythme cardiaque, tension musculaire, sentiment de frustration, comportement d’évitement… La liste des symptômes est longue et ceux-ci peuvent être très handicapants au quotidien.

Lorsque c’est le cas, un suivi psychiatrique est conseillé. Néanmoins, les réactions peuvent être exacerbées en cas de stress ou de fatigue. Le problème est que l’origine du trouble reste relativement flou. Des études ont toutefois suggéré qu’il pourrait être lié à une évaluation anormale de signaux conduits par les neurones dans certaines parties du cerveau impliquées notamment dans les émotions.

De fait, la misophonie est très difficile à soigner. Parmi les traitements proposés, celui ayant à ce jour obtenu le plus de succès est une sorte de thérapie consistant à écouter durant au moins neuf mois, des sons dérangeants tout en les associant à d’autres, moins problématiques. L’objectif est de parvenir à dissocier les sons des réactions négatives. 

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L’effet Trump ou comment l’élection présidentielle a changé le harcèlement chez les enfants américains


Un sondage chez les enseignants aux États-Unis pour voir l’impact de l’effet Trump au niveau de l’intolérance chez les enfants de la maternelle jusqu’au secondaire. Il semble que les résultats ne sont pas roses. Qu’il y aurait une augmentation d’intolérance,de racisme au niveau des écoles au pays américain.
Nuage

 

L’effet Trump ou comment l’élection présidentielle a changé le harcèlement chez les enfants américains

 

Le harcèlement est depuis longtemps un problème dans les écoles, mais quelque chose a changé chez les têtes blondes américaines, influencées par le discours haineux du candidat républicain à la présidentielle US, a constaté la semaine passée le magazine Rolling Stone dans un article évoquant le « Trump effect ».

© reuters.

« Sur 5.000 commentaires en retour, il y en avait 1.000 qui mentionnaient nommément Trump. Tous les autres candidats combinés -et c’était en mars, donc il y avait beaucoup d’autres candidats- obtenaient ensemble 167 commentaires au total. »

Maureen Costello, directrice du programme Teaching Tolerance du SPLC

« Trump est le candidat parfait pour un enfant de 12-13 ans; un mauvais comportement et répéter ce que Trump disait, ça semblait faire partie (du processus) de tester les limites. »

Maureen Costello

© reuters.

Un sondage mené auprès d’enseignants américains par l’organisation Southern Poverty Law Center (SPLC), qui combat la haine et l’intolérance, a établi une augmentation du harcèlement sectaire, particulièrement envers des groupes vulnérables tels que les immigrés, les musulmans et autres cibles du candidat républicain Donald Trump.

Phénomène national

Suite à une série d’événements lors de matches de basket ou de foot entre groupes distincts (notamment blancs et latinos), « nous avons rapidement élaboré un sondage. Pas scientifique. Nous avons posé seulement (quatre) questions (…) En outre, les professeurs pouvaient répondre ‘oui’ ou ‘non’ à (quatre) affirmations (…) Nous l’avons envoyé en mars, au moment des primaires, et il y avait encore une douzaine de candidats. En trois jours, nous avons eu 2.000 réponses. Et les gens ne cochaient pas seulement les ‘oui’ et les ‘non’. Nous avons eu plus de 5.000 commentaires », a expliqué Maureen Costello, directrice du programme Teaching Tolerance du SPLC, interrogée par Rolling Stone.

L’appellation « effet Trump » a été avancée « parce que sur ces 5.000 commentaires en retour, il y en avait 1.000 qui mentionnaient nommément Trump. Tous les autres candidats combinés -et c’était en mars, donc il y avait beaucoup d’autres candidats- obtenaient ensemble 167 commentaires au total.

Le phénomène était clairement dirigé par la campagne de Trump. Nous avons mis un nom sur quelque chose qui se passait à travers tout le pays », a-t-elle précisé plus loin dans l’interview.

De la maternelle au secondaire

« Les réactions négatives étaient réparties à travers les Etats », a noté la responsable, qui s’attendait à des différences régionales.

 « Les enseignants utilisaient des mots comme ‘terrifiés’, ‘briser le coeur’, ‘effrayés’. Et pas seulement pour les élèves, mais aussi leurs familles. Il n’y avait pas de modèle d’âge. Cela se passait de la maternelle au secondaire », a-t-elle développé.

 « Deux tiers des professeurs ont rapporté que leurs élèves immigrés étaient stressés. Les enfants entendaient des choses horribles comme ‘Je pense qu’on devrait tuer tous les musulmans’ (…) Et puis, il y a eu cette découverte étrange: les élèves afro-américains s’inquiétaient du fait qu’ils allaient être ‘renvoyés en Afrique’. D’abord, j’ai cru que c’était une donnée aberrante, puis je l’ai lu encore cinq fois », a relevé Mme Costello.

Tester les limites

« Il nous est apparu que le caractère du harcèlement changeait à partir de la rhétorique de l’élection. Il y avait beaucoup d’histoires d’un groupe d’enfants se liguant et scandant ‘Trump! Trump! Trump!’ ou ‘Faites un mur!’ ou ‘Expulsez-le!’ Et ce genre de comportement atteignait des sommets (à l’équivalent du) début du secondaire. Trump est le candidat parfait pour un enfant de 12-13 ans; un mauvais comportement et répéter ce que Trump disait, ça semblait faire partie (du processus) de tester les limites », a analysé la directrice du programme Teaching Tolerance, rappelant l’importance de donner des modèles positifs aux élèves et de leur renvoyer une image positive d’eux-mêmes.

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Peut-on donner du lait à son chat ?


Les chats au temps que j’étais plus jeune (non ce n’est pas de la préhistoire) ont tous bu du lait. Et ceux que j’ai eus dans ces dernières années, Virgule était le seul qui a semblé aimer le lait. Alors on peut oui ou non leur donner du lait ? Et si c’est un chaton orphelin ? On le sèvre avec du lait de vache ou autre ?
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Peut-on donner du lait à son chat ?

 

Si le chat n'est ni allergique, ni intolérant au lactose, il peut boire une petite quantité de lait (environ 40 ml) quotidiennement. ©Gerard Lacz / Rex Featu/REX/SIPA

Si le chat n’est ni allergique, ni intolérant au lactose, il peut boire une petite quantité de lait (environ 40 ml) quotidiennement. ©Gerard Lacz / Rex Featu/REX/SIPA

Par Morgane Kergoat

Votre chat aime le lait. Mais ces dernières années, la toile accuse cet aliment d’être nocif. Alors, info ou intox ? Explications d’une spécialiste en nutrition clinique vétérinaire.

C’est simple : si le lait est bien toléré par le chat et qu’il aime en boire, il n’y a pas de raison vétérinaire de ne pas lui en donner. Selon le Dr Blanchard, spécialiste en nutrition clinique vétérinaire :

« Pour un chat qui aime le lait et le tolère, 40 ml par jour est généralement sans problème ». Mais si le lait, même à petite dose, provoque des troubles alors il faut l’éviter.

ALLERGIES ET INTOLÉRANCE. Il existe deux cas où le lait est à proscrire de l’alimentation du chat adulte. En effet, d’abord, le chat peut être allergique ou intolérant aux protéines du lait. Plusieurs signes peuvent l’indiquer : rougeurs, démangeaisons, otites bilatérales, troubles digestifs, diarrhées… Ensuite, le chat peut être intolérant au sucre du lait : le lactose.

« Dans le premier cas, c’est un phénomène allergique, c’est rare, mais un peu plus fréquent chez les adultes que chez les jeunes, analyse Géraldine Blanchard. Dans le second cas, c’est un phénomène de diminution ou de perte de capacité à digérer le lactose qui existe chez tous les petits mammifères. L’activité de l’enzyme qui permet de digérer le lactose, sucre du lait, et source de glucose pour le jeune sous la mère. Il y a du lactose dans tous les laits de mammifères, et pas tellement moins dans le lait de chatte que dans celui de vache ».

SYMPTÔMES. Ainsi, certains chats ont perdu cette capacité de digestion à l’âge adulte. L’enzyme responsable, la lactase n’est plus active ou n’est plus sécrétée et ils ne digèrent plus le lactose.

« S’ils consomment du lait alors qu’ils n’en consomment jamais, le lactose du lait n’est pas digéré, prévient le Dr Blanchard. Il arrive dans le gros intestin, et est fermenté par les bactéries, cela créé un appel d’eau et une diarrhée assez liquide, qui dépend de la quantité de lait et donc de lactose consommé ».

En revanche, si un chat a toujours bu du lait et a subitement une diarrhée, il faudra chercher une autre cause.

Quelle quantité de lait pour un chat ?

Certains chats conservent une capacité à digérer le lactose toute leur vie, en moyenne cela permet de digérer le lactose contenu dans 10 ml de lait de vache par kg » – Dr Géraldine Blanchard, spécialiste en nutrition clinique vétérinaire.

Un chat de 4 kg peut donc en moyenne digérer 40 ml de lait de vache par jour, que ce lait soit écrémé ou entier ne change rien.

Et pour les produits laitiers ? 

Les produits laitiers fermentés (fromage fermenté, yaourt) contiennent beaucoup moins de lactose que le lait. Les bactéries qui ont permis de les fabriquer ont utilisé le lactose. Ce qui a produit de l’acide lactique, qui donne l’acidité au yaourt par exemple. Si le chat est allergique aux protéines du lait, il ne les tolèrera pas non plus. Mais si le chat est seulement intolérant au lactose, il les tolère généralement bien.

Pour le yaourt, pas de problème de quantité, mais pour le fromage, attention : c’est un aliment très calorique. Sa consommation peut représenter un apport calorique qui génère un surpoids si l’ensemble de la ration n’est pas ajusté pour limiter à l’essentiel l’apport d’énergie » – Dr Blanchard.

Jusqu’à quel âge un chaton boit-il du lait ?

SEVRAGE. 

D’après Géraldine Blanchard : « Un chaton est sevré vers 2 mois. Dès l’âge de 4 à 5 semaines, il peut être habitué, par imitation de sa mère, à consommer en très petite quantité des aliments solides, boîte ou sachet d’aliment complet pour chaton, quelques croquettes pour chaton (mais pas trop pour ne pas consommer trop d’amidon trop tôt), miettes de viande ou poisson, un peu de yaourt ».

À cet âge-là, les petites dents du chaton rendent la tétée douloureuse pour la mère, qui le repousse désormais. Ce douloureux problème ne se pose pas pour les malheureux qui ont perdu leur mère très jeunes et qui ont dû être élevés au biberon. Mais ses parents bipèdes devront aussi introduire progressivement des aliments solides dans son alimentation car, au-delà de 10 semaines, le chaton risque de ne plus digérer le lait et de souffrir de carences. C’est pourquoi il est important que l’orphelin grandisse avec d’autres chats adultes qui lui montreront ce qu’il doit manger.

PAS DE LAIT DE RUMINANT.

Surtout, il ne faut pas donner du lait de vache, de chèvre ou de brebis à l’orphelin, car « le lait de chatte est presque aussi riche en lactose que le lait de ruminant, mais beaucoup plus riche en protéines et lipides (graisses) et un peu plus riche en minéraux. Donc le lait de vache est très déséquilibré pour un chaton », explique le Dr Blanchard.

Le chaton a des besoins spécifiques en certains acides aminés et acides gras essentiels que le lait de ruminant ne couvre pas » – Dr Géraldine Blanchard.

Comment nourrir un petit orphelin ?Un chaton doit être allaité avec du lait maternisé pour chaton. Ce lait doit être préparé juste avant d’être donné, et à température de 37°C.

– Pour un un chaton âgé de 1 à 8 jours, on donne un biberon 7 fois par 24h à raison de 3 à 6 ml / repas (20 à 40 ml / chaton / 24h, en 7 repas) soit 2 à 5 ml lait /100 g de poids / repas

– Ensuite, compter + 1 à 2 ml/biberon/jour, de semaine en semaine on supprime un biberon par 24h.

– Cela donne 6 repas par jour la 2° semaine

– 5 biberons par 24h la 3° semaine

– 4 biberons par 24h la 4° semaine et on incite le chaton à gouter un mélange d’aliment solide pour chaton (boite de mousse pour chaton) mélangé pour moitié avec du lait, puis on en laisse à sa disposition en renouvelant cette offre 3 fois par jour.

– 3 biberons par 24h la 5° semaine alors que le chaton commence à consommer de l’aliment solide pour chaton (continuer l’aliment humide pour chaton, et le mélanger avec de moins en moins de lait, introduire quelques croquettes, quelques miettes de viande/poisson/thon juste pour varier les goûts)

– 2 biberons par 24h la 6° semaine si le chaton consomme bien les aliments solides pour chaton, et que son poids augmente constamment (compter une augmentation de 100 grammes par semaine).

N.B : On peut donner du lait pour chaton dans une écuelle si le chaton sait le lapper, mais il doit également être préparé à 37°C juste avant la distribution.

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Donner du lait de vache à son chat, bonne idée ou pas ?


Peut-on donner du lait de vache aux chats ? Tout dépend de la tolérance du chat, mais de toute manière, le lait pour un chat adulte n’est pas nécessaire. L’eau est beaucoup plus essentielle
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Donner du lait de vache à son chat, bonne idée ou pas ?

 

Par Deborah KoslowskiCrédits photo : Pixabay

Longtemps, on les a considérés comme étant des grands amateurs de lait de vache. Et pourtant, depuis quelques années cette habitude alimentaire fait débat. Info ou intox, on vous dit tout sur sa consommation concernant nos félins.

Solitaire, indépendant, caractériel, phobique de l’eau mais aussi et surtout… buveur invétéré de lait. Chacun y va de son idée bien précise concernant les caractéristiques du chat et pourtant, certaines de ces croyances sont complètement fausses. La consommation de lait de vache en fait partie ! Et pour cause, si celle-ci n’est pas forcément mauvaise pour eux, elle n’est pas recommandée pour autant.

Chatons déjà, il est plutôt conseillé de leurs donner du lait «spécial chats», le lait de vache étant trop pauvre en lipides, en protéines et en sels minéraux mais aussi, bien trop riche en lactose pour eux. Une fois sevré, ces derniers finissent même par le digérer beaucoup moins bien.

Intolérance et allergies

Aussi, les vétérinaires recommandent de ne pas dépasser les 40 ml de lait par jour dans le cas ou votre chat (adulte) aime le lait de vache et que celui-ci ne lui fait rien. Et de fait, en grandissant votre matou peut souffrir d’une diminution voire même d’une perte totale de sa de sa capacité à digérer le lactose, sucre du lait, car l’enzyme responsable de ce phénomène, la lactase, n’est plus sécrétée par son corps. Par ailleurs, il peut également y être allergique.

Si votre poilu souffre alors de démangeaisons, que des rougeurs apparaissent et que des troubles digestifs tels que des diarrhées se font sentir : arrêtez tout.Le lait de vache n’est absolument pas nécessaire pour lui !

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