Plancton décimé, poissons sonnés: les effets du vacarme sous-marin créé par l’homme


La pollution sonore dans les fonds marins fait beaucoup plus de dégâts chez les poissons, zooplanctons … Qui sont pour la majeur partie est causée par des canons à air qu’utilisent les pétrolières. Donc diminuer l’utilisation semble logique, alors que les États-Unis font totalement le contraire. Il y a  aussi d’autres bruits dont nous sommes responsables qui est tout aussi important à diminuer
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Plancton décimé, poissons sonnés: les effets du vacarme sous-marin créé par l’homme

 

Les poissons peuvent souffrir de lésions internes et... (Photo Todd Heisler, archives The New York Times)

Les poissons peuvent souffrir de lésions internes et changer de comportement, comme déboussolés par le bruit, conduisant certains à l’immobilisme, d’autres à fuir.

PHOTO TODD HEISLER, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

 

IVAN COURONNE
Agence France-Presse
Washington

Les nuisances acoustiques sous-marines créées par les activités humaines sont à l’ordre du jour d’une réunion internationale sous l’égide des Nations unies cette semaine à New York, une victoire pour les ONG qui militent pour la reconnaissance mondiale de ce problème encore mal quantifié.

Quelles sont les origines du bruit?

Le bruit humain est principalement créé par les navires de transport maritime, les porte-conteneurs et les pétroliers, avec leurs moteurs et leurs hélices.

Les explosions déclenchées pour démonter des plateformes pétrolières en mer produisent les sons les plus forts, mais sont plus rares.

Les ONG se concentrent sur les canons à air utilisés par les compagnies pétrolières pour détecter des réserves sous-marines. Un bateau remorque un tel canon qui envoie des ondes vers les fonds marins; en rebondissant plus ou moins profondément selon les sédiments et les roches, les ondes dessinent une carte en 3D d’éventuelles réserves pétrolières. Ces décharges de canons à air peuvent se succéder à quinze secondes d’intervalles, sur d’immenses zones, pendant des semaines, à un très fort volume.

Exemple: le zooplancton

L’ONG OceanCare, basée à Bern en Suisse, a compilé en mai 115 études réalisées principalement depuis les années 1990 et 2000, montrant des effets plus ou moins graves sur 66 espèces de poissons et 36 espèces d’invertébrés.

Le zooplancton apparaît comme très vulnérable aux canons à air. Une étude de 2007 a montré qu’une seule décharge de puissance inférieure aux canons habituellement utilisés par les bateaux de prospection pétrolière pouvait décimer la moitié du plancton dans la zone traversée. Certaines espèces de zooplancton ont été tuées à 95%. Or ces planctons sont à la base de la chaîne alimentaire, notamment pour les baleines et de nombreux invertébrés comme les huîtres et les crevettes.

Exemple: les réserves de cabillauds

Les poissons peuvent souffrir de lésions internes et changer de comportement, comme déboussolés par le bruit, conduisant certains à l’immobilisme, d’autres à fuir.

Dans des études de 1996 et 2012, les tirs de canons à air ont provoqué la fuite de bancs de haddocks (aiglefins) et de cabillauds, jusqu’à faire baisser le taux de prise de 20 à 70% selon les zones. Certains poissons sont descendus plus bas, où ils étaient plus vulnérables; d’autres ont été pêchés le ventre vide, ayant apparemment cessé de s’alimenter.

Quelles solutions?

La solution la plus directe consisterait à limiter le nombre et l’intensité des prospections acoustiques. Mais, du moins aux États-Unis, c’est la direction inverse qui est prise: l’administration de Donald Trump a annoncé l’ouverture prochaine du plateau continental de la côte atlantique à de telles «études sismiques» en vue, in fine, de forages.

L’industrie pétrolière, elle, argue que les preuves scientifiques ne sont pas probantes et que les compagnies prennent des précautions.

«En outre, les études sismiques sont fréquemment utilisées par le service géologique américain, la fondation nationale des sciences et le secteur de l’éolien en mer», dit à l’AFP Michael Tadeo, porte-parole de l’Institut américain du pétrole, une fédération professionnelle.

Concernant les navires, un ralentissement de la vitesse réduirait le volume du bruit. Le port de Vancouver mène des expériences dans ce but depuis l’an dernier, dans le cadre d’un projet nommé «ECHO».

Les ONG militent de leur côté pour que la notion de pollution sonore créée par l’homme soit incluse dans une résolution de l’ONU sur les océans, plus tard cette année.

Alors qu’initialement, c’était principalement l’effet sur les dauphins et les baleines qui était mis en avant, l’ONG agite le spectre d’une perturbation générale de la faune sous-marine, avec une réduction possible des stocks de poissons.

«C’est vraiment un problème de chaîne alimentaire», dit à l’AFP Nicolas Entrup, de l’ONG OceanCare. Mais il se félicite: «Le problème du bruit dans les océans est en train de monter vite à l’ordre du jour, en tant que menace environnementale».

http://www.lapresse.ca/

Les captures de ce pêcheur de haute mer font froid dans le dos


Si on croit avoir tout vu sur les créatures de la mer, on se trompe royalement. Dans les eaux profondes existent des animaux marins étranges, voir horrible selon nos critères de ce qui est « normal » ou pas
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Les captures de ce pêcheur de haute mer font froid dans le dos

Crédits : Roman Fyodorov

Les aliens des profondeurs, c’est ainsi que les surnomme The Sun. Le pêcheur russe Roman Fyodorov prend en photo toutes les créatures bizarres qu’il repêche des fonds marins.

Ces étranges habitants des eaux profondes ayant fini dans ses filets sont aux antipodes du beau, elles n’ont rien de charmant, elles sont même terrifiantes. Les réalisateurs de films d’horreur ont de quoi s’en inspirer.

Roman Fyodorov vient de la ville de Mourmansk, a l’extrême nord-ouest de la Russie. Son métier de pêcheur en haute mer l’a amené à faire la rencontre de créatures des mers plus repoussantes les unes que les autres. Ses photos publiées sur les réseaux sociaux suscitent un mélange de curiosité et de dégoût. Beaucoup de ces énergumènes marins ont des yeux, bouches et formes bizarres. Et même le mot bizarre semble trop ordinaire pour eux :

Source : The Sun

http://www.ulyces.co/

Des nouvelles de nos (incroyables) fonds marins


De belles créatures qu’on ne peut voir qu’en explorant les fonds marins. Grâce à des petits robots de belles photos ont été prises dans les fonds marins à Hawaï
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Des nouvelles de nos (incroyables) fonds marins

 

NOAA Office of Ocean Exploration and Research (2017) – Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research (2017) – Laulima O Ka Moana

Repéré par Robin Panfili

Repéré sur Gizmodo

Une nouvelle expédition sous-marine a permis la (re)découverte de créatures que l’on a rarement l’occasion de croiser au détour d’une simple baignade.

 

Vous vous souvenez de la petite pieuvre Casper, de Dumbo, ou encore de la petite méduse découverte dans la fosse des Mariannes? Eh bien ce n’est pas terminé: les chercheurs et scientifiques de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) embarqués à bord du navire d’exploration océanographique Okeanos Explorer ont eu l’occasion de visiter une zone très peu explorée, à 1.500 kilomètres à l’ouest de Hawaï.

Les petits robots envoyés pour scruter les fonds marins ont ainsi ramené de nombreuses images et ont permis de mieux documenter la vie sauvage de cette région océanique où l’on retrouve ainsi de nombreuses espèces inconnues (ou peu) de l’humain:

des araignées de mer géantes, du corail transparent comme du verre et des «créatures étranges que l’on avait pas eu l’occasion de voir depuis un moment», écrit Gizmodo.

Voici un aperçu de leurs récentes découvertes: 

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

NOAA Office of Ocean Exploration and Research, 2017 Laulima O Ka Moana

http://www.slate.fr/

Les fonds marins moins bien connus que le sol lunaire


Il est vrai que nous savons très peu sur les fonds marins et nous apprenons beaucoup plus sur le sol lunaire dont les explorations sont beaucoup plus chères. Pourtant, connaitre mieux les fonds marins, les courants océaniques permettraient d’accélérer les recherches quand un avion tombe en mer ou qu’un bateau est perdu
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Les fonds marins moins bien connus que le sol lunaire

 

Le relief des fonds marins, contrairement au sol lunaire, reste très peu connu,... (PHOTO ROMEO GACAD, ARCHIVES AFP)

PHOTO ROMEO GACAD, ARCHIVES AFP

 

SANDRA FERRER
Agence France-Presse
BREST

Le relief des fonds marins, contrairement au sol lunaire, reste très peu connu, regrettent des experts internationaux qui, à l’occasion mercredi de la Journée mondiale de l’océan, plaident pour des investissements publics dans ce domaine.

«C’est quand même un peu fort qu’on ne sache pas comment est fait le fond de l’océan aujourd’hui», peste Françoise Gaill, une chercheuse française membre de la plateforme Océan et Climat, alliance d’ONG et de scientifiques chargée de défendre les enjeux des océans auprès des politiques.

Actuellement, moins de 10% du relief des fonds marins, au-delà de 200 mètres de profondeur, est connu, selon l’Organisation hydrographique internationale (OHI), alors que près des deux tiers des terres de la planète sont couvertes d’eau.

«Il n’y a pas de raison qu’on connaisse mieux la Lune que le fond des océans», estime Françoise Gaill. «Acquérir une telle connaissance coûterait cher, mais ce n’est qu’une question de priorités», juge-t-elle, indiquant que le sujet sera cette année au centre de la Journée mondiale de l’océan, organisée par sa plateforme et l’Unesco.

Selon une étude américaine de 2001, il serait possible de cartographier l’ensemble des fonds marins, au-delà de 500 mètres de profondeur, au moyen d’un seul navire exploité pendant 200 ans.

«Avec 40 navires, cela prendrait 5 ans!» s’enthousiasme Walter Smith, géophysicien à l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), estimant le coût d’une telle opération à 2 ou 3 milliards de dollars.

«Ca peut sembler beaucoup, mais c’est moins que ce que prévoit de dépenser la Nasa pour sa future mission d’exploration d’Europa, la mystérieuse lune de Jupiter», assure le scientifique.

«Trop tard»

«On a une vue globale des fonds marins grâce aux satellites, mais elle n’est pas très précise», relève Thierry Schmitt, expert en bathymétrie (science de la mesure des profondeurs des océans et de leur relief) auprès de la Marine française. «Seule l’acquisition de données en mer par sondeurs acoustiques permet de disposer d’une meilleure précision. Mais ces techniques sont généralement lentes», estime le chercheur.

Conséquence: les boîtes noires du vol Air France AF447 Rio-Paris, disparu en mer le 1er juin 2009, ont été récupérées après 23 mois immergées à 3900 mètres de profondeur, dans une zone particulièrement chaotique de l’océan Atlantique.

«Quand une personne tombe à la mer, un navire est en détresse ou un avion s’abîme en mer, il faut pouvoir estimer le mouvement des courants. Mais ceux-ci sont difficiles à modéliser dans les zones où le relief marin n’est pas ou peu connu», explique Walter Smith. «Attendre qu’un avion s’écrase pour commencer à cartographie une zone, c’est trop tard.»

Une meilleure connaissance des fonds marins permettrait également d’en savoir davantage sur les ressources marines disponibles dans l’optique de leur exploitation et/ou préservation, sur l’origine des glissements de terrain sous-marins et le déferlement de vagues occasionnées par des tsunamis et des ouragans.

Les disparités en matière de connaissance de fonds marins sont importantes dans le monde. Ainsi, plus de 95% des zones de 0 à 200 mètres de profondeur du Sud-Ouest du Pacifique et des régions polaires ne sont pas du tout ou mal connues contre 19% pour la France métropolitaine, 30% pour le Royaume-Uni et 40% pour les Etats-Unis, selon des données de 2013 de l’OHI.

Cette dernière alerte par ailleurs sur la réduction en 25 ans de 35% des moyens nautiques des Etats côtiers pour mener à bien des campagnes de recueil de données bathymétriques.

«Les priorités nationales budgétaires sont ailleurs que dans l’investissement dans des moyens navals ou des infrastructures de recherche», regrette Yves Guillam, du secrétariat de l’OHI. Et pour cause, souligne-t-il: «les bénéfices ne sont visibles en terme économiques environnementaux et sociétaux que sur le long terme.»

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Incroyables fonds marins


De magnifiques photos des fonds marins dont des photographes amateurs ont participé a un concours de l’Université a Miami, aux États-Unis. Le premier prix est vraiment époustouflant
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Incroyables fonds marins

 

Maëlle Boudet

 

L’Université de Miami et son école de sciences marines et atmosphériques lance tous les ans un grand concours de photos amateur, récompensant les plus belles images de fonds marins.

Planet.fr vous propose de découvrir les lauréats de la dernière édition.

1 – Le grand gagnant du concours : le phoque et la forêt de varech

 

Cette année, quatre catégories avaient été créées : portrait de poisson ou animal marin, macro, objectif grand angle et étudiant. Le grand gagnant toutes catégories confondue est Kyle McBurnie, avec sa photo de phoque entouré de varech prise au large de San Diego.

2 – Des poissons colorés

 

3 – Drôle de poisson

 

4 – Crevette et anémone

 

5 – Mollusque bariolé

 

6 – La vie sous-marine

 

8 – Un banc de poissons en Mer rouge

 

9 – Des dauphins à Hawaï

 

10 – Un mérou géant

 

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