Les 20 hommes les plus riches du monde auraient pu éradiquer 7 fois l’extrême pauvreté en 2017


Seulement 20 des plus riches du monde pourraient à eux seuls éradiquer la pauvreté dans le monde qui n’ont que 2 ou 3 dollars par jour pour survivre et d’autres n’ont rien du tout comme salaire. On vise aussi les entreprises qui cherchent dans quels pays que leurs usines pourraient fonctionner avec des salaires minables sans protection et assurance santé, accident … Ce n’est pas d’être riche qui est pire, ni les profits, mais c’est ce que l’on en fait.
Nuage

 

Les 20 hommes les plus riches du monde auraient pu éradiquer 7 fois l’extrême pauvreté en 2017

 

Par Aude Massiot

    Oxfam dénonce, dans un rapport publié ce lundi, le désengagement des Etats dans la lutte contre l’accroissement des inégalités économiques dans le monde.

    • Les plus riches toujours plus riches, les plus pauvres à peine moins pauvres

      Grand-messe du libéralisme, le Forum économique mondial de Davos (Suisse) se déroule, cette année, du 17 au 20 janvier. Pour l’occasion, l’ONG Oxfam publie son dernier rapport sur les inégalités économiques dans le monde, intitulé Une économie au service des 99%. Depuis 2015, les 1% les plus prospères détiennent autant de richesses que le reste de la planète. En France, ces 1% les plus aisés possèdent 25% des richesses nationales.

      «Il est indécent que tant de richesses soient concentrées dans les mains d’une si infime minorité, quand on sait qu’1 personne sur 10 dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour, alerte Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam France. Les inégalités relèguent des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie.»

      Des entreprises mises en cause

      L’étude attribue ces inégalités, tout d’abord, aux pressions exercées par les entreprises sur les travailleurs, pour limiter leurs coûts salariaux et augmenter leurs bénéfices.

      «Tandis que de nombreux PDG, souvent rémunérés en actions, ont vu leur rémunération s’envoler, les salaires de base des producteurs et des travailleurs ont très peu évolué, voire baissé dans certains cas», précise le rapport.

      Les revenus des 10% les plus pauvres ont augmenté de moins de 3 dollars par an, entre 1988 et 2011, tandis que l’augmentation des revenus des 1% les plus riches a été 182 fois supérieure.

      Certaines entreprises optimisent aussi leurs bénéfices en allégeant le plus possible leur charge fiscale. Pour cela, toutes les techniques d’évasion fiscale sont bonnes, notamment les fiscalités attrayantes que proposent certaines pays.

      «Le Kenya perd, chaque année, 1,1 milliard de dollars à cause de l’évasion fiscale, soit près du double du budget de la santé dans un pays où 1 femme sur 40 décède lors de l’accouchement.» 

      A l’échelle du continent, l’Afrique subit un manque à gagner fiscal de 14 milliards de dollars par an.

      Oxfam critique aussi les entreprises qui favorisent l’enrichissement de leurs actionnaires, à celui de leurs salariés. Elles sont nombreuses. Cette année, par exemple, les quarante premières capitalisations de la place financière parisienne ont distribué 57,1 milliards d’euros de dividendes, soit le plus haut niveau jamais atteint depuis 2007, à la veille du krach.

      Des riches toujours plus riches

      Les dérives de l’économie de marché mondialisée sont pointées du doigt.

      «Nous avons pu observer à quel point la corruption et la connivence faussent les marchés aux dépens des citoyens ordinaires, et comment la « productivité » excessive du secteur financier exacerbe les inégalités», développe leur rapport.

      Oxfam n’est pas la seule organisation à mettre en évidence les conséquences néfastes du système économique mondialisé tel qu’il fonctionne actuellement.

      «Les coûts du néolibéralisme en termes de croissance des inégalités sont flagrants. […] En plus d’augmenter les probabilités d’une krach, le libre-échange augmente les inégalités», soulignaient des économistes du FMI, dans un rapport publié en juin.

      Le super enrichissement des entreprises se répercute sur celui de certains individus. En 2016, 1 810 personnes étaient millardaires dans le monde, réunissant 6 500 milliards de dollars entre leurs mains. Grâce à des manipulations fiscales et de bons placements, les plus prospères font croître leurs richesses mécaniquement et rapidement. Bill Gates, l’homme le plus riche de la planète (75 milliards de dollars), a ainsi augmenté sa fortune de 50 % depuis qu’il a quitté Microsoft en 2006, selon le classement Forbes. Par ailleurs, un tiers de la fortune des milliardaires dans le monde provient d’héritages.

      «Il faudrait commencer par créer des entreprises et une économie où il n’est pas possible d’amasser des fortunes excessives : par exemple, en limitant les salaires des dirigeants et en encourageant des modèles d’entreprise qui n’accordent pas de récompense indue aux actionnaires, détaille le rapport d’Oxfam. Deuxièmement, il ne sera possible d’éliminer les richesses excessives que si des mesures sont prises pour mettre fin à l’influence indue que les élites exercent sur la politique et l’économie.»

      Des Etats victimes et coupables

      En avril 2013, la Banque mondiale a adopté deux objectifs ambitieux : mettre fin à l’extrême pauvreté mondiale et promouvoir la prospérité partagée partout dans le monde, de manière durable. Le but est de réduire la pauvreté d’une proportion 10,7% d’individus à l’échelle mondiale en 2013, à 3% en 2030.

      Pour cela, «il est important de réduire les inégalités car elles sont liées intrinsèquement à la réduction de la pauvreté absolue et une meilleure répartition de la prospérité», détaille un rapport publié en septembre par la Banque mondiale. 

      Que font les Etats dans tout ça ?

      «Les gouvernements ne sont pas impuissants face aux forces du marché, interpelle Manon Aubry. Quand les responsables politiques arrêteront d’être obsédés par le PIB et se focaliseront sur l’intérêt de l’ensemble de leurs citoyen-ne-s, et non seulement d’une élite, un avenir meilleur sera possible pour toutes et tous.» 

      L’ONG propose, entre autres, de ne plus construire les politiques publiques sur des objectifs de croissance du PIB, mais de se baser sur d’autres références : l’indicateur de progrès véritable, l’indice du «vivre mieux» de l’OCDE ou encore l’indice du progrès social.

      http://www.liberation.fr/

      Mangez-vous éthique?


      Ce que nous consommons est produits par des multinationales qui ont la gestions de plusieurs compagnies sous leur enseignes .. Malheureusement, ces compagnies ne sont pas sans tâches, ils profitent  des politiques absentes sur l’agriculture, les travailleurs, l’environnement.
      Nuage

       

      Mangez-vous éthique?

       

      Photo: Shutterstock

      Par Nathalie Côté

       

      Cheerios, Tropicana, Lipton, Pringles, Nescafé… Comment se classent les marques que vous achetez? Vérifiez-le grâce à un nouvel outil interactif.

      OXFAM lève le voile sur les pratiques des entreprises agroalimentaires afin de permettre aux consommateurs de vérifier ce qui se cache derrière les produits qu’ils mettent dans leur assiette. Ceux-ci peuvent faire leurs propres recherches sur le site La face cachée des marques.

      Manque de transparence quant à la provenance de leurs produits. Peu de politiques concrètes pour améliorer le sort des femmes présentes dans leur chaîne d’approvisionnement. Aucun engagement public à payer un juste prix aux agriculteurs. Voici quelques conclusions qui ressortent du palmarès de l’organisme de coopération et de solidarité internationale, lancé en février 2013, qui a scruté à la loupe le comportement des 10 plus importantes multinationales de l’alimentation et des boissons.

      Pour en arriver à ce bilan, OXFAM a analysé les politiques de ces géants de l’alimentation, dont le chiffre d’affaires s’élève à un milliard de dollars par jour. Les droits des travailleurs, des agriculteurs et des femmes, la gestion de l’eau et des terres, et les changements climatiques ont été passés au crible. Le degré de transparence de ces compagnies a aussi été analysé. Résultat: au classement général, aucune n’obtient la note de passage.

      Nestlé (54 %), Unilever (49 %) et Coca-Cola (41 %) se classent parmi les entreprises qui récoltent les meilleurs résultats, loin devant Danone (29 %) et Kellogg’s (23 %).

      Le rôle des consommateurs
      L’objectif derrière cette campagne? Informer le public sur les politiques sociales et environnementales des multinationales qui fabriquent leurs produits préférés. Oxfam espère du même coup inciter les entreprises à s’améliorer.

      «Nous voulons engendrer une course à l’excellence, une compétition sur l’éthique plutôt que seulement sur les prix», explique Christine Girard, agente de communication chez Oxfam-Québec.

      D’ailleurs, le site sera mis à jour régulièrement afin de refléter les progrès de ces sociétés.

      Pour pousser les entreprises à faire plus d’efforts, Oxfam invite les consommateurs à faire pression sur elles en partageant leurs mauvais résultats dans les réseaux sociaux. Une pétition ciblant un objectif précis sera également mise en ligne tous les trois ou quatre mois. L’organisme spécifie toutefois qu’il ne veut en rien inciter le public à tourner le dos à ces multinationales.

      «Deux à trois milliards de personnes vivent de l’agriculture et nous ne voudrions pas qu’elles soient affectées par un boycottage, mentionne Christine Girard. Ce que nous voulons, c’est que les entreprises modifient leurs pratiques.»

      Paradoxalement, 80 % des personnes souffrant de la faim dans le monde travaillent dans le secteur de la production alimentaire, selon Oxfam.

      «Ces 10 sociétés ne portent pas à elles seules le poids de la pauvreté sur leurs épaules, mais elles pourraient faire partie de la solution si elles s’impliquaient davantage en s’engageant à éliminer les injustices dans leur chaîne d’approvisionnement et en exigeant de leurs fournisseurs qu’ils revoient leurs normes à la hausse», note Christine Girard.

      http://www.protegez-vous.ca/