Un lion et un bébé passent en direct à la télé


Le seul mot que je trouve à ce divertissement télé est : Stupide et le mot est faible. Tout allait bien quand une mère est sa petite fille sont en face d’un jeune lion avec son dompteur. Puis l’enfant pleure ce qui semble que l’animal ce qui agace l’animal qui sitôt l’attaque. On ne devrait pas faire des animaux sauvages des bêtes de foires que ce soit à la télé ou ailleurs. Surtout loin des gens
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Un lion et un bébé passent en direct à la télé

 

Le Saviez-Vous ► Pourquoi n’existe-t-il plus d’espèces animales aussi grandes que les dinosaures ?


C’est une bonne chose qu’il n’y a plus de dinosaures de nos jours, car s’ils auraient survécu, ils auraient sûrement fini par être éliminé par l’humain. Ce sont les herbivores qui ont eu plus de chance de survie après la météorite soit tombé il y a 65 millions d’années au Mexique, sauf que plus les herbivores étaient gros, plus ils avaient besoin de se nourrir et lors de la catastrophe, nombre d’eux ne pouvaient plus satisfaire leur besoin alimentaire. Ce furent les plus petits qui ont réussit à gravir le temps jusqu’à nous
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Pourquoi n’existe-t-il plus d’espèces animales aussi grandes que les dinosaures ?

 

Dinosaures

Brontosaures dans l’eau, Diplodocus sur la terre.

© CREATIVE COMMONS

Par Hervé Ratel

 

ÉVOLUTION. Il faut surtout ici parler des brontosaures, qui demeurent les dinosaures les plus impressionnants avec leur poids de 50 tonnes et leurs longueurs approchant les 30 mètres. Ils ont frappé l’imagination par leur taille gigantesque et leur cou démesuré. Ce caractère morphologique est d’ailleurs le premier élément important. Il permet de rendre accessible une nourriture que les autres herbivores ne peuvent atteindre. D’où une plus grande disponibilité en énergie et une meilleure croissance. Et n’oublions pas que si le cou des brontosaures a pu s’allonger à ce point c’est qu’il n’avait pas grand chose à soutenir étant donné le crâne de piaf équipant ces animaux…

Par ailleurs, il est plus facile de grandir en ayant un régime à base de feuilles que de viande. En effet, courir, être leste et rapide pour attraper sa proie nécessite de ne pas dépasser une certaine taille. En général, et y compris de nos jours, un herbivore peut être jusqu’à dix fois plus gros qu’un carnivore. L’éléphant en est un exemple. Sans oublier qu’un carnivore aura besoin de brûler plus d’énergie pour se nourrir qu’un herbivore qui n’a qu’à paisiblement attraper les végétaux à sa portée. Conséquence : tous les animaux géants sont herbivores, hier comme maintenant, même si ceux d’hier étaient plus gigantesques.

D’ailleurs, aujourd’hui, l’une des caractéristiques d’un reptile est de ne pas avoir de taille limite. Contrairement à un mammifère, il continue de grandir durant toute son existence. Plus il vit vieux, plus il est grand, qu’il soit lézard ou crocodile. Et plus il va manger, plus il va grandir. Et plus il va grandir, moins on tentera de lui chercher des noises. Et moins il aura de prédateurs, plus il vivra vieux… C’est une boucle qui se met en place, favorisant les grandes tailles.

Ajoutez à cela, comme l’a démontré Martin Sander et son équipe de paléontologues de l’université de Bonn (Allemagne) que les gros animaux ont un métabolisme de base élevé puisque ce facteur dépend étroitement de la taille et du poids. Plus l’animal est gros et plus ces valeurs sont grandes. Plus le métabolisme de base est important et plus l’animal surchauffe. Car, n’oublions pas cette loi physique: quand un animal double en taille, sa masse grimpe au cube. C’est la raison pour laquelle il ne pourra jamais exister de Spiderman car une araignée de taille humaine serait trop lourde par rapport à sa surface d’adhésion pour grimper aux murs. Et c’est aussi pour ça que l’éléphant a de grandes oreilles: pour lui permettre de dissiper la surchauffe que son volume entraîne… Mais, revenons à nos dinos.

Les avantages d’une température corporelle élevée

L’avantage d’avoir un métabolisme de base élevé tient en deux points. Premièrement : une croissance rapide — la chaleur favorise plus la croissance que le froid —, ce qui permet d’atteindre une grande taille en peu de temps, augmentant d’autant les chances de survivre à l’âge de la reproduction. À côté des sauropodes, les reptiles actuels et les mammifères sont plus petits, donc ils ont un métabolisme réduit, donc ils grandissent moins vite, donc ils ont moins de chances de survivre jusqu’à l’âge adulte. L’autre avantage d’une température corporelle élevée tient à la petite tête des sauropodes. S’ils ont pu avoir de longs cous, c’est qu’ils avaient de petites têtes. Et s’ils ont pu avoir de petites têtes, c’est qu’ils ne disposaient pas de système masticateur qui est volumineux et lourd. Et s’ils n’avaient pas besoin de mâcher, c’est qu’ils pouvaient avaler leur nourriture végétale d’un coup parce que leur température corporelle élevée se chargerait de la dissoudre plus facilement une fois dans l’estomac. CQFD.

Il existe un autre facteur morphologique pour expliquer le gigantisme des sauropodes : leurs poumons. On le sait, les dinosaures ont survécu de nos jours sous la forme des oiseaux qui en sont les descendants directs. Étudier leurs poumons a donc permis d’en tirer des enseignements sur ceux de leurs ancêtres. Les oiseaux sont à l’heure actuelle les seuls animaux munis d’os pneumatiques remplis d’air, ce qui allège leur squelette et leur permet de voler. Triple avantage pour les dinosaures : pouvoir être plus légers ; permettre au cou d’être plus facilement alimenté en oxygène et donc de s’allonger puisque l’air est distribué sur toute la surface du squelette ; enfin, réduire un tantinet la surchauffe corporelle que leur gigantisme induit.

Petits animaux, petits besoins et grands gagnants 

Mais, ne nous y trompons-pas : il n’y a pas que des avantages à être grand et massif. C’est parfait dans un environnement riche en nourriture, mais ça devient un problème en temps de famine parce qu’un animal énorme a besoin de manger énormément. D’ailleurs, on estime que les brontosaures passaient leurs journées à ça. Et c’est ce qui a causé leur perte il y a 65 millions d’années quand une météorite s’est abattue dans la péninsule du Yucatan (Mexique), recouvrant notre planète d’un voile noir qui a réduit le stock de nourriture disponible. Avantage a alors été donné aux espèces qui avaient besoin de peu pour survivre, donc les petits modèles. Et notamment les petits mammifères dont nous allons être issus des millions d’années plus tard. Mais ceci est une autre histoire…

https://www.sciencesetavenir.fr

Les jeunes chimpanzés font comme maman


Les chimpanzés sont un peu comme nos enfants, ils apprennent par le jeu par imitation. Une éthologue a pu constater que la mère des chimpanzés avait beaucoup d’influence envers leurs petits avec les outils qui entre dans leur jeu. Si la mère n’utilise pas un tel outil, les petits le délaisseront à l’âge adulte.
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Les jeunes chimpanzés font comme maman

 

Deux jeunes chimpanzés

Deux jeunes chimpanzés Photo : iStock

Les jeunes chimpanzés préfèrent s’amuser avec des objets similaires à ceux que leur mère utilise comme outils, ont observé des éthologues français.

Un texte d’Alain Labelle

La chercheuse Noémie Lamon et ses collègues du Laboratoire de cognition comparée de l’Université de Neuchâtel ont étudié pendant des années les comportements d‘une communauté de chimpanzés sauvages en Ouganda pour constater que les jeunes chimpanzés apprennent à maîtriser des outils grâce au jeu.

La maman est donc un modèle non seulement pour la maîtrise d’outils, mais aussi lors d’activités purement ludiques.

Noémie Lamon

Un jeune chimpanzé

Un jeune chimpanzé Photo : iStock

Apprendre en manipulant des objets

De façon naturelle, les chimpanzés ont tendance à manipuler les objets de leur environnement. Ces comportements les aident dans leur développement psychomoteur et leur permettent plus tard de manipuler adéquatement des outils.

Si le jeu est le précurseur de l’utilisation d’outils, la chercheuse s’est demandé ce qui influençait le choix des objets manipulés par les jeunes. Pour l’établir, son équipe a suivi un groupe de 37 chimpanzés, de la communauté de Sonso en Ouganda, âgés de 5 mois à plus de 50 ans.

Nous avons noté toutes les manipulations d’objets, comprenant le jeu, mais aussi l’utilisation d’outils. Noémie Lamon

Le répertoire d’outils de ce groupe comprend des feuilles ou des branches qu’on secoue, entre autres.

Les objets retenus par les petits pour jouer en premier lieu sont la végétation ligneuse, comme des branches et des feuilles.

Dans ce groupe, les chimpanzés mâles se servent des branches pour, par exemple, intimider d’autres mâles. En outre, tous les membres du groupe construisent leur nid avec des branches.

Les feuilles, quant à elles, sont utilisées comme support pour écraser les parasites trouvés lors de séances d’épouillage. Les mâles, eux, les déchirent. Un son qui a comme effet d’attirer vers eux l’attention des femelles en ovulation. Les feuilles sont aussi utilisées pour essuyer des souillures d’excréments, de sperme, de sang ou de boue.

Une culture différente

Ce groupe de chimpanzés est particulier, puisqu’il ne se sert pas de bâtons pour chercher de la nourriture, un comportement présent chez presque tous les groupes de chimpanzés en Afrique.

Ainsi, même si dans leur tendre enfance les jeunes de la communauté Sonso jouent avec des bâtons qui pourraient se révéler fort utiles comme outils, ils les abandonnent dès l’âge de 10 ans, date du passage à l’âge adulte, parce que leur mère ne s’en sert pas.

À l’inverse, plus la mère utilise un certain type d’outils, plus son petit est susceptible de jouer avec ce même genre d’objet.

« Si le fait que la mère sert de modèle à ses petits semble assez logique, ce qui est intéressant, c’est qu’elle soit le seul modèle », explique Noémie Lamon.

Les petits ne seraient donc pas influencés par ce que font les autres membres du groupe, qui passent pourtant aussi beaucoup de temps à proximité. Noémie Lamon

De l’importance de la mère

Ce résultat montre que même au niveau du jeu, seuls les comportements de la mère comptent.

Une autre étude de la même chercheuse avait mis en évidence que l’acquisition d’un nouvel outil (une éponge à base de mousse végétale) passait par l’imitation de la mère.

Les présents travaux, dont le détail est publié dans la revue Animal Behaviour, indiquent que l’influence de la mère survient bien plus tôt, déjà au niveau du jeu.

http://ici.radio-canada.ca

Les 20 hommes les plus riches du monde auraient pu éradiquer 7 fois l’extrême pauvreté en 2017


Seulement 20 des plus riches du monde pourraient à eux seuls éradiquer la pauvreté dans le monde qui n’ont que 2 ou 3 dollars par jour pour survivre et d’autres n’ont rien du tout comme salaire. On vise aussi les entreprises qui cherchent dans quels pays que leurs usines pourraient fonctionner avec des salaires minables sans protection et assurance santé, accident … Ce n’est pas d’être riche qui est pire, ni les profits, mais c’est ce que l’on en fait.
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Les 20 hommes les plus riches du monde auraient pu éradiquer 7 fois l’extrême pauvreté en 2017

 

Par Aude Massiot

    Oxfam dénonce, dans un rapport publié ce lundi, le désengagement des Etats dans la lutte contre l’accroissement des inégalités économiques dans le monde.

    • Les plus riches toujours plus riches, les plus pauvres à peine moins pauvres

      Grand-messe du libéralisme, le Forum économique mondial de Davos (Suisse) se déroule, cette année, du 17 au 20 janvier. Pour l’occasion, l’ONG Oxfam publie son dernier rapport sur les inégalités économiques dans le monde, intitulé Une économie au service des 99%. Depuis 2015, les 1% les plus prospères détiennent autant de richesses que le reste de la planète. En France, ces 1% les plus aisés possèdent 25% des richesses nationales.

      «Il est indécent que tant de richesses soient concentrées dans les mains d’une si infime minorité, quand on sait qu’1 personne sur 10 dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour, alerte Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam France. Les inégalités relèguent des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie.»

      Des entreprises mises en cause

      L’étude attribue ces inégalités, tout d’abord, aux pressions exercées par les entreprises sur les travailleurs, pour limiter leurs coûts salariaux et augmenter leurs bénéfices.

      «Tandis que de nombreux PDG, souvent rémunérés en actions, ont vu leur rémunération s’envoler, les salaires de base des producteurs et des travailleurs ont très peu évolué, voire baissé dans certains cas», précise le rapport.

      Les revenus des 10% les plus pauvres ont augmenté de moins de 3 dollars par an, entre 1988 et 2011, tandis que l’augmentation des revenus des 1% les plus riches a été 182 fois supérieure.

      Certaines entreprises optimisent aussi leurs bénéfices en allégeant le plus possible leur charge fiscale. Pour cela, toutes les techniques d’évasion fiscale sont bonnes, notamment les fiscalités attrayantes que proposent certaines pays.

      «Le Kenya perd, chaque année, 1,1 milliard de dollars à cause de l’évasion fiscale, soit près du double du budget de la santé dans un pays où 1 femme sur 40 décède lors de l’accouchement.» 

      A l’échelle du continent, l’Afrique subit un manque à gagner fiscal de 14 milliards de dollars par an.

      Oxfam critique aussi les entreprises qui favorisent l’enrichissement de leurs actionnaires, à celui de leurs salariés. Elles sont nombreuses. Cette année, par exemple, les quarante premières capitalisations de la place financière parisienne ont distribué 57,1 milliards d’euros de dividendes, soit le plus haut niveau jamais atteint depuis 2007, à la veille du krach.

      Des riches toujours plus riches

      Les dérives de l’économie de marché mondialisée sont pointées du doigt.

      «Nous avons pu observer à quel point la corruption et la connivence faussent les marchés aux dépens des citoyens ordinaires, et comment la « productivité » excessive du secteur financier exacerbe les inégalités», développe leur rapport.

      Oxfam n’est pas la seule organisation à mettre en évidence les conséquences néfastes du système économique mondialisé tel qu’il fonctionne actuellement.

      «Les coûts du néolibéralisme en termes de croissance des inégalités sont flagrants. […] En plus d’augmenter les probabilités d’une krach, le libre-échange augmente les inégalités», soulignaient des économistes du FMI, dans un rapport publié en juin.

      Le super enrichissement des entreprises se répercute sur celui de certains individus. En 2016, 1 810 personnes étaient millardaires dans le monde, réunissant 6 500 milliards de dollars entre leurs mains. Grâce à des manipulations fiscales et de bons placements, les plus prospères font croître leurs richesses mécaniquement et rapidement. Bill Gates, l’homme le plus riche de la planète (75 milliards de dollars), a ainsi augmenté sa fortune de 50 % depuis qu’il a quitté Microsoft en 2006, selon le classement Forbes. Par ailleurs, un tiers de la fortune des milliardaires dans le monde provient d’héritages.

      «Il faudrait commencer par créer des entreprises et une économie où il n’est pas possible d’amasser des fortunes excessives : par exemple, en limitant les salaires des dirigeants et en encourageant des modèles d’entreprise qui n’accordent pas de récompense indue aux actionnaires, détaille le rapport d’Oxfam. Deuxièmement, il ne sera possible d’éliminer les richesses excessives que si des mesures sont prises pour mettre fin à l’influence indue que les élites exercent sur la politique et l’économie.»

      Des Etats victimes et coupables

      En avril 2013, la Banque mondiale a adopté deux objectifs ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté mondiale et promouvoir la prospérité partagée partout dans le monde, de manière durable. Le but est de réduire la pauvreté d’une proportion 10,7% d’individus à l’échelle mondiale en 2013, à 3% en 2030.

      Pour cela, «il est important de réduire les inégalités car elles sont liées intrinsèquement à la réduction de la pauvreté absolue et une meilleure répartition de la prospérité», détaille un rapport publié en septembre par la Banque mondiale. 

      Que font les Etats dans tout ça ?

      «Les gouvernements ne sont pas impuissants face aux forces du marché, interpelle Manon Aubry. Quand les responsables politiques arrêteront d’être obsédés par le PIB et se focaliseront sur l’intérêt de l’ensemble de leurs citoyen-ne-s, et non seulement d’une élite, un avenir meilleur sera possible pour toutes et tous.» 

      L’ONG propose, entre autres, de ne plus construire les politiques publiques sur des objectifs de croissance du PIB, mais de se baser sur d’autres références : l’indicateur de progrès véritable, l’indice du «vivre mieux» de l’OCDE ou encore l’indice du progrès social.

      http://www.liberation.fr/

      À Seattle, on installe des arceaux à vélos contre les sans-abri


      Le mobilier urbain n’est pas nécessairement pour l’esthétique ou pour comme ici offrir des supports à vélo, mais pour empêcher des sans-abris de s’y installer. Ce qui veut dire au lieu de trouver des solutions pour les SDF, on préfère se fermer les yeux et les chasser. Et souvent, on investit dans des solutions techniques et on coupe l’aide aux sans-abris. On ne sait jamais ce que sera fait demain. Du jour au lendemain, c’est nous qui pouvons nous retrouver dans la rue
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      À Seattle, on installe des arceaux à vélos contre les sans-abri

       

      Les nouveaux parkings pour vélos de Seattle | Capture d'écran via Seattle.gov

      Les nouveaux parkings pour vélos de Seattle | Capture d’écran via Seattle.gov

      Repéré par Léa Polverini

      Repéré sur The Guardian

      Le mobilier urbain anti-SDF a proliféré dans les grandes villes, sans solution de secours viable pour les personnes délogées.

      Discrète et insidieuse mais pourtant bien sensible, «l’architecture hostile» –plus connue en France sous le nom de «mobilier urbain anti-SDF»– est devenue tellement fréquente dans les villes qu’on en vient souvent à ne plus l’identifier comme telle, remarquant au mieux que certaines installations sont rudement inconfortables ou incongrues.

      Le plus souvent présentées comme une affaire de design biscornu ou d’intérêt supposément public, elles visent en réalité à empêcher les personnes sans-abri de se mettre à couvert ou de rester sur les bancs publics et autres surfaces planes pour y dormir.

      Des barres de fer contre les tentes

      Lorsque Jeff Few a quitté son appartement du quartier de Belltown à Seattle, il y avait un campement de sans-abri sur un tronçon de chaussée, juste en-dessous de l’autoroute 99. Quand il est revenu, «les tentes et les hommes, les femmes et les enfants cherchant là-bas un abri étaient partis et dix-huit nouveaux râteliers à vélos étaient installés à leur place», raconte le Guardian.

      Après quelques mails envoyés aux employés du Seattle Department of Transportation, on lui confirma que l’installation de ces racks avait été coordonnée avec l’intervention de la police, afin qu’ils soient prêts dès que les sans-abri auraient été délogés.

      «Ce ne sont pas des râteliers à vélo, ce sont des pics anti-SDF sous des airs de râteliers à vélo. En tant que personne qui a été un grand militant pour l’expansion des parkings à vélo dans la ville, il est dérangeant de voir ces arceaux difficilement acquis être utilisés d’une telle manière», écrivait Tom Fucoloro sur le blog Seattle Bike.

      Les exemples les plus courants de ce type d’installations destinées à chasser de l’espace urbain un certain type de population sont les bancs avec accoudoirs ou inclinés et les pics ou clous métalliques —du même genre que ceux utilisés pour les pigeons, mais à taille humaine.

      On trouve également d’autres mesures plus inventives, telles que les lumières bleues dans les toilettes publiques, destinées à empêcher les toxicomanes de s’y faire des injections —les veines sont plus difficilement repérables éclairées ainsi—, ou la peinture hydrophobe qui recouvre les murs des stations ferroviaires de Cologne et qui fait rejaillir sur les personnes se soulageant en public leur propre urine.

      «Les grandes villes riches sont assurément plus enclines à utiliser des “designs désagréables”, car il est difficile de gérer un grand nombre de personnes. Les designs désagréables éliminent le besoin de surveillance et d’intervention humaines», explique Selena Savić, co-éditrice du livre Unpleasant Design.

      Des réponses qui nient la dimension humaine du problème

      Seattle, comme tant d’autres villes à travers le monde, est devenue spécialiste de ce type de mobilier urbain.

      Récemment, l’un de ses habitants publiait sur Twitter un petit thread relevant le nombre d’éléments hostiles aux sans-abri qu’il croisait sur le court chemin entre son arrêt de bus et son bureau: pas moins de quatre exemples en l’espace de trois rues et six supplémentaires en poussant plus avant dans les avenues alentour.

      Parfois, ce mobilier est retiré, comme en 2014 à Londres, lorsqu’un supermarché Tesco avait fini par retirer des pics à la suite d’une vague de protestations venant d’activistes et de clients scandalisés. La plupart du temps, il demeure, au prétexte de prévenir les «comportements antisociaux» ou «dangereux».

      «Cela revient essentiellement à traiter la réalité désastreuse du sans-abrisme de masse et de la pauvreté comme un problème technique plutôt que comme un problème d’êtres humains qui ne peuvent pas subvenir à leurs besoins», déplore Alison Eisinger, la directrice du Seattle/King County Coalition on Homelessness.

      Lors du dernier recensement réalisé par l’association, on estimait le nombre de personnes sans domicile dans la zone métropolitaine de Seattle à 11.643, dont 5.485 sans-abri.

      Alors que la ville mène une politique d’évacuation des campements non autorisés sans pour autant augmenter le nombre de places dans les refuges d’urgence –un nouveau plan de «refuges améliorés» avec rangements a conduit à une suppression de 300 lits–, le problème ne fait qu’être repoussé, de même que les sans-abri vers l’extérieur de la ville, dans des conditions toujours plus précaires.

      «Il est facile de s’indigner contre l’architecture hostile, mais la question, c’est: “comment ces choses-là arrivent?”, affirme Eisinger. En ce qui me concerne, je trouve que c’est une occasion parfaite pour le nouveau maire de Seattle de dire non seulement que c’était une décision inacceptable, mais aussi que la chaîne de commandement qui a permis à différentes personnes de faire et d’approuver cette utilisation des ressources publiques va changer.»

      http://www.slate.fr/

      L’Homo sapiens a quitté l’Afrique des milliers d’années plus tôt qu’on ne le pensait


      L’histoire de l’humanité ne cesse d’être réécrite. Les scientifiques découvrent des fossiles qui viennent changer ce que l’on savait avant. L’apparition de l’Homo sapiens en Afrique a encore reculé de quelques milliers d’années
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      L’Homo sapiens a quitté l’Afrique des milliers d’années plus tôt qu’on ne le pensait

       

      Fragment de mâchoire du plus ancien Homo sapiens trouvé hors d'Afrique; ce fossile a été trouvé dans la grotte de Misliya, en Israël.

      Le fragment de mâchoire a été trouvé en 2002 dans la grotte de Misliya, en Israël. Photo : Associated Press/Gerhard Weber/Université de Vienne

      L’analyse du plus vieux fossile d’Homo sapiens trouvé jusqu’à ce jour hors d’Afrique amène des chercheurs à conclure que l’espèce humaine s’est aventurée à l’extérieur de ce continent des dizaines de milliers d’années plus tôt qu’on ne le pensait.

      RADIO-CANADA AVEC REUTERS ET BBC

      L’âge du fragment de mâchoire en question, exhumé en 2002 dans la grotte de Misliya, sur le versant occidental du mont Carmel, en Israël, aurait entre 177 000 et 194 000 ans.

      Le fossile porte des signes caractéristiques de l’Homo sapiens qui ne sont pas présents chez d’autres hominidés, dont l’homme de Néandertal. Des lames et d’autres instruments en pierre, plusieurs foyers et des ossements carbonisés d’animaux ont également été retrouvés sur les lieux.

      « Nous devons réécrire toute l’histoire de l’évolution humaine », a expliqué à la BBC l’un des cochercheurs, le professeur Israel Hershkovitz, de l’Université de Tel-Aviv.

      Jusqu’ici, les plus anciens fossiles d’Homo sapiens hors d’Afrique, également découverts en Israël, avaient entre 90 000 et 125 000 ans.

      Cette nouvelle datation laisse entrevoir davantage de découvertes d’ossements d’Homo sapiens en Asie occidentale, croit le chercheur au Musée d’histoire naturelle de Londres, Chris Stringer, qui n’a pas participé à l’étude.

      La découverte permet également de croire à des interrelations précoces entre notre espèce et l’homme de Néandertal. Des tests génétiques avaient précédemment montré des signes de métissage entre les deux espèces.

      L’Homo sapiens est apparu tout d’abord en Afrique, où les plus anciens fossiles de l’espèce remontent à 300 000 ans.

      http://ici.radio-canada.ca